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écologie en chine

  • Fin du favoritisme national sur l’énergie éolienne

    energie eolienne Chine.jpgLa Chine a récemment cédé aux fortes pressions des Etats-Unis et annoncé un arrêt de la distribution de subventions aux fabricants d’éoliennes nationaux, mettant ainsi un terme à un long conflit entre les deux pays. Le programme appelé «Fonds spécial pour l'industrie de l'énergie éolienne», subventionnait à hauteur de plusieurs centaines de millions de dollars des producteurs nationaux d’équipements pour éoliennes si (et seulement si) ils acceptaient d’utiliser des pièces fabriquées en Chine selon un rapport du représentant du commerce extérieur Ron Kirk.

    Ces subventions, allant jusqu’à 22 millions de dollars chacune, étaient distribuées depuis 2008.

    «Les Etats-Unis sont ravis que la Chine ait mis un terme à ce programme de subvention. Les subventions exigeant l’emploi de pièces et composants fabriqués en Chine sont particulièrement préjudiciables et sont totalement interdites par les lois de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce)», a expliqué Ron Kirk.

    «Nous nous sommes battus contre ces subventions pour que les fabricants américains puissent produire des pièces et des composants aux Etats-Unis pour les vendre ensuite en Chine.»

    Le programme de subvention a été examiné par l’Organisation Mondiale du Commerce suite à une pétition de 5.800 pages faite par le syndicat américain des salariés de la métallurgie (USW). Léo Gérard, président du USW, lors d’une déclaration, s’est réjoui de la décision mais a précisé que les Etats-Unis devaient être intransigeants dans l’examen des politiques commerciales de la Chine.

    «Nous avons besoin d’actions continues pour tous les plaignants de notre pétition et pour s’assurer que les pratiques protectionnistes et prédatrices dans le secteur de l’énergie propre soient supprimées», a-t-il dit.

    Lire la suite sur: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Fin-du-favoritisme-national-sur-lenergie-eolienne.html

  • La Chine occupera le troisième rang mondial de la production d'énergie éolienne

    ALeqM5jfc_Z5bupw2G9gPKACyM6SB530rw.jpgLa Chine occupera le troisième rang mondial pour la production d'énergie éolienne à la fin de l'année, a déclaré un responsable de l'Administration nationale de l'Energie (ANE) mercredi à Beijing.

    La capacité installée de l'énergie éolienne atteindra 20 millions de kilowatts (kW) cette année, contre 764 000 kW fin 2004 et 12 millions de kW en 2008, a indiqué Shi Lishan, représentant du Bureau des énergies nouvelles et des énergies renouvelables de l'ANE.

    Ces estimations placent la Chine au 3e rang mondial pour la production d'énergie éolienne après les Etats-Unis et la Russie*.

    "La Chine possède une chaîne industrielle complète dans l'industrie de l'énergie éolienne", a-t-il indiqué. "Le pays n'était pas capable de produire entièrement des centrales éoliennes en 2003".

    Néanmoins, la technologie reste encore le maillon faible pour le développement de l'énergie éolienne en Chine, a souligné Shi Lishan.

    Tiré du Quotidien du Peuple: http://french.peopledaily.com.cn/Economie/6856685.html

    * Notons que d'après l'AFP, l'Allemagne est aussi devant la Chine dans la production d'energie éolienne

     

  • Pollution en Chine

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    Des activistes de Greenpeace en Chine étendent une banderole condamnant l'utilisation du charbon. (AFP PHOTO/Frederic J. BROWN)Pollution de la rivière des Perles: rapport accablant de Greenpeace

    D’après un rapport récent de Greenpeace, la célèbre rivière des Perles, la troisième plus longue en Chine, contient des taux de pollution très élevés. Des usines du sud de la Chine déversent des déchets industriels toxiques dans la rivière, qui est la principale source d’eau potable pour 4,7 millions d’habitants de son delta, notamment ceux de Hong Kong, Macao, et Guangzhou.

    L’organisation environnementale dit avoir analysé des échantillons durant sept mois, surveillant plus de 60 usines de huit villes dans la région et les zones en amont. «Une grande variété de substances toxiques» ont été décelées dans les échantillons, notamment de forts taux de béryllium, de cuivre et de manganèse. Le taux de béryllium est en moyenne 25 fois plus élevé que la norme locale et le taux de cuivre 12 fois plus.

    On a retrouvé également de nombreux composés organiques toxiques notamment un ignifugeur bromé qui perturbe le système hormonal et affecte le système nerveux ; du bisphénol-A qui réduit la fertilité; du dichlorométhane qui provoque des mutations génétiques et des cancers; et des phénols alkyl qui réduisent la production de sperme et provoquent des spermatozoïdes anormaux. Ces substances sont des poisons lents pour les hommes et l’environnement car ils sont difficiles à détruire et se concentrent au fil de la chaîne alimentaire.

    Quatre des cinq entreprises incriminées dans ces pollutions sont hongkongaises, et deux sont cotées en bourse à Hong Kong. «Nos découvertes ne sont que la pointe de l’iceberg», soupire un des membres de l’expédition de Greenpeace en Chine, Chan Yu-Hui.

    «La pollution de l’eau dans d’autres régions en Chine est également très alarmante. Une entreprise sur deux du delta de la rivière des Perles est hongkongaise, et beaucoup d’entre elles sont cotées en bourse. Ces grandes sociétés devraient montrer l’exemple en matière de protection de l’environnement, au lieu d’être les principaux pollueurs.»

    Les environnementalistes lancent un appel urgent pour réduire et éliminer des déchets industriels toxiques.

    La version complète du rapport de Greenpeace Empoisonner la Perle: Enquête sur la pollution industrielle de l’eau dans le delta de la rivière des Perles, est consultable à l’adresse www.greenpeace.org/poisoningthepearl

    Tiré de:

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Pollution-de-la-riviere-des-Perles-rapport-accablant-de-Greenpeace.html

  • Un pillage organisé par la mafia

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    La Sibérie… Les forêts boréales… Sous un ciel plombé, des files interminables de wagons remplis de grumes attendent leur tour à la gare de Dalneretchensk, dans la région russe de Primorié, à quelque 9 000 kilomètres à l’est de Moscou, frontalière de la Corée du Nord et de la Chine. Ce bois sibérien traversera bientôt la frontière chinoise, où il sera utilisé pour construire des maisons, des ponts et des édifices ou bien pour fabriquer des meubles de jardin destinés à l’exportation vers les marchés occidentaux. L’affaire semble tout à fait honnête. Et pourtant, quelque chose ne colle pas.

    On estime à environ 7 millions de tonnes la quantité de bois coupée chaque année, dont 30 % seraient issus de l’abattage illégal. Un énorme négoce que contrôlent d’une main de fer les mafias russe et chinoise, et qui menace de détruire à jamais les forêts millénaires de chênes, de tilleuls, de pins sylvestres, d’épicéas et de bouleaux de la Sibérie. Au rythme actuel, la fin de l’écosystème le plus riche de l’hémisphère Nord – ultime refuge des tigres de Sibérie et source de nourriture de millions de familles – est pour bientôt. Une activité qui pèse près de 1 milliard d’euros au marché noir.

    C’est la mafia chinoise qui bénéficie le plus de ce commerce honteux. Son principal chef, Sun Laijun, est à la tête d’une fortune de plusieurs millions d’euros et dirige l’entreprise Longjiang Shanglian.

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    Le trafic de bois, surveillé de près par l’ONG Environmental Investigation Agency (EIA), dont le siège est à Washington, est rendu possible par de nombreuses complicités. En se faisant passer pour des entrepreneurs du secteur, des enquêteurs d’EIA ont réussi l’an dernier à rencontrer Laiyong, le frère cadet de Sun ­Laijun. Celui-ci a reconnu qu’il versait des millions de dollars en espèces à des mafieux russes et à des policiers pour importer le bois sans avoir à payer de taxes. “Il y a le prix du transport, les pots-de-vin des ­douaniers, les frais de protection de la mafia…”, a commenté Laiyong devant les faux entrepreneurs, sans savoir qu’il était filmé. “Même la police”, a ajouté un de ses collaborateurs, “agit comme la mafia.” Les intermédiaires exigent entre 70 et 140 euros par camion de grumes, selon que les papiers des transporteurs sont en règle ou non.

    D’après Alexander Vitrik, l’un des inspecteurs en chef de la région, dans les rares occasions où se produisent des arrestations, comme celle de l’ex-maire de Vladivostok – surnommé Winnie l’Ourson –, des pressions énormes provenant des hautes sphères du pouvoir freinent les procédures. “Je ne peux pas donner de noms, mais ils sont protégés par des gens très influents.” Il admet aussi que certains inspecteurs sont eux-mêmes corrompus. En outre, des milliers d’inspecteurs ont été mis à pied. Cela n’a pas dissuadé une poignée d’inspecteurs de poursuivre leur lutte ouverte contre l’abattage illégal. A la gare de Dalneretchensk, l’activité ne connaît aucun répit. L’un des huit trains qui occupent les voies démarre en direction de la frontière chinoise, chargé de 1 800 grumes. Image vivante d’un désastre écologique colossal. Le requiem de la forêt boréale.

     

    Tiré de CourrierInternational.com : http://www.courrierinternational.com/article/2009/10/08/un-pillage-organise-par-la-mafia

  • Grave pollution aux métaux dans la rivière Xiang

    (photo.com)
    (photo.com)

    De récents articles des journaux Zeitung et Tages Anzeiger indiquent que le degré de pollution de la rivière Xiang, dans la province de Hunan, atteint un point critique. Un employé du département de protection de l'environnement de la province explique par exemple que les boues de la rivière permettent l'extraction de multiples métaux lourds.

    La province de Hunan a la plus intense activité d'extraction de zinc, de plomb et d'antimoine de toute la Chine. Ces activités minières sont à l'heure actuelle très peu régulées par les autorités régionales, qui laissent les mines rejeter boues et résidus d'extraction directement dans la rivière Xiang et ses affluents. Des employés du département régional, parlant sous couvert d'anonymat, révèlent que les taux en métaux lourds dépassent à certains endroits de plusieurs centaines de fois les standards nationaux.

    La rivière Xiang, longue de 800 kilomètres, est l'artère nourricière de tout le Hunan. Rendue célèbre lorsque Mao Zedong l'avait traversée à la nage en 1956, elle est aujourd'hui polluée au point que toute baignade y est impossible. Zhang Zhiguang, un responsable du département de protection de l'environnement régional, indique ironiquement: «Prenez de la boue de la rivière. On peut l'envoyer à l'usine pour en extraire une bonne quantité de métaux lourds».

    Le 30 juillet, un millier d'agriculteurs ont manifesté contre la contamination des eaux de consommation et des terres cultivables. Un média local rapportait alors que les agriculteurs avaient porté le corps d'un homme mort devant la mairie de la ville de Liuyang. Ils seraient nombreux à être morts de la même manière. Le magazine chinois Finance parle par exemple du cas d'un enfant de sept ans, Liu Bingqing, terrassé par l'antimoine en décembre dernier.

    Les légumes vendus dans la ville de Zhuzhou, en bordure de la rivière Xiang, contiennent 65 fois plus de cadmium, 186 fois plus de mercure et 66 fois plus de plomb que le maximum national, rapportent des associations locales de défense de l'environnement.

    TIré de Sound of Hope: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/Aujourdhui-en-Chine-05.09.2009.html

     

  • Les pollutions au plomb, nouvelle illustration du dilemme écologique chinois

    ALeqM5hjK-8LFyLPS06Pbo8Na7-D7plU1Q.jpgPEKIN — Les récentes affaires d'enfants contaminés au plomb sont les derniers d'une série de scandales écologiques en Chine, où le respect de l'environnement est encore souvent sacrifié sur l'autel de la croissance économique.

    Les plus de 30 ans de croissance économique, qui ont fait de la Chine la troisième économie mondiale, l'ont aussi placée au premier rang des pays les plus pollués au monde.

    De nombreuses villes sont plongées régulièrement dans le smog, alors que des centaines de milliers de citoyens n'ont plus accès à l'eau potable.

    Les pluies acides ravagent une grande partie du pays et les affaires de pollution par des usines ne cessent d'éclater.

    "Le principal problème, c'est que l'application de la loi au niveau local reste très faible. Comme ils disposent de peu de ressources pour contrôler les industries, les entreprises échappent aux sanctions", souligne Ma Tianjie, membre de Greenpeace Chine.

    Dans les deux derniers cas, des taux anormalement élevés de plomb ont été détectés chez plus de 2.000 enfants vivant près de fonderies dans le Hunan (centre) et au Shaanxi (nord). Les usines ont été fermées et les autorités ont promis de faire toute la lumière.

    Mais si ces affaires ont fait la Une des médias chinois, il pourrait ne s'agir que de la pointe de l'iceberg, en raison des vieilles habitudes de vouloir étouffer les problèmes au niveau local, selon Ma.

    "Il est très probable qu'il y ait beaucoup de cas semblables qui n'ont tout simplement pas été révélés", dit-il.

    Cependant, les militants relèvent des signes encourageants, comme ce règlement, vieux de six ans, rendant nécessaires les études d'impact ALeqM5j_77SbwlXFNrM3DONwBBr113UREw.jpgenvironnemental et un avis du public avant toute autorisation de projets industriels.

    De plus, depuis le début de l'année, la Chine a exigé des gouvernements locaux de dévoiler régulièrement les principales informations sur l'environnement.

    "C'est une bonne nouvelle. Les personnes concernées ont le droit de savoir ce qui se passe", dit Ma Jun, qui dirige à Pékin une ONG, l'Institut des affaires publiques et environnementales.

    Mais il reconnaît que faire appliquer cette règle impliquera un changement de taille dans la manière dont le système fonctionne sous la direction d'un Parti communiste peu habitué à la transparence.

    En 2007, un rapport de la Banque mondiale avait révélé que 750.000 Chinois mouraient prématurément en raison de la pollution de l'air et de l'eau, un chiffre qui a disparu de la version finale.

    Et les militants écologistes continuent à être harcelés.

    En 2007, Wu Lihong, qui s'est battu pendant des années contre la pollution industrielle d'un des principaux lacs chinois, dans l'est, a été condamné à quatre ans de prison pour fraude, une accusation que beaucoup considèrent comme un prétexte.

    Deux ans avant sa condamnation, Wu avait été loué comme un "guerrier écologiste" par le Parlement chinois.

    "Si on se replace dans une perspective historique, la Chine a fait beaucoup de chemin en cinq ans en ce qui concerne la transparence environnementale, mais elle reste rudimentaire", relève Ma Jun.

    Ce dernier relève que les ambitions de Pékin pour une économie moins polluante ne sont pas forcément suivies par les autorités locales.

    "Les priorités gouvernementales ont peut-être changé, mais venir à bout des intérêts acquis au niveau local n'est pas une tâche facile", dit Ma Jun.

    Selon les médias chinois, ces résistances locales avaient amené il y a deux ans le pouvoir central à abandonner son projet de mettre en place un PNB "vert", qui devait prendre en compte les dégâts de la pollution.

    Tiré de: http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iu4YX1u9MxRSiawkqz71rvHicgJw

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