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I- Culture chinoise traditionnelle

  • Dongzhi : les traditions chinoises du solstice d’hiver

    Le solstice d’hiver occupe une place importante au panthéon des festivités traditionnelles chinoises. Appelé Dongzhi en mandarin, le jour le plus court de l’année est un moment important : après cela, les jours rallongent. L’obscurité du yin laisse peu à peu place à la lumière, achevant ainsi une étape du cycle éternel du temps.

    La Chine ancienne divisait l’année en 24 périodes solaires, généralement de 15 jours chacune, marquant les changements de climat et les transitions saisonnières. Leurs fonctions se reflètent dans le calendrier impérial chinois et dans les dates des diverses festivités et rituels, dont Dongzhi.

    Se déroulant le 21 décembre, Dongzhi a toujours eu une place importante dans les traditions chinoises depuis des milliers d’années. Depuis les dynastie Shang (1600-1046 av. J.-C.) et Zhou (1045-256 av. J.-C.) jusqu’à la Dynastie Gin (221-206 av. J.-C.), le solstice d’hiver était considéré comme le début de la nouvelle année.

    Dongzhi et les rituels ayant lieu ce jour-là avaient la même importance que les célébrations du Nouvel An.

    Durant la dynastie Han (206 av. J.-C.-220 ap. J.-C.), Dongzhi était un jour férié impérial marqué par une pause de la plupart des services officiels et militaires, la fermeture des frontières et l’arrêt du commerce. Pour les gens des classes sociales qui travaillaient sans relâche, il représentait un jour de repos bien mérité.

    À partir de la dynastie Tang (618-907) et Song (960-1279), Dongzhi est devenu un jour de vénération ancestrale et c’est pourquoi l’empereur a organisé un grand rituel pour présenter ses respects au Ciel. Le Temple du Ciel à Pékin fut construit il y a environ 600 ans pour remplir cet office. Dans le Quing Jia Lu, un document datant de la dynastie Qing (1644-1911), Dongzhi et les rituels ayant lieu ce jour-là avaient la même importance que les célébrations du Nouvel An.

    Vénérer le Ciel est une conception centrale des croyances chinoises traditionnelles. Elle souligne l’importance de suivre la voie céleste et de respecter les lois naturelles. Alors que l’hiver à son apogée entrait dans une nouvelle période, c’était un moment de réflexion et de pause qui s’offrait à tout l’empire.

    L’acte de rituel, auquel Confucius adhérait clairement, jouait un rôle central dans l’esprit des anciens empereurs chinois et de leurs sujets. En s’inclinant humblement devant la grâce infinie et la puissance du royaume céleste, l’ancien monarque et son peuple remerciaient le Ciel et reconnaissaient la place de l’humanité au sein de la nature.

    Dongzhi est traditionnellement célébré en mangeant de la nourriture telle que les boulettes de pâte et les raviolis chinois qui maintiennent la chaleur du corps. La grandeur du territoire chinois induit des traditions différentes d’une région à une autre – dans le nord glacial, plus d’importance est accordée à la consommation de viandes et de boissons considérées comme « chaudes » dans la médecine chinoise traditionnelle, alors que les coutumes du Sud se concentrent sur les tangyuans (des plats sucrés et collants).

    Les Neuf d’hiver

    Dongzhi est le jour le plus court, il marque la fin de l’hiver. Cependant, il n’est pas le jour le plus froid. Comme l’illustre le dicton, « il n’y pas de grand froid tant que Dongzhi n’est pas passé ». Bien que les jours deviennent plus longs, il faut encore plusieurs semaines pour que l’ensoleillement se fasse sentir dans l’hémisphère nord.

    Il est reconnu dans les traditions populaires chinoises que la fin de l’hiver survient neuf fois neuf jours ou 81 jours après Dongzhi, chaque période de neuf jours représentant une étape différente de la saison.

    Pour marquer le cheminement des Neuf, une peinture de prunier portant 81 bourgeons sans couleur est accrochée et, chaque jour, une nouvelle fleur est peinte en rouge. Quand le printemps arrive, la peinture est complète et trouve très bien sa place au milieu des véritables fleurs qui s’épanouissent à l’extérieur.

    Une autre activité apaisante associée à Dongzhi est la calligraphie. Les érudits composent des couplets pour illustrer l’hiver qui passe, à l’image du saule pleureur, attristé de supporter le froid dans l’attente du printemps.

    Cette période de 81 jours prend la forme d’une chanson, Les Neuf d’hiver :

    Si froids sont le premier et le second Neuf,

    Que nous n’osons pas tendre nos mains

    Durant les troisième et quatrième Neuf,

    L’eau gèle, nous nous déplaçons sur la glace

    Quand le cinquième et le sixième Neuf apparaissent,

    Sur la lointaine berge de la rivière, les saules verdissent

    La rivière dégèle durant le septième Neuf,

    Le huitième accueille les oies sauvages,

    L’hiver arrive à sa fin durant les neuf derniers jours,

    Quand les bourgeons et les fleurs sourient au printemps.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/dongzhi-traditions-chinoises-solstice-dhiver-21203.html

  • Les idiomes chinois, un langage cosmique

    Le chinois traditionnel serait un langage cosmique – la structure de ces caractères s’inspirant de celle de l’univers. Tous les langues majeures actuelles sont écrites avec un alphabet représentant des sonorités, et certaines significations sont arbitrairement attribuées à ces sonorités.

    La structure de l’univers tout entier est formé de petits éléments formant des éléments plus grands. Par exemple, certaines particules forment certains types d’atomes. Différentes combinaisons d’atomes forment différents types de molécules ; des combinaisons variées de ces formes se combinent à leur tour en des structures et des tissus, combinant à leur tour l’énorme diversité des objets que nous connaissons et avec lesquels nous sommes en contact quotidiennement sur le niveau de particules dans lequel nous existons.

    Cela ne se termine pourtant pas là, car ces combinaisons forment à leur tour les étoiles, qui forment les constellations et les galaxies, et ainsi de suite. L’être humain ne connaît pas la limite de cette équation.

    De la même façon, la langue chinoise est formée par des lignes générant de petits symboles, incorporant des significations visuelles et directes (qui ne représentent pas seulement des sonorités). Ces petits symboles se combinent alors pour former une signification définie. Dans de nombreux cas, ces combinaisons de significations gardent un sens facilement identifiable.

    Par exemple, (mu : bois) et (Lin : Reboisement, forêt) forment à leur tour (sens : forêt, de nombreux arbres, etc).

    (Ulana Switucha)

    Chaque caractère a ensuite diverses connotations en fonction du sens de la phrase. De la même façon, la combinaison des caractères forment de nouvelles significations : par exemple, si (bois) combiné avec (gong : le travail), devient 木工 (mu gong : menuiserie).

    Les langues actuelles obligent généralement dans leur structure à spécifier le temps, le genre et le nombre. Dans l’univers complexe, les notions de temps, de genre et de nombre ne peuvent pourtant pas être limitées à la compréhension de l’homme du monde quotidien.

    Par conséquent, la langue chinoise ne se conjugue pas en temps, au singulier ou au pluriel, au masculin ou en féminin, ou n’utilise pas de prépositions enfermant la pensée dans un temps déterminé et dans d’autres concepts propres aux perceptions superficielles de ce monde.

    En chinois, nous ne pouvons réaliser le temps que par le contexte. Cela est également vrai pour le genre et le nombre. Dans de nombreux cas nous ne savons pas si le pluriel ou le singulier est utilisé, ainsi que le masculin ou le féminin.

    Lorsque quelqu’un commence à analyser cette langue, il pourra se rendre compte que derrière sa simplicité (sans le plus-que-parfait, le subjonctif, le conditionnel, le futur, etc) il existe un véritable langage cosmique, particulièrement dans le chinois traditionnel.

    Ces formes qui caractérisent la structure de l’univers donnent naissance à la beauté, qui est également l’une des caractéristiques se manifestant dans un état harmonique et non pas le chaos.

    L’écriture chinoise a ainsi conservé les formes originelles, et par sa beauté est devenu un art. Les familles d’érudits gardaient des rouleaux avec des caractères écrits au pinceau comme des peintures. Les idéogrammes écrits montrent à chaque coup de pinceau une douce grâce, tout en gardant l’énergie et la force.

    Bien que les caractères aient subi certaines modifications au cours des siècles, les idéogrammes traditionnels – vieux de plus de 2500 ans – ont subi de grands changements en 1956 lorsque le Parti communiste chinois a choisi de les simplifier afin de remplacer les caractères de l’écriture chinoise.

    En 1956 a été publiée la première liste des caractères réformés. Beaucoup considèrent qu’a alors commencé la destruction d’une tradition culturelle millénaire, les caractères chinois étant une part fondamentale de la culture chinoise ( l’écriture ayant une relation intrinsèque avec la culture de la nation). Dans la culture chinoise, l’ancien chinois était considéré comme semi-divin car il aurait été transmis par les dieux, et cette écriture serait semblable à celle utilisée dans les cieux.

    Les caractères reflètent une relation profonde entre l’homme et le Ciel. Certains lettrés traditionalistes considèrent que simplifier les caractères a inventé de nouvelles formes vides, au point qu’un caractère ne puisse plus être reconnu. Cela signifie pour eux l’anéantissement de la culture traditionnelle, les caractères traditionnels représentant les formes ayant été léguées par une tradition culturelle millénaire.

    La relation entre l’homme et le cosmos dans les idéogrammes

    (Natasha Sutherland / EyeEm)

    Bien que de nombreux caractères soient passés par des changements et des modifications, leurs bases conservaient leur origine et manifestaient leur relation avec le cosmos. Par exemple, le caractère chinois (ren) –’être humain’– est très simple, mais profond. Avec seulement deux coups de pinceau identifie l’homme comme une vie spéciale et unique, car l’homme est le seul à se tenir sur ses deux jambes. Nous pouvons voir que représente la silhouette d’une personne se penchant légèrement en avant, ce qui dénote une personne, humble, reconnaissante, modeste et polie.

    En se tenant sur ses deux pieds, pointe vers le ciel comme le pin et le cyprès. Les arbres ne peuvent néanmoins pas bouger, car ils ont des racines dans la terre. Les animaux peuvent se déplacer mais ne peuvent pas marcher debout, reposant sur leurs pattes ou flottant et volant, ou tout au plus couchés ou accroupis. Seule une personne est capable de se tenir debout, emplissant la Terre et le Ciel avec son esprit noble, et marchant entre eux, l’homme. Parmi les myriades de vie, est ainsi supérieur à toutes.

    Ce simple idéogramme aux connotations profondes évoluent en d’autres symboles qui ont également des significations internes riches. Si nous mettons des bras à ‘humain’, cela vient (da) ‘grand’. Avec un « toit » au dessus il devient (tian) ‘ciel’. Dans l’idéogramme du ciel nous pouvons voir un humain, une grande personne sous le Ciel, et qui signifie que l’homme vient du Ciel. Dans ce simple signe se trouve l’origine de l’homme.

    Femme et Homme

    Les idéogrammes reflètent toujours l’environnement culturel de la Chine. Par exemple, la ‘femme’ est représentée avec un symbole rond et adoucie. Si nous mettons ‘enfant’ à côté de ‘femme’ se forme l’idéogramme qui signifie ‘bon’. Une femme avec son enfant est une bonne chose. Lorsque la femme est placée sous le radical utilisé pour ‘toit’, cela correspond à ‘tranquillité’ ou ‘paix’. Avoir une femme sous son toit signifie la tranquillité.

    Par contraste, le concept de ‘masculin’ ou ‘homme’ est un idéogramme composé de deux symboles, l’un voulant dire ‘force’ et un autre au dessus signifiant ‘champ’ , qui dénote que l’homme est la force travaillant au champ pour préserver la famille.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/idiomes-chinois-langage-cosmique-21447.html

     

  • Quatre idées fausses largement répandues concernant Confucius

    Bien qu’il soit sans doute la personne la plus influente dans la culture traditionnelle chinoise et d’Asie de l’Est, Confucius a mauvaise presse à l'époque moderne, le grand maître et philosophe est souvent rejeté comme un symbole d’oppression, de conformisme et de sexisme.

    Dans la même veine, les enseignements de Confucius auraient ouvert la voie aux maux dont la société chinoise est affligée de nos jours, des abus des droits de l’homme à la corruption généralisée.

    Et ce n’est pas mieux en Chine, où les compréhensions les plus courantes concernant Confucius sont teintées et déformées par des décennies de marxisme, lequel considère Confucius comme un voyou réactionnaire dont les idées ont empêché la Chine de progresser. Ces interprétations reflètent des années d’aliénation de la culture traditionnelle, qui a été sévèrement endommagée par une persécution totalitaire.

    Voici quatre mythes courants concernant Confucius ainsi que les erreurs qui les caractérisent.

    Mythe n° 1: ‘ le confucianisme est oppressant »
    Le malentendu le plus fondamental concernant le Confucianisme est peut-être qu’il encourage l’oppression. Ce point de vue conteste l’enseignement de la piété filiale, selon laquelle les enfants doivent respecter leurs parents et leurs aînés, et les sujets leurs dirigeants. Ce principe défendant la hiérarchie, on en déduit que le confucianisme doit être autoritaire et despotique.

    Certains experts chinois ont même cherché à affirmer que l’influence de Confucius explique l’absence, dans la Chine moderne, des droits de l’homme et des libertés dont jouissent les démocraties.

    Mais assimiler la hiérarchie à l’oppression, c’est par trop simplifier ce que le confucianisme a vraiment enseigné.

    Pensant que les gens occupaient différents rôles dans la société, Confucius n’établissait pas de distinction à leur égard en fonction de leur statut. Tout un chacun, " du Fils du ciel à l’homme du peuple ", était tenu aux mêmes exigences morales.

    En outre, c’était le devoir filial du subordonné que de défier les souhaits de son supérieur (fût-il employeur, père ou frère aîné) s’il était clair que l’instruction était erronée. Pour Confucius si un roi, un ministre, ou un parent ne se voyait pas indiquer ses erreurs, il causerait la ruine de sa famille ou de son empire. "Se contenter d’obéir aux ordres de son père", a dit Confucius, " Comment cela pourrait-il être la piété filiale ? "

    Pour Confucius, le rôle du monarque et des parents ne consistait pas seulement à régner en seigneur sur ses sujets ou ses enfants, mais à les sensibiliser à la vertu. Ces valeurs étaient ce qui faisait la véritable grandeur d’une nation, car elles permettraient aux gens de se comporter de manière vertueuse même si on ne leur disait pas ce qu’ils devaient faire.

    culture chinoise traditionnelle, confucius, ChineMythe n°2 : “le confucianisme est sexiste”
    Qu’il s’agisse des stéréotypes concernant la soumission des femmes asiatiques ou des horribles pratiques telles que les pieds bandés ou l’infanticide des filles, les cultures chinoises et asiatiques sont teintées de perceptions négatives quant à la place des femmes. Encore une fois, la faute en est en grande partie attribuée à : " Confucius qui dit que ".

    Alors que les femmes n’occupent pas de place prédominante dans les enseignements de Confucius, rien n’indique que le philosophe les voyait de façon négative. En exhortant à la piété filiale parmi les artisans, il prescrit de rendre affectueusement service aux mères. Et dans le " Classique des Mille Caractères " un texte éducatif appartenant à l’enseignement traditionnel de Confucius, on trouve le verset suivant : "Dans ton foyer, honores la sagesse de ta mère."

    L’un des extraits les plus communément cités où il apparaît que Confucius déprécie les femmes se trouve dans les Analectes. Confucius dit : "Ce ne sont que les femmes et ceux de faible caractère avec lesquels il est difficile de s’entendre. Si vous êtes familiers avec eux, ils perdent leur humilité. Si vous gardez vos distances, ils sont mécontents. "

    Mais si l’on considère l’ancienne forme du chinois, Confucius indique que le caractère “yu” que l’on comprend souvent comme “et” signifie en fait dans ce contexte : “donner” (comme pour le mariage). Ce que Confucius voulait dire alors est que la situation devient délicate lorsqu’un parent féminin épouse une personne de faible caractère et qu’on est alors obligé de l’ intégrer dans la famille.

    Pour ce qui est des pieds bandés, cette pratique est apparue pour la première fois seulement dans la dynastie Song au 10ème siècle, 1500 ans après la mort de Confucius. Et même, le néo- confucianiste, le lettré Zhu Xi, a condamné cette pratique comme étant une perversion barbare, et de nombreux empereurs ont cherché à l’éradiquer.

    Mythe n°3: “le confucianisme encourage la corruption”
    En tâchant de comprendre pourquoi la Chine accusait un retard par rapport à l’Occident en matière de développement politique et technologique aux 19ème et 20ème siècles, des lettrés chinois se sont mis à incriminer les enseignements de Confucius pour la corruption et le népotisme qui sévissent même de nos jours.

    Le raisonnement est que plutôt que d’être basé sur des lois claires, le confucianisme met l’accent sur les relations familiales et la vertu innée. (ce qui, ironiquement, contredit la notion que le confucianisme est une philosophie d’un autoritarisme rigide.)

    Cependant, de même que Confucius n’était pas partisan de l’obéissance aveugle, il n’était pas non plus enclin à promouvoir la famille par-dessus tout. Pour Confucius, la nation toute entière était une grande famille subdivisée en familles nucléaires. Les héros chinois comme le général Yue Fei ont été représentés prenant de dures décisions, partagés entre servir leurs proches ou servir le bien de l’empire, et choisissant le dernier.

    Pour Confucius, la fin ne justifie pas les moyens.

    Lire la suite sur: http://fr.clearharmony.net/articles/a118332-Quatre-idees-fausses-largement-repandues-concernant-Confucius.html

  • La parodie de la simplification des caractères chinois modernes

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    Calligraphie chinoise par une impératrice japonaise du 8ème siècle

    Un amour sans coeur, des villages dépeuplés. Voler d’une seule aile, tomber dans un puits : on nous dit que c’est le “progrès.” Cela pourrait être les premières lignes d’histoires à propos de calamités ou de dystopies kafkaiesques, mais ce ne sont en réalité que des interprétations valides et peut être inévitables de l’écriture chinoise moderne.

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    L’écriture chinoise indique le sens plutôt que le son, à la différence de presque toutes les autres langues vivantes du monde. Mais dans la Chine d’aujourd’hui, où les autorités communistes ont introduit les caractères simplifiés au nom de la modernisation, même des concepts élémentaires ont été dénaturés par les formes altérées des mots écrits.

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    Une des choses qu’ont faites les Communistes en arrivant au pouvoir en Chine, il y de cela 65 ans, a été d’attaquer tout ce qu’ils voyaient comme étant "contre-révolutionnaire." Cet assaut concernait principalement les relations sociales et la foi religieuse, mais le langage a été également affecté.

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    À la suite des réformes, le caractère pour “amour” s’est vu retirer le “cœur”; le symbole pour “voler” a perdu une de ses ailes, et le caractère signifiant “entrer,” qui à l’origine contenait un symbole signifiant “beau ou bien” a été changé pour inclure “puits” (Celui duquel on tire de l’eau, ou utilisé dans les suicides). “Village” s’est fait extorquer les deux-tiers de son volume —la partie signifiant “personne.”

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    Autres exemples : le caractère pour “sage” ou “saint,” ne présente plus sa “bouche” et son “oreille,” suggérant un intellectuel stupide. “Farine” a été vidée de “blé.” Le mot pour “fils” ou“enfant” qui symbolisait autrefois le crane en développement d’un nouveau-né a été décapité. “Vendre” consiste à présent en un “Couteau” suspendu comme une menace au-dessus d’une “tête.”

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    Écriture simplifiée, Histoire amputée

    Pour trouver comment cette profanation brutale de l’écriture traditionnelle chinoise s’est produite, nous devons considérer l’histoire récente.

    Les caractères chinois remontent à des temps légendaires, et ont été codifiés par le Premier Empereur de la Chine (r. 220 Av.JC. —210 Av.JC.) il y a plus de 2,000 ans. Bien que certains styles calligraphiques ou épistolaires aient facilité l’utilisation officieuse de raccourcis selon le goût personnel de l’auteur, les formes officielles sont restées pour la plupart inchangées jusqu’à l’histoire récente.

    Au vingtième siècle, cependant, la Chine a souffert culturellement de guerres et de révolutions dévastatrices.

    La dernière dynastie impériale, les Qing (1644—1911), s’est effondrée et a été remplacée par une république luttant contre les seigneurs de guerre pour gouverner le pays. Essayant de diagnostiquer les faiblesses de la Chine, des intellectuels radicaux ont dirigé leur frustration contre la culture traditionnelle.

    Parmi ces intellectuels, l’érudit Fu Sinian a appelé les caractères chinois "l'écriture des démons boeuf et des dieux serpent." Lu Xun, un romancier plus tard rendu célèbre par l’establishment communiste a résumé sa vision de son pays en écrivant dans la déclaration : “Si les caractères chinois ne sont pas détruits, la Chine périra.”

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    "Brisez le vieux monde, créez un nouveau monde." imprimé avec un chinois simplifié sans serif gras, des affiches comme celle-ci étaient communes lors des mouvements politiques communistes en Chine.

    Lorsque le parti communiste chinois a décidé de simplifier les caractères chinois, de nombreux intellectuels étaient contre ces changements, mais c’était inutile—le Président Mao lui-même était en faveur de la première simplification puis de la totale éradication de l’écriture chinoise idéographique. Les premiers documents promulguant les caractères chinois simplifiés pour l’usage officiel sont apparus en 1956 puis en 1964.

    L’érudit et célèbre archéologue Chen Mengjia, qui s’était ouvertement exprimé contre la simplification a été étiqueté " droitier " et envoyé dans un camp de travail en 1957. En 1966, au commencement de la Révolution culturelle, il a été sévèrement critiqué et poussé au suicide.

    Tandis que les caractères simplifiés sont devenus omniprésents en Chine continentale, les écritures traditionnelles sont toujours utilisées à Taiwan et Hong Kong.

    En outre, le plan de supprimer complètement les caractères chinois (comme ça été le cas au Vietnam, où l’écriture sino-vietnamienne a été remplacée par un système romanisé conçu par les colons français) ne s'est jamais réalisé.


    Simplifié ou Traditionnel ?

    Alors que la nation la plus peuplée du monde multiplie ses connections avec le reste du monde, l’étude du Chinois en tant que langue étrangère gagne rapidement en popularité. Le plus souvent, les étudiants en langue chinoise dans les universités et les collèges américains se voient offrir de choisir entre le simplifié et le traditionnel, mais la taille et l’influence massives du continent signifient que la plupart apprennent le simplifié par défaut. Étudier les caractères traditionnels c’est aller à contre-courant.

    Cependant, l’écriture chinoise traditionnelle est essentielle pour une compréhension plus profonde de la langue. De nombreux caractères ont été simplifiés avec seulement le langage parlé à l’esprit, ignorant les anciens styles qui soulignaient la subtilité et différents niveaux de signification. Ceci vaut en particulier pour les principaux textes des grands philosophes et écrivains de l’antiquité ; qui choisissaient leurs mots soigneusement et avec modération.

    Historiquement, les caractères chinois ont aidé à maintenir une identité unifiée à travers différents groupes ethniques et communautés linguistiques dans une nation de la taille de l’Europe, et ont été utilisés comme une langue véhiculaire écrite même parmi les lettrés de nations non-chinoises. La langue japonaise courante utilise encore des milliers de caractères chinois avec leur propre écriture phonétique, et lorsque les intellectuels coréens et vietnamiens étudient leurs propres histoires, ils doivent d’abord maîtriser l’ancienne écriture chinoise.

    Tiré de: http://www.theepochtimes.com/n3/1349398-simplified-beyond-sense-the-travesty-of-modern-chinese-writing/

  • La cité interdite, un palais unique au monde

    Un excellent documentaire de Des Racines et des Ailes sur la cité interdite de Pékin.

    Siège du pouvoir suprême pendant plus de cinq siècles (1416-1911), la Cité interdite à Beijing, avec ses jardins paysagers et ses nombreux bâtiments dont près de 10 000 salles renferment meubles et œuvres d’art, constitue un témoignage inestimable de la civilisation chinoise au temps des Ming et des Qing. Le palais impérial de la dynastie Qing à Shenyang est constitué de 114 édifices construits entre 1625-26 et 1783. Il comporte une importante bibliothèque et témoigne de la fondation de la dernière dynastie qui dirigea la Chine avant son expansion vers le centre du pays et le transfert de la capitale à Beijing. Le palais impérial de Shenyang devint une annexe du palais impérial de Beijing. Cet ensemble architectural remarquable représente un important témoignage de l’histoire de la dynastie Qing et des traditions culturelles des Mandchous et des autres tribus du nord de la Chine.

    Tiré de: http://whc.unesco.org/fr/list/439/

  • 2015, année chinoise de la chèvre

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    Le Nouvel An chinois est la fête la plus importante pour les Chinois du monde entier. À l’image du Nouvel An solaire, il représente un moment de réflexion, de résolutions et d’espoir pour la nouvelle année qui commence.

    Les fêtes du Nouvel An chinois durent environ 16 jours, de la veille du jour de l’an jusqu’au festival des Lanternes, le 15e jour du premier mois lunaire.

    Le calendrier lunaire chinois intègre à la fois le cycle lunaire et la position du soleil. Ainsi, selon le calendrier lunaire chinois traditionnel, le premier jour de l’année lunaire chinoise peut se situer entre la fin janvier et la mi-février.

    Le peuple chinois utilise le calendrier lunaire depuis 2600 av. J.-C., à l’époque où= le mythique Empereur Jaune ou Huang Di, commença le premier cycle du calendrier chinois.

    Selon la légende, Huang Di choisit un animal pour représenter chacune des 12 années formant un cycle: le rat, le bœuf, le tigre, le lapin, le dragon, le serpent, le cheval, la chèvre, le singe, le coq, le chien et le cochon.

    Les bonnes associations et attributions

    Le caractère chinois 羊 (yáng) qui fait généralement référence à une chèvre, un mouton ou un bélier, est considéré comme un signe de bon augure, de chance et de paix. Depuis les temps anciens, les gens utilisent 羊 pour symboliser l’amabilité.

    羊 fait partie des animaux que le peuple chinois apprécie le plus. Il est souvent doux, calme et tranquille de nature, et est la source de beaucoup de choses dont bénéficie l’humanité.

    羊 est proche d’avoir le sens de «bonne chose», il est ainsi utilisé dans beaucoup de caractères chinois pour indiquer quelque chose de bénéfique.

    Le signe de la Chèvre

    La chèvre est le huitième signe du zodiaque chinois. Si vous êtes né en 1931, 1943, 1955, 1967, 1979, 1991, 2003 ou 2015, alors votre signe astrologique chinois est probablement la chèvre. Il est cependant important de prendre en compte le jour de naissance en janvier ou février.

    Depuis les temps anciens, la chèvre/mouton est lié de près aux moyens de subsistance du peuple chinois. Sa viande et son lait sont très nutritifs et sa laine permet de fabriquer un tissu léger, doux qui possède d’autres bonnes propriétés. Avec le temps, les Chinois ont aussi appris à utiliser sa toison pour faire des pinceaux destinés à l’écriture et à utiliser sa peau pour se tenir au chaud.

    Étant la plupart du temps tranquille et calme, les chèvres/moutons sont considérés comme des animaux paisibles. Comme leur homologue animal, les gens nés sous le signe de la Chèvre sont considérés comme des individus calmes. Ils ont une personnalité tranquille, réservée et apaisante. Ils ont tendance à être faciles à vivre et décontractés. Se tenant en arrière plan, ils observent d’un air heureux, loin des projecteurs où d’autres s’étourdissent de compagnie. Ils profitent de la vie à leur manière, calme et individuelle.

    La caractéristique la plus marquante de la chèvre/mouton est son attitude paisible. Les personnes nées au cours de l’Année de la Chèvre ont tendance à aimer la paix et préfèrent éviter les différends. Par conséquent, l’Année de la Chèvre est pour le peuple une période pour oublier les conflits et s’entendre paisiblement avec autrui.

    Le plus long festival avec les plus grandes célébrations

    Le Nouvel An chinois est à la fois le plus important et le plus long des festivals chinois traditionnels.

    Beaucoup de traditions et de coutumes sont associées au Nouvel An chinois. Les familles nettoient minutieusement leur foyer afin de balayer toute malchance et de faire de la place à la bonne fortune.

    Les fenêtres et les portes sont décorées de délicats découpages de papier rouge et de vers – ces lignes de poésie expriment les joies et les espoirs des gens pour la nouvelle année.

    Feux d’artifices, pétards, enveloppes rouges, danse du lion, danse du dragon et lanternes aux devinettes sont d’autres coutumes et traditions communes observées durant les fêtes du Nouvel An chinois.

    Le Nouvel An chinois est aussi l’occasion de se réunir en famille, de festoyer et de rendre visite aux parents, en signe de respect.

    Bonne Année de la Chèvre à tous!

    Les vœux du Nouvel An pour l’année de la Chèvre

    L’arrivée de la nouvelle année est une opportunité pour mettre de côté les rancœurs et souhaiter, sincèrement, à tout le monde paix, santé et bonheur. Durant cette période, les Chinois se saluent et se présentent leurs meilleurs vœux. Voici certains des vœux  les plus populaires pour l’Année de la Chèvre:

    De la joie et du bonheur pour cette année de la Chèvre!

    (喜洋洋, xǐyánɡyánɡ)

    Paix et bonne santé pour l’Année de la Chèvre! (羊年安康, yánɡniánānkāng)

    Trois chèvres amènent l’harmonie. (三陽開泰, sānyánɡkāitài)

    Joyeuse Année de la Chèvre! (羊年吉祥, yánɡniánjíxiáng)

    Que le bonheur t’accompagne toujours! (幸福伴你同行, xìngfúbànnǐtóngxíng)

    Voici quelques caractères liés à 羊:

    祥 (xiáng) signifie «de bon augure» ou «favorable». Il contient le symbole 羊 à droite.

    善 (shàn) signifie «compassion» et «gentillesse». Il porte un 羊 sur la partie du haut.

    義 (yì) signifie «droiture» et «justice». Il porte aussi un 羊 sur la partie haute.

    美 (měi) signifie «perfection» et «beauté». Il porte également un 羊 en haut du caractère.

    鮮 (xiān) signifie «frais» et «savoureux». Le 羊 est sur la droite.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/15/2/16/n3510863/-fevrier-debut-de-lannee-de-la-chevre.htm

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