Avertir le modérateur

tradition - Page 2

  • Tao Yuanming: Le premier grand poète des «champs et des jardins»

    Chine, poète, artiste, ascète, ermite, vin, jardin, culture, tradition

    Tao Yuanming était un poète renommé, ainsi qu’un éminent ascète. Il se qualifiait lui-même de «Tao, l’ermite», ou le «maître des cinq saules», formulant ainsi sa volonté de vivre une vie sereine à la campagne et retiré du monde.

    Le père de Tao mourut tôt et la famille vécut alors dans la pauvreté. Assez jeune, Tao fut interpellé par le taoïsme et il admirait le mode de vie en solitaire. Il commença à travailler dans une ferme dès sa vingtième année et pratiqua la méditation taoïste.

    De l’origine du «printemps des fleurs de pêchers»

    En raison de son talent littéraire et poétique, il se vit offrir à plusieurs reprises des postes dans le gouvernement. Dans un premier temps, il rejeta les opportunités qui s’offraient à lui en politique. Mais par la suite, pour soutenir sa famille, il accepta un poste d’agent au gouvernement, alors qu’il était âgé de 29 ans. Après quelques années, il démissionna de son poste et retourna dans son village natal pour cultiver des chrysanthèmes.

    Il rejoignit de nouveau le gouvernement à l’âge de 35 ans, suite à la régression de son niveau de vie. Il devint un magistrat du comté, mais, à 41 ans, démissionna de nouveau.

    Après cette démission, Tao décida de se retirer dans sa petite ferme et de nourrir sa famille en travaillant sans relâche. Parfois, il pouvait apprécier le vin, la poésie et l’amitié en compagnie d’autres ermites, mais il souffrait surtout de la famine et de la pauvreté lorsque les catastrophes naturelles frappaient l’agriculture. Malgré cela, il put terminer de nombreux poèmes et textes en prose décrivant le style de vie magnifique et libre dans le pays. Dans un de ses textes en prose, il inventa l’expression «printemps des fleurs de pêchers», qui en Chine, définit l’utopie.

    Il dédaignait la corruption généralisée et l’extravagance des courtisans, et affirma préférer vivre dans la pauvreté ou mendier avec dignité que d’être un serviteur de la cour avec un bon salaire. Hélas, cet état devint la réalité de ses derniers jours.

    Un homme pauvre rempli de dignité

    À l’âge de 44 ans, la chaumière où vivait sa famille fut entièrement brûlée lors d’un incendie. Ils durent vivre provisoirement sur un bateau en comptant sur le soutien financier de parents et d’amis. Âgé de 58 ans, sa famille étant dans un tel état de pauvreté, il fut parfois dans l’obligation d’emprunter de la nourriture. Décrivant cela dans un poème, il soupira: «La faim de ma famille m’a poussé dehors en quête de nourriture, mais il n’y a nulle part où aller. Déambulant si longtemps, j’ai finalement frappé à une porte, sans être capable de dire un mot. Le propriétaire de la maison l’ayant deviné, il se montra bon et mon voyage ne fut pas une course vaine». Il composa de nombreux poèmes et textes en prose, dont beaucoup enseignaient ses conceptions concernant la vie et la mort, les riches et les pauvres, sans pour autant se limiter à un point de vue taoïste.

    À la fin de sa vie, Tao Yuanming était pauvre, mais il maintint fermement sa dignité jusqu’à sa mort à l’âge de 63 ans.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/14/3/3/n3509451/tao-yuanming.htm

  • La fête de la Lune, son origine dans la tradition chinoise

    fête, chinoise, lune, Chine, tradition, famille, unité, prière, ciel, terre, divinité, tang, calendrier lunaire chinois

    Le festival de la Lune, aussi appelé le festival de la mi-automne, est l’une des principales fêtes traditionnelles célébrées par le peuple chinois. Il se déroule toujours le 15e jour du 8e mois, chaque année selon le calendrier lunaire chinois. Cette année, il aura lieu le 19 septembre 2013.

    C’est au début de la dynastie des Tang que cette fête a été présentée pour la première fois comme un jour férié officiel. Elle a été ensuite largement célébrée sous la dynastie des Song. Au cours de la dynastie des Qing, elle est devenue tout aussi importante que le Nouvel An. Comme toute autre fête traditionnelle chinoise, les origines de la fête de la Lune proviennent d’une histoire transmise de génération en génération et elle est toujours liée à Chang’e, la Dame de la Lune.

    Selon une légende chinoise, il fut un temps où il y avait dix soleils suspendus dans le ciel. Ainsi, la terre cuisait devenant sèche, privant les gens d’eau et de vie. Un héros nommé Hou Yi abattit neuf des dix soleils avec son arc et ses flèches, sauvant ainsi les gens sur Terre. Il obtint de la Reine-mère d’Occident un élixir d’immortalité qui en ferait un immortel et lui permettrait de vivre dans les cieux. Il donna l’élixir à son épouse Chang’e pour qu’elle le garde. Un voisin apprit qu’elle détenait l’élixir d’immortalité et essaya de l’obliger à lui remettre. Dans un moment de désespoir, Chang’e avala la potion, devint immédiatement une déesse et s’envola sur la Lune. Quand Hou Yi revint, il vit que sa femme avait disparu. Comme il levait les yeux au ciel pour crier son nom, il remarqua que la Lune cette nuit-là était particulièrement lumineuse et pleine. Il aperçut sa femme. Il sortit les gâteaux ronds qu’appréciait Chang’e et se mit à prier pour la bénédiction du ciel. C’est depuis qu’est apparue la tradition qui consiste à glorifier le ciel en mangeant des gâteaux de Lune ce jour-là.

    Il existe de nombreux rituels pour célébrer la fête de la Lune, mais la plupart des traditions sont aujourd’hui passées dans l’oubli, sauf que les Chinois sont encore nombreux à acheter et manger des gâteaux de lune (gâteaux ronds fourrés, composés de graines, d’épices et de sucre).

    La première fois que j’ai vraiment vu en quoi consistait la fête de la Lune, c’était dans ma ville natale et j’avais environ sept ans. Ma grand-mère était une Chinoise attachée aux traditions qui portait des chemises boutonnées traditionnelles chinoises.

    Durant la nuit de la fête de la Lune, j’ai aperçu ma grand-mère se glissant tranquillement hors de notre chambre. J’étais curieux de voir ce qu’elle faisait, j’ai donc entrepris de la suivre. Ma grand-mère m’écarta rapidement en me disant d’aller jouer. Insatisfait, je me suis faufilé derrière elle et je l’ai suivie jusque dans la cour arrière de notre maison. J’ai vu qu’elle déposait des assiettes remplies de fruits et de gâteaux sur un plateau. Elle a procédé à l’allumage de l’encens et s’est agenouillée pour prier. Je l’ai regardée un moment, puis je l’ai rapidement quittée.

    Plus tard, j’allais apprendre que ma grand-mère priait le ciel et la terre. Le festival de la Lune n’était pas une simple adoration de la déesse de la Lune, mais il s’agissait aussi de montrer le fait qu’on aimait le Ciel et la Terre. En ce jour, les familles se rassemblent et célèbrent la fête dans l’unité.

    Des fruits et des gâteaux de Lune sont déposés pour le dieu de la Terre et la déesse de la Lune. Les familles doivent également partager des gâteaux de Lune. Traditionnellement, les gâteaux de Lune sont coupés en plusieurs morceaux, un bout pour chaque membre de la famille. Si l’un d’entre eux est absent, une part doit lui être réservée.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/9/17/n3508798.htm

  • La paix et la stabilité viennent de la foi et du respect pour la nature

    nature, nature humaine, bon, homme, paix, foi, Chine, culture, tradition, paysage

    Dans la culture chinoise traditionnelle, protéger les gens et respecter la nature sont des vertus bien établies. Dans la Chine ancienne, de l'empereur aux petites gens, le respect de la nature était largement accepté. On croyait que les gens bienveillants et moralement bons étaient protégés par la nature. "La voie de la nature ne dépend pas des relations. Elle protège souvent les personnes moralement bonnes." Si un danger survient, les bonnes personnes s'en sortiront saines et sauves. Si un homme viole la loi de la nature, il fera face à des calamités. Toutefois, si un homme retourne vite à la droiture, et s'amende pour ses erreurs, il pourra éviter ces calamités


    D'où l'importance pour l 'homme de maintenir sa pensée sur une voie juste. L'histoire ne manque pas d'exemples pour illustrer ce point. En voici quelques uns survenus dans certaines des anciennes dynasties chinoises.


    Une histoire de la Dynastie Shang : Une année durant le règne de l'Empereur Chengtang, il y eut une sérieuse sécheresse. L'Empereur alla prier pour demander la pluie et se reprocha de ne pas avoir bien fait dans plusieurs domaines. Il dît :" La souffrance des gens est causée par les erreurs dans mon administration, et mon style de vie extravagant. Les omissions dans mon administration ont conduit à la corruption et au fait que des personnes non qualifiées deviennent fonctionnaires." Avant qu'il ait fini de prier, il commença à pleuvoir à des centaines de kilomètres à la ronde. Cette histoire illustre comment le style de vie des politiciens des anciens temps se reflétait sur l'environnement de tout le pays. Ce qui est important c'est qu'un empereur à l'esprit ouvert et éclairé soit capable de se faire des reproches et de prendre conseil d'autrui. Confucius parlait de telles personnes comme ayant "la moralité des fonctionnaires" Lorsque surgit un désastre naturel ou qu'arrive un phénomène inhabituel, l'empereur et ses ministres réfléchiront à leur propre conduite et feront les changements nécessaires afin de soulager une mauvaise situation.


    Une histoire de la Dynastie Han : Alors que Yuandi était empereur il y eut un tremblement de terre et une éclipse de soleil à Changan. Yuandi s'inquiéta et interrogea ses ministres sur les éventuels problèmes dans son administration. Un des ministres, Kuangheng dît : "Tout le monde y compris l'empereur, doit tenir la moralité en haute estime. Le gouvernement devrait établir et mener des politiques bienveillantes qui bénéficient à la population. Les dépenses au palais devraient être réduites et on devrait mettre l'accent sur l'honnêteté et la droiture. Les ministres devraient être humbles en plus de préserver la loi, sérieux en ce qui concerne la justice, et devraient être des modèles pour les gens. Dans le secteur public encouragez la moralité, la bienveillance et l'harmonie. Lorsque le pouvoir donne le bon exemple, les gens suivront. En conséquence le pays prospèrera et les gens vivront dans la paix et la prospérité. " Ce que Kuangheng proposait fut soutenu par Yuandi, les autres ministres et le peuple.


    Durant la Dynastie Ming dans la neuvième année de l'Empereur Zhengde, Huang Tingxuan fut appointé Commissaire du Comté de Taicang dans la province de Jiangsu. A l'époque il y eut une sérieuse sécheresse et la famine s'étendit dans toute la province. À son arrivée à Taicang, Huang ouvrit immédiatement les greniers du gouvernement pour soulager la faim. Il demanda que l'empereur réduise les taxes et remplaça les fonctionnaires corrompus par des gens respectables. Il était sincère en priant pour la pluie, et une lourde pluie s'abattit sur le comté, mais la sécheresse continua dans les autres régions. Le public dit que Huang avait été récompensé pour sa politique bienveillante.


    Il est dans la nature humaine d'être bon avec les gens. C'est en ligne avec l'amour de la nature, qui offre un soutien inconditionnel à la vie. Par conséquent, si les gens suivent les lois de la nature, sont bons envers autrui et maintiennent la moralité, ils seront protégés par la nature et ils connaîtront la prospérité. L'ancienne importance donnée à la moralité a une conséquence d'une grande portée pour la société.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/200902/43987.html

  • Le fondateur de l’âge d’or des Han orientaux: l'Empereur Ming

    peuple han, Chine, Empereur, Ming, respect filial, développement culturel,respect des enseignants, tradition

    Liu Zhuang, l’empereur Xiao Ming des Han dont le nom posthume signifiait «l’empereur dévoué et brillant, prônant le respect filial», a été le second empereur de la dynastie des Han orientaux et le fils de l’empereur Guangwu. En homme intelligent bien formé par de grands professeurs et maîtres, au moment d’accéder au trône, il fut très sage et déterminé à améliorer la gouvernance de l’empire.

    Ainsi, l’Empereur Ming promut la procédure selon laquelle seules les personnes talentueuses et se référant aux principes fondés sur l’éthique pouvaient être sélectionnées pour devenir des personnages officiels. Il mit aussi en application des règles strictes pour prévenir l’accès des membres de la famille de son épouse aux postes gouvernementaux. Les administrateurs en place étaient aussi encouragés à recommander des personnes compétentes au sein de l’administration centrale. L’empereur Ming introduisit aussi le système d’évaluation des officiels au niveau régional, et le meilleur aussi bien que le pire étaient également transmis au sein du gouvernement central.

    L’empereur Ming a également été l’un des rares empereurs de premier plan dans l’histoire chinoise à gouverner sa dynastie en encourageant le développement culturel. Il a privilégié le confucianisme, mais a tout aussi activement introduit le bouddhisme. En conséquence, le développement tant du confucianisme que du bouddhisme rencontra à cette époque une prospérité sans précédent.

    En ce qui concerne la culture confucéenne, il mit en place la tradition du respect des enseignants par les empereurs. Après avoir accédé au trône, il commença par traiter ceux qui lui avaient prodigués des enseignements, alors qu’il était un prince, avec un grand respect. Alors qu’il rendait visite à un de ses professeurs retenu au lit, suite à une maladie, l’empereur Ming choisit de suivre le protocole qu’il appliquait alors qu’il était étudiant plutôt que celui réservé à un empereur. Lorsque son professeur s’éteignit, l’empereur Ming assista en personne aux funérailles et continua à s’occuper de la famille de son défunt professeur pour exprimer sa gratitude envers le défunt.

    De manière à promouvoir la culture confucéenne, l’empereur Ming se rendit aussi en personne dans la demeure de Confucius et y prononça un discours de manière à donner des détails sur les enseignements confucéens. En raison de son encouragement, tous les fonctionnaires, y compris les militaires et les membres de leur famille se sont consacrés à l’apprentissage des enseignements de Confucius. Par ailleurs, les tribus voisines des contrées des Han envoyèrent les enfants, descendants de l’aristocratie, de manière  à ce qu’ils apprennent  des Han orientaux, les enseignements confucéens.

    L’empereur Ming a également considéré le bouddhisme comme un enseignement important pour les officiels et le peuple. Il envoya un messager royal en Inde, et ce dernier, accompagné par des moines qui étaient des maîtres dans les enseignements du bouddhisme, ramena les écritures bouddhistes sur le dos d’un cheval blanc. Ainsi, le bouddhisme fut donc officiellement introduit en Chine.

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/13/4/11/n3508202.htm

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu