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repression en chine - Page 2

  • Le Rédacteur de The Epoch Times bientôt libre après 10 ans de prison

    Zhang Yuhui avec son fils et sa fille avant son emprisonnement en chine pour son implication dans le version internet du Journal The Epoch Times.(The Epoch Times)
    Zhang Yuhui avec son fils et sa fille avant son emprisonnement en chine pour son implication dans le version internet du Journal The Epoch Times.(The Epoch Times)

    Après avoir passé dix ans dans une prison chinoise, Zhang Yhui devait être libéré le 21 décembre dernier. Ancien rédacteur en chef de la version chinoise censurée du journal The Epoch Times, il a été condamné à dix ans de prison pour son implication dans le média.

    De sa vie de prisonnier, en une décennie, seule une photo de Zhang, une lettre à sa femme et une au congrès des États-Unis ont pu être clandestinement exfiltrés par ses codétenus en 2004. Il ne peut entrer en contact avec le monde extérieur, ni avec sa femme, ou ses deux enfants et aucune information sur son état de santé n'est disponible. Les autorités chinoises l'avaient torturé juste après son arrestation. Au moment du bouclage de cet article, nos appels téléphoniques à la prison Shi Hui de Guandong où Zhang est détenu sont restés sans réponse.

    En 2000 lors de l'arrestation de Zhang, l'ingénieur Huang Kui faisait partie des dix membres du journal. Il vit à présent dans l'Illinois. Il a travaillé avec Zhang avant de se retrouver dans la même prison que ce dernier mais pour une durée de cinq ans.

    Huang est pratiquant du Falun Gong, une méthode de méditation chinoise qui repose sur les principes de vérité, compassion et tolérance. En 1999, le parti communiste chinois avait interdit la pratique, après qu'une enquête d'État a estimé le nombre de pratiquant du Falun Gong dans le pays à plus de 70 millions.

    Huang qui était étudiant en doctorat à l'université Tsinghua de Pékin, surnommé le «MIT Chinois» avait été suspendu en 2000 à cause de ses croyances. Peu après, il apprenait l'existence du projet de journal en ligne «Dajiyuan» ou The Epoch Times en anglais.

    Huang nous a expliqué par téléphone depuis l'Illinois que «ce site voulait diffuser des informations non censurées, en particulier pour les Chinois, car ces derniers n'ont pas accès à une information libre»

    En septembre 2000, il a rejoint l’équipe des journalistes de Pékin et travaillait dans la rubrique Internationale. Plus tard il s’est installé à Zhu Hai dans la province du Guangdong dans le sud chinois, et c’est là qu’il rencontra Zhang, le rédacteur en chef de l’édition chinoise. Un jour de décembre 2000, alors qu’ils travaillaient sur le site internet, on frappa à la porte. Huang se souvient: «Lorsque j’ai ouvert la porte, il y avait dix policiers en face de nous.»

    Les policiers ont fouillé la maison plusieurs heures durant, confisquant les ordinateurs et arrêtant huit membres du journal. Une autre personne a été arrêtée peu après et Zhang a été arrêté deux jours plus tard avant qu’il ait pu quitter la ville. Au cours de ce mois de décembre 2000, ce sont pas moins de 30 journalistes de The Epoch Times qui ont été arrêtés.

    Liberté de la presse

    L’état despotique de la presse en Chine n’est un secret pour personne. En 2009, sur une échelle de la liberté de la presse, la Chine a été classée 168e sur 175 par Reporters sans Frontières.

    La Fédération Internationale des Journalistes liste elle aussi les cas d’abus à l’encontre des médias en Chine. Son édition de juin 2010 relatait des cas de violation à l’encontre des journalistes dans la province de Guangdong et une liste des médias interdits par le Département de la Propagande du PCC (Parti communiste chinois).

    La Fédération révèle que Bao Yueyang, éditeur en chef du China Economic Times, avait été rétrogradé pour avoir écrit un article sur la responsabilité du gouvernement dans des vaccinations qui ont causé la mort de plusieurs enfants dans la province du Shanxi.

    Elle relate également le cas du magazine Business Watch qui a été momentanément fermé par la Direction générale de la presse et des publications du PCC du 4 mai au 31 mai, pour avoir publié un article sur la corruption du gouvernement.

    Le site web de The Epoch Times a été créé en 2000 par un groupe d’immigrés chinois installés à Atlanta, avec l’aide de l’équipe de Zhang en chine. Sa mission était de créer un journal de langue chinoise non censuré. Cette mission d’apporter les bienfaits d’une presse libre en Chine lui a valu les foudres du PCC.

    Le lancement de The Epoch Times était un défi pour le PCC, dans la mesure où l’équipe de Zhang fournissait directement ses informations de l’intérieur même de la chine, mettant l’accent sur les faits que les médias d’Etat n'avaient pas le droit de couvrir. Elle offrait également une plateforme aux Chinois de l’étranger qui souhaitaient écrire dans leur langue maternelle pour un média libre.

    Même si la population en Chine peut passer par des logiciels comme Ultrasurf et Freegate pour contourner le blocage d’Internet afin de lire The Epoch Times, le site web et la version papier du journal sont interdits dans le pays. Après dix ans, The Epoch Times a  réussi sa diffusion  dans 33 pays dans 17 langues, fournissant des informations non censurées et des points de vue de gens à travers la planète - sauf en Chine, du moins officiellement.

    Zhuang Yuhui, redacteur en chef de The Epoch Times en chine est en prison depuis Décembre 2000. (The Epoch Times)
    Zhuang Yuhui, redacteur en chef de The Epoch Times en chine est en prison depuis Décembre 2000. (The Epoch Times)

    Torture et emprisonnement

    Après leur arrestation en décembre 2000, les dix membres du journal The Epoch Times de la ville de Zhu Hai ont été soumis à des interrogatoires sans fin pendant environ six mois. Huang rapporte que «les policiers étaient remplacés à plusieurs reprises». «Ils voulaient des informations précises sur notre travail pour le site. A d’autres moments ils m’insultaient. Certains jours cela durait 8 heures. C’était horrible».

    Pour Zhang, c’était pire. Lorsque les sentences sont tombées de nombreux mois plus tard, Huang a été condamné à cinq ans de prison, mais Zhuang a écopé de 10. Tous deux furent détenus à la prison de Si Hui dans la province de Guangdong en 2000, mais on n'aura plus aucune nouvelle d’eux avant 2003. Les gardiens les avaient à l'œil constamment et utilisaient les autres prisonniers pour les surveiller afin d'empêcher toutes communications entre les deux journalistes.

    Zhang n’a pu parler que brièvement. Quand il a pu communiquer avec Huang, il lui a fait savoir que le PCC l’avait torturé. Huang ne reverra plus son ami par la suite. L’une des méthodes de torture qu’ils subissaient ressemble à une crucifixion. Le détenu est contraint de s’allonger sur une planche. Leurs mains étaient attachées, étendues de chaque côté, ainsi que les talons. Les Chinois nomment cette torture «l’avion», mais on l’appelle aussi le «lit du mort». Parfois les victimes restaient ainsi attachées plusieurs jours de suite.

    Zhuang était dans la trentaine lorsque le PCC l’a arrêté. Alors qu'il ne pouvait plus s'occuper des siens, sa femme et ses deux enfants ont lutté pour s’installer aux Etats-Unis. La vie en prison était très dure. Huang déclare que lui et les autres prisonniers accomplissaient des travaux forcés de 16 à 18 heures par jour, fabriquant toutes sortes d’objets, des fleurs en plastique aux guirlandes de Noël. A certains moments, lorsqu’un bateau de pistaches arrivait des États-Unis, les détenus étaient forcés de les ouvrir avec des pinces.

    «Les tenailles m’ont fait de grosses ampoules très douloureuses aux mains», se souvient à nouveau Huang. Puisqu’il pratiquait le Falun Gong, Huang avait également droit à des séances de lavage de cerveau. Il était obligé de regarder des vidéos de propagande diffamatoire sur le Falun Gong, et contraint de lire des documents de haine rédigés par les autorités à l'encontre du groupe.

    «Ils essayaient de me faire abandonner mes convictions», remarque-t-il.

    Huang a été libéré fin 2005 et a obtenu une bourse d’études pour l’université de l’Ohio en 2008. Après avoir obtenu son master de génie mécanique, il a trouvé un emploi dans l’Illinois.

    Il nourrit l’espoir de voir Zhuang libéré comme prévu, mais fait remarquer que «même sa femme ignore sa situation actuelle».

    Il ajoute que «nous savons que la santé de Zhang n’est pas bonne». Huang déclare que lui et les neuf autres membres de The Epoch Times arrêtés, «n’ont aucune confiance dans la loi chinoise».

    Leur arrestation «a été une grosse perte pour la liberté de la presse chinoise», confie -t-il. Huang poursuit: «[The Epoch Times] a été un premier essai pour le peuple chinois de créer un média libre non censuré par le Parti communiste chinois».

    http://www.theepochtimes.com/n2/content/view/47452

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Le-Redacteur-de-The-Epoch-Times-bientot-libre-apres-10-ans-de-prison.html

  • Hongkong : 150 000 personnes commémorent le massacre de Tiananmen

    Une fois par an, et pour quelques heures seulement dans la soirée du 4 juin, le parc Victoria, qui, de jour, accueille amateurs de jogging et poussettes en promenade, se pare de solennité.

    A la tombée de la nuit, des dizaines de milliers de petites bougies blanches cintrées d'un cône en papier s'allument. Dans un calme presque religieux la foule s'assoit, alors que défilent sur l'estrade des témoins, des "dissidents" et des anciens, les vétérans de la lutte pour la démocratie en Chine et à Hongkong, comme Szeto Wa, président de "l'Alliance de soutien aux mouvements démocratiques et patriotiques en Chine", organisateur de l'événement. Intermèdes musicaux.

    Puis les haut-parleurs diffusent un message poignant du mouvement des mères de Tiananmen. On annonce aussi la mise en ligne du livre "N'oublions pas", une compilation d'écrits de journalistes qui étaient présents à Tiananmen dans la nuit du 3 au 4 juin. Le message est très clair : Hongkong se doit de perpétuer le souvenir de cette nuit sanglante, au moins jusqu'à ce qu'elle trouve la place qui lui est due dans les livres d'histoire et dans la mémoire collective chinoise. Car pour un bon nombre des 8 000 étudiants de Chine continentale qui font leurs études à Hongkong, l'événement est une révélation.

    La plupart admettent ne quasiment rien savoir sur "l'incident de 1989". D'autres affirment en parler sur internet en Chine mais en utilisant des noms de code qui changent régulièrement pour échapper aux contrôles. Dans les rues avoisinantes du quartier commerçant de Causeway bay c'est la cohue. Le parc est plein. Depuis la première veillée de commémoration, en 1990, la Police n'a jamais fait une estimation aussi élevée de la foule : 113 000 personnes. Les organisateurs, eux, ont affirmé que 150 000 personnes avaient participé, le même chiffre que l'an dernier.

    Tiré de: http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/06/05/hongkong-150-000-personnes-commemorent-le-massacre-de-tiananmen_1368105_3216.html

  • Le gavage forcé est utilisé par le Parti communiste chinois pour torturer et tuer

     

    Attention cet article contient des descriptions de tortures par gavage forcé sur les pratiquants de Falun Gong en Chine. Certaines scènes peuvent être choquantes pour des lecteurs non avertis. Le Falun Gong est une méthode traditionnelle de Qigong persécutée en chine depuis 1999. Basée sur les principes Zhen Shan Ren (Vérité, Compassion, Tolérance) elle subit une répression d’une rare violence en Chine après l’ordre de Jiang Zemin de « les éradiquer ». Rappelant les heures sombres de notre histoire pendant la seconde  guerre mondiale, une résolution a été votée par le Sénat américain début mars 2010, (http://campsd-extermination-en-chine.20minutes-blogs.fr/archive/2010/03/17/usa-la-chambre-vote-contre-la-persecution-chinoise-de-falung.html) demandant de mettre fin immédiatement à cette persécution. Plus qu’un simple fait de société, la résistance pacifique et bienveillante du Falun Gong face aux tortures et aux campagnes de diffamation du parti communiste chinois, montre un exemple de courage et d’espoir sans précédent dans l’histoire de l'humanité.

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    D’après un article de The Epoch Times

    Le gavage forcé est employé dans les prisons chinoises pour persécuter et torturer les pratiquants de Falun Gong, bien que souvent les autorités de prison déclarent que cela est fait pour des raisons humanitaires. Les persécuteurs alternent entre deux méthodes différentes de gavage. La torture endommage sévèrement le corps et mène souvent à la mort.


    1. Le gavage direct par la bouche : Les gardes attachent fermement les jambes et les bras du pratiquant à un lit et pressent alors sur le torse et la tête de la personne. Ils lui pincent alors fermement le nez de sorte que lui ou elle ne puisse pas respirer. Ils ouvrent alors la bouche avec un outil pointu en métal. Pendant le processus, les bouches de quelques pratiquants sont déchirées. Parfois, les dents tombent et la bouche est pleine de sang et de chair coupée. A ce moment, le garde verse des substances dans la bouche du pratiquant.


    2. Le gavage en utilisant un tube gastrique : Les gardes attachent fermement les jambes et les bras du pratiquant à un lit et appuient alors sur le torse et la tête de la personne. Afin de rendre le processus aussi suppliciant que possible, ils utilisent délibérément les tubes gastriques les plus épais, et souvent les tubes sont sales des gavages précédents.


    Le tube gastrique est forcé à travers la cavité nasale, le pharynx, le larynx et l'œsophage. L'insertion du tube est une technique qu'il est difficile de maîtriser. La pratique est très risquée parce qu'il est facile d'insérer accidentellement ou délibérément le tube dans la trachée, ce qui peut causer la mort par asphyxie ou endommager sévèrement les poumons.


    Ils utilisent également les tubes à répétition sans appliquer d'huile ou de poudre pour lubrifier l'entrée. Ils insèrent le tube dans une narine, le ressortent, et le passent alors dans l'autre narine. Ils tirent intentionnellement sur le tube pour induire une sérieuse douleur. La cavité nasale, l'œsophage et l'estomac du pratiquant sont endommagés, ce qui a pour conséquence une grave hémorragie, le vomissement et une mauvaise toux. Après les gavages, très souvent le lit dans lequel la torture a eu lieu est plein de taches de sang


    3. La suffocation : Dans certains cas dans lequel la bouche est ouverte et les narines sont pincées, une grande quantité de nourriture est versée dans la bouche du pratiquant. Les gardes maintiennent le nez fermé longtemps, ce qui cause une grave douleur et dans certains cas la mort.


    4. Le gavage peut facilement expulser le fluide dans la trachée, ce qui endommage les poumons et peut mener à des infections représentant un danger pour la vie.


    5. Les substances forcées par gavage sont souvent toxiques ou caustiques, comme un fluide extrêmement salé, de l'eau pimentée et des drogues qui endommagent le système nerveux.


    6. Afin de gaver les pratiquants pendant des périodes prolongées, ils sont attachés à des lits et les tubes gastriques ne sont pas retirés. Les bras et les jambes des pratiquants s'atrophient et des dommages nerveux s'installent. Les pratiquants deviennent alors paralysés. La malnutrition peut facilement causer une insuffisance des poumons et une infection des poumons pouvant induire la mort. C'est une cause de décès importante parmi les patients paralysés. La prison torture souvent les pratiquants en bonne santé jusqu'à ce qu'ils soient comateux en les attachant à des lits, ils ne leur permettent même pas de se retourner une seule fois, en les gavant avec des tubes et en leur insérant même des cathéters.


    7. Le gavage forcé à long terme au lieu de nourrir peut facilement causer un désordre potentiellement mortel d'électrolyte.


    Les personnes suivantes ne sont que quelques uns des pratiquants de Falun Gong qui ont été tués par gavage :


    M. Gao Xianmin, 41 ans, était professeur à l'université Jinan de la ville de Guangzhou. En janvier 2000, il a été tué en étant gavé d'eau salée fortement concentrée par la police au centre de détention de région de Tianhe, ville de Guangzhou. Ses membres de famille ont été informés de sa mort le 18 janvier 2000.


    M. Liu Xuguo, 29 ans, était ingénieur à l'usine d'engrais de la ville de Zoucheng, province de Shandong. Le 10 février 2000, il a été tué quand un tube de gavage a été inséré dans sa trachée, causant des blessures mortelles.


    Mme Mei Yulan, 44 ans, était une pratiquante de Pékin. Le 23 mai 2000, elle a été tuée après avoir été gavé d'eau salée concentrée mélangée à du lait de soja.


    Mme Zhao Dongmei, 28 ans, était de la ville de Linfen, province de Shanxi. Le 27 décembre 2000, elle a été tuée par gavage au centre de détention de la ville de Linfen quand des substances ont été forcées dans sa trachée.


    Sun Guilan, 46 ans, était de la ville de Baoji, province de Shanxi. Le 9 octobre 2001, elle a été tuée par un gavage à l'hôpital militaire numéro 60 de la ville de Baoji quand un tube a été inséré dans sa trachée.


    Mme Liu Xiaoling, 37ans, était de la ville de Zhaodong, province de Heilongjiang. Elle a été tuée par gavage au centre de détention de la ville de Zhaodong.


    M. Wu Baowang, 36 ans, était de la ville de Shuangcheng, province de Heilongjiang. Le 17 mai 2002, il a perdu connaissance après avoir été gavé d'eau fortement salée par le personnel du centre de détention de Shuangcheng. Il est mort plus tard ce jour là.


    Mme Liu Guiying, 43 ans, vivait dans la ville de Mishan, province de Heilongjiang. Le 24 octobre 2002, elle a été tuée par un gavage effectué au centre de détention de la ville de Mishan.


    M. Li Huiwen, 32 ans, était médecin au bureau minéral de Yangquan, province de Shanxi. Le 26 février 2003, il a été tué par gavage au camp de travail forcé de Xindian de la ville de Taiyuan.


    M. Tan Chengqiang, 43 ans, vivait dans la ville de Shuangcheng, province de Heilongjiang. Le 19 juillet 2003, il a été gavé par le personnel au centre de détention numéro 2 de la ville de Shuangcheng et il est mort de blessures aux poumons.


    Mme Li Weihong était de Shanghai. À la fin 2000, elle a été gavée d'eau pimentée par la police de la ville de Wenzhou, province de Zhejiang. Elle se tordait sur le plancher dans d’ atroces douleurs. Son oesophage, son foie, ses intestins et son estomac étaient tous sévèrement endommagés. Elle a été condamnée à une peine d'un an d'emprisonnement, mais elle a été libérée sous caution pour un traitement médical. Elle a été envoyée à l'hôpital central de région Jingan de Shanghai. Le docteur a constaté de graves dommages d’organes. Le 19 avril 2003, Li Weihong est décédée.


    M. Chen Naifa, un pratiquant de Falun Gong d'environ 40 ans, était de la ville de Wenzhou, province de Zhejiang. Il a été emprisonné dans la prison numéro 4 de la province de Zhejiang. La police de la prison a ouvert sa gorge par incision pour le gaver. Il est mort le 11 avril 2004.


    M. Sun Xiaojun, 32 ans, était de la ville de Fuyang province de Zhejiang. Il était déjà à l’article de la mort suite à sa torture par gavage dans la prison numéro 4 de la province de Zhejiang. Le 30 juin 2009, après qu'il soit retourné chez lui, il ne pouvait plus rien manger. Il vomissait même l'eau qu'il buvait. Il était incontinent, et avait des convulsions continuelles. Il est mort vers 23H00 le 15 juillet 2009.


    D'après les données qui ont été confirmées, au moins 358 pratiquants de Falun Gong en Chine ont été tués par gavage forcé. On pense que le chiffre réel est beaucoup plus élevé.

     

    Tiré de Clartés et Sagesses : http://www.vraiesagesse.net/news/1003/21/E115427_20100318_fr.html

     

  • Rencontre avec Rebiya Kadeer, la voix des Ouïgours de Chine

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    Cette femme est bien placée dans la liste des ennemis publics dressée par le gouvernement chinois : Rebiya Kadeer, leader en exil des Ouïgours, les habitants turcophones du grand Ouest chinois, est de passage à Paris, à l'invitation d'Amnesty International.

     

    Depuis les sanglants affrontements entre Ouïgours et Hans (le groupe majoritaire en Chine) à Urumqi, la capitale de la province du Xinjiang, dans l'Ouest de la Chine, en juillet dernier, faisant officiellement 200 morts, Rebiya Kadeer parcourt le monde pour dénoncer « six décennies d'oppression » des Ouïgours sous domination chinoise. Elle cherche aussi à attirer l'attention sur la répression qui frappe cette minorité ethnique à l'échelle de la Chine, qui fut groupe dominant du Xinjiang jusqu'à l'afflux de « colons » chinois.

    La crainte d'un amalgame entre les Ouïgours et le terrorisme

    A la mosquée de Kashgar, Xinjiang, 2005 (P. Haski)

    Rebiya Kadeer se trouve dans la même position que le dalaï lama, le chef spirituel en exil des Tibétains, mais avec un désavantage : elle représente un peuple dont la religion est l'islam, pas le bouddhisme, et se heurte donc à la méfiance d'opinions publiques et de gouvernements qui redoutent la montée des intégrismes ou le terrorisme. Kadeer est consciente du danger :

    « Depuis le 11 septembre, le gouvernement chinois tente de faire l'amalgame entre les Ouïgours et le terrorisme, mais les gens que je rencontre dans le monde ne se laissent pas influencer. »

    Il y a pourtant eu des Ouïgours chinois capturés par les Américains dans les camps d'Al Qaeda en Afghanistan en 2001, et certains ont passé plusieurs années dans la prison de Guantanamo. C'est Barack Obama qui les a fait libérer cette année, et a préféré les envoyer dans l'île de Palaos, plutôt que de les livrer à la Chine, au grand dam du gouvernement de Pékin.

    J'ai questionné Rebiya Kadeer sur le sujet de la violence, sensible depuis le traumatisme du 5 juillet pour les Chinois, avec les affrontements à caractère ethnique d'Urumqi, dans lequel, officiellement, une majorité des victimes étaient des Hans.

    « Je suis opposée à la violence. Mais la Chine nous pousse à la violence pour justifier sa répression. Nous devons rester en paix. La violence n'est pas la solution. »

    Elle veut trouver espoir dans l'attitude d'une partie des intellectuels chinois qui, au lendemain des événements de juillet dernier, ont questionné la politique gouvernementale intransigeante vis-à-vis des deux territoires aux marches de l'empire, le Tibet et le Xinjiang, théâtre de violences anti-Han en 2008 et 2009.

    L'ex-femme la plus riche du Xinjiang

    Rebiya Kadeer n'a pas toujours été perçue comme une « ennemie » par Pékin. Elle a même siégé dans les années 90 dans l'une des chambres du Parlement chinois, le Conseil consultatif du peuple chinois (CPPCC), et a été présentée un temps comme entrepreneur modèle, la femme d'affaires la plus riche de sa province.

    Mais les choses se sont gâtées lorsque son mari, Sidik Rouzi, s'est exilé aux Etats-Unis et s'est prononcé en faveur de l'indépendance du « Turkestan Oriental », le nom donné par les nationalistes ouïgours au Xinjiang, l'appellation chinoise. En 1999, Rebiya Kadeer fut finalement arrêtée alors qu'elle s'apprêtait à rencontrer une délégation du Congrès américain de passage à Urumqi, et condamnée à une lourde peine de prison pour « espionnage » - en fait l'envoi de coupures de presse à son mari aux Etats-Unis…

    Elle ne fut libérée qu'en 2005, sur intervention de l'administration Bush, mais aussitôt envoyée aux Etats-Unis en exil. Depuis, elle a été élue Présidente du Congrès mondial ouïgour, donnant pour la première fois à ce peuple un visage et une voix, à l'instar des Tibétains avec le dalaï lama.

    Indépendance ou autonomie ?

    Rebiya Kadder admet qu'elle rêve d'indépendance pour sa région, mais que, « réaliste », elle est prête à négocier une « véritable autonomie » avec les autorités chinoises. Le Xinjiang est déjà, sur le papier, une « région autonome », mais en réalité les Ouïgours sont progressivement marginalisés politiquement, économiquement, et surtout démographiquement avec l'arrivée massive depuis 15 ans de millions de Hans venus du reste de la Chine. Autrefois en nombre insignifiants, ceux-ci constituent actuellement près de la moitié de la population du Xinjiang.

    La présidente du Congrès mondial des ouïgours ne demande pas le départ de tous les Hans installés au Xinjiang, mais « seulement ceux qui haïssent les Ouïgours, qui peuvent retourner dans leurs provinces d'origine »…

    Rebiya Kadeer réclame un dialogue avec le gouvernement chinois. Mais pas plus qu'avec le dalaï lama, Pékin n'est pas prêt de lâcher du lest sur ce front intérieur. Alors la porte-voix des Ouïgours va porter sa bonne parole de capitale en capitale, dans l'espoir, lointain, de faire pencher la balance en faveur de son peuple oublié. A 63 ans, cette femme obstinée y consacre toute son énergie.

    Touristes chinois à Kashgar, dans l'extrême ouest du Xinjiang (P. Haski)

    Tiré de Rue 89:

    http://www.rue89.com/chinatown/2009/12/10/rencontre-avec-rebiya-kadeer-la-voix-des-ouigours-de-chine-129263

  • Chine, Ouïgours - ” Ils ont arrêté tous les hommes entre vingt et trente ans ! “

    Ces témoignages sont datés de 1997, une répression des ouïgours avait déjà eu lieu dans le Xinjiang, rappelant les évènements récents de 2009 en Chine.

    Nouvelles précisions sur les massacres et raffles de Guldja (Xinjiang) (Part 2/2) - Suite du témoignage.

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    Part 1/2 : ” Les hôpitaux avaient reçu l’ordre de n’accueillir aucun blessé “.

    Suite : ” Après je suis revenu à la maison. Le lendemain il n’y avait personne dans les rues. Même pour prendre le bus, il fallait montrer une pièce d’identité et partout il y avait des policiers pour contrôler les papiers. Ca a duré trois jours. Les deux derniers jours, tous les Chinois frappaient les Ouïgours dans la rue. Hommes, femmes, peu importait. Ouïgour, hop !

    Ils ont massacré beaucoup d’Ouïgours, surtout des hommes. Après, tu ne voyais plus de jeunes Ouïgours dans la rue car ils ont arrêté tous les hommes entre vingt et trente ans. “

    Ils ont fait toutes les maisons ? ” Apparemment ils ont fait toutes les maisons. Et je sais qu’il y a pas mal de… Nos proches, ils ont perdu leur enfant car en fait… tu sais, les manifestants étaient peut-être cent, mais ceux qui ont été arrêtés, il y en a eu au moins 5000. Après on ne voyait plus de jeunes, on ne voyait plus de jeunes hommes. Dans chaque famille il y avait au moins un homme en prison.

    C’était affreux, ils ont arrêté tellement de monde ! On avait un proche, il avait trois fils, dont deux drogués. Le troisième était super gentil, c’était vraiment quelqu’un de bien. Mais la police l’a arrêté. Tous les jeunes qui ont été arrêtés, soit ils ont disparu, on ne les trouve plus, soit ils ont été relachés. Quand ils ont été relachés ils étaient tout nus, juste en slip.

    En fait ils étaient tellement frappés dans la tête, la plupart ils sont devenus fous. Par exemple mon cousin, quand il est sorti il ne pouvait pas parler, il était complètement devenu fou et quelques mois après il est mort.

    Il paraît que c’est une façon de torturer, quand tu sors tu as l’air bien mais en fait à l’intérieur ta tête est complètement morte, c’est pour ça que tu deviens fou. Et on a un voisin qui a été arrêté, c’était un musicien, un chanteur. Ils l’ont tellement torturé, il n’a pas pu résister à la torture et il s’est jeté du cinquième étage. Il n’est pas mort, il est devenu handicapé. Et la police l’a arrêté, ils l’ont mis à l’hôpital mais ses parents n’avaient pas le droit de le voir. Mais sa maladie s’est tellement aggravée, il était presque mort, qu’ils l’ont relâché.

    Parmi les Ouïgours, il y a des traîtres et on pense que c’est eux qui ont dit à la police chinoise chez qui aller. Par exemple notre voisin qui a frappé un Chinois dans la rue, il n’a pas été arrêté. C’est très bizarre parce que tous les jeunes qui ont été arrêtés ne fumaient pas, ne buvaient pas, étaient très gentils, n’avaient jamais rien fait de mal. Et tous ceux qui se droguaient, qui étaient méchants, ils n’ont pas été arrêtés. “

    Et donc il n’y a plus de jeunes à Guldja ? Comment est la population ? ” Ben tu sais, les Ouïgours ils aiment bien chanter et danser, ils sont toujours contents mais juste après ça il n’y a plus eu de fêtes. Les gens sont tristes. “

    Oui c’est ce que j’ai constaté là-bas. Et quand j’ai tenté d’interroger les gens, personne n’a voulu me parler. Ils ont fait comme s’ils ne savaient pas. ” Bien-sûr ! Là-bas, si tu demandes, c’est hors de question. Ils ont peur de parler. Tout le monde se méfie des espions.

    C’est horrible vraiment. Par exemple, un de nos proches est fonctionnaire et un jour, la police a invité tous les fonctionnaires ouïgours à venir dans la prison pour leur montrer comment ils torturent les prisonniers ouïgours. Pour dire voilà, si vous faites pareil, on vous fera pareil.

    Tous les prisonniers qui sont sortis depuis, c’est parce qu’ils ont payé très cher à la police. Ceux qui n’ont pas payé, ils ont disparu. Et ce proche aussi a été arrêté parce que quand on te soupçonne, on soupçonne tes amis aussi. Et du coup il a été arrêté parce qu’un de ses amis médecin avait soigné un blessé quand les hôpitaux étaient fermés. Il a payé très cher et il est sorti. Mais quand il est sorti il était tellement maigre qu’on ne l’a pas reconnu. Mais il ne nous a pas raconté les tortures.

    Et aussi, il y a un vieux monsieur qui a sauvé une femme. Elle avait reçu une balle car les militaires tiraient sur tout le monde. Et le monsieur est allé la ramasser pour la conduire à l’hôpital. Et bien-sûr l’hôpital ne les a pas acceptés. Au lieu de cela, il a été arrêté parce qu’il avait secouru la femme ! C’était vraiment horrible.

    Après ils ont fait un documentaire et les gens qui l’ont vu à la télé m’ont raconté : ils n’ont vu que les scènes où les Ouïgours frappaient les Chinois, ils montraient des Chinois en train de mourir, le sang des Chinois… du coup ils ont l’impression… Ils détestent les Ouïgours.

    Après ils ont fait un film sur cette affaire, et c’était tellement dégoûtant ! Ce n’étaient que des mensonges. Dans ce film ils disaient que les Ouïgours ne travaillent pas parce qu’ils n’aiment pas le travail, qu’ils veulent construire un Etat islamiste, qu’ils détestent les Chinois et le gouvernement chinois et qu’ils ont fait des émeutes, qu’ils ont commencé à tuer des Chinois en cachette dans la rue. C’était 100% du mensonge ! Et avec des acteurs ouïgours ! Ils en trouvent, ils les payent, c’est ça qui est impressionnant… C’est affreux. ”

    Tiré de: http://sylvielasserre.blog.lemonde.fr/2008/08/29/chine-ouigours-ils-ont-arrete-tous-les-hommes-entre-vingt-et-trente-ans/

     

  • En Chine, 19 ans de silence sur la répression de Tiananmen

    Dix-neuf ans après, le massacre de Tiananmen est toujours absent des discussions publiques en Chine, par ignorance pour la plupart, par agacement pour d'autres, pendant que des prisonniers continuent d'en payer le prix.

     

    Des centaines de personnes tuées, des milliers de personnes arrêtées dans ce qui fut décrit à l'époque comme une rébellion contre-révolutionnaire orchestrée par les forces étrangères anti-chinoises.Le 30 juin 1989, un rapport de la mairie de Pékin avait fait état de  "dizaines de militaires morts, 6.000 membres des forces de l'ordre blessés, plus de 3.000 civils blessés et plus de 200 morts dont 36 étudiants". Le rapport affirmait aussi que la plupart des civils morts étaient des "malfaisants". Le nombre de morts reste un secret d'Etat tandis que des individus continuent de payer le prix de leur participation à cet immense mouvement pro-démocratique.
    Combien sont encore en prison? Mystère. Là encore, il faut se contenter des estimations des organisations internationales.

    Silence sur le sort des prisonniers

    "Entre 20 000 et 30 000 personnes ont été arrêtés. Parmi eux, une bonne moitié a été relâchée après 1 à 6 mois de détention. Environ 10 000  ont été jugées. La majorité a été condamnée à des peines de prison  de 1 à 20 ans. Plusieurs centaines à des peines de prison à vie ou la peine de mort commuée en prison à vie. On estime qu'ils sont entre 60 et 100  encore en prison aujourd'hui", avance John Kamm, président de  Dui Hua, une organisation de défense des droits des hommes basée aux Etats-Unis et à Hong-Kong.

    Depuis 1990, cet ancien président de la Chambre de commerce américaine à Hong Kong oeuvre pour obtenir plus de transparence de la part des autorités. "La plupart des prisonniers sont des ouvriers, plus quelques paysans embarqués dans les manifestations. Ils ont été condamnés pour destruction de propriété et étiquetés comme étant des saboteurs contre-révolutionnaires ou des hooligans [des crimes qui ont été ôtés de la loi criminelle chinoise en 1997]. La plupart ont reçu des peines de prison à vie ou des peines de mort avec deux ans de sursis."

    Ainsi de Miao Deshun qui faisait partie en 1989 d'un groupe de 5 activistes pékinois, condamné à mort pour "incendie volontaire". Une peine transformée en prison à vie en 1991 puis à 20 ans de prison en 1998. Au final, il aura passé plus de 29 ans en prison. Un cas qui illustre d'ailleurs pourquoi tant de prisonniers du 4 juin sont encore derrière les barreaux. En effet, pour les réductions de peine, le système chinois ne compte pas les années déjà passées en prison.

    Tiré de: Aujourd'hui la Chine

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