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persécution - Page 3

  • Tienanmen square: chant d'une cellule de prison

     

    La célèbre chanteuse d'opéra Jiansheng Yang chante "Song from a prison cell" (chant d'une cellule de prison), une chanson à propos des pratiquants de Falun Gong qui sont en train d'endurer et de subir les souffrances de la persécution du régime communiste chinois depuis le 20 juillet 1999. Comme le massacre de la Place Tienanmen, le Falun Gong est un mot tabou en Chine et près de 100 millions de chinois ce sont vus interdire d'exercer leur croyance spirtuelle dans le Falun Gong.

    Les paroles de la chanson parlent du souvenir de Tienanmen square, là où les rêves de liberté et de démocratie ont été réprimé par le sang, l'emprisonnement et la censure.

    Tiré de: https://www.youtube.com/watch?v=oQmtWRSJUTI

  • Trois ans de persécution dans un camp de travaux forcés

    persécution, Falun Dafa, Chine, croyance, liberté, camps, travaux forcés, tortureTémoignage d’un jeune chinois réfugié à Paris

    J’ai 34 ans, j’ai commencé à pratiquer le Falun Gong fin 1997, après qu’un membre de ma famille m’a présenté cette méthode. Je communiquais régulièrement avec le groupe local de pratiquants et j’aidais les moniteurs à enseigner les exercices aux nouvelles personnes. Durant un an et demi, j’ai eu une vie très heureuse et ces souvenirs là me sont très chers. À cette époque, j’avais réussi mon permis de conducteur d’autocar et j’avais été embauché par une société autocariste.

    Les débuts de la persécution

    Ma vie a basculé le 11 avril 1999, lorsqu’un scientifique controversé nommé He Zuoxiu a publié un article pour diffamer le Falun Gong dans un magazine de l’institut d’éducation de Tianjin. Cet article avait repris un fait  cité à la télévision de Pékin en 1998, qui par la suite, a été reconnu comme un récit faux. Ayant vécu une amélioration dans ma vie grâce à cette pratique, je pouvais témoigner objectivement de la situation du Falun Gong. Ayant appris que des pratiquants se rendaient auprès des éditeurs de l’institut d’éducation de Tianjin pour dénoncer les diffamations de cet article, j’y suis allé également.

    Quand je suis arrivé sur place, le 21 avril, la cour était remplie de pratiquants de Falun Dafa, qui n’ont pas été reçu pas l’institut. C’est pourquoi les pratiquants sont constamment revenus calmement et dans la sérénité à cet institut jusqu’au 24 avril, jour où la police a commencé les arrestations. À ma connaissance, 45 personnes ont été arrêtées. La police a exercé beaucoup des violences. Il y a eu de nombreux pratiquants blessés et qui perdaient du sang. Suite à ces évènements, certains d’entre nous se sont présentés au gouvernement municipal de Tianjin pour demander de l’aide. Les officiels leur ont répondu d’aller à Pékin pour résoudre ce problème. Alors plusieurs pratiquants s’y sont rendus dans la nuit du 24 avril, espérant que le gouvernement central résoudrait correctement et de façon juste les évènements de Tianjin. Ainsi 10.000 pratiquants se sont retrouvés à Pékin pour manifester pacifiquement.

    Après cet événement, la police a demandé aux responsables des points de pratique de Falun Gong de communiquer les coordonnées et les expériences des pratiquants sur les bienfaits qu’ils avaient ressentis et en particulier les guérisons qu’ils avaient vécues. J’ai rédigé, comme les autres, une lettre sur mon expérience. Nous ignorions que c’était une ruse du PCC (Parti communiste chinois) pour collecter des informations précises sur les pratiquants du Falun Gong. Plus tard, ces informations ont été utilisées pour nous persécuter.

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    Whang Zhe à sa sortie de prison en Chine

    Le 20 juillet, les arrestations à grande échelle ont débuté. Le gouvernement a commencé à réprimer publiquement le Falun Gong en diffusant une fausse propagande dans tous les médias. Ils ont discrédité le Falun Gong et fait régner une ambiance de terreur dans tout le pays. Tout cela était injustifié et diffamatoire. J’ai pensé qu’une cabale avait été montée contre le Falun Gong.

    En novembre 1999, je suis allé à Pékin avec d’autres pratiquants pour expliquer les faits. Quand nous sommes arrivés au bureau des pétitions, il y avait beaucoup de policiers de différentes régions de Chine qui se préparaient à arrêter les pratiquants de leur région respective. J’ai donc été arrêté. Après l’enregistrement de mes coordonnées, j’ai été amené au deuxième service de la police de Tianjin, et détenu avec 20 à 30 autres pratiquants à l’antenne de police de Beichen. À ce moment-là, la chaîne de télévision de Beichen nous a filmés dans l’objectif de  monter une machination contre le Falun Gong. Cette vidéo a été diffusée en novembre. Les policiers m’avaient dit qu’ils me détiendraient pendant quinze jours, mais finalement ils m’ont gardé un mois et demi. La société d’autocar pour laquelle je travaillais m’a licencié dès ma sortie de détention, sous la pression des autorités.

    À partir de ce moment-là, à chaque date anniversaire d’un événement politique (comme la fête du parti le 1er octobre, le massacre de Tiananmen le 4 juin, les Jeux olympiques de 2008, le 20 juillet date de début de la persécution), des membres de l’association de recherche sur le Falun Gong, comme Li Chang, Ji Liewu, Wang Zhiwen et Yao Jie, étaient arrêtés et j’étais constamment harcelé chez moi par la police. Ils vérifiaient ce que je faisais et me surveillaient tout le temps. Ils avaient peur que j’aille à Pékin.

    Pour pouvoir continuer à gagner ma vie, j’ai suivi une formation de coiffeur et j’ai commencé à travailler dans un salon de coiffure. Le 23 janvier 2001, le PCC a orchestré le montage de l’auto-immolation de la place Tiananmen, présentant les immolés comme des pratiquants. Tout ceci dans le but de calomnier le Falun Gong. À partir du mois de mai, d’autres pratiquants et moi-même, nous nous sommes mis à fabriquer des DVD pour révéler la vérité sur ce montage. Un pratiquant, sous la torture, m’a dénoncé et j’ai été arrêté par la police. 

    L’emprisonnement, les tortures et le travail forcé

    J’ai été arrêté par la police de Tucheng dans l’arrondissement de Hexi, sur mon lieu de travail à 16h00 le 20 juillet 2001. Dès mon arrivée au commissariat, la police m’a torturé parce que je ne voulais pas révéler où j’avais obtenu les matériaux pour fabriquer les DVD. Ils ont utilisé la technique de torture appelée «faire l’avion», qui est une torture douloureuse, entraînant une torsion des mains vers l’arrière.

    Après avoir gardé cette position plusieurs heures, j’ai ressenti une douleur indescriptible. Dans la nuit, la directrice du commissariat nommée Wang, m’a mis une paire de menottes et de fers spéciaux. Je ne leur ai rien révélé. Je ne leur ai jamais donné des informations sur les DVD. Une fois, en pleine nuit, j’ai été  attaché entre deux lits où je devais rester dans une position accroupie toute la nuit jusqu'à 7 h du matin. De 9 h à 10 h, le sous-directeur a continué mon interrogatoire. Il m’a frappé violemment au visage parce que je ne répondais pas à ses questions. Il a continué ainsi à m’interroger et me frapper jusqu'à ce que je saigne du nez. A partir de ce moment-là, j’ai commencé à perdre la faculté d’audition à mon oreille gauche.

    Ensuite, ils m’ont menotté  à un lit, ce qui m’a empêché de bouger, de me lever et de m’asseoir. Ils ont fait fonctionner un grand ventilateur pour m’envoyer de l’air en permanence pendant plusieurs heures. Finalement, ils ont eu recours à des mensonges et à de la manipulation pour me faire avouer l’origine des matériaux pour clarifier les faits. Le commissariat de Hexi m’a condamné à trois ans dans un camp de travaux forcés.

    En septembre 2001, j’ai été envoyé au camp de travaux forcés de Qingbowa. Après plus d’un mois, j’ai été transféré au camp de travaux forcés de Shuangkou à Tianjin. Je faisais partie de la troisième escadrille. Là, tout le monde devait travailler dur de 6 heures à 23 heures tous les jours, soit une journée de travail de 15 heures. Parce que j’étais nouveau et que je n’avais pas encore abandonné mes croyances, le soir après le travail, ils me faisaient un lavage de cerveau pendant quelques heures. Je ne dormais que 2 à 3 heures par jour seulement. Ce genre de traitement s’est poursuivi pendant plus d’un mois.

    Durant mon incarcération dans le camp de travaux forcés...

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/13/5/16/n3508351.htm

  • La différence d'un mot: l'impact des médias français dans le monde

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    Il est surprenant en regardant le très bon documentaire sur la Chine de Jean-Michel Carré mardi soir sur Arte d’entendre une fois de plus le mouvement Falun Gong qualifié de secte. Si on regarde de plus près les faits, on peut comprendre l’impact négatif de ce mot et sa participation encore aujourd’hui à la campagne de diffamation mise en place en 1999 par le régime communiste chinois pour éradiquer le Falun Gong.

    Rappel des faits

    En 1999, Jiang Zemin, pour des raisons politiques, décide d’interdire le Falun Gong, une méthode de Qigong renouant avec la culture traditionnelle chinoise et consistant en des exercices de méditation debout et assis. Ses ordres auprès de l’appareil communiste à l’époque sont explicites: «Ruinez leur réputation, détruisez les financièrement et physiquement». Quelques années auparavant, le Falun Gong était encensé par le gouvernement chinois pour ses vertus pour la santé et la moralité et son enseignement promu auprès des ambassades chinoises à l’étranger. Mais Jiang Zemin, voyant dans ces plus de 70 millions de pratiquants (selon les chiffres du ministère des Sports chinois en 1997), un moyen de s’enrichir, demande au fondateur de la méthode Li Hongzhi que chaque pratiquant verse une cotisation au parti pour pouvoir pratiquer le Falun Gong. Ce que Li Hongzhi refuse en répondant que l’enseignement de Bouddha sera toujours libre et gratuit.

    La date du 25 avril 1999 citée dans le reportage de Jean-Michel Carré est importante à ce titre (voir à ce sujet l’article François Hollande en Chine, manifestation devant l’Ambassade de Chine à Paris), car elle marque le commencement de l’interdiction du Falun Gong en Chine, interdiction qui sera effective le 20 juillet de la même année. Il est intéressant de lire le courrier de Li Hongzhi le 2 juin 1999 au gouvernement chinois alors qu’il vient de devenir réfugié politique aux États-Unis.

    À partir du 20 juillet 1999, la machine d’État staliniste chinoise (très bien expliquée dans le documentaire d’Arte) se met en route et utilise toutes ses forces pour persécuter le Falun Gong, revenant aux méthodes de la révolution culturelle sous Mao avec l’embrigadement idéologique, la propagande et l’exécution des opposants. C’est à Paris, face à un parterre de journalistes, que Jiang Zemin qualifie le Falun Gong de « secte diabolique » pour justifier la persécution, terme très peu apprécié en Occident. À noter que le PCC a désigné quelques années plus tard le Dalaï Lama de « dangereux terroriste » pour justifier la répression au Tibet. L’ampleur de la persécution et de la répression est alors sans précédent. Tous les médias d’État chinois reprennent la propagande du régime à l’encontre du Falun Gong, avec pendant les deux premières années 10 heures de programmes anti-Falun Gong diffusés quotidiennement. Des reportages et des articles sont fabriqués de toutes pièces accusant les pratiquants de Falun Gong de toutes les ignominies nécessaires à alimenter la peur et le rejet de la population chinoise à l’égard de la pratique. À leur tour, les médias étrangers reprennent sans sourciller la propagande du parti dans leurs propres colonnes. Des pressions diplomatiques très fortes sont soumises auprès des gouvernements étrangers pour leur interdire de défendre et de parler du Falun Gong sous peine de sanctions commerciales.

    À l’intérieur de la Chine, le bureau 6.10, véritable gestapo, est créé pour traquer, emprisonner et torturer les pratiquants de Falun Gong afin de leur soutirer des informations et leur faire abandonner leur croyance. Chaque gouvernement local, chaque responsable du parti communiste dans chaque ville et village de Chine, chaque école et chaque entreprise, chaque citoyen chinois est exhorté de dénoncer des pratiquants de Falun Gong, sous peine d’amendes et contre récompense. Les pratiquants de Falun Gong sont licenciés de leur entreprise, leurs enfants ne peuvent plus aller à l’école et quand ils sont arrêtés, ils sont emprisonnés par centaines de milliers dans les camps de travaux forcés et centres de lavage de cerveaux. Tels sont les faits tels que l’on peut les retrouver en recoupant les informations et en évitant de reprendre les informations des outils de propagande chinois. Devant l’ampleur d’un tel désastre humanitaire se déroulant aujourd’hui devant nos yeux, on peut essayer de comprendre la réticence des journalistes, reporters, rédacteurs en chef des médias français à vouloir traiter le sujet, car le choix des mots dans ce contexte peut faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre.

    Notre pays pendant la Seconde guerre mondiale a très bien connu l’idéologie et la répression. À cette époque, si les médias avaient été aussi importants qu’aujourd’hui et s’ils avaient la liberté d’expression qu’ils ont aujourd’hui, auraient il parlé du génocide des juifs ? Auraient-ils parlé des faits pour expliquer la persécution et les camps de concentration ? À l’inverse, auraient-ils reproduit la propagande du régime?

    Le premier à avoir donné une alerte internationale a été l’avocat chinois des droits de l’homme Gao Zhizheng avec ses lettres ouvertes au gouvernement chinois en 2004 et 2005. Par la suite, il a été séquestré par les autorités chinoises et il est toujours emprisonné depuis. En 2007, il écrivait une lettre décrivant ses 50 jours de tortures. En 2006, ce sont l’avocat international des droits de l’homme David Matas, et l’ancien ministre des Affaires étrangères canadien pour l’Asie-Pacifique David Kilgour, qui publiaient un rapport d’enquête révélant un système de prélèvements d’organes à vif à grande échelle pratiqué sur les pratiquants de Falun Gong dans les prisons chinoises, à des fins commerciales. Récemment David Kilgour a demandé une nouvelle fois récemment à mettre fin aux crimes contre l’humanité en Chine. Depuis 1999, le Congrès américain, le Parlement européen, les parlements australien, suédois, israélien, etc., des personnalités politiques de premier plan, des ONG de défense des droits de l’homme et des libertés dans le monde se sont prononcés pour appeler à la fin de la persécution du Falun Gong en Chine. Cela peut être vérifié dans la presse étrangère – par exemple récemment avec le plus grand hebdomadaire allemand Die Zeit qui a publié une enquête de 4 pages sur les atrocités des prélèvements d’organes en Chine, et parfois dans la presse française.

    Alors pour revenir au titre un peu provocateur de cet article, est-ce que les médias français participent à la persécution en Chine, en ne traitant pas ce sujet ou en reprenant la propagande du régime chinois, c’est une question qui peut se poser. Il ne s’agit pas pour autant de pointer du doigt le très bon travail réalisé par Jean-Michel Carré pour comprendre la Chine dans le documentaire diffusé sur Arte et le travail quotidien des journalistes des différents grands médias. Cependant, une fois qu’on connaît les faits, il est toujours temps de bien faire.

  • Quand les médias français participent à la persécution en Chine

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    Capture d'écran du documentaire Chine, Le Nouvel empire, diffusé le 30 avril 2013 sur Arte

    Quelle n’a pas été pas ma surprise en regardant le très bon documentaire sur la Chine de Jean-Michel Carré hier soir sur Arte et d’entendre encore le mouvement Falun Gong qualifié de secte. Si on regarde de plus près les faits, on peut comprendre l’impact négatif de ce mot et sa participation encore aujourd’hui à la campagne de diffamation mise en place en 1999 par le régime communiste chinois pour éradiquer le Falun Gong.

    Rappel des faits

    En 1999, Jiang Zemin pour des raisons politiques, décide d’interdire le Falun Gong, une méthode de Qigong renouant avec la culture traditionnelle chinoise et consistant en des exercices de méditation débout et assise. Ses ordres auprès de l’appareil communiste à l’époque sont explicites : «Ruinez leur réputation, détruisez les financièrement et physiquement». Quelques années auparavant, le Falun Gong était encensé par le gouvernement chinois pour ses vertus pour la santé et la moralité et son enseignement promu auprès des ambassades chinoises à l’étranger. Mais Jiang Zemin voyant dans ces plus de 70 millions de pratiquants (selon les chiffres du Ministère des sports chinois en 1997) un moyen de s’enrichir demande au fondateur de la méthode Li Hongzhi que chaque pratiquant verse une cotisation au parti pour pouvoir pratiquer le Falun Gong. Ce que Li Hongzhi refuse en répondant que l’enseignement de Bouddha sera toujours libre et gratuit.

    La date du 25 avril 1999 citée dans le reportage de Jean-Michel Carré est importante à ce titre (voir à ce sujet l’article François Hollande en Chine, manifestation devant l’Ambassade de Chine à Paris), car elle marque le commencement de l’interdiction du Falun Gong en Chine, interdiction qui sera effective le 20 juillet de la même année. Il est d’ailleurs intéressant de lire le courrier de Li Hongzhi le 2 juin 1999 au gouvernement chinois alors qu’il vient de devenir réfugié politique aux États Unis.

    A partir du 20 juillet 1999 la machine d’état staliniste chinoise se met en route pour utiliser toutes ses forces pour persécuter le Falun Gong, revenant aux méthodes de la révolution culturelle sous Mao avec l’embrigadement idéologique, la propagande et l’exécution des opposants. C’est à Paris, face à un parterre de journalistes, que Jiang Zemin qualifie le Falun Gong de « secte diabolique » pour justifier la persécution, terme très peu apprécié en Occident. À noter que le PCC a désigné quelques années plus tard le Dalaï Lama de « dangereux terroriste » pour justifier la répression au Tibet.

    L’ampleur de la persécution et de la répression est alors sans précédent. Tous les médias d’état chinois reprennent la propagande du régime à l’encontre du Falun Gong, avec pendant les deux premières années 10 heures de programmes anti-Falun Gong diffusés quotidiennement. Des reportages et des articles sont fabriqués de toutes pièces accusant les pratiquants de Falun Gong de toutes les ignominies nécessaires à alimenter la peur et le rejet de la population chinoise à l’égard de la pratique. A leur tour, les médias étrangers ont repris sans sourciller la propagande du parti dans leur propres colonnes. Des pressions diplomatiques très fortes sont soumises auprès des gouvernements étrangers pour leur interdire de défendre et de parler du Falun Gong sous peine de sanctions commerciales.

    A l’intérieur de la Chine, le bureau 6.10, véritable gestapo, est créé pour traquer, emprisonné et torturé les pratiquants de Falun Gong afin de leur soutirer des informations et leur faire abandonner leur croyance. Chaque gouvernement local, chaque responsable du parti communiste dans chaque ville et village de Chine, chaque école et chaque entreprise, chaque citoyen chinois est exhorté de dénoncer des pratiquants de Falun Gong, sous peine d’amendes et contre récompense. Les pratiquants de Falun Gong sont licenciés de leurs entreprises, leurs enfants ne peuvent plus aller à l’école et quand ils sont arrêtés, ils sont emprisonnés par centaines de milliers dans les camps de travaux forcés et centre de lavage de cerveaux. Devant l’ampleur d’un tel désastre humanitaire et humain se déroulant aujourd’hui devant nos yeux, on peut essayer de comprendre la réticence des journalistes, reporters, rédacteurs en chef des médias français à vouloir traiter le sujet, mais le choix des mots dans ce contexte peut faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre.

    Notre pays pendant la seconde guerre mondiale a très bien connu l’idéologie et la répression. A cette époque, si les médias avaient été aussi importants qu’aujourd’hui et si ils avaient la liberté d’expression qu’ils ont aujourd’hui, auraient il parlé du génocide des juifs ?  Auraient-ils parlé des faits pour expliquer la persécution et les camps de concentration ? Ou auraient ils reproduit la propagande du régime?

    Le premier à avoir donné une alerte internationale a été l’avocat chinois des droits de l’homme Gao Zhizheng avec ses lettres ouvertes au gouvernement chinois en 2004 et 2005. Par la suite, il a été sequestré par les autorités chinoises jusqu'à aujourd'hui. En 2007, il réussit à écrire une lettre décrivant ses 50 jours de tortures (Partie 1, Partie 2, Partie 3, Partie 4)

    En 2006, ce sont l’avocat international des droits de l’homme David Matas, et l’ancien Ministère des Affaires étrangères canadien pour l’Asie Pacifique David Kilgour, qui publiaient un rapport d’enquête révélant un système de prélèvements d’organes à vif à grande échelle, à des fins commerciales, pratiqué sur les pratiquants de Falun Gong dans les prisons chinoises. Récemment David Kilgour a demandé une nouvelle fois récemment à mettre fin aux crimes contre l’humanité en Chine.

    Depuis 1999, le Congrès Américain, le Parlement Européen, les Parlements Australiens, Suédois, Israéliens, etc.., des personnalités politiques de premier plan, des ONG de défense des droits de l’homme et des libertés dans le monde se sont prononcés pour appeler à la fin de la persécution du Falun Gong en Chine. Cela peut être vérifié dans la presse étrangère par exemple récemment avec le plus grand hebdomadaire allemand Die Zeit qui a publié une enquête de 4 pages sur les atrocités des prélèvements d’organes en Chine et parfois dans la presse française.

    Alors pour revenir au titre un peu provocateur de cet article, est ce que les médias français participent à la persécution en Chine, en ne traitant pas ce sujet ou en reprenant la propagande du régime chinois, c’est une question qui peut se poser. Il ne s’agit pas pour autant de pointer du doigt le très bon travail réalisé par Jean-Michel Carré dans le documentaire diffusé sur Arte et le travail quotidien des journalistes des différents grands médias, mais une fois qu’on connaît les faits, il est toujours temps de bien faire.

  • François Hollande en Chine, manifestation devant l’Ambassade de Chine à Paris

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    Alain Tong, président de l’association Falun Gong France aux côtés de Zhang Jiang, un étudiant présent lors du massacre de la place Tian An Men de 1989 faisant un discours ce jeudi 25 avril 2013 devant l’ambassade de Chine à Paris (Laurent Gey, Epoch Times)

    Hasard du calendrier, le 25 avril 2013 coïncide cette année avec l’arrivée de François Hollande en Chine et la date anniversaire de l’appel de Zhongnanhai à Pékin marquant le début de la persécution du Falun Gong. François Hollande en visite éclair de deux jours en Chine est le premier chef d’État à être reçu depuis la prise de fonction du nouveau président Xi Jinping, il y a 5 semaines. Au programme de cette rencontre diplomatique préparée quelques semaines plus tôt par Laurent Fabius, la coopération économique entre les deux pays et l’équilibre de la balance commerciale concernant les exportations françaises. Sur la question des droits de l’homme le président français avait rencontré le 2 avril dernier les ONG françaises de défense des droits de l’homme en Chine, pour préparer sa ligne de conduite lors de la rencontre.

    Le 25 avril est aussi la date anniversaire de l’appel pacifique de Zhongnanhai à Pékin en 1999, célébrée cet après midi devant l’ambassade chinoise à Paris. Cet appel avait fait suite aux prémices de la persécution lorsque 10 000 pratiquants de Falun Gong s’étaient rendus au centre des pétitions de Pékin, à la demande des autorités locales régionales, pour faire appel. Jiang Zemin, ancien chef du parti, voyant à tort menace à son pouvoir en interdit la méthode à partir du 20 juillet 1999, en instiguant une campagne de répression et de diffamation sans précédent. A l’image de toute dictature autoritaire qui se respecte, la machine de répression est mise en marche: police spéciale pour traquer les pratiquants, arrestations, tortures, camps de travaux forcés, lavages de cerveaux, propagande par les médias d’états et pressions diplomatiques à l’étranger.

    C’est pourquoi l’association Falun Gong en France accompagnée d’une cinquantaine de pratiquants et citoyens français ont manifesté pacifiquement cet l’après midi devant l’ambassade de Chine à Paris dans le 8ième arrondissement.  Devant les pressions de l’ambassade chinoise, le dépôt de la manifestation avait été refusé par l’ancien Préfet en 2010, décision invalidée ensuite par le Tribunal Administratif de Paris autorisant par la même les manifestations devant l’ambassade pour le Falun Gong et faisant jurisprudence.

    Parmi les intervenants, le jeune chinois Wang Zhe a pu témoigner de l’inhumanité à laquelle il a dû faire face en 2001 parce qu’il pratiquait le Falun Gong. Il avait déjà témoigné le 20 juillet 2012, seulement quelques mois après être arrivé en France et avoir demandé son statut de réfugié politique.

    La persécution du Falun Gong a été qualifiée par plusieurs responsables politiques et responsables d’ONG internationaux de génocide à l’échelle de la Chine. Depuis 2006, un rapport d’enquête de l’avocat international David Matas et de l’ancien secrétaire d’état canadien d’Asie Pacifique David Kilgour ont apporté les preuves d’un vaste réseau de prélèvements d’organes à vif dont était victime les pratiquants de Falun Gong et organisé en Chine à des fins commerciales. David Kilgour a d’ailleurs appelé récemment à mettre fin à ces crimes contre l’humanité.

    Cependant pendant la visite diplomatique de François Hollande en Chine, la bataille interne au parti communiste chinois à propos du Falun Gong continue à faire rage, alors que Xi Jinping vient de prendre officiellement la tête du parti depuis quelques semaines. En effet, Xi est train de négocier en coulisse avec la faction rivale de Jiang Zemin coupable d’avoir organisé illégalement la persécution du Falun Gong et causant le mécontentement grandissant de la population. C’est d’ailleurs dans ce contexte que Wen Jiabao, rangé du côté de Xi Jinping, avait annoncé dans plusieurs discours début 2012 qu’il fallait arrêter dans les plus brefs délais la persécution du Falun Gong (et aussi des étudiants de la place Tienanmen réprimés le 4 juin 1989) et de les dédommager des injustices qu’ils avaient subi.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/4/25/n3508270.htm

  • Des prélèvements d’organes à la réforme politique contrainte

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    Il y a quelques semaines, le groupe dirigé par l’ancien dirigeant du Parti communiste chinois Jiang Zemin semblait gagner du terrain dans la lutte pour le pouvoir. Le groupe de Jiang est connu pour être notoirement violent et corrompu. Ils ont participé activement au massacre de la Place Tiananmen et sont à l’origine de la persécution du Falun Gong, une discipline spirituelle, en 1999, le nom de «Faction aux mains couvertes de sang» leur a été attribué.

    Profitant de la mort scandaleuse du fils de M. Ling Jihua, le groupe de Jiang a empêché Hu Jintao de prendre une position politique plus importante. Ils avaient aussi réussi à maintenir Bo Xilai en tant que représentant du Congrès du Peuple, avec une immunité pour les poursuites pénales jusqu’à la fin du mois d’octobre, alors que le retrait de Bo était largement attendue depuis des mois.

    Bo Xilai est le chef déchu du Parti de Chongqing, trahi par son bras droit, l’ancien chef de la police et maire adjoint, Wang Lijun. La campagne politique du style Mao de Bo rivalisait depuis des années avec la direction du PCC à Pékin. Il était considéré par le groupe de Jiang comme le meilleur successeur à la direction communiste, en raison de son implication active dans la persécution du Falun Gong.

    Pendant ce temps, le chef de la sécurité Zhou Yongkang, qui est connu pour avoir conspiré avec Bo pour renverser Xi Jinping, avait réussi à conserver son poste et à rester l’un des neuf membres du Comité permanent du bureau politique – le petit groupe qui dirige le PCC – jusqu’à sa retraite en novembre. Zhou est le chef de «la faction aux mains couvertes de sang», il a supervisé la persécution des pratiquants de Falun Gong.

    Au moment où la Chine et le Japon se disputaient la souveraineté des îles Senkaku, le groupe de Jiang profitant de l’occasion avait orchestré des manifestations à l’échelle nationale, pour manipuler le nationalisme chinois. Cependant, ils ont intégré des messages de propagande dans les slogans de la manifestation, qui appelaient à la résurgence d’une société du style Mao. Ils ont, en outre, affiché un culte zélé dédié à Bo. Les manifestations ont dégénéré dans certaines villes et ont créé une crise internationale ainsi qu’un chaos interne au moment du changement de direction du Parti.

    Le pari de Jiang Zemin

    Les observateurs chinois peuvent être perplexes quant aux raisons pour lesquelles le groupe de Jiang joue avec sa vie en causant des interférences, même après avoir accepté de coopérer avec Hu et Xi en échange d’une l’immunité pour les crimes de Bo.

    La réponse la plus probable est que le groupe de Jiang sait qu’il ne pourra pas échapper à des poursuites pénales, si «la Faction aux mains couvertes de sang» perd le pouvoir. Les crimes de ce groupe ont violé les exigences les plus élémentaires requises pour un minimum d’humanité – le pire de leurs crimes a été les prélèvements forcés d’organes sur des pratiquants de Falun Gong pour en faire un commerce.

    Le livre Prélèvements meurtriers écrit par un ancien secrétaire d’État canadien (Asie-Pacifique), David Kilgour et l’avocat des droits de l’homme canadien, David Matas, considère qu’entre 2000 et 2005, 41 500 transplantations d’organes ont été réalisées en Chine, pour lesquelles la source la plus probable est des prisonniers pratiquants de Falun Gong. David Matas a estimé que sur les 10 000 transplantations actuelles réalisées en Chine, 8 000 sont susceptibles d’être effectuées avec les organes prélevés sur des pratiquants.

    Lire la suite sur Epoch Times: http://www.epochtimes.fr/front/12/11/10/n3507401.htm

  • Les pratiquants de Falun Gong européens se rassemblent à Bruxelles, appelant à la fin de la persécution par le Parti communiste chinois

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    Bruxelles est le centre politique de l’Union européenne, et connue pour être la capitale de l’Europe. Le 26 octobre 2012, les pratiquants de Falun Gong européens s’y sont rassemblés pour faire la démonstration de la beauté de la pratique, appelant les gens à aider à mettre fin à treize ans de persécution brutale par le Parti communiste chinois.


    Exercices de groupe dans le Parc du Jubilee

    Dans la matinée, des éclats d’une musique douce et apaisante se sont fait entendre depuis le Parc du Jubilé (Cinquantenaire Jubelpark) jusque sur la place Schuman où sont situés les quartiers généraux de l’Union européenne. Des centaines de pratiquants Falun Gong s’étaient rassemblés dans le parc pour une pratique de groupe.

    En dépit d’une légère pluie, tous étaient concentrés et pleins d’énergie, attirant l’attention des passants qui s’arrêtaient pour regarder. Beaucoup ont sorti leurs mobiles ou leurs caméras pour capturer la scène paisible.

     

    Appeler à la fin de la persécution au centre politique de l’Europe

    À midi, les pratiquants de Falun Gong de toute l’Europe ont tenu un grand rassemblement place Schumann, apprenant aux gens que le Falun Gong enseigne à être de bonnes personnes en suivant le principe d’Authenticité, Bonté et Tolérance, mais qu’il est persécuté par le Parti communiste chinois (PCC), qui est allé jusqu’à prélever les organes de pratiquants de Falun Gong encore vivants pour le profit.

    Le président de l’Association Falun Dafa européenne a lu une déclaration au rassemblement : "L’Association Falun Dafa européenne appelle le vainqueur du Prix Nobel 2012, qui est aussi le plus grand partenaire commercial de la Chine, l’Union européenne, à adopter une nouvelle approche des droits de l’homme afin de prendre toutes les mesures nécessaires. Dabord, à différents niveaux de contact avec le régime du PCC, l’Union européenne devrait publiquement condamner le PCC dans les termes les plus forts et demander une enquête sur le crime inhumain de prélever de force les organes de pratiquants de Falun Gong. Deuxièmement, elle demande que le régime du PCC cesse sa diffamation, ses conspirations et ses crimes contre l’humanité, et relâche tous les pratiquants de Falun Gong emprisonnés."

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    De nombreux pratiquants de Falun Gong ayant souffert de la persécution en Chine continentale étaient présents au rassemblement. Certains avaient subi des prélèvements de sang lors de leur détention illégale pour tester leur type sanguin et différents paramètres. De tels examens de sang sont largement considérés comme établissant une base de données de compatibilité pour le prélèvement d’organes qui s’ensuit.

    Ces treize dernières années, les pratiquants de Falun Gong de toute l’Europe ont persisté à informer les gens des injustices subies par leurs compagnons de pratique en Chine, de manière pacifique et rationnelle. Ils ont publiquement appelé à la fin de la persécution, attirant l’attention et le soutien d’un nombre croissant de gens. Des personnalités de toute l’Europe assistaient au rassemblement Place Schumann ou avaient envoyé des lettres de soutien, y compris le Vice-président du Parlement européen, demandant au PCC de mettre fin immédiatement à la persécution du Falun Gong.


    Soutien de personnalités de toute l’Europe

    M. Oreste Rossi, un membre du Comité environnemental du Parlement européen, a exprimé son regret de ne pas pouvoir assister au rassemblement disant dans sa lettre : “Vous tous qui soutenez les droits de l’homme en Chine je ne pourrai malheureusement pas assister à votre évènement, parce que devant voter à la session plénière du Parlement européen à Strasbourg. Je regrette sincèrement de ne pas être avec vous pour soutenir vos efforts pour obtenir justice."

     

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    M. Rossi pense que le prélèvement d’organes sur des pratiquants de Falun Gong encore vivants par le PCC ne peut pas être toléré : "Ce qui est arrivé aux pratiquants de Falun Gong et à de nombreux dissidents, sont des crimes contre l’humanité. Utilisant ceux qui sont exécutés pour dissimuler le retrait des organes de ceux détenus est une violation des standards internationaux et doit être interdit."

    Il a déclaré " Je considère cela comme une disgrâce pour l’UE et ses états membres, de savoir que le PCC viole les droits humains et la liberté de croyance, et de considérer pourtant la Chine comme un partenaire commercial majeur. "

    M. Rossi a finalement exprimé son espoir que la Chine renaîtra bientôt dans le printemps de la liberté et de la démocratie.

    Le Vice-président du Parlement européen et le Président du Parti européen démocrate libéral et de la réforme, M. Graham Watson, a également envoyé une déclaration à l’occasion du rassemblement : "Le rassemblement d’aujourd’hui, ainsi que les efforts incessant des pratiquants de Falun Gong, a montré la dévotion de beaucoup et la détermination de soutenir la liberté de croyance.

    L’Histoire nous a montré comment des militants résolus et pacifiques peuvent fermement soutenir la liberté de croyance. Le rassemblement d’aujourd’hui inspirera tous les efforts incessants pour promouvoir le respect des droits de l’homme en Europe et au-delà. J’aimerais témoigner mon respect à vous tous rassemblés ici aujourd’hui et à tous les militants en chine continentale et en dehors."

    Lire la suite de l'article sur: http://fr.clearharmony.net/articles/201211/110819.html

  • La persécution du Falun Gong complique les luttes de pouvoir à Pékin

    Falun Gong, Chine, persecution, Bo Xilai , Wang lijun, lutte de pouvoir, crimes, humanitéLes dirigeants, coupables de crimes contre l’humanité, craignent de se voir accusés.

    Le scandale de l’affaire Wang Lijun-Bo Xilai a fait fondre le secret qui entoure généralement les dirigeants chinois. Ce qui rend la bataille politique actuelle à Zhongnanhai aussi intense, complexe et difficile à résoudre pendant cette année extrêmement sensible de changement du pouvoir, c’est l’implication de certains dirigeants du plus haut niveau dans la persécution du Falun Gong.

    Durant les semaines qui ont suivi le début de l’affaire, les rumeurs sur les combats politiques de l’élite chinoise ont atteint leur paroxysme avec la mise à pied et l’arrestation de Bo Xilai, suivies par des rumeurs de coup d’État, suivies d’autres rumeurs selon lesquelles Zhou Yongkang, ministre de la Sécurité de l’État, avait été arrêté. On peut s’attendre à voir tomber encore d’autres têtes.

    Wang Lijun, ancien député maire et chef de la police de Chongqing, s’est réfugié à l’ambassade des États-Unis à Chengdu pour demander l’asile politique le 6 février 2012 – un fait sans précédent dans l’histoire récente de la Chine et une humiliation pour les dirigeants chinois craignant toujours de perdre la face. Vingt-quatre heures plus tard, Wang a été escorté à Pékin par de hauts responsables du ministère de la Sécurité d’État et on n’a plus entendu parler de lui depuis.

    Les dirigeants du parti communiste chinois (PCC) appartenant à différentes factions se sont employés à maintenir leur position de pouvoir. Mis à part le fait que la lutte pour le pouvoir au sein du PCC s’est intensifiée pour atteindre de nouveaux sommets, les raisons exactes et les motivations des actes des dirigeants en place échappent encore au monde extérieur.

    La divulgation, durant la visite de Xi Jinping aux États-Unis, par le gouvernement américain des informations données par Wang Lijun a déstabilisé Pékin. Xi Jinping a été désigné pour devenir le chef du PCC au 18e Congrès en octobre. D’après le reportage du journaliste Bill Gertz dans le Washington Free Beacon, un membre officiel du gouvernement américain a indiqué que Bo Xilai et Zhou Yongkang ont planifié de saboter systématiquement l’ascension vers le pouvoir de Xi (langage poli pour dire qu’ils vont témoigner contre lui et prendre le pouvoir pour eux).

    Cela a ravivé d’autant la lutte interne pour le pouvoir déjà compliquée et tendue. Les dirigeants du PCC savent qu’il n’est pas facile de faire tenir tranquille le gouvernement des États-Unis. C’est devenu un sujet d’inquiétude sérieux pour les élites du pouvoir de savoir quels autres secrets honteux contenus dans les documents livrés par Wang vont être révélés.

    Naturellement, les 25 membres qui supervisent les affaires du parti communiste ont tous pour but de maintenir le pouvoir du PCC. Ils savent aussi que s’ils ne contrôlent pas correctement l’affaire Wang Lijun, cela aura de sérieuses conséquences. Non seulement le régime peut tomber mais cela peut leur coûter aussi leur tête.

    Ce qu’on sait à propos de Wang, c’est qu’il a commis des crimes en tant que chef de la police de Chongqing, y compris l’arrestation illégale et la torture d’hommes d’affaires sous l’égide de la campagne contre le crime intitulée «frapper sur le marché noir». Wang était aussi profondément impliqué dans la persécution du groupe spirituel du Falun Gong, y compris la collecte d’organes prélevés sur des milliers de pratiquants du Falun Gong.

    Derrière de nombreux crimes de Wang, se tient Bo Xilai arrêté dernièrement, qui a orchestré la campagne «chanter des chants rouges et frapper le marché noir». Bo a été relevé de son poste de secrétaire général du parti communiste de Chongqing le 15 mars et se trouverait actuellement en résidence surveillée.

    On peut dire que la majorité des cadres supérieurs du PCC ne soutiennent pas la campagne de Bo et pourraient trouver un accord concernant Wang et Bo.

    Lire la suite de l'article: http://www.epochtimes.fr/front/12/4/1/n3506224.htm

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