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parti communiste chinois - Page 7

  • L’art bien maîtrisé de la carotte et du bâton

    tiananmen_parti.jpgVoici un très bon article de Courrier International sur la légitimité et les méthodes du parti communiste en Chine

    Le Parti communiste chinois a très bien su utiliser le développement économique pour conserver – et renforcer – son emprise sur le pays.

    Vingt ans après le massacre de la place Tian’anmen, la Chine est assaillie par une série de problèmes plus graves encore qu’en 1989. Le plus urgent, manifestement, est de sortir le pays de la récession dans laquelle il est entré voilà un an. Malgré les appels répétés de Hu Jintao, secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC) depuis sept ans, en faveur de l’établissement d’une “société harmonieuse”, les résultats sont mitigés. La légitimité du régime chinois repose aujourd’hui en grande partie sur la croissance économique. Maintenant que celle-ci est entamée par le déclin de la demande extérieure, et par les déséquilibres internes dus au faible niveau de consommation et à une trop grande dépendance vis-à-vis des investissements, le PCC se trouve confronté à la question qui prévalait déjà en 1989 : quelle est sa raison d’être ?

    Pour les étudiants protestataires de Pékin et des autres villes du pays, soutenus par une large part de la population, le PCC était devenu, il y a vingt ans, le bastion d’un pouvoir mercantiliste agissant dans son propre intérêt plutôt que dans celui du pays. A leurs yeux, la croissance, dont le parti s’était prévalu depuis que Deng Xiaoping avait lancé une réforme économique axée sur le marché à la fin de 1978, avait produit des inégalités, favorisant les détenteurs du pouvoir, générant de la corruption et désavantageant les personnes vivant d’un revenu fixe (ou d’une bourse d’étudiant). Le régime politique était resté résolument hiérarchique. Indépendamment de la teneur des messages délivrés, les dirigeants continuaient à se comporter comme des empereurs promulguant des décrets du haut de la porte Tian’anmen [face à la place du même nom].


    Dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, le recours à la force a servi une nouvelle fois à régler un conflit et permis à des dirigeants conservateurs de s’imposer au détriment du réformateur Zhao Ziyang, le secrétaire général du Parti. Bien des problèmes qui se posaient en 1989 persistent aujourd’hui. En 2007 et au début de 2008, la croissance s’est emballée. Ces dernières années, malgré tous les efforts de Hu Jintao pour construire sa société harmonieuse, le coefficient de Gini, qui sert à mesurer les écarts de richesse au sein d’une société, a augmenté. Une enquête récente effectuée sur Internet montre que le principal grief exprimé par les Chinois est la corruption. Hormis quelques cibles de premier plan, comme le directeur du Bureau de l’alimentation et des médicaments, qui a été exécuté en juillet 2007 pour avoir reçu des pots-de-vin, les campagnes contre la concussion ont peu d’effets ou, comme dans le cas de Cheng Liangyu, le secrétaire du Parti à Shanghai, qui a été démis de ses fonctions [et condamné à dix-huit ans de prison en 2008], ont des motivations essentiellement politiques. Les travailleurs chinois ne peuvent adhérer qu’au syndicat officiel. L’aristocratie communiste s’est développée, la moitié des membres actuels du Bureau politique étant des “princes”, c’est-à-dire des descendants des dirigeants de la première génération. La primauté du droit demeure fragile, la police et les tribunaux faisant respecter la loi selon les ordres des autorités. Le sens de la responsabilité est faible, comme en a témoigné, en 2008, le scandale du lait en poudre frelaté [voir CI no 935, du 2 octobre 2008], où les efforts pour étouffer l’affaire n’ont pris fin qu’après la mort de nourrissons.

    Par-dessus tout, le contrat imposé par les chars le 4 juin 1989 demeure en vigueur. Le PCC garantit l’essor économique du pays tant que sa domination politique n’est pas remise en question. Même avec la crise de cette année, les dirigeants du Parti ont déployé tous leurs efforts pour encourager la reprise, afin de conforter le message de M. Hu affirmant que seul le PCC peut permettre à l’économie chinoise de prospérer. Lors de la réunion annuelle de l’Assemblée nationale du peuple, en mars, son président, Wu Bangguo, le numéro deux du Comité permanent du Bureau politique, a bien réaffirmé qu’il n’y avait pas de place en Chine pour une démocratie de style occidental. Pourtant, il ne faut pas y voir un signe d’immobilisme. Le modèle léniniste perpétué par le PCC autorise celui-ci à modifier à sa guise les termes du marché. Même si cela lui attire des conflits avec des groupes d’intérêt et des bastions hostiles au changement, le Parti a procédé à une mutation d’envergure depuis 1989. Il s’efforce d’instaurer une nouvelle forme d’“Etat éclectique” [référence à l’ouvrage de David Shambaugh China’s Communist Party: Atrophy and Adaptation, University of California Press, 2008, non traduit en français] en recourant à des pratiques tant autochtones qu’étrangères pour s’adapter à l’évolution du monde. La caractéristique du gouvernement chinois de la dernière génération, surtout depuis 1989, est de mettre l’accent sur le monopole du pouvoir du PCC tout en s’impliquant totalement dans la définition d’un modèle de croissance. Maintenant que celui-ci demande à être révisé, le Parti se trouve confronté à un défi de nature similaire. Mais la capacité d’adaptation darwinienne dont il a fait preuve en passant du maoïsme à l’économie de marché, ou de l’utopisme à la politique gestionnaire, n’est pas mince. Quoi qu’on souhaite, il est difficile de déterminer d’où viendrait l’incontournable démocratisation que l’on prédit pour la Chine.

    […]
    Tiré de Courrier International: http://www.courrierinternational.com/article/2009/05/28/l-art-bien-maitrise-de-la-carotte-et-du-baton

  • La WOIPFG soutient la class action chinoise contre la répression du Falun Gong

    L'organisation mondiale d'enquête sur la persécution du Falun Gong (WOIPFG) a récemment déclaré soutenir la class action amorcée en Chine par des familles de la province du Heilongjiang, qui poursuivent le Parti communiste chinois pour avoir persécuté un ou plusieurs de leurs proches, membres du mouvement bouddhiste Falun Gong.

    Cette déclaration fait suite à la lettre ouverte, le 11 août, signée par «chaque famille d'un pratiquant du Falun Gong illégalement détenu dans la prison de Daqing». Dans cette lettre, les proches et amis de 56 membres du mouvement bouddhiste exposent en grand détail ce que ceux-ci ont subi en prison durant ces dernières années. La lettre accuse en particulier le bureau 610, l'organe semi-officiel du pouvoir chargé de coordonner la lutte contre le groupe pacifiste, d'avoir «pris le pouvoir sur la justice et la police en Chine».

    Onze membres du Falun Gong ont perdu la vie suite aux mauvais traitements dans la prison de Daqing, et une centaine y sont toujours détenus, indique la WOIPFG, qui explique mener elle-même des actions en justice à l'étranger afin que les responsables de la répression soient poursuivis s'ils quittent le territoire chinois.

    Wang Zhiyuan, porte-parole de la WOIPFG, se réjouit de la procédure légale commencée dans le Heilongjiang: «Ils ont osé dire 'non' à la dictature du parti communiste chinois. Nous soutenons énergiquement leur démarche et faisons appel aux proches des autres pratiquants de Falun Gong pour que eux aussi ils osent parler publiquement».

    Tiré de Sound of Hope: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Aujourdhui-en-Chine-05.09.2009.html

  • Qu'est ce que le Parti communiste Chinois - Partie 2

    L’utilisation de mensonges pour justifier la violence

    On peut mesurer le niveau de civilisation par le degré de violence qu’un régime utilise. En recourant à la violence, les régimes communistes représentent clairement un immense pas en arrière dans la civilisation humaine. Malheureusement, le Parti communiste a été considéré comme progressiste par ceux qui croyaient que la violence est un moyen nécessaire pour faire avancer la société.

    L’acceptation de la violence doit être observée à la lumière du deuxième trait héréditaire du Parti communiste : l’usage habile et inégalé de la tromperie et des mensonges.

    «Depuis notre plus jeune âge, nous avons considéré les Etats-Unis comme un pays sympathique. Cette idée est due en partie au fait que les Etats-Unis n’ont jamais occupé un autre pays, ni lancé d’attaques contre la Chine. Plus fondamentalement, la bonne impression qu’ont les Chinois des Etats-Unis repose sur leur caractère ouvert et démocratique.»

    C’est ce qu’on pouvait lire dans un éditorial publié le 4 juillet 1947 dans le Xinhua Daily, journal officiel du PCC. A peine trois ans plus tard, le PCC envoyait des soldats combattre les troupes américaines en Corée du Nord et dépeignait les Américains comme les impérialistes les plus pervers du monde. Chaque Chinois vivant en Chine continentale serait surpris de lire ce point de vue écrit il y a plus de 50 ans. Le PCC a interdit toute publication citant des passages similaires et en a publié des versions réécrites.

    Depuis son arrivée au pouvoir, le PCC a employé le mensonge dans l’élimination des contre-révolutionnaires (1950-1953), à l’occasion de la « coopération » entre les entreprises publiques et privées (1954-1957), lors du mouvement anti-droitier (1957), de la Révolution culturelle (1966-1976) et du massacre de Tiananmen (1989), ainsi que plus récemment au cours de la persécution du Falun Gong (1999). L’exemple le plus tristement célèbre a été la persécution des intellectuels en 1957. Le PCC avait demandé aux intellectuels d’exprimer leurs opinions mais il les a après coup persécutés en tant que « droitiers » utilisant leurs discours comme preuves de leurs « crimes ». Lorsque certains ont dénoncé cette persécution comme une conspiration ou un « complot fomenté dans l’ombre », Mao a affirmé publiquement : «Ce n’est pas un complot fomenté dans l’ombre, mais un stratagème visible de tous».

    La tromperie et les mensonges ont joué un rôle très important dans la prise de pouvoir du PCC et son maintien. La Chine a l’histoire la plus longue et la plus complète du monde et les intellectuels chinois croient depuis toujours en l’histoire. Le peuple chinois a utilisé l’histoire pour évaluer la réalité actuelle et même pour parvenir à une évolution spirituelle sur le plan personnel. Pour que l’histoire serve l’actuel régime, le PCC a fait un usage courant de l’altération et de la dissimulation de la vérité historique. Dans sa propagande et ses publications, le PCC a réécrit l’histoire de périodes aussi lointaines que celle des Printemps et Automnes (770-476 av. J.-C.) et des Royaumes combattants (475-221 av. J.-C.), jusqu’à celle de la récente Révolution culturelle. Depuis 1949, de telles altérations ont perduré pendant plus d’un demi-siècle, et tous les efforts pour restaurer la vérité historique se sont heurtés à l’obstruction du PCC.

    Lorsque la violence n’est plus suffisante pour maintenir le contrôle, le PCC recourt à la tromperie et aux mensonges qui servent à justifier et à masquer le règne de la violence.

    Bien sûr, il nous faut admettre que la tromperie et les mensonges ne sont pas des inventions du Parti communiste, mais ce sont de très anciennes infamies que le Parti communiste a utilisées en toute impunité. Le PCC a promis des terres aux paysans, des usines aux travailleurs, la liberté et la démocratie aux intellectuels et la paix pour tous. Aucune de ces promesses ne s’est réalisée. Une génération de Chinois est morte trompée, et une autre génération continue d’être escroquée. À la plus grande tristesse des Chinois, c’est l’aspect le plus malheureux de la nation chinoise.

    Des principes toujours changeants

    Lors du débat télévisé présidentiel américain de 2004, un candidat a dit qu’on pouvait changer ses tactiques si nécessaire, mais qu’on ne devrait jamais changer ses «croyances» ou ses «valeurs essentielles» sans quoi «on n’est tout simplement plus crédible». Cette déclaration fait bien comprendre un principe général.

    Le Parti communiste est un exemple typique. Depuis sa création, il y a plus de 80 ans, le PCC, a tenu 16 congrès nationaux et modifié 16 fois la constitution du Parti. En plus de cinq décennies de pouvoir, le PCC a opéré cinq modifications majeures de la Constitution chinoise.

    L’idéal du Parti communiste est l’égalité sociale menant à une société communiste. Toutefois, sous le contrôle communiste, la Chine est devenue le pays où les inégalités économiques ont creusé l’écart le plus grand. Beaucoup de dignitaires du Parti sont devenus extrêmement riches tandis que 800 millions de gens vivent au-dessous du seuil de pauvreté.

    La ligne théorique directrice du PCC a évolué du marxisme-léninisme, auquel a été ajouté le maoïsme, en y incluant aujourd’hui les pensées de Deng Xiaoping et récemment celle de Jiang, les «Trois Représentations». Le marxisme-léninisme et le maoïsme ne sont pas du tout compatibles avec les théories de Deng et l’idéologie de Jiang, elles leur sont opposées. Ce méli-mélo de théories communistes utilisé par le PCC est en effet une rareté dans l’histoire humaine.

    Les principes du Parti communiste se sont largement contredits les uns les autres en évoluant. Depuis l’idée d’une intégration globale qui transcenderait l’Etat-nation jusqu’au nationalisme extrême d’aujourd’hui, de l’élimination de toute propriété privée et de toutes les classes exploitantes jusqu’au concept actuel qui encourage les capitalistes à rejoindre le Parti, les principes d’hier se sont inversés dans la politique d’aujourd’hui et on s’attend demain à d’autres changements. Peu importe combien de fois le PCC change ses principes, le but demeure clair : prendre et maintenir le pouvoir, prolonger le contrôle absolu de la société.

    Au cours de son histoire, à plus d’une dizaine de reprises, le PCC a connu des luttes internes «de vie et de mort». En réalité, tous ces conflits ont coïncidé avec le transfert de pouvoir à la suite de changements dans les principes de base du Parti.

    Chaque changement dans les principes est venu d’une crise inévitable rencontrée par le PCC, menaçant sa légitimité et sa survie. Que ce soit la collaboration avec le parti du Kuomintang, une politique extérieure pro-américaine, la réforme économique et l’expansion du marché, ou encore la promotion du nationalisme, chacune de ses décisions est survenue à un moment de crise et avait pour but de gagner ou de consolider le pouvoir. Chaque cycle de persécution d’un groupe, suivie d’un renversement de cette persécution, a été lié à des changements dans les principes de base du PCC.$

    Un proverbe occidental dit que la vérité est immuable et que le mensonge est changeant. Il y a là une certaine sagesse.

    Comment la nature du Parti remplace et élimine la nature humaine

    Le PCC est un régime autoritaire de type léniniste. Depuis les débuts du Parti, trois lignes de base ont été établies : la ligne intellectuelle, la ligne politique et la ligne organisationnelle. La ligne intellectuelle se réfère à la philosophie fondatrice du Parti communiste. La ligne politique se réfère à la mise en place de buts. La ligne organisationnelle se réfère, elle, à la manière dont les buts peuvent être atteints dans le cadre d’une organisation stricte.

    Les membres du PCC, tout comme ceux qu’il dirige, reçoivent en premier lieu et avant tout des ordres ; leur obéissance inconditionnelle est requise. Telle est la nature de la ligne organisationnelle.

    En Chine la plupart des gens sont conscients de la double personnalité des membres du PCC. En privé, ce sont des êtres humains ordinaires avec des sentiments de joie, de colère, de chagrin et de gaieté. Ils ont les mérites et les faiblesses de personnes ordinaires. Ils peuvent être parent, mari, femme ou ami. Mais la nature du Parti se place au-dessus de la nature humaine et des sentiments qui, selon les exigences du Parti communiste, transcendent le sentiment d’humanité. De cette manière, le sentiment d’humanité devient relatif et malléable alors que la nature du Parti devient absolue, au-delà de tous les doutes et de tous les défis.

    Pendant la Révolution culturelle, des pères et des fils se sont torturés entre eux, des maris et des femmes ont lutté l’un contre l’autre, des mères et leurs filles se sont dénoncées mutuellement, des étudiants et leurs professeurs se sont traités comme des ennemis. Les principes du Parti ont motivé les conflits et la haine. Dans la première période du règne du PCC, certains de ses hauts dignitaires se sont retrouvés impuissants lorsque les membres de leur famille ont été étiquetés comme ennemis de classe et réprimés. Une fois encore, cela découlait de la nature du Parti.

    L’emprise de la nature du Parti sur l’individu est la conséquence de l’endoctrinement prolongé du PCC. L’entraînement commence à l’école maternelle, où les réponses attendues par le Parti sont récompensées, alors qu’elles ne correspondent ni au bon sens ni à la nature humaine de l’enfant. Les apprenants reçoivent un enseignement politique en primaire, dans le secondaire et jusqu’à l’université. Ils apprennent à suivre les réponses standard validées par le Parti, sinon ils ne sont pas autorisés à passer les examens et recevoir les diplômes.

    Un membre du Parti doit rester dans la ligne du Parti lorsqu’il s’exprime en public quoiqu’il pense en privé. La structure organisationnelle du Parti communiste est une pyramide gigantesque, avec le pouvoir central au sommet qui contrôle la hiérarchie toute entière. Cette structure unique est une des caractéristiques les plus importantes du régime du PCC. Elle participe à produire une absolue conformité.

    Aujourd’hui le PCC a complètement dégénéré en une entité politique luttant pour préserver son propre intérêt. Elle ne poursuit plus aucun des buts élevés du communisme. Toutefois, la structure organisationnelle du communisme est maintenue et son exigence de conformité absolue n’a pas changé. Ce parti, se situant lui-même au-dessus de l’humanité et de la nature humaine, élimine toute organisation ou toute personne considérée comme une menace ou comme une menace potentielle pour son propre pouvoir, qu’il s’agisse de citoyens ordinaires ou de hauts fonctionnaires du PCC.

     Tiré des 9 commentaires sur le Parti communiste chinois:

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/9-Commentaires-sur-le-Parti-communiste/Quest-ce-quest-le-Parti-communiste.html

  • Regardez NTDTV en français, et restez informé sur l'actualité de la Chine

    NTDTV New Tang Dynasty Television est une télévision chinoise indépendante diffusée dans le monde entier. Des reportages sur la culture chinoise traditionnelle à des informations qui sortent rarement de Chine, cette télévision a pour objectif de montrer un autre visage de la Chine, plus humain, plus culturel et moins contrôlé par la propagande du parti communiste chinois. Elle diffuse notamment de nombreux reportages sur la persécution du Falun Gong, sujet tabou pour le gouvernement chinois, notamment avec le commerce d'organes à leur encontre.

    Regardez NTDTV en français, et restez informé sur l'actualité de la Chine

    http://english.ntdtv.com/ntdtv_en/ns_french/index.html

    Regardez NTDTV en français, et contribuez à la liberté de la presse chinoise en France. En effet, depuis le 16 juin 2008, Eutelsat, 1er opérateur satellite européen basé à Paris, a coupé le signal satellite de NTDTV vers la Chine. Cela est intervenu 1mois 1/2 avant les JO, et des enquêtes de Reporters sans Frontières et de Députés Européens ont apporté les preuves que cette coupure était orchestrée pour répondre aux pressions politiques du parti communiste chinois et à la condition de futurs contrats commerciaux avec la Chine.

    Depuis 477 députés Européens ont adopté une résolution demandant à Mr Beretta Pdg d'Eutelsat de rétablir le signal au nom de la liberté de la presse, du pluralisme des médias et du respect des droits de l'homme défendus dans la définition même de l'Europe. Mr Beretta n'en a rien fait, refusant même une invitation au Parlement Européen.

    En effet, Eutelsat se cache derrière une erreur technique qu'ils savent non vérifiable et falsifiable. La situation devient plus intéressante encore lorsque l'on apprend que 27% de son capital appartient à la Caisse des Dépôts et Consignations, c'est à dire le contribuables et le gouvernement français et que l'entreprise vient de choisir un lanceur chinois avec la collaboration de Thalès plutôt qu'Ariane Espace pour effectuer le prochain envoi de satellites.

    Nous avons donc d'un côté le régime chinois qui est un régime repressif et de propagande envers sa population, et de l'autre la "diplomatie française de l'autruche". Une diplomatie française qui ferme les yeux sur les toujours graves et intolérables violations des droits de l'homme sur des millions et de millions de chinois qui sont emprisonnés dans des camps de travaux forcés et des camps de lavage de cerveaux pour avoir voulu agir autrement que la ligne du parti unique, pour avoir voulu penser par eux mêmes ou pour avoir voulu croire en autre chose que le parti communiste chinois.

    Pour vous tenir informé sur la Chine d'aujourd'hui et sur la Chine de demain, regardez NTDTV en français

    Laurent Gey

     

  • Qu’est ce qu’est le Parti communiste chinois? - Partie1

    Préambule
    Pendant plus de 5 000 ans, le peuple chinois a créé, sur la terre nourrie par le fleuve Jaune et le fleuve Yangtse, une civilisation éblouissante. Durant cette longue période de l’histoire, des dynasties sont nées et se sont éteintes, la culture chinoise a prospéré et décliné. De grandes et émouvantes péripéties se sont succédées sur la scène historique de la Chine.
    l'ombre de Mao
    L'ombre de Mao : Une mère et son fils entre dans le musée militaire de Pékin où les accueille une grande statue de l'ancien dictateur Mao. (Stephen Shaver/AFP/Getty Images)
    L’an 1840 ouvre, selon la plupart des historiens, le début de l’ère de la Chine contemporaine, le début de son voyage de la tradition vers la modernité. La civilisation chinoise a dû faire face à quatre épisodes majeurs de défis et de réponses. Les trois premiers comprennent l’invasion de Pékin par une force alliée anglo-française au début des années 1860, la guerre sino-japonaise en 1894 (aussi appelée la « Guerre Jiawu ») et la guerre russo-japonaise dans le Nord-Est de la Chine en 1906. La Chine a répondu à ces trois défis par un mouvement d’occidentalisation : importation de biens et d’armes modernes, transformations institutionnelles à travers le mouvement de Réforme de 1898 , tentative à la fin de la dynastie Qing d’instaurer un régime constitutionnel, puis enfin la Révolution Xinhai (ou Révolution Hsinhai) de 1911 .

    À la fin de la Première Guerre mondiale, la Chine, bien que sortie victorieuse, ne faisait pas partie des grandes puissances. Beaucoup de Chinois voyaient comme des échecs les réponses de leur pays à ces trois grands défis. Le mouvement du 4 mai allait mener à la quatrième tentative de répondre aux défis précédents, aboutissant à l’occidentalisation complète de la culture chinoise à travers le mouvement communiste et sa révolution radicale.

    Cet article traite de l’issue du dernier épisode, à savoir le mouvement communiste et le Parti communiste. Examinons de près le résultat de ce que la Chine a choisi, ou peut-être devrait-on dire, ce qui lui a été imposé. 160 ans sont passés, près de 100 millions de personnes sont décédées de mort non naturelle, et presque tout de la culture et de la civilisation traditionnelles chinoises a été détruit.


    I. S’appuyer sur la violence et la terreur pour conquérir et maintenir son pouvoir

    «Les communistes ne s'abaissent pas à dissimuler leurs opinions et leurs projets. Ils proclament ouvertement que leurs buts ne peuvent être atteints que par le renversement violent de tout l'ordre social passé.» Cette citation est tirée du dernier paragraphe du Manifeste du Parti communiste, le document principal du Parti communiste (PC). La violence est le seul et le principal moyen par lequel le Parti communiste est parvenu au pouvoir. Ce trait de caractère s’est transmis à toutes les formes ultérieures du Parti qui sont apparues depuis sa création.

    En fait, le premier Parti communiste au monde a été établi bien des années après la mort de Karl Marx. L’année qui a suivi la Révolution d’Octobre de 1917, le « Parti communiste (bolchevique) de Russie » (plus tard plus connu sous le nom du « Parti communiste de l’Union soviétique ») est né. Ce Parti s’est développé en employant la violence contre les « ennemis de classe » et il s’est maintenu par la violence aussi contre les membres du Parti et les citoyens ordinaires. Pendant les épurations orchestrées par Staline dans les années 1930, le Parti communiste soviétique a massacré plus de 20 millions de soi-disant espions et traîtres, ainsi que ceux qui étaient soupçonnés d’avoir des opinions différentes.

    A suivre

    Tiré des Neuf Commentaires sur le Parti Communiste

  • Comment le Parti communiste chinois a détruit la culture traditionnelle

    Partie1

    La culture est l’âme d’une nation. C’est un facteur spirituel aussi important pour l’humanité que les facteurs tangibles comme la race et la terre.

    L’histoire de la civilisation d’une nation est en grande partie guidée par ses développements culturels. La destruction complète d’une culture traditionnelle ne peut qu'entraîner la fin d’une nation. D’anciennes nations aux civilisations glorieuses se sont éteintes lorsque leur culture a été détruite même si des éléments de leurs races ont survécu. La Chine est le seul pays au monde dont l’ancienne civilisation s’est transmise sans interruption pendant 5 000 ans. La destruction de sa culture traditionnelle est un crime impardonnable.

    La culture traditionnelle de la Chine, qu’on croit être un héritage divin, a commencé avec des légendes comme celle de la création du paradis et de la terre par Pangu , celle de la création des humains par Nüwa , celle de l’identification de centaines d’herbes médicinales par Shennong et celle de l’invention des idéogrammes chinois par Cangji . « L’homme suit la terre, la terre suit le ciel, le ciel suit le Tao et le Tao suit ce qui est naturel . » Le taoïsme parle de l’unité du ciel et de l’humanité, c’est cette sagesse qui coule dans les veines de la culture chinoise. « Un grand enseignement incite à cultiver la vertu . » Il y a plus de 2 000 ans, Confucius a ouvert une école pour enseigner aux étudiants et il a transmis à la société les idéaux confucéens représentés par les cinq vertus cardinales de bienveillance, droiture, bienséance, sagesse et fidélité. Au premier siècle, le bouddhisme de Sakyamuni est arrivé dans l’est de la Chine avec ses promesses de compassion et de salut pour tous les êtres, la culture chinoise y a gagné en diversité et en profondeur. Puis, le confucianisme, le taoïsme et le bouddhisme sont devenus des croyances complémentaires de la société chinoise, amenant la dynastie Tang (618-907) au sommet de sa gloire et de sa prospérité, comme cela est connu de tous sous les cieux.

    Bien que la nation chinoise ait subi maintes fois dans l’histoire invasions et attaques, la culture chinoise a montré une grande endurance et une grande résistance et son essence s’est continuellement transmise. L’unité des cieux et de l’humanité est la cosmologie de nos ancêtres. Il est communément accepté que le bien sera récompensé et que le mal sera puni. C’est le principe élémentaire consistant à ne pas faire aux autres ce que nous ne voudrions pas que l'on nous fasse. « Loyauté, piété filiale, dignité et justice » ont établi les critères de base pour un être humain dans ce monde, « bienveillance, droiture, bienséance, sagesse et fidélité » sont devenus une norme de moralité à la fois pour un individu et pour toute la société. Avec de tels principes, la culture chinoise incarnait l’honnêteté, la bonté, l’harmonie et la tolérance. Les monuments funéraires du peuple chinois expriment la révérence envers « le ciel, la terre, le monarque, les parents et l’enseignant ». C’est une expression culturelle des traditions chinoises profondément enracinées qui comprennent la vénération de la divinité (le ciel et la terre), la loyauté au pays (le monarque), les valeurs de la famille (les parents) et le respect pour les enseignants. La culture traditionnelle chinoise recherchait l’harmonie entre l’homme et l’univers et mettait l’accent sur l’éthique individuelle et la moralité. Elle se basait sur les croyances dans les pratiques du confucianisme, du bouddhisme et du taoïsme et apportait au peuple chinois tolérance, progrès social, protection de la moralité humaine et croyance juste.

    Tiré des "9 commentaires sur le parti communiste chinois"

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/465/52/

  • Constitution 2008, le parti communiste chinois réagit

    Le 9 décembre, à la veille de la Journée Internationale des Droits de l’Homme, la « Constitution 2008 » de la Chine a été rendue publique par 300 personnalités de l’élite intellectuelle chinoise, des avocats et des défenseurs des droits de l’homme. Un texte qui a immédiatement provoqué une vive réaction des autorités chinoises.

    Trente ans après le « mur de la démocratie » en Chine et alors que le régime communiste chinois a signé la Convention internationales sur les droits civiques et politiques, la Chine reste le seul pays parmi les grandes puissances mondiales à vivre sous la dictature du parti unique. Face à cet environnement politique responsable de désastres humains et incubateur de crises sociales majeures, les signataires de la «Constitution 2008» veulent créer les bases d’une nouvelle Chine.

    Le contenu de la « Constitution 2008 »

    Le préambule de la Constitution 2008 indique que les progrès politiques supposés dont le parti communiste chinois fait affiche n’existent que sur le papier : Les lois devant protéger les citoyens et leurs droits existent mais ne sont pas appliquées, une constitution existe mais n’est pas liée à un système constitutionnel effectif. Toute tentative de réforme politique est écrasée par le parti au pouvoir, donnant libre cours à une corruption endémique, à l’absence de protection des droits humains et aux conséquences associées : polarisation de la société, larges zones de non-droit, effondrement de l’éthique économique et sociale, développement économique instable, et destruction dramatique de l’environnement.

    Pour les signataires, la « cocotte-minute » sociale est proche de l’explosion si une réforme drastique de tout le système politique n’est pas mise en place. Ce que la Constitution 2008 formalise est l’exigence d’une Chine retrouvant les idéaux de liberté et de démocratie, exigence traduite par un système constitutionnel dans lequel les pouvoirs législatif et exécutif seraient séparés : élection au suffrage universel libre du corps parlementaire, indépendance de la justice, égalité entre zones rurales et urbaine, liberté d’association, liberté de création de partis politiques, liberté de parole et de religion…

    Les 19 grandes revendications de la Constitution 2008 dessinent une Chine de centre-droit voyant coexister propriété privée, réforme de système d’imposition et éducation publique et sécurité sociale généralisée. Point saillant déjà vu dans des proposition précédentes, l’établissement d’une république fédérale permettant de mieux gérer l’immensité du territoire chinois… autrement dit le système antique du mandarinat chinois ayant assuré la stabilité des dynasties impériale, et de façon plus moderne le fédéralisme des Etats-Unis et de l’Inde, les deux autres géants géographiques.

    Nervosité communiste

    La publication de la Constitution 2008 n’a pas tardé à provoquer une réaction du parti communiste chinois : l’arrestation de l’un des auteurs du texte, Liu Xiaobo. La police a également encerclé la maison de M. Yu Jie, un autre auteur, poursuivi pour "tentative de putsch".

    M.Yu Jie est actuellement en Californie où il participe à une conférence religieuse. Interrogé par Kou Tianli, journaliste de Radio Free Asia, M. Yu indique que sa femme lui a annoncé par téléphone que plusieurs voitures de police et un grand nombre de policiers encerclaient leur maison. D’après l’épouse de M. Yu, certains de ceux-ci portaient casques anti-émeute et gilets pare-balles.
    Les 300 premiers signataires de la Constitution 2008 comprennent certains des plus grands activistes des droits humains, comme le juriste pékinois Yu Haocheng, le compositeur shanghaïen Sha Yexin, le secrétaire personnel de l’ancien président chinois Zhao Ziyang (destitué par avoir refusé de soutenir la répression de la place Tian An Men en 1989), les écrivains Liu Xiaobo et Dai Qing, le journaliste Gao Yu et bien d’autres.

    Selon un article du site Internet crd-net.org, parmi les 440 signataires suivants se distinguent le dissident Yan Jiaqi, qui vit actuellement à New York; Yang Jianli, directeur de recherche à l'Université de Harvard, Wang Juntao, Wang Dan, et autres personnalités de l’intelligentsia chinoise. Une troisième liste de signataires de la Constitution 2008 est actuellement en cours de finalisation.

    Tiré de La Grande Epoque

  • Qu’est ce qu’est le Parti communiste chinois?

    armee congres 1.jpgLe Parti communiste chinois (PCC) est le parti dirigeant la République populaire de Chine depuis 1949. Exception faite des 8 partis minoritaires et sans pouvoirs, le PCC est de facto le parti unique de la République populaire de Chine (RPC).Fondé le 1er janvier 1921 dans le quartier colonial français de Shanghai, il fut dirigé par Mao Zedong. En 2006, le parti comptait 70 millions de membres ce qui en fait le plus grand parti au monde.Enorme structure sociale, le PCC dirige la politique de la Chine populaire à tous les niveaux depuis son accession au pouvoir en 1949

    Longtemps dominée par Mao Zedong, la structure du Parti a été détruite pendant la Révolution Culturelle et remplacée par l'armée populaire de la libération. Suite à la mort de Lin Biao en 1971, l'APL perd peu à peu son pouvoir au profit du PCC. Deng Xiaopoing continue la reforme du PCC à partir de 1978.Son organisation est toujours informelle. Dans les faits, 1 000 à 2 000 personnes détiennent l'essentiel du pouvoir ; c'est une forme d'oligarchie.

    En Chine chaque poste à responsabilité (juge, chef d'entreprise, etc) est doublé d'un poste politique, sauf lorsque le responsable occupe un niveau suffisant dans l'organisation du parti. Cette « non séparation des pouvoirs » et les conflits d'intérêt qui en découlent expliquent en partie les problèmes endémiques de corruption au sein du parti.

     

     

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