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parti communiste chinois - Page 3

  • Les leçons d’Auschwitz rapportées en Chine

    Le Premier ministre chinois Wen Jiabao (troisième depuis la droite) lors de la visite de l'ancien camp nazi allemand d'Auschwitz-Birkenau. Lorsque le Premier ministre Wen Jiabao a choisi de s’exprimer sur le site du camp de concentration d'Auschwitz, il parlait au peuple chinois, estiment les auteurs de cet article.
    Le Premier ministre chinois Wen Jiabao (troisième depuis la droite) lors de la visite de l'ancien camp nazi allemand d'Auschwitz-Birkenau. Lorsque le Premier ministre Wen Jiabao a choisi de s’exprimer sur le site du camp de concentration d'Auschwitz, il parlait au peuple chinois, estiment les auteurs de cet article. (Pawel Ulatowski/AFP/GettyImages)

    Les remarques du Premier ministre Wen Jiabao à Auschwitz pointent les crimes du Parti communiste chinois

    «Le drame d’Auschwitz est une tragédie pour toute l’humanité», a déclaré le Premier ministre de la République populaire de Chine, Wen Jiabao, lors d’une visite à Auschwitz le 27 avril 2012. «La tragédie est passée, mais les leçons transmises resteront à jamais», a précisé Wen à la fin de son discours.

    En sortant d’Auschwitz, Wen Jiabao a signé le livre d’or avec ces mots: «En connaissant l’histoire, nous sommes en mesure de nous projeter vers le futur».

    Depuis sa libération en 1945, le camp de concentration d’Auschwitz a été considéré comme un symbole du mal fait à l’homme. On estime que 1,3 million de personnes, en grande majorité juives, mais aussi des Polonais, des Tziganes et d’autres encore, ont été exterminées par le régime nazi dans ce camp.

    L’évocation d’Auschwitz par Wen Jiabao se produit dans le contexte de changements rapides qui ont lieu à Pékin et qui rendent possible d’envisager un nouveau type d'avenir pour la Chine.

    Bo Xilai, un ancien poids lourd du PCC, a été relevé de toutes ses fonctions au PCC et est actuellement l’objet d’une enquête interne.

    Il a aussi été signalé que Zhou Yongkang, membre permanent au Comité permanent du Bureau politique et chef de la puissante Commission des Affaires politiques et législatives, est également l’objet d’enquêtes.

    A Chongqing, les proches de Bo Xilai ont fait l’objet d’une «purge», et le chef du PCC, Hu Jintao et Wen Jiabao ont été occupés à rassembler les militaires et plusieurs figures du PCC derrière eux. Un changement majeur dans le paysage politique en Chine est en train de prendre place.

    Comme le disent Hu et Wen, le monde – et le peuple de Chine- sont dans l’attente d'une réponse à cette question: qu'est-ce que ce changement signifie? Après que le vent sera retombé, est-ce que cela sera un simple remaniement? Ou alors est-ce quelque chose de nouveau qui va émerger?

    Au cours de toute sa carrière, Wen a été associé à ceux qui voulaient apporter la réforme au sein du PCC. Dans ses discours, il mentionne régulièrement la nécessité de mettre la primauté du droit et la démocratie en Chine et parle d'une Chine dont le gouvernement est indépendant du PCC - une perspective impensable pour quelqu'un comme Bo Xilai.

    Mais ce qui a été abordé par Wen à Auschwitz est quelque chose de plus fondamental que la primauté du droit et la promotion de la démocratie.

    Lire la suite sur: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Les-lecons-dAuschwitz-rapportees-en-Chine.html

  • D'anciens cadres du PCC publient une lettre ouverte adressée à Hu et Wen

    Zhou Yongkang, membre du Comité permanent du Politburo
    Zhou Yongkang, membre du Comité permanent du Politburo – la plus haute instance dirigeante du Parti communiste chinois – pourrait être expulsé du Parti tout comme son protégé, Bo Xilai. (Liu Jin/AFP/Getty Images)

    Seize anciens cadres du Parti communiste chinois ont publié le 9 mai, sur Internet, une lettre ouverte adressée aux dirigeants chinois, Hu Jintao et Wen Jiabao.

    L'auteur de la lettre, Yu Yongqing, a confirmé son authenticité lors d'une entrevue téléphonique avec The Epoch Times.

    La lettre émet plusieurs requêtes concernant le haut dirigeant Zhou Yongkang, dont son retrait du Comité permanent du Politburo; son retrait du rôle de secrétaire de la Commission des affaires politiques et législatives (CAPL); que Zhou admette ses torts dans la persécution du Falun Gong; que Zhou démissionne de tout autre poste, y compris son adhésion au Parti; et que Zhou fasse l'objet d'une enquête par la Commission centrale de discipline.

    Zhou Yongkang est aux commandes de l'appareil de sécurité chinois en dirigeant la CAPL et il est un des neuf membres du Comité permanent du Politburo, la plus haute instance du pouvoir au sein du régime. Des rumeurs avaient fait surface au mois de mars que Zhou – assisté par Bo Xilai qui a récemment été disgracié et expulsé – avait planifié un coup d'État pour empêcher Xi Jinping de devenir le prochain dirigeant suprême et pour installer à la place Bo dans les plus hautes sphères.

    Geste audacieux
    La lettre des signataires est particulièrement intéressante, car elle dénonce un homme qui a le pouvoir de les faire disparaître.

    «Habituellement, les auteurs de telles lettres ont des demandes générales, comme la mise en œuvre de réformes politiques», explique le chroniqueur Zhang Tianliang. «Il est très rare qu'une seule personne soit prise à partie.»

    La lettre a été publiée sur le site web Canyu.org, appartenant à la China Free Press.

    La lettre demande également que Liu Yunshan soit démis de ses fonctions de directeur du Département de la propagande (sous Li Changchun) et qu'on l'empêche de participer à la prochaine rencontre du Comité permanent lors du 18e Congrès national du peuple.

    Liu Yunshan, considéré par plusieurs comme faisant partie de la faction de Hu Jintao au sein du Parti, est un des dix candidats considérés pour un poste sur le Comité permanent.

    Les crimes de Mao et de ses successeurs
    Les 16 signataires de la ville de Zhaotong, province du Yunnan, ont énuméré les crimes de Mao Zedong et de ses successeurs. Ils ont aussi dénoncé l'intention de Zhou Yongkang et de Bo Xilai de ramener la Révolution culturelle et de planifier un coup d'État à Chongqing.

    Yu Yongqing a déclaré : «Dans plusieurs mouvements, les intellectuels et les agriculteurs ont été sauvagement réprimés. Après les tourments de la Révolution culturelle de Mao Zedong en Chine, ses successeurs Deng Xiaoping et Jiang Zemin ont été responsables du massacre de Tiananmen en 1989 et de la persécution actuelle du Falun Gong.»

    Yu Yongqing estime que ces évènements ont ruiné l'avenir de la Chine et que les protagonistes devraient être tenus pour responsables. Le gouvernement doit innocenter les gens persécutés, selon lui. Si le PCC ne change pas, les gens vont se soulever et le renverser.

    Un autre signataire, Wu Zhibo, a dit croire que Pékin savait que Zhou Yongkang soutenait Bo Xilai. Il a aussi dit que la Chine ne devrait pas retourner aux jours obscurs et chaotiques de la Révolution culturelle.

    La lettre souligne que plutôt que de critiquer sérieusement la Révolution culturelle et les crimes commis par Mao Zedong, et d'éliminer l'influence persistante de la Révolution culturelle, le Comité central du Parti valorise encore l'idéologie de Mao et a déformé l'histoire afin de camoufler ses crimes. Par exemple, la statue de Mao se dresse encore sur la place Tiananmen.

    La lettre ajoute que l'idéologie de Mao a joué un rôle fondamental dans les troubles politiques en Chine actuellement concoctés par Zhou Yongkang  et l'ex-secrétaire du Parti à Chongqing, Bo Xilai. Sans la tentative de défection au consulat américain de l'ex-chef de police de Chongqing et bras droit de Bo Xilai, Wang Lijun, le 6 février dernier, la Chine aurait fait face à des conséquences inimaginables, indique la lettre.

    Version originale : Party Veterans Publish Open Letter to Hu and Wen


    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Danciens-cadres-du-PCC-publient-une-lettre-ouverte-adressee-a-Hu-et-Wen.html

  • Les sanctions contre Bo Xilai pourraient annoncer de plus grands troubles politiques

    Chine, politique, Bo Xilai, Parti communiste chinois, cctvDes articles publiés dans les médias officiels chinois indiquent que l'ancien chef du Parti communiste chinois (PCC) à Chongqing, Bo Xilai, pourrait être puni plus sévèrement après avoir été démis de ses fonctions, selon différents analystes. Démontrant la gravité avec laquelle Pékin traite l'affaire Bo Xilai, des efforts ont été mis en branle afin d'expliquer la situation aux membres du Parti et au public.

    L'agence officielle Xinhua a annoncé le 10 avril à 23 heures que Bo Xilai avait été retiré du Comité central du Parti communiste chinois et du Politburo. Une minute plus tard, Xinhua a annoncé que l'épouse de Bo, Gu Kailai, avait été livrée aux agences chargées de faire appliquer la loi relativement à la mort suspecte de l'homme d'affaires britannique de 41 ans, Neil Heywood.

    La même nouvelle s'est aussi répandue comme une traînée de poudre sur Weibo, un important site de microblogue en Chine continentale, mais elle a été rapidement censurée.

    Selon le quotidien hongkongais Ming Pao, le 11 avril le PCC a fourni des documents à ses responsables au niveau du comté en montant, diffusant des informations concernant Bo Xilai et son épouse pour des fins de soi-disant «séances d'étude» visant à expliquer pourquoi Bo était purgé des rangs du parti.

    Néanmoins, Ming Pao a rapporté que les documents ont immédiatement été rappelés pour des raisons inconnues. Ming Pao a également rapporté que les comités de rédaction des grands journaux de Pékin avaient été convoqués pour discuter de comment rapporter l'affaire Bo Xilai.

    Des commentateurs indiquent qu'un tel traitement envers un haut dirigeant du PCC n'a pas été constaté depuis la Révolution culturelle il y a plus de 30 ans.

    Réactions sceptiques
    Après la publication de l'article de Xinhua, plusieurs doutes ont été émis sur Internet concernant le scandale impliquant Bo et les facteurs qui sont vraiment à l'origine de la turbulence dans les plus hauts échelons du parti.

    Liu Gang, un ex-dirigeant du mouvement étudiant de Tiananmen en 1989, a écrit sur le blogue «Mouvement du jasmin chinois» que, selon les méthodes habituelles du PCC, tout ce qui a trait à un membre du Politburo est étouffé et la critique publique n'apparaît que lorsque le membre de haut rang a perdu toute influence politique.

    Liu se demande comment l'enquête sur la mort de Neil Heywood est menée. Il fait remarquer que tant que le dossier est ouvert, personne ne devrait avoir le droit de révéler des informations sur le dossier. Liu demande pourquoi le PCC s'est empressé d'alléguer publiquement que l'épouse de Bo Xilai pourrait être impliquée dans le crime.

    «L'article de Xinhua trompe l'opinion publique. Lorsque Xi Jinping [vice-président chinois] a visité les États-Unis le 15 février, des responsables américains ont dit aux médias que Wang Lijun [ex-chef de la police de Chongqing et bras droit de Bo Xilai] avait exposé le plus grand crime de Bo Xilai, soit qu'il complotait avec Zhou Yongkang [chef de la Commission des affaires politiques et législatives, en charge de l'appareil de sécurité chinois] pour empêcher Xi Jinping de devenir le prochain dirigeant suprême de la Chine», suggère Wang Hua, commentateur politique de l'édition chinoise d'Époque Times.

    Tempête politique de plus grande envergure
    Dans l'article de Xinhua au sujet de l'arrestation de l'épouse de Bo, cette dernière était appelée «Bo-Gu Kailai», un nom qu'elle n'a jamais utilisé.

    Le professeur de droit à l'Université de Pékin, He Weifang, a écrit sur son microblogue : «C'est difficile à expliquer, son nom de famille est Gu, alors pourquoi le nom de son mari apparaît-il devant? A-t-elle immigré en Occident, ou [les autorités] tentent-elles de l'associer à son mari? Ce drame n'est pas encore terminé, ça devient de plus en plus passionnant.»

    «Les deux nouvelles sont arrivées en même temps, disant que Bo Xilai était enquêté par la Commission centrale pour l'inspection de la discipline et que son épouse Gu Kailai est suspectée de meurtre, qu'elle a été livrée à la police, ce qui veut dire essentiellement qu'elle a été arrêtée. En mettant ces deux nouvelles ensemble, l'indication est claire, soit que Bo Xilai ne fait pas seulement face à la fin de sa carrière politique, mais bien à une punition beaucoup plus sévère», a mentionné à Époque Times le chroniqueur Wen Zhao.

    Lire la suite sur: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Les-sanctions-contre-Bo-Xilai-pourraient-annoncer-de-plus-grands-troubles-politiques.html

  • La persécution du Falun Gong complique les luttes de pouvoir à Pékin

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    Les dirigeants, coupables de crimes contre l’humanité, craignent de se voir accusés

    Le scandale de l’affaire Wang Lijun-Bo Xilai a fait fondre le secret qui entoure généralement les dirigeants chinois. Ce qui rend la bataille politique actuelle à Zhongnanhai aussi intense, complexe et difficile à résoudre pendant cette année extrêmement sensible de changement du pouvoir, c’est l’implication de certains dirigeants du plus haut niveau dans la persécution du Falun Gong.

    Durant les semaines qui ont suivi le début de l’affaire, les rumeurs sur les combats politiques de l’élite chinoise ont atteint leur paroxysme avec la mise à pied et l’arrestation de Bo Xilai, suivies par des rumeurs de coup d’État, suivies d’autres rumeurs selon lesquelles Zhou Yongkang, ministre de la Sécurité de l’État, avait été arrêté. On peut s’attendre à voir tomber encore d’autres têtes.

    Wang Lijun, ancien député maire et chef de la police de Chongqing, s’est réfugié à l’ambassade des États-Unis à Chengdu pour demander l’asile politique le 6 février 2012 – un fait sans précédent dans l’histoire récente de la Chine et une humiliation pour les dirigeants chinois craignant toujours de perdre la face. Vingt-quatre heures plus tard, Wang a été escorté à Pékin par de hauts responsables du ministère de la Sécurité d’État et on n’a plus entendu parler de lui depuis.

    Les dirigeants du parti communiste chinois (PCC) appartenant à différentes factions se sont employés à maintenir leur position de pouvoir. Mis à part le fait que la lutte pour le pouvoir au sein du PCC s’est intensifiée pour atteindre de nouveaux sommets, les raisons exactes et les motivations des actes des dirigeants en place échappent encore au monde extérieur.

    La divulgation, durant la visite de Xi Jinping aux États-Unis, par le gouvernement américain des informations données par Wang Lijun a déstabilisé Pékin. Xi Jinping a été désigné pour devenir le chef du PCC au 18e Congrès en octobre. D’après le reportage du journaliste Bill Gertz dans le Washington Free Beacon, un membre officiel du gouvernement américain a indiqué que Bo Xilai et Zhou Yongkang ont planifié de saboter systématiquement l’ascension vers le pouvoir de Xi (langage poli pour dire qu’ils vont témoigner contre lui et prendre le pouvoir pour eux).

    Cela a ravivé d’autant la lutte interne pour le pouvoir déjà compliquée et tendue. Les dirigeants du PCC savent qu’il n’est pas facile de faire tenir tranquille le gouvernement des États-Unis. C’est devenu un sujet d’inquiétude sérieux pour les élites du pouvoir de savoir quels autres secrets honteux contenus dans les documents livrés par Wang vont être révélés.

    Naturellement, les 25 membres qui supervisent les affaires du parti communiste ont tous pour but de maintenir le pouvoir du PCC. Ils savent aussi que s’ils ne contrôlent pas correctement l’affaire Wang Lijun, cela aura de sérieuses conséquences. Non seulement le régime peut tomber mais cela peut leur coûter aussi leur tête.

    Ce qu’on sait à propos de Wang, c’est qu’il a commis des crimes en tant que chef de la police de Chongqing, y compris l’arrestation illégale et la torture d’hommes d’affaires sous l’égide de la campagne contre le crime intitulée «frapper sur le marché noir». Wang était aussi profondément impliqué dans la persécution du groupe spirituel du Falun Gong, y compris la collecte d’organes prélevés sur des milliers de pratiquants du Falun Gong.

    Derrière de nombreux crimes de Wang, se tient Bo Xilai arrêté dernièrement, qui a orchestré la campagne «chanter des chants rouges et frapper le marché noir». Bo a été relevé de son poste de secrétaire général du parti communiste de Chongqing le 15 mars et se trouverait actuellement en résidence surveillée.

    On peut dire que la majorité des cadres supérieurs du PCC ne soutiennent pas la campagne de Bo et pourraient trouver un accord concernant Wang et Bo.

    Néanmoins, quant à la question du Falun Gong, surtout en ce qui concerne les crimes de prélèvements d’organes, les cadres supérieurs du parti sont divisés en deux groupes. D’un côté, avec Jiang Zemin, Zhou Yongkang, Li Changchun, Jia Qinglin, Luo Gan, et de l’autre avec Hu Jintao, Wen Jiabao, Xi Jinping, Li Keqiang, He Guoqiang.

    Il est évident que la persécution du Falun Gong est la question fondamentale à laquelle les cadres supérieurs du PCC ne peuvent se soustraire. Pour avoir été impliqués de manière active dans la persécution du Falun Gong, Wang Lijun, Bo Xilai, Zhou Yongkang, Li Changchun, Jia Qinglin, et Luo Gan sont liés au «camp de Jiang [Zemin]». C’est Jiang qui a ordonné la persécution le 20 juillet 1999. Afin de poursuivre la persécution et d’éviter d’être accusés d’en être les responsables après leur démission, Zhou Yongkang et d’autres dans le camp de Jiang espéraient amener Bo Xilai – également coupable – au sein des neuf membres de la commission permanente du Politburo. Protéger Bo c’est se protéger eux-mêmes. C’est pourquoi Zhou et Li et d’autres ne veulent pas voir Bo Xilai puni.

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  • Comment négocier avec les Chinois?

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    La notion de «partenaire d’affaires» avec un étranger n’existe tout simplement pas chez les Chinois.

    L’Américain aborde généralement les négociations dans un esprit de «gagnant-gagnant». Mais lorsqu’il tente de faire affaire avec des interlocuteurs chinois, il y laisse généralement sa chemise. Ce n’est pas une mince affaire, explique Morgan Reed, directeur exécutif de l’Association for Competitive Technologies (ACT). Les Chinois viennent en affaires sans prendre de gants, alors que les entreprises américaines manquent d’agressivité et sont entravées par les principes courant du monde des affaires, qui les empêchent de prendre la réelle mesure de leur adversaire.

    Face à cette situation, Reed a adopté une approche similaire à celle d’un entraîneur: il a intégré le fait que les Chinois jouent un jeu différent et a mis au point toutes sortes d’idées pour aider les Américains à apprendre de ce fait et essayer de réagir en retour. Pour lui, chez les Chinois, la notion de «partenariat d’affaires» avec un étranger n’existe tout simplement pas.  

    La pensée de Reed, à l’égard de la Chine, s’est forgée tôt alors qu’étudiant à la fin des années 1980 il écrivait son mémoire d’université sur le devenir de Hong Kong, lorsque l’île quitterait le giron britannique pour passer sous la coupe du parti communiste chinois.

    Comment remporter un débat?
    Mais il lui était devenu évident que pour mieux comprendre, «il me fallait lire en chinois, en apprendre davantage sur la linguistique et la culture chinoise afin de saisir le sens réel de ce qui se passait autour de moi». Il s’est donc consacré à une étude ardue du «Chengyu», ces expressions idiomatiques généralement composées de quatre caractères et qui résument souvent une leçon ou la morale d’une l’histoire. Dans une discussion, leur utilisation peut être capitale. «Si jamais vous discutez longuement avec un Chinois d’un certain âge, la capacité de livrer le bon Chengyu au bon moment est très appréciée et marquera généralement le tournant de la discussion», raconte Reed.  «Ceux qui sont capables de donner le bon Chengyu remportent toujours les débats».

    Pour mener à bien sa fonction de responsable de ACT, Reed s’inspire de son expérience avec les ordinateurs - son père était professeur d’informatique, ainsi que de son étude de la langue et surtout de la culture d’entreprise actuelle en Chine. ACT dirige des sessions de formation, rédige des rapports et défend les intérêts de ses membres lors des discussions politiques avec le gouvernement des États-Unis. Reed est régulièrement invité à témoigner devant les Comités du Congrès. De par son rôle, Reed constitue un intermédiaire pour les entreprises qui cherchent à percer sur le marché chinois et il reçoit aussi des délégations en provenance de Chine qui veulent en apprendre davantage sur l’innovation. Cela lui confère un large éventail d’échanges avec des acteurs multiples et un trésor conséquent de leçons pour les futurs entrepreneurs qui envisagent l’aventure chinoise.

    Les Chinois ne cherchent pas un compromis, mais un résultat qui les satisfait.

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  • La lutte pour le pouvoir à Pékin annonce la fin du Parti communiste chinois

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    La persécution du Falun Gong tire à sa fin, établissant la fondation d’une Chine stable

    Lorsque l’ancien chef de police de Chongqing, Wang Lijun, s’est réfugié au Consulat américain de Chengdu, le 6 février, parce qu’il craignait pour sa vie, poursuivi par le chef du Parti communiste de Chongqing, Bo Xilai, avec 70 voitures de police et des véhicules blindés, le premier signe d’une lutte de pouvoir aux plus hauts niveaux du Parti communiste chinois (PCC) est apparu.

    Depuis cet évènement, le monde a eu un aperçu de la manière dont les dirigeants du PCC opèrent derrière les portes closes. Le monde a aussi eu la possibilité de comprendre comment l’imposant et puissant organe du PCC appelé le «Commission des affaires politiques et législatives» (CAPL) a violé les lois qu’il était chargé d’appliquer.

    En même temps, les luttes intestines derrière les hauts murs rouges de Zhongnanhai, l’enceinte de la direction du PCC, ont attiré l’attention sur le chapitre le plus sombre de l’histoire de la Chine actuelle : la persécution du Falun Gong, aussi connu sous le nom de Falun Dafa. Il apparaît désormais que cette persécution est au cœur du problème qui se cache derrière les luttes qui rongent le sommet du PCC.

    Fonctionnement illégal
    Le 20 juillet 1999, celui qui était à l’époque le chef suprême du PCC, Jiang Zemin, a lancé la persécution du Falun Dafa. Après cette date, il lui a été difficile de porter seul la responsabilité de cette persécution impopulaire et considérée comme absurde parmi les autres dirigeants du PCC. Plutôt que de changer de cap, Jiang a choisi de continuer à intensifier la persécution en donnant de plus en plus de pouvoir au CAPL.

    Avant Jiang, le CAPL s’occupait principalement des renseignements intérieurs, de la sécurité publique, de la sécurité des dirigeants du PCC, de la rééducation par le travail ainsi que d’autres systèmes judiciaires et de l’application de la loi.

    Sous le règne de Jiang, les pouvoirs du CAPL ont été énormément amplifiés. Le secrétaire du CAPL a été promu au rang de membre du Comité permanent du Politburo, comité de neuf hommes à la tête du PCC, et on lui a donné l’autorité d’utiliser les ressources de la Cour suprême, du Parquet suprême (organe suprême de contrôle du pouvoir judiciaire en Chine, surveille les autres organismes d'État et les fonctionnaires), du ministère de la Sécurité publique, du ministère de la Sécurité d’État, du ministère de la Justice, de la police armée ainsi que d’autres agences à différents niveaux.

    En même temps, le CAPL a développé la Police armée du peuple chinois, lui donnant la capacité d’affronter les militaires. Comme le commentateur de The Epoch Times Wang Hua l’a expliqué : le CAPL est devenu le deuxième centre du pouvoir du PCC.

    Lorsque l’ancien secrétaire du PLAC, Qiao Shi, était en poste, il lui est arrivé d’utiliser la police armée une seule fois sur une période de 10 ans, et elle dépendait du service de police à l’époque.

    Quand l’homme de confiance de Jiang Zemin, Zhou Yongkang, l’a remplacé, il a utilisé la police armée 15 fois l’an, et la force des actions entreprises par la police armée a pris de plus en plus d’importance. Des démolitions forcées des maisons habitées aux vérifications de sécurité lors de réunions, la police armée en est venue à être utilisée fréquemment. Comme le pouvoir du CAPL devenait de plus en plus grand, l’organe s’est permis d’agir totalement au mépris de la loi.

    Jiang Zemin avait peur que ses crimes concernant la persécution du Falun Dafa puissent être punis un jour, c’est pourquoi il ne pouvait faire confiance qu’à ceux qui partageaient sa culpabilité. Il savait que les fonctionnaires qui exécutaient sa persécution ne pourraient jamais le dénoncer sans se condamner eux-mêmes par la même occasion.

    Les règles et les politiques étaient ignorées, et Jiang a, de son propre chef, mis en poste ses hommes de confiance et ses complices aux plus hauts niveaux du Parti. De cette façon, ils pouvaient contrôler directement tout le système légal et maintenir la persécution.

    Au sujet des pratiquants de Falun Dafa, Jiang a donné les ordres de «les diffamer, de les acculer à la faillite et de les détruire physiquement». L’ampleur et l’intensité de la persécution, la quantité de ressources utilisées, la sévérité, la cruauté des méthodes dont ils se sont servis – tout cela était sans précédent.

    Pourtant la seule façon pour Jiang de faire progresser son irrationnelle campagne était de tromper l’opinion publique. Utilisant la capacité du PCC à contrôler toute l’information et à envahir la société avec de la propagande, Jiang a fabriqué de l’information diffamant le Falun Dafa. Deux leurres ont joué ce rôle en particulier : le «1400 cas» et la fausse auto-immolation de la place Tiananmen.

    Propagande
    La machine de propagande du PCC prétendait que le Falun Dafa était la cause de la mort de 1400 personnes décédées par suicide, homicide, alcoolisme, usage de la drogue, refus de soins médicaux, maladies mentales et ainsi de suite. Cette fausse information a été utilisée comme tactique pour introduire la persécution afin que les Chinois s’opposent à cette pratique traditionnelle et pacifique.

    Lire la suite de l'article sur: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Opinion/La-lutte-pour-le-pouvoir-a-Pekin-annonce-la-fin-du-Parti-communiste-chinois.html

  • La responsabilité pour la persécution mine l'avenir des dirigeants du PCC

    Chine, Bo Xilai, Wang Lijun, lutte de pouvoir, parti communiste chinoisDans les luttes de succession au sein du Parti communiste chinois (PCC), les dirigeants cherchent habituellement à s’assurer qu'ils ne seront pas tenus pour responsables des crimes commis pendant leur mandat. Depuis la Révolution culturelle, il n'y a pas eu de plus grand crime commis que la persécution du Falun Gong, et la crainte d'être tenu pour responsable de cette persécution est peut-être au cœur de ce qui est probablement une des luttes pour la succession les plus acharnées de l'histoire du PCC.

    Un câble diplomatique daté de 2009 de l'ambassade américaine à Pékin, publié par Wikileaks, explique un principe régissant les luttes pour la succession observé par plusieurs spécialistes de la Chine : «La caractéristique principale de la politique entourant le leadership était le besoin de se protéger soi-même et de protéger sa famille contre les attaques après avoir quitté son poste. Par conséquent, les dirigeants actuels préparent avec soin des protégés qui défendront leurs intérêts une fois qu'ils sont remplacés», remarque une source anonyme dans le câble.

    Les manigances pour obtenir une position prisée, qui sont continuelles au sein du PCC, se sont intensifiées à l'approche du 18e Congrès du Parti, qui doit se tenir plus tard cette année. Lors de cette réunion, un nouveau chef du PCC – très probablement Xi Jinping – sera nommé, et il y aura un remaniement au sein du Comité permanent du Bureau politique. Les individus à la tête du Parti seront ainsi ancrés dans leur poste jusqu'au prochain congrès, cinq ans plus tard.

    Au cœur des intrigues au sein du Parti se trouvent Bo Xilai, le chef du Parti de la grande ville de Chongqing (centre-ouest de la Chine), et Zhou Yongkang, qui dirige le puissant Comité des Affaires politiques et législatives et qui supervise le Bureau 610, une agence extrajudiciaire de type Gestapo ayant pour mandat d'éradiquer la discipline spirituelle du Falun Gong.

    Zhou Yongkang et Bo Xilai sont tous deux connus pour faire partie d'une faction du PCC étant restée fidèle à l'ancien dirigeant Jiang Zemin.

    Le journaliste Bill Gertz, du site Internet The Washington Free Beacon, cite un responsable américain indiquant que Zhou est devenu le protecteur de Bo. Après que Wang Lijun, l'ex-chef du Bureau de la Sécurité publique de Chongqing sous Bo Xilai, a quitté le consulat américain de Chengdu où il a probablement tenté d'obtenir l'asile, il a été détenu par les autorités de Pékin. Wang a peut-être révélé les manigances de son ancien patron Bo Xilai afin de donner des munitions à ses adversaires pour bloquer son ascension et l'écarter du pouvoir.

    Selon des responsables américains cités par Gertz, «Zhou Yongkang, le plus haut responsable en matière de sécurité et membre du Comité permanent du bureau politique, a pris contrôle de Chongqing des mains de Bo Xilai. Cependant, Zhou n'a pas permis aux autorités du pouvoir central de poursuivre leur enquête ou d’arrêter Bo.»

    Promotion par la persécution
    La relation spéciale entre Bo et Zhou repose essentiellement sur le fait que tous deux ont rapidement grimpé la hiérarchie du Parti en raison de leur application enthousiaste de la politique de Jiang Zemin prônant l’éradication du Falun Gong.

    Le Falun Gong (aussi appelé Falun Dafa) consiste à pratiquer des exercices de méditation et à vivre selon des enseignements basés sur les principes d'authenticité, de compassion et de tolérance. Après avoir été introduite publiquement en 1992, la discipline s'est propagée très rapidement si bien qu’au début de 1999 un fonctionnaire de l’Administration des loisirs de l’État a suggéré que 100 millions de personnes pratiquaient le Falun Gong.

    Lire la suite sur: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/La-responsabilite-pour-la-persecution-mine-lavenir-des-dirigeants-du-PCC.html

  • Xi Jinping, futur leader Chinois

    Xi Jinping, futur leader Chinois, Maison Blanche, Chine, parti communiste chinois, campagne politiqueLe 14 février, le Président Obama a rencontré à la Maison Blanche Xi Jinping vice-président actuel de la République Populaire de Chine et probable futur dirigeant du Parti Communiste Chinois (PCC) pour la prochaine décennie.

    De manière générale, l'Occident connait très peu les leaders du PCC lorsque ces derniers accèdent au pouvoir, car leurs actions les plus marquantes sont souvent  réalisées dans l'ombre. La personnalité publique de ces dirigeants est soigneusement lissée pour soutenir la propagande du régime.     

    Xi Jinping ne s'est pour sa part pas clairement positionné comme porte-drapeau des programmes du PCC et cette apparente neutralité semble plaire au chefs d'un Parti qui  se déchire  dans des conflits de clans. Le passé de Xi montre un homme aux traits difficilement compatibles -  d'un côté un théoricien et un pragmatique et de l'autre, malgré de fortes connexions américaines, des prises de position anti-américaine.

    Le trait de caractère le plus clairement discernable chez Xi Jinping est certainement son ambition, comme le révèle un câble diplomatique de Jon Huntsman, ancien ambassadeur américain en Chine et  candidat républicain malheureux à l'élection présidentielle américaine 2012. Le câble publié par wikiLeaks en 2010 avait été écrit fin 2009.

    Celui-ci, écrit après l'interview de plusieurs personnes qui connaissent Xi, le décrit comme «extrêmement ambitieux» et oeuvrant depuis sa jeunesse pour obtenir le plus haut poste de dirigeant du Parti . Au moment de la Révolution Culturelle, afin de survivre aux purges politiques, Xi serait devenu «plus rouge que rouge» et aurait fait de grands efforts pour adhérer au Parti Communiste.

    En 2009, cette ambition dévorante a probablement été décisive lorsque Xi a été choisi comme chef du «Projet 6521», un groupe de travail créé pour réprimer les pratiquants du Falun Gong, les Tibétains et les militants pro-démocratie, d'après des documents officiels et les associations militantes. Les hauts responsables du Parti faisaient certainement de l'implication directe de Xi dans la campagne, une condition de son accession au sommet du Parti – lui coupant ainsi toute possibilité de critiquer les campagnes de répression similaires de ses pairs.

    Selon le câble diplomatique, Xi est persuadé que le pouvoir exercé par «une direction engagée du Parti Communiste»  est la clé pour asseoir une stabilité sociale à long terme et une certaine puissance nationale.  Xi qui est fils d'un chef de file de la première génération des révolutionnaires du Parti Communiste, se perçoit comme «un héritier légitime»  du trône du Parti. Il est convaincu qu'il mérite de gouverner la Chine, poursuit le câble.

    Xi est actuellement le vice-président de la Commission Militaire Centrale, le chef de l’École Centrale du Parti et le vice-président de la République Populaire de Chine. Lors du 18eme Congrès du Parti qui aura lieu à la fin de l'année, sa nomination pressentie comme Secrétaire Général du Parti Communiste Chinois sera confirmée. Conformément aux rituels et aux traditions du Parti, son statut officiel et ses titres militaires seront également augmentés.

    En tant que chef de l’École du Parti, Xi est le chef idéologique du groupe pour le régime. Il donne régulièrement des discours dans lesquels il exhorte les jeunes communistes à étudier les théories de Karl Max ; et la plupart du temps il cite les contributions idéologiques des anciens chefs du Parti pour appuyer ses positions. Ses discours ont pour but de glorifier le PCC et son autorité sur la Chine, qui est invariablement décrite comme «magnifique et glorieuse.»

    Dans un récent discours, Xi recommandait aux nouveaux membres du Parti une étude dite cruciale de l'histoire.  Il s'agit évidemment de la version de l'histoire remaniée par le régime,  qui omet largement les campagnes politiques et les famines qui ont tué plus de 80 millions de chinois sous le joug du PCC.

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