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justice en chine - Page 2

  • L'injustice pour ceux qui réclament la justice

    Dans un rapport publié à la veille de la venue de Barack Obama à Pékin, l'organisation Human Rights Watch dénonce la pratique généralisée de l'incarcération des gêneurs de toutes sortes dans des lieux de détention illégaux.

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    Ils font des milliers de kilomètres jusqu’à Pékin pour faire part de leurs doléances aux autorités. Victimes d’expropriations, d’expulsions ou d’abus par des représentants locaux, ils viennent demander justice, mais bon nombre d’entre eux atterrissent dans des prisons sordides et clandestines où ils peuvent être volés, battus, torturés, violés, privés de nourriture, de sommeil ou de soins médicaux. Le gouvernement chinois dément fermement l’existence de telles geôles. "Il n’existe rien de tel en Chine, déclarait en avril un représentant du ministère des Affaires étrangères. La publication, à la veille de la visite en Chine du président Obama, de preuves accablantes à ce sujet pourrait placer le gouvernement chinois dans une situation plus qu’embarrassante.

    Les prisonniers rescapés de ces prisons illégales ont raconté dans le détail les horreurs qu’ils ont subies. Une femme de 46 ans, originaire de la province du Jiangsu, à plus de 1 000 kilomètres au sud-est de la capitale chinoise, se souvient avec effroi de son enlèvement. "Deux hommes m’ont tirée par les cheveux et m’ont jetée dans une voiture, explique-t-elle. J’avais les mains liées et je ne pouvais pas bouger. Ensuite, [de retour au Jiangsu], ils m’ont laissée dans une pièce où deux femmes m’ont déshabillée, avant de me frapper à la tête et sur tout le corps." Une autre femme, originaire de la même province, s’est rendue à Pékin pour se plaindre d’avoir été illégalement expulsée de sa maison, qui a ensuite été démolie. A son retour, elle a été accueillie à la gare par quatre inconnus. Elle a passé 36 jours dans une prison clandestine du Jiangsu.

    Depuis des milliers d’années, les citoyens ordinaires désirant obtenir justice peuvent s'adresser directement aux autorités de Pékin. Cette tradition a survécu au communisme. Longtemps les plaignants se sont exprimés lors de la session parlementaire, qui se réunit une fois par an, en mars. Le Premier ministre, Wen Jiabao, a fait l’éloge de ce système qualifié de "mécanisme de résolution des conflits et [de] soutien à l’expression publique de requêtes et d’intérêts par des moyens légaux". Dans un rapport intitulé "Le chemin de l’enfer", l’organisation Human Rights Watch révèle toutefois que, au lieu d’être écoutés, ces citoyens sont souvent enfermés dans des cellules improvisées dans des dépôts sordides, des hôtels miteux, des pensions appartenant à l’Etat, des cliniques ou des hôpitaux psychiatriques [de tels cas ont déjà été dénoncés et largement commentés par la presse chinoise]. Des représentants officiels du gouvernement, des agents de police ou des voyous engagés pour l’occasion ont pour mission de les capturer, de les emprisonner et de les intimider jusqu’à ce qu’ils renoncent à demander justice.

    "L’existence de prisons clandestines en plein centre de Pékin réduit à néant tous les beaux discours du gouvernement chinois sur son engagement à faire respecter les droits de l’homme et l’Etat de droit, affirme Sophie Richardson, responsable de l’Asie chez Human Rights Watch. Le gouvernement chinois doit immédiatement faire fermer ces installations, ordonner des enquêtes sur les personnes qui s’en occupent et fournir aide et assistance à tous ceux qui en ont été victimes." L’objectif du pouvoir est apparemment de ralentir l’afflux de plaignants, de les décourager et de les empêcher de faire des vagues avec les autorités locales. Les prisons clandestines ont poussé comme des champignons depuis l’abolition de la détention arbitraire pour les vagabonds et autres voyageurs arrivant à Pékin sans autorisation de résidence. Les responsables locaux sont également sous pression et s’efforcent de juguler le nombre de plaignants originaires de leur région, car un afflux massif risquerait de les pénaliser vis-à-vis de leur hiérarchie. L’incarcération et l’intimidation de leurs concitoyens leur semblent préférables.

    Tiré de Courrier International : http://www.courrierinternational.com/article/2009/11/13/l-injustice-pour-ceux-qui-reclament-la-justice

  • Des pratiquants de Falun Gong en Chine jugés non-coupables

    v-21-1079890-1241691281.jpgLe 15 octobre 2009, la cour du district de Louqu dans l'agglomération de Yueyang, province du Henan, ont commencé un "procès" des pratiquants de Falun Gong M. Xu Genyuan et M. Huang Youjun. Leurs avocats ont plaidé non-coupables.

    Tôt ce matin là, Zhang Jiehong, le Chef du Bureau 610 de la ville de Yueyang, a conduit des gardiens de sécurité et du personnel de la communauté du 610 à encercler le tribunal. Chaque personne venue au tribunal a été enregistrée et secrètement prise en photo. A un peu plus de 8h, une longue ligne de personnels de sécurité se tenaient à l'entrée extérieure du tribunal et empêchait tout pratiquant de Falun Gong ou quiconque d'autre d'entrer et d'assister à l'audience.

    Plus d'une dizaine de membres de la famille de M. Xu Genyuan voulaient assister à la séance mais seuls trois d'entre aux ont été autorisé à entrer.

    Tout au long de l'audience, les avocats de M. Xu Genyuan et Huang Youjun ont défendu leurs clients avec un plaidoyer non-coupable. Lorsque le procureur public Li Weixin a accusé les deux pratiquants d'"utiliser une organisation de culte pour miner l'application de la loi," l'avocat M. Zhang Chuanli de Beijing lui a demandé de montrer des documents légaux concrets déclarant que "Falun Gong est un culte". Le procureur est resté silencieux, tandis que les juges et les agents de la sécurité nationale se sont regardés mutuellement, ahuris.

    Plus tard, M. Jin Guanghong a souligné "Les défenseurs croient que l'accusé M. Xu Genyuan et les autres pratiquants de Falun Gong sont des citoyens respectueux des lois. Leur pratique du Falun Gong ne mine pas plus l'application de la loi et les règles administratives qu'elle ne porte atteinte aux intérêts social, public et individuel. Au contraire, les pratiquants accusés ont obtenu la santé physique et mentale en pratiquant Falun Gong et élevé leurs standards moraux. De plus, c'est une contribution positive à la société qu'ils aient recommandé le Falun Gong à d'autres. Il est en même temps bien connu que tous les pratiquants de Falun Gong sont devenus plus aimants et serviables envers les autres. Donc le comportement des accusés ne porte certainement aucun tort à la société. En fait, c'est juste le contraire, il est bénéfique à la communauté."

    "En même temps, les prévenus font valoir que la religion peut purifier l'esprit et l'âme humaine, élever les standards moraux. Les doctrines religieuses encouragent les gens à faire de bonnes actions et à accumuler du De (Vertu), à se soumettre aux lois de l'état et respecter l'ordre public. Cela aide non seulement à créer de bons citoyens, mais favorise aussi la stabilité et l'harmonie sociales. En fait, les pratiquants de Falun Gong sont assurément les facteurs les plus stables pour notre société. Le gouvernement devrait encourager et non réprimer la croyance de ces personnes. Que le gouvernement ait accusé et puni des citoyens pour leurs croyances religieuses a foulé aux pieds les droits humains."

    M. Xu Genyuan et M. Huang Youjun ont plaidé non coupables. Ils ont dénoncé les crimes de Jiang Chao, Fu Wei et d'autres des Brigades de la sécurité nationale des districts de Louqu et de Junshan, qui ont torturé et persécuté ces pratiquants. M. Xu a montré aux juges et au jury les blessures infligées par des brûlures de cigarettes, les cicatrices laissées par les menottes et par des aiguilles de métal sur ses jambes, ses bras et ses mains, et sa tête dont la plupart des cheveux ont été arrachés par les gardiens de la prison. Les membres de la famille de M. Xu ont fait entendre leur indignation et leur ressentiment, et écrit une lettre de plainte contre la branche de Yueyang de la Brigade de sécurité nationale.

    Finalement, les avocats, les pratiquants accusés et leurs membres de famille ont demandé à la cour de prononcer un verdict non coupable et de les relâcher immédiatement. Les juges ont admis que les pratiquants de Falun Gong n'étaient pas coupables, puis l'audience a du être suspendue.

    Tiré de:

    http://www.vraiesagesse.net/news/0910/28/E111831_20091025_fr.html

    Merci aux sites ClearHarmony et Vraie Sagesse de nous apporter des reportages de cette qualité en provenance de l'intérieur de la Chine.

  • Un célèbre dissident jugé à huis-clos en Chine

    Le procès à huis-clos d'un dissident chinois, Huang Qi, qui a défendu les parents des enfants morts lors du tremblement de terre au Sichuan en mai 2008, s'est déroulé mercredi en trois heures, sans que le jugement soit prononcé, a-t-on appris auprès de sa femme et de son avocat.

    Environ 50 proches et partisans de Huang Li ont tenté d'assister à l'audience, qui se déroulait à Chengdu, dans la région du Sichuan, mais la police les a empêché d'entrer, selon Zeng Li, la femme du dissident, jointe par téléphone.

    Huang Qi, 45 ans, est l'un des dissidents les plus connus de Chine. Il a créé un site internet de défense des droits de l'homme et a écrit des articles sur les parents qui ont perdus leurs enfants parce que les écoles n'étaient pas conçues pour résister à un séisme, après le tremblement de terre de mai 2008 au Sichuan qui a fait près de 90.000 morts ou disparus.

    Il est inculpé pour possession illégale de secrets d'Etat, un motif fréquemment utilisé par le régime chinois contre les activistes. Son avocat, Mo Shaoping, a déclaré que son client avait plaidé non coupable.

    Le jugement sera prononcé ultérieurement, à une date non précisée. Huang Qi risque jusqu'à trois ans de prison.

    Tiré du NouvelObs: http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/asiepacifique/20090805.FAP7456/un_celebre_dissident_juge_a_huisclos_en_chine.html

  • Li Heping, un avocat chinois qui a défendu des pratiquants de Falun Gong répond à une interview téléphonique

    Le 31 octobre 2008, l'avocat Li Heping a défendu Wang Sanying, un pratiquant de Dalun Gong, au tribunal du district de Xinhua, ville de Shijiazhuang, province du Hebei. Li Heping a précisé que selon la loi chinoise, la pratique du Falun Gong n'avait rien d'illégal. Mais que c’était en fait la persécution qui était illégale.

    Un journaliste du site web Minghui a interviewé Li Heping au téléphone. Ce dernier a indiqué que la persécution du Falun Gong est une attaque qui vise la conscience des gens et un acte criminel qui viole le pouvoir public.

    Li a expliqué que le Falun Gong peut être considéré comme une croyance religieuse et a ainsi le droit légal d'exister. Il a dit : "Puisque la constitution chinoise stipule que les gens ont la liberté de croyance religieuse, tout ce qui est lié aux religions, y compris faire connaître une religion et exercer des activités en rapport, est légal, de mon point de vue".

    Selon les informations rassemblées par Minghui, issues d'articles rédigés par des pratiquants de Chine, les tribunaux du parti communiste chinois (PCC) citent souvent l'article 300 du droit pénal comme base pour condamner les pratiquants de Falun Gong à de lourdes peines d'incarcération. Cependant, comme Li le voit, l'article 300 lui-même viole la loi. Il a dit : "Il y a une phrase dans l'article 300 définissant 'l'usage d'un culte pervers pour interférer avec l'application de la loi' comme un crime. Mais 'culte pervers' n'est pas un terme légal du tout car la loi n'a aucun moyen de définir ce qu'est réellement 'un culte pervers'. Par conséquent, en soi, cela va contre la loi de définir une religion comme un culte. L'article 300 a violé la constitution chinoise et je pense qu'il ne devrait jamais être inclus dans le droit pénal".

    Au début de la persécution, le PCC a interdit aux avocats de défendre les pratiquants de Falun Gong. Li Heping estime que la situation est maintenant bien meilleure : "Il y a quelques avocats qui peuvent défendre les pratiquants de Falun Gong qui plaident non coupable. L'interférence du gouvernement est relativement moindre. Mais les avocats font toujours face à une certaine pression. Par exemple, ceux qui défendent les pratiquants parfois ne peuvent pas renouveler leurs permis et rencontrent divers ennuis. Naturellement, l'interférence du PCC n'est plus aussi évidente. Dans le passé, la police nous suivait lorsque nous défendions les pratiquants. Maintenant cela va beaucoup mieux".

    L'après-midi du 29 septembre 2007, Li Heping a été enlevé et détenu six heures durant par plusieurs personnes d'identité inconnue. Il a été verbalement maltraité et brutalement battu. Ses ravisseurs l'ont menacé de quitter Pékin ou d’exercer simplement sa profession d’avocat sans se mêler de certaines choses. Ils ont emporté son disque dur portable et la clef de son bureau. Le disque dur de son ordinateur de bureau a été formaté et de nombreuses données ont ainsi été détruites. Le PCC est selon toute apparence le fomenteur de l’incident. Li a supposé que son enlèvement devait être lié à son engagement pour la sécurité d'un autre éminent avocat, M. Gao Zhisheng. Gao a ouvertement fait appel trois fois au chef du régime communiste au nom des pratiquants de Falun Gong, et a été arrêté et détenu de nombreuses fois en conséquence. L'avocat Gao et sa famille sont toujours assignés à domicile.

    Malgré la pression du PCC, Li n'a aucune intention de changer ses principes. Il a dit : "Le traitement injuste des pratiquants de Falun Gong est vraiment choquant. En tant que personne de conscience, je ne pourrais pas me regarder en face si je ne me levais pas pour les défendre".

    Me Li a exprimé sa conviction que la Chine ne pourra jamais réaliser l’ "état de droit" si elle ne recourt pas à des moyens légaux établis pour s'occuper du Falun Gong.

    Il estime également que la persécution du Falun Gong ne touche pas seulement les pratiquants, mais blesse également tous ceux qui ont une conscience. Selon ses propres termes : "[La persécution] porte gravement atteinte à la dignité des êtres humains. L'injustice largement prodiguée aux pratiquants de Falun Gong a nuit à quiconque ayant encore une conscience. Si un avocat a encore une conscience ou pense que les gens ont droit à la dignité, il doit être peiné d'une telle persécution et il espèrera certainement mettre un terme à la persécution le plus tôt possible".

    Me Li a qualifié la persécution du Falun Gong d' "acte criminel violant le pouvoir public".

    Pour conclure son entretien, Li Heping a dit : "J'espère voir plus de gens prêter attention au Falun Gong. L'injustice qui leur est infligée est barbare et inique, une attaque visant la conscience et la nature humaine. Je pense que chaque Chinois, quelle que soit sa classe sociale ou sa profession, devrait se soucier de la situation difficile du Falun Gong. C'est seulement en se souciant du groupe le plus vulnérable que vous pourrez vraiment servir votre propre intérêt. C'est seulement en défendant les droits du groupe le plus vulnérable que vous pourrez vraiment garantir vos propres droits. Je souhaite que les gens ne pensent pas que la persécution est juste la condition du seul Falun Gong. À mon avis, c'est la condition de tout le peuple chinois et du monde entier. Cette persécution doit prendre fin très vite et ne peut plus durer".

    Formé comme avocat d'affaires, Li Heping a participé à de nombreuses activités afin de préserver les droits de différents groupes de gens. Il a fait appel au nom de l'avocat Gao Zhisheng, qui s’est vu retirer sa licence d’avocat pour avoir soutenu Falun Gong. Me Li a également défendu Wang Bo, une pratiquante de Falun Gong et étudiante à l'école de Musique de Pékin.

    [Site Clartés et Sagesse]

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