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histoire - Page 2

  • De tous premiers vestiges de la vie du Bouddha découverts dans le temple Maya Devi, à Lumbini, Népal

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    Des archéologues au Népal ont mis à jour une structure située sur le lieu de naissance du Bouddha et remontant au sixième siècle av.J.C.

    La période de la vie du Bouddha a été jusque-là établie au 3ème siècle av.J.C ou plus tard d’après les écritures et d’autres structures sur le site. L'emplacement du site excavé se trouvait à l’intérieur du Temple Maya Devi à Lumbini, depuis longtemps identifié comme étant le lieu de naissance de Siddharta Gautama, simplement connu comme étant le "Boudha".

    Les archéologues ont mis à jour des vestiges d’une structure d’un bois inconnu sous une série de temples de brique. Le professeur Robin Coningham, chercheur principal du Département d’Archéologie de l’Université de Durham a expliqué aux Presses universitaires de Durham : On sait très peu de chose concernant la vie du Bouddha si ce n’est à travers la tradition orale et des textes ultérieurs. Certains érudits ont maintenu que le Bouddha était né au 3ème siècle av.J.C.”

    La découverte contribue à une meilleure compréhension des premiers développements du Bouddhisme, des débuts de la vie du Bouddha, ainsi que de l’importance spirituelle de Lumbini.

    D’anciennes racines d’arbre ont été découvertes dans le temple, remontant aussi au 6ème siècle av.J.C. Ces racines correspondent au récit décrivant la naissance de Bouddha dont la Reine Maya Devi aurait accouché en se tenant à la branche d’un arbre dans le Jardin de Lumbini.

    La datation du sanctuaire de bois et de la structure de brique au-dessus, a été faite en utilisant des techniques de mesure des radiations – des fragments de charbon de bois et des grains de sable ont été examinés en utilisant le radiocarbone et des techniques de luminescence optiquement stimulées. La naissance du Bouddha a souvent été un sujet de débat entre lettrés et historiens s’agissant de l’époque et du lieu.

    Lumbini n’est pas le seul endroit possible pour la naissance du Bouddha. Certains disent aussi qu’il a pu naître à Odisha, en Inde. De nombreux Bouddhistes ont fait des pèlerinages à Lumbini, y compris l’Empereur Asoka, le roi Indien promoteur du Bouddhisme, en 249 av.J.C. Lors de sa visite, Asoka a érigé un pilier de grès – une colonne avec des inscriptions identifiant Lumbini comme le lieu de naissance du Bouddha. Ce pilier a été découvert dans les jungles du Népal en 1896, et est un des éléments de preuve les plus convaincants désignant Lumbini comme le lieu de naissance du Bouddha.

    Le temple Maya Devi à Lumbini demeure un sanctuaire vivant : les archéologues travaillent aux côtés de moines, de nonnes et de pélerins en méditation. La structure nouvellement découverte est en train de se développer comme un centre de pèlerinage bouddhiste.

    On doit l’étude archéologique aux gouvernements du Japon et du Népal avec le soutien de la Société nationale géographique et de l’Université Stirling. La recherche est publiée dans le journal international Antiquité du 25 novembre.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/a115015-De-tous-premiers-vestiges-de-la-vie-du-Bouddha-decouverts-dans-le-temple-Maya-Devi-a-Lumbini-Nepal.html

  • La véritable histoire de Mao et de la montée du communisme en Chine

    Un reportage très complet de Arte en 4 parties retraçant l'histoire de la Chine d'aujourd'hui à travers la naissance du communisme chinois avec Mao et la soit disant "modernisation" de la Chine qui a causé près de 80 millions de morts non naturelles en l'espace d'une dizaine d'année.

    Tiré de: https://www.youtube.com/watch?v=M2Tr0WVnD3o

  • Chine: briser les silences sur la Révolution culturelle

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    Au bout d’une route montagneuse, ce musée privé sur la Révolution culturelle n’est signalé par aucun panneau, et une commémoration prévue le 8 août y a été annulée au dernier moment --signes des difficultés de la Chine communiste à revisiter ce sombre chapitre de son histoire. Sur une colline en banlieue de la ville côtière de Shantou, c’est l’un des très rares lieux en Chine à retracer les atrocités de cette décennie de chaos (1966-1976), sur lesquelles le Parti communiste (PCC) entretient un quasi-silence.

    «Nous sommes ici pour rendre hommage à la mémoire des victimes, nos compatriotes», indique avec émotion Liu Jingyi, commerçant de 41 ans, venu visiter le musée avec sa fille.

    Quelque 70 résidents de Shantou tués durant la Révolution culturelle sont inhumés près du musée.

    Dans la mémoire collective chinoise, les plaies ouvertes il y a quatre décennies peinent à se cicatriser.

    Contesté à la tête du régime, Mao Zedong avait alors lancé la «grande Révolution culturelle prolétarienne» pour conforter son pouvoir personnel... au prix d’une quasi-guerre civile meurtrière qui a déchiré la population, chacun étant poussé à dénoncer voisins et parents.

    Une partie de la jeunesse, fanatisée et organisée en «Gardes rouges», avait été chargée d’opérer une purge «idéologique» sanglante, avant d’être à son tour réprimée brutalement par l’armée.

    - 'Âmes des morts' -

    Tout en reconnaissant ultérieurement «le grave échec et les lourdes pertes» de la Révolution culturelle, le PCC avait largement épargné Mao, estimant que celui-ci avait dans l’ensemble «eu raison à 70% et tort à 30%». Le récit officiel sur cette période reste étroitement contrôlé.

    «Je me sens quasi-ignorante, je suis justement ici pour chercher à mieux comprendre», explique Mlle Chen, 20 ans, tout en scrutant les qualificatifs donnés aux «criminels» de l’époque: «Faux marxiste», «Faux gauchiste et vrai droitiste» ou encore... «Capitaliste».

    Le musée présente un compte-rendu chronologique de la décennie, ainsi que des centaines de clichés --montrant Mao et d’autres dirigeants, des séances publiques d’accusation, des humiliations, des tabassages et des meurtres.

    L’établissement a été fondé grâce à des financements privés par Peng Qi’an, ancien maire-adjoint de Shantou --sans que les autorités ne s’opposent ostensiblement au projet.M. Peng, aujourd’hui âgé de 83 ans, avait échappé de justesse à une exécution à l’époque, mais son frère enseignant avait été battu à mort.Sur de longs murs noirs, sont inscrits les noms de plusieurs milliers de victimes.

    Depuis 2006..

    Lire la suite sur: http://www.liberation.fr/monde/2014/08/15/en-chine-un-musee-tente-de-briser-les-silences-sur-la-revolution-culturelle_1081166

  • Le caractère chinois qui apporte des bénédictions

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    Le caractère chinois “Fu,” écrit par l’Empereur Kangxi, avec au dessus le sceau du “ Trésor du pinceau impérial de Kangxi.” Parce que le “Tian” du côté gauche de “Fu” est ouvert, les gens croyaient qu’il signifiait des bénédictions infinies, et l’ont donc appelé “l’origine des cinq bénédictions et la source de toutes les bénédictions.”(Epoch Times)

    Le caractère chinois “Fu” (bénédiction) symbolise une atmosphère positive et joyeuse. À l’approche du Nouvel An chinois, les familles chinoises suspendaient traditionnellement ce caractère dans l’espoir d’une merveilleuse nouvelle année.


    Origine et Signification

    Le caractère “Fu” existe depuis que la Chine a établi son propre système d’écriture, il y a des milliers d’années.

    Dans l’ancienne inscription d’oracle sur os, "Fu " signifie " Offrir de la nourriture et du vin aux divinités avec les deux mains." Les anciens perpétuaient ce rituel en priant le ciel et en vénérant les divinités, recherchant la paix et la joie. Ainsi, “Fu” en est venu à prendre le sens de bénédiction.

     La signification du caractère “Shi, 示,”, le radical gauche de " Fu, 福,” signifie autel, il est associé aux rituels, aux divinités, à la prière et à l’anticipation. Dans l’antiquité, les gens allaient à l’autel pour recevoir conseils et révélations divines des divinités.

    Le “一口田” de la partie droite de “Fu, 福” peut être interprété comme “Une terre donnée par les divinités.” Chacun possède une terre ou une terre de conscience, conférée par les cieux.

    Si on peut récupérer cette terre de pureté dans son cœur, des bénédictions s’ensuivront immédiatement. Ceci implique que si on croit dans les divinités, elles vous accorderont des bénédictions.

    Le Ciel et ‘Fu’

    Chacun veut avoir de la chance et des bénédictions plutôt que de la malchance. Mais comment les obtenir ? Deux anciens dictons expliquent comment la " chance" arrive. " Le Ciel n’a pas de favoris, mais accompagne souvent ceux qui ont bon cœur " et "Le Ciel n’a pas de favoris, mais il aide souvent ceux qui sont vertueux " ce qui signifie que le ciel ne regarde ni le statut ni la naissance d’une personne. Il traite avec équanimité tous ceux qui se conforment aux voies du ciel. Par conséquent, les moyens du ciel demeurent toujours avec les gens qui ont bon cœur et les aident à faire les choses très efficacement et miraculeusement.

    Les bénédictions et la vertu sont étroitement liées. La relation existant entre elles dans la culture chinoise traditionnelle peut être comprise de deux façons :

    Tout d’abord, qu’on ait ou non des bénédictions la décision en revient au ciel. Deuxièmement, on peut changer son sort en cultivant la vertu.

    Les actions vertueuses retiennent les bénédictions du ciel, tandis que les mauvaise actions causent l’infortune et la souffrance. Deux anciens dictons chinois expriment la pensée que la bonne et la mauvaise chance ne sont pas accidentelles "La chance et l’infortune ne viennent de nulle part, mais ce sont les gens eux-mêmes qui les invoquent " et " Les calamités proviennent des mauvaises actions, tandis que les bénédictions proviennent de la vertu. "Sun Simiao, un célèbre médecin chinois de la Dynastie Tang, a dit dans ses " Commentaires sur les bénédictions et la longévité " : " la chance est le produit du bien accumulé ; la malchance est le résultat du mal accumulé."

    Sun a également écrit : "Les bénédictions peuvent être bien utilisées." Sun enseignait, et les anciens Chinois croyaient, que la chance dérivait des bonnes actions et qu’aider les autres peut non seulement accroître les propres bénédictions d’une personne, mais peut aussi bénéficier aux générations futures.

    Proportionellement, si une personne indécente est sans vertu, qu’elle commet toutes sortes de mauvaises choses, et qu’elle abrite quantité de désirs malsains, la “malchance” lui échoiera immédiatement.

    Les personnes qui ont bon coeur vivent-elles plus longtemps?

    Une étude de recherche conduite à l’Université du Michigan montre qu’en moyenne les gens qui font souvent un travail bénévole vivent plus longtemps. Et aussi que les personnes âgées qui passent 100 heures par an à aider les autres vivent plus longtemps que leurs homologues inactifs.

    Sonja Lyubormirsky, un professeur de psychologie à l’Université de Californie, a découvert que faire cinq bonnes actions par jour pendant six semaines consécutives pouvait sensiblement améliorer l’état mental et physique d’une personne, l’inscrivant dans un cercle vertueux. Plus d’effort y est mis et meilleurs sont les résultats.

    D’autres études ont montré que lorsque les gens font de bonnes actions, les neurotransmetteurs du cerveau leur font ressentir une sensation agréable. En ayant bon cœur, les gens peuvent réduire leur pression physique et mentale, ce qui a un impact positif sur leur santé. Donc, le fait de vivre plus longtemps n’est pas seulement lié aux bons gênes et à une bonne santé, mais dépend aussi de notre état d’esprit.

    Bien que le caractère " Fu " soit synonyme de sincérité et de gentillesse, ce n’est pas juste un sentiment, mais quelque chose qui se cultive.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/a115339-Le-caractere-chinois-qui-apporte-des-benedictions.html

  • Les célèbres chevaux de l'histoire chinoise

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    À travers l’histoire, les chevaux évoquent un sentiment de fierté et de dignité. Il est reconnu qu’ils ont constitué le meilleur atout de l’homme. On retrouve l’héroïsme, la force et la fidélité du cheval dans de nombreux classiques de la littérature et livres historiques en Chine, car ceux-ci ont porté à l’honneur les chevaux en les associant à certains personnages historiques.

    Le cheval noir Zhui

    Xiang Yu (232-202 av. J.-C.) était un célèbre seigneur de la guerre du pays de Shu, on l’appelait le roi Xiang. Il fut l’une des figures importantes parmi celles qui ont renversé la dynastie des Qin (259-210 av. J.-C.). C’est avec courage et noblesse qu’il a dirigé un vaste territoire suite à la chute de la dynastie Qin.

    Pour l’accompagner lors des batailles, Xiang Yu avait un cheval noir nommé Zhui. Avant que ne survienne la mort de Xiang, ce cheval  lui a permis de remporter toutes les victoires. Xiang traitait Zhui comme son ami le plus fidèle. Avant que Xiang ne se rende seul pour son dernier combat face à des milliers et des milliers d’ennemis, il ordonna à ses hommes restés à ses côtés de le faire descendre de cheval. Ensuite, il ordonna au passeur de prendre Zhui son cheval et de le ramener à domicile. Zhui hennit de douleur, refusant de le quitter.

    Triste et ému par le hennissement de Zhui, Xiang bredouilla une chanson devenue célèbre sous le nom de La Chanson de Gaixia (1).

    «Ma force pourrait arracher les collines et mon pouvoir obscurcir le monde;

    le temps est maintenant contre moi et mon cheval Zhui refuse de partir.

    Quand mon cheval Zhui refuse de partir, il n’y a rien que je puisse faire!

    Oh Yu Ji, ma chère femme, il y a peu que je puisse faire pour changer votre destin!»

    Le cheval blanc Dilu

    Liu Bei (161-223 av J.-C.) fut le fondateur et le premier souverain du pays de Shu, durant la période des Trois Royaumes. Liu surmonta ses nombreuses défaites et mit en place son propre royaume.

    En plus d’un grand nombre de frères d’armes et d’amis qui ont consacré leur vie à Liu et au pays de Shu, Liu avait un cheval blanc du nom de Dilu (aussi connu comme le cheval à la marque ensorcelée). On prétend que Dilu était tout blanc, avec des marques en forme de larmes et une flamboyante tâche plus blanche encore sur le front. Il pouvait galoper extrêmement vite et sauva la vie de Liu à plusieurs reprises.

    Alors que Liu fuyait une tentative d’assassinat, il arriva au niveau d’une rivière. Il poussa son cheval pour traverser la rivière agitée, à une distance apparemment impossible à atteindre pour ses poursuivants. Quand il sentit les pattes de Dilu revenir vers le rivage, il cria au cheval de ne pas le trahir. Au même instant, Dilu accomplit un saut énorme malgré le courant et permit à Xiang d’atteindre la rive opposée. La manière dont Liu a eu l’impression que Dilu s’envolait est décrite dans le roman historique Les Trois Royaumes.

    Le cheval roux Chitu

    Guan Yu (mort en 219 av. J.-C.) était un général au service du seigneur de la guerre Liu Bei. Il joua un rôle important dans l’établissement du pays de Shu. Durant toute sa vie, il s’est appliqué à observer le serment fait à ses frères. Les générations futures ont gardé de lui le souvenir du guerrier sacré, loyal et juste.

    Guan avait un cheval roux unique du nom de Chitu qui lui était très fidèle.

    Alors que Guan était séparé de Liu, il servit temporairement Cao Cao en attendant des informations sur la localisation de Liu. Il remporta alors la bataille de Baima pour Cao Cao. C’est dans ces conditions qu’il obtint Chitu en récompense. Plus tard, il retrouva Liu et lutta contre les rivaux de son seigneur durant vingt ans, jusqu’à sa mort.

    En l’an 219, Guan fut capturé et exécuté par l’armée du pays de Wu. Après sa mort, son cheval Chitu refusa de boire, de manger et de marcher. Il mourut peu de temps après son maître.

    Le cheval jaune Huangbiao

    Qin Qiong était un général de la dynastie des Tang. Il servait l’empereur Taizong. Il remporta 200 batailles. L’empereur rendit de grands honneurs à Qin. Sa date de naissance est inconnue, mais on sait qu’il mourut en 638, et il fut enterré près de la tombe de l’empereur Taizong.

    Il existe une histoire célèbre concernant Qin et son cheval jaune nommé Huangbiao. Durant la période où Qin fut envoyé en exil à la fin de la dynastie Sui, il était extrêmement pauvre et manquait d’argent pour pouvoir s’offrir un lieu pour dormir et de la nourriture. À la fin il n’eut pas le choix et dû se résoudre à vendre son cheval. Réalisant qu’ils allaient être séparés, Qin et le cheval, étaient très tristes. Un vieil homme passa et vit le cheval. Il suggéra à Qin de le vendre à Shan qui était en quête d’une bonne monture.

    Sans dire son vrai nom, Qin vendit le cheval à Shan et s’en alla. Cependant, l’un des amis de Shan reconnu Qin et annonça à Shan l’identité du propriétaire du cheval. En entendant qu’il s’agissait du cheval de l’héroïque Qin, Shan couru derrière lui pour lui rendre et l’aida à sortir de ses difficultés.

    À travers l’Histoire chinoise, nombreux sont les héros qui ont été célébrés et avec eux leurs chevaux pour leur loyauté, leur courage et leur ardeur au travail. On se souvient d’eux non seulement dans les ouvrages historiques, mais aussi à travers les livres littéraires, les opéras et les films.

     

    (1). Le chant de Gaixia (垓 下 歌), également traduite par la Lamentation de la domination fut une chanson composée par Xiang Yu, alors piégé à Gaixia.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/14/1/30/n3509328.htm

  • La vision d'un sage

    Feng Huan, lao tseu, sagesse, chine, Royaumes combattants,Seigneur, érudit, compassion, histoire, conte, traditionnel, enfants  L'ancienne culture chinoise met l'accent sur le fait d'accumuler de la vertu et de planter de bonnes graines pour son propre avenir. Ce qui suit est une histoire de la légende chinoise à ce propos.

    Le Seigneur Mengchang, chancelier de l'Etat de Qi au cours de la période des Royaumes combattants (453 - 221 av. JC), reçut un jour un invité nommé Feng Huan. Feng Huan était très sage et érudit, et doté d' une bonne clairvoyance.

    L'époque des Royaumes Combattants est une période de la Chine ancienne qui s'est conclue par la victoire de l'Etat de Qin en 221 avant JC, ce qui mena à une Chine unifiée sous la dynastie Qin.

    Le Seigneur Mengchang était connu pour l'ampleur de son entourage. Il était courant durant cette période pour des aristocrates de payer des invités tel que Feng Huan afin qu'ils demeurent dans leur propriété et prodiguent des conseils. Les stratégies et les alliances pour l'équilibre du pouvoir étaient la clé de la survie de tout grand aristocrate.

    Le Seigneur Mengchang envoya Feng dans son fief à Xue (une région située aujourd'hui dans la province du Shandong) afin de collecter des impôts en souffrance. Feng demanda si le Seigneur Mengchang souhaitait qu'il lui rapporte quelque chose d'autre que l'argent collecté. Le Seigneur Mengchang répondit: "Vous pouvez acheter ce que vous pensez qu'il nous manque."

    Feng constata que le fief de Xue était rempli de paysans pauvres qui devaient beaucoup d'impôts. Il déclara au nom du Seigneur Mengchang que toutes les taxes étaient exonérées, et il brûla les documents de créances.

    Lorsque le Seigneur Mengchang demanda à Feng ce qu'il avait rapporté à la maison, Feng répondit : "Je vous ai rapporté la bienveillance et la justice. Vous avez tous les trésors, de bons chevaux, et de belles femmes, aussi j'ai acheté pour vous la bienveillance et la droiture." Mengchang en fut très irrité, mais ne put rien faire puisque les documents de créances avaient déjà été détruits.

    Quelque temps plus tard, le Seigneur Mengchang dut retourner dans son fief de Xue pour y vivre après que le Roi de Qi ait mis fin à son poste de chancelier. Quand les habitants là-bas apprirent qu'il arrivait, ils marchèrent des dizaines de li (environ 6,4 km) jusqu'à la périphérie de la ville pour l'accueillir. Le Seigneur Mengchang réalisa alors la valeur de la bienveillance et de la justice que Feng Huan lui avait acheté.

    Cette histoire est largement connue parmi nombre de Chinois. La vision et la sagesse de Feng Huan étaient profondes. Meng possédait tout, sauf la bienveillance et la justice. Feng lui avait préparé un avenir au cas où il perdrait un jour le pouvoir. Une personne sage sait que son destin est imprévisible, donc il faut faire de bonnes choses quand on est au pouvoir et semer des graines positives pour l'avenir. Feng Huan avait préparé une porte de sortie à son seigneur.

    Dans l'histoire chinoise, il a existé beaucoup de tels sages qui ont laissé derrière eux de nombreuses histoires inspirantes.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/a115161-La-Vision-du-Sage.html

  • Se contrôler et éliminer la colère

    tolérance, colère, Dynastie Song, Chine, histoire, traditionnel, cultivation, calme, santé mentale  Hu Anguo était un célèbre théoricien et écrivain de la Dynastie Song. Toute sa vie il a essayé de se conformer à la conduite d’un sage. Il a servi son pays à plusieurs niveaux, dont le plus haut en tant qu’« Erudit de Baowenge ». Quand il était jeune il n’avait aucune patience. Un jour fou de rage il a frappé un soldat. Le soldat a riposté. Hu a alors réalisé qu’être en colère n’était pas une bonne méthode pour régler un problème, alors il a pris un carnet de note et a commencé à transcrire des histoires tirées de la littérature en rapport avec la tolérance. Graduellement il est devenu de plus en plus patient et son esprit est devenu aussi plus tolérant.

    Xia Yuanji était le Secrétaire du Ministre de l’Intérieur de la Dynastie Ming. C’était une personne tolérante. Un jour quelqu’un lui a demandé : « Quelqu’un peut il apprendre la tolérance de toi ? » Il a répondu : « Quand j’étais jeune, je me mettais toujours en colère quand quelqu’un me contrariait ». Plus tard j’ai d’abord essayé de me contrôler et de paraître calme en surface pendant que je me calmais à l’intérieur. Graduellement j’ai réalisé que je pouvais me contrôler en toutes occasions. »

    Li Tianfu était né dans la ville de Hefei dans la Dynastie Qing. C’était une personne aimable et amicale. C’était un fonctionnaire du gouvernement et avait atteint le niveau d’Erudit Wuyingdian. Il était toujours juste quand il traitait des affaires avec d’autres fonctionnaires devant l’Empereur. Quand certains fonctionnaires utilisaient des mots durs ou se montraient hostiles envers lui, il souriait toujours et leur disait : « Pourquoi agissez vous comme ça ? Avec un esprit calme nous pouvons tout résoudre. Auparavant j’étais comme vous, puis peu à peu j’ai appris à me contrôler et graduellement je suis devenu une personne calme. »

    Lin Zexu a servi comme gouverneur de la province de Jiangsu et plus tard en tant que gouverneur des deux provinces de Hunan et Guangdong. Au début c’était une personne sans patience aucune. Puis alors qu’il était à Jiangsu il a écrit « Contrôle ton humeur » sur une plaque et l’a accrochée dans le hall comme pense-bête. Comme le temps passait, il est devenu une personne tolérante, espectée par tous.

    Dans les exemples ci-dessus, ces messieurs n'étaient pas si tolérants au début. C’est plutôt, depuis qu’ils ont prêté attention à leur cultivation qu’ils ont pu développer une nature calme et tolérante. Ne pas contrôler son humeur est nocif à la santé physique et mentale. Cela reflète un manque de discipline. On peut souvent gravement blesser les autres et causer de grands problèmes. Donc on doit savoir contrôler son humeur. Savoir se contrôler et éliminer la colère est la meilleure méthode. Si on garde à l’esprit qu’on doit toujours se contrôler, graduellement on finira par y arriver.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/a30448-Culture-traditionnelle-Se-controler-et-eliminer-la-colere.html

  • La Chine et la malédiction de l'opium

    Très bon article historique de La Tribune, sur le passage de la Chine à l'ère "moderne"

     

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    La Chine impériale, au XIXe siècle, refuse les règles de la « nouvelle économie » internationale née de la révolution industrielle. L'Occident, le Royaume-Uni en tête, lui imposera deux guerres qui signeront sa fin.

    Pendant près de deux millénaires, de 220 av. J.-C. jusqu'à la proclamation de la première République, l'empire du Milieu aura résisté aux aléas de l'Histoire. Son unité s'est édifiée sur l'autosuffisance alimentaire, obtenue grâce au contrôle de l'eau, sésame permettant d'organiser la culture du riz à grande échelle. Elle s'est reflétée dans une autonomie culturelle fermée aux influences extérieures. Avec l'empereur comme symbole d'unification et la rigoureuse administration de la « bureaucratie céleste » suivant les préceptes de Confucius, la Chine reste un verrou à forcer pour les dynamiques puissances européennes et américaine en cette seconde moitié du XIXe siècle.

    Depuis le XVIe siècle, l'Occident commercial est à l'étroit sur ses terres. Il a rapidement compris que la richesse passe par le commerce hors des frontières et l'ouverture de nouveaux marchés, de gré ou de force. Mais l'empire du Milieu fait figure d'anomalie dans cette nouvelle ère. Il n'a que faire des marchandises venues de l'Ouest. Il s'en tient à une équation simple : du thé, de la soie et de la porcelaine, prisés des consommateurs aisés du continent européen, contre de l'argent métal. Pour cela, les autorités chinoises limitent le commerce extérieur au seul port de Canton et le contrôlent en imposant, sous la houlette d'une administration tatillonne, de lourdes taxes sur les produits importés. Pour les pays occidentaux, cela se solde par une balance commerciale fortement déficitaire. Depuis la moitié du XVIIe siècle, 28.000 tonnes d'argent sont passées du continent européen au continent chinois. Aussi, le Royaume-Uni, qui a adopté l'étalon-or depuis la première moitié du XVIIIe siècle, se retrouve dans l'obligation humiliante d'emprunter de l'argent aux autres pays européens. Pour la couronne de Grande-Bretagne, le protectionnisme strict de l'empire du Milieu ne peut pas se perpétuer.

    Aussi va-t-elle user d'un stratagème diabolique pour faire plier l'empereur. L'idée est d'introduire massivement sur le sol chinois l'opium, un produit dérivé du pavot cultivé sous contrôle britannique en Inde. L'usage de cette drogue mène à une forte dépendance, obligeant ses consommateurs à en soutenir la demande régulière. L'opium se répand rapidement à travers la société chinoise, transformant nombre d'individus en loques miséreuses. Les fumeries se multiplient. De 200 caisses (1 caisse = 64 kg) importées par la Chine en 1729, on passe à 40.000 caisses en 1838. Le paiement s'effectue en argent, inversant le flux du métal précieux des décennies précédentes.

    L'opium devient un fléau social et une tragédie humaine pour la Chine.

    En 1836, le gouvernement impérial de la dynastie Qing bannit son usage. Mais l'interdiction n'est pas suffisante, tant ce juteux commerce a les moyens de corrompre les agents officiels du port de Canton. Le démantèlement va être confié à un fonctionnaire impérial, Lin Tse-su, qui décide de sévir à la source. Il impose un embargo sur l'importation de tous les produits britanniques. L'action est efficace. En mars 1839, Charles Eliot, le commissaire britannique au Commerce, demande à tous les sujets de la reine Victoria qui font commerce d'opium de lui apporter leurs lots, le gouvernement s'engageant à les dédommager. L'équivalent d'une année d'importation d'opium est ainsi livrée à Lin Tse-su qui, en quelques mois, détruit tous les stocks, principalement britanniques, et autorise à nouveau l'importation de marchandises britanniques, sauf l'opium, dont le trafic est passible de la peine de mort. Le fonctionnaire va jusqu'à écrire à la reine Victoria et avance un argument imparable : comment pouvez-vous exporter de l'opium en Chine et l'interdire chez vous en raison de ses dangereux effets ? Le commerce ne devrait-il pas profiter à tous ?


    Lire la fin de l'article sur: http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20130817trib000779527/la-chine-et-la-malediction-de-l-opium.html

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