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gao zhisheng - Page 5

  • Un avocat chinois disparu reçoit le Prix des Droits de l'Homme

    Grace, la fille de Gao Zhisheng, âgée de 17 ans, a accepté le Prix international de l'Avocat des droits de l'homme au nom de son père, lors d'une cérémonie le vendredi 6 août à San Fransisco. (Huang Yiyan/The Epoch Times)
    Grace, la fille de Gao Zhisheng, âgée de 17 ans, a accepté le Prix international de l'Avocat des droits de l'homme au nom de son père, lors d'une cérémonie le vendredi 6 août à San Fransisco. (Huang Yiyan/The Epoch Times)

    Gao Zhisheng, un avocat chinois porté disparu, a reçu le Prix international des Droits de l'homme de l'Association du Barreau américain (ABA). M. Gao étant toujours manquant en Chine, sa fille Grace, âgée de 17 ans, a accepté la décoration en son nom lors d'une cérémonie qui s'est déroulée le vendredi 6 aout à San Francisco.


    Le prix annuel est adressé à des avocats réputés pour avoir défendu des cas concernant les droits de l'homme et qui ont, à leur tour, souffert de persécutions à cause de leurs efforts. Issu d'un milieu pauvre, M. Gao a grandi et a étudié seul, jusqu'à être reconnu par les fonctionnaires chinois comme l'un des dix meilleurs avocats de son pays. Chrétien dévoué, il était bien connu pour avoir œuvré à soutenir les citoyens pauvres et marginalisés de Chine, mais il s'est attiré la colère de la sécurité de l'état chinois lorsqu'il a commencé à défendre les droits des pratiquants de Falun Gong persécutés.


    « À cause de cet engagement, son permis d'exercer le droit lui a été retiré en 2005, » explique une note de l'ABA sur le blog Des Professeurs de Droit international. En 2006, il a été accusé de subversion et assigné à domicile sous surveillance. En 2007, juste avant les Jeux olympiques, il a écrit une lettre au Congrès américain expliquant la situation des droits de l'homme. Il a été arrêté et torturé pendant une période de près de 60 jours, » lit-on dans ce commentaire.


    Il a raconté cette expérience à un journaliste et expliqué qu'après avoir perdu sa dignité il avait senti n'être rien d'autre qu'un animal. Sa famille a également été arrêtée et torturée. Son épouse et ses deux enfants ont réussi à s'échapper de Chine et à gagner, après un voyage douloureux, l'Ambassade américaine en Thaïlande et sont arrivés aux États-Unis l'an dernier. »


    La situation de M. Gao est actuellement inconnue et la question de son bien-être et de sa sécurité est inquiétante. En 2007, la traduction de ses mémoires, « A China More Just » a été publiée et en 2007, 2008 et 2010, M. Gao a été nominé pour le Prix Nobel de la Paix.


    Au mois de décembre l'an dernier, M. Carolyn B. Lamm, président de l'Association du Barreau américain, a écrit à la Secrétaire d'état américaine Hillary Clinton, en décrivant les conditions rencontrées par les avocats en Chine et en demandant au Département d'état américain d'intensifier leurs actions pour aider à protéger les avocats chinois.


    L'Association du Barreau américain, avec plus de 400 000 adhérents, est la plus grande association professionnelle bénévole du monde.


    Version anglaise : http://www.theepochtimes.com/n2/content/view/40536/

     

    Sur le même sujet:

    L’avocat Gao Zhisheng serait toujours vivant

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Gao-Zhisheng/Lavocat-Gao-Zhisheng-serait-toujours-vivant.html

     

    Tiré de:

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/International/Un-avocat-chinois-disparu-recoit-le-Prix-des-Droits-de-lHomme.html

  • L'obscur secret de Pékin: Une analyse du bureau 610

    Véritable gestapo à la chinoise le bureau 6.10 toujours actif en Chine, a pour mission de traquer, d'emprisonner et de torturer les pratiquants de Falun Gong en Chine. Créé par Jiang Zemin en 1999, pour éradiquer le Falun Gong, il a commis en 11 ans, plus d'atrocités que n'avions connu jusque là. Sarah Cook, universitaire de Marshall a rédigé sa thèse en droit international à l'Université de Londres et a été déléguée d'une organisation non gouvernementale sur les cas de tortures chinoises à la Commission des droits de l'homme des Nations Unies. Voici son analyse en 2007

     

    Les fonctionnaires chinois nient qu’il existe. Les médias occidentaux et les universitaires le mentionnent à peine en passant. Et les avocats chinois le comparent à la Gestapo.

    On le nomme le bureau 610 et c'est la force policière extra judiciaire en charge de la mission d'éliminer le Falun Gong.

    Il n'y a aucune législation établissant le bureau 610--appelé ainsi d'après la date de sa création le 10 juin 1999 --ni aucune loi déterminant ses pouvoirs. Au lieu de cela, ce bureau a été établi par Jiang Zemin, l'ancien chef du Parti communiste et annoncé dans son discours aux cadres élites un mois avant que le Falun Gong ne soit officiellement interdit. Les ordres de Jiang pour le nouveau bureau ? « Organisez immédiatement les forces, » « créez des stratégies de combat, » et « soyez entièrement préparés au travail de désintégration du [Falun Gong]. »

    Des copies du discours de Jiang au sujet du bureau 610 ont été immédiatement distribuées à chaque niveau de la bureaucratie en Chine, disant aux cadres qu'ils « doivent coopérer » étroitement avec les bureaux 610 et ses filiales. Comme tous les juges chinois sont membres du Parti communiste, Jiang a essentiellement placé l'agence au-dessus de la loi, en violation de l'article 5 de la Constitution chinoise.

    La détermination des pratiquants du Falun Gong à continuer à pratiquer et à demander réparation s'est intensifiée en même temps que la persécution. La réponse du régime a été d'accorder de plus en plus de pouvoir au bureau 610. Jiang a donné les ordres d’ « utiliser tous les moyens possibles, » une autorisation qui a mené le bureau 610 à être bientôt reconnu pour l'utilisation de tortures extrêmes.

    En plus des coups au visage et au corps avec de lourds objets, certaines des techniques de torture les plus communes administrées ou supervisées par le personnel du bureau 610 incluent la privation de sommeil pendant des jours et des semaines, des électrochocs sur les parties sensibles du corps en utilisant jusqu'à six matraques à haute tension simultanément, arracher les ongles et le gavage avec des excréments humains.

    « L'acte immoral qui a le plus secoué mon âme est la pratique routinière du bureau 610 et des policiers d'assaillir les parties génitales des femmes, » a écrit Gao Zhisheng, l'avocat renommé des droits de l'homme à Pékin après une enquête sur les abus contre le Falun Gong dans le nord-est de la Chine en 2005. « Parmi ceux persécutés, les parties génitales et les seins de presque toutes les femmes et les parties génitales des hommes ont été sexuellement assaillies de la façon la plus vulgaire. Presque tous ceux qui ont été persécutés, qu’ils soient hommes ou femmes, ont été déshabillés avant d'être torturés. »

    Le but de telles méthodes est d'extraire par la force des confessions et des « transformations », ainsi que la dénonciation du Falun Gong. Mais pour des milliers, le résultat a été la mort.

    En plus de la torture, les agents 610 condamnent administrativement les partisans du Falun Gong directement aux camps de travail, aux centres de détention et aux classes de lavage de cerveau-- où ils peuvent être emprisonnés pendant trois ans sans passer devant un tribunal.


    Le marionnettiste

    Avec une telle autorité, on s'attendrait à ce que le bureau 610 ait un énorme personnel, mais les preuves disponibles indiquent que sa main d'œuvre est étonnamment limitée. Selon une page Web officielle appartenant à la municipalité de Penglai, une ville de 490 000 habitants dans la province du Shandong, le bureau 610 local à cet endroit se compose de seulement sept personnes.

    Le vrai pouvoir du bureau 610 se trouve dans sa capacité à forcer la main des autres partis et organismes gouvernementaux. Par exemple, la succursale centrale du bureau 610 de Tianjin emploie 50 à 60 personnes qui peuvent directement commander les forces de police composées de 30 000 hommes, avec un officier 610 dirigeant souvent plus de 100 policiers, selon Hao Fengjun, ancien employé du bureau 610.

    C’est ainsi que le bureau 610 central a dirigé l'arrestation de plus de cinq mille pratiquants de Falun Gong à Changchun en mars 2002. « Chaque jour, la police 'interrogeait' tous les pratiquants sur la liste noire du bureau 610 » a dit Wang Yuhuan, qui a été arrêté à l'époque et qui a plus tard parlé avec Gao.

    De même, quand Gao et un autre avocat ont essayé de rendre visite à leur client, un pratiquant de Falun Gong détenu dans un camp de travail, Gao se rappelle qu’on lui a dit que les administrateurs pouvaient approuver la demande de voir n'importe quel détenu. Mais pour voir un pratiquant de Falun Gong, « nous avons besoin de l'approbation spéciale du bureau 610, » avaient dit les fonctionnaires du camp.

    Guo Guoting, un autre avocat chinois des droits de l’homme, a raconté une expérience semblable quand il a demandé la permission de voir un pratiquant du Falun Gong emprisonné à Shanghai. Quand ça concerne les prisonniers de Falun Gong, le bureau 610 est en charge, a-t-il dit lors d'un entretien à Vancouver au Canada, où il vit maintenant en exil. « Quant aux prisons elles-mêmes, elles n'ont aucun pouvoir. »

    Ceci s’applique aussi aux tribunaux a dit Guo. « Je sais que les cas de Falun Gong ne sont pas décidés par le juge, mais selon les instructions du bureau 610. Ils manipulent ces cas. »

    Comment le bureau 610 s’y prend-t-il alors? Comment est-il parvenu à rassembler un tel pouvoir? La réponse se trouve dans sa structure et dans sa façon de s'accrocher à la machine existante du Parti communiste chinois.

    Après qu’une équipe de direction et un bureau 610 aient été établis sous le Comité central du PCC, des organismes correspondants ont été créés à chaque niveau administratif ainsi que dans toutes les organisations sociales importantes, les grandes compagnies, les unités de travail et dans les universités. Chaque branche est étroitement liée aux comités locaux du Parti, aux comités de politique et de droit ou aux bureaux de la sécurité publique.

    Par exemple, le bureau 610 de Penglai mentionné ci-dessus, est enregistré sous le comité de la politique et du droit, qui fait partie d'un réseau national des organismes du PCC qui s’occupent des arrestations, des interrogatoires et des poursuites en justice. De tels liens permettent au bureau 610 de manipuler le système de justice pénale.

    Le site Web du bureau de la sécurité publique assigné à l'université d'océanographie de Qingdao en Chine indique que l'école a mis en place un bureau afin de « se débarrasser du problème du Falun Gong, à savoir le bureau 610, dans l’enceinte [du bureau] de la sécurité publique de l’école . » La fédération des femmes à Jinan a affiché sur son site Web qu'une étude que la fédération avait menée après avoir surveillé les résidents locaux qui pratiquent le Falun Gong, avait été publiée dans les bulletins du bureau 610.

    Mais c'est par une structure encore plus répandue que le bureau 610 peut pénétrer au cœur de la société chinoise. Une note interne datée du 21 avril 2001 a été adressée à tous les « comités de travail, comités municipaux et bureaux de comités de voisinages, » du district ouest de Mentougou à Pékin. La note transmet les ordres d’augmenter la surveillance locale du Falun Gong et que « chaque unité de travail » intègre « inspection et contrôle… au travail actuel de rééducation ».

    Le bulletin dit aussi aux comités des bourgs et des voisinages de « coopérer étroitement avec le travail lancé par les organismes de la sécurité publique » quand ils cherchent les partisans du Falun Gong de porte-à-porte.

    Ni la surveillance étroite, ni la croyance du Parti dans son caractère péremptoire semblent s’être atténuées avec le temps. Une note différente datée d'avril 2006 donne les mêmes instructions, presque mot à mot, aux comités du Parti des municipalités et des districts.


    Quotas et argent comptant

    Tandis que quelques fonctionnaires locaux ont suivi de telles instructions avec enthousiasme, d'autres hésitent à agir contre leurs voisins. En effet, quand le Falun Gong a tout d’abord été interdit, il y avait des rapports au sujet de l'indifférence publique ou même de l'opposition silencieuse à la campagne. Dans de telles circonstances, le bureau 610 a développé divers mécanismes pour faire pression sur les petits fonctionnaires et sur les citoyens ordinaires pour qu'ils coopèrent.

    En l’an 2000, Ian Johnson, du Wall Street Journal, qui a gagné un prix Pulitzer pour son reportage sur le Falun Gong, a décrit un « système de responsabilité »; que le bureau 610 a instauré. Dans le cadre de cet arrangement, les fonctionnaires locaux devaient payer des sommes potentiellement ruineuses pour chaque pratiquant de leur juridiction qui se rendait à Pékin afin de pétitionner auprès du gouvernement central.

    Une telle évaluation s’est davantage formalisée avec le temps. Un diagramme de Guangzhou en 2002 montre un système complexe pour attribuer et déduire des points basés sur la collaboration avec le bureau 610. Le tableau doit être complété par chaque bourg et voisinage du district de Tianhe dans son évaluation de fin d'année. Parmi les articles énumérés sont : « Déduisez 8 points pour chaque pratiquant qui n'a pas été transformé » pour échouer à 'créer un dossier personnel pour chaque pratiquant de Falun Gong'… déduisez 3 points par personne » et « pour chaque fois qu'un groupe de plus de trois personnes se réunit pour faire les exercices ensemble en public, déduisez 5 points. »

    Une autre technique courante du bureau 610 est d’imposer des quotas à chaque niveau en dessous. Un quota typique inclut le nombre de pratiquants qui doivent être arrêtés au cours d’une certaine période.

    Les dirigeants qui n'arrivent pas à atteindre leur quota annuel risquent d’être rétrogradés ou peuvent même perdre leur emploi. Hao Fengjun, ancien officier du bureau 610 de Tianjin, a dit que son point de vue avait changé après avoir été témoin de la torture d’une femme du nom de Sun Ti, qui pratique le Falun Gong; elle a été torturée au cours du processus de « transformation ». A mesure que sa déception du bureau 610 grandissait, la sévérité des moyens utilisés pour le tenir en main s’accentuait.

    Hao raconte un épisode en février 2004 quand il a été placé pendant 30 jours dans une cellule solitaire, cellule créée spécifiquement pour les policiers, après avoir dit que la propagande contre le Falun Gong était « des mensonges. »

    L'ancien policier a dit que pendant sa détention, on ne lui a pas permis de contacter sa famille. La température glaciale de la cellule a fait que « ses mains ont enflé comme des petits pains cuits à la vapeur et que du pus coulait de ses oreilles. Après sa libération, il a été transféré au service des expéditions jusqu'à ce qu'il s’échappe en Australie en 2005 avec un paquet de documents 610 passé clandestinement.

    Bien qu'il assure que beaucoup de ses collègues désapprouvaient leur travail, beaucoup d'autres étaient contents d’accéder au système de récompenses du bureau 610. « Il y avait des gens qui travaillaient très dur parce que plus ils arrêtaient de pratiquants de Falun Gong, plus ils obtenaient de bonus, » a dit Hao.

    Encore plus lucratif que d’arrêter les pratiquants en Chine le fait de rassembler de l'information sur les partisans à l'étranger ; des informations de base sur la vie personnelle des pratiquants, si considérées valables, peuvent rapporter pas moins de 50 000 yuans (plus de $6.000). A l’aide d’un système d’informateurs menant parallèlement des vies ordinaires à l'étranger, le bureau 610 collecte des profils entiers des communautés de l'étranger. Hao a dit qu’il avait « reçu personnellement des informations sur des pratiquants de Falun Gong vivant en Australie, aux États-Unis et au Canada »; des informations détaillées au point d'indiquer où les gens travaillaient ainsi que les activités auxquelles ils participaient.


    Est-ce que ça marche ?

    Comme la protestation du Falun Gong sur la Place Tiananmen a pris fin aux alentours de 2002, de nombreux journalistes occidentaux et d'universitaires ont l’impression que le Parti communiste a réussi, peut-être brutalement, à écraser le groupe.

    Pourtant les documents du Parti et ceux à l’intérieur racontent une histoire différente. En 2006, les bureaux 610 s’inquiétaient encore que les banderoles du Falun Gong étaient trop évidentes. En 2005, les autorités chinoises ont confisqué 4 62 millions d'articles du Falun Gong. Le Parti place toujours le Falun Gong comme étant parmi les « cinq poisons qu’il craint le plus (les défenseurs de la démocratie, les partisans de l'indépendance de Taiwan, les Tibétains et les activistes de l’est du Turkistan entre autres).

    Hao a dit « Nous étions tous clairs sur le fait que notre communication interne concernait comment la persécution échouait. »


    Tiré de: http://www.faluninfo.net/article/486/?cid=141

  • Gao Zhisheng soi-disant libre, mais les doutes persistent

    L'entrée d'un temple sur le mont Wutai en Chine. Selon ce qu'a rapporté Reuters, l'avocat Gao Zhisheng serait en retraite sur le mont Wutai plutôt que dans une prison
    L'entrée d'un temple sur le mont Wutai en Chine. Selon ce qu'a rapporté Reuters, l'avocat Gao Zhisheng serait en retraite sur le mont Wutai plutôt que dans une prison, comme indiqué plus tôt par les autorités. (Frederic J. Brown/AFP/Getty Images)

    Un avocat défenseur des droits de l’homme, réputé pour avoir tenu tête aux autorités communistes, serait en train de relaxer dans une retraite bouddhique en montagne plutôt que d'être en prison tel qu'on le croyait.

    Gao Zhisheng a rapporté qu’il était libre et en santé et qu’il se trouvait dans une retraite sur le célèbre mont Wutai, un site qui abrite plusieurs temples et monastères bouddhiques. «Je veux seulement être en paix et tranquille pour un moment et être réuni avec ma famille», aurait indiqué Gao à Reuters le 28 mars dans un entretien téléphonique. Il a ajouté qu’il ne pouvait répondre à plus de questions.

    Un avocat défenseur des droits de l’homme basé à Pékin et ami de Gao, Li Heping, a indiqué à l'Associated Press qu’il avait parlé brièvement avec Gao sur son cellulaire, mais qu’il était sceptique quant à sa prétendue liberté. «Premièrement, lorsque nous avons parlé, il semblait vouloir raccrocher. Il m’a dit qu’il avait des amis autour de lui.

    Je suis certain que ceux qui se trouvaient autour de lui limitaient ce qu’il pouvait dire.»

    «Deuxièmement, il ne m’a pas dit exactement où il était lorsque je lui ai suggéré d’aller lui rendre visite», a ajouté M. Li. «Nous sommes très inquiets pour lui.»

    Gao Zhisheng a été enlevé en février 2009, un mois après que son épouse et ses enfants ont fui la Chine et quelque temps après avoir écrit une lettre documentant 50 jours de torture aux mains des autorités communistes en 2007. Le soutien apporté au Falun Gong avait mis en colère les «oncles» dans les forces de sécurité, et il avait reçu un «repas de 12 plats» en retour. La lettre décrivait les électrocutions et les cure-dents dans les parties génitales ainsi que les cigarettes tenues près des yeux.

    L'allégation concernant sa situation actuelle est la cinquième dans une série de déclarations étranges et parfois contradictoires sur le sujet par les autorités chinoises.

    Le 25 septembre 2009, le frère de Gao Zhisheng a rapporté que des responsables de la sécurité publique l’avaient informé qu’il était «disparu» pendant une promenade – une remarque considérée comme risible par plusieurs étant donné les conditions extrêmes de détention de Gao.

    Le 21 janvier dernier, alors qu’il était questionné en conférence de presse, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mao Zhaoxu, a déclaré que Gao avait été «traité selon la loi» et qu’il était «là où il devrait être».Cette déclaration a suscité l'intérêt, alors les observateurs ont cherché à connaître les détails concrets.

    En février, la fondation Dui Hua, une organisation de défense des droits de l’homme, basée à San Francisco, a rapporté que l’ambassade chinoise à Washington les avait informés que Gao travaillait dans une région éloignée de l’ouest dans la province du Xinjiang et qu’il avait été en contact avec sa famille. Son épouse a décrié la rumeur, insistant qu’elle n’avait jamais reçu de nouvelles de Gao.

    Le 16 mars, lors d’une conférence de presse conjointe avec le secrétaire britannique des Affaires étrangères, David Miliband, le ministre chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi, a déclaré que Gao avait été condamné à la prison pour subversion et soutenait qu’il n’avait pas été torturé.

    Dans le dernier dénouement, Gao a indiqué qu’il avait été condamné mais libéré; il n’a pas fourni de raison à savoir pourquoi il a reçu un tel traitement. Et tandis que Reuters rapportait qu’il était supposé être dans la région montagneuse depuis les six derniers mois, il n’y avait aucune explication pourquoi la nouvelle n’est pas sortie plus tôt.

    C’est une expérience commune des prisonniers politiques, documentée dans les mémoires de prisonniers de l’ère maoïste à aujourd’hui, que d’être contraint de mentir sur sa condition en échange d’un traitement allégé ou d’une libération anticipée.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/Gao-Zhisheng-soi-disant-libre-mais-les-doutes-persistent.html

  • Chine: l'avocat dissident Gao Zhisheng est vivant, selon des amis proches

    L' dissident Gao Zhisheng, disparu depuis plus d'un an, est vivant et se trouve actuellement sur un site montagneux vénéré par les bouddhistes dans le nord de la Chine, ont déclaré dimanche deux de ses amis proches qui ont indiqué lui avoir parlé au téléphone.


    "J'ai parlé à Gao cet après-midi", a déclaré à l'AFP Li Heping, ami et collègue du dissident, assurant que la personne avec laquelle il s'était entretenu au téléphone était bien lui.


    "Il se trouve au mont Wutai (mont aux Cinq terrasses, dans la province du Shanxi), mais il n'a pas révélé l'endroit précis. Je l'ai interrogé sur sa situation, sa , et il a répondu qu'elles étaient 'bonnes'", a ajouté M. Li.


    M. Li et Teng Biao, un autre avocat at ami de M. Gao qui a également eu dimanche une conversation téléphonique avec le dissident, se sont déclarés certains que c'était bien lui.


    "Je suis un très bon ami de (Gao Zhisheng) et je connais très bien sa façon de s'exprimer, les mots qu'il utilise", a souligné M. Li.
    M. Gao a signalé au de la conversation que des amis se trouvaient à ses côtés et qu'il devait raccrocher, peut-être une manière de sous-entendre qu'il était surveillé étroitement par des agents voulant l'empêcher de parler au téléphone, selon M. Li.
    "Nous pensons qu'il y a des gens à côté de lui, ou qu'il a reçu un avertissement très sévère et qu'il a peur", a déclaré M. Teng.


    Gao Zhisheng, avocat quadragénaire proposé pour un prix Nobel de la paix par des parlementaires américains, s'est fait connaître pour avoir pris la défense des chrétiens clandestins, des cyberdissidents, mais aussi des adeptes du Falungong, mouvement spirituel qualifié de secte par Pékin et interdit en 1999.


    Gao, ancien membre du Parti communiste, a disparu depuis que des membres de la police secrète sont venus le chercher dans son village de la province du Shaanxi (nord, voisine de celle du Shanxi) le 4 février 2009, selon des associations des droits de l'homme qui, aujourd'hui, craignent qu'il ne soit mort pendant sa détention.


    En novembre 2005, Gao avait été radié du barreau et placé sous surveillance policière après avoir appelé à la fin des persécutions contre le Falungong.


    En décembre 2006, il avait été condamné à trois ans de prison avec sursis pour subversion puis placé sous résidence surveillée avec mise à l'épreuve pendant cinq ans.


    M. Gao a affirmé avoir été torturé pendant plusieurs semaines après avoir écrit une lettre ouverte au Congrès américain en 2007. Il a déclaré avoir reçu des décharges électriques sur les organes génitaux et avoir eu les yeux brûlés par des cigarettes.


    Son cas avait été évoqué par le secrétaire au Foreign Office, David Miliband, au cours d'une visite à Pékin à la mi-mars.


    Berlin a pour sa part réclamé sa libération.

     

    Tiré du Parisien: http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/chine-l-avocat-dissident-gao-zhisheng-est-vivant-selon-des-amis-proches-28-03-2010-866459.php

  • L’avocat Gao Zhisheng est emprisonné pour «subversion», indique Pékin

    L'avocat chinois Gao Zhisheng
    L'avocat chinois Gao Zhisheng

    Avocat défenseur des droits de l’homme, Gao Zhisheng a été condamné à la prison pour subversion selon Yang Jiechi, ministre chinois des Affaires étrangères.

    M. Yang n’a pas élaboré sur les prétendus crimes pour lesquels Gao a été accusé ni sur la durée de sa condamnation, selon l'Associated Press (AP). Il n'était pas clair non plus s’il se référait à une sentence de cinq ans octroyée à Gao en 2006 et qui devait avoir été suspendue, ou à une nouvelle.

    Lors d’une conférence de presse conjointe avec le secrétaire britannique des Affaires étrangères, David Miliband, Yang Jiechi a affirmé, selon l'AP : «Gao Zhisheng a été condamné pour avoir commis le crime de subversion contre l’État.»

    Le ministre chinois des Affaires étrangères a aussi affirmé que Gao n’a pas été torturé, ce qui s'oppose aux témoignages de Gao, lui-même, et aux points de vue de nombreux experts légaux chinois qui se sont intéressés au cas.

    Gao est bien connu pour la longue durée de sa disparition causée par l’État, de ses récits de torture subie aux mains des forces de sécurité chinoise ainsi que du silence officiel inhabituel entourant son sort.

    La dernière disparition de Gao a duré plus d’un an. La déclaration de Yang Jiechi est la quatrième provenant des autorités au sujet de son statut. Les précédentes ont été que Gao était «là où il devrait être», puis qu’il était «porté disparu» tandis qu’il faisait une promenade, ensuite qu’il avait été embauché dans la province éloignée du Xinjiang dans l’Ouest (sa famille doutait de l’authenticité de cette déclaration), et maintenant on dit qu’il est condamné à la prison.

    Ayant été désigné l’un des dix «meilleurs avocats» en Chine par le ministre chinois de la Justice dans le passé, Gao a subi les foudres du Parti communiste après avoir dénoncé la persécution du Falun Gong.

    À la suite de sa propre enquête sur la persécution des pratiquants de Falun Gong, Gao a commencé à écrire des lettres aux dirigeants communistes leur demandant de mettre fin à la brutalité. Il a d'abord été talonné par les agents du Bureau de la sécurité publique, pour finalement être kidnappé et torturé. Ses récits de torture incluent des brûlures aux yeux avec des cigarettes ainsi que l’électrocution et le perçage avec des cure-dents de ses parties génitales.

    Il a raconté que les geôliers lui ont confié qu’ils utilisaient sur lui les mêmes techniques qu’ils avaient perfectionnées sur les pratiquants de Falun Gong dont il s’était porté défenseur.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Lavocat-Gao-Zhisheng-est-emprisonne-pour-subversion-indique-Pekin.html

  • Gao Zhisheng, l'avocat chinois des droits humains

    Gao.jpgMi-janvier, une information en provenance de Chine faisait état de la mort du célèbre avocat chinois Gao Zhisheng, dont on est sans nouvelles depuis février 2009. Le frère de Gao lui-même s’est rendu à Pékin vers les policiers qui avait arrêté Gao Zisheng pour demander des explications et on lui aurait répondu qu’il avait disparu depuis septembre 2009, durant une promenade.

    Ecoutons, l’ancien secrétaire d’état canadien David Kilgour interviewé il y a quelques jours

    On vient juste d’apprendre qu’on vous avait demandé de défendre le célèbre avocat chinois Gao Zhisheng. Pourriez vous nous en dire un peu plus ?
    "Eh bien, nous avons essayé d'obtenir de Mme Gao l’autorisation pour environ cinq d'entre nous - trois du Canada, le professeur Cohen des États-Unis et un autre avocat de Hong Kong, de représenter Gao et finalement, il ya trois semaines, elle a signé la lettre qui nous permet de faire ce que nous pouvons pour obtenir sa libération.  Maintenant, quelques nouvelles terribles nous sont parvenues. Quelqu'un a dit à son frère il ya quelques jours que Gao s’était égaré - entre guillemets- et avait disparu. On ne s'égare pas quand on est en prison en Chine.
    Si quelque chose lui est arrivée, ce serait une tragédie et la crédibilité du gouvernement descendrait encore. Et je pense que les gens partout dans le monde seraient préoccupés plus que jamais de la conduite totalitaire du gouvernement de la Chine. Mais comme je l'ai dit dans mon discours, il se pourrait qu'il soit toujours en vie et ils ont dit juste cela pour que les gens arrêtent de poser des questions. Ainsi, le temps nous le dira, je pense que nous saurons probablement assez vite ce qui lui est arrivé."


    Et de fait, Le 20 janvier, le Sydney Morning Herald rapportait que de source sure à Pékin, Gao était toujours vivant et qu’il pouvait s’agir d’une tactique de harcèlement de la police qui raconte aux proches du détenu que celui-ci a été tué.
    Edward Mac Millan Scott, le vice président du Parlement Européen, parmi d’autres a appelé Pékin pour avoir des nouvelles. Le 21 janvier, la Chine, par l’intermédiaire du porte parole du ministère des affaires étrangères, répondait officiellement avec cette phrase laconique : « les autorités judicaires compétentes ont décidé du cas et nous dirons que cette personne, conformément à la loi chinoise, est là où elle doit être ». Selon l’avocat de Pékin Ding Xikui, ceci voudrait peut être tout simplement dire que Gao est à son domicile.


    Rappel sur l’histoire de Gao Zisheng

    Gao, cet avocat courageux chinois, a été considéré en Chine comme un grand héros et a même été reconnu comme la conscience des avocats chinois et à ce titre, le ministère de la justice en 2001 le place parmi les 10 meilleurs avocats du pays.

    Gao est chrétien et est un des rares avocats à l’époque à combattre les violations des droits de l’homme en Chine et défendre les victimes des abus du gouvernement, les journalistes. Par exemple, il prend la défense de Cai Zhuohua, un pasteur chrétien de l’Église clandestine ayant été condamné à une peine de sept ans de prison pour avoir imprimé et diffusé des bibles. Il est un des seuls avocats en Chine à défendre les citoyens persécutés pour leurs croyances spirituelles ou religieuses. En 2005, il écrit trois lettres ouvertes à Hu Jintao, le président chinois et Wen Jiabao son premier ministre pour demander l’arrêt de la persécution des pratiquants de Falun Gong.

    A partir de là, les autorités commencent à le harceler. Lui et sa famille sont placés en assignation à résidence. Son étude d’avocat est fermée par les autorités. En décembre 2005, il démissionne du parti communiste chinois avec ces mots :
    « J’avais perdu toute confiance dans le Parti communiste chinois. Ce PCC a employé les moyens les plus barbares, immoraux et illégaux pour torturer nos mères, nos épouses, nos enfants et nos frères et sœurs. Il a imposé ce genre de torture comme faisant partie du travail des membres du parti et a élevé l’importance politique de la torture. Il persécute continuellement et tourmente la conscience, le caractère et la bonté de nous, le peuple! »  Et il termine en disant : « C’est le jour de ma vie dont je suis le plus fier.»

    Janvier 2006, il fait l’objet d’une tentative d’assassinat et c’est à la suite de cet événement qu’aussitôt, plus d’une centaine d’organisations en dehors de Chine forment l’Alliance Globale pour soutenir Gao Zhisheng. A l’intérieur de la Chine, la réaction est très forte et les soutiens arrivent de toute part. Gao résiste lui aussi et lance dans tout le pays un mouvement de grève de la faim tournante.

    Voici ses explications :
    « Nous avons sans relâche promu des moyens non violents et non sanglants, mais cela ne veut vraiment pas dire que nous allons abandonner notre résistance. Quand les voies légales sont bloquées, nous devons nous rabattre sur nos corps physiques, soit le moyen le plus primitif de protester. Ce fait même révèle dans quelle triste époque nous vivons. Toutefois, si chaque personne peut participer pendant un jour à la grève de la faim, et si chacun fait entendre sa voix pour demander la fin de la persécution, le sens de nos actions sera réalisé dans nos efforts futurs. Au départ, certaines personnes riront peut-être même de nous, mais pour la dignité de base de l’humanité, nous allons continuer jusqu’à ce que la persécution se termine. »
    La grève de la faim s‘étend même à l’étranger. Ces appuis tant à l’extérieur du pays qu’à l’intérieur ne sont pas du gout des autorités qui en Aout 2006 arrêtent Gao et le frappent et il est soupçonné « d’activités criminelles » et en octobre 2006, il est accusé de subversion.

    Gao est nominé pour le prix Nobel de la paix en 2008.

    Sa famille : sa femme, sa petite fille de 13 ans et son petit garçon vivent sous surveillance constante. Les policiers se sont installés dans leur maison. La maman n’aurait pas l’autorisation de sortir aller acheter du lait pour le petit garçon qui selon les témoignages pleure beaucoup. La petite va à l’école sous escorte policière. Les policiers la surveillent à travers les fenêtres de la classe. Depuis deux mois elle subit des insultes constantes. Elle est sur le point de craquer. Ge Ge demande l’aide de la communauté internationale dans un appel adressé à Hu Jia, un ami de la famille et lui aussi, célèbre défenseur des droits de l’homme chinois.

    Voici une transcription de l’appel:

    Hu Jia : Bonjour, Ge Ge !
    GE GE : Bonjour Oncle. Mes camarades de classe viennent de les conduire (1 homme et 3 femmes de la police secrète) vers l’endroit où je me cache pour m’aider. Mon oncle, en vérité je voulais vraiment aller à l’ambassade des Etats-Unis. Mais je sais bien que je ne peux pas y aller. Mes camarades de classe ont fait semblant de leur donner quelques informations et leur ont dit : Geng Ge s’est enfuie à l’Ambassade des Etats-Unis. Oncle, ces policières me lancent toujours des insultes. Elles me crient salope.

    Hu Jia : C’est tout simplement honteux.
    Geng ge : la police secrète dit à tous ceux qu’elle rencontre que ce sont de bonnes personnes qui protègent le peuple et ne laissent pas mes camarades de classe croire en mon papa. Oncle, oncle ils sont trop méchants. Je ne veux vraiment pas retourner à l’école lundi prochain.

    Hu Jia : je sais. Ge Ge, comment leur as-tu échappé ? Tu es à l’école ?
    Geng ge : Oui. Il y a beaucoup de mes camarades de classe qui m’aident. 5 à 6 des mes camarades m’ont aidé. Ils m’ont aidé à échapper à la police.

    Hu Jia : je te demande… Allo ? Allo ?

    La communication est interrompue.

    En décembre 2006, il est condamné à 3 ans de prison avec sursis pour atteinte à la sureté de l’état.  Son engagement est salué par la communauté internationale et en juin 2007, Gao reçoit le prix prestigieux de « l’avocat courageux » décerné par le Bureau Américain des Avocats, mais le régime communiste le kidnappe afin qu’il ne puisse pas se rendre aux Etats-Unis pour la cérémonie de remise du prix.

    Gao, en septembre 2007, après s’être adressé au Vice Président du Parlement Européen Edward Mac Millan Scott, ainsi qu’au congrès américain, en demandant le boycott des JO, est une nouvelle fois kidnappé. Pendant de longs mois, personne n’a de nouvelles de Gao. Dans une lettre écrite en Novembre 2007, il fait état des tortures inimaginables qu’il a subies aux mains des autorités. Gao l’a intitulée: « sombre nuit, sombres truands et kidnapping par la sombre mafia. Compte rendu de 50 jours de torture en 2007 ». On peut la lire en anglais sur le site du journal The Epoch Times en cliquant ici

    Le 4 février 2009, 10 policiers pénètrent dans la maison de Gao et l’enlèvent. Mais entre temps, la famille de Gao fuit la Chine et c’est en Mars 2009, à son arrivé aux Etats-Unis qu’on apprend que l’épouse de Gao, Gen He, sa fille Ge Ge 16 ans et son petit garçon de 5 ans et demi Tianyu, ont quitté la Chine le 9 janvier 2009. Elle explique que la pression était tellement forte depuis si longtemps que ce n’était plus supportable, surtout pour Ge Ge qui avait des tendances suicidaires. Mais depuis cette date, la famille est restée sans nouvelles de Gao.

    Tiré de Radio Sound of Hope: http://www.sondelespoir.org/makeArticle.asp?catID=640&id=149631

  • Gao Zhisheng, dissident jeté aux oubliettes chinoises

    7633faf0-1281-11df-b590-0d9e132075b1.jpgLes autorités qui ont arrêté cet avocat n'ont donné aucune nouvelle de lui depuis un an.

    Il y a eu un an le 4 janvier, des membres de la Sécurité chinoise se rendaient au milieu de la nuit au domicile de Gao Zhisheng, dans son village natal du Shaanxi, et l'emmenaient. Il s'agissait d'avoir une brève conversation avec lui. Depuis, on n'a plus revu ce célèbre avocat et militant des droits de l'homme. Et, de manière plutôt rare, les autorités chinoises ne donnent aucun renseignement sur son sort, alimentant les craintes de sa famille et de ses amis.

    Ancien membre du Parti communiste, Gao avait pourtant été bien en cour à une époque, étant même placé dans la liste des dix meilleurs avocats chinois par le ministère de la Justice en 2001, pour sa défense de victimes d'erreurs médicales et d'expropriations illégales. Mais les choses se sont ensuite gâtées, quand il s'est impliqué sur des dossiers sensibles, défendant des chrétiens clandestins ou des disciples du mouvement spirituel Falun Gong, interdit par Pékin en 1999. En 2005, son bureau a été fermé et la vingtaine d'avocats travaillant avec lui se sont vus retirer leur licence. Arrêté peu de temps après, il a raconté ensuite avoir été sévèrement torturé. Des policiers l'auraient alors menacé de mort s'il racontait son calvaire. Ce qu'il a fait, notamment dans une lettre au Congrès américain.

    Aujourd'hui, ses proches, maintenus sans nouvelles, craignent qu'il n'ait été torturé, ou même redoutent le pire. Après avoir gagné la Thaïlande, la femme et les deux enfants de Gao Zhisheng vivent maintenant aux États-Unis.

    «Spirale négative»

    Le cas de Gao est surprenant. Même si le système policier et judiciaire chinois est singulièrement opaque, les autorités finissent généralement par donner des informations sur le sort des détenus. Là, les réponses sont étonnamment floues et désinvoltes, concernant la vie d'un homme. Interrogé il y a deux semaines, Ma Zhaoxu, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a fait cette énigmatique réponse : «Il est là où il doit être.» Sollicité de nouveau mardi dernier, il n'a guère plus rassuré : «Pour parler franchement, je ne sais pas où il est. La Chine a 1,3 milliard d'habitants et je ne peux savoir où ils sont tous.» Certes, sauf que l'homme a été embarqué par des agents de l'État. Diplomates et observateurs n'en finissent pas de s'interroger sur la radicalisation du régime chinois depuis un an et demi. Côté droits de l'homme, le dernier épisode spectaculaire a été la condamnation à onze ans de prison de l'écrivain Liu Xiaobo le jour de Noël.

    Une peine, qui, en 2009 et pour de simples écrits, a surpris tout le monde par sa sévérité anachronique. Et qui intervenait un mois après que Barack Obama eut plaidé en sa faveur lors de sa première visite en Chine. Fondateur de la Dui Hua Foundation, John Kamm, un militant américain des droits de l'homme respecté à Pékin pour son approche modérée et pragmatique, a confié au New York Times qu'en trente ans de Chine, il avait rarement observé une ligne aussi dure vis-à-vis des dissidents. En déplorant n'avoir «jamais vu une spirale aussi négative.»

    Tiré du Figaro: http://www.lefigaro.fr/international/2010/02/06/01003-20100206ARTFIG00146-gao-zhisheng-dissident-jete-aux-oubliettes-chinoises-.php

  • L’avocat Gao Zhisheng serait toujours vivant

    «Arrêtez de harceler les avocats des droits de l’homme » pouvait on lire lors d’une manifestation à Hong Kong en Chine début 2009. Des manifestants, dont un groupe d’avocats internationaux, appellaient à la libération de l’avocat des droits de l'homme Gao Zhisheng. AFP PHOTO/MIKE CLARKE
    «Arrêtez de harceler les avocats des droits de l’homme » pouvait on lire lors d’une manifestation à Hong Kong en Chine début 2009. Des manifestants, dont un groupe d’avocats internationaux, appellaient à la libération de l’avocat des droits de l'homme Gao Zhisheng. AFP PHOTO/MIKE CLARKE

    SYDNEY— Il a été rapporté que l'avocat des droits de l'homme chinois, Gao Zhisheng, était toujoursen vie. Contrairement aux rapports récents selon lesquels Gao aurait été tué par les forces de sécurité chinoise, «une source bien placée» du  bureau de la sécurité chinoise a déclaré à un journaliste australien que l'avocat était en vie.

    «A l’heure actuelle, Gao est toujours vivant… il n’a pas disparu», a dit la source à John Garnaut, le correspondant à Pékin de Fairfax News. L'avocat Gao, connu pour être l'avocat des droits de l'homme le plus courageux de Chine, a défendu des pratiquants de Falun Gong, des pétitionnaires et des Chrétiens alors qu’aucun autre avocat n'avait osé le faire.

    Il a été arrêté, emprisonné, torturé et harcelé pendant les cinq dernières années et est maintenant porté disparu depuis 11 mois. La semaine dernière, des rapports étaient arrivés à Gao Zhiyi,  le frère de Gao, disant que Gao s'était «perdu et qu’il avait disparu». Plusieurs ont craint que ce ne soit un signe que Gao était mort, des suites des tortures subies dans les mains du Bureau de la Sécurité publique de Chine.

    Cependant la source du journal Herald a dit que son organisation savait où Gao est détenu mais qu’il ne pouvait pas transmettre ces informations. Il n'a donné aucune indication sur l'état de santé du courageux avocat ou de ses perspectives de libération futures.

    Gao Zhisheng est chrétien. Il a refusé de rester inactif devant la corruption, l'injustice, la persécution des pratiquants de Falun Gong et l'échec de l'autorité de la Loi en Chine. Il a écrit des lettres ouvertes au Congrès national de la Chine, au dirigeant chinois Hu Jintao et au Premier ministre Wen Jiabo, détaillant individuellement des cas d'injustice et mettant en évidence l'hypocrisie des législateurs en Chine. En 2007, il a écrit une lettre au Congrès américain demandant à ses membres de réfléchir à deux fois avant d’aller aux Jeux olympiques de Pékin en 2008, à cause du bilan atroce des droits de l'homme en Chine.

    «Le comportement que l'on juge généralement dégradant pour l’être humain est mis en application dans mon pays comme une simple tâche politique», a t-il écrit. «Aujourd'hui, comme nous nous approchons des Jeux Olympiques de Pékin, je vous demande de prêter attention au désastre en cours des droits de l'homme en Chine et je souhaite que vous transmettiez mon appel au monde entier.»

    Les autorités chinoises ont rassemblé tous leurs efforts pour ruiner la vie de Gao.  Son cabinet a été fermé. A plusieurs reprises, on a attenté à sa vie. Gao, sa femme et leurs deux enfants ont été placés en assignation à domicile, subissant des abus physiques et psychologiques plusieurs mois durant. En 2007, Gao a réussi à envoyer un compte rendu terrifiant des 50 jours de torture  qu’il a subie par les responsables de la sécurité chinoise. Les descriptions qu’il a faites ont été déchirantes et cela a déclenché une véritable onde de choc à travers plusieurs groupes de droits internationaux.

    Edward McMillan-Scott, vice-président du Parlement européen, qui avait communiqué avec Gao Zhisheng personnellement, David Kilgour, ancien secrétaire d'État Asie-Pacifique pour le Canada et David Matas, avocat des droits de l'homme international, comptent parmi les rares hommes d'État qui ont vigoureusement fait campagne pour la défense de Gao.

    En vain. En février 2009, Gao Zhisheng a été enlevé dans sa ville natale de la province du nord de Shaanxi par sept voyous. Sa femme, Geng He et leurs deux enfants avaient réussi à s'échapper de la Chine avant sa disparition. Ils ont reçu l'asile politique aux Etats-Unis en mars 2009. Cependant la famille vit toujours dans un stress continuel. Gege, la fille de 13 ans de Gao, a été récemment hospitalisée aux Etats-Unis suite aux pressions mentales qu’elle a subies.

    Article sur le même sujet:

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Gao-Zhisheng/Lavocat-Gao-Zhisheng-subit-des-tortures-inimaginables.html

    Tiré de La Grande Epoque: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/Lavocat-Gao-Zhisheng-serait-toujours-vivant.html

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