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génocide - Page 3

  • Évaluer les signes d’un génocide

    Chine, génocide, prélèvements d'organes, pratiquants, falun Dafa, Holocauste, nazi, crime contre l'humanité, chinois, David Matas Étude de cas: la persécution de Falun Gong en Chine

    Remarques préparées pour la Conférence de l’Association Internationale des Spécialistes des Génocides, Sienne, Italie, 20 Juin 2013

    Les auteurs d’un génocide nient qu’il ait eu lieu et tentent de couvrir les traces de son existence. On peut voir au travers de la négation de l’Holocauste et les fugitifs nazis, que le déni de génocide et sa dissimulation se produisent même lorsque les responsables du crime ont perdu le pouvoir. Cette propension au déni et à la couverture des faits est d’autant plus étendue quand ces responsables restent au pouvoir.

    Le déni de génocide et son maquillage par des agents existants de l’Etat se laisse prendre au jeu des politiques internationales. Les amis des négationnistes répugnent, pour des raisons géopolitiques, à insister sur le sujet. De même, il devient d’autant plus difficile d’établir qu’il y a eu génocide lorsque les coupables au pouvoir font tout ce qui leur est possible pour réprimer toute connaissance du génocide.

    Comment s’y prend-on pour gérer le manque de transparence et la négation d’agents de l’Etat, dans un contexte où on a d’écrasantes indications de génocide? L’exposé qui suit tente de résoudre cette question au travers du prisme de l’évidence d’un génocide des pratiquants de Falun Gong en Chine.

    Le Falun Gong, qui repose sur les anciennes traditions spirituelles chinoises et des mouvements lents, fut banni en Chine en 1999. Il y a eu une évidence convaincante de mises à mort en masse des pratiquants de Falun Gong, soit par torture pour en soutirer des abjurations, soit par prélèvements forcés d’organes pour transplantations. Quoi que l’on pense des preuves du génocide des pratiquants de Falun Gong, l’opacité croissante du régime communiste chinois sur la provenance des organes transplantés est incontestable.

    Les Principes Directeurs de l’Organisation Mondiale pour la Santé sur la Transplantation de Cellules, Tissus et Organes Humains requièrent, au principe 10, la traçabilité, et au principe 11, la transparence des sources de greffe. La Chine viole ces deux principes.

    A. La recherche

    La recherche présentée dans les rapports publiés en juin 2006, janvier 2007 et dans le livre Moisson Sanglante en novembre 2009, documents et livre que j’ai co-signés avec David Kilgour, ainsi que dans le livre Organes d’Etat, en août 2012, écrit en collaboration avec Torsten Trey, concluait que les prisonniers de conscience en Chine se sont faits tués par dizaines de milliers pour leurs organes, en vue de transplantations. La plupart de ces victimes étaient des pratiquants de Falun Gong.

    Le Falun Gong repose sur les anciennes traditions spirituelles chinoises et des exercices. Il démarra en 1992 avec les enseignements de Li Hongzhi et se répandit rapidement dans l’ensemble de la Chine, avec  l’encouragement des fonctionnaires du gouvernement qui en considéraient les exercices comme bénéfiques pour la santé et pour les finances du système de santé. En 1999 les pratiquants de Falun Gong se trouvaient, selon une enquête du gouvernement, être plus nombreux que les membres adhérents du Parti Communiste. A ce moment-là, par peur de perdre sa suprématie idéologique et par jalousie de sa popularité, le Parti bannit le Falun Gong.

    Ceux qui faisaient les exercices après 1999 furent arrêtés et il leur fut demandé de dénoncer leur pratique. Ceux qui ne le faisaient pas furent torturés. Ceux qui refusaient de se dédire après torture disparurent.

    Nous conclûmes, David Kilgour et moi-même, qu’une grande partie de ces disparus étaient donc tués pour leurs organes. Quoiqu’il nous entraînerait trop loin de passer en revue tous les signes qui nous ont amenés à cette conclusion, je veux mentionner quelques éléments.

    • Des enquêteurs passèrent des appels auprès d’hôpitaux dans toute la Chine, se faisant passer pour des parents de patients qui avaient besoin de greffes, et demandant si les hôpitaux avaient des organes en provenance de pratiquants de Falun Gong à vendre suivant le principe que, puisque les pratiquants de Falun Gong grâce à leurs exercices sont en bonne santé, leurs organes seraient sains. Nous avons obtenu sur bande des admissions, transcrites et traduites, sur l’ensemble de la Chine.

    • Des pratiquants de Falun Gong, qui avaient été détenus et avaient abjuré après torture, puis étaient sortis de détention et de Chine, nous ont raconté qu’ils subissaient systématiquement des analyses de sang et un examen de leurs organes pendant leur détention. Les autres détenus, non. L’analyse de sang et l’examen d’organes ne pouvaient pas avoir pour but la santé des pratiquants de Falun Gong puisqu’ils avaient été torturés; mais ils auraient été nécessaires en cas de greffes d’organes.

    • Les temps d’attente pour des transplantations d’organes en Chine se comptent en jours et en semaines. Partout ailleurs dans le monde, ils se comptent en mois, voire en années. Un temps d’attente court pour la transplantation d’un organe provenant d’un donneur décédé signifie que quelqu’un se fait tuer pour cette greffe.

    • Il n’y a pas d’autre explication pour les chiffres de transplantations que des prélèvements sur les pratiquants de Falun Gong. La Chine est le second plus gros pays de greffes dans le monde en volume après les Etats-Unis. Pourtant, jusqu’en 2010 elle n’avait pas de système de donation après décès et encore aujourd’hui, ce système ne produit que des dons sans réelle signification statistique. Les sources de donneurs vivants sont limitées par la loi aux parents proches des donneurs et officiellement découragées du fait que les donneurs vivants souffrent de complications de santé pour avoir fait don d’un organe.

    B. La charge de la preuve

    Toutefois, et quoi qu’on puisse penser de notre travail, il ne nous appartient pas d’établir que la provenance des  organes pour transplantations en Chine est impropre. Il revient au contraire au régime chinois d’établir que la provenance des organes de greffe en Chine est correcte. Les Principes Directeurs de l’Organisation Mondiale pour la Santé de traçabilité et de transparence dans l’obtention d’organes de greffe engagent les Etats membres de l’Organisation. Ces principes engagent la Chine.

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/13/7/22/n3508627.htm

  • Be the Voice of the Future

    Belle est une artiste Folk Rock amércaine. Cette chanson Be The Voice parle de la persécution des pratiquants de Falun Gong en Chine victimes de génocide en Chine.

    Plus d'informations sur: https://soundcloud.com/everythingbelle/09-be-the-voice/

  • La différence d'un mot: l'impact des médias français dans le monde

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    Il est surprenant en regardant le très bon documentaire sur la Chine de Jean-Michel Carré mardi soir sur Arte d’entendre une fois de plus le mouvement Falun Gong qualifié de secte. Si on regarde de plus près les faits, on peut comprendre l’impact négatif de ce mot et sa participation encore aujourd’hui à la campagne de diffamation mise en place en 1999 par le régime communiste chinois pour éradiquer le Falun Gong.

    Rappel des faits

    En 1999, Jiang Zemin, pour des raisons politiques, décide d’interdire le Falun Gong, une méthode de Qigong renouant avec la culture traditionnelle chinoise et consistant en des exercices de méditation debout et assis. Ses ordres auprès de l’appareil communiste à l’époque sont explicites: «Ruinez leur réputation, détruisez les financièrement et physiquement». Quelques années auparavant, le Falun Gong était encensé par le gouvernement chinois pour ses vertus pour la santé et la moralité et son enseignement promu auprès des ambassades chinoises à l’étranger. Mais Jiang Zemin, voyant dans ces plus de 70 millions de pratiquants (selon les chiffres du ministère des Sports chinois en 1997), un moyen de s’enrichir, demande au fondateur de la méthode Li Hongzhi que chaque pratiquant verse une cotisation au parti pour pouvoir pratiquer le Falun Gong. Ce que Li Hongzhi refuse en répondant que l’enseignement de Bouddha sera toujours libre et gratuit.

    La date du 25 avril 1999 citée dans le reportage de Jean-Michel Carré est importante à ce titre (voir à ce sujet l’article François Hollande en Chine, manifestation devant l’Ambassade de Chine à Paris), car elle marque le commencement de l’interdiction du Falun Gong en Chine, interdiction qui sera effective le 20 juillet de la même année. Il est intéressant de lire le courrier de Li Hongzhi le 2 juin 1999 au gouvernement chinois alors qu’il vient de devenir réfugié politique aux États-Unis.

    À partir du 20 juillet 1999, la machine d’État staliniste chinoise (très bien expliquée dans le documentaire d’Arte) se met en route et utilise toutes ses forces pour persécuter le Falun Gong, revenant aux méthodes de la révolution culturelle sous Mao avec l’embrigadement idéologique, la propagande et l’exécution des opposants. C’est à Paris, face à un parterre de journalistes, que Jiang Zemin qualifie le Falun Gong de « secte diabolique » pour justifier la persécution, terme très peu apprécié en Occident. À noter que le PCC a désigné quelques années plus tard le Dalaï Lama de « dangereux terroriste » pour justifier la répression au Tibet. L’ampleur de la persécution et de la répression est alors sans précédent. Tous les médias d’État chinois reprennent la propagande du régime à l’encontre du Falun Gong, avec pendant les deux premières années 10 heures de programmes anti-Falun Gong diffusés quotidiennement. Des reportages et des articles sont fabriqués de toutes pièces accusant les pratiquants de Falun Gong de toutes les ignominies nécessaires à alimenter la peur et le rejet de la population chinoise à l’égard de la pratique. À leur tour, les médias étrangers reprennent sans sourciller la propagande du parti dans leurs propres colonnes. Des pressions diplomatiques très fortes sont soumises auprès des gouvernements étrangers pour leur interdire de défendre et de parler du Falun Gong sous peine de sanctions commerciales.

    À l’intérieur de la Chine, le bureau 6.10, véritable gestapo, est créé pour traquer, emprisonner et torturer les pratiquants de Falun Gong afin de leur soutirer des informations et leur faire abandonner leur croyance. Chaque gouvernement local, chaque responsable du parti communiste dans chaque ville et village de Chine, chaque école et chaque entreprise, chaque citoyen chinois est exhorté de dénoncer des pratiquants de Falun Gong, sous peine d’amendes et contre récompense. Les pratiquants de Falun Gong sont licenciés de leur entreprise, leurs enfants ne peuvent plus aller à l’école et quand ils sont arrêtés, ils sont emprisonnés par centaines de milliers dans les camps de travaux forcés et centres de lavage de cerveaux. Tels sont les faits tels que l’on peut les retrouver en recoupant les informations et en évitant de reprendre les informations des outils de propagande chinois. Devant l’ampleur d’un tel désastre humanitaire se déroulant aujourd’hui devant nos yeux, on peut essayer de comprendre la réticence des journalistes, reporters, rédacteurs en chef des médias français à vouloir traiter le sujet, car le choix des mots dans ce contexte peut faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre.

    Notre pays pendant la Seconde guerre mondiale a très bien connu l’idéologie et la répression. À cette époque, si les médias avaient été aussi importants qu’aujourd’hui et s’ils avaient la liberté d’expression qu’ils ont aujourd’hui, auraient il parlé du génocide des juifs ? Auraient-ils parlé des faits pour expliquer la persécution et les camps de concentration ? À l’inverse, auraient-ils reproduit la propagande du régime?

    Le premier à avoir donné une alerte internationale a été l’avocat chinois des droits de l’homme Gao Zhizheng avec ses lettres ouvertes au gouvernement chinois en 2004 et 2005. Par la suite, il a été séquestré par les autorités chinoises et il est toujours emprisonné depuis. En 2007, il écrivait une lettre décrivant ses 50 jours de tortures. En 2006, ce sont l’avocat international des droits de l’homme David Matas, et l’ancien ministre des Affaires étrangères canadien pour l’Asie-Pacifique David Kilgour, qui publiaient un rapport d’enquête révélant un système de prélèvements d’organes à vif à grande échelle pratiqué sur les pratiquants de Falun Gong dans les prisons chinoises, à des fins commerciales. Récemment David Kilgour a demandé une nouvelle fois récemment à mettre fin aux crimes contre l’humanité en Chine. Depuis 1999, le Congrès américain, le Parlement européen, les parlements australien, suédois, israélien, etc., des personnalités politiques de premier plan, des ONG de défense des droits de l’homme et des libertés dans le monde se sont prononcés pour appeler à la fin de la persécution du Falun Gong en Chine. Cela peut être vérifié dans la presse étrangère – par exemple récemment avec le plus grand hebdomadaire allemand Die Zeit qui a publié une enquête de 4 pages sur les atrocités des prélèvements d’organes en Chine, et parfois dans la presse française.

    Alors pour revenir au titre un peu provocateur de cet article, est-ce que les médias français participent à la persécution en Chine, en ne traitant pas ce sujet ou en reprenant la propagande du régime chinois, c’est une question qui peut se poser. Il ne s’agit pas pour autant de pointer du doigt le très bon travail réalisé par Jean-Michel Carré pour comprendre la Chine dans le documentaire diffusé sur Arte et le travail quotidien des journalistes des différents grands médias. Cependant, une fois qu’on connaît les faits, il est toujours temps de bien faire.

  • Quand les médias français participent à la persécution en Chine

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    Capture d'écran du documentaire Chine, Le Nouvel empire, diffusé le 30 avril 2013 sur Arte

    Quelle n’a pas été pas ma surprise en regardant le très bon documentaire sur la Chine de Jean-Michel Carré hier soir sur Arte et d’entendre encore le mouvement Falun Gong qualifié de secte. Si on regarde de plus près les faits, on peut comprendre l’impact négatif de ce mot et sa participation encore aujourd’hui à la campagne de diffamation mise en place en 1999 par le régime communiste chinois pour éradiquer le Falun Gong.

    Rappel des faits

    En 1999, Jiang Zemin pour des raisons politiques, décide d’interdire le Falun Gong, une méthode de Qigong renouant avec la culture traditionnelle chinoise et consistant en des exercices de méditation débout et assise. Ses ordres auprès de l’appareil communiste à l’époque sont explicites : «Ruinez leur réputation, détruisez les financièrement et physiquement». Quelques années auparavant, le Falun Gong était encensé par le gouvernement chinois pour ses vertus pour la santé et la moralité et son enseignement promu auprès des ambassades chinoises à l’étranger. Mais Jiang Zemin voyant dans ces plus de 70 millions de pratiquants (selon les chiffres du Ministère des sports chinois en 1997) un moyen de s’enrichir demande au fondateur de la méthode Li Hongzhi que chaque pratiquant verse une cotisation au parti pour pouvoir pratiquer le Falun Gong. Ce que Li Hongzhi refuse en répondant que l’enseignement de Bouddha sera toujours libre et gratuit.

    La date du 25 avril 1999 citée dans le reportage de Jean-Michel Carré est importante à ce titre (voir à ce sujet l’article François Hollande en Chine, manifestation devant l’Ambassade de Chine à Paris), car elle marque le commencement de l’interdiction du Falun Gong en Chine, interdiction qui sera effective le 20 juillet de la même année. Il est d’ailleurs intéressant de lire le courrier de Li Hongzhi le 2 juin 1999 au gouvernement chinois alors qu’il vient de devenir réfugié politique aux États Unis.

    A partir du 20 juillet 1999 la machine d’état staliniste chinoise se met en route pour utiliser toutes ses forces pour persécuter le Falun Gong, revenant aux méthodes de la révolution culturelle sous Mao avec l’embrigadement idéologique, la propagande et l’exécution des opposants. C’est à Paris, face à un parterre de journalistes, que Jiang Zemin qualifie le Falun Gong de « secte diabolique » pour justifier la persécution, terme très peu apprécié en Occident. À noter que le PCC a désigné quelques années plus tard le Dalaï Lama de « dangereux terroriste » pour justifier la répression au Tibet.

    L’ampleur de la persécution et de la répression est alors sans précédent. Tous les médias d’état chinois reprennent la propagande du régime à l’encontre du Falun Gong, avec pendant les deux premières années 10 heures de programmes anti-Falun Gong diffusés quotidiennement. Des reportages et des articles sont fabriqués de toutes pièces accusant les pratiquants de Falun Gong de toutes les ignominies nécessaires à alimenter la peur et le rejet de la population chinoise à l’égard de la pratique. A leur tour, les médias étrangers ont repris sans sourciller la propagande du parti dans leur propres colonnes. Des pressions diplomatiques très fortes sont soumises auprès des gouvernements étrangers pour leur interdire de défendre et de parler du Falun Gong sous peine de sanctions commerciales.

    A l’intérieur de la Chine, le bureau 6.10, véritable gestapo, est créé pour traquer, emprisonné et torturé les pratiquants de Falun Gong afin de leur soutirer des informations et leur faire abandonner leur croyance. Chaque gouvernement local, chaque responsable du parti communiste dans chaque ville et village de Chine, chaque école et chaque entreprise, chaque citoyen chinois est exhorté de dénoncer des pratiquants de Falun Gong, sous peine d’amendes et contre récompense. Les pratiquants de Falun Gong sont licenciés de leurs entreprises, leurs enfants ne peuvent plus aller à l’école et quand ils sont arrêtés, ils sont emprisonnés par centaines de milliers dans les camps de travaux forcés et centre de lavage de cerveaux. Devant l’ampleur d’un tel désastre humanitaire et humain se déroulant aujourd’hui devant nos yeux, on peut essayer de comprendre la réticence des journalistes, reporters, rédacteurs en chef des médias français à vouloir traiter le sujet, mais le choix des mots dans ce contexte peut faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre.

    Notre pays pendant la seconde guerre mondiale a très bien connu l’idéologie et la répression. A cette époque, si les médias avaient été aussi importants qu’aujourd’hui et si ils avaient la liberté d’expression qu’ils ont aujourd’hui, auraient il parlé du génocide des juifs ?  Auraient-ils parlé des faits pour expliquer la persécution et les camps de concentration ? Ou auraient ils reproduit la propagande du régime?

    Le premier à avoir donné une alerte internationale a été l’avocat chinois des droits de l’homme Gao Zhizheng avec ses lettres ouvertes au gouvernement chinois en 2004 et 2005. Par la suite, il a été sequestré par les autorités chinoises jusqu'à aujourd'hui. En 2007, il réussit à écrire une lettre décrivant ses 50 jours de tortures (Partie 1, Partie 2, Partie 3, Partie 4)

    En 2006, ce sont l’avocat international des droits de l’homme David Matas, et l’ancien Ministère des Affaires étrangères canadien pour l’Asie Pacifique David Kilgour, qui publiaient un rapport d’enquête révélant un système de prélèvements d’organes à vif à grande échelle, à des fins commerciales, pratiqué sur les pratiquants de Falun Gong dans les prisons chinoises. Récemment David Kilgour a demandé une nouvelle fois récemment à mettre fin aux crimes contre l’humanité en Chine.

    Depuis 1999, le Congrès Américain, le Parlement Européen, les Parlements Australiens, Suédois, Israéliens, etc.., des personnalités politiques de premier plan, des ONG de défense des droits de l’homme et des libertés dans le monde se sont prononcés pour appeler à la fin de la persécution du Falun Gong en Chine. Cela peut être vérifié dans la presse étrangère par exemple récemment avec le plus grand hebdomadaire allemand Die Zeit qui a publié une enquête de 4 pages sur les atrocités des prélèvements d’organes en Chine et parfois dans la presse française.

    Alors pour revenir au titre un peu provocateur de cet article, est ce que les médias français participent à la persécution en Chine, en ne traitant pas ce sujet ou en reprenant la propagande du régime chinois, c’est une question qui peut se poser. Il ne s’agit pas pour autant de pointer du doigt le très bon travail réalisé par Jean-Michel Carré dans le documentaire diffusé sur Arte et le travail quotidien des journalistes des différents grands médias, mais une fois qu’on connaît les faits, il est toujours temps de bien faire.

  • Une excuse pour un génocide

    Chine, Falun, Gong, Dafa, 25 avril 1999, appel, Zhongnanhai, Li Hongzhi On se souvient de certains événements dans l'histoire comme d' étincelles déclenchant des évènements plus grands. L'assassinat de Franz Ferdinand, archiduc d'Autriche, aboutissant à la Première Guerre mondiale, et l'arrivée au pouvoir de Mikhaïl Gorbatchev, conduisant finalement à l'effondrement de l'Union soviétique, n'en sont que deux exemples.


    Parmi de tels événements il y a un tournant peu compris dans l'histoire chinoise récente- "L’appel de Zhongnanhai" du 25 avril 1999. Certains observateurs chinois considèrent l' événement comme étant le catalyseur d'une des répressions spirituelles les plus violentes de notre époque contemporaine.


    Seulement sept ans avant l'appel de Zhongnanhai, M. Li Hongzhi, nominé pour un Prix Nobel de la paix, a transmis la pratique spirituelle du Falun Gong au public. Falun Gong, une combinaison d'exercices, de méditation et de principes moraux, est rapidement devenu populaire dans toute la Chine. C'est cette popularité que le régime communiste chinois, connu pour avoir une une tolérance zéro vis à vis de toute voix alternative, allait percevoir comme un dilemne.

    Une protestation silencieuse

    Zhongnanhai, le complexe du gouvernement central dans la capitale Pékin, a été le site du premier appel public majeur des pratiquants de Falun Gong [Note du rédacteur : les pratiquants de Falun Gong sont allés faire appel au Bureau des Appels central, qui se trouve être près du complexe.] C'était aussi le plus grand rassemblement public spontané depuis le massacre de la place Tiananmen en 1989.


    Sur la base de preuves vidéo, au moins 10.000 manifestants de Falun Gong se sont rassemblés devant Zhongnanhai afin de remettre une pétition aux dirigeants du Parti communiste - un taux de participation sans précédent, compte tenu des efforts du régime pour museler toute expression publique.


    Les images capturées par les cameramen d’ABC montrent un rassemblement ordonné, les manifestants se tenant debout par rangées de plusieurs personnes, s'étendant sur deux kilomètres le long des trottoirs bordés d'arbres à côté de la Cité Interdite. Certains pratiquaient les exercices de Falun Gong, tandis que d'autres étaient assis ou lisaient. Cette manifestation silencieuse unique entendait d'une part regagner la reconnaissance officielle du Falun Gong par le régime communiste, et également pétitionner pour la libération des pratiquants de Falun Gong arrêtés dans la ville côtière de Tianjin

    Les elements déclencheurs

    Deux semaines auparavant, le périodique Youth Science and Technology Reader publiait un article de He Zuoxiu, connu pour son opposition aux pratiques alternatives. Le journal Ming Pao basé à Hong Kong a rapporté que He Zuoxiu - beau-frère de Luo Gan, le ministre de la Sécurité publique, qui allait être ultérieurement le fer de lance de la campagne anti-Falun Gong – diffamait la pratique en présentant une vision "déformée" de ses principes.


    En réponse, un certain nombre de pratiquants de Falun Gong étaient allés au Bureau de Youth Science and Technology Reader demander aux éditeurs de retirer l'article erroné.


    Le magazine a refusé et a appelé la police - en conséquence, 45 pratiquants ont été battus et détenus En réponse, les pratiquants locaux ont lancé un appel au gouvernement municipal de Tianjin qui les a redirigés vers le Bureau central d'appels à Pékin..


    En 1999, le régime chinois estimait le nombre de pratiquants de Falun Gong à Pékin à entre 400 à 500.000 : le nombre dans l'ensemble du pays était estimé à entre 70 à 100 millions.


    Des rapports du Washington Post ont déclaré que la majorité des manifestants à Zhongnanhai était de Pékin. Cependant, certains avaient voyagé d'aussi loin que la province du Zhejiang, à plus de 1.000 kilomètres (621 miles) au sud de Pékin. Les principaux systèmes de transport menant à la capitale avaient reçu l’ordre de fermer.


    Quand les manifestants sont arrivés à Zhongnanhai tôt dans la matinée, quelque 1.000 agents de la sécurité publique et des policiers en civil avaient déjà été déployés.


    Bien que les craintes d'émeutes se soient avérées infondées, la police a refusé de laisser les pratiquants s’approcher du principal Bureau des Appels. En fait, ce sont les autorités qui les ont dirigés à un endroit opposé à Zhongnanhai qui semblait entourer le complexe. Cette tactique était un geste calculé utilisé afin d’accuser à tort les pratiquants de Falun Gong d’avoir "encerclé"le bâtiment .


    Après des heures de négociations entre les manifestants et les fonctionnaires de Pékin, cinq représentants du groupe ont été invités à parler avec le Premier ministre Zhu Rongji. M. Zhu a rapidement donné l'ordre de libérer les pratiquants arrêtés à Tianjin et la foule s’est dispersée tranquillement entre 10h30 et 11 h30.

    La persécution commence

    En dépit de cette résolution, il y a eu des remous au sein du Bureau politique. Afin de consolider son pouvoir personnel, Jiang Zemin, alors chef du Parti communiste chinois, a illégalement proscrit la pratique trois mois plus tard, le 20 juillet 1999 ;


    Ceci a marqué le début d’une campagne à l’échelle nationale pour calomnier et éliminer le Falun Gong. Les livres, vidéos et cassettes de Falun Gong ont été confisqués et détruits à grande échelle. Les sessions d’exercices dans les parcs publics étaient régulièrement harcelées, des témoins se souvenant de pratiquants soulevés par la police alors qu’ils étaient encore les jambes croisés en méditation et jetés à terre.


    Des milliers de personnes ont été parquées dans des stades avant d’être transférées dans des camps de travail. Il n’y a eu aucuns jugements officiels; les morts de pratiquants de Falun Gong en détention étaient comptées comme "suicides."


    Près de 3000 décès de pratiquants de Falun Gong sous les coups et la torture ont été vérifiés depuis 1999; cependant, des experts des droits humains en ont estimé le chiffre à 10 000. On pense que pas moins d’un million sont encore illégalement détenus dans les camps de travail à travers toute la Chine.


    Une répression aussi draconienne a amené les observateurs à questionner les motifs derrière la persécution du Falun Gong. Ce pourrait être pour des raisons historiques. Il reste encore au régime en Chine à admettre que le massacre de la place à Tiananmen a eu lieu. En réalité, toute référence à l’assassinat mondialement dénoncé des étudiants pro-démocratie a été effacée des manuels scolaires de la Chine et l’accès en est bloqué sur l’Internet.


    La célèbre séquence d’une silhouette solitaire essayant d’arrêter les tanks à Tiananmen sert de rappel des sacrifices que le peuple de Chine a du faire toutes ces années pour faire entendre sa voix. Bien que l’identité du courageux étudiant n’ait jamais été confirmée, son message est intemporel. Peut-être que l’héritage de Zhongnaihai figurera un jour dans les livres d’histoires comme un évènement donnant en exemple le courage et la dignité du peuple chinois.

    Tiré de: http://www.theepochtimes.com/news/6-4-25/40825.html

  • Bo Xilai et la persécution du Falun Gong

    Bo Xilai, Chine actualités, Falun Gong,campagne du Parti communiste,crimes de tortures, génocide  Bo Xilai, le secrétaire général du Parti de Chongqing, est toujours en fonction mais son avenir est incertain depuis que son ancien adjoint a menacé de révéler son passé, y compris son implication dans la persécution de la pratique spirituelle Falun Gong.

    Bo Xilai est poursuivi en justice, dans plus de dix pays, comme l’un des principaux responsables de la campagne du Parti communiste contre Falun Gong. Rong Jin, une victime de cette persécution a porté plainte contre Bo Xilai en 2007.

    Rong Jin a accusé Bo Xilai de tortures et de crimes contre l’humanité après les atrocités qu’elle a subies il y a douze ans . En 2000, Rong Jin avait été arrêtée pour avoir dénoncé la persécution, un an après que Jiang Zemin, alors dirigeant du régime chinois, ait lancé la répression du Falun Gong.

    Rong Jin explique comment elle a été torturée à Dalian, dans la province du Liaoning.

    Rong Jin, plaignante contre Bo Xilai, a précisé: «Il y avait un anneau de fer accroché au sol. Mes deux mains étaient menottées à l’anneau et je ne pouvais pas bouger mon corps. J’ai vu d’autres pratiquants de Falun Gong attachés de cette façon pendant deux ou trois jours. Je suis restée là pendant 20 heures. J’étais épuisée et ils ne nous nourrissaient pas».
     
    À cette époque, Bo Xilai était maire de Dalian. Selon Rong Jin, il abusait de son pouvoir en ordonnant à ses employés de maintenir la persécution. Bo Xilai a ensuite été promu gouverneur de la province du Liaoning. Jusqu’à ce qu’il quitte la province en 2004, plus de 100 pratiquants de Falun Gong sont morts sous la torture et les mauvais traitements.

    Rong Jin a été témoin de nombreuses violences à Dalian, où elle a été détenue avec 150 autres pratiquants de Falun Gong.

    Rong Jin, plaignante contre Bo Xilai, a affirmé: «J’ai vu des pratiquants gavés de façon horrible. Ils avaient les bras attachés derrière le dos et les jambes enchaînées. Les policiers leur introduisaient de fins tuyaux de caoutchouc dans le nez. Un policier m’a dit que beaucoup mouraient quand le tube arrivait dans leur estomac et que si je faisais une grève de la faim, je finirais comme eux».

    Bo Xilai fait partie des nombreux responsables du PCC accusés, dans le monde entier, d’avoir persécuté le Falun Gong. Lui et d’autres ont été accusés, par un tribunal espagnol, de crimes de tortures et de génocide des pratiquants de Falun Gong.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Bo-Xilai-et-la-persecution-du-Falun-Gong.html

  • Persécution du Falun Gong: plus de victimes en 2011

    Falun Gong en chine, persécution du Falun Gong, parti communiste chinois, tortures, mauvais traitements, Chine,traitements psychologiques, génocide ,  En 2011, la persécution des pratiquants du Falun Gong menée par le parti communiste chinois a continué de faire des victimes. Des groupes de défense des droits de l'homme ont recensé des dizaines de morts dans tout le pays, suite à la torture et aux mauvais traitements.

    De nombreux pratiquants de Falun Gong sont morts au cours de détentions illégales, le plus souvent dans des centres de lavage de cerveau. Les auteurs de ces crimes utilisent des méthodes brutales pour forcer les pratiquants à renoncer à leur croyance.

    Un homme de la province du Shandong est mort en moins d’un mois après avoir été détenu dans le centre de lavage de cerveau de la mine d’or de Lingnan. D’après le site web Clearwisdom.net qui publie les détails de la persécution, Zhang Guihao, âgé de 48 ans, a été gravement torturé entre le 11 et le 30 novembre2011, date de son décès.

    En plus des tortures physiques, les mauvais traitements psychologiques sont aussi fréquents. Dans la province du Hubei, Guo Min, âgée de 38 ans, a passé 8 ans dans cet institut psychiatrique, parce qu’elle ne voulait pas renoncer à ses croyances. Elle est morte en juin 2011 après avoir été forcée à prendre des substances psychiatriques pendant des années.

    Selon le Professeur Wang Zhiyuan, de la Coalition d'Investigation sur la Persécution du Falun Gong, la persécution du régime est un génocide.

    Wang Zhiyuana déclaré: «Les preuves que nous avons rassemblées montrent que les crimes du parti communiste chinois contre le Falun Gong incluent le génocide et la torture. Ce sont des crimes contre l’humanité. Nous allons comme toujours enquêter à fond sur toutes les organisations et les individus impliqués dans cette persécution, où qu'ils se trouventet nous prendrons le temps de les conduire devant la justice».

    Le Falun Gong, aussi appelé Falun Dafa, enseigne les principes d’Authenticité, de Bienveillance et de  Tolérance. Cette méthode inclut cinq exercices dont deux de méditation. Cette pratique est devenue très populaire dans toute la Chine dans les années 90 grâce à ses effets bénéfiques sur la santé. Le 20 juillet 1999, le parti communiste chinois, conduit par Jiang Zemin, a déclenché une campagne brutale d’éradication du Falun Gong.

    Le Centre d’information du Falun Dafa a documenté plus de 3.400 morts confirmées suite à la persécution et plus de 55 morts en 2011. Selon le CIFD, des centaines de milliers de pratiquants seraient toujours illégalement détenus.

    Tiré de:

    La Grande Epoque, Epoch Times France, média français, presse , actualité Chine, Chine

  • Témoin d’un meurtre durant le prélèvement forcé d’organes d’une pratiquante de Falun Gong

    Attention, article comportant des scènes violentes.

     

    Résumé de l'affaire : Un enquêteur spécial de l’Organisation mondiale d’investigation sur la persécution du Falun Gong (WOIPFG) a mené une conversation de presque 30 minutes avec une personne ("témoin") dont nous ne divulguons pas le nom pour des raisons de sécurité. Le témoin a consenti à ce que la conversation soit enregistrée et révélé un cas de prélèvement d’organes à vif sur une pratiquante de Falun Gong auquel il a assisté voici plusieurs années.

    Veuillez cliquer ici pour écouter la conversation (en chinois)

    Rappel de l’évènement : En 2002, le témoin travaillait pour le système de sécurité publique (I.E. police) de la province du Liaoning, et a participé à des arrestations illégales et à la torture de pratiquants de Falun Gong. Parmi eux, une pratiquante d’une trentaine d’années avait des blessures et des cicatrices lui couvrant tout le corps, après une semaine de graves tourments et d’absorption forcée de nourriture. Le 9 avril 2002, un certain bureau de la Sécurité publique de la province du Liaoning a envoyé deux chirurgiens militaires, l’un venant de l’Hôpital général de l’Armée de libération du peuple de la région militaire de Shenyang et l’autre diplômé de la Seconde Université médicale militaire. Ils ont transféré cette pratiquante à un autre endroit (Note 1). Dans les circonstances où elle était pleinement consciente, sans utiliser d’anesthésique, ils ont prélevé son cœur, ses reins et d’autres organes. Le témoin était un garde de la police armée à l’époque et a assisté à tout le processus du prélèvement d’organes à vif.

    Le témoin a également révélé que, durant la période lors de laquelle il travaillait pour le Bureau de la sécurité publique de Jinzhou, Wang Lijun, alors chef du Bureau a émis l’ordre " les éradiquer tous " quant au traitement des pratiquants de Falun Gong. Le témoin avait participé aux arrestations illégales de pratiquants de Falun Gong et torturé de nombreux pratiquants dans le processus de les interroger pour leur soutirer des informations. La province du Liaoning est une région où la persécution des pratiquants de Falun Gong est très sévère. Le nombre de morts de pratiquants de Falun Gong, confirmé et publié par Minghui Net, a atteint les 406. Wang Lijun est actuellement le chef du Bureau de la Sécurité publique de Chongqing, et mène une persécution intensifiée à l’encontre des pratiquants de Falun Gong, sous le nom de « détruire les sociétés souterraines de type mafia » , en coordination avec Bo Xilai, le Secrétaire général du Comité du Parti communiste chinois.

    Note 1: Durant la première conversation, afin de ne pas s’exposer lui-même, le témoin n’a pas spécifié l’endroit où le prélèvement d’organes a eu lieu. Dans la seconde conversation, il a clairement indiqué que le prélèvement d’organes à vif a eu lieu dans une salle d’opération au 15ème étage de l’Hôpital général de la région militaire de Shenyang. Il a été confirmé que du 15ème au 17ème étage de l’Hôpital général de la région militaire de Shenyang sont utilisés pour la chirurgie.

    Note 2: Bien que manquant de crédences appropriées et d’antécédents universitaires, Wang Lijun sert d’analyste dans le Bureau de droit pénal de l’école de droit de l’Université de Pékin, et de vice-président des Examinateurs de médecine médico-légale de l’Association Internationale Heads and Faces. La plupart de ses articles publiés sont des examens de médecine médico-légale de heads ans faces. Toutefois, dans sa présentation officielle, on trouve un paragraphe avec une description sans rapport avec la médecine médico-légale mais avec la transplantation : « (il) a fait la première expérience d’analyse de transplantation d’organe’ après injection médicinale en Chine ».


    Transcriptions partielles de la conversation:

    Le témoin : Un scalpel, un couteau chirurgical ... à la poitrine. Lorsqu’il a coupé la poitrine, le sang a jailli. Il a jailli, pas…

    Question: La personne que vous avez vu était-elle un homme ou une femme ?

    Le témoin: Une femme.

    Question: Jeune ?

    Le témoin : Peut-être dans la trentaine

    Question: Est-ce qu’elle criait encore Falun Dafa est bon ”?

    Le témoin : Oui, elle continuait à crier.

    Question: Veuillez décrire ce qu’elle disait à ce moment.

    Le témoin : À ce moment, nous l’avions interrogée et torturée pendant environ une semaine. Elle avait déjà quantité de blessures sur le corps. Nous avons aussi utilisé des matraques électriques pour la frapper. Elle avait commencé à délirer. Elle avait déjà été battue à .... Comme elle refusait de manger quoi que ce soit, nous lui avons versé de force du lait dans l' estomac. Elle ne voulait pas boire, donc nous l’avons introduit de force. Vous savez, lorsque son nez a été pincé, par instinct humain élémentaire, elle a du boire le lait. Par conséquent, sa vie a été maintenue de cette façon, mais elle a perdu presque 15 jin (l’équivalent de 7.5 kilos) en sept jours. Cependant, nous ne le savions pas sur le moment, c’est probablement un certain bureau au sein du Bureau de la sécurité publique de la province du Liaoning (quoi qu’il en soit c’était un bureau très secret) qui a envoyé deux personnes. L’une des deux était un chirurgien militaire de l’Hôpital général de la région militaire de Shenyang de l’Armée de libération du peuple (ALP), et l’autre un diplômé de la Seconde Université militaire médicale. Spécifiquement, l’un d’entre eux était relativement âgé, et l’autre assez jeune. Ils lui ont fait quelque chose dans une salle d’opération de l’hôpital psychiatrique dans lequel elle avait été envoyée. Aucun anesthésique n’était utilisé. Ils lui ont ouvert la poitrine avec un couteau sans que leurs mains tremblent. Si c’était moi j’aurais tremblé. Bien que sois de la police armée, que j’ai utilisé des fusils, fait des forages avec de vraies munitions, et vu de nombreux cadavres, lorsque j’ai vu ces chirurgiens militaires, j’ai été vraiment stupéfait. Leurs mains ne tremblaient pas du tout ; ils ont mis leur masque chirurgical et coupé directement. A l’époque, nous (la police armée) montions la garde avec un fusil dans chaque main. A ce moment, elle avait déjà été ouverte. Puis " Ah : " elle a crié très fort une fois. Puis elle a crié " Falun Dafa est bon."

    Question: Elle a crié “Falun Dafa est bon” quand sa poitrine a été ouverte ?

    Le témoin : Elle a crié “Ah” très fort puis “Falun Dafa est bon”. Elle a dit “vous m’avez tuée, un individu.” (je pense) que ça voulait dire à peu près “Vous avez tué un individu comme moi. Pouvez vous tuer plusieurs centaines de millions d’entre nous, que vous persécutez pour notre seule croyance ?” A ce moment ce médecin, ce chirurgien militaire a hésité. Puis il m’a regardé, puis notre supérieur … Alors notre supérieur a acquiescé et il a continué à faire les veines … (Son) cœur a été extrait le premier, puis les reins. Lorsque ses veines cardiaques ont été coupées par les ciseaux, elle a commencé à se tordre. C’était vraiment horrible. Je peux imiter sa voix pour vous, bien que je n’ai pas pu bien l’imiter. Le bruit était comme lorsque quelque chose se déchire, et elle a continué “ah”. Dès lors elle a eu constamment la bouche grande ouverte, avec ses deux yeux grands ouverts. Ah … je ne veux pas continuer.

    (Certaines parties sont omises)

    Le témoin : À ce moment, cette personne était un professeur enseignant dans un institut supérieur. Son fils devrait avoir aujourd'hui presque douze ans Son mari était tout à fait incapable (i.e. n’avait pas beaucoup de pouvoir). Peut-être était-il ouvrier dans une usine. Avant cela, elle a enduré une encore plus grande humiliation. Quantité de nos policiers étaient pervertis. Ils ont utilisé des pinces et d’autres équipements dont j’ignore où ils les ont eus, pour la tourmenter. J’ai assisté à tout ça de mes propres yeux, mais je regrette de ne pas avoir pris de photos. Elle était belle, relativement belle, (alors les policiers) l’ont violée … ce n’est que trop fréquent.

    Question: C’est ce à quoi vous avez assisté dans le commissariat de police où vous étiez basé … ?

    Le témoin: Je n'étais pas basé dans un commissariat mais dans un centre d’entraînement, qui était la cour d’un hôtel (les policiers) louaient dix chambres dans un petit bâtiment. Ils faisaient ça dans un petit hôtel.

    Question: Une prison secrète ?

    Le témoin: Plus ou moins.

    Question: S’ils étaient pratiquants de Falun Gong, ils étaient envoyés là ?

    Le témoin : Oui

    Question: Même avant qu’ils soient jugés, ils étaient envoyés là ?

    Le témoin : Quoi qu’il en soit, nous (i.e. les policiers) changeons souvent d’endroits il suffit d’une brève notice

    (Certaines parties sont omises)

    Question: Vous ne m’avez pas dit le moment spécifique.

    Le témoin: C’était le 9 avril 2002

    Question: le 9 avril ?

    Le témoin : Oui, l’opération a commencé le 9 avril vers 17h et a duré trois heures. Avant cela, ça a continué pendant un mois.

    Question: Que voulez vous dire par là ”?

    Le témoin: Nous l’avons interrogée et torturée pendant un mois.
    (Certaines parties sont omises)

    Question: Les avez vous torturés une fois dans le processus d’interrogatoire pour leur soutirer des informations, ou de nombreuses fois ?

    Le témoin : De nombreuses fois. A ce moment Wang Lijun, actuellement le chef du Bureau de la Sécurité publique de Chongqing nous a ordonné de "les éradiquer tous”.

    Tiré de:

    http://www.fr.clearharmony.net/articles/200912/48774.html

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