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  • « En France, on nie le problème des prélèvements d’organes forcés en Chine »

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    Conférence de presse le 17 juillet 2013 à l'Assemblée nationale sur les abus de transplantation d'organes en Chine

    A l’occasion de la sortie en France du livre Organes de l’État, Abus de transplantation d’organes en Chine, une conférence de presse a été organisée à l’Assemblée Nationale ce mercredi 17 juillet 2013. Organisée par l’Association Dafoh (Doctors against forced organ harvesting) et en présence du co-auteur du livre David Matas, la conférence a reçu le soutien de Lionnel Luca, député UMP. Le livre Organes de l’État  expose le point de vue de plusieurs professionnels de la santé et spécialistes de la Chine sur la question des prélèvements d’organes forcés, une pratique lucrative et institutionnalisée dans les rangs de l’État chinois. Étaient présents David Matas avocat international des droits de l’homme et nominé au prix Nobel de la paix, Harold King responsable de Dafoh en France, Geneviève Salsat, attachée parlementaire de Lionnel Lucca, Valérie Boyer, députée UMP et auteure en 2010 d’une proposition de loi règlementant le tourisme de transplantation d’organes, Michel Wu, ancien rédacteur en Chef de RFI pour la section Asie, Alain Tong, président de l’association Falun Dafa France, Sylvie Le Lan d’Ensemble contre la Peine de Mort et Marie Françoise Lamperti d’Agir pour les Droits de l’homme.

    Le soutien de Lionnel Luca aux peuples opprimés par un régime totalitaire

    Lionnel Luca, député UMP et vice président du groupe d’étude sur la question du Tibet à l’Assemblée Nationale soutient depuis plusieurs années les conférences sensibilisant sur la question des violations des droits de l’homme en Chine notamment celle de la persécution du Falun Gong. Alors qu’il était dans sa circonscription, c’est son attachée parlementaire Geneviève Salsat qui a transmis les encouragements du député :

    « Lionnel Luca se réjouit que vous puissiez bénéficier de cette salle à l’Assemblée Nationale. Vous savez son opposition à tout régime totalitaire ; M. Luca est un grand libéral. Il a maintes fois dénoncé, quelque soit le régime, les répressions et les censures qui entravent la liberté de l’homme. Il a été très longtemps, le président du groupe d’étude sur la question du Tibet. Il s’est beaucoup battu, notamment lors des JO à Pékin pour que les droits de l’homme soient mis sur la table des discussions et que la situation des tibétains soit clairement exposée. Il continue à défendre ce peuple et tous les peuples qui sont opprimés par un régime politique totalitaire. Il est un fervent partisan de la liberté et notamment de la liberté d’expression, c’est pourquoi il a accepté avec grand plaisir de faire cette conférence de presse. En son nom, bienvenue à l’Assemblée. »

    Organes de l’État, Abus de transplantation d’organes en Chine

    Alors qu'une résolution formelle vient d'être présentée au Congrès américain, en France sort le livre Organes de l'État, une compilation d’essais autour de la pratique illégale des prélèvements d’organes forcés en Chine dont les victimes sont les pratiquants du Falun Gong, détenus pour leur croyance. Ces essais présentent les différents aspects de la question par plusieurs spécialistes expliquant l’histoire des prélèvements d’organes, l’implication des grandes sociétés pharmaceutiques, leurs études cliniques, ainsi que l’analyse, dès son origine, de la persécution du Falun Gong

    « Contrairement au phénomène mondial de trafic d’organes, où le donneur reste vivant », le docteur Trey co-auteur du livre avec M. Matas précise que « les prélèvements forcés d’organes en Chine sont majoritairement basés sur la "mort intentionnelle" du donneur… une mort qui n’est pas survenue lors d’un accident ou selon le cours naturel de sa vie, mais plutôt par la décision ou la volonté d’autres personnes. Les pratiquants du mouvement spirituel Falun Dafa sont devenus la cible principale pour cette réserve de donneurs vivants. »

    Selon Gabriel Danovitch, néphrologue américain et auteur d’un essai dans le livre, «  il me semble que je ne peux pas contrôler ce qui se passe en Chine…Mais, nous pouvons contrôler ce qui se passe chez nous. Nous pouvons contrôler le contenu de nos revues, de nos réunions, de nos manifestations et de nos conférences. C’est à nous. Au moins nous pouvons contrôler ce qui se dit dans nos médias »

    Le livre Organes de l’État rassemble des auteurs venant de quatre continents différents, les collaborateurs sont Gabriel Danovitch, le bio éthicien américain Arthur Caplan, le professeur israélien Jacob Lavee, le professeur australien Maria Fiatarone-Singh, le médecin malaisien, Docteur Ghazali Ahmad, l’ancien membre du parlement canadien David Kilgour et David Matas, avocat des droits de l'homme basé au Canada, membre de l’Ordre du Canada et nominé au prix Nobel de la paix. David Matas présent à la conférence est également coauteur avec David Kilgour de l’ouvrage Bloody Harvest (Prélèvements meurtriers – L’assassinat des pratiquants du Falun Gong pour leurs organes) édité en 2009. Les essais du livre fournissent aux lecteurs des faits et des statistiques, des réflexions approfondies et des témoignages de ce qui se passe dans les prisons en Chine. Ils exhortent les gouvernements et les individus à arrêter ces crimes contre l’humanité.

    Vers de nouveaux amendements contre le prélèvement d’organes forcés en Chine

    La députée Valérie Boyer, a eu l’amabilité de venir entre deux réunions pour assurer de son soutien. Elle a commencé par indiquer qu’elle allait reprendre les amendements déposés en 2010 (Une proposition de Loi en France pour réglementer la transplantation d'organes à l'étranger) et déposer une nouvelle résolution. Selon la députée, la commercialisation du corps nécessite une règlementation internationale.

    En 2010, ses amendements avaient été éludés par le Ministre de la Santé de l’époque pour cause que la règlementation française était  assez stricte sur la traçabilité des organes et donc que les termes de la résolution étaient superfétatoires. Avec la résolution du Parlement espagnol qui a suivi en 2010 et la nouvelle résolution de juin 2013 du Congrès Américain (États-Unis, une résolution appelle à la fin des prélèvements d’organes illégaux en Chine) visant à positionner plus clairement une nation contre les prélèvements d’organes illégaux sur les pratiquants de Falun Gong en Chine et sur la question éthique des crimes contre l’humanité qu’ils subissent en Chine, Mme Boyer pense avoir de nouveaux éléments pour saisir le Président de la Commission des affaires étrangères et le sensibiliser sur cette question. Elle pense également faire remonter cette question aux parlementaires français du Parlement Européen et à l’Agence de Biomédecine française. Effectivement, il n’y a pas de loi interdisant les patients d’aller faire une transplantation et aucun suivi ni sanction ne sont réalisés sur des patients revenant de l’étranger et demandant des médicaments anti-rejet à leur médecin ou se retirant de la liste de demandes de transplantation d’organes. Également, il n’y a pas de positionnement du gouvernement français par rapport aux prélèvements d’organes sur les pratiquants de Falun Gong, ce qu’on fait clairement plusieurs pays européens, l’Union Européenne, les États Unis, l’État d’Israël, etc.

    Lire la suite de l'article sur la conférence sur: http://www.epochtimes.fr/front/13/7/18/n3508620.htm

  • Sortie en France de "Organes de l’État : Abus de transplantation en Chine"

    Livre, Organes de l’État, Chine, transplantation, prélèvement, organes, sortie, France, David Matas, droits de l'homme, la petite éditionAlors qu'une résolution formelle vient d'être présentée au Congrès américain, en France sort le livre Organes de l'État, une compilation d’essais autour de la pratique illégale des prélèvements forcés d’organes en Chine dont sont victimes les pratiquants du Falun Gong détenus pour leur croyance. Les textes expliquent l’histoire des prélèvements d’organes, l’implication des grandes sociétés pharmaceutiques, leurs études cliniques, ainsi que l’analyse dès son origine de la persécution du Falun Gong.

    « Contrairement au phénomène mondial de trafic d’organes, où le donneur reste vivant » précise le Dr. Torsten Trey, directeur exécutif de Docteurs Contre le Prélèvement Forcé d’Organes, « les prélèvements forcés d’organes en Chine sont majoritairement basés sur la "mort intentionnelle" du donneur… une mort qui n’est pas survenue lors d’un accident ou selon le cours naturel de sa vie, mais plutôt par la décision ou la volonté d’autres personnes. Les pratiquants du mouvement spirituel Falun Dafa sont devenus la cible principale pour cette réserve de donneurs vivants. »

    Ces essais fournissent aux lecteurs des faits et des statistiques, des réflexions approfondies et des témoignages sur ce qui se passe dans les prisons en Chine. Ils exhortent les gouvernements et les individus à arrêter ces crimes contre l’humanité. L’ouvrage rassemble des auteurs venant de quatre continents différents. Les collaborateurs sont le néphrologue américain Gabriel Danovitch, le bio éthicien américain Arthur Caplan, le professeur israélien en transplantation Jacob Lavee, le professeur australien en transplantation Maria Fiatarone-Singh, le médecin malaisien Dr. Ghazali Ahmad, et l’ancien membre du parlement canadien David Kilgour.

     

    David Matas, avocat des droits de l'homme basé à Winnipeg, au Canada est membre de l’Ordre du Canada et a été nominé au prix Nobel de la paix. Il est coauteur avec David Kilgour de l’ouvrage Bloody Harvest (Prélèvements meurtriers – L’assassinat des pratiquants du Falun Gong pour leurs organes) édité en 2009. Il sera à Paris pour une conférence de presse les 16 et 17 juillet 2013.

    Organes de l’État: abus de transplantation en Chine disponible auprès de La Petite Edition et bientôt sur les lieux de vente habituels. Pour en savoir plus : contacter Harold King, association DAFOH, au 06 86 37 24 71

  • Un journaliste de FRANCE 24 menacé par Pékin pour un reportage sur le Tibet

    FRANCE 24 a refusé de déprogrammer un documentaire tourné clandestinement au Tibet par Cyril Payen malgré les pressions des autorités chinoises. Le journaliste, basé à Bangkok, est menacé par Pékin et supporte "difficilement" la situation

    Diffusé le 30 mai, le reportage "Sept jours au Tibet" réalisé par Cyril Payen, le correspondant de FRANCE 24 à Bangkok, a provoqué l’ire des autorités chinoises. Quelques jours après sa diffusion sur la chaîne, des personnels de l’ambassade de Chine à Paris se sont rendus dans les locaux de FRANCE 24 pour tenter de faire déprogrammer le reportage.

    "La direction n’a en rien cédé aux tentatives d’intimidation, maintenant le sujet sur nos antennes et sur les plateformes multimédias", explique Marc Saikali, le directeur des rédactions de FRANCE 24, dans un communiqué envoyé aux journalistes de la chaîne. "La direction a alerté les plus hautes instances de l’État, ainsi que les ONG spécialisées dans les droits de l’Homme en général, et des journalistes en particulier", précise-t-il.

    Journaliste, France 24, Chine, Tibet, pression Ambassade, reportage, Pékin, Censure, Cyril Payen, Marc Saikali, médias, FranceÀ Bangkok, Cyril Payen est activement recherché par l’ambassade de Chine qui le somme de se rendre dans ses locaux pour s’expliquer sur les raisons qui l’ont poussé à "tricher" pour obtenir un visa. Le grand reporter s’est en effet rendu à titre touristique dans la région, profitant d’un relâchement du contrôle des entrées pour se rendre au Tibet. Il a tourné l'intégralité de son sujet clandestinement. Depuis les graves émeutes pro-tibétaines de 2008, la Chine a interdit l’accès aux journalistes, ne laissant entrer les étrangers qu’au compte-gouttes.

    "Je dors une heure par nuit"

    "Je suis rentré à Bangkok le 4 juin, et à partir de cette date, tout s’est accéléré. Une diplomate chinoise m’a laissé un message sur mon téléphone et a clairement joué la carte de l’intimidation", explique Cyril Payen. "Elle m’a demandé de me rendre à l’ambassade pour m’expliquer sur les raisons des ‘mensonges’ que j’ai colporté dans mon reportage. Elle a fini par me menacer : ‘Si vous ne vous rendez pas à l’ambassade avant le 11 juin, il faudra que vous en tiriez toutes les conséquences'."

    Depuis 24 heures, le journaliste n’a plus de nouvelles des autorités chinoises. Mais il craint leur "contre-attaque". "Je fais tout pour rendre publique cette affaire, c’est une sorte de garantie pour moi. Tout le monde m’a conseillé de ne surtout pas me rendre à l’ambassade chinoise, que c’était dangereux. Le Quai d’Orsay et FRANCE 24 suivent de très près cette affaire. Mais, ce n’est pas facile en ce moment, je dors une heure par nuit, c’est vraiment difficilement vivable tout ça…"

    L’association Reporters sans frontières s’indigne dans un communiqué publié le 11 juin des menaces émises par les autorités chinoises. "Ces procédés inacceptables s’apparentent aux méthodes de la pègre plus qu’à celles de fonctionnaires de haut rang. Qu’une ambassade exprime son désaccord envers un reportage est concevable. Que des diplomates tentent par l’intimidation de modifier un contenu éditorial, fustigent un journaliste et le convoquent avec l’intention affichée de l’interroger, dépasse largement les limites tolérables", peut-on y lire.

    Dans son documentaire, Cyril Payen dénonce sans détour la répression dont est victime la population tibétaine sous le joug chinois. Son constat est sans appel : le "génocide culturel" que dénonçait le dalaï-lama en 2008 est toujours en marche.

    Tiré de: http://www.france24.com/fr/20130612-chine-censure-documentaire-france-24-tibet-cyril-payen-reportage

  • Les investisseurs et les fonds se ruent hors de Chine

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    Depuis 2011, on constate une forte augmentation de l’acquisition de biens immobiliers dans les pays occidentaux par des Chinois et des transferts de leurs avoirs hors de Chine, effectué parfois illégalement. Une analyse du secteur des finances identifie quatre groupes de personnes qui transfèrent actuellement leurs avoirs à l’étranger afin d’éviter des pertes liées aux troubles sociaux en Chine : les immigrés, les investisseurs, les propriétaires d’entreprises et les célébrités. Il y a aussi la catégorie des « fonctionnaires nus » – ceux qui  envoient les membres de leurs familles à l’étranger en restant seuls en Chine – ou des fonctionnaires corrompus qui transfèrent des fonds obtenus illégalement à l’étranger, au cas où ils devraient fuir la Chine à la hâte.

    Le marché immobilier en expansion

    Les acheteurs chinois stimulent les marchés immobiliers à travers le monde. Selon le rapport annuel publié par l’Association nationale des agents immobiliers (NAR) des États-Unis, en 2007, les achats des biens immobiliers américains par les Chinois ne représentaient que 5 % des ventes internationales.

    Cependant, vers 2011, ils ont atteint 11 %, et les Chinois (y compris les acheteurs de Hong Kong) ont dépensé 9 milliards de dollars (6,9 milliards d’euros) pour l’acquisition d’immobilier. Pour la deuxième année consécutive, la Chine reste le deuxième plus important acheteur étranger d’immobilier aux Etats-Unis.

    En 2010 et 2011, les acheteurs chinois ont investi 4,09 milliards de dollars australiens (3 milliards d’euros) dans le marché immobilier australien en devenant le deuxième plus important acheteur étranger  en Australie.

    Au début de 2012, la compagnie de conseil immobilier Colliers International, a publié un rapport montrant une nette augmentation des investisseurs chinois dans l’achat de l’immobilier au Canada au cours des vingt dernières années. La part des acheteurs chinois à Vancouver est passée de 29 % en 2011 à plus de 40 % en 2012.

    Selon une enquête réalisée par Knight Frank, une compagnie de courtages immobiliers au Royaume-Uni, en juin 2011 les acheteurs chinois ont dépensé 120 millions de livres (139 millions d’euros) pour l’acquisition  de biens immobiliers à Londres.

    Cependant, le Rapport sur la  migration internationale chinoise  (2012) dans International Talent Blue Book a révélé que la Chine connaît actuellement une troisième vague d’immigration. En 2011, plus de 150 000 personnes ont quitté la Chine pour s’installer de façon permanente dans plusieurs des principaux pays à travers le monde.

    Devant les États-Unis et Singapour, la France reste la première destination des Chinois dans le monde et le premier choix des investisseurs chinois en Europe, selon une étude réalisée par le Hurun Report 2013, société basée à Shanghai. Les chiffres exacts des investissements chinois immobiliers et commerciaux en Europe s’élevait à près de 16,3 milliards d’euros en 2010, selon le Quotidien du peuple.

    Les banques clandestines en plein essor

    Selon un rapport du China Economic Weekly, dans le centre-ville de Shenzhen, dans le sud de la Chine, de nombreux magasins opérant sous façade, gèrent des banques clandestines. Ces banques permettent aux fonds transférés d’être raccordés à un compte sur le territoire. Par la suite, les banques clandestines déposent l’équivalent en devises étrangères sur un compte à l’étranger ouvert pour le client.

    En général, pour ne pas être repérées, elles gèrent à la fois plusieurs comptes. Les banques encaissent une commission de 0,8 à 1,5 % en fonction du montant des transactions. L’argent est également blanchi à travers des casinos offshor, et des virements par cartes bancaires ou en espèces sont effectués de la Chine vers l’étranger sans passer par l'Administration d'État des devises étrangères (AEDE).

    Un président de la branche de la Banque chinoise de construction a confié à un journaliste d’Epoch Times : « L’économie chinoise a des problèmes et un grand nombre de fonds licites et illicites sont transférés à l’étranger. Nous avons beaucoup d’argent en circulation chaque jour. Il y a un problème évident, à en juger par le flux des fonds et on constate aussi une anomalie par rapport aux montants d’argent et la période du chiffre d’affaires».

    Le marché de l’import-export

    Les compagnies commerciales chinoises ont mis au point un moyen pour augmenter les profits de leurs comptes à l’étranger en collaborant avec des sociétés étrangères. Les compagnies chinoises annoncent des prix à l’importation plus élevés et des prix à l’exportation plus bas, ce qui leur permet d’accumuler d’importants bénéfices sur des comptes étrangers.

    Ce phénomène se reflète déjà dans les données commerciales officielles. Selon les statistiques douanières officielles, au cours du premier trimestre de cette année, les exportations de la Chine vers Hong Kong ont atteint 105,6 milliards de dollars (80.88 milliards d’euros), soit une augmentation de 74,2% sur la base annuelle.

    Selon les experts, une augmentation d’exportations aussi importante, qui dépasse de loin les prix à l’importation, est inhabituelle pour le premier trimestre. Zhu Haibin, le principal économiste pour la Chine de JP Morgan a précisé à China Economic Weekly, que leurs analystes « n’excluent pas la possibilité que le capital et les profits soient transférés à l’étranger à travers  les exportations à Hong Kong ».

    De plus, les analystes estiment, qu’en 2011, le régime chinois a approuvé dix fois plus d’investissements à l’étranger, ce qui augmente aussi le montant des fonds transférés.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/6/5/n3508430.htm

  • Hollande remet la Légion d’honneur en catimini à l’ambassadeur chinois

    France, Chine, François Hollande, légion d'honneur, Kong Quan, ambassadeur, Xi Jiping, parti communiste, rue 89, Pierre HaskiVoilà une cérémonie dont on ne trouve pas trace sur le site de l’Elysée : François Hollande a discrètement remis vendredi dernier les insignes de Grand Officier de la Légion d’honneur française à l’ambassadeur de Chine en France, Kong Quan, en fin de mission.

    C’est sur les sites officiels chinois, ici celui de Radio Chine Internationale (RCI), qu’on trouve la photo de la remise de décoration, le 17 mai, au représentant d’un pays qui continue de maintenir en prison le prix Nobel de la paix Liu Xiaobo et quelques autres délicatesses avec les droits de l’homme.

    Est-ce à l’énarque ou au diplomate que le diplômé de la promotion Voltaire a remis la Légion d’honneur ? Kong Quan, l’ambassadeur chinois, est en effet passé par l’Ecole nationale d’administration (pas la même promo que Hollande toutefois...), qui accueille chaque année des étudiants chinois.

    Réputé nationaliste, Kong Quan, aujourd’hui rentré en Chine et qui n’a pas encore été remplacé, avait eu une attitude très dure vis-à-vis de la France lors des incidents lors du passage de la flamme olympique à Paris au printemps 2008.

    Il avait été le premier diplomate étranger reçu par François Hollande au lendemain de son élection, alors qu’il venait de s’installer dans son QG de transition. Le président français vient d’effectuer une visite d’Etat en Chine et la France accueillera l’an prochain le président chinois Xi Jinping, dans le cadre du 50ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la France et la Chine communiste par le général de Gaulle.

    Pierre Haski

    Tiré de: http://www.rue89.com/2013/05/22/hollande-remet-legion-dhonneur-catimini-a-lambassadeur-chinois-242567

  • La différence d'un mot: l'impact des médias français dans le monde

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    Il est surprenant en regardant le très bon documentaire sur la Chine de Jean-Michel Carré mardi soir sur Arte d’entendre une fois de plus le mouvement Falun Gong qualifié de secte. Si on regarde de plus près les faits, on peut comprendre l’impact négatif de ce mot et sa participation encore aujourd’hui à la campagne de diffamation mise en place en 1999 par le régime communiste chinois pour éradiquer le Falun Gong.

    Rappel des faits

    En 1999, Jiang Zemin, pour des raisons politiques, décide d’interdire le Falun Gong, une méthode de Qigong renouant avec la culture traditionnelle chinoise et consistant en des exercices de méditation debout et assis. Ses ordres auprès de l’appareil communiste à l’époque sont explicites: «Ruinez leur réputation, détruisez les financièrement et physiquement». Quelques années auparavant, le Falun Gong était encensé par le gouvernement chinois pour ses vertus pour la santé et la moralité et son enseignement promu auprès des ambassades chinoises à l’étranger. Mais Jiang Zemin, voyant dans ces plus de 70 millions de pratiquants (selon les chiffres du ministère des Sports chinois en 1997), un moyen de s’enrichir, demande au fondateur de la méthode Li Hongzhi que chaque pratiquant verse une cotisation au parti pour pouvoir pratiquer le Falun Gong. Ce que Li Hongzhi refuse en répondant que l’enseignement de Bouddha sera toujours libre et gratuit.

    La date du 25 avril 1999 citée dans le reportage de Jean-Michel Carré est importante à ce titre (voir à ce sujet l’article François Hollande en Chine, manifestation devant l’Ambassade de Chine à Paris), car elle marque le commencement de l’interdiction du Falun Gong en Chine, interdiction qui sera effective le 20 juillet de la même année. Il est intéressant de lire le courrier de Li Hongzhi le 2 juin 1999 au gouvernement chinois alors qu’il vient de devenir réfugié politique aux États-Unis.

    À partir du 20 juillet 1999, la machine d’État staliniste chinoise (très bien expliquée dans le documentaire d’Arte) se met en route et utilise toutes ses forces pour persécuter le Falun Gong, revenant aux méthodes de la révolution culturelle sous Mao avec l’embrigadement idéologique, la propagande et l’exécution des opposants. C’est à Paris, face à un parterre de journalistes, que Jiang Zemin qualifie le Falun Gong de « secte diabolique » pour justifier la persécution, terme très peu apprécié en Occident. À noter que le PCC a désigné quelques années plus tard le Dalaï Lama de « dangereux terroriste » pour justifier la répression au Tibet. L’ampleur de la persécution et de la répression est alors sans précédent. Tous les médias d’État chinois reprennent la propagande du régime à l’encontre du Falun Gong, avec pendant les deux premières années 10 heures de programmes anti-Falun Gong diffusés quotidiennement. Des reportages et des articles sont fabriqués de toutes pièces accusant les pratiquants de Falun Gong de toutes les ignominies nécessaires à alimenter la peur et le rejet de la population chinoise à l’égard de la pratique. À leur tour, les médias étrangers reprennent sans sourciller la propagande du parti dans leurs propres colonnes. Des pressions diplomatiques très fortes sont soumises auprès des gouvernements étrangers pour leur interdire de défendre et de parler du Falun Gong sous peine de sanctions commerciales.

    À l’intérieur de la Chine, le bureau 6.10, véritable gestapo, est créé pour traquer, emprisonner et torturer les pratiquants de Falun Gong afin de leur soutirer des informations et leur faire abandonner leur croyance. Chaque gouvernement local, chaque responsable du parti communiste dans chaque ville et village de Chine, chaque école et chaque entreprise, chaque citoyen chinois est exhorté de dénoncer des pratiquants de Falun Gong, sous peine d’amendes et contre récompense. Les pratiquants de Falun Gong sont licenciés de leur entreprise, leurs enfants ne peuvent plus aller à l’école et quand ils sont arrêtés, ils sont emprisonnés par centaines de milliers dans les camps de travaux forcés et centres de lavage de cerveaux. Tels sont les faits tels que l’on peut les retrouver en recoupant les informations et en évitant de reprendre les informations des outils de propagande chinois. Devant l’ampleur d’un tel désastre humanitaire se déroulant aujourd’hui devant nos yeux, on peut essayer de comprendre la réticence des journalistes, reporters, rédacteurs en chef des médias français à vouloir traiter le sujet, car le choix des mots dans ce contexte peut faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre.

    Notre pays pendant la Seconde guerre mondiale a très bien connu l’idéologie et la répression. À cette époque, si les médias avaient été aussi importants qu’aujourd’hui et s’ils avaient la liberté d’expression qu’ils ont aujourd’hui, auraient il parlé du génocide des juifs ? Auraient-ils parlé des faits pour expliquer la persécution et les camps de concentration ? À l’inverse, auraient-ils reproduit la propagande du régime?

    Le premier à avoir donné une alerte internationale a été l’avocat chinois des droits de l’homme Gao Zhizheng avec ses lettres ouvertes au gouvernement chinois en 2004 et 2005. Par la suite, il a été séquestré par les autorités chinoises et il est toujours emprisonné depuis. En 2007, il écrivait une lettre décrivant ses 50 jours de tortures. En 2006, ce sont l’avocat international des droits de l’homme David Matas, et l’ancien ministre des Affaires étrangères canadien pour l’Asie-Pacifique David Kilgour, qui publiaient un rapport d’enquête révélant un système de prélèvements d’organes à vif à grande échelle pratiqué sur les pratiquants de Falun Gong dans les prisons chinoises, à des fins commerciales. Récemment David Kilgour a demandé une nouvelle fois récemment à mettre fin aux crimes contre l’humanité en Chine. Depuis 1999, le Congrès américain, le Parlement européen, les parlements australien, suédois, israélien, etc., des personnalités politiques de premier plan, des ONG de défense des droits de l’homme et des libertés dans le monde se sont prononcés pour appeler à la fin de la persécution du Falun Gong en Chine. Cela peut être vérifié dans la presse étrangère – par exemple récemment avec le plus grand hebdomadaire allemand Die Zeit qui a publié une enquête de 4 pages sur les atrocités des prélèvements d’organes en Chine, et parfois dans la presse française.

    Alors pour revenir au titre un peu provocateur de cet article, est-ce que les médias français participent à la persécution en Chine, en ne traitant pas ce sujet ou en reprenant la propagande du régime chinois, c’est une question qui peut se poser. Il ne s’agit pas pour autant de pointer du doigt le très bon travail réalisé par Jean-Michel Carré pour comprendre la Chine dans le documentaire diffusé sur Arte et le travail quotidien des journalistes des différents grands médias. Cependant, une fois qu’on connaît les faits, il est toujours temps de bien faire.

  • Quand les médias français participent à la persécution en Chine

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    Capture d'écran du documentaire Chine, Le Nouvel empire, diffusé le 30 avril 2013 sur Arte

    Quelle n’a pas été pas ma surprise en regardant le très bon documentaire sur la Chine de Jean-Michel Carré hier soir sur Arte et d’entendre encore le mouvement Falun Gong qualifié de secte. Si on regarde de plus près les faits, on peut comprendre l’impact négatif de ce mot et sa participation encore aujourd’hui à la campagne de diffamation mise en place en 1999 par le régime communiste chinois pour éradiquer le Falun Gong.

    Rappel des faits

    En 1999, Jiang Zemin pour des raisons politiques, décide d’interdire le Falun Gong, une méthode de Qigong renouant avec la culture traditionnelle chinoise et consistant en des exercices de méditation débout et assise. Ses ordres auprès de l’appareil communiste à l’époque sont explicites : «Ruinez leur réputation, détruisez les financièrement et physiquement». Quelques années auparavant, le Falun Gong était encensé par le gouvernement chinois pour ses vertus pour la santé et la moralité et son enseignement promu auprès des ambassades chinoises à l’étranger. Mais Jiang Zemin voyant dans ces plus de 70 millions de pratiquants (selon les chiffres du Ministère des sports chinois en 1997) un moyen de s’enrichir demande au fondateur de la méthode Li Hongzhi que chaque pratiquant verse une cotisation au parti pour pouvoir pratiquer le Falun Gong. Ce que Li Hongzhi refuse en répondant que l’enseignement de Bouddha sera toujours libre et gratuit.

    La date du 25 avril 1999 citée dans le reportage de Jean-Michel Carré est importante à ce titre (voir à ce sujet l’article François Hollande en Chine, manifestation devant l’Ambassade de Chine à Paris), car elle marque le commencement de l’interdiction du Falun Gong en Chine, interdiction qui sera effective le 20 juillet de la même année. Il est d’ailleurs intéressant de lire le courrier de Li Hongzhi le 2 juin 1999 au gouvernement chinois alors qu’il vient de devenir réfugié politique aux États Unis.

    A partir du 20 juillet 1999 la machine d’état staliniste chinoise se met en route pour utiliser toutes ses forces pour persécuter le Falun Gong, revenant aux méthodes de la révolution culturelle sous Mao avec l’embrigadement idéologique, la propagande et l’exécution des opposants. C’est à Paris, face à un parterre de journalistes, que Jiang Zemin qualifie le Falun Gong de « secte diabolique » pour justifier la persécution, terme très peu apprécié en Occident. À noter que le PCC a désigné quelques années plus tard le Dalaï Lama de « dangereux terroriste » pour justifier la répression au Tibet.

    L’ampleur de la persécution et de la répression est alors sans précédent. Tous les médias d’état chinois reprennent la propagande du régime à l’encontre du Falun Gong, avec pendant les deux premières années 10 heures de programmes anti-Falun Gong diffusés quotidiennement. Des reportages et des articles sont fabriqués de toutes pièces accusant les pratiquants de Falun Gong de toutes les ignominies nécessaires à alimenter la peur et le rejet de la population chinoise à l’égard de la pratique. A leur tour, les médias étrangers ont repris sans sourciller la propagande du parti dans leur propres colonnes. Des pressions diplomatiques très fortes sont soumises auprès des gouvernements étrangers pour leur interdire de défendre et de parler du Falun Gong sous peine de sanctions commerciales.

    A l’intérieur de la Chine, le bureau 6.10, véritable gestapo, est créé pour traquer, emprisonné et torturé les pratiquants de Falun Gong afin de leur soutirer des informations et leur faire abandonner leur croyance. Chaque gouvernement local, chaque responsable du parti communiste dans chaque ville et village de Chine, chaque école et chaque entreprise, chaque citoyen chinois est exhorté de dénoncer des pratiquants de Falun Gong, sous peine d’amendes et contre récompense. Les pratiquants de Falun Gong sont licenciés de leurs entreprises, leurs enfants ne peuvent plus aller à l’école et quand ils sont arrêtés, ils sont emprisonnés par centaines de milliers dans les camps de travaux forcés et centre de lavage de cerveaux. Devant l’ampleur d’un tel désastre humanitaire et humain se déroulant aujourd’hui devant nos yeux, on peut essayer de comprendre la réticence des journalistes, reporters, rédacteurs en chef des médias français à vouloir traiter le sujet, mais le choix des mots dans ce contexte peut faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre.

    Notre pays pendant la seconde guerre mondiale a très bien connu l’idéologie et la répression. A cette époque, si les médias avaient été aussi importants qu’aujourd’hui et si ils avaient la liberté d’expression qu’ils ont aujourd’hui, auraient il parlé du génocide des juifs ?  Auraient-ils parlé des faits pour expliquer la persécution et les camps de concentration ? Ou auraient ils reproduit la propagande du régime?

    Le premier à avoir donné une alerte internationale a été l’avocat chinois des droits de l’homme Gao Zhizheng avec ses lettres ouvertes au gouvernement chinois en 2004 et 2005. Par la suite, il a été sequestré par les autorités chinoises jusqu'à aujourd'hui. En 2007, il réussit à écrire une lettre décrivant ses 50 jours de tortures (Partie 1, Partie 2, Partie 3, Partie 4)

    En 2006, ce sont l’avocat international des droits de l’homme David Matas, et l’ancien Ministère des Affaires étrangères canadien pour l’Asie Pacifique David Kilgour, qui publiaient un rapport d’enquête révélant un système de prélèvements d’organes à vif à grande échelle, à des fins commerciales, pratiqué sur les pratiquants de Falun Gong dans les prisons chinoises. Récemment David Kilgour a demandé une nouvelle fois récemment à mettre fin aux crimes contre l’humanité en Chine.

    Depuis 1999, le Congrès Américain, le Parlement Européen, les Parlements Australiens, Suédois, Israéliens, etc.., des personnalités politiques de premier plan, des ONG de défense des droits de l’homme et des libertés dans le monde se sont prononcés pour appeler à la fin de la persécution du Falun Gong en Chine. Cela peut être vérifié dans la presse étrangère par exemple récemment avec le plus grand hebdomadaire allemand Die Zeit qui a publié une enquête de 4 pages sur les atrocités des prélèvements d’organes en Chine et parfois dans la presse française.

    Alors pour revenir au titre un peu provocateur de cet article, est ce que les médias français participent à la persécution en Chine, en ne traitant pas ce sujet ou en reprenant la propagande du régime chinois, c’est une question qui peut se poser. Il ne s’agit pas pour autant de pointer du doigt le très bon travail réalisé par Jean-Michel Carré dans le documentaire diffusé sur Arte et le travail quotidien des journalistes des différents grands médias, mais une fois qu’on connaît les faits, il est toujours temps de bien faire.

  • François Hollande en Chine, manifestation devant l’Ambassade de Chine à Paris

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    Alain Tong, président de l’association Falun Gong France aux côtés de Zhang Jiang, un étudiant présent lors du massacre de la place Tian An Men de 1989 faisant un discours ce jeudi 25 avril 2013 devant l’ambassade de Chine à Paris (Laurent Gey, Epoch Times)

    Hasard du calendrier, le 25 avril 2013 coïncide cette année avec l’arrivée de François Hollande en Chine et la date anniversaire de l’appel de Zhongnanhai à Pékin marquant le début de la persécution du Falun Gong. François Hollande en visite éclair de deux jours en Chine est le premier chef d’État à être reçu depuis la prise de fonction du nouveau président Xi Jinping, il y a 5 semaines. Au programme de cette rencontre diplomatique préparée quelques semaines plus tôt par Laurent Fabius, la coopération économique entre les deux pays et l’équilibre de la balance commerciale concernant les exportations françaises. Sur la question des droits de l’homme le président français avait rencontré le 2 avril dernier les ONG françaises de défense des droits de l’homme en Chine, pour préparer sa ligne de conduite lors de la rencontre.

    Le 25 avril est aussi la date anniversaire de l’appel pacifique de Zhongnanhai à Pékin en 1999, célébrée cet après midi devant l’ambassade chinoise à Paris. Cet appel avait fait suite aux prémices de la persécution lorsque 10 000 pratiquants de Falun Gong s’étaient rendus au centre des pétitions de Pékin, à la demande des autorités locales régionales, pour faire appel. Jiang Zemin, ancien chef du parti, voyant à tort menace à son pouvoir en interdit la méthode à partir du 20 juillet 1999, en instiguant une campagne de répression et de diffamation sans précédent. A l’image de toute dictature autoritaire qui se respecte, la machine de répression est mise en marche: police spéciale pour traquer les pratiquants, arrestations, tortures, camps de travaux forcés, lavages de cerveaux, propagande par les médias d’états et pressions diplomatiques à l’étranger.

    C’est pourquoi l’association Falun Gong en France accompagnée d’une cinquantaine de pratiquants et citoyens français ont manifesté pacifiquement cet l’après midi devant l’ambassade de Chine à Paris dans le 8ième arrondissement.  Devant les pressions de l’ambassade chinoise, le dépôt de la manifestation avait été refusé par l’ancien Préfet en 2010, décision invalidée ensuite par le Tribunal Administratif de Paris autorisant par la même les manifestations devant l’ambassade pour le Falun Gong et faisant jurisprudence.

    Parmi les intervenants, le jeune chinois Wang Zhe a pu témoigner de l’inhumanité à laquelle il a dû faire face en 2001 parce qu’il pratiquait le Falun Gong. Il avait déjà témoigné le 20 juillet 2012, seulement quelques mois après être arrivé en France et avoir demandé son statut de réfugié politique.

    La persécution du Falun Gong a été qualifiée par plusieurs responsables politiques et responsables d’ONG internationaux de génocide à l’échelle de la Chine. Depuis 2006, un rapport d’enquête de l’avocat international David Matas et de l’ancien secrétaire d’état canadien d’Asie Pacifique David Kilgour ont apporté les preuves d’un vaste réseau de prélèvements d’organes à vif dont était victime les pratiquants de Falun Gong et organisé en Chine à des fins commerciales. David Kilgour a d’ailleurs appelé récemment à mettre fin à ces crimes contre l’humanité.

    Cependant pendant la visite diplomatique de François Hollande en Chine, la bataille interne au parti communiste chinois à propos du Falun Gong continue à faire rage, alors que Xi Jinping vient de prendre officiellement la tête du parti depuis quelques semaines. En effet, Xi est train de négocier en coulisse avec la faction rivale de Jiang Zemin coupable d’avoir organisé illégalement la persécution du Falun Gong et causant le mécontentement grandissant de la population. C’est d’ailleurs dans ce contexte que Wen Jiabao, rangé du côté de Xi Jinping, avait annoncé dans plusieurs discours début 2012 qu’il fallait arrêter dans les plus brefs délais la persécution du Falun Gong (et aussi des étudiants de la place Tienanmen réprimés le 4 juin 1989) et de les dédommager des injustices qu’ils avaient subi.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/4/25/n3508270.htm

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