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economie - Page 2

  • L’impression de billets crée une inflation prête à éclater en Chine

    Chine, économie, bulle financière, inflation, monnaie, prêts, YuanSelon les chiffres de la Banque Centrale, l’approvisionnement monétaire de la Chine a doublé en quatre ans, pour atteindre 97,42 trillions de yuans à la fin de l’année 2012. L’économiste chinois Ni Jinjie a déclaré que l’impression excessive de monnaie par la banque centrale chinoise est à l’origine de la crise de l’inflation actuelle, rendant les prix des matières premières et du logement de plus en plus élevés. Il s’agit d’une abondance de l’offre de crédit, qui a cependant conduit à des bulles d’actifs prêtes à exploser, comme on peut le constater dans le secteur de l’immobilier.

    Le ratio pour mesurer le crédit, le ratio M2, comprend tous les types de trésorerie, ainsi que les dépôts pour le contrôle et les comptes d’épargne. Depuis que le crédit est devenu le moteur de l’économie, sa relation au produit intérieur brut (PIB) est couramment utilisée pour mesurer le degré de monétisation de l’économie d’un pays. L’économie a besoin de crédit pour son développement mais trop de crédit peut alimenter des bulles économiques et créer de l’inflation.

    Dans les économies des pays développés, le rapport entre le ratio M2 et le PIB est inférieur à 1. Dans les pays émergents, le ratio M2 correspond habituellement entre 1 et 1,5 fois le PIB. Le ratio chinois du M2 équivalent à 97,42 trillions de yuans pour un PIB de 51,93 trillions de yuans, a atteint son plus haut niveau historique soit environ 1,88 en 2012. La croissance du ratio M2 chinois a été de 13,8% au cours de l’année, elle a été beaucoup plus élevée que la croissance du PIB et 1,5 fois le taux de croissance du ratio M2 des États-Unis. En ce qui concerne la création de crédit, personne ne bat aujourd’hui la Chine, ce qui laisse le pays vulnérable à l’éclatement des bulles économiques.

    Ni Jinjie a écrit dans un article publié dans Beijing News: «Au cours des vingt dernières années, lorsque la tendance de la marchandisation et de la monétisation de la Chine a été la plus évidente, le ratio du M2 par rapport au PIB est passé de 82,5% en 1990 à 150% en 2000. Fin 2012, le ratio était proche de 190%.»

    Ni souligne: «Le PIB ne peut pas se développer sans la sauvegarde d’un stock de monnaie accumulée sur le long terme. Le niveau de stock du ratio M2 a un impact direct sur la macroéconomie du pays – le taux d’inflation, la croissance économique et le chômage, ainsi que sur la balance des paiements internationaux et d’autres indicateurs économiques. Un ratio M2 supérieur au PIB signifie des risques d’inflation et une surchauffe de l’économie.»

    Ni ajoute: «Avec un ratio où le M2 croît fortement par rapport au PIB, une énorme quantité de création monétaire est la principale cause directe des prix élevés des matières premières et du logement dans le pays aujourd’hui».

    Des offres de crédit excessif

    Depuis que le ratio M2 est principalement composé d’actifs dans le système bancaire, c’est la création de crédit débridée qui alimente la bulle économique. Ni dit que chaque année, environ 8 à 9 trillions de yuans de nouveaux prêts constituent la principale source de croissance du M2.

    Selon Ni, «il y a des années, 3 à 5 trillions de yuans auraient été considérés comme une offre de crédit excessive. À notre époque, il est difficile d’imaginer l’expansion rapide du crédit bancaire d’aujourd’hui.»

    Selon la banque centrale chinoise, les nouveaux prêts consentis au cours des 11 premiers mois de 2012 par les banques chinoises ont atteint 7,75 trillions de yuans, dépassant les 7,47 trillions de yuans prêtés au cours de l’année 2011. Les économistes estiment que le montant total des nouveaux prêts pourrait atteindre environ les 8,3 trillions de yuans pour l’année 2012.

    Les nouveaux prêts dans les actifs sont par exemple pour l’acquisition de logements. En outre, un effet d’entraînement s’est créé, faisant grimper les prix des matières premières et créant de l’inflation. Dans le cas du logement, la demande pour le bois, le ciment et l’acier ont fait monter le prix de ces produits. Les salaires des travailleurs dans le secteur de la construction sont utilisés pour acheter des produits de première nécessité, ce qui augmente également la pression des prix sur ces biens.

    En dehors de la création de prêts, l’impression de monnaie par la banque centrale accroît également la masse monétaire. Selon le 21st Century Network, un réseau mondial d’information et de communication, la création monétaire totale de la Chine en 2012 de 12,26 trillions de yuans a représenté près de la moitié de la création monétaire mondiale qui est de 26,25 trillions de yuans.

    Cette création continue de nouveaux prêts a eu pour conséquence un fort endettement des entreprises chinoises. Des calculs réalisés par l’organisme d’études économiques Zerohedge montre que la Chine est le pays avec le secteur de l’entreprise le plus fortement endetté, avec une dette représentant 151% du PIB.

    Goldman Sachs estime que cette tendance n’est pas durable. La banque d’investissement a écrit une note à ses clients: «Il est essentiel pour les nouveaux dirigeants de poursuivre les réformes, non seulement de soutenir le secteur privé mais également de soutenir la consommation de façon générale. Une attitude opposée aurait très probablement des résultats négatifs pour les secteurs, les banques et en fin de compte sur toute l’économie».

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/3/11/n3508019.htm

  • Les entreprises chinoises à «l’école de la fraude»

    Habituellement, tout un chacun va à l’université pour y bénéficier d’enseignements productifs et de qualité. Cependant, une récente «école de la fraude» en Chine, a trouvé une niche des plus lucratives en enseignant aux petites firmes comment trafiquer leurs bilans financiers pour pénétrer le marché des capitaux américains et récolter des millions de dollars provenant d’investisseurs peu méfiants. L’école a été décrite dans l’article d’un journal chinois, début avril. Celui-ci, titré Révéler le désastre des multiples «concepts chinois», se réfère à une école de la fraude anonyme qui serait sous investigation policière chinoise. L’auteur présupposé de l’article, John Caines, n’a pas établi formellement son lien avec la dépêche. Le journal qui a édité l’article, le Fortune Today, n’a d’ailleurs pas souhaité répondre à un email concernant l’identité de John Caines.

    L’article précise que cette «école de la fraude», actuellement banque d’investissement, conseille les entreprises chinoises qui souhaitent faire de l’argent rapidement en leur montrant comment jouer avec le marché boursier aux Etats-Unis. Les combines frauduleuses incluent la création de faux contrats de vente, la fabrication de documents officiels et le maquillage des bilans  financiers. Ces documents sont ensuite crédibilisés par un faux «imprimatur» avec l’aide d’un commissaire aux comptes coopératif. En ce moment-même, cette compagnie n’est pas encore côtée en Chine.

    La boue est transformée en or lorsque les bilans financiers montrent une croissance rapide et un large profit, qui attirent alors des investisseurs étrangers. Des fonds privés sont alors obtenus, l’étape finale étant d’être côtée aux Etats-Unis. Cela est généralement mis en place par une «fusion inversée», où l’entreprise chinoise fusionne dans la «coquille vide» d’une ancienne firme américaine ayant encore des cotations boursières.

    L’entreprise est alors listée comme étant en dehors du marché réglementé, avec des exigences moins strictes pour la vente d’actions. Des financements fictifs, fournis par l’école de la fraude à la société, donnent l’illusion que l’entreprise est en croissance. L’école de la fraude donne des instructions détaillées sur la manière dont on peut maquiller ses revenus, ses profits et sa balance commerciale. Mais elle peut aller encore plus loin en produisant de fausses listes de clients et de coordonnées d’investisseurs, afin de pouvoir «vérifier» que la firme fait des affaires. Selon l’article, tout est préparé à l’avance.

    Lire la suite sur: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Les-entreprises-chinoises-a-lecole-de-la-fraude.html

  • La plupart des Chinois ne pensent pas que la Chine soit une superpuissance: enquête

    Chine, économie, sciences politiques, pays émergents, émergence de la chine, système totalitaire, pollution, corruptionUn érudit chinois a récemment dit que la Chine était en train de rattraper les États-Unis et de devenir une superpuissance. Mais selon une enquête des médias, la plupart des Chinois ne pensent pas ainsi. Yan Xuetong, un professeur en sciences politiques et doyen de l'Institut des relations internationales modernes à l'Université Tsinghua, a dit dans un article du Global Times du 30 décembre que le monde est en train de se transformer dans la position de «deux superpuissances très fortes».

    «Actuellement et dans les cinq prochaines années, seuls la Chine et les États-Unis auront un budget de la défense dépassant les 100 milliards de US$. Aucun autre pays ne peut atteindre un tel niveau. Si l'on se base sur la force matérielle, le monde «d'une superpuissance» est en train de changer en «deux superpuissances». D'autres issues sont très improbables.», a dit Yan.

    On voit souvent les déclarations de la Chine de rattraper les États-Unis comme superpuissance dans les reportages des médias occidentaux, mais c'est la première fois qu'un érudit chinois fait une telle déclaration.

    Yan a reçu son doctorat en sciences politiques à l'Université de Berkeley, Californie, en 1992. Il est l'auteur de «L'ancienne pensée chinoise, la puissance moderne chinoise» et a également écrit récemment un article «Comment la Chine peut vaincre l'Amérique» (How China Can Defeat America), publié dans le New York Times du 20 novembre 2011. Yan est très connu en Chine continentale pour avoir étudié aux États-Unis et pour comprendre les États-Unis.

    Suite à l'article de Yan dans le Global Times, le Global Times a mené une enquête entre le 30 décembre et le 3 janvier, demandant aux gens s'ils étaient d'accord avec Yan. Sur les 14 705 personnes interrogées, 88% ont dit qu'elles n'étaient pas d'accord que la Chine est une superpuissance. Seulement 7,5% ont été d'accord.

    La vraie Chine
    Le pessimisme du public chinois sur l'émergence de la Chine comme superpuissance est partagé par les intellectuels chinois, qui disent que la Chine se situe bien loin derrière les États-Unis pour toutes les questions sociales, économiques, politiques et autres.

    Zhu Xinxin, un ancien éditeur de la chaîne de télévision du Hubei, a dit à la radio Son de l'Espoir (Sound of Hope-SOH) que Yan tenait le point de vue d'un officiel du régime, et en considérant seulement les ressources sous le contrôle du régime, il semblait même que la Chine puisse battre les États-Unis.

    Mais la vraie Chine est bien loin d'être une superpuissance, a dit Zhu. «Si l'on jauge selon la perspective d'une force douce et du développement potentiel, la Chine a beaucoup de lacunes. Dans le domaine de la qualité de l'éducation, du développement culturel, de son système politique, tous ces domaines ont des lacunes.», a-t-il dit.

    «La Chine est un système totalitaire, pas un système démocratique. Le peuple chinois n'a pas le droit de s'exprimer. Les États-Unis ont un gouvernement élu démocratiquement, avec la séparation du pouvoir, la supervision sur l'élite, sur le gouvernement, avec de nombreux contrôles. Ils représentent le système politique et la culture les plus avancés du monde. La Chine ne peut pas s'y comparer.», a dit Zhu.

    L'économie chinoise prête de s'effondrer
    Liao Cheng, un économiste et écrivain indépendant de la province du Heilongjiang, a dit à SOH que le fossé entre la Chine et les États-Unis est en train de s'élargir.

    «Sous Jiang Zemin et Hu Jintao, ils reculaient. L'économie chinoise s'approche de plus en plus d'un effondrement total, elle ne s'améliore pas. La baisse de l'immobilier, la crise de la dette et l'expansion sans but initiée par le gouvernement, tout cela a endommagé le pays de façon incessante. Les citoyens chinois prennent du retard sur le monde, ils prennent de plus en plus de retard sur les États-Unis, ils ne s'en rapprochent pas. Le régime chinois est en train de sacrifier les richesses et la santé de tout la nation pour soutenir une prospérité artificielle.» a dit Liao.

    L'auteur chinois Qiu Lin a commenté sur un blog le 31 décembre: «Rien qu'avec les chiffres économiques, il est évident que la Chine ne remporte pas le titre de superpuissance. La Chine est une grande nation, c'est une superpuissance en terme de population. Mais tandis que son PIB global augmente, le PIB par habitant reste au 100e rang mondial. La Chine est encore une nation en voie de développement. Le développement de Pékin et de Shanghai ne peuvent pas représenter toute la Chine. Le développement de l'économie chinoise n'est vraiment pas équilibré, avec beaucoup de lieux sous-développés dans les régions centrales et occidentales.»

    L'écrivain pékinois Xu Shaolin a dit dans son microblog Sina: «Je pense que la Chine a été une superpuissance pendant longtemps: superpuissance de la pollution, de la corruption, de la nourriture toxique, de la déscolarisation, du budget pour assurer la stabilité, du mauvais usage de l'argent des impôts, du nombre de fonctionnaires, du nombre de pétitionnaires et de l'émigration !

    «Juste en regardant mon passeport, je peux aller dans seulement 18 pays sans visa, et 14 d'entre eux sont en Afrique. Même pour Hong Kong et Macao, il faut un visa. Au rang d'avant-avant-dernier sur 183 pays, battu seulement par la Corée du Nord et le Pakistan, ma fierté ne peut que tourner en apitoiement sur soi.»

    Version originale disponible sur: http://www.theepochtimes.com/n2/china-news/most-chinese-dont-believe-china-is-a-superpower-survey-170501.html

    La Grande Epoque, Epoch Times France, média français, presse , actualité Chine, Chine

  • « Asie à la Une » toute l'actualité du 20 janvier 2012

    Aujourd’hui la Télévision New Tang Dynasty, (NTDTV), aspire à travers ses programmes quotidiens, et aussi grâce à la création de concours et d’événements culturels, à vous présenter le meilleur de la culture traditionnelle chinoise et à vous aider à mieux comprendre les événements qui se déroulent actuellement en Chine.

    NTDTV est une chaîne de télévision indépendante, à but non lucratif, établie par des Chinois vivant à l’étranger. En fournissant des informations complètes, précises et authentiques, nous avons pour objectif de rendre service à la communauté chinoise du monde entier ainsi qu’à toute personne intéressée par la Chine, afin d’agrandir leurs connaissances et d’enrichir leurs vies.

    La fédération internationale des journalistes a déclaré que la Télévision New Tang Dynasty s’est créée une réputation internationale pour « ses reportages politiques, économiques et culturels objectifs » depuis sa fondation en 2001.

    Ce qui fait la spécificité de NTDTV ce sont les nouvelles. Toute la journée, NTDTV propose des reportages se rapportant tant à l’actualité internationale que locale, en Mandarin, en Cantonais et en Anglais. NTDTV a plus de 50 équipes de reporters réparties à travers le monde pour lui fournir des informations de première main.

    Voir aussi:

    La télévision chinoise NTD accessible en France sur Freebox 685 et SFR/Neufbox 725

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Europe/La-television-chinoise-NTD-accessible-en-France-sur-Freebox-et-SFR/Neufbox.html

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  • Un invité de la télévision chinoise affirme que le régime est au bord de la ruine

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    L’économie chinoise a la réputation d’être forte et prospère, mais selon une personnalité bien connue de la télévision chinoise, le PIB du pays va en sens inverse. Larry Lang, professeur à la Chaire des Finances à l’université chinoise de Hong Kong, a déclaré lors d’une conférence que d’après lui, il n’avait pas été noté que le régime chinois traverse une grave crise économique au seuil de la bankrupt. Selon sa formule mémorable, chaque province en Chine est dans le même état de la Grèce.

     
    Selon les instructions de Lang, lors de son discours du 22 octobre 2011 dans l’agglomération de Shenyang, province  de Liaoning,  au nord-est de la Chine, aucun enregistrement audio ni vidéo ni médias n’a été autorisé. Dans la vidéo qui se trouve actuellement sur You tube, on peut l’entendre affirmer que les gens ne doivent pas poster son discours en ligne, à cause des risques courus. Lors de cette inhabituelle conférence à huis clos, Lang a apporté une analyse franche de l’économie chinoise et de la censure qui touche les intellectuels et les personnalités publiques. «Ce que je suis sur le point de dire est totalement vrai mais, dans ce système, nous ne sommes pas autorisés à dire la vérité», a-t-il déclaré.


    En dépit de l'apparence polie de Lang lors de son émission de télévision largement diffusée, il a  précisé: «Ne pensez pas que nous vivons actuellement des temps paisibles. En réalité, les médias ne peuvent rien rapporter du tout. Ceux d’entre nous qui faisons des émissions de télévision sont très malheureux et frustrés parce que nous ne pouvons faire aucun programme. Tant que quelque chose est lié au gouvernement, nous ne pouvons pas en parler».


    Il a ajouté que le régime n’écoute pas les experts et que les fonctionnaires du Parti sont insupportablement arrogants. «Si vous n’êtes pas d’accord avec eux, ils pensent que vous êtes contre eux», affirme-t-il.


    L’affirmation de Lang selon laquelle le régime est ruiné se base sur cinq points.

    Premièrement, la dette du régime est de près de 36 trillions de yuans (plus de 4 000 milliards d’euros). Ce calcul est la somme de la dette du gouvernement local chinois (entre 2 000 et 2 300 milliards d’euros) et la dette due par les entreprises publiques (près de 2 000 milliards supplémentaires, selon lui). Avec des intérêts de deux trillions de yuans (près de 234 milliards d’euros) par an, il pense que la situation va rapidement être révélées.


    Deuxièmement, le taux d’inflation de 6,2% publié officiellement par le régime est faux. Le véritable taux d’inflation est, selon Lang, de 16%.


    Troisièmement, il existe des excès sérieux quant aux capacités de leur économie, avec une consommation intérieure qui représente seulement 30% de l’activité économique. Lang affirme que, dès juillet 2011, l’Index de Directeur d’ Achat (PMI), mesure de l’industrie de la manufacture, a plongé vers un nouveau plancher de 50,7. C’est une indication, d’après lui, montre que l’économie de la Chine est en récession.


    Quatrièmement, le PIB de 9% publié officiellement par le régime est aussi faux. Selon les données de Lang, le PIB de la Chine a diminué de 10%. Il a affirmé que les chiffres gonflés proviennent de l'augmentation spectaculaire, chaque année, de la construction d'infrastructures dont le développement immobilier, les voies ferrées et les autoroutes (ce qui représente, pour 2010, jusqu'à 70% du PIB).


    Cinquièmement, les taxes sont trop élevées. L’année dernière, les taxes sur les affaires chinoises (taxes directes et indirectes) représentaient 70% des revenus. Le taux d'imposition individuelle se situe à 81,6%, selon M. Lang. Lorsque le “tsunami économique” débutera, le régime perdra sa crédibilité et la Chine deviendra le pays le plus pauvre au monde, affirme Lang. Plusieurs observateurs ont exprimé, dans une large mesure, leur accord avec les analyses de Lang.

      
    Le professeur Frank Xie, de l’université Aiken en Caroline du Sud, a déclaré que l’idée d’une Chine ruinée n’est pas farfelue. Les projets de constructions majeurs ont aidé à gonfler le PIB, a-t-il déclaré. « En surface, c’est un nombre important, mais l’inflation est encore plus élevée. Ainsi, en réalité, l’économie de la Chine est en récession. »

    De plus, Xie a ajouté que l’on ne pouvait faire confiance aux chiffres officiels. Par exemple, le Vice-premier ministre du régime, Li Keqiang a admis, devant un diplomate américain, qu’il ne croyait pas les statistiques avancées par les petits fonctionnaires et que lorsqu’il était gouverneur de la province de Liaoning, il « avait personnellement vu les véritables données. »


    Cheng Xiaonong, économiste et ancien assistant du dirigeant sortant du Parti, Zhao Ziyang, a déclaré que de hautes louanges du «modèle de Chine» sont souvent avancées sur la base de projets de constructions largement visibles, un PIB important et beaucoup d’argent placée en réserves de devises étrangères. «Ils prêtent peu d’attention à des choses comme la garantie des droits basiques du peuple ou si leurs standards de vie se sont améliorés ou pas» a-t-il déclaré.

      
    «Derrière le contrôle décrété de l’économie qui peut sembler efficace, existe un énorme gaspillage et une énorme corruption», affirme Cheng. Cela signifie que peu de dépenses sont faites pour l’éducation, le bien-être, le système de santé, etc. Il ajoute qu’au cours de la dernière décennie, le régime chinois a principalement accumulé sa richesse en promouvant le développement de l’immobilier, en achetant des propriétés résidentielles urbaines et en banlieues à bas prix (en les acquérant souvent par des expropriations) pour les vendre à prix élevés à des promoteurs.

    Selon Cheng, les desseins des fonctionnaires du régime - s’enrichir et accroître leur pouvoir - sont en conflit direct avec ceux du peuple - ainsi l’injustice sociale se développe et la propagande économique ayant pour but de présenter la situation contraire, prévaut.

    Peu d’experts au sein du pays osent s’exprimer comme Lang, affirme Cheng. C’est probablement parce qu’il a une chaire de Professeur à Hong Kong.

    Tiré de:http://www.theepochtimes.com/n2/china-news/chinese-tv-host-says-regime-nearly-bankrupt-141214.html

  • La Chine face à ses responsabilités

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    Pendant des années, mon respect pour les Chinois a eu pour effet de minimiser les critiques de leur gouvernement, rationalisant ma position en me disant qu’au moins l’actuel gouvernement n’était pas celui de Mao Tsé-Tong sous lequel, environ 35 à 45 millions de citoyens sont morts de faim, pendant le «grand bond en avant» (1958-1962).

    Quand il a été prouvé que la pauvreté de centaines de millions de familles, dans les années 50, 60 et 70, avait disparu grâce à l’ouverture du marché économique des exportations dirigé par Deng Xiaoping en 1978, je suis devenu un inconditionnel de la Chine, aveugle face à sa mauvaise gouvernance, aux désastres environnementaux, à la violence du parti-État, aveugle face aux inégalités sociales croissantes, à l’augmentation de l’injustice et de la corruption, qui ont sévi depuis la période de Deng jusqu’au début des années 90.

    La mort de la petite Wang Yueyue
    Dans ce contexte, permettez-moi de parler de la mort récente d’une enfant de deux ans, Wang Yueyue, après une série effroyable d’incidents sur le marché de Foshan dans le Guangdong. Comme tout un chacun le sait maintenant, Yueyue est morte à l’hôpital après avoir été écrasée par deux chauffards en délit de fuite. Dix-huit personnes ont été filmées alors qu’elles passaient devant elle sans venir la secourir.

    Mark Mackinnon, le chef du bureau de Pékin du Globe and Mail, a écrit un long article au sujet de cette tragédie: «Plusieurs de ces passants ont été traqués par les médias chinois et ils ont été interrogés sur leur comportement. […] Pourquoi ne sont-ils pas intervenus ? Le mot ‘‘peur’’ court sur toutes les lèvres. ‘‘J’étais effrayée’’, explique une femme nommée Lin tristement célèbre pour être passée devant Yueyue avec sa fille de cinq ans, en ajoutant si quelqu’un d’autre avait porté secours, j’aurais fait la même chose’’».

    L’indifférence n’est pas la réponse. Les Chinois que j’ai rencontrés sont tout sauf indifférents. […] Le système légal ici est imprévisible et injuste pour ceux qui n’ont pas d’argent et pas de relations politiques. Prendre part amène souvent des problèmes.

    Le cas le plus cité est celui de Peng Yu, un homme de Nanjing qui s’est arrêté pour aider une femme qui était tombée et s’était cassé la hanche […]. Devant les coûts médicaux élevés, la femme de 65 ans s’est retournée contre son «bon samaritain» et l’a accusé d’être responsable de sa chute […]. Le tribunal a retenu ses accusations, trouvant «ne pas être d’accord avec les raisons» selon lesquelles Peng n’aurait écouté que son cœur. Il a été obligé de payer la facture médicale de 6.000 dollars. Le cas de M. Peng est bien connu, et il y en a eu plusieurs comme celui-ci.

    Lorsque j’ai été invité dans une émission de la radio BBC World pour discuter du cas de Yueyue, un interlocuteur de la République Tchèque a rappelé aux auditeurs qu’il n’y a pas que les Chinois qui auraient pu avoir la même réaction que les 18 passants. Quiconque vit dans un État autoritaire peut comprendre ce qui leur a traversé l’esprit.

    Les procès en Chine: de simples mises en scène
    Il est difficile pour les étrangers de comprendre que les procès en Chine sont de simples mises en scène. Clive Ansley, un avocat canadien, a pratiqué à Shanghai pendant 13 ans, réglant plus de 300 dossiers dans son tribunal, avant de rentrer en Colombie-Britannique. Dans son article paru en mars 2007 dans la revue Le Verdict destinée aux avocats, il explique la réalité de la situation: «Il y a un dicton courant chez les avocats et les juges chinois qui croient vraiment en l'État de droit, et ce dicton, familier à tous les milieux juridiques en Chine illustre bien la futilité des tentatives canadiennes à ‘‘aider la Chine à améliorer son système juridique’’ par la formation des juges. Il est: ‘‘Ceux qui traitent le dossier ne font pas le jugement et ceux qui font le jugement n’ont pas traité le dossier’’. Rien de ce qui se passe dans la ‘‘salle du tribunal’’ n’a d’impact sur le jugement.»

    Jérôme Cohen, expert en droit chinois à l’université de Droit de New York, souligne que tant que le gouvernement chinois n’aura pas signé ni ratifié l’accord international des Droits Civils et Politiques, son peuple n'aura pas de libertés fondamentales. D’autres abus du système légal sont illustrés par les exemples d’avocats accusés «d’incitation à faux témoignage» pour avoir convoqué un témoin à décharge et par l’utilisation régulière de la torture pour obtenir des aveux.

    La goutte d’eau pour Clive Ansley a été lorsqu’un décret voté par les juges de la Cour Suprême de Chine a demandé de «s’assurer que le jugement protège l’intérêt national lors d’un différend entre le parti chinois et un parti étranger». Ansley est retourné au Canada car il savait que cela signifiait que les verdicts en faveur des étrangers devenaient impossibles, dans pratiquement tous les cas.

    Mme Li, une ancienne juge de la Cour fédérale chinoise, s’est expliquée récemment à l’université de San Diego. Malgré son poste élevé, elle a été envoyée dans un camp de travaux forcés pendant trois ans et quatre mois sans aucune forme d’audition, parce qu’elle pratiquait le Falun Gong.

    Mme Li explique: «En Chine, la corruption est habituelle dans le système judiciaire, d’autant plus si vous pratiquez le Falun Dafa. J’étais sans doute le seul juge qui ait refusé des dessous de table et j’étais reconnue comme un juge loyal et juste. En avril 2002, j’étais sur la place Tiananmen et je plaidais auprès du gouvernement pour stopper les persécutions contre les pratiquants du Falun Gong. J’ai été emmenée au commissariat et tabassée, mon nez était en sang et pour me forcer à faire des aveux, ils m’ont empêchée de dormir pendant trois jours et trois nuits».

    Mme Li a été radiée de la Cour fédérale parce qu’elle ne voulait pas signer une déclaration dénonçant le Falun Gong. Les autorités l’ont obligée à divorcer et elle vit maintenant en Californie, avec le statut de réfugiée.

    Falun Gong
    La persécution en cours des bouddhistes tibétains, des chrétiens, des musulmans ouighours et autres groupes spirituels par le parti-État chinois, enfreint la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Considérons le Falun Gong, d’abord devenu public en 1992, et qui en sept ans, a atteint les 70 à 100 millions de pratiquants, selon les propres estimations du gouvernement. La pratique, contenant des éléments du bouddhisme et du taoïsme, combinés à une série d’exercices doux, cherche à améliorer le corps et l’esprit. Ses principes essentiels sont «authenticité-compassion-tolérance». Bien que moi-même non pratiquant, j’ai été très impressionné par la dignité et le caractère des gens pratiquant le Falun Gong rencontrés dans plus de quarante pays, depuis 2006.

    Après la mi-1999, des dizaines de milliers de Falun Gong ont été envoyés dans des camps de travaux forcés – créés d’après ceux établis par Hitler, puis Staline – sur une seule signature de la police, sans aucune forme d’audience.

    Aujourd’hui, le Falun Gong semble composer près des deux-tiers des victimes de torture et la moitié des détenus dans les camps de travaux forcés, dans toute la Chine. Selon les recherches que David Matas et moi-même avons accomplies, compilées dans le livre Bloody Harvest, les pratiquants ont été assassinés par milliers depuis 2001 et leurs organes objets de trafic pour les patients chinois et étrangers. Pour la seule période de 2000 à 2005, avec Matas nous avons conclu que la seule explication possible aux 41.500 greffes réalisées en Chine, était que les organes avaient été prélevés de force sur des pratiquants du Falun Gong.

    Engagement responsable avec Pékin
    Les dirigeants du Canada et du secteur privé devraient examiner la raison de leur soutien des violations de tant de valeurs canadiennes dans le but d’accroître les exportations vers la Chine. De plus, pendant des années, ce phénomène a principalement entraîné la délocalisation en Chine d’emplois canadiens et un accroissement constant de notre déficit commercial bilatéral (actuellement approximativement 31 milliards de dollars). La partie de notre communauté ayant surinvesti en Chine n’a-t-elle pas le sens de la responsabilité pour les emplois nécessaires pour les Canadiens ? Le reste d’entre nous est-il tant focalisé sur l’accès à des biens de consommation peu onéreux que nous ignorons les coûts humains et environnementaux payés par les Chinois qui les produisent ?

    Lire la suite sur: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/La-Chine-face-a-ses-responsabilites.html

  • La croissance de l'économie chinoise basée sur des prisons d'esclaves

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    Des travailleurs pour rien et en quantité illimitée

    L'économie en expansion de la Chine continue a pu grandir à cause de l'utilisation du travail d'esclaves ou aux camps de Laogai. Le mot « Laogai » veut dire "réformer à travers le travail". C'est un système de manufactures en prison et de centres de détention mis sur pied par l'ancien leader chinois Mao Zedong durant les années 50 comme moyen de rééduquer à travers le travail et d'augmenter l'économie de la République Populaire de Chine. Depuis 1979, il y a apparemment quelques milliers de personnes obligées de travailler dans le système de Laogai. Aujourd'hui, c'est devenu une énorme source de travailleurs gratuits et de profit pour le gouvernement chinois. Selon les estimations de la fondation de recherche Laogai, il y a 6.8 millions de personnes incarcérées dans les 1100 institutions de travail de Chine.

    Ceux qui sont incarcérés dans ces institutions, doivent faire face à de longues heures de travail et de traitement brutal avec peu de sommeil et de nourriture. Selon un rapport de Stephen D. Marshall intitulé « Le Laogai Chinois: un rôle caché dans le développement du Tibet » certains travaillent 20 heures par jour avec des forces oppressives violentes ce qui a forcé certains détenus à choisir le suicide plutôt que d'être battus, de mourir de faim ou de travailler jusqu'à la mort. D’autres se mutilent ou se blessent pour éviter de travailler. Des détenus qui sont plus lents ou refusent de travailler reçoivent des chocs électriques, sont battus, agressés sexuellement ou mis en isolement. Parmi les prisonniers de ces camps de travail, on retrouve des criminels, des prisonniers politiques et des pratiquants du Falun Gong qui maintenant composent jusqu’à la moitié de ceux détenus dans le camp de Laogai.

    Qui utilise le travail d’esclaves?

    Les camps de travaux forcés sont à la fois une forme de torture et une source énorme de profit pour la Chine. Avec la quantité incroyable de main-d’œuvre gratuite qui vient du camp de Laogai, la Chine a leurré plusieurs entreprises extérieures avec son système de « profit avec le travail d’esclaves ». Avec des coûts en gros ridiculement bas, plusieurs ne peuvent résister à l’appât et sans le savoir encouragent cette pratique illégale.

    Des produits d’usage commun comme des arbres de Noël, des ampoules pour arbres de Noël, des bracelets, des outils, de la nourriture sont parmi les produits manufacturés et exportés. Selon un rapport d’un Comité de la Chambre des communes sur les relations internationales, les compagnies qui avaient ou ont des produits faits au camp de Laogai sont Midas, Staples, Chrysler, Nestlea. Un rapport récent d’un détenu du camp de travail de Changii dans les états de Zinjiang mentionne que la Tianshan Wooltex Stock Corporation Ltd, un contractant du camp de travail de Changji manufacture des produits pour des compagnies à l’étranger telle que Banana Republic, Neiman Marcus, Bon Genie, Holt Renfrew, French Connection et d’autres. Pour la compagnie Banana Republic, les commandes sont entre 200000 et 280000 pièces par jour.

    Les produits manufacturés dans ces endroits sont faits par des gens qui sont contraints de travailler dans des milieux peu sécuritaires et dans des conditions malsaines. Des détenus de Laogai ont dit qu’à cause de la malnutrition, la privation de sommeil, ils en viennent à avoir des poux ou la gale et à souffrir d’hépatite, de tuberculose et autres malaises. Les détenus sont forcés de travailler même s’ils sont malades. Plusieurs ne peuvent pas prendre de douche durant de longues périodes de sorte que leurs fluides corporels viennent en contact avec les produits qu’ils manufacturent. Ces produits sont ensuite envoyés partout à travers le monde.

    Comment arrêter les produits de Laogai

    Les lois qui invalident sur le papier le travail d’esclaves n’ont pas pu arrêter la vague de produits manufacturés de façon inhumaine et qui sont envoyés et commercialisés à travers le monde. Par exemple, depuis 1983, il est illégal d’importer des biens aux États-Unis qui ont été manufacturés par le biais de travaux d’esclaves. Selon la Fondation de recherche de Laogai, le gouvernement chinois a garanti publiquement l’arrêt de l’exportation de produits venant de travaux d’esclaves en octobre 2001.

    En 1992, la Chine et les États-Unis ont signé le « Memorandum of Understanding » (MOU) dans un effort qui permettait aux É.U. d’avoir accès à l’information nécessaire pour contrôler les produits bannis venant du travail de prisonniers. Selon le MOU, le gouvernement chinois s’est engagé à enquêter sur toutes les plaintes de travail d’esclave.

    Cette entente n’a pas eu de résultat réel vu les profits que la Chine risquait de perdre avec sa source de travailleurs gratuits que le système de Laogai produit. Mettant de côté les demandes des États-Unis de réponses sur ce sujet, la Chine montre des camps « sanitaires » pour les inspecteurs. Parmi les autres tactiques pour s’assurer que la production continue à avoir lieu, notons des fausses compagnies, le changement d’adresse, et le mélange de camp de travail et des choses qui n’ont rien à voir avec les affaires.

    En plus, des organisations telles que la Fondation de recherche de Laogai et l’Organisation mondiale pour l’investigation des persécutions du Falun Gong continuent de rechercher au sein du gouvernement chinois l’utilisation de travail d’esclaves comme une source de croissance économique et de montrer à tous les produits manufacturés à Laogai.Malgré le fait que la Chine continue pour l’instant à bénéficier de « l’économie des prisons », il se pourrait bien que ce soit les consommateurs du monde entier qui viennent à bout du destin de Laogai. Dès que le monde entier viendra à réaliser toutes les souffrances qui ont mené à la production des produits qu’ils achètent, ils ne le feront pas aussi facilement, malgré le bas prix.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Le-Cout-eleve-des-Laogai-en-Chine.html

  • Le régime chinois sacrifie son peuple au développement économique


    1. Appuyer sa crédibilité sur le dur labeur des autres

    La revendication de légitimité du PCC réside dans le développement économique des quelques 20 dernières années. Mais en réalité, c’est le peuple chinois qui a progressivement atteint ce développement lorsque l’étau du PCC s’est un peu desserré et cela n’a donc rien à voir avec le propre mérite du PCC. Malgré tout, le PCC a revendiqué ce développement économique comme étant sa propre réussite, exigeant qu’on lui en soit reconnaissant. Il espère que les gens vont croire qu’aucun de ces développements économiques n’aurait pu avoir lieu sans lui. Nous savons tous que des pays non communistes sont parvenus à une croissance économique plus rapide il y a déjà longtemps.

    Lorsque des athlètes gagnent des médailles d’or olympiques, ils doivent remercier le Parti. Le Parti n’a pas hésité à utiliser l’image fabriquée d’une « grande nation du sport » pour faire son propre éloge. La Chine a fortement souffert de l’épidémie du SRAS, mais le People’s Daily a plusieurs fois rapporté que la Chine avait vaincu le virus « en se conformant à la théorie, à la ligne de conduite, aux principes et à l’expérience du Parti ». Ce sont des professionnels en science astronautique et en technologie qui ont réalisé le lancement du vaisseau spatial Shenzhou-V mais le PCC a utilisé cet événement pour démontrer que seul le PCC pouvait hisser les Chinois au rang des grandes puissances du monde. Quant à l’obtention des Jeux Olympiques 2008 par la Chine, ce sont en réalité les pays occidentaux qui ont offert un « rameau d’olivier » à la Chine pour l’encourager à respecter les droits de l’homme. Le PCC l’a utilisé pour rehausser sa prétention à la légitimité et comme prétexte pour réprimer le peuple chinois. Le « grand marché potentiel » chinois, que recherchent les investisseurs étrangers, provient du pouvoir de consommation de la population chinoise qui atteint 1,3 milliard de personnes. Le PCC a détourné ce crédit à son avantage et le transforme en arme pour contraindre les pays occidentaux à coopérer selon des règles imposées par le PCC.

    Le PCC attribue tout ce qui est mauvais aux forces réactionnaires et aux mobiles cachés d’individus et il met tout ce qui est positif au crédit des dirigeants du Parti. Le PCC va utiliser la moindre petite réussite pour rendre plus attrayante sa prétention à la légitimité. Le Parti peut même utiliser et détourner les erreurs qu’il a commises pour servir ses objectifs. Par exemple, lorsqu’il n’a plus pu cacher la vérité sur l’épidémie du Sida, le PCC s’est soudainement créé une nouvelle identité. Il a soigneusement mobilisé sa machine de propagande, utilisant tout le monde - des acteurs connus au Secrétaire du Parti - pour faire passer le principal responsable, le PCC lui-même, comme un bienfaiteur des malades, un ennemi du Sida et un combattant de la maladie. En se confrontant à cette grave affaire de vie et de mort, tout ce que le PCC a trouvé de mieux à faire a été de profiter du sujet pour se glorifier lui-même. Seuls des manipulateurs aussi vicieux que le PCC sont capables de comportements aussi impitoyables et imprudents, tirant sournoisement profit de tout et trahissant ainsi une indifférence totale pour la vie humaine.

    2. Les désavantages économiques d’une vision à court terme

    Faisant face à une sérieuse « crise de légitimité » le PCC a mené des politiques de réformes et d’ouverture dans les années 1980 afin de se maintenir au pouvoir. Son avidité à obtenir des succès rapides a mis la Chine dans une position désavantageuse qualifiée par les économistes de « malédiction du retardataire ».

    Les concepts de « malédiction du retardataire » ou « avantage du retardataire », comme disent d’autres intellectuels, fait référence au fait que les pays en voie de développement, qui entament tardivement le développement, peuvent imiter les pays développés dans beaucoup d’aspects. L’imitation peut prendre deux formes : imiter le système social ou imiter les modèles technologiques et industriels. Imiter un système social est généralement difficile, car la réforme de ce système met en danger les intérêts acquis par certains groupes sociaux ou politiques. C’est pourquoi les pays en voie de développement sont enclins à imiter la technologie des pays développés. Bien que l’imitation technologique puisse générer une croissance économique à court terme, il peut en résulter beaucoup de risques cachés ou même un échec du développement à long terme.

    C’est précisément la « malédiction du retardataire », un chemin vers l'échec, que le PCC a suivi. Durant les deux dernières décennies, « l’imitation technologique » de la Chine a mené à certaines réussites, dont le PCC a tiré profit pour justifier sa légitimité et pour continuer à rejeter des réformes politiques qui ébranleraient ses propres intérêts. Ainsi les intérêts à long terme de la nation ont été sacrifiés.

    Extrait des 9 commentaires sur le Parti Communiste chinois: http://ninecommentaries.com/

    Lire la suite: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/9-Commentaires-sur-le-P...

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