Avertir le modérateur

droits de l'homme - Page 7

  • Google refuse la censure: bravo!

    Des Pékinois remercient Google au siège de la firme. (Feng Li/Getty Images)
    Des Pékinois remercient Google au siège de la firme. (Feng Li/Getty Images)

    Depuis le 12 janvier 2010, jour où Google a déclaré ne plus se soumettre au filtrage forcé du Parti communiste chinois (PCC) dans les recherches d’information sur internet, et jusqu’au 23 mars où le moteur de recherche a annoncé officiellement qu’il arrêtait la censure en déplaçant ses serveurs à Hong Kong, la presse internationale a écrit abondamment autour de la thématique «censure/anti censure». L’acharnement du PCC et la détermination de Google ont attiré l’attention sur les mots-clés que le régime chinois souhaite bloquer et par suite logique sur les informations et vérités qu’il veut dissimuler au peuple chinois.


    Da Ji Yuan, le journal chinois du groupe The Epoch Times, auquel appartient également La Grande Époque, est un des médias les plus fréquemment bloqués par le régime communiste chinois. Il félicite Google pour sa décision de mettre fin à la censure de ses résultats de recherche.

    Le 22 mars, Google a mis fin aux services de son moteur de recherche en Chine continentale, redirigeant ses utilisateurs chinois sur son site à Hong Kong. En réponse à la demande du régime chinois de filtrer largement ses résultats de recherche, Google a donc préféré quitter la Chine – et a été fidèle à sa devise originale: «Ne faites pas de mal» («Don't be evil»).

    Depuis la création du groupe The Epoch Times voici dix ans, nous avons constamment diffusé ces nouvelles que le régime chinois met tous ses efforts à bloquer. Nous apprécions par conséquent à sa juste valeur la décision de Google de cesser de coopérer avec la censure.

    La libre circulation de l’information est aussi importante pour la société actuelle que l’air et l’eau le sont pour la vie. On ne peut accéder aux droits de l’homme, à l’égalité, à la démocratie et à la liberté qu’au moyen d’une libre circulation de l’information. La position rebelle de Google contre la censure Internet, sa défense du principe de libre information, sont – osons le mot – un acte de bonté, non seulement vis-à-vis de toute la population chinoise, mais de chacun dans le monde. Le service rendu par Google est d'une valeur inestimable.

    Le régime communiste chinois n’a jamais cessé de réprimer les défenseurs de la libre information. L’expérience de Google en Chine – être menacé par le régime et attaqué par les médias d’Etat – est un épitomé de la situation de la population chinoise. Sous l’autorité oppressive du Parti communiste chinois (PCC), il reste un dur chemin à parcourir pour qui recherche la libre circulation de l’information. Quoi qu’il en soit, la tendance historique vers une plus grande liberté de l’information est irréversible. Nous ne la laisserons pas être stoppée. Les internautes chinois, les médias libres et la société internationale continueront de dire non aux tentatives du PCC et de s’y opposer.

    Il y a plus de 2.000 ans, Confucius a dit: «Un homme de noble caractère demeure calme et s'en tient aux principes même dans une situation difficile. Un scélérat, au contraire, s'agite et commettra toutes sortes de méfaits». Même si cela doit causer une perte financière et blesser ses intérêts à court terme, les principes sont la valeur la plus précieuse, celle qui seule ne se déprécie pas.

    Si Google avec son immense savoir-faire technologique se consacre aujourd'hui pleinement à la grande entreprise de la liberté sur Internet, nous pensons qu’il ouvrira la voie de cette liberté.

    Nous souhaitons, de la part de toute notre équipe et de tous nos lecteurs, la bienvenue à Google dans le combat pour la liberté de l’information. «Il n'y a qu'une nécessité, la vérité. C'est pourquoi il n'y a qu'une force, le droit», disait Victor Hugo. Ensemble, diffusons la vérité pour que le droit reprenne enfin sa place.

    Tiré de La Grande Epoque: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/Google-refuse-la-censure-bravo.html

  • Le rapport 2009 du Département d'État des Etats-Unis : Le bilan de droits de l'homme de la chine reste médiocre et a empiré dans certaines régions

    Le 11 mars 2010, le Département d'État des États Unis a publié son Rapport de droits de l'homme 2009. On peut y lire : "Le bilan de droits de l'homme du gouvernement [chinois] reste médiocre et a empiré dans certaines régions ...La détention et le harcèlement des activistes des droits de l'homme ont augmenté, et les avocats d'intérêt public et les avocats et les cabinets d'avocats qui ont accepté des cas estimés sensibles par le gouvernement font face au harcèlement, à la radiation et à la fermeture. De plus, le gouvernement a limité la liberté de parole et contrôlé l'Internet et l'accès à Internet."


    Le rapport indiquait que le régime continuait à persécuter Falun Gong :


    "Dans le passé, la simple croyance en la discipline (même sans aucune pratique publique de ses principes) suffisait quelquefois pour que les pratiquants reçoivent des punitions allant de la perte d'emploi à l'emprisonnement. Les sources du Falun Gong ont estimé que depuis 1999 au moins 6000 pratiquants de Falun Gong avaient été condamnés à prison, plus de 10 000 pratiquants à la Rééducation par le travail (RPT) et que presque 3000 étaient décédés suite à la torture en détention. Des observateurs étrangers ont estimé que les adhérents du Falun Gong constituaient au moins la moitié des 250 000 détenus officiellement enregistrés dans les camps de RPT, tandis que les sources du Falun Gong outremer plaçaient le nombre encore plus haut."
    ...

    "La police a continué à détenir d'actuels et anciens pratiquants de Falun Gong et utiliser la possession de matériaux du Falun Gong comme prétexte pour arrêter des activistes politiques. Le gouvernement a continué son utilisation de tactiques à haute pression et de sessions obligatoires d'étude anti-Falun Gong pour forcer les pratiquants à renoncer au Falun Gong. Même les pratiquants qui n'avaient pas protesté ni fait d'autres démonstrations publiques de leur croyance ont été rapporte-t-on forcés à assister à des classes anti-Falun Gong ou directement envoyés dans des camps de RPT. Ces tactiques ont résulté en de grands nombre de pratiquants signant des déclarations renonçant au mouvement."

    ...
    "Selon le China News Weekly, le pays a 22 institutions "ankang" (hôpitaux psychiatriques de haute sécurité pour les criminellement déments) directement administrés par le Ministère de la Sécurité publique (MPS). Des activistes politiques, des croyants religieux clandestins, des personnes ayant pétitionné à répétition le gouvernement, des membres du Parti démocratique chinois interdit (CDP), et des adhérents du Falun Gong étaient parmi ceux enfermés dans ces institutions pour patients mentalement malades. Les réglements pour condamner une personne à une institution ankang n'étaient pas claires, et les détenus n'avaient aucun mécanisme permettant d'objecter à la détermination de maladies mentales par les fonctionnaires de la sécurité publique. Les patients dans ces hôpitaux ont reçu des médicaments contre leur volonté et été soumis de force à des traitements par chocs électriques. Des activistes condamnés à la détention administrative ont également rapporté qu'ils étaient ligotés à des lits ou d'autres instruments de torture pendant des jours d'affilée, battus, soumis à des injections forcées ou à l'absorption de médicaments, et privés de nourriture et de l'usage des toilettes."


    Le rapport listait aussi plusieurs cas de persécution individuels.


    "Durant la période de la compilation du rapport aucune information n'a été disponible concernant le décès du pratiquant de Falun Gong Yu Zhou, qui a été arrêté à Pékin en janvier 2008 et est décédé en février 2008."
    ...

    "Le 1er février, Zhu Lijin a été arrêtée pour avoir distribué des imprimés du Falun Gong. Elle a été condamnée à 15 mois en camp de RPT sans procès. Les autorités ont recouru à des centres de rééducation spéciaux pour prolonger la détention des pratiquants de Falun Gong qui avaient purgé des peines dans les RPT."


    Le rapport rendait compte également de plusieurs avocats ayant été persécutés pour avoir défendu le Falun Gong :


    "Le 4 février, les autorités ont détenu l'avocat des droits de l'homme Gao Zhisheng, qui avait représenté des chrétiens chinois et des pratiquants de Falun Gong. A la fin de l'année sa situation demeurait non confirmée, bien que selon des rapports d'ONG, en août, il avait rapportait-t-on été vu dans sa ville natale sous lourde escorte policière. Avant son arrestation Gao a publié une lettre détaillant sa torture durant une période antérieure de détention.


    En avril, l'avocat de Pékin Cheng Hai a été attaqué et battu alors qu'il était en chemin pour aller rencontrer un client du Falun Gong à Chengdu. D'après Cheng, ceux responsables pour l'attaque étaient des fonctionnaires du Bureau général de gestion de Jinyang, district de Wuhou, à Chengdu. En mai des agents de police de Chongqing ont arrêté et battu les avocats Zhang Kai et Li Chunfu lorsqu'ils ont interviewé la famille d'un pratiquant de Falun Gong supposé être mort en garde à vue."

    Source http://www.state.gov/g/drl/rls/hrrpt/2009/eap/135989.html

  • Les mots interdits en Chine

    1825411-2490169.jpg

    Depuis que Google a décidé de ne plus subir la censure chinoise, le monde du web libre cherche des réponses. Le Guardian est le premier à livrer le fruit de son enquête.

    Suite à leur enquête, voici ce que la censure chinoise bloque sur le web:

    Démocratie, droits de l'homme, dictature, despotisme, anti communisme, bandits communistes, génocide, oprresion, blocage, camps de rééducation par le travail, terreur rouge, mal, frontière sino-russe, massacre de la Place Tiananmen, 4 juin 1989, mouvement démocratique chinois,  indépendance Xinjiang, indépendance tibétaine, exil, dalai lama, dialogue avec le Tibet, les Mères de Tiananmen, Falun, Falun Gong, Li Hongzhi, parti Progressiste Démocratique, clique de Shanghai, Département Central chinois de la Propagande, Bouddha étend ses mille bras, quatre-vingt-neuf(1989) ,Falungong, Incident de Tiananmen , Fédération des Étudiants, mouvement des étudiants, anti-société, églises non gouvernementales, dissident politique, prison de la censure, embargo des informations,  mouvement de démocratie, lavage de cerveau, indépendance tibétaine,  Persécution,  torture brutale, etc...

    Google a annoncé qu'il voulait lutter contre la censure chinoise en ne bloquant plus les sites censurés par le gouvernement chinois. D'après le Guardian la plupart des gros sites sociaux comme Facebook, Twitter et YouTube sont également bloqués. De nombreux sites d'informations libres, tel que Wikipédia, passent tout de même en Chine mais des articles entiers ont été retirés.

  • La Chine, pire ennemi de la Chine

    Entre le «miracle chinois» et les signes, de plus en plus nombreux, d'un repli sur soi, la Chine fait le grand écart. Si le pays est condamné à évoluer et à s'ouvrir, son régime ne semble ni capable ni désireux de le faire. Les explications par la chercheuse Valérie Niquet.

    900269-1066214.jpg

    Que veut la Chine ? En moins d’un mois, alors que chacun loue le « miracle chinois », les autorités ont multiplié les signes de fermeture et de refus du dialogue. En contradiction avec le discours officiel sur « l’harmonie », Pékin dénonce à satiété, avec les mêmes formules, les « ingérences dans ses affaires intérieures ». 

    Car en réalité, si chaque nouvelle année depuis 2008 est célébrée comme « l’année de la Chine », le régime, lui, s’inquiète. En privé, des officiels lucides reconnaissent que, plus que les « menaces extérieures », ce qui pèse aujourd’hui sur l’avenir de la Chine se sont bien les « troubles internes ».

    Face à ces incertitudes, et ne maîtrisant pas des évolutions économiques et politiques qui dépendent de plus en plus d’intérêts très éclatés, le pouvoir espère préserver son image de puissance en multipliant les signes de fermeté et d’intransigeance.

    Alors que la Grande-Bretagne demande que l’on examine d’une manière plus approfondie le cas de Akmal Shaick, condamné à mort pour trafic de drogue, mais semble-t-il atteint de troubles mentaux, Pékin refuse de « céder » aux pressions et exécute le condamné, braquant à nouveau le projecteur sur les très grandes limites du système légal à la chinoise. Usant de son « poids économique », la République populaire arrache au Cambodge, en dépit de protestations unanimes,  l’extradition d’une dizaine de Ouïghours, qui y avaient trouvé refuge.

    Un pouvoir fragilisé
    Ce sont non seulement les Droits de l’homme qui en pâtissent, mais également l’image de la Chine en tant que grande puissance économique alors que nombre d’entreprises étrangères, d’une manière certes moins dramatique, sont elles-mêmes confrontées aux graves lacunes de ce système et peinent à faire respecter leurs droits.

    A ceci s’ajoute pour Pékin la crainte du «laisser-faire» idéologique, dans une nouvelle illustration du paradoxe de Tocqueville qui veut que c’est en s’ouvrant que les dictatures accroissent leur risque d’effondrement. 

    Le monde entier veut intégrer la Chine, et croire à une évolution « pacifique » du système sous l’influence de l’ouverture économique, mais les dirigeants chinois de leur côté craignent par-dessus tout cette évolution qui pourrait mener à la fin de la dictature du parti communiste et faire échouer la mission que Deng Xiaoping s’était fixée en lançant la politique de réformes : « préserver la direction du Parti ».

    Ceci d’autant plus que derrière la rigidité apparente, le pouvoir est de moins en moins uni derrière un leader incontesté. Les débats sur les réformes politiques existent en Chine, en dehors, mais également au sein du Parti communiste dont la force d’attraction ne repose plus aujourd’hui que sur son rôle de réseau social indispensable à toute réussite professionnelle.

    Ce sont ces débats que la direction actuelle, ou une partie d’entre ses membres, tente désespérément d’endiguer en condamnant très lourdement l’un des initiateurs de la Charte 08, l’universitaire Liu Xiaobo, à onze ans de prison pour « incitation à la subversion»,  et pour l’exemple.

    Les attentes de la communauté internationale

    Dans le même temps, après avoir profité d’une mondialisation qui a très largement servi son développement économique, la Chine se trouve confrontée, de la part d’une communauté internationale qui croit au discours officiel sur l’ouverture et l’émergence pacifique, à des attentes auxquelles le régime ne peut se plier.

    C’est le sens qu’il faut donner à l’attitude particulièrement rigide des négociateurs chinois à Copenhague. Pékin avait cru pouvoir satisfaire les attentes mondiales en matière de réchauffement climatique en annonçant en grande pompe sa volonté de réduire de 45 % l’intensité carbone de chaque point de croissance, sans comprendre que le monde attendait autre chose que des discours et des promesses non-vérifiables de la part d’une puissance qui se veut acteur majeur sur la scène internationale.

    Et la direction chinoise, dont le style de gouvernance est de moins en moins compatible avec l’intégration croissante de la Chine au système mondial, sera de plus en plus souvent confrontée à ces attentes auxquelles le régime ne peut ni ne veut répondre par crainte de ne plus rien maîtriser.

    La question par exemple de la valeur du yuan et celle des risques induits par la montée du protectionnisme, notamment aux Etats-Unis, ne sont pas résolues. Sur ce sujet, les autorités semblent inébranlables, pourtant l’économie chinoise en 2010 a besoin aussi d’une reprise de l’économie mondiale et de ses grands marchés traditionnels et la fermeture du régime nuit, contrairement aux apparences, à la capacité de négociation de Pékin. En détruisant son image de « puissance bénigne » la Chine détruit un crédit que chacun était prêt à lui accorder.

    La voie nord-coréenne ?

    Des centaines de milliers de chinois sont aujourd’hui occupés à construire des infrastructures sous-utilisées et à accroître les surcapacités de l’industrie chinoise.  Selon les autorités chinoises elles-mêmes, une large partie des fonds du plan de relance serait partie en fumée dans des investissements spéculatifs à la bourse et dans l’immobilier.

    La corruption a pris des proportions incontrôlables – selon un sondage récent elle constitue pour 83 % des Chinois urbanisés le problème majeur auquel la Chine devra faire face dans les prochaines années -  et se conjugue aujourd’hui dans certaines provinces avec l’influence des mafias. 81 % de ces mêmes Chinois pourtant privilégiés s’inquiètent aussi du fossé croissant entre riches et pauvres, que la crise a encore élargi. Le pouvoir est conscient de ces dysfonctionnements, mais semble impuissant à y remédier.

    Mais plus profondément, le drame du régime chinois actuel est peut-être que la puissance auquel il aspire survient trop tard, dans un monde qui a profondément évolué depuis la fin de la guerre froide. Alors que ses dirigeants raisonnent encore sur des critères du XIXème siècle, exclusivement focalisés sur l’affirmation des « intérêts nationaux », le monde attend aujourd’hui d’une véritable grande puissance qu’elle réponde à d’autres attentes.

    Personne ne comprend  que la Chine se comporte comme la Birmanie, la Corée du Nord, l’Iran, - dont les évènements sont suivis avec une très grande attention à Pékin – ou le Soudan, qui sont tous des partenaires proches de la République Populaire. Ainsi, la Chine est condamnée à évoluer, mais il n’est pas certain que le régime en soit capable, c’est sans doute là que se situent les limites de la puissance chinoise.


  • Auteurs de génocides, prenez garde

    Irwin Cotler, conseiller spécial pour les droits de la personne et de justice internationale du Parti libéral parle de son projet de loi
    Jayne Stoyles, directrice exécutive du Centre canadien pour la justice internationale (gauche), et Paul Dewar, député néo-démocrate et critique en matière d'Affaires étrangères (droite), écoutent Irwin Cotler, conseiller spécial pour les droits de la personne et de justice internationale du Parti libéral qui parle de son projet de loi qui permettra aux Canadiens de poursuivre des étrangers responsables de torture, génocide et crimes de guerre. (Matthew Little/The Epoch Times)

    Un nouveau projet de loi permettra aux Canadiens de poursuivre les auteurs de ces crimes
    OTTAWA – Le député libéral et ex-ministre de la Justice, Irwin Cotler, a présenté un projet de loi la semaine dernière visant à combler une lacune législative qui permet aux responsables étrangers responsables de torture, génocide et crimes de guerre commis contre des Canadiens d'échapper à la justice.

    M. Cotler affirme que la loi actuelle favorise les auteurs de génocides et oblige le Canada à utiliser l'argent des contribuables pour protéger de tels criminels en raison de provisions contenues dans la Loi sur l’immunité des États.

    Selon cette loi, les responsables étrangers et les États peuvent être traînés en justice pour bris de contrat ou autres affaires dans une cour civile, mais ils ne peuvent être poursuivis pour torture, génocide ou crimes de guerre.

    «C’est une absurdité qui doit être corrigée», mentionne M. Cotler.

    Dans une déclaration diffusée lors de la conférence de presse, M. Cotler indique que «notre loi actuelle criminalise la torture, les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et le génocide, les gestes les plus ignobles connus de l'humanité, mais la loi canadienne n'autorise pas de réparation pour les victimes de tels gestes atroces».

    Irwin Cotler, conseiller spécial pour les droits de la personne et la justice internationale du Parti libéral, explique que la nouvelle loi ajoutera une exception à la Loi sur l’immunité des États afin que les responsables étrangers et les États puissent faire l'objet de litige civil dans les cours canadiennes.

    Les citoyens canadiens, y compris les réfugiés au Canada qui n'étaient pas citoyens lorsqu'ils ont été victimes, pourront utiliser leurs propres ressources pour poursuivre les protagonistes.

    M. Cotler indique que ceci permet de contourner le fait que le gouvernement n'a pas les ressources pour entreprendre ce genre de poursuites.

    C'était sa crainte lorsqu'il a introduit la Loi sur les crimes de guerre contre l'humanité et les crimes de guerre alors qu'il était ministre de la Justice en 2000, affirme-t-il.

    Cette loi a permis que de tels crimes soient punis selon le Code criminel. Toutefois, à ce jour, une seule poursuite s'est soldée par une victoire. De plus, seul le gouvernement peut entreprendre des poursuites selon cette loi.

    Le mois dernier, Désiré Munyaneza, un Rwandais de 42 ans, a été condamné à perpétuité sans possibilité de liberté conditionnelle avant 25 ans en raison de son implication dans la mort de 800 000 Tutsis dans le génocide rwandais de 1994.

    Jacques Mungwarere a été arrêté et accusé de génocide en vertu de la même loi plus tôt ce mois-ci.

    Le nouveau projet de loi vise à permettre à un plus grand nombre de victimes d'obtenir justice en retirant l'obligation que les cas soient traités dans le système de justice criminel.

    Le projet de loi a reçu l'appui de membres clés du Parlement dans tous les partis.

    Scott Reid, député conservateur et président du Sous-comité des droits de la personne et du développement international du Comité permanent des affaires étrangères et du commerce international, a secondé le projet de loi.

    «Ceci est un bon pas en avant pour faire face aux pires violations des droits de l'homme», déclare-t-il dans un communiqué de presse.

    M. Cotler était accompagné de Paul Dewar, député néo-démocrate et critique en matière d'Affaires étrangères, qui seconde également le projet de loi.

    «La torture est toujours mal, tout comme les crimes contre l'humanité», a mentionné M. Dewar.

    Il a dit qu'il appuyait le projet de loi parce qu'il garantit que les victimes de torture et d'autres atrocités pourront demander justice contre des responsables étrangers et leurs agents devant les cours canadiennes.

    La députée du Bloc québécois Francine Lalonde, également critique en matière d'Affaires étrangères, a également secondé le projet de loi.

    Tiré de

     

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/Auteurs-de-genocides-prenez-garde.html

  • Chine: le scandale des prisons secrètes

    L'association Human Rights Watch révèle l'existence en Chine de prisons secrètes, logées dans des hôtels ou des maisons psychiatriques et destinées à incarcérer, sans bases légales, des citoyens à l'origine de pétitions pour dénoncer les abus des autorités locales. Un véritable marché pour les dirigeants locaux qui versent de l'argent pour que leurs plaignants soient arrêtés avant de rencontrer des représentants de l'Etat.

    899607-1064743.jpg

     

    Un exemple de Guesthouse abritant une prison secrète à Pékin

    « Le chemin de l’enfer », c’est le nom que l’association Human Rights Watch a donné au réseau secret de « prisons noires » qu’elle décrit dans un rapport de 55 pages publié ce mois-ci.
    « Depuis 2003, de nombreux citoyens chinois ont été secrètement incarcérés par des agents de l'État pendant des jours ou des mois sans contact avec l'extérieur dans des centres de détention illégale surnommés « prisons noires »», peut-on y lire.

    La plupart des personnes détenues dans ces établissements sont des pétitionnaires. Il s'agit de citoyens chinois résidant pour la plupart dans des régions rurales, et qui se rendent à Pékin afin de demander réparation pour des abus dont ils ont été victimes : saisies illégales de terres, corruption de fonctionnaires locaux et torture par la police. En Chine, les pétitions s’inscrivent dans une longue tradition censée permettre aux habitants des régions rurales de dénoncer les abus des seigneurs des provinces.

    Selon HRW, durant ces cinq dernières années les autorités chinoises s’étaient montrées plutôt bienveillantes à l’égard de ce système considéré comme une bouffée d’oxygène « offerte » à la population. « Le système de pétition a été maintenu pour maintenir l’espoir chez les personnes défavorisées qui ont subi des injustices, mais dans les faits, c'est comme boire du poison pour étancher sa soif » explique He Weifang, professeur de droit à l’Université de Pékin. Car le recours aux pétitions n’a qu’une efficacité très relative sinon nulle.

    Au contraire, l’association a obtenu la preuve que des mesures de rétorsion sont prises contre les fonctionnaires qui font « remonter » trop souvent à Pékin des pétitions mettant directement en cause les autorités locales. En conséquence, les fonctionnaires régionaux cherchent désormais à éviter les sanctions administratives qu'ils risquent de subir lorsqu'il y a une grande affluence de pétitionnaires provenant de leurs régions.

    Des détentions pouvant aller jusqu'à 14 mois

    Plus grave: quand ce ne sont pas les fonctionnaires qui sont sanctionnés pour avoir fait leur travail, des pétitionnaires sont régulièrement interceptés par des forces de sécurité, harcelés et détenus dans ces prisons noires afin d’éviter que leur démarche n’atteigne les hautes autorités de l’Etat. Ces prisons sont souvent situées dans des hôtels, des maisons de repos et des hôpitaux psychiatriques appartenant à l'État.

    Les gardiens des prisons secrètent commettent alors régulièrement des exactions à l'encontre des détenus, notamment des actes de violence physique, de vol, d'extorsion, de menaces, d'intimidations et d'agressions sexuelles, ainsi que de privation de nourriture, de sommeil et de soins médicaux. Si la détention dans ces prisons est provisoire, HRW rapporte des cas de détention allant jusqu’à 14 mois.
    « C'est aussi un commerce et les gouvernements locaux versent beaucoup d'argent pour que leurs plaignants soient incarcérés puis rapatriés ».

    Le gouvernement chinois a formellement nié l'existence de prisons noires. Lors d'une conférence de presse du ministère des Affaires étrangères tenue en avril 2009, un responsable de ce ministère a déclaré catégoriquement que « des choses comme ça n'existent pas en Chine ». En juin 2009, le gouvernement chinois a affirmé dans le rapport final de l'Examen périodique universel mené par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies sur la situation des droits humains en Chine : « Il n'y a pas de prisons noires dans ce pays. »

    La Chine possède une longue histoire de détention extrajudiciaire. Pendant la Révolution culturelle (1966-1976), des responsables gouvernementaux et forces de sécurité plaçaient régulièrement des individus en détention soupçonnés de sentiments anti-gouvernementaux dans les installations décrites comme «classes d'étude», sans arrestation officielle, ni procès.

    Tiré de Marianne 2 : http://www.marianne2.fr/Chine-le-scandale-des-prisons-secretes_a182760.html

  • Faire le Ramadan en Chine: un droit mais pas pour tous

    Pendant longtemps interdit comme toutes les pratiques religieuses, le jeûne pratiqué par les Musulmans de Chine est désormais toléré. A condition toutefois de ne pas être un étudiant ouïghour au Xinjiang.

     

     

    ramadan%20deux.jpg

     

    Un homme installe les tables pour la rupture du jeûne dans la cour de la mosquée de la "rue du boeuf"

    De l'extérieur, cela ressemble à s'y méprendre à un temple chinois. Pourtant, l'enfilade de toits traditionnels qui domine la "rue du boeuf" n'en est pas un. "Notre mosquée est particulière, elle est le reflet d'une influence chinoise, mais la forme du bâtiment n'a pas d'importance. Le principal est d'avoir Allah dans son coeur" explique aux curieux Wei Chunjie, imam de la mosquée de Niu Jie, la plus ancienne de Pékin.


    En cette fin d'après-midi, les préparatifs vont bon train pour la rupture du jeûne, qui aura lieu dès la tombée de la nuit: d'abord une première collation, puis une prière, puis le dîner. Durant le mois saint du Ramadan, la coutume veut que les fidèles se retrouvent pour partager le dîner. "Chaque soir, près de 400 personnes se rassemblent ici", explique Bai Jia Li, qui tient un petit commerce dans la mosquée. "Durant 15 heures chaque jour, on ne peut ni boire ni manger, ce n'est pas facile. Alors à la tombée de la nuit nous aimons nous retrouver, le Ramadan est un temps de partage" dit cette femme originaire de la province du Hebei, qui jouxte la capitale.

    Mme Bai respecte strictement le jeûne. "Le plus éprouvant est de ne pas boire de la journée" confie-t-elle. Son fils, lui, ne s'impose pas cette rigueur "parce qu'il étudie, il est en médecine, et ses études doivent passer avant toute autre chose". Dans la capitale chinoise, nombreux sont les Musulmans à faire comme lui. "Si vous allez à Xi'An, où vit une importante communauté musulmane, les gens sont très pratiquants, mais ici à Pékin beaucoup moins" dit Bai Jia Li.


    Un constat que partage l'imam de la mosquée de Niu Jie. "Certaines personnes commencent symboliquement puis arrêtent après quelques jours. Sur cent personnes, je dirais qu'une vingtaine fait complètement le Ramadan" dit-il. Si ce chiffre prend en compte les enfants et les personnes âgées, dispensés de jeûne, le nombre de fidèles ne faisant pas le Ramadan reste toutefois élevé dans la communauté de Niu Jie, qui compte une dizaine de milliers de Musulmans.


    Une situation qui s'explique par un mode de vie dans lequel la spiritualité est reléguée au second plan. L'évolution économique du pays au cours des trois dernières décennies a favorisé le matérialisme, pas la religiosité. A cela s'ajoutent des causes historiques. Dans la capitale, comme partout en Chine populaire, les autorités ont longtemps dissuadé les gens de pratiquer leur religion, la foi ne faisant pas bon ménage avec le marxisme. Révolution culturelle oblige, les portes de la mosquée de Niu Jie sont restées closes dix ans, jusqu'au tournant de la mort de Mao.


    "Mais tout cela c'est du passé" dit l'imam, qui assure que les citoyens chinois sont désormais libres de faire le Ramadan s'ils le souhaitent. Deux agents de police passent dans la cour située devant le bureau de l'imam. "La police respecte la religion. Demain, elle viendra nous aider à organiser une fête et les agents du quartier doivent même acquérir des connaissances de base sur l'islam" insiste-t-il.


    Le Parti communiste chinois (PCC) garde toutefois un oeil sur les pratiques religieuses. Elles ne sont plus interdites mais la méfiance persiste à l'égard de toute activité susceptible de détourner les citoyens d'un patriotisme synonyme pour lui de légitimité, voire de remettre en cause son monopole politique, comme ce fût le cas du mouvement du Falun Gong en 1999. En Chine, la religion se pratique sous l'égide de l'état. Il se charge des nominations dans le clergé ou de la traduction et de l'édition des livres saints.


    Le Ramadan est récupéré par la propagande. "Pendant ce mois, le gouvernement communique beaucoup sur l'unité entre Hans et ethnies minoritaires" explique Wei Chunjie.


    Malgré l'insistance du président Hu Jintao sur l'harmonie qui règne sur l'ensemble du territoire, le droit au jeûne n'est pas accordé uniformément en République Populaire de Chine. Le Ramadan est largement toléré dans des régions où l'intégration des Musulmans au reste de la population n'est pas problématique. En revanche le gouvernement tente d'empêcher le jeûne dans les provinces où la cohabitation entre ethnies minoritaires et Hans est plus difficile, notamment au Xinjiang, province autonome à l'extrême ouest de la Chine où vit la minorité ouïghoure. Le Ramadan, l'un des cinq piliers de l'islam, y est perçu par les autorités comme un signe distinctif, non seulement religieux mais ethnique, qu'il faudrait effacer par crainte du séparatisme.


    "Au Xinjiang, les cadres du Parti, les employés du gouvernement, les étudiants et le personnel éducatif ne sont pas autorisés à pratiquer une activité religieuse. Il n'y a aucune ambiguïté là-dessus" explique Nicolas Bequelin, chercheur pour Human Rights Watch à Hong Kong.


    "Depuis plusieurs années, la campagne contre le Ramadan chez les étudiants ouïghours s'est intensifiée. Ces derniers sont vivement dissuadés de sauter le déjeuner. Ils sont explicitement prévenus par les autorités et doivent prendre leurs repas à la cantine. Quant aux professeurs musulmans, ils sont particulièrement invités à des déjeuners officiels au cours de cette période" poursuit M. Bequelin, selon qui une lettre d'avertissement a par exemple été envoyée aux parents d'un lycéen ouïghour ayant refusé de manger un midi à la cantine. Conséquence de cette politique, le Ramadan est plus respecté par les personnes âgées, sur lesquelles le gouvernement a moins de moyens de pression.



    "La Chine fait de grands efforts pour se donner l'image d'un pays qui respecte les pratiques religieuses. Si vous demandez au gouvernement, il vous répondra que la Chine respecte les activités religieuses si elles sont pratiquées dans le cadre légal. Or ce cadre est extrêmement restrictif" conclue-t-il.



    L'article 36 de la Constitution chinoise est placardé à l'entrée de certaines mosquées du Xinjiang. Il précise qu'aucun individu ne peut forcer un citoyen à avoir une religion. Une manière de dissuader les fidèles dépendant du gouvernement pour leur travail ou leurs études d'accorder trop d'importance à l'Islam. Paradoxe, le même article stipule que "les citoyens de la République populaire de Chine jouissent de la liberté de religion" et que "l'Etat protège les pratiques religieuses ordinaires".

     

    Tiré de Aujourd’hui la Chine : http://www.aujourdhuilachine.com/actualites-chine-le-ramadan-en-chine-un-droit-mais-pas-pour-tous-11988.asp?1=1

     

    ramadan%20un.jpg
  • La Russie censurerait des publications pour plaire au régime chinois

    Le gouvernement russe a mis Zhuan Falun, le texte principal de la pratique de méditation Falun Gong, sur une liste de «publications extrémistes», ce qui signifie que la distribution du livre à grande échelle est illégale en Russie et est passible d’une amende. Cette décision est survenue le 23 décembre dernier et elle touche également le rapport d'enquête concernant les prélèvements d'organes sur les pratiquants de Falun Gong en Chine, Prélèvements meurtriers , coécrit par les Canadiens David Kilgour et David Matas.

    Le gouvernement russe n'a pas donné une raison officielle pour l'ajout de ces livres à sa liste de livres «extrémistes». Cependant, alors que la 2007-08-30T094501Z_01_NOOTR_RTRIDSP_2_OFRWR-RUSSIE-POUTINE-ELECTIONS-20070830.jpgRussie s'est rapprochée de la Chine ces dernières années, des pratiquants de Falun Gong ont été victimes d'intimidation venant des autorités. Selon Sun Lezhi, de l'Association du Falun Dafa de la Russie, un parallèle peut être établi.

    «Depuis quatre ans, le régime communiste chinois diffame le Falun Gong en Russie et exporte sa persécution dans ce pays, essayant d'acheter le gouvernement russe avec des concessions économiques et des accords commerciaux», explique Sun. «La décision de la cour de Pervomaisky à Krasnodar et les actions du ministère de la Justice sont illégales et sans fondement. C’est la pression directe exercée par le Parti communiste chinois qui en est principalement la cause.»

    Selon Sun, il est inacceptable qu'un livre qui focalise sur les principes d'authenticité, de compassion et de tolérance soit en quelque sorte «mis à l'index».

    Le Falun Gong, une discipline d’origine chinoise comprenant des exercices énergétiques et visant l’amélioration de soi, était pratiqué librement dans les années 1990 en Chine et comptait plusieurs dizaines de millions de pratiquants. Jaloux et craintif d'une telle popularité, le dirigeant chinois Jiang Zemin a donné le mot d’ordre de réprimer systématiquement le Falun Gong et a lancé une campagne mondiale de propagande contre cette pratique en juillet 1999.

    Depuis, des pratiquants à l'intérieur de la Chine sont assujettis à de graves violations des droits de la personne. Le Parti communiste chinois a emprisonné des centaines de milliers de pratiquants dans les camps de travail, les centres de détention et les prisons. Plus de 3000 seraient morts de torture parce qu’ils ont refusé de renoncer à leur croyance.

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu