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culture - Page 5

  • Les 4 Livres extraordinaires de la littérature chinoise

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    La littérature chinoise compte quatre grands romans classiques. Appelés les Quatre Livres extraordinaires (四大名著 sì dà míng zhù), l’influence de ces quatre histoires est à l'origine d’innombrables pièces de théâtre, films, légendes et a imprégné la culture en autant de façons. Pour mieux appréhender la civilisation chinoise, une bonne compréhension de l’histoire de ces romans est essentielle. Chaque roman est basé sur des événements historiques ou se déroule au cours d’une période dynastique de l’histoire de la Chine. Tous présentent des caractéristiques philosophiques, spirituelles et religieuses de la civilisation chinoise.

    Le Roman des Trois Royaumes (三國演義 ou三国演义 sān guó yǎn yì) a été écrit par Luo Guangzhong (羅貫中 luó guàn zhōng). L’histoire se déroule durant la chute de la Dynastie Han (206 avant notre ère – 220 de notre ère) et raconte l’apparition de héros pour prendre le contrôle du destin de l’Empire. La fin historique de la Dynastie Han et la transition vers la Période des Trois Royaumes sont illustrés avec un suspense si soutenu et un héroïsme si épique qu’il est difficile de suspendre la lecture de cette histoire divisée en 100 chapitres. L’auteur a esquissé ces contes d’une période de turbulences dans un récit sophistiqué alliant loyauté et trahison, triomphe et défaite. Cette histoire présente le plus bel exemple du meilleur et du pire de la vie en Chine.

    Le roman Au bord de l’eau(水滸傳 ou水浒传 shuǐ hǔ zhuàn) aussi appelé Bandits du marais, a été écrit au 14e siècle par Shi Nai’an (施耐庵 shī nài ān). C’est un récit des exploits d’honnêtes fugitifs vivant sous la Dynastie Song. L’histoire explore comment le destin les a rassemblés et décrit les épreuves morales confrontant les bandits aux valeurs de la vie. L’histoire de ces 108 hommes et femmes est renforcée par leurs caractéristiques frappantes. La façon dont l’auteur incarne la personnalité de ces personnages multidimensionnels et extrêmement complexes au cours de leur combat entre bien et mal est inégalé.

    Le Voyage à l’Ouest (西遊記 ou西游记 xī yóu jì) a été écrit par Wu Cheng’en (吳承恩 wú chéng’ ēn) au 16e siècle. C’est un roman mythologique basé sur le périple entrepris par un moine au cours de la Dynastie Tang pour retrouver des écritures bouddhistes en Inde et les ramener en Chine. Mais il ne s’agit pas d’un voyage ordinaire. En cours de route, il est rejoint par un roi-singe invincible, un porc humanoïde naïf, un moine des sables et un cheval-dragon. L’histoire de l’impossible périple accompli par ces cinq mémorables créatures constitue l’un des romans les plus célèbres de l’histoire chinoise.

    Le Rêve du Pavillon rouge (紅樓夢 ou红楼梦 hóng lóu mèng) aussi appelé Histoire de la Pierre, a été écrit par Cao Xueqin (曹雪芹 cáo xuě qín) au milieu du 18e siècle. C’est un chef-d’œuvre de réalisme. L’histoire explore dans ses moindres détails les romances, le destin et les richesses de la vie dynastique. Aujourd’hui, des départements entiers se consacrent à l’étude de ce livre. Aucun autre livre ne décrit aussi précisément la vie quotidienne des gens à différents niveaux de la société durant l’antiquité.

    Qu’est-ce qui a soutenu l’engouement inusable pour ces Quatre Livres extraordinaires à travers les âges ? Et pourquoi ces histoires inspirent-elles toujours d’autres œuvres d’art et autant de phénomènes culturels ? C’est parce qu’ils incarnent la pensée chinoise à travers l’histoire. Ils sont la source de la transmission culturelle d’une attitude de vie chinoise. Ils offrent aussi une illustration concrète du système moral chinois. Ces livres contiennent des personnages qui pensent et agissent selon des principes bouddhistes, taoïstes et confucéens pour résoudre leurs dilemmes. Ces systèmes éthiques abstraits trouvent une expression concrète dans de nombreuses formes culturelles et ces quatre romans en sont la meilleure expression.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/a114899-%E5%9B%9B%E5%A4%A7%E5%90%8D%E8%91%97-se-da-ming-zhu-les-4-Livres-extraordinaires-de-la-litterature-chinoise.html

  • «Mordre la main qui vous nourrit» 忘恩负义

    expression chinoise, Chine, culture, proverbe, érudit, politique, Han, respect, justice

    L’expression wàng ēn fù yì peut être traduite par «mordre la main de celui qui vous nourrit». Littéralement, cela signifie «oublier les faveurs et trahir la justice».

    Dans le volume 76 du Livre de l’Ancien Han(1), l’histoire de Zhang Chang(2), célèbre érudit et gouverneur pour l’empereur Xuan de la dynastie Han de l’Ouest, illustre ce propos.

    Après la mise en œuvre de nombreuses politiques qui avaient permis de réduire le crime et la rébellion dans la région du Shandong, Zhang Chang était devenu gouverneur dans le district métropolitain. Il participait à tous les conseils de l’État.

    L’empereur Xuan était très attaché à Zhang, parce qu’il avait non seulement réussi à amener la paix parmi le peuple dans de nombreux domaines, mais également parce que ses conseils étaient fondés sur sa grande connaissance de l’histoire.

    Zhang Chang avait un ami du nom de Yang Yun. Il était très arrogant et faisait souvent des commentaires désobligeants à propos du gouvernement de l’empereur. Un jour, Yang critiqua sévèrement l’empereur Xuan et fut condamné à mort.

    À cette époque, les parents et les amis de personnes condamnées étaient également plus ou moins stigmatisés. Elles en perdaient parfois leur position.

    Un jour, Zhang Chang demanda à l’un de ses assistants, Xu Shun, d’enquêter sur un vol. Pensant que Zhang pourrait bientôt perdre sa position, Xu refusa d’obtempérer et regagna son domicile.

    Xu Shun dit aux autres: «J’ai travaillé pour le gouverneur Zhang pendant des années. Maintenant il a des problèmes. Dans les cinq jours, il ne sera plus le gouverneur du district. Pourquoi devrions-nous l’écouter?»

    En apprenant cela, Zhang Chang fut tellement en colère et blessé qu’il tua Xu Shun. Beaucoup se sont demandés  si cette sanction n’était pas trop lourde.

    Les parents de Xu Shun firent appel à l’empereur Xuan et demandèrent que Zhang Chang soit condamné à mort pour avoir tué Xu Shun. L’empereur n’eut pas d’autre choix que de punir Zhang. Aussi le congédia-t-il de l’administration.

    Quelques mois après le départ de Zhang, le district était de nouveau dans le chaos. Personne ne savait comment ramener la paix dans la région. L’empereur Xuan envoya un messager à Zhang Chang, lui demandant de revenir et de reprendre son poste.

    En chemin vers le palais, Zhang écrivit une lettre à l’empereur clarifiant l’incident. Il décrivit de quelle manière il avait toujours été bienveillant envers Xu Shun et l’avait promu, mais que ce dernier s’était retourné contre lui en projetant que Zhang allait rencontrer des difficultés. Il fit part également de la manière dont Xu avait répandu des rumeurs à son propos.

    Parce que Xu Shun avait trahi la personne qui avait été bienveillante envers lui, ou «mordu la main de celui qui le nourrissait», Zhang dit qu’il avait tué Xu pour l’exemple dans le but d’endiguer cette sorte de comportement.

    Zhang Chan mit fin au chaos et le district fut de nouveau en paix.

    Les mots que Zhang Chan utilisa afin de décrire le comportement de Xu Shun – «mordre la main qui vous nourrit» – devinrent une expression largement employée par la suite pour décrire des personnes ingrates.

     

    Notes:

    (1) Le Livre de l’Ancien Han, également connu comme Histoire de l’Ancien Han, est une histoire classique chinoise, laquelle recouvre les Han de l’Ouest de 202 av. J.-C. à 9 ap. J.-C. Elle s’est terminée en 111 de notre ère, principalement avec les érudits de la famille Ban. Un autre texte historique classique chinois sur la dynastie des Han est le Livre des Han postérieurs, qui a été écrit par Fan Ye. Il recouvre la période des Han de l’Est de 25 av. J.-C. à 220 ap. J.-C.

    (2 ) Zhang Chang était un érudit distingué, ainsi qu’un gouverneur et un conseiller de l’empereur Xuan des Han. La date de sa naissance n’est pas enregistrée, mais il est décédé en 48 av. J.-C.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/10/28/n3508953.htm

  • Comment les anciens honoraient leurs maîtres

    Chine, maître, disciple, élève, enseignement, apprentissage, art martial, chine ancienne, culture, éducationLes Chinois ont toujours eu pour habitude d'honorer et de respecter leurs maîtres, car c'était une valeur traditionnelle qui formait une relation de cohésion entre l'enseignant et l'élève. En enseignant à ses étudiants, on attendait du maître qu'il transmette ses connaissances érudites et sa sagesse concernant la façon dont on devrait se comporter dans la société. Son devoir était d'apporter tout au long de la vie une sagesse valable à ses étudiants, et pour cette raison l'ancienne population de la Chine avait le proverbe : "L'enseignant d'un jour devrait être respecté comme le père de toute une vie". Les gens prêtaient beaucoup d'attention à leur conduite et à leur comportement, car ils voulaient apprendre les principes moraux adéquats qu'un humain devrait posséder. Cela leur permettait de développer la vertu, et pour cette raison, ils étaient reconnaissants envers la bienveillance de leur maître.


    Ci-dessous deux histoires au sujet d'enseignants et d'élèves de la Chine ancienne :


    Le Gouverneur Wen et le Roi Wu respectaient Jiang Ziya comme un Maître

    Pendant les années de déclin de la dynastie Shan, le Gouverneur Wen, de la partie occidentale du pays, gouvernait son peuple avec bienveillance. Il avait compris qu'afin de développer sa région et accomplir des progrès, il avait besoin d'un peuple autour de lui qui fasse montre d'un comportement vertueux. Il avait entendu dire que Jiang Ziya était un érudit possédant de hauts critères moraux, il désira donc inviter Jiang à rejoindre son gouvernement. Il décida d'une date qui soit numériquement de bon augure, prit un bain pour se rendre propre et respectable, puis emmena ses suivants jusque dans la ville de Boxi pour rencontrer Jiang. En parlant à Jiang, le Gouverneur Wen pensa que Jiang était en effet un individu très doué, possédant de hauts critères moraux, et ayant le désir d'aider les gens. Le Gouverneur Wen dit joyeusement :"Avant que mon grand-père décède, il m'a dit qu'un jour une personne de grand talent viendrait m'aider à apporter la prospérité dans ma région. Je pense que vous êtes cette personne". Jiang rejoignit le gouvernement de Wen en tant que Premier Ministre et Wen le traitait comme son maître, ménageant un grand respect envers Jiang. En conséquence, la région de Wen devint de plus en plus prospère. Alors que Wen se mourait, il demanda à son fils Wu de traiter Jiang comme un père aussi bien que comme un maître. Plus tard, Jiang aida Wu à vaincre le roi de la dynastie Shan, et couronna Wu roi de la dynastie Zhou.


    Yue Fei s'est rappelé la bienveillance de son maître

    Yue Fei était un héros de la dynastie Song. Il est né dans une famille pauvre, et son père mourut alors qu'il était jeune. Enfant, il n'eut pas les moyens d'aller à l'école. Mais il avait un grand désir d'apprendre, et se tenait souvent autour de l'école locale à regarder par la fenêtre, essayant d'écouter les enseignants donner leurs cours. Comme il ne pouvait acheter ni stylo ni papier pour écrire, il écrivait sur le sol avec une brindille cassée. Mazître Zhou Tong le vit souvent et réalisa qu'il était impatient d'apprendre, et lui offrit donc une instruction gratuite. Yue Fei apprit comment aimer ses compatriotes et combattre pour son pays. Les jours qui tombaient sur les nombres impairs, Yue Fei étudiait la littérature, et les jours pairs il apprenait les arts martiaux. On lui enseigna une technique spéciale pour tirer les flèches et il devint un excellent tireur d'élite. Avec une grande dévotion pour ses études, il devint finalement maître à la fois dans les arts martiaux et la littérature. Il fut un général bien connu sous la dynastie Song et était craint de ses ennemis. Lorsque Zhou Tong mourut, Yue Fei l'enterra comme s'il avait été son père. Le premier et le quinzième jour de chaque mois, Yue Fei rendait hommage à Zhou Tong qu'il soit chez lui ou en voyage. Il sortait l'arc qu'il avait reçu de Zhou Tong et tirait trois flèches enflammées dans le ciel. Yue Fei a dit : "Mon maître m'a enseigné à être un homme et à aimer mon pays. Il m'a enseigné les arts martiaux et comment être un excellent tireur d'élite avec un arc et une flèche. Je ne peux pas oublier ce qu'il a fait pour moi".

    Les gens de l'ancienne Chine avaient un proverbe : "Toutes les personnes établies dans le taoïsme, le bouddhisme ou le confucianisme ont eu leur maître. Tous les anciens empereurs ont eu leur Maître". Les gens qui ne respectent pas leur maître sont dépourvus de gratitude et ne s'élèveront pas. Tous les sages de l'histoire ont montré du respect pour leur Maître et ont été des modèles pour les générations futures.

  • Zhuge Lian, symbole d’intelligence et de stratégie

    Chine, culture, société, politique, stratégie, militaire, éthique, royaume

    Zhuge Liang (181-234 ap. J.-C.) était un conseiller politique réputé, stratège militaire, génie en mécanique et en mathématiques. C’est grâce à ses conseils et à ses stratégies que Liu Bei fonda avec succès le royaume de Shu. Zhuge Liang consacra toute sa vie au royaume en tant que régent, puis chancelier après la mort de Liu Bei.

    Vivant comme un jeune ermite, Zhuge Liang était connu sous le surnom de «dragon accroupi», pour sa grande sagesse, dans les cénacles intellectuels. L’histoire raconte que, après avoir refusé deux fois, ce n’est qu’à la troisième visite de Liu Bei que Zhuge Liang accepta d’abandonner son style de vie solitaire pour lui venir en aide. En effet, ce dernier était alors une figure militaire sans grande étoffe qui cherchait à rétablir la dynastie Han en cette période de chaos.

    Zhuge Liang fut le cerveau qui contribua à construire l’alliance avec le royaume oriental de Wu et à gagner la Bataille de la Falaise rouge. C’est sur ses conseils que Liu Bei put passer du statut de petite figure militaire à celui d’empereur du royaume de Shu. Une grande confiance se développa si fortement entre eux que, sur son lit de mort, Liu Bei confia son royaume et son fils à Zhuge Liang, allant même jusqu’à lui demander de monter sur le trône si son fils ne parvenait pas à être un bon dirigeant.

    En tant que régent, Zhuge Liang manifesta une grande loyauté envers le fils de Liu Bei. Il vécut sa vie sans ménager ses efforts pour aider à consolider le royaume et à développer le territoire.

    Apaiser les clans du sud grâce à l’éthique

    À la mort de Liu Bei, tandis que Zhuge Liang était occupé à concilier les relations avec le royaume de Wu à l’Est, le royaume de Shu fut harcelé par les clans du sud dirigés par leur chef nommé Meng Huo. Bientôt Zhuge Liang lança une campagne contre les clans du sud et captura Meng Huo qui refusa ensuite de se rendre. Après l’avoir reçu autour d’un bon repas, Zhuge Liang le libéra, lui permettant de réorganiser ses clans et de se battre à nouveau dans des batailles.

    Ce cycle de capture-libération insolite se répéta pendant un bon moment. Quand il le captura pour la septième fois, le chef fut convaincu de ne pas être au niveau de Zhuge Liang, tant sur le plan de la stratégie militaire que de la dignité humaine. Il se rendit donc et fut nommé gouverneur local pour apaiser la population. La paix dura de nombreuses années.

    Lancer les campagnes au nord contre le royaume de Wei

    Après avoir pacifié les clans du sud, Zhuge Liang commença une série de campagnes vers le nord contre le royaume de Wei. Nombreuses sont les histoires intrigantes qu’il nous a léguées, dont la plus connue fut celle où il utilisa, selon la légende, la stratégie du fort vide.

    Lorsqu’un responsable militaire arrogant du royaume de Shu perdit un passage important du fait de son arrogance, Zhuge Liang, avec quelques fonctionnaires civils et une poignée de soldats se retrouvèrent confrontés aux grandes troupes Wei dans un fort vide. Pour bluffer les ennemis, Zhuge Liang ordonna d’ouvrir toutes les portes du fort et de placer de vieux civils pour balayer la voie. Lui-même commença à jouer de la cithare traditionnelle calmement avec deux serviteurs se tenant debout à ses côtés dans la tour de la ville. Son rival de longue date, le commandant des troupes Wei en marche fut dérouté, soupçonna un piège et se retira. Plus tard Zhuge Liang expliqua à ses fonctionnaires ravis que cela n’aurait pu fonctionner si ce commandant n’avait pas été suspicieux au point de croire que Zhuge Liang ne prendrait jamais de risques.

    Zhuge Liang prônait les principes de loyauté et d’intégrité dans le royaume de Shu, n’ayant jamais rompu ses promesses envers ses officiers ou ses soldats. Sa vie fut remplie de récits légendaires, parfois associés à des pouvoirs surnaturels. Il inventa les boeufs en bois et le cheval flottant qui pouvaient transporter les approvisionnements de manière efficace en plaine, ou sur les cours d’eau. Il fabriqua une arbalète de tir multi-vis pour ses troupes et des lanternes à air chaud pour la signalisation militaire. En outre, il conçut le labyrinthe des sentinelles de pierre qui disposait de huit entrées. Une fois à l’intérieur, les troupes ennemies, ne pouvaient plus s’échapper.

    Zhuge Liang est mort de maladie à l’âge de 54 ans, en l’an 234 de notre ère, lors de sa cinquième expédition militaire dans le nord vers le royaume de Wei. Il a gagné le respect de tous les royaumes, et sa mort fut pleurée à la fois par le royaume de Shu et par ses ennemis. Dans la culture chinoise, son nom est associé à la «stratégie imbattable» et au «dévouement au royaume».

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/10/28/n3508950.htm

  • La culture traditionnelle chinoise telle que reflétée à travers le concept de "gauche masculin, droite féminin"

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    En Chine, la coutume de considérer le côté gauche comme masculin et le côté droit comme féminin semble avoir pénétré chaque aspect de la vie quotidienne. Comment cette coutume a-t-elle vu le jour ? Comme le veut la légende, après que l'ancêtre des chinois, Pangu, soit devenu une divinité, les parties de son corps et ses organes sont devenus le Soleil, la Lune, les étoiles, les montagnes, les rivières, les lacs, toutes choses sur terre, et toutes vies. Le livre Wu Yun Nian Li Ji, écrit par Xu Zheng durant la Période des Trois Royaumes, affirme que le Soleil et la Lune de la nation chinoise ont été créés à partir des yeux de Pangu. Le Dieu Soleil était l'œil gauche de Pangu, et le Dieu Lune était l'œil droit de Pangu. Ceci est l'origine de la coutume traditionnelle chinoise de "gauche masculin, droit féminin".

    Cette coutume était également étroitement liée à la philosophie des gens du passé. Dans le concept traditionnel, les deux côtés opposés dans toute chose sont Yin et Yang. Par exemple, chaque chose pourrait se différencier par la taille, la longueur, le haut ou le bas, la droite ou la gauche, etc. Les gens du passé classifiaient les choses qui étaient grosses, longues, hautes et à gauche comme Yang, et les choses qui étaient petites, courtes, basses et à droite comme Yin. Le Yang était ferme et fort, et le Yin était doux et faible. En terme de tempérament, l'homme est masculin, appartenant à Yang—la gauche, tandis que la femme est douce et aimable, appartenant à Yin, la droite. Le concept de "gauche masculin et droite féminin" se reflète aussi dans le choix du poignet pour prendre le pouls de quelqu'un dans la médecine traditionnelle chinoise. En recueillant le pouls pour un diagnostique, on choisissait de prendre le pouls sur le poignet gauche pour un homme, et sur le poignet droit pour une femme.

    En fait, le concept de "gauche masculin, droite féminin" tire son origine dans la théorie du Yin et du Yang de l'école du Tao. Concernant le Yin et le Yang, les choses faisant face au Soleil étaient répertoriées comme Yang, et l'opposé comme Yin. Plus tard, le concept s'est étendu au climat, au lieu, au mouvement, etc. La théorie du Yin et du Yang indique que toutes les choses dans la nature possèdent deux côtés contraires, le Yin et le Yang. Les deux côtés sont également complémentaires, et le mouvement de l'unité des contraires est la cause fondamentale pour que les choses existent, se développent, changent et meurent. Comme il est dit dans le livre Huang Di Nei Jing – Su Wen, Article 5: "Le Yin et le Yang est la voie du Ciel et de la Terre, la loi de toutes choses, la mère de tous changements et le commencement de la vie et de la mort."


    Le Yin et le Yang peuvent être employés pour décrire des contraires et pour analyser les deux côtés opposés de la matière. Généralement parlant, les choses en mouvement violent, extérieures, ascendantes, chaudes ou brillantes sont considérées comme étant Yang. Les choses relativement tranquilles, intérieures, dirigées vers le bas, froides ou ternes sont considérées comme Yin. Comme pour le ciel et la terre, le ciel étant lumineux et clair est considéré comme Yang. La terre étant lourde et opaque est considérée comme Yin. Comme pour l'eau et le feu, l'eau appartient au Yin, car elle est froide et humide, tandis que le feu appartient au Yang car il est chaud et brûlant.


    La théorie du Yin et du Yang avance que les cinq éléments (bois, feu, terre, métal et eau) représentent la relation fondamentale des changements. Les cinq éléments sont en perpétuel mouvement, obligeant à la génération mutuelle et à la restriction mutuelle. Cette théorie a eu un profond impact sur le développement des anciennes philosophies. L'astronomie, la météorologie, la chimie, les mathématiques, la musique et la médecine attribuent tous leur développement à la théorie du Yin et du Yang.


    Il existe une telle description dans la "Charte Taichi" de Zhou Dunyi: "Le vide infini produit le Tai Chi; le mouvement du Tai Chi génère le Yang; quand le mouvement devient extrême, il se transforme en quiétude et la quiétude génère le Yin; quand la quiétude devient extrême, elle se transforme à nouveau en mouvement. Le mouvement et la quiétude sont les origines l'un de l'autre; le Yin et le Yang sont différenciés et se retrouvent opposés." Ainsi, "Le Tai Chi génère le Yin et le Yang" et "quand les deux interagissent l'un avec l'autre, une multitude de choses se produit. Les choses produisent d'autres choses et les changements sont infinis." C'est la meilleure explication et la plus compréhensible du concept du Yin et du Yang donnée par les savants du passé dans le Livre des Mutations. Le concept de "gauche masculin, droite féminin" est également une forme d'expression du Yin et du Yang dans la culture traditionnelle.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/201003/50310.html

  • Mystérieux caractères chinois : « De » - la vertu

    Chine, apprendre le chinois, Caractères chinois, écrire, Chinois, idéogramme,vertu, moralité, éthique, culture, traditionnel, significationLa partie gauche du caractère chinois qui désigne la vertu, la moralité et l'éthique, 德 (« de »), est formé par l'idéogramme ㄔ, un caractère qui a été dérivé depuis des milliers d'années du symbole désignant « la jambe et le pied. »

    Il représente un style bienséant de marche ou de comportement. La partie droite est composée d'une suite de quatre symboles différents 十目一心 (shímùyīxīn),  dans laquelle « 一 » (yī) représente le chiffre 1, qui reflète la genèse de l'univers à travers la séparation du Yin et du Yang.

    十 (« shí »), le symbole du chiffre 10, signifie la perfection et l'achèvementtout en suggérant que seules les Divinités sont réellement parfaites. 目 (« mù ») est le caractère désigant l'œil et 心 (« xīn ») le cœur humain. Ainsi, la série de caractères 十目一心 signifient que « les divinités observent le cœur humain. »

    Vu dans son ensemble, l'idéogramme 德 implique que les actes des êtres humains doivent se conformer aux lois divines, c'est-à-dire qu'ils doivent être vertueux.

    Dans la Chine ancienne, les gens parlaient souvent d'« accumuler des mérites » (« de »). Ceux qui possédaient beaucoup de mérite et agissaient avec moralité et éthique étaient assurés de se réincarner favorablement après leur mort. Les enseignements bouddhistes disaient que la vie de chaque personne était déterminée par la quantité de mérite 德 (« de ») qu'il ou elle avait accumulée ou par la quantité de bien ou de mal qu'il ou elle avait commis dans une vie antérieure.

    L'idéogramme 德 montre combien les enseignements bouddhistes et taoïstes ont autrefois influencé la culture chinoise. Malheureusement, la pensée chinoise moderne trouve parfois ces caractères « trop compliqués ».

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/7/4/n3508566.htm

  • Proverbe chinois sur le Tao

    Proverbe, chinois, Tao,Chine, Lao Tseu, nature, culture, philosophie, sens de la vie, qui suis-je ?, bouddhisme, taoisme

    " L'homme suit la terre.

    La terre suit le ciel.

    Le ciel suit le Tao.

    Le Tao suit la nature"

    Lao Tseu


  • Mystèrieux caractères chinois 責: Zé – Devoir, Responsabilité, Demande, Punition

    caractères chinois, devoir, chine, langue, apprendre, culture, religieux, signification, traduction, étymologie

    (Zé) – Devoir, Responsabilité, Demande, Punition

    La langue chinoise tourne souvent autour de thèmes religieux. Elle reflète l'état d'esprit des gens de cette époque, qui croyaient en l'existence des dieux. Ce caractère distinctif réside spécialement dans la complexité de l'écriture Chinoise. Souvent un caractère se compose de plusieurs caractères indépendants, lesquels mis ensemble créent de nouveaux sens. Dépendant de l'interprétation de la combinaison des sens, un caractère peut par conséquent avoir une multitude de significations. A part un coté approximatif dans la signification exacte, cela peut à l'inverse permettre de véhiculer des idées complexes et profondes qui peuvent être communiquées avec seulement quelques sinogrammes.

    Un exemple pour illustrer ceci le caractère 責(zé), signifie devoir, responsabilité, demande ou exigence et également réprimande ou punition. Il est composé de trois idéogrammes 主 (zhŭ), 且 (qiĕ) et 人 (rén). 主 est l'idéogramme pour dieu, ou pour les dieux qui ont créé le monde. 且 représente les niveaux des différentes dimensions de l'univers, dans lesquels vivent de nombreux êtres vivants différents. Le troisième idéogramme 人 est celui qui est utilisé pour 'être humain'. La combinaison de ces trois idéogrammes montre la compréhension qu'avaient les gens de cette époque du mot responsabilité : les dieux ont un regard sur les êtres des différentes dimensions aussi bien que sur les gens, parce que les créateurs se sentent appelés et responsables. Prendre ses responsabilités signifie se comporter d'une certaine manière vis-à-vis des autres. Quiconque prend une responsabilité doit accomplir son devoir, et regarde et encourage, ou réprimande et punit Par conséquent, la responsabilité pour la personne qui entreprend cette tâche est toujours connectée à un certain degré d'auto-sacrifice.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/200809/41425.html

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