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culture - Page 4

  • Berlin, Allemagne: Les médias locaux dénoncent l’interférence communiste chinoise sur les représentations de Shen Yun

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    "Je suis originaire de l'ancienne Allemagne de l'Est. Pour les Chinois, c'est la même chose que nos dirigeants [d'Allemagne de l'Est]. Ils ont peur," a déclaré M. Jörg Seefeld, directeur de l’évènementiel au Stage Theater am Potsdamer Platz, où Shen Yun est programmé pour quatre représentations du 23 au 26 mars 2014.


    Le Berliner Zeitung, un journal de Berlin, a rapporté ce qui précède dans son article du 12 février intitulé "L'Ambassade de Chine tente de bloquer le Théâtre de la Danse." Il y comparait l'interférence du Parti communiste chinois (CCP) sur les représentations de Shen Yun à la censure des arts dans l'ex Allemagne de l'Est et l'appelant "La guerre froide de Potsdamer Platz."

    Un représentant de l'ambassade chinoise, Chen Ping, a rendu visite au Stage Theater afin de faire pression sur eux pour qu'ils annulent son contrat avec Shen Yun pour les quatre représentations à venir.

    Le 19 mars, Der Tagesspiegel (Daily Mirror), un autre quotidien influent, a également rapporté l'interférence dans un article intitulé "Danse contre la censure: l'Ambassade de Chine tente d'empêcher un spectacle de ballet parce que Shen Yun soutient la culture ancienne."

    D'après l'article, le PCC a essayé d'interférer avec les représentations de Shen Yun à de nombreux endroits à part Berlin. Il a fait des choses similaires il y a cinq ans à Munich. Les médias ont rapporté la tentative de censure, et en conséquence davantage de gens sont allés voir le spectacle. Pour cette raison, le consulat chinois à Francfort a renoncé à un plan similaire.

    Interférences passées

    Shen Yun Performing Arts a son siège social à New York. Sa mission est de faire revivre la culture traditionnelle chinoise d'inspiration divine, et la production a gagné une reconnaissance internationale. De son côté, le PCC a essayé de saboter Shen Yun par des moyens diplomatiques et l'espionnage dans le monde entier. L'Allemagne ne fait pas exception.

    Deux sociétés allemandes partenaires de Shen Yun ont reçu des appels téléphoniques du consulat chinois à Francfort en mars 2013. Les entreprises ont refusé de se conformer à la demande du PCC de retirer leur partenariat. Une société a répondu en disant: "Nous avons la liberté de parole en Allemagne. Nous décidons de ce que nous voulons faire."

    Le 6 janvier 2009, dans une tentative d'empêcher Shen Yun de se produire à Francfort, Li Haiyan, alors Consul général du consulat chinois à Francfort, a écrit au Premier ministre de l'Etat de Holstein, dénigrant Shen Yun sous la forme d'une lettre diplomatique d'état.

    Il a également contacté les consulats des autres pays à Francfort, et a exercé des pressions pour qu'ils n'assistent pas au spectacle de Shen Yun. Ces tentatives ont non seulement échoué, mais ont finalement encouragé plus de gens à aller voir le spectacle. Une organisation allemande des droits de l'homme a exposé la lettre de Li Haiyan au Premier ministre, laquelle est devenue une preuve de l'abus de pouvoir diplomatique du PCC.

    En mars 2008, le promoteur local de Shen Yun, l'Agence de concert Tonicale à Munich, a été menacée par le consulat chinois de Munich. Tonicale a tout d'abord reçu d'incessants appels téléphoniques, environ toutes les 10 minutes, puis une visite personnelle du vice-consul chinois Wang Yanmin le 11 mars. Le directeur général de Tonicale a été menacé que si le spectacle n'était pas annulé, il pourrait ne jamais être en mesure d'entrer à nouveau en Chine et l'agence serait sur la liste noire empêchant toutes relations d’affaires avec des partenaires chinois.

    Malgré la pression, l'agence allemande a tenu bon et les spectacles ont eu lieu avec succès comme prévu.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/a115535-Berlin-Allemagne-Les-medias-locaux-denoncent-l%E2%80%99interference-communiste-chinoise-sur-les-representations-de-Shen-Yun.html

  • Tao Yuanming: Le premier grand poète des «champs et des jardins»

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    Tao Yuanming était un poète renommé, ainsi qu’un éminent ascète. Il se qualifiait lui-même de «Tao, l’ermite», ou le «maître des cinq saules», formulant ainsi sa volonté de vivre une vie sereine à la campagne et retiré du monde.

    Le père de Tao mourut tôt et la famille vécut alors dans la pauvreté. Assez jeune, Tao fut interpellé par le taoïsme et il admirait le mode de vie en solitaire. Il commença à travailler dans une ferme dès sa vingtième année et pratiqua la méditation taoïste.

    De l’origine du «printemps des fleurs de pêchers»

    En raison de son talent littéraire et poétique, il se vit offrir à plusieurs reprises des postes dans le gouvernement. Dans un premier temps, il rejeta les opportunités qui s’offraient à lui en politique. Mais par la suite, pour soutenir sa famille, il accepta un poste d’agent au gouvernement, alors qu’il était âgé de 29 ans. Après quelques années, il démissionna de son poste et retourna dans son village natal pour cultiver des chrysanthèmes.

    Il rejoignit de nouveau le gouvernement à l’âge de 35 ans, suite à la régression de son niveau de vie. Il devint un magistrat du comté, mais, à 41 ans, démissionna de nouveau.

    Après cette démission, Tao décida de se retirer dans sa petite ferme et de nourrir sa famille en travaillant sans relâche. Parfois, il pouvait apprécier le vin, la poésie et l’amitié en compagnie d’autres ermites, mais il souffrait surtout de la famine et de la pauvreté lorsque les catastrophes naturelles frappaient l’agriculture. Malgré cela, il put terminer de nombreux poèmes et textes en prose décrivant le style de vie magnifique et libre dans le pays. Dans un de ses textes en prose, il inventa l’expression «printemps des fleurs de pêchers», qui en Chine, définit l’utopie.

    Il dédaignait la corruption généralisée et l’extravagance des courtisans, et affirma préférer vivre dans la pauvreté ou mendier avec dignité que d’être un serviteur de la cour avec un bon salaire. Hélas, cet état devint la réalité de ses derniers jours.

    Un homme pauvre rempli de dignité

    À l’âge de 44 ans, la chaumière où vivait sa famille fut entièrement brûlée lors d’un incendie. Ils durent vivre provisoirement sur un bateau en comptant sur le soutien financier de parents et d’amis. Âgé de 58 ans, sa famille étant dans un tel état de pauvreté, il fut parfois dans l’obligation d’emprunter de la nourriture. Décrivant cela dans un poème, il soupira: «La faim de ma famille m’a poussé dehors en quête de nourriture, mais il n’y a nulle part où aller. Déambulant si longtemps, j’ai finalement frappé à une porte, sans être capable de dire un mot. Le propriétaire de la maison l’ayant deviné, il se montra bon et mon voyage ne fut pas une course vaine». Il composa de nombreux poèmes et textes en prose, dont beaucoup enseignaient ses conceptions concernant la vie et la mort, les riches et les pauvres, sans pour autant se limiter à un point de vue taoïste.

    À la fin de sa vie, Tao Yuanming était pauvre, mais il maintint fermement sa dignité jusqu’à sa mort à l’âge de 63 ans.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/14/3/3/n3509451/tao-yuanming.htm

  • Zhangsun, Impératrice attentionnée, tolérante et sage

    Zhangsun, impératrice, concubine, Chine, femme, tolérance, sagesse, cultureLe stéréotype des représentations d’impératrices et de concubines impériales dans la Chine ancienne les montre toujours territoriales, luttant brutalement pour la faveur de l’empereur et le pouvoir à la cour. L’impératrice Zhangsun (610-636), épouse de l’empereur Taizhong de la dynastie Tang, s'est au contraire distinguée de par son rôle indépendant et admirable dans la gouvernance de l’empereur.

    Bien qu’estimée être une observatrice perspicace, Zhangsun évitait d’interférer dans les affaires nationales, en tant qu’impératrice. Lorsqu’on le lui demandait, elle se contentait de donner une opinion indépendante après un examen approfondi. " Un empereur avisé devrait être prêt pour les crises tout en vivant en temps de paix, découvrir les talents, et accepter les conseils et même les réprimandes. " Tels étaient ses conseils à l’empereur, et tout au long de sa vie elle s’en tint à son devoir de rappeler souvent à l’empereur de prendre des décisions basées sur la rationalité plutôt que sur les émotions.

    Un jour, Taizhong revint au Palais avec une expression de colère. L’impératrice Zhangsun demanda à toutes les servantes de se retirer et servit elle-même patiemment Taizhong. Une fois la colère de Taizhong retombée, elle s’enquit doucement de la cause : " Mon cheval favori est mort soudainement sans aucun signe de maladie. Ce doit être la faute de la négligence du palefrenier et je veux le voir exécuté. " Entendant cela, Zhangsun déclara : " Votre majesté, ne soyez pas aussi furieux je vous prie. On m’a raconté qu’une fois, un roi voulut tuer le garçon d’écurie pour la mort d’un cheval. Son Premier ministre répertoria ainsi le crime du valet : le valet d’écurie mérite l’exécution à mort pour ne pas avoir maintenu la vie du cheval pour toujours, et une seconde exécution pour avoir amené les gens à croire que le roi accordait plus de valeur à la vie d’un cheval qu’à celle d’un être humain et enfin une troisième pour avoir poussé les dirigeants des états voisins à perdre leur respect pour le roi, ce pour la même raison. Le roi réalisa alors son erreur et laissa le valet d’écurie en liberté. L’impératrice poursuivit " Votre majesté a lu et relu tous les livres d’histoire et connaît ce récit. Comment pouvez-vous l’oublier aujourd’hui ? " L’empereur Taizhong répondît : "Sans vous, j’aurai commis une erreur et l’aurai regrettée. "

    Lorsque la santé de l’impératrice Zhangsun se détériora dangereusement, les princes suggérèrent que l’empereur déclare une amnistie et fasse davantage de dons aux temples dans l’espoir d’appeler sur elle les bénédictions divines. Cependant Zhangsun objecta fermement : "L’amnistie est un événement national important et le faire juste pour moi causerait un préjudice au système judiciaire. Nous croyons que la vie et la mort sont déterminées par le sort alors que la richesse et la gloire sont décrétées par le ciel. Je me suis gardée de tout acte mauvais ma vie durant, alors laissons les choses suivre leur cours ", déclara-t-elle.

    Sur son lit de mort, ses derniers mots furent pour l’empereur Taizhong: "Certains membres de la famille de Zhangsun profitent de privilèges du simple fait de notre mariage et sans avoir suffisamment prouvé leurs mérites. Afin de préserver la réputation de ma famille, je vous prie sincèrement de ne pas leur accorder de positions de pouvoir. En tant que votre épouse, je n’ai fait aucune contribution aux affaires nationales, veuillez donc ne pas gaspiller le trésor impérial sur ma tombe. Enterrez-moi sous une colline, utilisez des briques ou des matériaux de bois pour la tombe seule, et aucun trésor à l’intérieur. Une simple tombe sera mon souhait ultime. "

    Au cours de ses trop courts 36 ans de vie, l’impératrice Zhangsun gagna une réputation considérable et l’admiration de l’empereur et de son peuple pour sa tolérance et sa sagesse. Elle fût ultérieurement considérée comme un exemple pour les impératrices à travers toute l’histoire chinoise.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/a115329-Zhangsun-Imperatrice-attentionnee-tolerante-et-sage.html

  • A regarder plusieurs fois - Shen Yun Performing Arts à Paris

    Pendant 5000 ans, une culture divine a prospéré sur la terre de Chine. Ce trésor de l'humanité a bien failli se perdre, mais grâce à ses musiques et ses danses époustouflantes, Shen Yun fait revivre cette magnifique culture.

    Plus d'informations sur: http://fr.shenyunperformingarts.org/

  • Une fois monté sur le tigre il est difficile d’en descendre (騎虎難下)

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    L’expression chinoise 騎虎難下 (qí hǔ nán xià), littéralement «Une fois monté sur le tigre il est difficile d'en descendre», est utilisé pour décrire une situation dans laquelle on se retrouve coincé dans une posture difficile et sans issue.


    L’expression vient d’une histoire à propos de Wen Jiao tirée du Livre des Jin, un texte officiel couvrant l’histoire de la Dynastie Jin (265-420 ap. J.-C.) Wen Jiao était un homme politique renommé et un gouverneur à l’époque de la Dynastie orientale de Jin (317–420 ap. J.-C.). Il était très loyal envers l’Empereur Sima Yan qui gouvernait alors le pays.


    Un général de haut rang du nom de Su Jun, se rebella contre l’empereur et occupa la capitale. Wen Jiao s’en inquiétait et organisa une alliance pour combattre les forces rebelles de Su. Cependant, un général influent du nom de Tao Kan n’était pas convaincu qu’il devait rester dans l’alliance. L’armée rebelle était très puissante et l’alliance instable avait été plusieurs fois sur le point de se rompre, suite aux nombreuses luttes internes.


    Wen Jiao rendit visite au Général Tao et lui dit: «À la lumière de la situation actuelle, il n’y a pas d’issue. C’est comme être monté sur le dos d’un tigre sans pouvoir en redescendre. La seule solution est de le tuer».

    Wen Jiao finit par convaincre le Général Tao de rester avec l’alliance. Les armées alliées se sont stabilisées et ont vaincu finalement l’armée rebelle.


    La phrase 騎虎難 «Une fois monté sur le tigre il est difficile d'en descendre», est par la suite devenue une expression signifiant faire face à un dilemme ou être coincé dans une posture difficile sans aucune issue si ce n’est d’en attendre la fin.


    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/14/1/16/n3509291.htm

  • Prendre un nouveau départ

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    Dans l'ancien temps, être capable de reconnaître et de corriger ses erreurs était une vertu qu’une personne noble se devait de posséder. Ceux qui ont le courage de faire face à leurs imperfections et de prendre la résolution de mieux se comporter sont largement admirés. Comme l'énonce le dicton : " Qui ne fait pas d’erreurs ? Bravo à ceux qui sont capables de reconnaître leurs fautes et de faire marche arrière. "
    Voici plusieurs histoires sur la façon dont de grands personnages de l'Histoire ont tourné une nouvelle page et atteint de grandes réalisations.


    Huangfu Mi: Un célèbre érudit

    Huangfu Mi (215-282) était un ancien érudit connu pour ses accomplissements et son influence dans les domaines de la littérature, de l’histoire et de la médecine. En tant qu’écrivain prolifique, ses œuvres couvraient un grand nombre de thèmes, dont l’histoire, l’éthique, la littérature et la médecine. En particulier, son livre, intitulé Enseignements sur l’acupuncture est la toute première recherche monographique discutant de théories et de pratique de l’acupuncture.


    Un adolescent qui traînait

    La vie de Huangfu Mi couvre trois dynasties. Né sous la dynastie des Han de l’Est (25-220), il a grandi sous la période des Trois Royaumes (220-265) et est décédé sous la dynastie Jin de l’Ouest (265-317)

    Sa mère mourut alors qu’il était très jeune, ainsi, son oncle et sa tante l’adoptèrent. A l’âge de 15 ans, ses parents adoptifs déménagèrent avec toute la famille du canton Lingtai, province de Gansu au canton Yingchi dans la province du Henan.

    Durant son adolescence, Huangfu Mi passait son temps à traîner avec ses camarades de quartier. A l’âge de 20 ans, il était toujours inculte en histoire, philosophie, littérature, éthique et religion, tous les sujets que des jeunes gens décents de son âge maîtrisent habituellement.

    Un jour, il trouva des melons sucrés qu’il voulut offrir à sa mère. Lorsqu’il le fît, elle se mit à pleurer : " Tu as déjà 20 ans mais tu n'es toujours pas éduqué. Cela me peine de voir que tu as gaspillé tant de temps si précieux. Si tu veux être réellement un bon fils, tu dois étudier dur et devenir versé en histoire, en littérature et dans d'autres sujets que les jeunes gens de ton âge devraient connaître. Dans les anciens temps, la mère de Mencius déménagea trois fois pour offrir un bon environnement à son fils. Se pourrait-il que j’ai échoué à choisir un bon endroit avec de bons voisins qui aient une bonne influence sur toi ? Pourquoi n’as-tu toujours aucun intérêt pour apprendre des livres et cultiver tes valeurs morales ?

    Huangfu fut ému aux larmes et promit à sa mère qu’il prendrait un nouveau départ et ne perdrait plus jamais de temps. Dès lors il se mit à lire constamment, sans s'arrêter un seul jour. Tout en travaillant dans les champs, il lisait dès qu’il avait une pause. Plus il lisait, plus sa volonté se renforçait et plus il devenait calme.

    Un écrivain prolifique s'efforçant d’avoir une influence positive sur la société.

    Lorsque Huangfu Mi atteint sa 26eme année, il décida de devenir écrivain, parce qu’il voulait écrire des livres qui aient une bonne influence sur la société. Du fait de ses vastes intérêts, les œuvres de Huangfu Mi couvraient de nombreux sujets différents. Une catégorie de ses livres se focalisait sur la hiérarchie sociale. Ils étaient considérés comme étant d’une grande valeur éducative.

    Son second sujet était l’histoire. Lorsqu’il remarqua qu’il y avait peu de littérature sur les événements de la période précédant la dynastie Han, il décida de compiler Siècle Impérial, une oeuvre magistrale couvrant des événements historiques allant du début de "l’Ère des Trois Empereurs " à sa dynastie actuelle. De plus, il écrivit plusieurs autres livres sur différentes périodes historiques.

    Enfin, il écrivit des livres qui chantaient les louanges d'anciennes personnes nobles qui tenaient fermement à leur système de valeur et ne cédaient jamais au pouvoir ou à la recherche de la renommée ou de la richesse. Biographie de 91 ermites, Biographie d’un reclus et Biographie de femmes qui restaient loyales envers leurs époux en sont quelques exemples.

    Huangfu Mi vivant en un temps de passation de pouvoir alors qu'une nouvelle dynastie prenait forme, il voyait de nombreuses personnes séduites par le pouvoir dans leur recherche de la renommée et de la richesse. Il détestait ceux qui retournaient leurs vestes et compromettaient leurs valeurs morales pour plaire à ceux au pouvoir et éprouvait une grande admiration pour ceux qui n’étaient pas touchés par la richesse, la pauvreté, la destitution ou le pouvoir. Il écrivit des livres sur ce thème afin d’encourager ses concitoyens à tenir à leurs valeurs morales et accumuler davantage de vertu.

    Le quatrième sujet sur lequel il écrivit était la médecine. Après être lui-même tombé malade, Huangfu Mi commença à percevoir l’importance de la médecine. Il écrivit : " Peu importe combien nous sommes loyaux envers l’Empereur ou filiaux envers nos parents, nous ne sommes d’aucune utilité lorsque nous tombons malade. Ainsi, il est important que nous connaissions la médecine. "

    Il compila un livre appelé Enseignements sur l’Acupuncture dans lequel il triait et répertoriait un total de 349 points d’acupunctures et donnait des descriptions détaillées sur leurs endroits et liens avec les canaux d’énergie à l’intérieur du corps humain. Il abordait aussi la façon dont la musique et l’état mental affectent les fonctions des organes internes d'une personne. Ce livre fût considéré comme un incontournable pour les anciens élèves en médecine et lui valût d'ête appelé " le père fondateur de l’acupuncture. "

    Par dessus tout, Huangfu Mi insista sur le fait que les écrivains devaient s’assurer que leurs œuvres aient un impact positif sur les gens et la société. Il était contre l’exagération, et les mots creux.

    Un homme noble qui restait fidèle à lui-même

    Bien que devenu célèbre, Huangfu Mi restait discret et n’avait aucun intérêt pour la gloire. Lorsqu’on l’incitait à étendre son cercle d’amis et à améliorer sa réputation, il exprimait son désir de rechercher plutôt une vie simple.

    En fait, il déclina de nombreuses invitations à servir à la cour royale. Lorsque l’Empereur Wudi chercha à lui octroyer le titre d" " Érudit Royal ", il déclina l’honneur et demanda à être excusé. Dans sa lettre à l’Empereur, il écrivit : " J’ai entendu dire qu’un empereur sage sera entouré par des fonctionnaires suffisamment courageux pour dire la vérité et qu’une politique de clémence incitera les gens à exprimer leurs inquiétudes. Avec un dirigeant aussi sage que votre majesté, je demande à être autorisé à me concentrer sur mes écrits et la pratique de la médecine. " Wudi accéda à son souhait et lui donna un chariot entier de livres à lire.

    Lisant et écrivant sans cesse, Huangfu Mi était trop diligent aux yeux des autres. Quand on lui disait que trop de travail pourrait raccourcir sa vie, il répondait : " Si j’obtiens le Tao le matin, je n'aurai pas de regret si je dois mourir le soir. La durée d’une vie est déterminée par le Ciel."

    Il indiquait aussi que ce n'était qu'en prenant légèrement la renommée et l’intérêt personnel qu'une personne pouvait prolonger sa vie et seulement en fuyant la richesse et le pouvoir, qu'on pouvait obtenir le véritable Tao (la vérité de l’univers). Il écrivit même un article pour exprimer son désir de vivre une vie simple sans le fardeau des intérêts matériels et de la renommée. Il révérait plutôt l’harmonie entre le Ciel et la Terre. (Livre de la Dynastie Jin)

     Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/a115244-Histoires-sur-la-facon-dont-les-gens-des-temps-anciens-se-repentaient-et-prenaient-un-nouveau-depart-2eme-partie.html

  • Histoires de la Chine ancienne: Honorer l’«Enseignant d’un seul mot»

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    L’expression chinoise 一字之師 (yī zì zhī shī), ou 一字師 (yī zì shī), signifie littéralement «enseignant d’un seul mot», ou «enseignant d’un seul caractère [chinois]». Elle décrit une personne de talent capable de magistralement transformer un écrit en améliorant ou en corrigeant la formulation d’un seul mot.

    Le dicton tire son origine d’une histoire à propos de Qi Ji (齊己), un moine et poète de la Dynastie Tang (618-906 ap. J.-C.).

    Un matin, après une nuit de lourde neige, Qi Ji découvrit que les fleurs de prunier sur plusieurs branches s’étaient déjà ouvertes. Il décida d’écrire un poème intitulé Prunier précoce.

    Il y avait dans le poème deux lignes disant: «Dans le village sous la neige profonde, plusieurs branches ont fleuri la nuit dernière».

    Qi Ji était très satisfait de son poème et le montra tout heureux à son ami Zheng Gu (鄭谷), lui aussi poète, pour lui demander son avis.

    Zheng Gu étudia le poème et suggéra: «Si plusieurs branches ont déjà fleuri on ne peut pas dire que ce soit ‘précoce’. Pourquoi ne pas changer le mot plusieurs en ‘une‘ afin que ce soit plus approprié?»

    Son changement d’un seul mot était vraiment la touche finale faisant toute la différence. Qi Ji remercia sincèrement Zheng Gu, et s’inclina devant lui pour exprimer sa gratitude et son respect. Plus tard, les gens firent l’éloge de Zheng Gu comme étant l’«enseignant d’un seul mot» de Qi Ji.

    Exprimer de la gratitude pour la correction d’une erreur

    Il y a une autre histoire semblable à propos de Li Xiang (李相), un haut officier militaire sous la Dynastie Tang.

    Li Xiang adorait lire, en particulier l’ancien classique Chunqui (春秋). Un jour, il était en train de lire le livre à voix haute et prononça de travers le dernier caractère du nom du personnage historique Shu Sun Chuo (叔孫).

    Il remarqua une expression inhabituelle sur le visage d’un de ses subalternes. Li Xiang en fut troublé et demanda la raison à ce dernier.

    Réticent à indiquer l’erreur de son supérieur, l’homme s’inclina et répondit: «J’ai cru entendre le général prononcer le mot (chuò) comme (ruò), et j’ai réalisé que je ne l’avais pas prononcé correctement jusque-là, cela m’a fait honte».

    Li Xiang pensait qu’il avait prononcé le mot correctement d’après le dictionnaire de la Dynastie Tang Jing Dian Shi Wen (經典釋文), littéralement «Écrits explicatifs sur les classiques et les canons», mais n’en était pas sûr.

    «Peut-être ai-je fait une erreur», déclara Li Xiang. Il prit le dictionnaire sur l’étagère, voulant vérifier avec présence de son subalterne. En voyant l’attitude sincère et l’ouverture d’esprit de Li Xiang toujours prêt à apprendre, son subordonné eut alors le courage de corriger l’erreur de Li Xiang.

    Li Xiang lui en fut très reconnaissant. Pour montrer sa gratitude, il observa immédiatement la cérémonie officielle d’hommage à un enseignant.

    Plaçant sa propre chaise contre le mur nord, Li Xiang demanda à son subalterne de prendre un siège puis lui-même s’agenouilla et se prosterna devant lui, l’appelant respectueusement son «enseignant d’un seul mot».

    L’histoire de l’«enseignant d’un seul mot» avise les gens de l’attitude correcte à l’égard de l’apprentissage: nous ne devrions pas attacher d’importance à notre statut social ni à notre âge, mais au contraire considérer comme maître ceux qui ont une connaissance plus étendue que nous sur un sujet donné, et devrions humblement rechercher leur avis.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/14/1/6/n3509218.htm

  • Liens entre le corps et l'esprit

    Science, méditation, guérir, corps, esprit, médecine, vertu, culture, chine, cerveau,lao Tseu, asie On arrive à démontrer scientifiquement que les relations entre l'esprit et le corps ne font qu'un. Les grands sages chinois savaient bien de quoi ils parlaient! L’expérience de la méditation et de cultiver la vertu, comme celle de pardonner, rendent le corps et le mental de l’être humain plus performant.

    Les sages de la Chine ancienne et d'autres sages d'Asie, par exemple les yogis, connaissaient le lien entre l'esprit et le corps, alors que les traditions occidentales ont tendance à les dissocier. Ils connaissaient aussi le pouvoir d’une vertu comme le pardon.

    Dans la culture traditionnelle chinoise, le pardon était considéré comme une grande vertu. De grands hommes tel l'empereur Wu de la dynastie Liang (464-549), étaient réputés pour être honnêtes envers les autres, faire peu de cas de leurs propres sentiments ou ressentiments et cependant avoir nombre de personnes distinguées et avisées autour d'eux.

    Une équipe de l'université d'Harvard s'est penchée sur les effets que pouvaient avoir la vengeance. Elle a porté son étude sur la relation entre un individu et une équipe mais aussi entre différents individus. Le rapport a été publié dans la revue Natural en mars 2008. Ils ont découvert que la vengeance, non seulement n'apporte aucun bénéfice à la personne qui veut se venger, mais de plus, affecte négativement l'équipe ou le groupe dont fait partie cette personne. «En fait», explique David Rand, un des co-auteurs de l'étude, «quand quelqu'un assouvit sa vengeance, il se forme une réaction en chaîne et tout le monde en pâtit.»

    Martin Nowak, le directeur de recherche, en conclut que les gens qui réussissent sont ceux qui ne s'emportent pas durant les conflits. Au contraire, prendre sa revanche n'apporte rien de bon, ni à soi ni aux autres.

    Dans les sociétés qui pratiquent la vengeance comme la vendetta en Corse au siècle dernier ou encore en Albanie de nos jours, c'est toute une famille, voire tout un clan ou un village entier qui tombent dans le malheur.

    Mais ceux qui arrivent à sourire, à ne pas se préoccuper du conflit ou de l'affront, vont établir un champ positif autour d'eux. On va admirer leur sang-froid et leur détachement. L'empereur Wu, qui appliquait ces principes, a su ainsi créer l'une des dynasties les plus stables et les plus prospères de l'histoire de la Chine.

    La méditation

    Notre second sujet de réflexion porte sur la méditation, largement pratiquée en Asie par les bouddhistes notamment. La méditation pour vous, qu'est-ce que cela signifie? Vous relaxer, faire le vide, acquérir la paix intérieure?

    Le magazine New Scientist publiait en novembre 2005 un article intitulé «La méditation construit le cerveau», relatant les travaux de scientifiques de l'université du Kentucky. Ils avaient voulu vérifier les assertions suivantes souvent entendues dans la bouche de ceux qui pratiquent la méditation: «J'ai plus d'énergie, j'ai besoin de moins de sommeil, je me sens mieux». Dix volontaires ont participé à l'étude et ont été testés, avant et après 40 minutes d'activités différentes: sommeil, méditation, lecture ou conversation légère et agréable. Chaque sujet a été placé dans toutes les situations.

    Les chercheurs se sont aperçus qu’après ce moment écoulé, tous les sujets étaient plus reposés ; mais pour certaines personnes, sortir du sommeil, être pleinement éveillé et en forme pouvait prendre un certain temps. La seule méthode qui pouvait conduire à une amélioration immédiate des performances était la méditation, sans qu'aucun des sujets ne l'ait pratiquée auparavant.

    Une autre étude publiée par le New Scientist le 2 septembre 2005 va encore plus loin. L'article s'intitule «Si la méditation est bien, Dieu y arrive encore mieux». Des chercheurs ont réparti des étudiants en trois groupes qui devaient se concentrer de la façon suivante:

    -    le premier sur l'idée «je suis content»,

    -    le deuxième devait simplement se détendre,

    -    le troisième devait se concentrer sur l'idée que Dieu est amour et paix.

    Le premier et le deuxième groupe sont sortis de leur méditation tout simplement détendus. Les étudiants du troisième groupe ont connu des améliorations sensibles de leur santé physique et mentale. Certaines douleurs ont été atténuées par exemple.

    Pour quelle raison? Cela reste encore un peu mystérieux. Le docteur Richard Davidson de l'université de Wisconsin-Madison relève que de nombreuses études scientifiques ont montré qu'une attitude positive pouvait avoir une répercussion sur l'état de santé d'une personne. Son équipe est arrivée à déterminer qu'une activité plus importante de la zone gauche du cortex préfrontal, par rapport à la zone droite, menait à une meilleure immunité. Son hypothèse : le cortex préfrontal est une région du cerveau où est gérée l'affectivité, c'est-à-dire la manière dont une personne répond émotionnellement à une situation. «Les émotions jouent un rôle important en modulant les systèmes corporels qui influencent votre santé», explique Davidson.

    Une nouvelle étude établit ce lien. 52 personnes ont été vaccinées contre la grippe. On a commencé par étudier leur activité cérébrale en leur demandant notamment de se souvenir durant une minute de deux évènements: un qui les a rendus très heureux et l'autre qui les a submergés de chagrin. Les scientifiques ont mesuré pendant ce temps leur activité cérébrale, des deux côtés du cortex, puis ont fait la même mesure après que les sujets ont consigné leurs souvenirs par écrit durant cinq minutes. Le résultat est que les personnes avec une activité plus importante du coté droit du cerveau étaient celles qui étaient davantage négatives.

    Pendant les six mois qui suivirent, les chercheurs prélevèrent à trois reprises du sang de chaque personne pour établir le taux d'anticorps développés par le vaccin, afin de voir l'immunité. A la fin des six mois, il s'est avéré que les personnes ayant une activité cérébrale côté gauche plus importante avaient une meilleure immunité.

    Article de Sound Of Hope: http://www.soundofhope.org/

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