Avertir le modérateur

corruption - Page 4

  • La plupart des Chinois ne pensent pas que la Chine soit une superpuissance: enquête

    Chine, économie, sciences politiques, pays émergents, émergence de la chine, système totalitaire, pollution, corruptionUn érudit chinois a récemment dit que la Chine était en train de rattraper les États-Unis et de devenir une superpuissance. Mais selon une enquête des médias, la plupart des Chinois ne pensent pas ainsi. Yan Xuetong, un professeur en sciences politiques et doyen de l'Institut des relations internationales modernes à l'Université Tsinghua, a dit dans un article du Global Times du 30 décembre que le monde est en train de se transformer dans la position de «deux superpuissances très fortes».

    «Actuellement et dans les cinq prochaines années, seuls la Chine et les États-Unis auront un budget de la défense dépassant les 100 milliards de US$. Aucun autre pays ne peut atteindre un tel niveau. Si l'on se base sur la force matérielle, le monde «d'une superpuissance» est en train de changer en «deux superpuissances». D'autres issues sont très improbables.», a dit Yan.

    On voit souvent les déclarations de la Chine de rattraper les États-Unis comme superpuissance dans les reportages des médias occidentaux, mais c'est la première fois qu'un érudit chinois fait une telle déclaration.

    Yan a reçu son doctorat en sciences politiques à l'Université de Berkeley, Californie, en 1992. Il est l'auteur de «L'ancienne pensée chinoise, la puissance moderne chinoise» et a également écrit récemment un article «Comment la Chine peut vaincre l'Amérique» (How China Can Defeat America), publié dans le New York Times du 20 novembre 2011. Yan est très connu en Chine continentale pour avoir étudié aux États-Unis et pour comprendre les États-Unis.

    Suite à l'article de Yan dans le Global Times, le Global Times a mené une enquête entre le 30 décembre et le 3 janvier, demandant aux gens s'ils étaient d'accord avec Yan. Sur les 14 705 personnes interrogées, 88% ont dit qu'elles n'étaient pas d'accord que la Chine est une superpuissance. Seulement 7,5% ont été d'accord.

    La vraie Chine
    Le pessimisme du public chinois sur l'émergence de la Chine comme superpuissance est partagé par les intellectuels chinois, qui disent que la Chine se situe bien loin derrière les États-Unis pour toutes les questions sociales, économiques, politiques et autres.

    Zhu Xinxin, un ancien éditeur de la chaîne de télévision du Hubei, a dit à la radio Son de l'Espoir (Sound of Hope-SOH) que Yan tenait le point de vue d'un officiel du régime, et en considérant seulement les ressources sous le contrôle du régime, il semblait même que la Chine puisse battre les États-Unis.

    Mais la vraie Chine est bien loin d'être une superpuissance, a dit Zhu. «Si l'on jauge selon la perspective d'une force douce et du développement potentiel, la Chine a beaucoup de lacunes. Dans le domaine de la qualité de l'éducation, du développement culturel, de son système politique, tous ces domaines ont des lacunes.», a-t-il dit.

    «La Chine est un système totalitaire, pas un système démocratique. Le peuple chinois n'a pas le droit de s'exprimer. Les États-Unis ont un gouvernement élu démocratiquement, avec la séparation du pouvoir, la supervision sur l'élite, sur le gouvernement, avec de nombreux contrôles. Ils représentent le système politique et la culture les plus avancés du monde. La Chine ne peut pas s'y comparer.», a dit Zhu.

    L'économie chinoise prête de s'effondrer
    Liao Cheng, un économiste et écrivain indépendant de la province du Heilongjiang, a dit à SOH que le fossé entre la Chine et les États-Unis est en train de s'élargir.

    «Sous Jiang Zemin et Hu Jintao, ils reculaient. L'économie chinoise s'approche de plus en plus d'un effondrement total, elle ne s'améliore pas. La baisse de l'immobilier, la crise de la dette et l'expansion sans but initiée par le gouvernement, tout cela a endommagé le pays de façon incessante. Les citoyens chinois prennent du retard sur le monde, ils prennent de plus en plus de retard sur les États-Unis, ils ne s'en rapprochent pas. Le régime chinois est en train de sacrifier les richesses et la santé de tout la nation pour soutenir une prospérité artificielle.» a dit Liao.

    L'auteur chinois Qiu Lin a commenté sur un blog le 31 décembre: «Rien qu'avec les chiffres économiques, il est évident que la Chine ne remporte pas le titre de superpuissance. La Chine est une grande nation, c'est une superpuissance en terme de population. Mais tandis que son PIB global augmente, le PIB par habitant reste au 100e rang mondial. La Chine est encore une nation en voie de développement. Le développement de Pékin et de Shanghai ne peuvent pas représenter toute la Chine. Le développement de l'économie chinoise n'est vraiment pas équilibré, avec beaucoup de lieux sous-développés dans les régions centrales et occidentales.»

    L'écrivain pékinois Xu Shaolin a dit dans son microblog Sina: «Je pense que la Chine a été une superpuissance pendant longtemps: superpuissance de la pollution, de la corruption, de la nourriture toxique, de la déscolarisation, du budget pour assurer la stabilité, du mauvais usage de l'argent des impôts, du nombre de fonctionnaires, du nombre de pétitionnaires et de l'émigration !

    «Juste en regardant mon passeport, je peux aller dans seulement 18 pays sans visa, et 14 d'entre eux sont en Afrique. Même pour Hong Kong et Macao, il faut un visa. Au rang d'avant-avant-dernier sur 183 pays, battu seulement par la Corée du Nord et le Pakistan, ma fierté ne peut que tourner en apitoiement sur soi.»

    Version originale disponible sur: http://www.theepochtimes.com/n2/china-news/most-chinese-dont-believe-china-is-a-superpower-survey-170501.html

    La Grande Epoque, Epoch Times France, média français, presse , actualité Chine, Chine

  • Les autorités perdent le contrôle de Wukan

    Chine, autorité, wukan, manifestation, corruption,internet chinois Plus de 20.000 habitants du village de Wukan, dans la province du Guangdong au sud de la Chine, se sont unis pour repousser la police et les autorités communistes et ont bloqué tous les accès au village.

    Le journal anglais The Telegraph a réussi à envoyer un journaliste sur place mardi 13 décembre 2011. Selon Malcom Moore, c'est la première fois que le parti « perd le contrôle » dans une situation de «révolte ouverte». Cet incident représente le moment fort de la confrontation entre les habitants du village et des responsables du Parti communiste, considérés comme corrompus et abusant de leurs pouvoirs.

    Depuis trois mois, les habitants de Wukan organisent de grandes manifestations pour protester contre les abus des responsables locaux du Parti. Ils se plaignent surtout que ces responsables corrompus fassent des profits en vendant illégalement les terrains appartenant aux habitants.

    Les manifestations se sont intensifiées, allant jusqu'à repousser tous les policiers et responsables hors du village, après que Xue Jinbo soit décédé en cours de détention. Cet habitant du village avait été désigné pour négocier avec les autorités. Selon les responsables du Parti, Xue Jinbo est décédé d'une « défaillance cardiaque. » Mais selon la famille de Xue Jinbo, son corps était recouvert de traces de tortures. Il avait les pouces brisés et des hématomes partout sur le corps.

    Lundi 12 décembre, les habitants avaient empêché des centaines de policiers et d'agents de sécurité d'entrer dans Wukan. Ces forces se sont retirées dans une position de repli à quelques kilomètres de là. Depuis, ils bloquent tous les ravitaillements en eau et en nourriture.

    À ce jour, plus d'une semaine après le début de ce que certains appellent une rébellion, les policiers ne peuvent toujours pas entrer dans le village et certains commentaires suggèrent que cette confrontation va au-delà du problème des saisies de terrains.

    The Telegraph cite un villageois: «Nous ne dormons plus. Une centaine d'hommes veillent. Nous ne savons pas ce que l'administration va faire, mais nous savons que nous ne pourrons plus jamais leur faire confiance».

    La situation à Wukan reste incertaine. D'autres médias ont réussi à entrer dans le village. Mais toutes les informations sur Wukan sont rapidement censurées sur l'Internet chinois.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Les-autorites-perdent-le-controle-de-Wukan.html

  • En Chine, la justice n'atteint pas les fonctionnaires

    Deux responsables communistes chinois viennent de retrouver leur poste, alors qu'ils avaient été licenciés l'an dernier après une affaire d'auto-immolation. Leur retour a déclenché de nombreux doutes sur le système disciplinaire chinois. Son application aux fonctionnaires d’état semble inefficace.

    En septembre 2010, trois personnes du canton de Yihuang dans la province du Jiangxi,  s'étaient immolées en signe de protestation contre un projet de démolition. Un homme était décédé.

    Qiu Jiangou, alors dirigeant du Parti communiste du canton de Yihuang, avait essayé d'interdire à la famille de la victime de parler de la tragédie. Su Jiangou, alors directeur du canton, avait confisqué le corps de la victime. Tous deux avaient été licenciés après l'incident et les autorités avaient promis une enquête.

    L’enquête n'a rien donné et les médias chinois ont rapporté, ce mois-ci, que les deux hommes avaient été promus à de nouveaux postes élevés dans la province du Jiangxi. Qiu Jiangou sera chargé de la gestion d'une zone économique et Su Jiangou dirigera l’administration des autoroutes. Ces nouvelles nominations ont agacé le public, qui a mis en doute la responsabilité publique.

    Qin Yongmin, un critique, a expliqué: «Sous la dictature, les citoyens n'ont aucun moyen de contrôler les responsables. Ils n'ont aucun moyen de poursuivre les fonctionnaires qui détiennent le pouvoir ou ceux qui outrepassent leurs responsabilités».

    Selon Tang Jingling, un avocat, cette affaire met en évidence un système disciplinaire inefficace.
    «Nous observons que notre pays repose sur un système vide et refuse d'accuser ses responsables. Tout est apparence. Ils peuvent demander aux responsables de mentir pendant un moment avant de les faire revenir», a-t-il commenté.

    En septembre 2011, Zeng, un responsable communiste de la province du Hunan, avait été invité à démissionner après des manifestations causées par des démolitions forcées en avril dernier. Les médias chinois ont rapporté que Zeng Kanrong était toujours en fonction la semaine dernière. Les autorités affirment qu'il a été exclu récemment. Il a simplement fallu plusieurs mois pour finaliser les formalités administratives.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/La-justice-natteint-pas-les-fonctionnaires.html

  • Nervosité du régime chinois et médias corrumpus

    Au tournant du 21ème siècle, il est devenu clair que le marché des médias en langue chinoise est de plus en plus dominé par des organes médiatiques contrôlés par les gouvernements étrangers. Cette prédominance est vivement ressentie par plusieurs communautés chinoises à travers le pays, qui partagent la même expérience d’avoir été persécutées en Chine et dont les faits ont été largement passés sous silence par les médias. La plupart des communautés chinoises outre-mer ont également vu une forte demande et la nécessité d’une source d’information fiable et non censurée sur la Chine et une plate-forme où la voix de ces communautés pourrait être entendue ; les gens voulaient avoir une alternative. En 2001, quelques hommes d’affaires ont eu l’idée d’une chaîne de télévision indépendante en langue chinoise et l’ont réalisée. Aujourd’hui, NTD est diffusée dans le monde entier, par satellite, cable, internet et en France par adsl chez Freebox, Neuf Box et Bouyges Telecom.

    Pour plus d'actualité n'hésitez pas à visiter notre site ☛ http://fr.ntdtv.com/

  • L’université de Cambridge dissout l’association des étudiants et universitaires chinois

    cambridge, chine, communiste, association étudiante, association d'unversitaire, The Epoch Times, étudiant chinois, université, ambassade, Falun Gong,élection, pot-de-vin, corruption

    L’ambassade chinoise a cherché à empêcher les élections, mais l’université est intervenue

    CAMBRIDGE, Royaume-Uni—L’université de Cambridge a dissous son association étudiante chinoise la plus importante, suite à l’échec de l’organisation  des élections pour élire un président, et a demandé de nouvelles élections comme base de réforme de l’organisation. L’ambassade chinoise est impliquée dans la tentative d’empêcher le vote.

    Les chinois autour du monde suivent cette histoire. Elle a d’abord été rapportée le 25 novembre par le Southern Weekly, basé à Guangzhou en Chine, l’hebdomadaire le plus vendu en Chine continentale. Southern Weekly a déclaré que la présidente sortante de l’Association des étudiants et universitaires chinois de Cambridge (CSSA-CAM), Mme Chang Feifan, a annoncé en juillet, qu’elle poursuivrait un second mandat sans passer par les élections.

    Beaucoup parmi les plus de 800 membres étudiants se sont opposés à cette décision et l’ont expliqué à l’université. Celle-ci a demandé au CSSA-CAM de soumettre une constitution au 1 octobre, de sorte que les règles de l’association puissent être claires. Après le refus de Mme Chang de s’y plier, l’association vieille de 27 ans a, selon le Southern Weekly, reçu l’ordre de sa dissolution.

    Un ancien membre de CSSA-CAM a expliqué à The Epoch Times que les étudiants étaient en colère depuis trois ou quatre mois, à cause du choix forcé du président. Une source interne au CSSA-CAM a expliqué à The Epoch Times: « L’ambassade chinoise a déclaré : ‘Ne soutenez pas les élections générales’.» C’est grâce à ce soutien qu’elle a osé agir de la sorte. Cependant, elle ne pensait pas que l’événement prendrait cette ampleur. Selon M. Li Guiha, docteur ès lettres, qui a travaillé à Cambridge durant de nombreuses années, « élire le président de l’association étudiante chinoise, est une vieille tradition à Cambridge,  il en fut ainsi depuis plus de dix ans.»

    « Au début, l’ambassade devait mobiliser des personnes pour diriger ce bureau. Mais récemment, après que  l’ancien responsable du PCC Jiang Zemin ait visité Cambridge en octobre 1999, et que le premier ministre d’alors, Wen Jiabao, soit venu en février 2009, le président du CSSA-CAM a rencontré des dirigeants de Chine continentale, les médias, établi d’autres relations et a aussi obtenu des bénéfices économiques, de sorte que de nombreuses personnes sont entrées en compétition pour la place de président » a affirmé Li.

     « Cependant, l’ambassade craint maintenant que, lors d’une élection générale, les candidats ne critiquent ouvertement les erreurs de l’ancien président. Cela nuira directement aux intérêts de l’ambassade, ainsi, elle a tenté de les en empêcher » a déclaré Li.

    Rôle de l’ambassade

    Les anciens responsables de l’Association des universitaires et étudiants chinois ont, dans le passé, déclaré à The Epoch Times que les officiels consulaires chinois contrôlent directement les associations étudiantes. Southern Weekly a rapporté que lorsque l’ancien responsable de l’association en charge d’Internet, Chen Qi, a comparé la constitution du CSSA-CAM avec celles des autres CSSA, il a découvert que la constitution du CSSA-CAM a été « copiée directement de Chine continentale.»

    Mme Wang, qui travaille à Cambridge, a déclaré: « L’association étudiante est un porte-parole politique pour l’ambassade chinoise. Lorsque l’ambassade souhaite accomplir certaines missions politiques, comme accueillir un dirigeant chinois ou initier un quelconque mouvement politique, habituellement, les associations étudiantes chinoises sont en première ligne, et l’ambassade se cache derrière.»

    « Selon les lois de nombreux pays, les consulats étrangers n’ont pas le droit de contrôler ou d’interférer avec les activités de la société locale, mais l’ambassade chinoise n’obéit jamais à aucune loi, » a déclaré Wang. « Ils utilisent les chinois des associations étudiantes et les associations chinoises à l’étranger pour mener des activités illégales. »

    Li a vécu des expériences sur la manière dont le CSSA-CAM agit au nom du régime chinois. Il est pratiquant de Falun Gong et appris que ses courriels concernant Falun Gong n’étaient pas autorisés sur la liste mail du CSSA-CAM. Depuis 1999, le régime chinois a persécuté le Falun Gong.

    « L’ambassade contrôle l’Association étudiante, c’est un secret bien connu » affirme Li. « Quelques années plus tôt, le dirigeant de l’Association étudiante chinoise d’alors, Wang Pengzhu, a écrit un courriel sur la liste du CSSA-CAM répondant à un de mes mails, dans lequel il calomniait le Falun Gong. Il suivait les directives de l’ambassade. » 

    « J’ai répondu dans le but d’expliquer, puis, après un certain nombre d’échanges de courriels, de plus en plus de personnes ont soutenu le Falun Gong. Plus tard, Wang Pengzhu a bloqué mon adresse mail » a déclaré Li.  Mme Wang a expliqué pourquoi les dirigeants étudiants suivent les directives de l’ambassade. « L’ambassade rémunère les dirigeants de l’association chinoise par des récompenses financières ou un statut politique. L’association des étudiants et universitaires chinois, obtient un financement des activités grâce à l’ambassade de Chine, et les dirigeants chinois obtiennent des compensations supplémentaires. » 

    Statuts et bénéfices

    Chang, la femme au centre de la controverse du CSSA-CAM, pourrait avoir rendu furieux certains étudiants, mais elle a compris comment le parti communiste chinois (PCC) fonctionne. Un étudiant de Cambridge a expliqué à The Epoch Times: « Sa famille est relativement puissante et riche. Un de ses parents est vice-gouverneur provincial en Chine. Elle est  pro-communiste, et étudie la politique. Cependant, elle n’est presque pas diplômée parce que sa thèse de maîtrise était très faible, et elle a été obligée de prendre comme matière principale, l’Ingénierie industrielle pour ses études de doctorat » 

    Un autre étudiant a expliqué à The Epoch Times: « Elle s’exprime  différemment des autres, aime utiliser un jargon bureaucratique, et mentionne souvent des termes comme ‘classe sociale’ et ‘révolution.’ » 

    « Elle aime aussi utiliser les gens, en utilisant des moyens trompeurs pour que les choses soient faites, comme la façon dont elle a planifié le forum des doctorants au CSSA-Royaume-Uni. Pour que les gens viennent, elle a appelé l’étudiant A, et affirmé : ‘les étudiants B et C viennent, pourquoi ne viens-tu pas ? Puis, après avoir convaincu A, elle appelle les étudiants B et C, puis dit : A vient, vous devriez venir aussi.» 

    Certains étudiants affirment qu’elle est douée pour établir des relations avec les personnes haut placées. Ils parlent de la visite du 22 février de Liu Xiaoming, ambassadeur chinois en Grande-Bretagne, et son épouse, à Cambridge. Chang les a toujours accompagnés. Chang a refusé les instructions de Cambridge, relative à la soumission d’une nouvelle constitution, parce qu’elle savait que si elle le faisait, elle ne serait plus présidente. En refusant, elle espérait éviter une élection. Néanmoins, les élections se dérouleront bien. L’université a annoncé qu’une élection générale se tiendrait le 2 décembre pour les bureaux des présidents, des vice-présidents, des secrétaires et des trésoriers. Les lauréats pourraient enregistrer une nouvelle association étudiante.

    Lors des élections, Chang a un avantage que n’ont pas les autres candidats : ses relations avec le PCC. Une source interne au CSSA-CAM a déclaré à The Epoch Times: « Il y  a un grand nombre qui soutient Chang Feifan. Ils pensent que tant que l’association étudiante peut apporter à chacun des intérêts matériels, comme des voyages fréquents, ou payer des dîners, ils voteront pour quiconque leur apportera des bénéfices.» 

    « Récemment, afin de remporter les élections, Chang Feifan a souvent dépensé de l’argent pour inviter des gens à des dîners officiels, payer des dizaines, voire une centaine de personnes. Selon les règlements, tout ceci est contraire aux règles électorales, et se nomme  pot-de-vin.» 

    Cette source affirme que la controverse concernant les élections a néanmoins changé la façon de penser de certains étudiants. « Ils réalisent qu’il ne s’agit pas d’un petit incident » ajoute t-il.

    



    Version anglaise disponible à :

    http://www.theepochtimes.com:80/n2/world/cambridge-university-disbands-chinese-students-and-scholars-association-150580.html

  • La hausse de la consommation des produits de luxe en Chine liée à la corruption

    Chine, produits de luxe, Louis Vuitton, Luxe, corruption, injustice sociale, pots de vin

    Le PIB de la Chine se classe en 105ème position dans le monde. Selon son ministère du Commerce, 150 millions de Chinois gagnent moins de 1 $ par jour, ce qui correspond à l’indice de pauvreté fixé par les Nations Unies. Pourtant, la Chine arrive en deuxième position sur le marché des produits de luxe dans le monde.
     
    Tandis que les marchés de luxe en Europe, en Amérique du Nord, et au Japon sont en diminution du fait du ralentissement mondial de l’économie, la consommation chinoise en produits de luxe est à la hausse, s'élevant à 10,7 milliards de dollars soit   25% du marché mondial du luxe.

    Wang Ning, professeur de sociologie à l’université de Sun Yat-Sen dans la province du Guangdong, a déclaré à la Radio «Son de l’Espoir» qu'il voit la consommation de produits de luxe en Chine comme appartenant à un marché noir, puisque la source des revenus utilisés pour de tels achats n’est pas claire et ne provient pas de sources légales.

    «La Chine est encore un pays pauvre du fait de son revenu moyen. Cependant, sa consommation en produits de luxe est devenu numéro deux dans le monde !» a t-il dit. «Ceci est juste une indication de la polarisation de la répartition des revenus. La richesse est dans la main d'une petite partie de la population. Ils ont trop d'argent, et ainsi, ils achètent des produits de luxe».
     
    «En Chine, le marché du luxe est une industrie particulière. Il est actuellement l'incarnation de l'injustice sociale et de la corruption», dit le professeur.
     
    Jiang Caifen, professeur agrégé à l’Université d’Etude Economique à Guangzhou, a réalisé une étude approfondie des consommateurs de luxe dans le but de voir qui achetait des produits de luxe.
     
    «Selon mes observations, il y a trois types de consommateurs de luxe: ceux qui sont devenus très riches très rapidement, les élites sociales, incluant les travailleurs à col blanc dans les entreprises aux capitaux étrangers, et les représentants du gouvernement», a t-il précisé.
     
    «Les produits de luxe sont devenus des indicateurs de problèmes sociaux. La source du problème n'est pas les produits luxe, mais la société elle-même», a écrit M. Zhou Ting, directeur du Centre de Recherche sur les Produits de Luxe à l'Université du Commerce International et de l'Economie, dans un article intitulé "Le Syndrome du Luxe" dans une édition récente de la Chine Hebdomadaire.
     
    «En Chine, il y a trop de gens qui sont des nouveaux riches de la deuxième génération, trop de gens dont les parents sont devenus riches grâce au pouvoir politique, trop de gens comme Guo Meimei [un jeune de 20 ans qui a fait étalage de richesse pouvant provenir de la corruption de la Croix-Rouge en Chine], trop de gens qui sont devenus riches du jour au lendemain grâce à l'extraction non réglementée du charbon et au forage pétrolier. Tous ces gens sont impatients d'utiliser les produits de luxe pour prouver leur identité», a écrit M. Zhou.

    Cadeaux et pots de vin
    McKinsey & Company, un cabinet international de conseil pour les Directions générales des grandes entreprises, a publié un rapport dans lequel il déclare que 50% des produits de luxe achetés en Chine en 2009 ont été sous forme de cadeaux.

    «Offrir une montre de chez Vacheron-Constantin, un sac à main Louis Vuitton, une cravate Ermenegildo Zegna ou d’autres, est répandu dans le monde des affaires», déclare le professeur Jiang dans une interview faite par Guangzhou Daily.

    «Dans le système chinois, l'autorité d’une personne correspond à la valeur des dons qu’elle reçoit», affirme le sociologue Wang, dans le Guangzhou Daily. «Louis Vuitton est la marque de luxe la plus reconnue en Chine. Elle est, par conséquent, devenue le symbole du pouvoir.»

    En Chine, si l'on veut gravir les échelons de son entreprise, il faut se soumettre à son superviseur. Si l'on veut faire des affaires, il faut le soutien des fonctionnaires de l'État. Les entreprises ont pris l’habitude de verser des pots de vin, marchant main dans la main avec les fonctionnaires.

    Lire la suite sur: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/La-hausse-de-la-consommation-des-produits-de-luxe-en-Chine-liee-a-la-corruption.html

  • La chute du dernier dictateur communiste d’Europe

    Nicolae_Ceausescu.pngBeaucoup se rappellent la rediffusion du corps inanimé de Nicolae Ceauşescu au journal de 20h le 26 décembre 1989. Vision macabre d’une barbarie provoquée par les crimes d’un dictateur autrefois adulé. L’Europe a pu en tirer une leçon historique et dramatique du communisme à l’intérieur de ses frontières. Avant cette date la vie en Roumanie devenait de plus en plus insoutenable tant les restrictions étouffaient le peuple. Ce sont les répressions sanglantes du gouvernement dans la ville de Timisoara qui ont amené le Tribunal militaire de Roumanie à prononcer la sentence d’exécution du dictateur, le 25 décembre 1989.

    La vie quotidienne sous la dictature communiste

    Les victimes des régimes communistes disent souvent que seuls ceux qui ont vécu sous un tel régime peuvent réellement comprendre l’atrocité de cette politique. Voici quelques témoignages montrant dans un dé à coudre la vie quotidienne à l’intérieur de la dernière dictature de Roumanie.

    Un enfant participait aux grands défilés communistes, des spectacles montés de toute pièce à la gloire du dictateur et à celle du nationalisme en Roumanie. A la télévision et dans les journaux, on voit partout des milliers de personnes dans les rues applaudissant et scandant des slogans en faveur de Ceauşescu. Cet enfant maintenant adulte se souvient : « c’était une gigantesque mise en scène, qui ne manquait pas de qualité, avec 22 millions de personnes qui applaudissaient ». Derrière ce spectacle monté de toutes pièces pour glorifier l’idéologie socialiste et le culte de la personnalité de Nicolae Ceauşescu, il y avait une population prête à tout croire pour sortir de l’orbite soviétique.

    De cette histoire roumaine sombre, le prix Nobel de littérature 2009, Herta Müller, romancière allemande d’origine roumaine, en a aussi été le témoin. Herta Müller s’est toujours opposée au régime de Ceausescu et n’a eu de cesse de décrire les conditions de vie sous la dictature, avec leur cortège “de corruption, d’intolérance et d’oppression”. Ses œuvres d'une extraordinaire force poétique, qualifiée d’ « esthétique de la résistance », évoquent souvent la violence contre les plus faibles, l'injustice et les terreurs de la dictature. Ses deux premiers livres (Niederungen et Drückender Tango), parus à Bucarest avant la chute du régime furent censurés. Elle immigra en Allemagne en 1987.

    L'un des psychologues sociaux les plus connus de Roumanie, Adrian Neculau, décrit en ces termes dans « La vie quotidienne sous le communisme » le climat politique d’alors. « L’éducation idéologique et politique constituait une préoccupation majeure de la dictature communiste. La propagande marxiste-léniniste-staliniste débordait littéralement de tous les médias. […]. L’esprit de grande exigence scientifique était sapé par l’endoctrinement ininterrompu et grossier et le manque d’information de qualité [...]». L’oppression sous le régime se manifestait aussi par les manques de nourriture et de chauffage, et l’obligation des ménages à se plier tous les jours aux longues files d’attente pour se rationner. La peur, la faim et le froid prennait au fur et à mesure le pas sur l’espoir d’une nouvelle société. Cette peur était aussi alimentée par un climat d’oppression et de délation omniprésent, caractéristique des régimes communistes, et la menace constante de l’emprisonnement par le régime de Ceauşescu.

    L’exemple pris sur la Corée du Nord et la Chine

    En 1971, Ceauşescu se rend en visite officielle en république populaire de Chine puis en Corée du Nord. Il y manifesta un grand intérêt pour l'idée de la transformation nationale totale telle que développée dans le programme politique du parti des ouvriers coréens ou telle que l'avait mise en œuvre la Chine durant la Révolution culturelle. « Sa conception de l'"homme nouveau", empruntée à Mao Zedong, et que le Khmer rouge Pol Pot mettra en pratique à travers le génocide de son propre peuple, consistait à réduire en esclavage des millions de Roumains. Il les humilierait en les affamant, en les terrorisant, en les abêtissant, en détruisant leurs racines, en rasant leurs villages. En en faisant des robots soumis au seul et absolu pouvoir du clan Ceausescu. Sa chute ne pouvait être qu'atroce »(1). Peu après son retour en Roumanie, il commença à imiter la dictature nord-coréenne, influencé par la « philosophie du Juche » du président Kim Il-sung, faisant traduire en roumain, et largement distribuer dans le pays, divers ouvrages consacrés au Juche et à la création idéologique de l'Homme nouveau roumain façonné à la fois par le communisme et l'héritage national(2).

    La fin chaotique du régime

    Le pouvoir de Nicolae Ceauşescu en Roumanie dura 25 années pendant lesquelles il fut adulé puis détesté. Il a été estimé que 8.000 à 10.000 personnes ont été exécutées illégalement par la Securitate, la police de l’état, sans avoir été jugées. Le 15 décembre 1989, des manifestants commencent à se rassembler à Timisoara pour protester contre l'expulsion de pasteur Laszlo Tokes par les autorités communistes, puis à Bucarest. Le 17, l'armée roumaine sur ordre de Nicolae Ceausescu tire sur la foule. Devant la détermination et la pression de la rue pour en finir avec la dictature, c’est la fuite de Ceauşescu et de sa femme le 22 décembre, et leur exécution le 25, après un procès expéditif de moins d’une heure.

    Aujourd’hui, vingt ans après la chute de ce régime communiste, les Roumains tentent de comprendre leur passé et de tirer les leçons de l’histoire. Ils sont nombreux à regretter qu’aucun véritable procès public n’ait pu avoir lieu afin de donner des éclaircissements sur les différents niveaux de corruption au sein de l’appareil d’état. Cela aurait permis tout du moins de refermer complètement tous les volets de cette triste période historique.

    (1) Tiré de l’Express du 29/12/1989

    (2) Wikipédia

  • Chine: le scandale des prisons secrètes

    L'association Human Rights Watch révèle l'existence en Chine de prisons secrètes, logées dans des hôtels ou des maisons psychiatriques et destinées à incarcérer, sans bases légales, des citoyens à l'origine de pétitions pour dénoncer les abus des autorités locales. Un véritable marché pour les dirigeants locaux qui versent de l'argent pour que leurs plaignants soient arrêtés avant de rencontrer des représentants de l'Etat.

    899607-1064743.jpg

     

    Un exemple de Guesthouse abritant une prison secrète à Pékin

    « Le chemin de l’enfer », c’est le nom que l’association Human Rights Watch a donné au réseau secret de « prisons noires » qu’elle décrit dans un rapport de 55 pages publié ce mois-ci.
    « Depuis 2003, de nombreux citoyens chinois ont été secrètement incarcérés par des agents de l'État pendant des jours ou des mois sans contact avec l'extérieur dans des centres de détention illégale surnommés « prisons noires »», peut-on y lire.

    La plupart des personnes détenues dans ces établissements sont des pétitionnaires. Il s'agit de citoyens chinois résidant pour la plupart dans des régions rurales, et qui se rendent à Pékin afin de demander réparation pour des abus dont ils ont été victimes : saisies illégales de terres, corruption de fonctionnaires locaux et torture par la police. En Chine, les pétitions s’inscrivent dans une longue tradition censée permettre aux habitants des régions rurales de dénoncer les abus des seigneurs des provinces.

    Selon HRW, durant ces cinq dernières années les autorités chinoises s’étaient montrées plutôt bienveillantes à l’égard de ce système considéré comme une bouffée d’oxygène « offerte » à la population. « Le système de pétition a été maintenu pour maintenir l’espoir chez les personnes défavorisées qui ont subi des injustices, mais dans les faits, c'est comme boire du poison pour étancher sa soif » explique He Weifang, professeur de droit à l’Université de Pékin. Car le recours aux pétitions n’a qu’une efficacité très relative sinon nulle.

    Au contraire, l’association a obtenu la preuve que des mesures de rétorsion sont prises contre les fonctionnaires qui font « remonter » trop souvent à Pékin des pétitions mettant directement en cause les autorités locales. En conséquence, les fonctionnaires régionaux cherchent désormais à éviter les sanctions administratives qu'ils risquent de subir lorsqu'il y a une grande affluence de pétitionnaires provenant de leurs régions.

    Des détentions pouvant aller jusqu'à 14 mois

    Plus grave: quand ce ne sont pas les fonctionnaires qui sont sanctionnés pour avoir fait leur travail, des pétitionnaires sont régulièrement interceptés par des forces de sécurité, harcelés et détenus dans ces prisons noires afin d’éviter que leur démarche n’atteigne les hautes autorités de l’Etat. Ces prisons sont souvent situées dans des hôtels, des maisons de repos et des hôpitaux psychiatriques appartenant à l'État.

    Les gardiens des prisons secrètent commettent alors régulièrement des exactions à l'encontre des détenus, notamment des actes de violence physique, de vol, d'extorsion, de menaces, d'intimidations et d'agressions sexuelles, ainsi que de privation de nourriture, de sommeil et de soins médicaux. Si la détention dans ces prisons est provisoire, HRW rapporte des cas de détention allant jusqu’à 14 mois.
    « C'est aussi un commerce et les gouvernements locaux versent beaucoup d'argent pour que leurs plaignants soient incarcérés puis rapatriés ».

    Le gouvernement chinois a formellement nié l'existence de prisons noires. Lors d'une conférence de presse du ministère des Affaires étrangères tenue en avril 2009, un responsable de ce ministère a déclaré catégoriquement que « des choses comme ça n'existent pas en Chine ». En juin 2009, le gouvernement chinois a affirmé dans le rapport final de l'Examen périodique universel mené par le Conseil des droits de l'homme des Nations unies sur la situation des droits humains en Chine : « Il n'y a pas de prisons noires dans ce pays. »

    La Chine possède une longue histoire de détention extrajudiciaire. Pendant la Révolution culturelle (1966-1976), des responsables gouvernementaux et forces de sécurité plaçaient régulièrement des individus en détention soupçonnés de sentiments anti-gouvernementaux dans les installations décrites comme «classes d'étude», sans arrestation officielle, ni procès.

    Tiré de Marianne 2 : http://www.marianne2.fr/Chine-le-scandale-des-prisons-secretes_a182760.html

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu