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communiste - Page 2

  • La Fille aux cheveux blancs du Ballet de Shanghai

    Il est difficile pour les spectateurs de savoir à l’avance à quel spectacle ils vont assister. D’autant plus s’agissant des nombreux spectacles chinois prévus en 2014. Cependant une distinction importante est possible à savoir si le spectacle est produit en Chine ou hors de Chine, en d’autres termes si le contenu sera de la propagande envers le régime ou si au contraire il s’agira de découvrir un spectacle sur la culture chinoise. D’un côté ou de l’autre la différence peut être énorme.


    L’histoire de la Fille aux cheveux blancs, œuvre phare de la propagande chinoise maoïste
    Beaucoup de Parisiens ont pu voir dans le métro ou sur les bus, une publicité rouge sur noir du Ballet de Shanghai. L’œuvre maîtresse de la compagnie est l’histoire de la Fille aux cheveux blancs, une des 8 œuvres majeures de la propagande pendant la révolution culturelle de Mao. Chaque Chinois né avant les années 1980 a connu cette histoire imposée dans les cours des écoles comme seule référence culturelle.


    La Fille aux cheveux blancs est un opéra créé en 1944. Il raconte l’histoire d’enfants de pauvres fermiers exploités par un riche propriétaire. Ce dernier, alors que le père ne peut pas payer ses dettes, lui impose de lui vendre sa fille Xi’er. Le père humilié se suicide dans la nuit. La jeune fille subit alors toutes les tortures imaginables, elle est humiliée, maltraitée, elle est violée puis vendue à un marchand d’esclaves. Elle tombe enceinte et s'enfuit dans la montagne pour se réfugier dans une grotte où manquant de sel ses cheveux deviennent blancs. Elle survit alors en volant de la nourriture dans un temple, où elle erre la nuit, si bien que les gens pensent qu’elle est un fantôme. Un jour, un contingent de l’armée rouge arrive près de la montagne de Xi’er. Le parti communiste vient la délivrer de sa souffrance et la sauver de l’ancienne société esclavagiste. C’est pour elle le signe d’une vie heureuse, elle devient alors une héroïne de la Chine et ses cheveux redeviennent alors noirs. Voilà pour la fiction.


    L’histoire voudra que quinze ans plus tard, la pièce sera interdite, car dans la Chine révolutionnaire des années 60-70, les histoires fantastiques parlant d'un fantôme errant dans un temple ne sont pas du goût de la théorie athéiste ni de celle de la lutte des classes. Répondant ainsi aux nouveaux critères de la Révolution culturelle de 1966 à 1976, elle est réadaptée par la propagande pour devenir un ballet. A cette époque Mao Zedong autorisait seulement huit œuvres dans tout le pays, dont deux ballets: La Fille aux cheveux blancs et Le Détachement féminin rouge.


    Qu’en disent les Chinois aujourd’hui ?
    Hanna W. journaliste chinoise vivant à Paris, a plusieurs fois lors de son enfance en Chine, vu l’histoire de La Fille aux cheveux blancs. Chaque enfant de chaque école devait regarder plusieurs fois la pièce. Parce qu’il n’y avait pas d’autres choses au niveau artistique à cette époque, et même si elle n’aimait pas la pièce, la musique et l’histoire sont restées dans sa tête comme seule référence culturelle de son enfance. «C’était un véritable lavage de cerveau pour les enfants» a t’elle précisé.


    D’après elle, dans toutes les pièces et les spectacles venant de Chine, c’est toujours le parti qui sauve le peuple. Il y a toujours un ennemi du peuple, qui est soit un propriétaire de terre, soit le parti nationaliste Kuomintang (à l’époque de l’arrivée de Mao au pouvoir), soit le Japon, soit l’Occident, soit celui que le parti désigne comme ennemi du peuple. L’histoire est ensuite conçue pour le parti, celui ci ayant toujours raison, et étant là pour sauver le peuple et lui apporter le bonheur.


    La journaliste a raconté également comment le parti communiste sous l’impulsion de Mao a pris le pouvoir en Chine à partir des années 50. Quand les membres du parti arrivaient dans un village, ils commençaient à chercher les gens pauvres pour leur dire que c’était une injustice qu’ils travaillent ainsi, que le propriétaire était une mauvaise personne et qu’il leur prenait leur argent. En réalité, avant cette époque, les paysans et le propriétaire étaient en bonne entente car le propriétaire était celui qui leur donnait un travail, un toit et un repas: cela respectait le principe de rétribution karmique propre à la culture chinoise. Il ne s’agissait pas, avant l’époque moderne, d’exploitation. C’était une relation d’employés à employeurs et les gens travaillaient pour être en bons termes. Pourtant quand le parti communiste venait dans un village et encourageait les mauvais côtés des êtres humains, cela créait des conflits qu’il utilisait pour prendre le pouvoir et les terres. Il créait ainsi le désordre pour régner tout en faisant croire et en répétant aux gens que c’était lui qui sauvait le peuple.

    Shanghai, la faction rouge au bord du gouffre
    Shanghai, enfin. Le nom du ballet semble n’être qu’une coïncidence avec la «clique de Shanghai» du nom de la faction politique de Jiang Zemin en train d’être poursuivie en justice par le nouveau gouvernement de Xi Jin Ping. Après l’éviction et la condamnation du prince rouge, Bo Xilai début 2013, c’est une succession de hauts fonctionnaires de l’ancien régime de Jiang Zemin qui défilent un à un devant les tribunaux pour corruption. Récemment, deux « tigres», Zhou Yongkang l’ancien chef de la sécurité chinoise et Li Dongsheng ancien dirigeant du bureau 6.10 ont été arrêtés pour être condamnés. Ils font partie de la ligne dure du parti qui a participé au premier plan aux prélèvements d’organes forcés en Chine sur les pratiquants de Falun Gong.

    Quant au ballet de Shanghai, voilà bien le contenu que les spectateurs auront toutes les chances de voir derrière. C’est aussi là que l’on comprend mieux l’importance d’être bien informé, et, comme le dit le proverbe chinois, de démêler les perles des yeux de poisson.
     

  • Le régime chinois en mauvaise posture lors du 24ème Conseil des droits de l'homme des Nations Unies

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    La 24ème session ordinaire du Conseil des Droits humains s’est tenue à Genève, en Suisse du 19 au 27 septembre 2013. L’avocat espagnol des droits humains, M. Carlos Iglesias, de l’Agence des cités unies pour la coopération nord sud, une ONG, y assistait. Il a été invité à faire une déclaration au débat général de la 33ème réunion tenue le matin du 26 septembre.

    M.Iglesias a indiqué que l’ancien chef du Parti communiste chinois Jiang Zemin, aurait conspiré et mis en place une série de politiques visant à éliminer des dizaines de milliers de pratiquants de Falun Gong.

    Dans son discours du 26 septembre, M. Iglesias a souligné qu’en avril 1999 devant le politburo, Jiang Zemin a donné trois instructions strictes et destructrices : « Ruinez leur réputation [des pratiquants de Falun Gong], épuisez les financièrement et détruisez les physiquement. » C’est alors qu’ont commencé les arrestations, la détention dans des camps de travaux forcés, la torture, et le meurtre de dizaines de milliers de personnes innocentes en Chine.

    M. Iglesias a été grossièrement interrompu deux fois par le délégué chinois pendant sa prise de parole. Il a réussi à aller au bout de ses propos grâce au soutien des délégués de dix pays.

    Les représentants de dix pays soutiennent l’avocat des droits humains au moment où le délégué chinois l’a grossièrement interrompu

    M. Remigiusz Henczel, président du Conseil des Droits humains, présidait le débat général de la 33ème réunion le matin du 26 septembre. L'avocat pour le groupe du Falun Gong, soumis à une persécution de type génocide par le Parti communiste chinois, M. Carlos Iglesias, a été invité à faire une déclaration.

    Il a souligné que depuis que Jiang Zemin a mandaté ces trois instructions strictes devant le politburo en Avril 1999, à savoir "Ruinez leur réputation [des pratiquants de Falun Gong], épuisez les financièrement et détruisez les physiquement ", des dizaines de milliers de personnes innocentes ont été arrêtées, détenues dans des camps de travaux forcés, torturées et assassinées.

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    L’avocat espagnol des droits humains, M. Carlos Iglesias intervient à la 24ème session ordinaire du Conseil des Droits humains le 26 septembre.

    M. Iglesias a déclaré : " les rapports indépendants de l’ancien Secrétaire d’Etat canadien pour l’Asie et le Pacifique, David Kilgour, et de l’avocat des droits humains David Mats, ont fourni des indices et des preuves vérifiables, et le Rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, M. Manfred Nowak a ouvertement requis une investigation de la communauté internationale sur ces crimes terribles [de prélèvement d’organes sur des pratiquants de Falun Gong de leur vivant]. "

    Sa déclaration a été interrompue à deux reprises par le délégué chinois. C’était la deuxième fois que ce dernier essayait d’interrompre brutalement un intervenant représentant le Falun Gong. Sa première tentative infructueuse ayant eu lieu lors d’une réunion du 19 septembre.

    Cette fois-ci, le délégué chinois a frappé la table avec la carte sur laquelle est inscrit le nom du pays. Il a demandé que le président fasse taire M.Iglesias. Son comportement discourtois a déplu aux représentants de dix pays, dont les Etats-Unis, le Royaume Uni, la France, l’Irlande, la République tchèque, la Suède, l’Allemagne, la Norvège, l’Estonie, et les Pays-Bas.

    Ils ont exprimé leur soutien à M. Iglesias, et conseillé que le Président M. Remigiusz Henczel autorise M. Iglesias de terminer son discours. Le président a remercié les délégués pour leur commentaires et avis, et a dit : " Cette déclaratation deviendra assurément la plus longue déclaration de 2 minutes dans l’histoire du conseil. J’ai déjà très clairement exprimé ma position. Je rends par conséquent la parole à l’ONG et demande au délégué de suivre ma décision. "

    L’appel de l’avocat espagnol des droits humains

    M. Iglesias a conclu sa déclaration en disant : “J’appelle la communauté internationale et le Haut-commissaire aux Droits humains à exposer la vérité concernant ceci, afin qu’ils puissent mener des investigations indépendantes sur le trafic et le prélèvement d’organes à vif en Chine. Cet effroyable crime doit être examiné, les criminels doivent être traduits en justice, et tous ceux qui ont participé à la persécution du Falun Gong devraient faire l’objet d’une enquête.

    La première mention de Jiang Zemin durant une réunion des Nations unies

    The Epoch Times a le premier dénoncé les crimes de prélèvement d’organes du Parti communiste chinois sur des pratiquants de leur vivant en mars 2006. C’est la quatrième fois qu’un représentant d’une ONG énonce ouvertement les allégations du prélèvement d’organes à vif par le PCC au Conseil des droits humains des Nations unies. Le discours de M. Iglesias mérite d’être noté comme étant la première fois que l’ancien dirigeant du PCC Jiang Zemin est mentionné comme le principal coupable dans cette tragédie des droits humains.

    Rappel :

    Jiang Zemin a été poursuivi pour anti-humanité, génocide, et torture dans 17 pays et régions y compris les USA, le Canada, l’Australie, la Suisse, la Belgique, l’Espagne, l’Allemagne, la Grèce, Hong Kong et Taiwan.

    Il y a de nombreuses poursuites engagées dans plusieurs pays contre Jiang et ceux qui le suivent et persécutent le Falun Gong, les accusant de génocide, torture et crimes contre l’humanité, tenant les dirigeants du PCC responsables pour ce qu’ils ont fait.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/201310/114629.html

  • Le Parti lance la répression contre un groupe de citoyens

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    Xu Zhiyong, récemment arrêté en chine pour son activisme.

    Alors que Xi Jinping prononce des discours au sein du Parti sur la nécessité d’éradiquer et de sévir contre la corruption, et institue de nouvelles règles, tel qu’un délai de cinq ans pour la construction de nouveaux bâtiments officiels, il aura envoyé un signal clair sur le fait qu’un autre aspect de la politique du Parti n’est pas prêt de changer: la violence de la police envers les militants.

    Appelant à un gouvernement démocratique qui favorise «la liberté, la justice et l’amour», le Nouveau mouvement des citoyens fait écho à la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis: de par sa conviction reposant sur le fait que le devoir d’un gouvernement est de protéger les droits de l’homme et de servir les intérêts du peuple.

    Dans un message sur un blog en mai, Xu Zhiyong, un militant des droits de l’homme réputé, avec d’autres personnes, être à l’origine de ce mouvement, a écrit: «La Chine a besoin d’un mouvement pour se sortir de tous ses problèmes sociaux: corruption, abus de pouvoir, et l’écart de richesse, pour n’en nommer que quelques-uns».

    Pour l’instant le régime a réagi en arrêtant dès le 26 juillet, au moins 15 militants, en plaçant Xu en résidence surveillée en avril et en détention le 16 juillet. Xu a été inculpé pour avoir «ameuté la foule et troubler l’ordre dans un lieu public», et parqué dans une pièce avec onze suspects pour vol.

    «Arrêter Xu est une violation flagrante de la liberté d’expression», a déclaré le militant des droits de l’homme Hu Jia, vivant à Pékin, lors d’une interview pour Epoch Times.

    «Les autorités pensent que le Mouvement des citoyens aura un impact énorme sur la société, ils harcèlent donc et terrifient les membres dans l’espoir d’entraver cette action», a-t-il déclaré. «Tout le monde devrait prendre la parole pour soutenir ces activistes, parce que la protection de leurs droits c’est la protection de vos propres droits.»

    À partir du 23 juillet des chercheurs chinois bien connus, des juristes, des économistes et des hommes d’affaires ont établi une lettre publique appelant à la libération de Xu et d’autres membres du Mouvement des nouveaux citoyens, réunissant 446 signatures.

    Le Mouvement des nouveaux citoyens se place d’un côté du fossé qui divise les militants dans leurs opinions concernant le Parti communiste chinois et les meilleurs moyens de traiter avec lui, avec notamment un point de vue qui considère que le régime est encore en mesure de réparer de nombreux problèmes. De l’autre côté, des protestataires comme Ai Weiwei ont perdu leurs illusions envers le Parti. Ai se moque de certains des militants les plus optimistes dans sa chanson mêlée de grossièretés intitulée «Idiot» diffusée en mai, avec un clip le montrant en prison, surveillé par la police jusque dans les toilettes.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/8/1/n3508636.htm

  • Jiang Zemin l’ancien chef du régime chinois retiré de la liste des dignitaires

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    L’ordre dans lequel les noms des dirigeants du Parti communiste chinois apparaissent dans les annonces officielles est souvent un indicateur familier de leur poids politique. De ce fait, lorsque le nom de Jiang Zemin a intégralement fait défaut dans une liste récente de dignitaires ayant envoyé leurs hommages dans le cadre du décès de chercheurs officiels, les commentateurs n’ont pu s’empêcher d’y décrypter une signification plus large.

    D’autant plus que cela s’est produit deux jours après que le ministère des Affaires étrangères ait fait publier sur son site Internet un éloge, dicté par Jiang lors de sa rencontre avec Henry Kissinger, concernant le nouveau chef du Parti Xi Jinping et ses nouvelles politiques audacieuses.

    On signale que Jiang a déclaré: «Xi Jinping est un chef sage extrêmement capable». Il a salué «la décision résolue» de M. Xi lors d’un récent resserrement de la sécurité dans le Xinjiang, une région qui souffre périodiquement de violence ethnique, et sa rencontre «très franche» avec le président Obama en Californie en juin.

    Apparemment, Xi ne s’est pas acquitté des faveurs de Jiang. Pour l’enterrement du professeur Zhou Kaida de la Sichuan Agricultural University, le 23 juillet, Xi Jinping et Hu Jintao (l’ancien chef du Parti) ainsi que les actuels et anciens Premiers ministres, Li Keqiang et Wen Jiabao, étaient tous représentés. Mais pas de Jiang, qui fut le chef du Parti communiste chinois avant Hu Jintao.

    Le 24 juillet, à la mort d’un autre académicien du Parti, Wang Keming de l’Académie chinoise des sciences à l’Université du Shandong, le nom de Jiang était également introuvable.

    Rien de si étrange si Jiang Zemin n’était pas connu pour attacher une telle importance à son statut dans les annonces officielles. Son règne en tant que chef de parti, de 1989 à 2002, a été marqué par des manifestations grandiloquentes régulières, la publicité autour des événements, avec un mouvement régulier de cérémonies «d’inscription», où Jiang exprimerait ses sages paroles, issues parfois de vieux dogmes communistes, griffonnées sur des tablettes devant être accrochées en bonne place dans les bâtiments du Parti à travers la Chine.

    Aussi avant le 18ème Congrès, où Xi Jinping a été nommé en tant que nouveau chef suprême, quasiment lors de tous les conciliabules majeurs du Parti, Jiang aurait ostensiblement été cité juste derrière Hu Jintao. Lors des Jeux olympiques en Chine en 2008, Jiang s’est placé au centre de l’ensemble des dirigeants, malgré l’absence de poste officiel à ce moment, et le fait de ne plus être au pouvoir depuis plus de quatre ans.

    Maintenant, par un protocole plus orthodoxe, étant le second en charge, le Premier ministre Li Keqiang est cité derrière Xi Jinping.

    L’exclusion de Jiang des récentes condoléances funéraire, et le dernier éloge concernant Xi, ne sont que deux des signes les plus récents du fait qu’il perde, sans doute à contrecœur, de l’influence. Sa contribution au canon théorique du communisme chinois, appelée les «trois représentations», a également été laissée de côté dans le circulaire idéologique du Parti central du 27 mai, soulignant la nécessité d’effectuer des travaux de réflexion politique sur les jeunes éducateurs. Toutes les autres doctrines, de Karl Marx à Hu Jintao, ont été saluées.

    Ren Baiming, un observateur de l’actualité chinoise aux États-Unis, a déclaré dans une interview pour New Tang Dynasty Télévision (NTD TV), une télévision indépendante principalement en langue chinoise, que «Hu Jintao et Wen Jiabao ont formé un pacte stratégique avec Xi Jinping et Li Keqiang. Ils ont un accord mutuel. Cela prouve que l’influence de Jiang a été affaiblie en profondeur».

    On peut remonter jusqu’à la fin de novembre 2012 pour suivre les changements, lorsque Jiang est apparu inscrit derrière Hu Jintao et Xi Jinping lors de l’annonce de la mort de Mgr Ding Guangxun.

    Puis, en janvier 2013, le voilà derrière les rangs du tout nouveau Comité permanent, établi lors du 18ème Congrès du Parti en novembre 2012.

    Xing Tianxing, un autre commentateur des affaires du Parti, a déclaré pour NTD TV que «le classement de la direction du Parti a toujours attiré l’attention, principalement du fait que les médias du parti sont étroitement contrôlés par le Département de la propagande». C’est pourquoi, affirme-t-il, cela reflète directement l’état des affaires à l’intérieur du Parti, «les luttes internes et les rapports de force».

    En dehors du monde symbolique exceptionnel du Parti en matière de nominations, a été concrétisée une série de changements dans le monde réel, changements institués par Xi qui ont affaibli la position de Jiang Zemin.

    Xi a, par exemple, «parachuté» ceux du camp de Hu Jintao sur des postes locaux à travers la Chine, dans ce que les analystes considèrent comme une tentative visant à affaiblir les réseaux d’influence et le clientélisme développé par Jiang Zemin durant sa décennie au pouvoir.

    Cependant, le plus remarquable aura été le changement dans la structure en tête de l’appareil de sécurité, déployé l’année dernière lors de l’ascension de Xi. Auparavant, la commission des questions politiques et législatives était sous le contrôle des cadres entièrement fidèles à Jiang Zemin, et ces hommes étaient juchés au sein du Comité permanent du Bureau politique du Parti communiste chinois. Le Comité permanent est un sous-ensemble du Politburo, comprenant actuellement sept membres, et c’est l’organe le plus puissant en Chine.

    Sous Xi Jinping, le contrôle du Comité des affaires politiques et législatives a été retiré des mains d’un fidèle de Jiang, et le chef de l’appareil de sécurité s’est vu rétrogradé au rang de membre du Politburo, non plus du Comité permanent, qui renforce le niveau de contrôle que la direction centrale est en mesure d’exercer.

    Un certain nombre de fonctionnaires liés à Jiang et son vaste réseau politique, notamment Liu Tienan, l’ancien directeur de l’administration nationale de l’énergie, Li Chuncheng, ancien député du Parti et secrétaire de la province du Sichuan, et d’autres, ont également été tirés vers le bas à la fin de l’année dernière et cette année dans ce qui forme apparemment un ensemble d’enquêtes sur la corruption.

    D'après un reportage de Chang Chun pour NTD.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/7/30/n3508633.htm

  • Pourquoi le Parti communiste promeut les caractères chinois simplifiés?

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    Le caractère chinois « parti » (ci-dessus) signifie organisation politique. « Parti » en chinois traditionnel signifie « noir » ou « sombre ». La raison pour laquelle le PCC a remplacé les caractères traditionnels (à gauche) par les caractères simplifiés (à droite) a pour but de dissimuler sa nature perverse et de tromper les gens. (Brad T./China Gaze)

    "Le monde est d’avis que ceux qui connaissent les caractères chinois sont sages et dignes, alors que ceux qui ne connaissent pas les caractères sont simples et stupides." (Zheng Qiao 郑樵, 1104-1162)

    L’expérience d’un Vietnamien

    Phi De Giua, un intellectuel vietnamien de formation à la fois confucéenne et occidentale, en particulier dans l’apprentissage du français, a promu inflexiblement un retour à l’orthographe pré-franco-vietnamienne, c’est-à-dire, l’abandon de la romanisation promue par les français et la restauration de l’écriture vietnamienne basée sur les caractères chinois. Phi De Giua a déclaré : « […] les disciples asiatiques modernes de Confucius apporteraient les bénéfices d’une civilisation déjà raffinée, en particulier son système d’écriture, aux peuples grossiers de l’Occident. » Il a même justifié que « l’écriture idéographique chinoise » est supérieure à « l’écriture alphabétique occidentale » et qu’elle est pleinement capable de servir de ce qu’il appelle « l’écriture universelle ». (John DeFrancis: La langue chinoise, 1984, Université des Presses d’Hawaii)

    Le vecteur de la culture millénaire chinoise

    Comme nous le savons, le langage chinois est le vecteur de la culture chinoise datant de plus de 5 000 ans. Sans ce type d’écriture idéographique, la civilisation traditionnelle raffinée n’aurait pas été transmise jusqu’à ce jour.

    Malheureusement, depuis que les communistes sont arrivés au pouvoir en 1949, les campagnes de persécution qui se sont succédées ont détruit l’élite de la culture. Dés 1952, le Parti communiste a créé son « Comité de réforme de la langue chinoise ». Le terme chinois, wenzi gaige 文字改革, signifie littéralement « réforme de l’écriture » ou « réforme des textes ». La cible de cette réforme est bien révélée dans la lettre de Mao Zedong : « L’écriture en pinyin est une forme d’écriture relativement pratique. Les caractères chinois sont trop compliqués et difficiles. À présent, nous ne sommes engagés que dans une réforme dans le sens de la simplification, mais un jour dans le futur, nous devrons inévitablement engager une réforme basique. » (Correspondance choisie de Mao Zedong, 1983, Maison de publication du Peuple). D’après Mao Zedong , Deng Xiaoping a aussi déclaré que « nous […] sommes sur la voie de nous débarrasser du système d’écriture chinois ! »

    Le projet des caractères simplifiés chinois du Parti communiste

    Grâce à la nature divine de la culture chinoise, le plan de romanisation a échoué. En 1956, après de grands efforts, le comité de wenzi gaige a réussi à publier un « Projet de caractères simplifiés » qui a causé de grands dommages à l’essence de la culture traditionnelle chinoise et causé la débâche au sein du système de la langue chinoise.

    Par exemple, avec la simplification, 愛 (amour) devient 爱. La différence entre les deux caractères est très visible. Le second caractère est le mot simplifié « amour » qui indique 爱无心 amour sans un cœur. 產 (production) devient 产. Le second caractère simplifié signifie产不生 la production ne donne aucun produit. 廠 (usine) devient 厂 ou 厂空空) l’usine est devenue vide. 鄉 (canton ou village) devient, le caractère simplifié indique乡无郎 pas d’hommes dans le village …

    Qu’est que le « parti » ? Le caractère « parti » désigne une une organisation politique (黨 et 党). Mao Zedong a lu de nombreux livres anciens. Il a pris les cotés négatifs de la culture pour sa « lutte contre le Ciel, lutte contre la Terre, lutte contre le peuple. » Le Parti de Mao Zedong est appelé le Parti communiste chinois (PCC) 中國共產黨. Avec les caractères chinois simplifiés, il a changé le mot Parti黨 (dang) en党 (dang). En réalité, ce sont deux caractères de la langue chinoise qui ont le même son mais des formes différentes.

    Lire la suite sur: http://chinagazefr.wordpress.com/2013/06/29/pourquoi-le-parti-communiste-promeut-les-caracteres-chinois-simplifies/

     

  • Un fonctionnaire communiste dit des médias sociaux en Chine, c’est la «guerre»

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    En mentionnant l’influence des plates-formes de microblogging chinois du genre Twitter sur l’opinion publique, un officier de l’Armée Populaire de Libération (APL) a déclaré, dans une récente interview, que les microblogs Weibo mettent en danger la sécurité nationale, car ils propagent des idées de gouvernement constitutionnel, de liberté d’expression et d’autres ‘dangereux’ concepts de l’Occident.

    Lors d’une interview avec «Chinese Social Sciences Today», Li Dianren, un général de corps d’armée enseignant à l’Académie militaire d’État – l’Université nationale de Défense de l’APL – a considéré l’Internet comme le nouveau front dans la guerre de propagande contre les avis dissidents. Il a nommé le constitutionalisme, le néolibéralisme économique et le «nihilisme historique» comme les trois principales menaces pour l’idéologie du Parti.

    Li a présenté ce dernier comme des versions de l’histoire qui «nient la révolution, la voie du socialisme choisie par la Chine ou le rôle historique du Parti communiste chinois».

    Li a condamné des idées comme un système multipartite ou séparation des pouvoirs qui provient de l’Occident, en disant qu’elles «diffament et refusent d’admettre le système politique du pays».

    L’interview avec Li a été initialement publiée dans le journal idéologique du Parti mais, a été reprise d’une manière probablement assez ironique par Caijing, un magazine d’affaires avec des penchants libéraux. Les éditeurs ont indiqué, en gras, les parties les plus colorées de l’entrevue, tandis que près de 9.000 internautes ont fait des commentaires.

    À un moment donné, l’interviewer a demandé: «Attaquer et se défendre en ligne est devenu une partie importante de la guerre moderne et mener la bataille sur des microblogs est devenue une partie importante de la guerre en ligne. Alors, quel est l’effet des microblogs sur la défense et la sécurité nationale?»

    Li a donné la réponse suivante: «La guerre psychologique, la guerre juridique et la guerre de l’opinion publique sont toutes des outils importants de la guerre moderne. La bataille sur les microblogs fait également partie des ‘trois guerres’».

    Lire la suite de l'article sur: http://www.epochtimes.fr/front/13/7/2/n3508562.htm

  • Chen Guangcheng: le régime chinois a fait pression sur l'Université de New York pour l’obliger à partir

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    L’avocat dissident chinois Chen Guangcheng, est apparu avec une déclaration indiquant qu’il était contraint de mettre fin à sa collaboration avec l’Université de New York (NYU) en raison de la pression exercée par le régime chinois, suite à son plaidoyer ouvert pour les droits de l’homme en Chine.

    La nouvelle s’est répandue dimanche soir, trois jours après que des premiers rapports en la matière apparaissent et a été rapidement démentie par un porte-parole de la NYU et le professeur qui a amené Chen aux États-Unis, où il vit actuellement en exil.

    Chen a affirmé dans sa déclaration: «Dès l’automne dernier, en août et septembre, le Parti communiste chinois avait déjà commencé à utiliser toutes sortes de moyens pour exercer une pression énorme sur la NYU. Elle était telle qu’après trois ou quatre mois seulement aux États-Unis, la NYU a déjà commencé à discuter avec nous de notre départ.»

    C’est fin juin qu’il aurait été invité à partir, toutefois, du fait d’un voyage pour Taiwan avec sa femme pendant deux semaines, à partir du 23 juin, le terme a été prolongé jusqu’au 15 juillet.

    «Le travail des communistes chinois dans les milieux universitaires aux États-Unis est beaucoup plus grand que ce que les gens imaginent, et certains chercheurs n’ont d’autres choix que de se contenir», a expliqué Chen. La déclaration était en anglais et en chinois, et n’a pas été publiée officiellement en ligne, il l’a auparavant envoyé directement aux médias. La déclaration s’est vue placée sous embargo jusqu’à 00h01 le 17 juin, mais le New York Times et d’autres médias en avaient fait mention peu de temps avant.

    «L’indépendance académique et la liberté académique des États-Unis sont maintenant grandement menacées par une dictature», annonce le communiqué.

    Le ton du contenu de la déclaration diffère de celui d’une conversation tenue entre Epoch Times et un proche collaborateur de Chen le 13 juin, lorsque la nouvelle que Chen quittait la NYU a d’abord été rapportée par le New York Post. L’associé n’a alors pas révélé que Chen et son épouse croyaient que l’université avait exigé leur départ du fait de la pression exercée par le régime chinois.

    La déclaration de Chen n’avait pas précisé clairement pourquoi il croyait que la NYU avait subie une pression politique, ni les moyens particuliers par lesquels on suppose qu’elle avait subi la pression. Une situation a été rapportée par le New York Times et qui a eu lieu à Washington, deux responsables de la NYU auraient empêché Chen de faire une interview pour Radio Free Asia (ce qui l’aurait rendu furieux).

    Chen a récemment cosigné une lettre avec Mgr Desmond Tutu, qui a reçu le prix Nobel de la paix, et qui comportait la critique en termes vigoureux des violations du régime chinois en matière des droits de l’homme, faisant référence notamment à la persécution religieuse, la torture, les camps de travaux forcés et le prélèvement d’organes. À la lettre étaient joints une pétition et le clip vidéo Youtube de la musique du film Free China: le courage de croire, un film qui couvre les récits des persécutions de deux pratiquants de Falun Gong, la discipline spirituelle qui est fortement réprimée en Chine et forme un sujet extrêmement sensible politiquement pour le régime chinois. Il est difficile de savoir si cette lettre en particulier, publiée le 4 juin a accéléré un regain de pression.

    Lors d’une brève conversation téléphonique...

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/13/6/19/n3508495.htm

  • Plagier la culture chinoise après l’avoir détruite

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    Photographie du public lors d’une représentation de Shen Yun au Palais des Congrès à Paris le 13 Avril 2013. La capacité de Shen Yun Performing Arts à attirer le grand public à travers le monde avec ses spectacles de danse classique chinoise a retenu l’attention des propagandistes à Pékin, qui veulent l’imiter. (Epoch Times)

    Après avoir tenté de saboter ses performances pendant huit ans, le Parti Communiste Chinois a récemment décidé d’opter pour une approche différente dans le but d’amortir l’influence de la compagnie de danse classique chinoise indépendante, Shen Yun Performing Arts: le plagiat.

    Selon certains individus à Pékin proches des débats, les responsables de la culture et de la propagande du Parti forment des équipes d’experts en danse et en art voyageant à l’étranger, pour suivre attentivement et prendre des notes méticuleuses sur les représentations de Shen Yun.

    Selon certaines sources, les responsables de la propagande considèrent que, même s’ils ne peuvent pas battre Shen Yun, ils seront au moins capables d’interférer avec son marché en créant des performances similaires.

    Selon les mêmes sources, c’est plus d’une vingtaine d’experts qui ont été sélectionnés et envoyés à des spectacles de Shen Yun à travers le monde.

    Le siège de Shen Yun Performing Arts se situe à  New York. Il a été créé en 2006 par des Chinois formés à la danse et la musique classique chinoise. C’est la première compagnie à offrir des performances de ce type à travers des tournées internationales.

    Chaque année une tournée couvre autour d’une centaine de villes, avec plusieurs centaines de représentations. Au vu des interviews réalisées par Epoch Times, un des sponsors de Shen Yun, sur les spectateurs, on remarque que le spectacle reçoit constamment les éloges des membres de l’auditoire.

    Le passage à l’acte pour copier les spectacles de Shen Yun aurait en partie été motivé par les remarques récentes des responsables culturels affiliés au  Parti à Pékin.

    Selon le South China Morning Post, en mars lors de la réunion annuelle de la Conférence consultative politique du peuple chinois, Xu Peidong, un compositeur affilié à l’État, parolier et chanteur, ayant reçu un certain nombre de récompenses sponsorisées par le secteur public, a déclaré qu’il était «alarmé» par le succès de Shen Yun à l’étranger.

    Selon lui les «étrangers» (c’est-à-dire non chinois) trouvent le spectacle «d’une très bonne qualité artistique», «raffiné» et «émouvant». Selon le journal de Hong Kong Ming Pao, Xu a ajouté: «Le spectacle de Shen Yun se déplace dans de très nombreux endroits en Amérique du Nord et est extrêmement populaire. Ils couvrent leurs frais simplement sur la vente des billets». Les remarques du ténor chinois Yu Junjian ont confirmé celle de Xu.

    Voilà ce qui a tiré la sonnette d’alarme chez les bureaucrates en charge de la culture et de la propagande du Parti, dont une partie du travail consiste à étendre l’influence du régime en piégeant par tous les moyens la culture chinoise.

    Selon les sources, avant l’intervention de Xu Peidong à Pékin, un expert de l’Académie chinoise des sciences sociales, institution totalement imprégnée de la pensée du Parti, et certains noms bien connus du milieu des arts de Pékin, ont écrit conjointement un rapport proposant une façon de «traiter» Shen Yun.

    Selon le rapport les spectacles de Shen Yun font sensation dans le monde entier. Il faudrait donc que les organisations artistiques officielles du régime chinois se donnent les moyens de conquérir le marché international de la culture traditionnelle chinoise développé par Shen Yun.

    Le Département central de la propagande a pris ce rapport au sérieux, ce qui a conduit au financement de spectacles plagiant Shen Yun. Aucune des sources consultées pour cet article n’oserait commenter l’affaire en se faisant enregistrer, en raison du caractère politiquement sensible du sujet.

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/13/4/20/n3508256.htm

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