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  • Hong Kong expulse le sculpteur de la «déesse de la démocratie»

    La statue de la déesse de la démocratie le 29 mai à Hong Kong. La Grande Époque
    La statue de la déesse de la démocratie le 29 mai à Hong Kong. La Grande Époque

    Les autorités de Hong Kong ont refusé l’entrée au créateur d’une statue dédiée aux victimes du massacre de Tiananmen en 1989. Chen Weiming, le sculpteur qui a créé la statue de la « déesse de la démocratie », est arrivé à l’aéroport de Hong Kong le 1er juin à 11 heures. Après avoir été identifié par les autorités d’immigration, il a été empêché d’entrer et expulsé vers les États-Unis le 2 juin.

    Avant son expulsion, Chen Weiming a fait une déclaration dans laquelle il a affirmé que l’arrangement de Hong Kong avec la Chine, le « un pays, deux systèmes » censé préserver la démocratie à Hong Kong, est une « tromperie ». L’artiste s’est également plaint de la confiscation par les autorités de Hong Kong de deux de ses statues, sous prétexte d’entrave à la circulation et de recherche de drogues.

    Il a dit que la raison derrière les actions menées par les autorités est que l’œuvre a suscité des « tensions chez certains individus ».

    Selon un rapport publié par Boxun, Hon James To et les membres du Parti démocratique de Hong Kong ont organisé une visite de deux heures au ministère de l’Immigration avec Chen Weiming et plusieurs fonctionnaires de l’immigration. M. Chen a été autorisé à faire appel au cas où il se verrait refuser l’entrée sur le territoire. M. To déclare que selon les lois de la région administrative spéciale de Hong Kong, au cours de la période d’appel, le gouvernement de Hong Kong n’avait pas le droit d’expulser M. Chen. Il a lu la déclaration de M. Chen au cours d’une motion du Conseil législatif « mettant en avant le 4 juin ».

    Après que M. Chen a été expulsé, Hon To a accusé les autorités du territoire de  lui avoir délibérément mis des bâtons dans les roues pour empêcher son intervention, en ne lui communiquant pas à temps les informations qui lui auraient permis de faire appel pour le sculpteur. Il s’agit là de « moyens méprisables » pris par les autorités, s’indigne le démocrate.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Hong-Kong-expulse-le-sculpteur-de-la-deesse-de-la-democratie.html

  • L'obscur secret de Pékin: Une analyse du bureau 610

    Véritable gestapo à la chinoise le bureau 6.10 toujours actif en Chine, a pour mission de traquer, d'emprisonner et de torturer les pratiquants de Falun Gong en Chine. Créé par Jiang Zemin en 1999, pour éradiquer le Falun Gong, il a commis en 11 ans, plus d'atrocités que n'avions connu jusque là. Sarah Cook, universitaire de Marshall a rédigé sa thèse en droit international à l'Université de Londres et a été déléguée d'une organisation non gouvernementale sur les cas de tortures chinoises à la Commission des droits de l'homme des Nations Unies. Voici son analyse en 2007

     

    Les fonctionnaires chinois nient qu’il existe. Les médias occidentaux et les universitaires le mentionnent à peine en passant. Et les avocats chinois le comparent à la Gestapo.

    On le nomme le bureau 610 et c'est la force policière extra judiciaire en charge de la mission d'éliminer le Falun Gong.

    Il n'y a aucune législation établissant le bureau 610--appelé ainsi d'après la date de sa création le 10 juin 1999 --ni aucune loi déterminant ses pouvoirs. Au lieu de cela, ce bureau a été établi par Jiang Zemin, l'ancien chef du Parti communiste et annoncé dans son discours aux cadres élites un mois avant que le Falun Gong ne soit officiellement interdit. Les ordres de Jiang pour le nouveau bureau ? « Organisez immédiatement les forces, » « créez des stratégies de combat, » et « soyez entièrement préparés au travail de désintégration du [Falun Gong]. »

    Des copies du discours de Jiang au sujet du bureau 610 ont été immédiatement distribuées à chaque niveau de la bureaucratie en Chine, disant aux cadres qu'ils « doivent coopérer » étroitement avec les bureaux 610 et ses filiales. Comme tous les juges chinois sont membres du Parti communiste, Jiang a essentiellement placé l'agence au-dessus de la loi, en violation de l'article 5 de la Constitution chinoise.

    La détermination des pratiquants du Falun Gong à continuer à pratiquer et à demander réparation s'est intensifiée en même temps que la persécution. La réponse du régime a été d'accorder de plus en plus de pouvoir au bureau 610. Jiang a donné les ordres d’ « utiliser tous les moyens possibles, » une autorisation qui a mené le bureau 610 à être bientôt reconnu pour l'utilisation de tortures extrêmes.

    En plus des coups au visage et au corps avec de lourds objets, certaines des techniques de torture les plus communes administrées ou supervisées par le personnel du bureau 610 incluent la privation de sommeil pendant des jours et des semaines, des électrochocs sur les parties sensibles du corps en utilisant jusqu'à six matraques à haute tension simultanément, arracher les ongles et le gavage avec des excréments humains.

    « L'acte immoral qui a le plus secoué mon âme est la pratique routinière du bureau 610 et des policiers d'assaillir les parties génitales des femmes, » a écrit Gao Zhisheng, l'avocat renommé des droits de l'homme à Pékin après une enquête sur les abus contre le Falun Gong dans le nord-est de la Chine en 2005. « Parmi ceux persécutés, les parties génitales et les seins de presque toutes les femmes et les parties génitales des hommes ont été sexuellement assaillies de la façon la plus vulgaire. Presque tous ceux qui ont été persécutés, qu’ils soient hommes ou femmes, ont été déshabillés avant d'être torturés. »

    Le but de telles méthodes est d'extraire par la force des confessions et des « transformations », ainsi que la dénonciation du Falun Gong. Mais pour des milliers, le résultat a été la mort.

    En plus de la torture, les agents 610 condamnent administrativement les partisans du Falun Gong directement aux camps de travail, aux centres de détention et aux classes de lavage de cerveau-- où ils peuvent être emprisonnés pendant trois ans sans passer devant un tribunal.


    Le marionnettiste

    Avec une telle autorité, on s'attendrait à ce que le bureau 610 ait un énorme personnel, mais les preuves disponibles indiquent que sa main d'œuvre est étonnamment limitée. Selon une page Web officielle appartenant à la municipalité de Penglai, une ville de 490 000 habitants dans la province du Shandong, le bureau 610 local à cet endroit se compose de seulement sept personnes.

    Le vrai pouvoir du bureau 610 se trouve dans sa capacité à forcer la main des autres partis et organismes gouvernementaux. Par exemple, la succursale centrale du bureau 610 de Tianjin emploie 50 à 60 personnes qui peuvent directement commander les forces de police composées de 30 000 hommes, avec un officier 610 dirigeant souvent plus de 100 policiers, selon Hao Fengjun, ancien employé du bureau 610.

    C’est ainsi que le bureau 610 central a dirigé l'arrestation de plus de cinq mille pratiquants de Falun Gong à Changchun en mars 2002. « Chaque jour, la police 'interrogeait' tous les pratiquants sur la liste noire du bureau 610 » a dit Wang Yuhuan, qui a été arrêté à l'époque et qui a plus tard parlé avec Gao.

    De même, quand Gao et un autre avocat ont essayé de rendre visite à leur client, un pratiquant de Falun Gong détenu dans un camp de travail, Gao se rappelle qu’on lui a dit que les administrateurs pouvaient approuver la demande de voir n'importe quel détenu. Mais pour voir un pratiquant de Falun Gong, « nous avons besoin de l'approbation spéciale du bureau 610, » avaient dit les fonctionnaires du camp.

    Guo Guoting, un autre avocat chinois des droits de l’homme, a raconté une expérience semblable quand il a demandé la permission de voir un pratiquant du Falun Gong emprisonné à Shanghai. Quand ça concerne les prisonniers de Falun Gong, le bureau 610 est en charge, a-t-il dit lors d'un entretien à Vancouver au Canada, où il vit maintenant en exil. « Quant aux prisons elles-mêmes, elles n'ont aucun pouvoir. »

    Ceci s’applique aussi aux tribunaux a dit Guo. « Je sais que les cas de Falun Gong ne sont pas décidés par le juge, mais selon les instructions du bureau 610. Ils manipulent ces cas. »

    Comment le bureau 610 s’y prend-t-il alors? Comment est-il parvenu à rassembler un tel pouvoir? La réponse se trouve dans sa structure et dans sa façon de s'accrocher à la machine existante du Parti communiste chinois.

    Après qu’une équipe de direction et un bureau 610 aient été établis sous le Comité central du PCC, des organismes correspondants ont été créés à chaque niveau administratif ainsi que dans toutes les organisations sociales importantes, les grandes compagnies, les unités de travail et dans les universités. Chaque branche est étroitement liée aux comités locaux du Parti, aux comités de politique et de droit ou aux bureaux de la sécurité publique.

    Par exemple, le bureau 610 de Penglai mentionné ci-dessus, est enregistré sous le comité de la politique et du droit, qui fait partie d'un réseau national des organismes du PCC qui s’occupent des arrestations, des interrogatoires et des poursuites en justice. De tels liens permettent au bureau 610 de manipuler le système de justice pénale.

    Le site Web du bureau de la sécurité publique assigné à l'université d'océanographie de Qingdao en Chine indique que l'école a mis en place un bureau afin de « se débarrasser du problème du Falun Gong, à savoir le bureau 610, dans l’enceinte [du bureau] de la sécurité publique de l’école . » La fédération des femmes à Jinan a affiché sur son site Web qu'une étude que la fédération avait menée après avoir surveillé les résidents locaux qui pratiquent le Falun Gong, avait été publiée dans les bulletins du bureau 610.

    Mais c'est par une structure encore plus répandue que le bureau 610 peut pénétrer au cœur de la société chinoise. Une note interne datée du 21 avril 2001 a été adressée à tous les « comités de travail, comités municipaux et bureaux de comités de voisinages, » du district ouest de Mentougou à Pékin. La note transmet les ordres d’augmenter la surveillance locale du Falun Gong et que « chaque unité de travail » intègre « inspection et contrôle… au travail actuel de rééducation ».

    Le bulletin dit aussi aux comités des bourgs et des voisinages de « coopérer étroitement avec le travail lancé par les organismes de la sécurité publique » quand ils cherchent les partisans du Falun Gong de porte-à-porte.

    Ni la surveillance étroite, ni la croyance du Parti dans son caractère péremptoire semblent s’être atténuées avec le temps. Une note différente datée d'avril 2006 donne les mêmes instructions, presque mot à mot, aux comités du Parti des municipalités et des districts.


    Quotas et argent comptant

    Tandis que quelques fonctionnaires locaux ont suivi de telles instructions avec enthousiasme, d'autres hésitent à agir contre leurs voisins. En effet, quand le Falun Gong a tout d’abord été interdit, il y avait des rapports au sujet de l'indifférence publique ou même de l'opposition silencieuse à la campagne. Dans de telles circonstances, le bureau 610 a développé divers mécanismes pour faire pression sur les petits fonctionnaires et sur les citoyens ordinaires pour qu'ils coopèrent.

    En l’an 2000, Ian Johnson, du Wall Street Journal, qui a gagné un prix Pulitzer pour son reportage sur le Falun Gong, a décrit un « système de responsabilité »; que le bureau 610 a instauré. Dans le cadre de cet arrangement, les fonctionnaires locaux devaient payer des sommes potentiellement ruineuses pour chaque pratiquant de leur juridiction qui se rendait à Pékin afin de pétitionner auprès du gouvernement central.

    Une telle évaluation s’est davantage formalisée avec le temps. Un diagramme de Guangzhou en 2002 montre un système complexe pour attribuer et déduire des points basés sur la collaboration avec le bureau 610. Le tableau doit être complété par chaque bourg et voisinage du district de Tianhe dans son évaluation de fin d'année. Parmi les articles énumérés sont : « Déduisez 8 points pour chaque pratiquant qui n'a pas été transformé » pour échouer à 'créer un dossier personnel pour chaque pratiquant de Falun Gong'… déduisez 3 points par personne » et « pour chaque fois qu'un groupe de plus de trois personnes se réunit pour faire les exercices ensemble en public, déduisez 5 points. »

    Une autre technique courante du bureau 610 est d’imposer des quotas à chaque niveau en dessous. Un quota typique inclut le nombre de pratiquants qui doivent être arrêtés au cours d’une certaine période.

    Les dirigeants qui n'arrivent pas à atteindre leur quota annuel risquent d’être rétrogradés ou peuvent même perdre leur emploi. Hao Fengjun, ancien officier du bureau 610 de Tianjin, a dit que son point de vue avait changé après avoir été témoin de la torture d’une femme du nom de Sun Ti, qui pratique le Falun Gong; elle a été torturée au cours du processus de « transformation ». A mesure que sa déception du bureau 610 grandissait, la sévérité des moyens utilisés pour le tenir en main s’accentuait.

    Hao raconte un épisode en février 2004 quand il a été placé pendant 30 jours dans une cellule solitaire, cellule créée spécifiquement pour les policiers, après avoir dit que la propagande contre le Falun Gong était « des mensonges. »

    L'ancien policier a dit que pendant sa détention, on ne lui a pas permis de contacter sa famille. La température glaciale de la cellule a fait que « ses mains ont enflé comme des petits pains cuits à la vapeur et que du pus coulait de ses oreilles. Après sa libération, il a été transféré au service des expéditions jusqu'à ce qu'il s’échappe en Australie en 2005 avec un paquet de documents 610 passé clandestinement.

    Bien qu'il assure que beaucoup de ses collègues désapprouvaient leur travail, beaucoup d'autres étaient contents d’accéder au système de récompenses du bureau 610. « Il y avait des gens qui travaillaient très dur parce que plus ils arrêtaient de pratiquants de Falun Gong, plus ils obtenaient de bonus, » a dit Hao.

    Encore plus lucratif que d’arrêter les pratiquants en Chine le fait de rassembler de l'information sur les partisans à l'étranger ; des informations de base sur la vie personnelle des pratiquants, si considérées valables, peuvent rapporter pas moins de 50 000 yuans (plus de $6.000). A l’aide d’un système d’informateurs menant parallèlement des vies ordinaires à l'étranger, le bureau 610 collecte des profils entiers des communautés de l'étranger. Hao a dit qu’il avait « reçu personnellement des informations sur des pratiquants de Falun Gong vivant en Australie, aux États-Unis et au Canada »; des informations détaillées au point d'indiquer où les gens travaillaient ainsi que les activités auxquelles ils participaient.


    Est-ce que ça marche ?

    Comme la protestation du Falun Gong sur la Place Tiananmen a pris fin aux alentours de 2002, de nombreux journalistes occidentaux et d'universitaires ont l’impression que le Parti communiste a réussi, peut-être brutalement, à écraser le groupe.

    Pourtant les documents du Parti et ceux à l’intérieur racontent une histoire différente. En 2006, les bureaux 610 s’inquiétaient encore que les banderoles du Falun Gong étaient trop évidentes. En 2005, les autorités chinoises ont confisqué 4 62 millions d'articles du Falun Gong. Le Parti place toujours le Falun Gong comme étant parmi les « cinq poisons qu’il craint le plus (les défenseurs de la démocratie, les partisans de l'indépendance de Taiwan, les Tibétains et les activistes de l’est du Turkistan entre autres).

    Hao a dit « Nous étions tous clairs sur le fait que notre communication interne concernait comment la persécution échouait. »


    Tiré de: http://www.faluninfo.net/article/486/?cid=141

  • Ce que la presse chinoise ne dira pas

    Le pavillon chinois de l’Exposition Universelle, symbole voulu d’une Chine dominatrice. (PHILIPPE LOPEZ/AFP/Getty Images)
    Le pavillon chinois de l’Exposition Universelle, symbole voulu d’une Chine dominatrice. (PHILIPPE LOPEZ/AFP/Getty Images)

    Le Département de la propagande a célébré à sa manière le 3 mai, la Journée internationale de la liberté de la presse, en imposant aux médias chinois des restrictions sur la couverture de la série d’attaques d’écoles, de l’Expo Shanghai, des risques de bulle immobilière, de la visite de Kim Jong-il en Chine et de la situation politique à Taiwan. Reporters sans frontières a obtenu des retranscriptions des directives adressées récemment aux responsables de médias chinois.

    «Il est strictement interdit de rapporter les affaires d’attaques dans les écoles ou de publier des commentaires. Les articles concernant les affaires du Jiangsu et de Leizhou déjà publiés doivent être supprimés d’Internet. Enfin, les reporters du Nanfang Dushi Bao et du Nanfang Zhoumo qui sont allés à Taizhou pour couvrir une attaque doivent quitter les lieux immédiatement», a ordonné le Département de la propagande aux responsables des médias suite à une série d’attaques dans des écoles chinoises. Les autorités locales ont été critiquées pour avoir empêché la presse de rendre compte des événements, notamment de la colère des familles.

    «A propos des activités des autorités centrales lors de l’Expo Shanghai, tous les médias doivent utiliser les rapports de l’agence centrale Xinhua ou des autres organes de presse centraux. Les autres médias ne doivent pas publier leurs propres reportages et ne doivent pas poser de questions aux dirigeants nationaux durant leurs déplacements à Shanghai», a prévenu le département de la Propagande, à la veille de l’inauguration de l’Expo universelle 2010. L’organe de censure précise: «A propos de la cérémonie d’ouverture, vous devez respecter les règles déjà établies. Il est interdit d’émettre des doutes et si un quelconque incident intervient soudainement, il est interdit de l’annoncer sans autorisation ou de publier de commentaire.»

    «Il est interdit de relayer les critiques des médias occidentaux, notamment sur l’inflation qui affecte le marché immobilier. Pour traiter de ce sujet, vous ne pouvez utiliser que les rapports contenant les explications des officiels», a indiqué le Département de la propagande à propos des risques de bulle immobilière annoncés dans des médias étrangers.

    Alors que le dictateur nord-coréen Kim Jong-il vient d’entamer une visite en Chine, la presse en chinois n’a publié aucun article détaillé sur sa présence dans le pays. En revanche, des médias chinois en anglais ont diffusé cette information.

    Par ailleurs, le Département de la propagande a récemment demandé aux médias de ne pas couvrir les récentes déclarations de responsables de l’opposition taïwanaise à propos des relations entre la Chine et Taïwan.

    Ces nouvelles directives font suite à une série de restrictions sur la couverture du tremblement de terre du Qinghai: http://fr.rsf.org/chine-censure-exp...

    Le Département de la propagande, bastion conservateur fidèle au président Hu Jintao, prédateur de la liberté de la presse, a également lancé une nouvelle attaque contre les «forces hostiles» qui utilisent Internet pour déstabiliser la Chine. Wang Chen, numéro 2 du Département, a appelé les députés chinois à adopter une Loi d’administration d’Internet pour bloquer les informations dangereuses et empêcher l’«infiltration d’Internet par des forces hostiles».

    Reporters sans frontières déplore la série de sanctions prises contre des journalistes ou des titres de la presse économique chinoise pour leurs articles sur des entreprises. En l’espace de quelques jours, un magazine a été suspendu pendant un mois et le responsable de la rédaction d’un journal économique a été écarté de son poste.

    Début mai, le magazine Business Watch a été suspendu pendant un mois suite à une enquête datée de mars sur l’entreprise d’électricité d’Etat Grid Corp. Les autorités n’auraient pas apprécié que le journaliste utilise des documents internes. Il y a quelques années, Business Watch, basé à Xiamen, avait été suspendu pendant deux mois après un article sur le maire de Tianjin.

    Bao Yueyang, rédacteur en chef du journal China Economic Times, vient d’être écarté de son poste pour être transféré à une autre fonction au sein de la Development Publishing Company. Cette sanction ferait suite à une enquête sur le scandale de vaccins contaminés dans la province du Shanxi. Cette affaire fait grand bruit depuis mars dans la presse chinoise. Le gouvernement avait restreint la publication d’informations sur ce scandale sur les sites chinois, et les médias traditionnels avaient été priés de se limiter aux dépêches de l’agence officielle Xinhua.

    Déjà, en mars 2010, Zhang Hong, rédacteur en chef adjoint du journal Economic Observer, avait été démis de ses fonctions pour avoir participé à la rédaction d’un éditorial sur la nécessité de réformer la loi sur le passeport intérieur (hukou).

    Par ailleurs, une dizaine de journalistes étrangers et de Hong Kong ont été détenus par la police chinoise au cours des dernières semaines. Lors de la visite de Kim Jong-il en Chine, au moins trois journalistes japonais et plusieurs reporters sud-coréens ont été interpellés à Dalian et à Tianjin. Plus récemment, quatre journalistes de Hong Kong ont été empêchés de travailler et conduits au commissariat par des officiels chinois dans la province du Sichuan. Ils enquêtaient sur une affaire de corruption liée au tremblement de terre de 2008.

    Tiré de:http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Ce-que-la-presse-chinoise-ne-dira-pas.html

  • Chine et USA à claviers tirés

    cyvercafé.jpgLa réplique n'a pas tardé. Après les révélations du Washington Post, affirmant que les Etats-Unis envisageaient de subventionner ouvertement un groupe contre la censure sur internet proche du mouvement interdit Falun Gong, Pékin a lancé sa mise en garde. En déclarant « s'opposer fermement » à ce que « tout gouvernement ou organisation soutienne les forces antichinoises dans leurs activités antichinoises». Une passe d'armes le même jour où les deux pays reprennent leur dialogue sur les droits de l'Homme suspendu depuis deux ans. Tout en affirmant que la décision n'avait pas encore été prise, le Département d'Etat a confirmé que Washington étudiait une telle subvention.

    Il s'agirait de verser 1,5 million de dollars au Global Internet Freedom Consortium, (GIFC). Cette organisation propose des programmes informatiques permettant de contourner la censure. Falun Gong y est très impliqué et le GIFC est de fait très en pointe dans ce type de produits. Ils circulent sous le clavier en Chine et sont aussi utilisé ailleurs, par les opposants iraniens notamment. Au moment de l'affaire Google, en janvier dernier, la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, avait fermement pris position contre la censure sur internet et déclaré que les Etats-Unis soutiendraient la recherche technique pour assurer la liberté sur le Web au plus grand nombre. Certains diront que le fait que la subvention soit ouvertement donnée par la diplomatie américaine, sans transiter plus discrètement par la CIA ou la NSA, relève de la provocation. D'autres y verront une saine transparence...

    Le sujet était évoqué dans cet article publié au début de l'affaire Google : Internet contrôle.pdf

  • Obama reçoit le dalaï lama le 18 février à la Maison Blanche

    HHDL_Obama.jpgWASHINGTON — Le dalaï lama, chef spirituel des Tibétains en exil, sera reçu le 18 février à la Maison Blanche par Barack Obama, a annoncé jeudi le porte-parole du président des Etats-Unis alors que la perspective d'une telle visite a déjà été condamnée par la Chine.

    "Le 18 février, le président rencontrera sa sainteté le dalaï lama. La rencontre aura lieu dans la salle des Cartes, ici à la Maison Blanche", a précisé Robert Gibbs au début de son point-presse quotidien.

    "Le dalaï lama est un dirigeant religieux respecté dans le monde entier, c'est un porte-parole pour les droits des Tibétains", a ajouté le porte-parole, en soulignant que M. Obama espérait que la rencontre serait "constructive".

    Interrogé sur la raison pour laquelle le dalaï lama ne serait pas accueilli dans le prestigieux Bureau ovale, principal lieu de travail du président, M. Gibbs a observé que lors des visites passées du leader tibétain à Washington, "aucun président n'a rencontré le dalaï lama dans le Bureau ovale".

    La présidence américaine avait déjà confirmé la semaine dernière que le dalaï lama serait reçu à la Maison Blanche en février, mais sans donner de date précise.

    Pékin, qui accuse le dalaï lama de vouloir l'indépendance du Tibet, avait alors protesté, indiquant par la voix de son porte-parole du ministère des Affaires étrangères que "la Chine s'oppose fermement à la visite du dalaï lama aux Etats-Unis et à ce que des dirigeants américains reçoivent le dalaï lama".

    "Nous demandons instamment aux Etats-Unis de se rendre compte de la haute sensibilité des questions liées au Tibet, de traiter sérieusement la prise de position et la préoccupation de la Chine, de ne pas permettre la visite du dalaï lama et de ne pas organiser de rencontrer entre lui et les dirigeants des Etats-Unis afin de ne pas nuire aux liens Chine-Etats-Unis", avait ajouté ce porte-parole.

    Le dirigeant tibétain avait visité les Etats-Unis en octobre dernier, le mois précédant une visite officielle de M. Obama en Chine. Le président avait alors été critiqué par une partie de la classe politique américaine pour ne pas l'avoir reçu.

    La visite du 18 février s'inscrit dans un contexte de dégradation brutale des relations entre Washington et Pékin ces dernières semaines.

    La Chine, qui considère Taïwan comme une province rebelle, a suspendu fin janvier ses échanges militaires avec les Etats-Unis et annoncé des "sanctions appropriées envers les sociétés américaines impliquées" après que l'administration Obama eut scellé un contrat d'armement de plus de 6,4 milliards de dollars avec Taipei.

    Les deux pays ont aussi un certain nombre de querelles commerciales à régler, comme la menace de Google de quitter la Chine, sans parler de l'attitude de Pékin sur le dossier du nucléaire iranien; la Chine continue de privilégier la voie du dialogue, alors que les Etats-Unis penchent pour de nouvelles sanctions.

    La semaine dernière, M. Obama avait en outre promis d'être "bien plus ferme" vis-à-vis de la Chine pour faire respecter les accords commerciaux entre les deux pays, notamment sur l'ouverture du marché intérieur chinois aux produits américains.

    Il avait aussi dit vouloir faire en sorte que "les prix de nos biens (exportés en Chine) ne sont pas artificiellement gonflés et que les prix de leurs biens ne sont pas artificiellement réduits" par le cours de la monnaie chinoise que les pays occidentaux jugent trop bas.

    Depuis le début de cette période de tensions, la Maison Blanche a cherché à minimiser les différends, estimant pouvoir "discuter franchement et sans arrière-pensées des problèmes sur lesquels nous ne sommes pas d'accord".

    Tiré de: http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hh8KpmvLWEQUW5Z2bElifutBBUEg

  • La Chine confirme avoir exécuté un ressortissant britannique

    Le Premier ministre britannique Gordon Brown a dénoncé l'exécution par injection d'Akmal Shaikha, condamné à mort pour trafic de drogue.

    Akmal Shaikh, le ressortissant britannique exécuté en Chine pour trafic de drogue. Sa famille a toujours clamé son innocence. (AFP)

    Akmal Shaikh, le ressortissant britannique exécuté en Chine pour trafic de drogue. Sa famille a toujours clamé son innocence. (AFP)

    La Chine a confirmé l'exécution, par injection, du ressortissant britannique Akmal Shaikh, condamné à mort pour trafic de drogue, a annoncé mardi 29 décembre l'agence officielle Chine Nouvelle. L'agence a annoncé que l'exécution avait eu lieu mardi à Urumqi, capitale du Xinjiang, par injection.
    L'exécution avait été annoncée plus tôt par le Premier ministre britannique, Gordon Brown, qui a condamné cette exécution dans les "termes les plus fermes". Il s'est dit "scandalisé et déçu que [les] demandes persistantes de clémence n'aient pas été exaucées".
    La Chine se défend des accusations de Londres, sans pour autant confirmer l'exécution du britannique. "La justice chinoise a géré [ce cas] en stricte conformité avec la loi", a déclaré un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, "la Chine a pleinement respecté les droits de recours de l'accusé".

    "Aucune évaluation de la santé mentale"


    Gordon Brown s'était dit "particulièrement préoccupé par le fait qu'aucune évaluation de la santé mentale [du condamné] n'ait été menée". Gordon Brown a présenté ses "condoléances" aux parents et amis du condamné, qui affirmaient que ce dernier souffrait de troubles mentaux.
    Pékin a fait savoir que la Cour suprême avait approuvé la condamnation à mort d'Akmal Shaikh, justifiant la sentence pas son caractère dissuasif, et considérant que "les éléments fournis par la partie britannique n'ont pas suffi à prouver qu'Akhmal souffre de maladie mentale". L'avis de la Cour suprême précède généralement de peu l'exécution de la peine elle-même.

    Vulnérabilité psychologique


    Selon Reprieve, une ONG d'aide juridique dont le siège est à Londres, Akmal Shaikh est le premier ressortissant européen exécuté en Chine depuis 50 ans. Ce Londonien de 53 ans avait été arrêté en septembre 2007 à Urumqi, capitale du Xinjiang, au nord-ouest, en possession de quatre kilos d'héroïne. La famille assure que des criminels ont profité de sa vulnérabilité psychologique pour lui faire transporter des stupéfiants. Le Royaume-Uni avait lundi demandé à la Chine d'empêcher l'exécution du Britannique. Deux de ses cousins l'avaient rencontré lundi, dans son lieu de rétention, et avaient déposé un ultime recours en grâce.

    Tiré de: http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20091229.OBS1943/la_chine_confirme_avoir_execute_un_ressortissant_britan.html

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