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actualités chine - Page 4

  • Recensement en Chine et crainte de renforcement de la repression

    (NTD)
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    Recensement en Chine et crainte sur le détournement des données

    Pour avoir accès à cette information en vidéo:
    http://fr.ntdtv.com/ntdtv_fra/actualite/2010-11-14/051920524257.html

    La Chine a commencé, lundi 01er novembre 2010, le recensement décennal de sa population. Six millions de fonctionnaires recenseurs ont été chargés d’enquêter auprès des citoyens et doivent recueillir, en seulement dix jours, des données sur les 1,3 milliard d'habitants du pays. Ce processus connaît des difficultés, car de nombreuses personnes hésitent toujours à communiquer des renseignements personnels, ils sont inquiets et craignent l’utilisation abusive des données fournies.

    Selon les médias locaux, les recenseurs se plaignent de l’attitude des résidents qui refusent d'ouvrir leur porte ou de répondre aux appels téléphoniques. Un journaliste du Fazhi Evening News basé à Pékin, a suivi un recenseur pour évaluer le processus. Il a déclaré que seuls, 3 sur 30 personnes interrogées n'avaient pas pu être inscrites dans un quartier.

    Les experts estiment que les gens veulent échapper au contrôle, parce qu'ils ne font pas confiance aux autorités.

    M. Lin Yanming, consultant du Fonds des Nations Unies pour la population:

    «Les gens ne font pas confiance aux pouvoirs publics. Beaucoup d’entre eux ne sont pas à l'aise et craignent ce que l’on pourrait faire avec les données ou leur utilisation contre eux, plus tard».

    C'est un challenge face à l'un des objectifs fixés par le recensement, celui de recueillir les données sur l'importante population chinoise de travailleurs migrants. Sophie Richardson, directrice responsable pour l'Asie de l'organisation «Human Rights Watch», a déclaré à la «Voix de l'Amérique», que de nombreux travailleurs migrants qui vivent de manière illégale en ville, veulent éviter la paperasse. En outre, elle rappelle aussi qu'un autre groupe de la population peut aussi vouloir cacher des informations aux autorités et ne pas vouloir se faire recenser.

    Mme Sophie Richardson déclare:

    «C'est toujours le cas, en particulier dans les zones urbaines, où des restrictions de contrôle de la population sont imposées. Si vous n'avez pas respecté la politique de l'enfant unique et avez plus d'un enfant, vous êtes sujet aux représailles et condamné à une amende. Il y a évidemment là, une incitation pour certaines personnes à soustraire leurs enfants au contrôle, ça devient une affaire délicate».

    L'avocat des droits humains, Tang Jingling, dénonce le régime chinois qui a utilisé de manière abusive les données individuelles du recensement dans le passé, ceci alimente davantage le scepticisme du public.

    M. Tang Jingling, précise:

    «Les abus du gouvernement, à partir des données de recensement, sont très répandus, surtout après l'émission de la carte d'identité de seconde génération. Beaucoup de renseignements ont été utilisés à d'autres fins, par exemple pour surveiller les militants des droits, réprimer les plaignants ou d'autres personnes persécutées».

    Le régime chinois entreprend un recensement tous les dix ans et en fait la promotion depuis plusieurs mois. Le recensement s’est  terminé le 10 novembre 2010 et devrait coûter 700 millions de yuans (soit environ 74,5 millions d'euros).

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Recensement-en-Chine-et-crainte-sur-le-detournement-des-donnees.html

  • Alerte aux déchets chimiques entassés en Chine

    (NTD)
    (NTD)

    Depuis deux décennies, six millions de tonnes de déchets toxiques d'oxyde de chrome sont empilées aux abords d’une vingtaine de villes à travers la Chine.

    Récemment, l'Agence de presse officielle Xinhua a rapporté que l'industrie chimique, en plein essor dans les années 1950, avait généré des problèmes sur le long terme. Après la fermeture de quelques usines de produits chimiques au début des années 90, en raison des difficultés liées aux problèmes de pollution, les stocks de résidus d'oxyde de chrome ont été abandonnés et continuent à polluer l'environnement.

    Le quotidien Dahe Daily rapporte qu’il y a dans la province centrale du Henan,
    six décharges contenant des déchets entassés dans des structures en béton. Depuis près de 20 ans, dans la ville de Gongyi, 50.000 tonnes de déchets chimiques ont été déposées à environ trois km d'une rivière.

    Un villageois de la Province du Henan précise: «Il y avait l'usine de produits chimiques N° 2. Cette usine transformait les minerais et a laissé sur place des déchets d'oxyde de chrome non traités. Ce sont des produits toxiques et polluants».

    Les scories d'oxyde de chrome contiennent du chrome hexavalent toxique, c'est un produit cancérigène connu. De petites quantités de ce produit dangereux peuvent être mortelles. Les mauvaises conditions de stockage ont provoqué au fil des ans, une infiltration de cette substance dans les sols et les cours d'eau, mettant ainsi en danger la vie et la santé des résidents ainsi que celles de la faune.

    En 2005, le Conseil d'État de Chine a ordonné aux autorités locales le nettoyage des entassements de scories dans les 5 ans. Le Dahe Daily rapporte que, dans la province du Henan, où 500.000 tonnes de déchets d'oxyde de chrome sont toujours stockées, des disputes, au sujet de la responsabilité financière de la dépollution, ont retardé les processus d’élimination et de réhabilitation.

    Pour avoir accès à cette information en vidéo:
    http://fr.ntdtv.com/ntdtv_fra/actualite/2010-11-08/924893260010.html

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Alerte-aux-dechets-chimiques-entasses-en-Chine.html

  • Un ancien haut fonctionnaire du Parti communiste chinois s’exprime à propos du Falun Gong

    M. Xiao (nom d’emprunt), qui a la soixantaine, est un ancien haut fonctionnaire du Parti communiste chinois. Il a une compréhension basique du Falun Gong et a lu les Neuf commentaires sur le Parti communiste. M. Xiao et moi-même nous sommes rencontrés par hasard et entretenus à propos du Falun Gong et des onze ans de persécution des pratiquants de Falun Gong aux mains du PCC. Il a parlé de ce qu’il savait du Falun Gong et de son observation de la persécution. Voici notre conversation.

    Le journaliste : Puis je dévoiler votre nom?

    M. Xiao: Mieux vaut ne pas le faire, car j’ai une profonde connaissance du parti communiste, il n’hésite pas à persécuter les gens. Dans l’intérêt de ma famille et de mes amis, il est préférable de garder mon nom secret.

    Le Journaliste : Connaissez vous le Falun Gong?

    M. Xiao: Franchement, je n’en savais pas grand-chose au début. Je ne m’y intéressais pas, et on ne peut pas dire que je l’aimais ou ne l’aimais pas. Il a attiré mon attention lorsque Jiang Zemin a commencé à persécuter les pratiquants. J’ai appris de plusieurs amis pratiquants que Falun Gong était bénéfique à la santé. Ce qui a accru ma perplexité à propos de la situation. J’avais de nombreuses questions après l’incident d’auto-immolation sur la Place Tiananmen en 2001. Pourquoi avait il été si facile d’amener des extincteurs sur la Place Tiananmen ? Pourquoi un patient ayant tout le corps entièrement brûlé était il enveloppé de bandages ? Comment la fille appelée Siying pouvait-elle parler clairement et distinctement après avoir subi une trachéotomie ? Bien qu’ayant des questions, je ne m’attendais pas à ce que notre « grand parti "joue un jeu aussi un sale.

    Le journaliste : Et après ?

    M. Xiao : Chez un ami, j’ai d’abord regardé le VCD analysant l’incident d’auto-immolation, et ensuite le film "False Fire." (Feu mensonger) J’ai appris que l’incident était dirigé par Jiang Zemin et Luo Gan pour porter de fausses accusations contre le Falun Gong et les victimes, une mère nommée Liu Chunling et sa fille Liu Siying, qui ont été assassinés. Ça a été un choc et j’ai presque perdu contenance. Le parti, en lequel j’avais cru pendant tant d’années, bien que conscient de ses nombreux problèmes, était d’une bassesse dépassant l'imagination. J’ai réalisé qu’il n’était qu’un gang de fripouilles et j’étais en colère. Le sentiment d’être trompé était très douloureux. J’ai depuis totalement perdu foi dans le parti. J’en ai démissionné avec l’aide de mon ami.

    Le journaliste : Pouvez vous parler de votre compréhension du Falun Gong?

    M. Xiao: Les choses dans ce monde peuvent être parfois juste parfois erronées avec une claire distinction entre elles. Jiang Zemin avait tord et Falun Gong a raison. J’ai appris à connaître Falun Gong en faisant ma propre éducation. J’ai lu le livre Zhuan Falun de M. Li Hongzhi. C’est un très bon livre de cultivation-pratique (xiulian). Falun Gong est une cultivation pratique de haut niveau de l’école de Bouddha, cultivant l’esprit et le corps. Avant la persécution, plus de cent millions de personnes le pratiquaient en Chine. Aujourd’hui il est largement pratiqué dans plus d’une centaine de pays et régions. Difficile d’imaginer que Falun Gong soit dénué d’une signification profonde ou d’inspiration.

    Le journaliste: Vous étiez un haut fonctionnaire. D’après vos observation, quelles ont été les réactions des cadres après que le gang de Jiang Zemin ait commencé à persécuter les pratiquants sans raison ?

    M. Xiao: Après le désastre de dix ans de la grande révolution culturelle en Chine, le degré de confiance dans le PCC a diminué parmi les cadres. Ils ne sont spécialement pas intéressés par les politiques d’extrême gauche. Jiang Zemin savait qu’il n’y avait ni bases ni racines pour la persécution, donc aucune réunion liée à la persécution n’a jamais été publiée dans des documents officiels. Les publications étaient des télégrammes secrets sans documentation, qui devaient être détruits immédiatement. Les responsables dans toutes les unités parlaient en secret : " Puisque ceci est considéré juste, pourquoi ne pas publier les documents ne sont ils pas publiés ouvertement ? Pourquoi faire tout cela dans l’obscurité, en utilisant des télégrammes secrets ?" En fait Jiang n’osait pas publier de documents officiels parce qu’il avait peur d’être traduit en justice s’il laissait des preuves. Certaines unités ont invité des experts à s’exprimer à leurs conférences critiquant le Falun Gong. Certains cadres invités ont rejeté l’invitation avec tact parce qu’ils avaient leurs propres opinions.

    En communiquant avec des connaissances, nous avons remarqué que la plupart des cadres moyens et supérieurs soutenaient en privé ou avaient de la sympathie pour le Falun Gong, et pensaient que la réhabilitation n’était qu’une affaire de temps.

    Le journaliste : Que pensez vous de la situation actuelle et quel est votre point de vue?

    M. Xiao: Le PCC profite d’une apparence de prospérité économique, et essaie de dépeindre une société paisible, sans mentionner les nombreux problèmes avec l’économie. En même temps, ils sont franchement mal à l’aise à propos des graves problèmes politiques. Il y a de trop nombreux problèmes en Chine. Le premier est le Falun Gong. La persécution a conduit à de sérieux problèmes sociaux, qui seront une cause importante de la désintégration du PCC. Le second est le fort mécontentement parmi les Chinois, les paysans perdant leur terre, les travailleurs perdant leurs emplois,et les diplômés ayant encore plus de mal à trouver du travail, et aussi l’inflation, la corruption galopante, etc. La troisième est l’échec des cadres à gérer les choses. Les gens n’ont plus confiance dans le parti. Pour se protéger eux-mêmes, tout en suivant les ordres pour la forme, les cadres font des commentaires dérogatoires en privé. Si le vent tourne, le PCC s'effondrera le temps d’une nuit.

    Les hauts dirigeants du PCC le savent bien,mais ils doivent tromper les gens et se tromper eux-mêmes. Ils n’ont pas d’autre solution que de faire les sourds-muets ou de rabâcher des mensonges comme " La Chine sera dans le chaos si le PCC perd le pouvoir. " Ils recourent à des mensonges pour se protéger eux-mêmes et effrayer les gens.

    Le futur de la Chine réside en une grande réforme, qui se profile à l’horizon. Le jour où la splendeur du Falun Gong va revenir en Chine n’est pas très loin.

    Traduit de l’anglais en France

    Version anglaise : http://www.clearwisdom.net/html/articles/2010/7/21/118730.html

  • Vidéos sur la gestapo chinoise: le bureau 6.10


    Documentaire "Transmission 6-10", un nouveau documentaire en 15 parties, une enquête en profondeur sur les mécanismes de la persécution en Chine, publiquement visible depuis hier 20 juillet sur You Tube.
    http://www.youtube.com/user/transmission610







    VOIR TOUT LE DOCUMENTAIRE SUR : http://www.youtube.com/user/transmission610
  • Refus de la commémoration du massacre de la Place Tiananmen, treize personnes arrêtées

    (NTDTV)
    (NTDTV)

    L’activiste démocratique Richard Tsoi a crié «protestez contre la répression politique» alors qu’il était emmené, samedi, par la police de Hong Kong.

    Monsieur Tsoi est une des treize personnes arrêtées lors de la manifestation commémorant les victimes du massacre de la place Tienanmen en 1989. La police a également confisqué deux articles de l’exposition, la  statue de la «Divinité de la démocratie»: réplique d’une statue similaire érigée par les protestataires de la Place Tienanmen en 1989, ainsi qu’une tablette sculptée dépeignant l’action militaire du régime chinois contre les protestations pro démocratie. L’événement s’est déroulé à l’extérieur du centre commercial de Time Square, dans la Causeway Bay de Hong Kong, mais peu après, les agents du département de l’hygiène environnementale et de la nourriture sont arrivés. Ils ont affirmé que les organisateurs n’avaient pas d’autorisation en bonne et due forme et ont demandé à ce que la zone soit dégagée.

    Suite au refus des organisateurs, des dizaines de policiers ont été appelés pour disperser la manifestation.

    Le 4 juin 1989, le régime chinois avait ordonné une répression militaire sur les activistes pro démocratiques, réunis Place Tiananmen à Pékin, tuant au moins des centaines d'entre eux. Le sujet est encore tabou en Chine continentale, mais les résidents de Hong Kong, gouvernés par un système politique séparé, ont pu commémorer librement les victimes de cette répression.

    Cependant, cette liberté est actuellement remise en question.

    Le Président de l’Alliance pour le soutien des mouvements démocratiques en Chine, organisateur de la manifestation du samedi, a affirmé que ce type d’incident est une première à Hong Kong depuis la répression de Tienanmen. Il accuse le chef exécutif de Hong Kong pour ce renversement de situation.

    Szeto Wah, Président de l’Alliance de Hong Kong en soutien aux mouvements démocratiques patriotiques en Chine a eu cette interrogation, «Ce n’est pas la première fois que nous organisons un événement à Time Square, ainsi, pourquoi ceci s’est-il soudain déroulé?»

    «A ce propos, je veux demander à Donald Tsang, chef de l'exécutif de la région administrative spéciale de Hong Kong. Qu’avez-vous prévu de faire exactement ? D’un côté, vous vous engagez dans des discussions avec les politiciens pro démocratiques et d’un autre côté, sont engagées les actions policières d’aujourd’hui qui sont le résultat direct de vos ordres».

    Le célèbre législateur Albert Ho, président du parti démocratique de Hong Kong, pense que ce que les autorités de Hong Kong tentent de faire est évident. «Il s’agit d’une tentative très évidente de réprimer les rassemblements ou les marches dédiées à commémorer le 4 juin».

    La totalité des treize personnes arrêtées a été libérée un peu plus tard.

    Richard Tsoi déclare que les activistes ont prévu de tenir une veillée aux chandelles, le 4 juin. L’année dernière, cet événement avait attiré 150.000 participants au parc Victoria de Hong Kong.

    Actualité à voir sur :
    lien: http://fr.ntdtv.com/ntdtv_fra/actualite/2010-06-09/519754034880.html

  • Une chronologie de la persécution

    La persécution du Falun Gong depuis 1999 connaît censure et propagande de la part du parti communiste chinois même au delà des frontières de la Chine. Les médias internationaux et les gouvernements n'osent pas en parler.  Pourtant cette persécution semble être d'une cruauté et d'une injustice jamais rencontrées auparavant. Elle représente un moment historique clé de la Chine qu'il est important de connaître pour comprendre la complexité de la Chine. Laurent Gey

     

    Nous croyons que lorsque la vérité sur la persécution de Falun Gong en Chine sera totalement révélée, la persécution prendra fin, car le monde ne pourra simplement pas le tolérer. Que les dirigeants communistes en Chine se soient donnés tant de mal pour dissimuler leurs actions depuis 1999 indique qu’ils le pensent aussi.

    À cette fin, l'article qui suit s'intègre dans une série spéciale visant à révéler plus complètement la persécution de Falun Gong en Chine sous tous ses aspects et en faire la chronique. Nous invitons nos lecteurs à prêter attention ce mois-ci, au quotidien, à d'autres articles documentant les crimes contre l'humanité commis par le Parti communiste chinois au cours des onze dernières années de la persécution de Falun Gong.

    **************

    1996
    À mesure que Falun Gong devient plus populaire, les premiers signes de répression par l'état apparaissent. Peu de temps après avoir été nommés best-sellers, les livres de Falun Gong sont interdits de toute publication. Le premier article de critique du Falun Gong parle principal média géré par l'État apparaît dans le Guangming Daily le 17 juin. M. Li part aux États-Unis


    1997
    Le Bureau de sécurité publique mène une enquête afin de déterminer si Falun Gong doit être considérée comme une «secte diabolique», mais l'enquête conclut : "aucune preuve trouvée à ce jour." (http://faluninfo.net/article/518/?cid=4)


    1998-1999
    La police perturbe les pratiques d'exercices matinales du Falun Gong dans les parcs et fouille le domicile d’adhérents de Falun Gong qui aident à organiser des activités de groupe.

    Les attaques contre Falun Gong continuent dans les médias d'Etat. Falun Gong répond aux critiques en rendant visite et parfois en pétitionnant devant les locaux du journal local ou de la télévision afin d'expliquer ce qu'est le Falun Gong et laver sa réputation. De tels événements ont lieu à Pékin, Tianjin, Guangzhou et d'autres grandes villes.

    Les médias chinois et les enquêtes gouvernementales indiquent qu'au moins 70 millions de personnes en Chine pratiquent le Falun Gong.(http://faluninfo.net/article/517/?cid=4


    Avril 1999
    He Zuoxiu, un éminent marxiste-athée, dénigre le Falun Gong et le qigong en général dans un magazine universitaire de Tianjin. Les pratiquants de Falun Gong locaux se rassemblent à Tianjin, et demandent au magazine de réparer les dommages causés à leur réputation.

    Bien que le rassemblement soit pacifique, les 23 et 24 avril, la police anti-émeute est envoyée, et 45 pratiquants sont arrêtés et certains battus. Lorsque les pratiquants demandent aux autorités de Tianjin de libérer ceux qui ont été arrêtés, on leur dit que les ordres sont venus de Pékin et que s'ils veulent faire une requête ils doivent se rendre à la capitale.


    25 avril 1999
    Le lendemain, le 25 avril 1999, plus de 10 000 adhérents du Falun Gong de Pékin, des alentours de Tianjin et d'autres villes de la région se rassemblent à l'extérieur du bureau des appels du conseil d'état à Pékin.

    Le bureau est situé juste à côté de Zhongnanhai, le complexe résidentiel des dirigeants du Parti communiste. Malgré l'accusation ultérieure par le Parti que le Falun Gong avait "assiégé" Zhongnanhai, le rassemblement était en fait remarquablement pacifique et ordonné, avec des pratiquants veillant à laisser libres les entrées et les sorties, et les trottoirs - comme l’ont également rapporté les médias étrangers.

    Les adhérents demandent que ceux qui ont été arrêtés à Tianjin soient libérés, que l'interdiction de publication des livres du Falun Gong soit levée et qu'ils puissent recommencer à pratiquer sans l'interférence du gouvernement.

    Puis, le Premier Ministre Zhu Rongji rencontre les représentants du Falun Gong dans son bureau. A la fin de la journée, ceux ayant été arrêtés à Tianjin sont libérés et le rassemblement se disperse calmement.
    Toutefois quelques heures plus tard, le dirigeant communiste d’alors, Jiang Zemin, s’oppose à la position apaisante de Zhu, et déclare que s’il ne peut pas venir à bout du Falun Gong, le Parti deviendra la « risée » de tous. ( http://faluninfo.net/article/518/?cid=4)


    10 juin, 1999
    Jiang Zemin créé le bureau 610, une agence de sécurité secrète ayant mandat de spécialement éradiquer le Falun Gong. Jiang lui accorde un pouvoir absolu sur chaque niveau de la police, du gouvernement et sur le système judiciaire et plus tard le bureau 610 devient le principal outil servant à arrêter, torturer et assassiner Falun Gong ( http://faluninfo.net/topic/17/)


    Juillet 1999
    Depuis le rassemblement du 25 avril jusqu'à la mi juillet, les pratiquants dans toute la Chine rapportent être suivis et interrogés par des policiers en civil, tandis que le Parti compile des listes de pratiquants et fait ses derniers préparatifs pour l'interdiction qui va suivre.

    Le 20 juillet 1999, la police commence à arrêter des adhérents qu’ils considèrent comme des organisateurs clés. Le 22 juillet 1999, un bombardement médiatique commence. Les ondes, les écrans de télévision et les colonnes des journaux se remplissent d’attaques du Falun Gong. Des camionnettes équipées de haut-parleurs sillonnent les rues et les campus, avertissant les gens que pratiquer Falun Gong est désormais illégal. Parmi les stipulations de l’interdiction, protester de l’interdiction est également interdit. (report)


    Octobre 1999
    Des adhérents de Falun Gong tiennent une conférence de presse secrète pour les médias étrangers à Pékin visant à dénoncer la persécution à laquelle ils font face. A la fin de la conférence, les participants sont arrêtés. Mme Dong Yan, l'une des adhérentes à avoir pris la parole à la conférence de presse a été plus tard torturée à mort en détention.

    Jiang fait voter une loi qui rétroactivement justifie l'interdiction du Falun Gong. (Rapport de Human Rights Watch report)


    Hiver 1999-2000
    Alors que les séries d’arrestation continuent et que les premiers rapports de décès suite à la torture en garde vue voient le jour, les Falun Gong à travers la chine se rendent à Pékin pour faire appel à leur gouvernement et demander l'aide de la communauté internationale en faisant la méditation ou en déployant des banderoles sur la place Tienanmen. Les banderoles énoncent souvent simplement "Falun Dafa hao (Falun Dafa est bon).

    Les médias internationaux saisissent à répétitions des images de la police assaillant des gens en méditation sur la place et les frappant à terre avant de les emmener (report)


    Janvier 2001
    Les médias gérés par l'état affirment que les pratiquants de Falun Gong se sont immolés sur la place Tienanmen pour protester. La soi disant auto-immolation devient la pièce maîtresse de la propagande contre le Falun Gong et est utilisé pour donner du crédit à une campagne devenue de plus en plus impopulaire.

    Bien que la plupart des médias étrangers se contentent de faire un copier coller des rapports du porte parole du Parti l'agence Xinhua et de la Télévision Centrale de Chine, l'incident de l'auto immolation apparait de plus en plus suspect, notamment parce que les enseignements du Falun Gong considèrent le suicide comme un péché. Les enquêtes menées par le Washington Post et d'autres, notamment l'analyse au ralenti de la propre vidéo du Parti, font un trou après l’autre dans la version de l'histoire du Parti et soulève des questions alarmantes. ((http://faluninfo.net/tiananmen/immolation.asp) ).


    Le 20 novembre 2001
    Un groupe de 35 pratiquants de Falun Gong de 12 pays différents se rassemble la place Tienanmen pour méditer sous une banderole avec les mots: "Authenticité, Compassion, Tolérance". –les principes du Falun Gong. Ils ont arrêtés et battus dans les minutes qui suivent. Des manifestations similaires par des pratiquants du Falun Gong étrangers se poursuivent les années suivantes. (report1 / report2)


    Le 5 mars 2002
    Les pratiquants de Falun Gong du nord-est de Changchun interceptent le réseau télévisé officiel chinois. Ils diffusent une vidéo de 45 minutes qui n'aurait aucune chance d'être vue autrement en Chine, montrant notamment comment Falun Gong est librement pratiqué à l'extérieur de la Chine et pourtant persécuté sur le continent chinois.(news)

    De rage, Jiang Zemin donne l'ordre à la police de "tirer pour tuer" sur les pratiquants de Falun Gong attrapés entrain d’afficher des matériaux d'information.

    Pendant plus de trois jours, la ville de Changchun se transforme en scène de chaos, 5 000 personnes étant arrêtés, le nombre de décès pendant cette période reste toujours inconnu (news).. Parmi ceux qui participent à la diffusion, plusieurs sont par la suite torturés en garde à vue, y compris M. Liu Chengjun, objet d'une action urgente d'Amnesty International (news). Des interceptions similaires des signaux de radiodiffusion continuent de façon sporadique dans toute la Chine les années suivantes.


    Novembre 2002
    Hu Jintao commence officiellement à remplacer Jiang, bien que Jiang et ses partisans profondément attachés à la persécution du Falun Gong - principalement Luo Gan, Zhou Yongkang, Jing Liu, Li Lanqing, et Zeng Qinghong – continuent à pousser la campagne.


    Juillet 2004
    Le nombre de cas documentés de pratiquants du Falun Gong décédés suite à la persécution la plupart suite à la torture en garde à vue, atteint les 1 000. Des estimations évaluent le nombre actuel de morts à 10 000.


    Novembre 2004
    Les "Neuf commentaires sur le Parti communiste" une série d'éditoriaux sur le Parti publié outremer par The Epoch Time (www.ninecommentaries.com), commencent à circuler clandestinement à travers la Chine. Les touristes ramènent des copies de Hong Kong, d'autres les téléchargent d’Internet ou les reçoivent dans des mails.

    Les Neuf commentaires incluent un chapitre sur la persécution du Falun Gong, et déclenchent une vague de dénonciations et de retraits du Pari et de ses organisations affiliées à travers toute la Chine et la diaspora chinoise


    Décembre 2004
    L'éminent avocat des droits de l'homme Gao Zhisheng de Pékin écrit au Congrès national du peuple à propos de la persécution du Falun Gong. Les mois qui suivent le cabinet de Gao est fermé, il est radié du barreau, traqué, placé en résidence surveillée et finalement détenu- en grande partie pour sa position ouverte sur la question sensible du Falun Gong et parce qu'il a démissionné du PCC. Le procureur Guo Guoting (report ) s'était déjà prononcé contre la persécution et avait été radié ()


    Juin 2005
    Le nombre de cas documentés de pratiquants du Falun Gong tués suite à la persécution dépasse les 2 500. (news).

    L'ancien diplomate chinois Chen Yonglin et l'ancien policier du bureau 610 Hao Fengjun désertent pour l’Australie en faisant sortir clandestinement des documents. Chen affirme qu'il y a 1000 espions chinois actifs, rien qu'en Australie. Hao dit qu'il a quitté la Chine après avoir assisté à la torture d'une adhérente du Falun Gong (report ).


    Mars 2006
    Une femme ayant travaillé dans un hôpital chinois et un journaliste chinois révèlent que les pratiquants du Falun Gong dans le nord-est de Sujiatun sont tués par milliers pour leurs organes. Alors que les éléments d’enquêtes s’accumulent dans les semaines qui suivent un médecin militaire chinois se présente et révèle que les atrocités ont lieu dans tout le pays (pour en savoir plus Organ Harvesting).).


    Juillet 2006
    L'ancien secrétaire d'Etat canadien David Kilgour et l'avocat international des droits de l'homme David Mathas publient un rapport avec des preuves, montrant que le prélèvement d'organes de pratiquants du Falun Gong en Chine semble plus répandu qu’on imaginait jusque là. ( http://organharvestinvestigation.net/)


    Mars 2007
    Le nombre de cas documentés de pratiquants de Falun Gong tués suite à la persécution dépasse les 3 000 (news)Selon les estimations, le nombre de décès réel serait beaucoup plus élevé.


    Mai 2008
    Le nombre de cas documentés de pratiquants de Falun Gong tués suite à la persécution dépasse les 3 000 (Voir news)Selon des estimations, le nombre de décès réel serait beaucoup plus élevé.

     

    Article original : http://faluninfo.net/print/225/

  • Chine : le Xinjiang sous une chape de plomb

    Un an après les émeutes, les Ouïgours font l'objet d'un apartheid rampant.


    Cliquez sur l'aperçu pour agrandir l'infographie.

    L'«empereur du Xinjiang» est tombé au printemps. Le tout-puissant, l'intouchable patron du Parti communiste du cru, a été relevé de ses fonctions fin avril. Wang Lequan tenait d'une main de fer depuis quinze ans cette immense région du nord-ouest chinois, qui abrite une forte population musulmane et turcophone. Quelques mois après les sanglantes émeutes interethniques qui avaient fait près de 200 morts en juillet 2009, les dirigeants chinois ont voulu envoyer le signal d'une nouvelle politique. Malgré cela, un an jour pour jour après les manifestations à Urumqi, le climat de peur et de méfiance a atteint une rare lourdeur.

    Côté Ouïgours, on fait le gros dos et les portes se ferment. «Parler à un étranger peut vous coûter très cher, raconte Nelza, une jeune étudiante, des milliers de gens ont été arrêtés. Mon cousin a été condamné à quinze ans de prison juste parce qu'il avait volé deux téléphones portables lors des émeutes.» La majorité des victimes de ces violences étaient des Hans, selon Pékin. Depuis, au moins 1500 personnes ont été arrêtées officiellement, bien plus selon diverses sources locales. Au printemps, 198 accusés avaient déjà été jugés et 25 -dont 23 Ouïgours- condamnés à mort. Côté Hans, on s'installe un peu dans une ségrégation de précaution, un apartheid rampant. «N'allez surtout pas dans un restaurant ouïgour, vous risquez de vous faire empoisonner», dit un commerçant. La presse officielle a annoncé il y a deux jours que 40.000 caméras de surveillance avaient été installées à Urumqi, dans les bus, les centres commerciaux, les écoles.

    Derrière la coupable et folle violence des émeutiers, les dirigeants chinois savent bien qu'il y a un terrible problème de frustration économique, un sentiment de marginalisation démographique et d'asphyxie religieuse et culturelle chez les Ouïgours. Le nouveau patron de la région, Zhang Chunxian, a reçu pour mission de lisser ces tensions.

    Comme au Tibet

    Des policiers patrouillent à Urumqi dans le Xinjiang.
    Des policiers patrouillent à Urumqi dans le Xinjiang. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

    Marié à une célèbre présentatrice de CCTV, cet ancien ministre des Transports de 57 ans a la réputation d'être un cadre ouvert et pondéré. En l'installant dans ses fonctions, le vice-président Xi Jinping l'a d'ailleurs décrit comme un esprit libéral et vanté son «sens de l'innovation». Il ne faut pourtant pas s'attendre à des inflexions majeures. Zhang Chunxian s'est empressé d'assurer qu'il allait «écraser les séparatistes». Et le Quotidien du peuple a annoncé le lancement du «projet Tianshan» -du nom d'une chaîne montagneuse du Xinjiang- destiné à «sauvegarder la culture d'État et l'idéologie».

    Comme au Tibet, la stratégie reste fondamentalement la même, en misant sur le développement pour renforcer la mainmise du centre. En mai, le bureau politique du comité central du Parti communiste a affirmé que «le développement social et économique au Xinjiang doit être renforcé de manière rapide et solide, avec comme priorité de garantir et d'améliorer la vie des gens afin que les groupes ethniques puissent être plus riches et plus heureux». L'objectif est de transformer la société à l'horizon 2020. Un nouveau plan de développement d'un milliard d'euros par an -soit 10 milliards sur la prochaine décennie- a été annoncé. Et, pour apaiser les critiques de prédation des richesses, Pékin a annoncé début juin la création d'une taxe de 5% sur les profits des exploitants des ressources énergétiques de la région.

    Mais, pour le professeur Ilham Tohti, de l'Université des minorités de Pékin, «les Ouïgours ne peuvent accepter la seule prospérité économique en échange du renoncement à leur liberté de culture, de langue et de religion». La destruction de la vieille ville de Kashgar, étape mythique de la Route de la soie, au nom de la «modernisation», est le triste symbole de cette politique peu subtile de la truelle et des billets de banque.

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    Tiré de: http://www.lefigaro.fr/international/2010/07/04/01003-20100704ARTFIG00220-chine-le-xinjiang-sous-une-chape-de-plomb.php

  • Arrivée du président chinois Hu Jintao à Ottawa

    Le président chinois Hu Jintao est arrivé à Ottawa mercredi en fin de journée pour une visite d'Etat de trois jours au Canada, suivie par le sommet du G20 à Toronto, selon des images retransmises en direct par les télévisions.M. Hu doit rencontrer jeudi le Premier ministre Stephen Harper pour aborder des enjeux bilatéraux, régionaux et globaux communs, et parler des opportunités pour renforcer les liens entre les deux pays.


    Il le retrouvera ensuite samedi et dimanche lors du sommet du G20. Lors de cette réunion des principaux pays industrialisés et émergents, le dirigeant chinois devra présenter ses positions sur deux questions intéressant la communauté internationale, le taux de change de la monnaie chinoise, le yuan, que plusieurs pays jugent sous-évalué, et sa politique à l'égard de la Corée du Nord.

    Tiré de: http://www.lesechos.fr/info/inter/afp_00262502-arrivee-du-president-chinois-hu-jintao-a-ottawa.htm

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