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Chine - Page 2

  • Chine : un hôpital construit pour tuer

    Des dizaines de milliers de personnes tuées à l'hôpital de Tianjin, en Chine, pour transplanter leurs organes pour le profit

    Des reportages de médias chinois se vantaient qu’en 2006, lorsqu’il travaillait au Premier hôpital central de Tianjin, le Dr Shen Zhongyang a effectué plus de 1 600 transplantations de foie. L’hôpital central de Tianjin, où il dirigeait un centre de transplantation, a récemment déménagé dans un nouveau bâtiment généreusement financé par les autorités locales. Shen Zhongyang avait fait breveter sa propre technique chirurgicale de perfusion et d’extraction rapide de foie. Les sites officiels de transplantation l’appelaient alors le « grand innovateur de transplantation » de la Chine.

    En glorifiant le chirurgien pour les vies sauvées grâce à ses opérations, la presse chinoise n’a pourtant pas accordé beaucoup d’attention à la source des organes qu’il avait transplantés. Il devient aujourd’hui évident que la carrière de Mr. Shen soulève une  question : d’où proviennent ces organes ?

    Selon l’explication des autorités, seuls les organes des prisonniers officiellement exécutés sont utilisés dans ce but. Par conséquent, le nombre de greffes devrait correspondre à peu près au nombre d’exécutions. À Tianjin, ce serait alors environ 40 exécutions par an – un nombre résultant de la comparaison entre la population de la ville, la population chinoise et le nombre total de condamnés à mort en Chine. Mais au Premier hôpital central de Tianjin, le nombre de transplantations est beaucoup, beaucoup trop élevé.

    Les chiffres officiels de l’hôpital central de Tianjin sont difficiles à trouver, mais en s’intéressant aux informations autour de l’établissement, il apparaît évident que l’hôpital – l’un des plus grands et réputés hôpitaux du pays, qui bénéficie depuis des années d’un important soutien des autorités chinoises – a transplanté beaucoup plus d’organes que ce qui aurait pu provenir des prisonniers exécutés.

    Le Premier hôpital central de Tianjin. (Fichiers de l’hôpital)

    Le Premier hôpital central de Tianjin. (Fichiers de l’hôpital)

    Après une étude des activités de l’hôpital basée sur les documents publics accessibles, Epoch Times a trouvé des preuves suffisantes pour émettre de forts doutes, sinon démentir entièrement la version officielle de l’approvisionnement d’organes en Chine. Tout simplement, il faut compter le nombre de greffes : il est beaucoup trop élevé. Cela pose un gros problème pour la Chine.

    Cela signifie que la grande majorité des organes transplantés au Premier hôpital central de Tianjin et, par extension, dans d’autres grands hôpitaux à travers le pays, ne pouvait pas provenir des prisonniers exécutés. Une quantité aussi importante d’organes ne pouvait pas provenir non plus des donneurs bénévoles, étant donné que l’introduction d’un système de dons d’organes volontaires a été très récemment entreprise en Chine et que ce système est encore à son stade initial.

    Cela soulève une autre question que les autorités chinoises ont toujours trouvé particulièrement frustrante et qu’elles n’ont jamais abordée : d’où proviennent en réalité ces organes ? Quelle est cette source d’organes secrète qui en 2000 a soudainement permis une expansion des capacités de transplantations d’organes à l’échelle nationale, dont le Premier hôpital central de Tianjin a représenté un modèle ?

    Pendant des années, des enquêteurs des droits de l’homme ont suggéré que les pratiquants de Falun Gong, une discipline spirituelle persécutée en Chine, constituaient cette source probable. Une disparité béante dans les chiffres de l’hôpital central de Tianjin, ainsi qu’une panoplie d’éléments de preuves indirectes, confirment l’urgence de considérer leurs conclusions.

    Cette question a été largement évitée par les hauts responsables de la communauté médicale internationale. Mais les preuves indirectes renforçant une autre explication – le massacre massif et organisé des prisonniers de conscience et l’utilisation de la médecine comme instrument d’enrichissement du pays le plus peuplé au monde –  continuent de croître, amenant à une frustration parmi les médecins qui trouvent que rien ne bouge dans ce domaine.

    L’ascension d’un chirurgien
    À la fin des années 1990, Shen Zhongyang, un chirurgien de transplantation du foie, ne pouvait pas aller plus loin dans sa carrière : l’industrie de la transplantation d’organes était peu développée en Chine et les opérations à risque. Les clients désirant recevoir des organes étaient peu nombreux et les sources d’organes bien limitées.

    En mai 1994, il effectue à Tianjin sa première greffe du foie après avoir convaincu un travailleur migrant de 37 ans souffrant de cirrhose de subir une transplantation. À l’époque, les greffes étaient effectuées sans frais pour les receveurs d’organes, principalement en raison du faible taux de réussite.

    Des années se sont écoulées sans grand changement, jusqu’au retour en 1998 de Shen Zhongyang du Japon où il avait obtenu son diplôme de docteur en médecine.  À son retour, il investit son propre argent (100 000 yuans / 13 500 euros) pour mettre en place une petite unité de transplantation à l’hôpital central de Tianjin.

    Au début, le progrès était lent : à la fin de 1998, son unité de transplantation n’avait effectué que sept greffes de foie. En 1999, ils en ont fait vingt-quatre.

    En 2000, les choses ont rapidement changé comme si une nouvelle source d’organes était subitement apparue. Au cours de la décennie suivante, Shen Zhongyang a été à la tête d’un des plus gros business de la transplantation d’organes en Chine.

    À l’hôpital de Tianjin, le nombre de greffes a commencé à progresser rapidement : 209 greffes de foie vers janvier 2002, puis un total cumulé de 1 000 greffes à la fin de 2003, selon un rapport publié dans Enorth Netnews, porte-parole des autorités municipales de Tianjin.

    Le succès du Premier hôpital central de Tianjin reflète tout le système chinois de la transplantation d’organes : l’absence de transparence ; des liens en coulisses avec le secteur paramilitaire ; des sources d’organes qui restent inexpliquées et leur obtention rapide (ce qui suggère l’existence d’un groupe de donneurs prêts à la demande) ; et une technique chirurgicale permettant de prélever les organes de donneurs vivants ou presque vivants.

    L’expansion
    L’événement le plus important de l’expansion du Premier hôpital central de Tianjin, ainsi que le signe évident de la confiance dans une offre d’organes abondante et incessante, a été l’investissement de 130 millions de yuans (17,5 millions d’euros) effectué en décembre 2003 par le Bureau de la santé municipale de Tianjin. Cet argent était destiné à la construction d’un bâtiment de transplantations de 17 étages (incluant le rez-de-chaussée et deux niveaux en sous-sol).

    Surnommé le Centre oriental de transplantation d’organes, le bâtiment de 500 lits et de 36 000 mètres carrés, devait devenir, selon Enorth Netnews, un « centre universel de transplantations capable d’effectuer des greffes de foie, de reins, de pancréas, d’os, de peau, de cheveux, de cellules souches, de cœur, de poumons, de cornées et de gorge ».

    Comparaison des investissements au Premier hôpital central de Tianjin pour les périodes 2003-2006 et 2015-2017

    Comparaison des investissements au Premier hôpital central de Tianjin pour les périodes 2003-2006 et 2015-2017 (Infographie Epoch Times)

    Le nouvel établissement de l’hôpital se composait d’un service d’urgence, d’un centre ambulatoire et d’un service de transplantation qui les surplombait.

    En 2004, tandis que le Centre oriental de transplantation était en cours de construction, afin de répondre à la demande l’empire de transplantation de Shen Zhongyang s’est étendu à cinq succursales à Tianjin, Pékin et dans la province du Shandong. Dans leurs documents officiels, le groupe a revendiqué effectuer le plus grand nombre de greffes du foie dans le monde et le plus grand nombre de greffes de reins en Chine.

    La succursale de Pékin se trouvait dans l’Hôpital général de la police armée du peuple, une force de police paramilitaire du Parti communiste  forte de plus d’un million d’agents.  Shen Zhongyang y occupait le poste du directeur du département de transplantation.

    Si un centre de transplantation d’organes en Chine devait être choisi comme le plus tristement célèbre, ce serait probablement le Centre oriental de transplantation de Tianjin. Cet établissement est devenu un véritable casse-tête pour les autorités chinoises et leur histoire officielle de l’industrie de transplantation d’organes en Chine.

    Un hôpital avec une histoire
    Le journaliste Ethan Gutmann a publié en 2014 un livre  « The Slaughter » (Ndr. Le massacre) documentant le massacre de masse des pratiquants de Falun Gong pour leurs organes, alors qu’ils sont détenus dans les prisons chinoises en tant que prisonniers de conscience. Il a qualifié le site web du Centre oriental de transplantation de Tianjin (www.cntransplant.com) comme le « tour favori du Parti ».

    « J’aurais aimé parler à des étudiants de grandes universités et demander à ceux qui ont des doutes de visiter ce site web sur leurs smartphones », a-t-il dit dans une interview avec Epoch Times peu de temps après que le site de l’hôpital ait été fermé en juin 2014.

    Ethan Gutmann avec son livre « The Slaughter » (Photo de l’auteur/Ethan Gutmann)

    Ethan Gutmann avec son livre « The Slaughter » (Photo de l’auteur/Ethan Gutmann)

    L’hôpital a inspiré une lettre critique écrite début 2014 par des représentants de The Transplantation Society (La Société internationale de transplantation d’organes) accusant la Chine de bafouer ses récentes promesses de ne plus utiliser les organes des prisonniers exécutés.

    « Le site de Tianjin continue à inviter les patients internationaux en quête des greffes d’organes », disait la lettre co-signée par The Transplantation Society. « Les abus sous-jacents de ces professionnels de la santé et la collusion généralisée pour le profit sont inacceptables. »

    Cette opération commerciale de grande envergure du site de l’hôpital ciblaient publiquement les clients fortunés avec un produit très rare en prime : des organes humains frais, disponibles rapidement et sans poser trop de questions.

    Selon les enquêteurs, le fait qu’un centre si grand et sophistiqué ait été construit et rempli de personnel, équipé et utilisé à très grande capacité pendant près d’une décennie, alors que la Chine n’avait pratiquement pas de système de dons volontaires, amène à des conclusions effrayantes.

    « Cela signifie qu’il y a une conviction absolue que vous allez trouver des donneurs pour fournir ces organes », a expliqué dans un entretien téléphonique Maria Fiatarone Singh, professeure de médecine de la santé à l’Université de Sydney.

    « Dans le contexte d’une absence de système de dons volontaires, cela implique une conviction assurée que cette offre, contraire à l’éthique, restera importante et continue, et qu’il y aura un bénéfice énorme à en tirer. » Mme Singh est membre du conseil d’administration de Doctors Against Forced Organ Harvesting (DAFOH), une organisation de médecins ayant comme but la sensibilisation aux abus de transplantation d’organes en Chine.

    Mais combien de greffes d’organes ont été effectuée en réalité au Premier hôpital central de Tianjin ?

    Lire l'enquête complète sur: http://www.epochtimes.fr/chine-un-hopital-construit-pour-tuer-10670.html

  • La parodie de la simplification des caractères chinois modernes

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    Calligraphie chinoise par une impératrice japonaise du 8ème siècle

    Un amour sans coeur, des villages dépeuplés. Voler d’une seule aile, tomber dans un puits : on nous dit que c’est le “progrès.” Cela pourrait être les premières lignes d’histoires à propos de calamités ou de dystopies kafkaiesques, mais ce ne sont en réalité que des interprétations valides et peut être inévitables de l’écriture chinoise moderne.

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    L’écriture chinoise indique le sens plutôt que le son, à la différence de presque toutes les autres langues vivantes du monde. Mais dans la Chine d’aujourd’hui, où les autorités communistes ont introduit les caractères simplifiés au nom de la modernisation, même des concepts élémentaires ont été dénaturés par les formes altérées des mots écrits.

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    Une des choses qu’ont faites les Communistes en arrivant au pouvoir en Chine, il y de cela 65 ans, a été d’attaquer tout ce qu’ils voyaient comme étant "contre-révolutionnaire." Cet assaut concernait principalement les relations sociales et la foi religieuse, mais le langage a été également affecté.

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    À la suite des réformes, le caractère pour “amour” s’est vu retirer le “cœur”; le symbole pour “voler” a perdu une de ses ailes, et le caractère signifiant “entrer,” qui à l’origine contenait un symbole signifiant “beau ou bien” a été changé pour inclure “puits” (Celui duquel on tire de l’eau, ou utilisé dans les suicides). “Village” s’est fait extorquer les deux-tiers de son volume —la partie signifiant “personne.”

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    Autres exemples : le caractère pour “sage” ou “saint,” ne présente plus sa “bouche” et son “oreille,” suggérant un intellectuel stupide. “Farine” a été vidée de “blé.” Le mot pour “fils” ou“enfant” qui symbolisait autrefois le crane en développement d’un nouveau-né a été décapité. “Vendre” consiste à présent en un “Couteau” suspendu comme une menace au-dessus d’une “tête.”

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    Écriture simplifiée, Histoire amputée

    Pour trouver comment cette profanation brutale de l’écriture traditionnelle chinoise s’est produite, nous devons considérer l’histoire récente.

    Les caractères chinois remontent à des temps légendaires, et ont été codifiés par le Premier Empereur de la Chine (r. 220 Av.JC. —210 Av.JC.) il y a plus de 2,000 ans. Bien que certains styles calligraphiques ou épistolaires aient facilité l’utilisation officieuse de raccourcis selon le goût personnel de l’auteur, les formes officielles sont restées pour la plupart inchangées jusqu’à l’histoire récente.

    Au vingtième siècle, cependant, la Chine a souffert culturellement de guerres et de révolutions dévastatrices.

    La dernière dynastie impériale, les Qing (1644—1911), s’est effondrée et a été remplacée par une république luttant contre les seigneurs de guerre pour gouverner le pays. Essayant de diagnostiquer les faiblesses de la Chine, des intellectuels radicaux ont dirigé leur frustration contre la culture traditionnelle.

    Parmi ces intellectuels, l’érudit Fu Sinian a appelé les caractères chinois "l'écriture des démons boeuf et des dieux serpent." Lu Xun, un romancier plus tard rendu célèbre par l’establishment communiste a résumé sa vision de son pays en écrivant dans la déclaration : “Si les caractères chinois ne sont pas détruits, la Chine périra.”

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    "Brisez le vieux monde, créez un nouveau monde." imprimé avec un chinois simplifié sans serif gras, des affiches comme celle-ci étaient communes lors des mouvements politiques communistes en Chine.

    Lorsque le parti communiste chinois a décidé de simplifier les caractères chinois, de nombreux intellectuels étaient contre ces changements, mais c’était inutile—le Président Mao lui-même était en faveur de la première simplification puis de la totale éradication de l’écriture chinoise idéographique. Les premiers documents promulguant les caractères chinois simplifiés pour l’usage officiel sont apparus en 1956 puis en 1964.

    L’érudit et célèbre archéologue Chen Mengjia, qui s’était ouvertement exprimé contre la simplification a été étiqueté " droitier " et envoyé dans un camp de travail en 1957. En 1966, au commencement de la Révolution culturelle, il a été sévèrement critiqué et poussé au suicide.

    Tandis que les caractères simplifiés sont devenus omniprésents en Chine continentale, les écritures traditionnelles sont toujours utilisées à Taiwan et Hong Kong.

    En outre, le plan de supprimer complètement les caractères chinois (comme ça été le cas au Vietnam, où l’écriture sino-vietnamienne a été remplacée par un système romanisé conçu par les colons français) ne s'est jamais réalisé.


    Simplifié ou Traditionnel ?

    Alors que la nation la plus peuplée du monde multiplie ses connections avec le reste du monde, l’étude du Chinois en tant que langue étrangère gagne rapidement en popularité. Le plus souvent, les étudiants en langue chinoise dans les universités et les collèges américains se voient offrir de choisir entre le simplifié et le traditionnel, mais la taille et l’influence massives du continent signifient que la plupart apprennent le simplifié par défaut. Étudier les caractères traditionnels c’est aller à contre-courant.

    Cependant, l’écriture chinoise traditionnelle est essentielle pour une compréhension plus profonde de la langue. De nombreux caractères ont été simplifiés avec seulement le langage parlé à l’esprit, ignorant les anciens styles qui soulignaient la subtilité et différents niveaux de signification. Ceci vaut en particulier pour les principaux textes des grands philosophes et écrivains de l’antiquité ; qui choisissaient leurs mots soigneusement et avec modération.

    Historiquement, les caractères chinois ont aidé à maintenir une identité unifiée à travers différents groupes ethniques et communautés linguistiques dans une nation de la taille de l’Europe, et ont été utilisés comme une langue véhiculaire écrite même parmi les lettrés de nations non-chinoises. La langue japonaise courante utilise encore des milliers de caractères chinois avec leur propre écriture phonétique, et lorsque les intellectuels coréens et vietnamiens étudient leurs propres histoires, ils doivent d’abord maîtriser l’ancienne écriture chinoise.

    Tiré de: http://www.theepochtimes.com/n3/1349398-simplified-beyond-sense-the-travesty-of-modern-chinese-writing/

  • Conséquences de la politique de l’enfant unique ou le grand écart des générations

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    Il n’est pas facile de vieillir dans la Chine actuelle. La politique de l’enfant unique a en effet créé un déséquilibre entre la population jeune et la population âgée. Les jeunes, moins nombreux, ne peuvent pas s’occuper des aînés dont le nombre augmente.

    Le canton de Rudong situé dans la province de Jiangsu dans l’est de la Chine est l’épicentre de ce phénomène causé par la politique de l’enfant unique. En effet, dans ce canton, la croissance de la population est en baisse depuis bien plus longtemps que partout ailleurs en Chine.

    Les situations de souffrances des personnes âgées à cause de la politique de l’enfant unique sont flagrantes à Rudong et elles ont été confirmées par un rapport publié récemment sur les personnes âgées vivant en milieu rural.

    Wang Yinyin est une maman de 28 ans vivant à Rudong. Selon un reportage du journal à diffusion nationale, Southern Weekly, dix-huit personnes représentant cinq générations différentes vivent sous son toit.

    Treize d’entre elles ont plus de 50 ans contre seulement quatre jeunes adultes. Le décalage dans la répartition de la population par catégories d’âge est dû à la politique de l’État qui autorise un seul enfant par couple. Cette politique a été appliquée dans toute la Chine par des méthodes draconiennes, tels que de lourdes amendes, des stérilisations forcées et des avortements forcés, en cas de non-respect de cette loi.

    Zhu Xuezhen, 92 ans, est la plus âgée dans la maison de Wang Yinyin. Elle est alitée depuis un an et ses deux filles, toutes les deux septuagénaires, s’occupent d’elle à tour de rôle.

    Les huit membres de la troisième génération sont ceux qui apportent le plus d’argent à la maison. D’ici une décennie ou deux, ils deviendront, à leur tour, le plus gros fardeau pour leur descendance.

    La quatrième génération de cette grande famille est née dans les années 1980. Produits de la politique de l’enfant unique, ils n’en sont qu’au début de leur vie et travaillent durement. Wang Yinyin fait partie de cette quatrième génération. Quant à sa fille, elle représente à elle seule la cinquième génération et elle est âgée de 4 ans à peine.

    Wang Yinyina déclaré avoir la charge des huit membres les plus âgés de la famille, y compris ceux du côté de son époux. Pour le moment, la charge de travail est partagée. Dans cette famille nombreuse traditionnelle, où plus d’une dizaine de personnes de différentes générations vivent et mangent sous le même toit, les plus jeunes comptent en effet sur leurs aînés pour s’occuper les uns des autres, de sorte que ces jeunes puissent travailler et faire vivre tout le monde.

    Exemple du canton de Rudong

    Chen Youhua, professeur en démographie et sciences sociales à l’université de Nanjing a déclaré au Southern Weekly: «Le planning familial a débuté en Chine dans les années 1970 et la politique de l’enfant unique dans les années 1980. Le planning familial de Rudong a débuté, quant à lui, dans les années 1960. Une décennie plus tard, le taux de fertilité était déjà en chute libre avant même la mise en place d’une planification des naissances stricte dans les années 1980.»

    Selon les autorités du canton, la population de Rudong a vingt ans de plus que le reste de la Chine.

    La croissance négative de la population a débuté en 1997. Les données montrent que le canton de Rudong comptait 2.200 personnes de moins en 2014 par rapport à 2013. Le taux d’accroissement naturel de la population était alors négatif: - 3,62%.

    Le directeur adjoint du bureau des affaires civiles du canton de Rudong, Cui Hongxia, a déclaré qu’à la fin de l’année 2014, 29,26% de la population du canton était âgée de plus de 60 ans, ce qui correspond à plus de 280.000 sexagénaires et plus. Selon la convention internationale de classification des populations par âge, une population est considérée comme «âgée» lorsque plus de 10% de la population a plus de 60 ans, c’est largement le cas pour Rudong.

    Actuellement, 8.400 personnes âgées à Rudong peuvent être admises dans des maisons de retraite médicalisées. Cependant, la majorité des 4.292 lits des 14 municipalités de Rudong est vacante, la plupart des personnes âgées n’ayant pas les moyens d’y être hospitalisées.

    Les tendances nationales

    Alors que Rudong a vieilli plus rapidement que le reste de la Chine, ce canton n’est pas un cas unique.

    Zhang Xiong, doyen du département des sciences humaines à l’Université des finances et de l’économie de Shanghai, a mené une enquête à grande échelle sur les conditions de vie des personnes âgées dans la Chine rurale. Le but de cette étude était de mieux comprendre cette problématique sociale de vieillissement de la population qui est en train de prendre de l’ampleur. Les résultats de l’enquête on été publiés le 21 avril dans un rapport présenté lors d’un séminaire à l’université.

    L’équipe s’est rendue dans 731 villages de 31 provinces, agglomérations et régions autonomes, pour réaliser l’enquête. 10.421 questionnaires ont pu être complétés. Les personnes âgées ont été interrogées sur des thèmes relatifs à leur santé, leurs finances personnelles, leur vie sociale et l’accès aux services.

    Le rapport montre que la grande majorité des personnes âgées chinoises sont prises en charge par leurs enfants, mais le nombre de seniors isolés est lui aussi en augmentation.

    Au niveau national, près de 19,1% des foyers ruraux sont tenus par des personnes âgées.

    Beaucoup de personnes âgées vivant encore chez elles ne sont pas retraitées, mais sont plutôt chargées de s’occuper de leurs petits-enfants dont les parents ont dû émigrer en ville pour travailler. 12% des foyers sont tenus par un jeune adulte et au moins un parent âgé.

    Les difficultés les plus importantes mentionnées par les personnes âgées interrogées sont: les revenus limités, l’absence de services médicaux et hospitaliers adaptés à leurs faibles moyens financiers et un manque de soutien affectif de la part des membres de leur famille.

    Lire la suite sur:http://www.epochtimes.fr/front/15/5/20/n3511226/consequences-de-la-politique-de-lenfant-unique-ou-le-grand-ecart-des-generations.htm

  • Le rôle de Jiang Zemin dans la persécution du Falun Gong, d'après les documents officiels

    Chine, Jiang zemin, 1999, persécution, Falun Gong, documents, officiels, juridiques, bureau 6.10, droits de l'homme, justice internationale, génocideÉcrit par Human Rights Law Foundation

    A. Le rôle de Jiang Zemin dans la persécution

    Jiang Zemin, ancien Secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC), a personnellement lancé, planifié, exécuté et contrôlé la répression envers le Falun Gong. Il a établi cette répression non pas comme un programme d'application de la loi dans un contexte de droit ou de procédure pénale, mais comme une campagne politique extra-judiciaire utilisant le personnel et les ressources du PCC – et non l'État.

    À l'époque de l'initiation de la violente persécution du Falun Gong, Jiang Zemin était le responsable le plus haut placé en Chine. Il a occupé deux postes principaux importants dans cette affaire : tout d'abord, il a été Secrétaire général du PCC de 1989 à 2002. Ensuite, il a été Président de Chine entre 1989 et 2003. Il a également été président de la Commission militaire centrale de 1989 à 2005, un poste qui a renforcé son pouvoir en Chine en tant que personnage au centre d'un important réseau qui a maintenu une influence non-officielle sur ses successeurs.

    En tant que Secrétaire général du PCC, Jiang Zemin représentait l'autorité directrice au sein des sept membres du Comité permanent du Politburo qui contrôle le Politburo du PCC, qui contrôle le Comité central du PCC, qui contrôle chacun des comités subsidiaires régionaux du PCC. Sous le système de gouvernance autoritaire à parti unique en Chine, ces comités du PCC exerçaient tous un contrôle élevé sur les organes de gouvernance parallèles à divers niveaux et en particulier au sein de la hiérarchie de la sécurité.

    En juin 1999, Jiang Zemin a ordonné l'établissement d'un nouveau groupe de direction extra-judiciaire du PCC, le « Groupe pilote pour la gestion de la question du Falun Gong » et son bureau opératoire intitulé « Bureau 610 », pour faire appliquer la persécution. [1] Après sa création, le « Bureau 610 » est devenu le premier outil, la première plate-forme de commande permettant à Jiang Zemin de superviser personnellement la persécution du Falun Gong. En décembre 2013, l'existence de ce « Groupe pilote » et du Bureau 610 a été publiquement confirmée par la Commission d'inspection de la discipline du PCC dans une annonce au sujet de l'enquête disciplinaire officielle concernant Li Dongsheng, vice-directeur du Groupe dirigeant et directeur du Bureau 610. [2]

    Jiang Zemin a planifié, dirigé et supervisé la mise à exécution de la violente persécution du Falun Gong à partir de juillet 1999. Ses lettres et discours adressés aux hauts dirigeants du PCC sont devenus des documents internes officiels du Comité central du PCC, ordonnant la préparation et les instructions pour la persécution. Il a établi la chaîne de commande pour la persécution, en particulier par la création du « Groupe pilote » et du « Bureau 610 » comme des corps autoritaires internes au PCC capables d'ordonner à des agents de niveaux inférieurs du PCC et de l'État de commettre de mauvaises actions à l'encontre des pratiquants du Falun Gong.

    En 2002 et 2003, Jiang Zemin a pris sa retraite des postes de Secrétaire général du PCC puis de Président de Chine. Mais il a gardé ses fonctions de Président de la Commission militaire centrale du PCC et de l'État jusqu'en novembre 2004 et en mars 2005 respectivement. Ainsi, il est resté en position d'exercer des pressions sur son successeur Hu Jintao pour l'empêcher de mettre fin à la persécution. [3] Même après sa retraite complète en 2005, Jiang Zemin a continué à superviser la persécution grâce à un important changement au sein du Comité permanent au sommet du PCC. Jiang a modifié les règles du pouvoir en élargissant le Comité permanent du Politburo de 7 à 9 membres en y ajoutant deux nouveaux membres : Luo Gan (responsable des forces de sécurité en tant que directeur du Comité des affaires politiques et juridiques (CAPJ) et Li Changchun (responsable de la propagande). Jiang Zemin a continué de coopérer avec Luo Gan, Li Changchun et d'autres alliés proches comme Zhou Yongkang, pour diriger la persécution après sa retraite officielle. [4]

     

    1. La préparation et l'initiation de la persécution par Jiang Zemin

    Le 25 avril 1999, à la suite de quelques incidents localisés durant lesquels plusieurs pratiquants de Falun Gong avaient été rudement traités par des agents de sécurité de bas niveaux, plusieurs milliers de pratiquants de Falun Gong s'étaient paisiblement et légalement rassemblés devant un bureau d'appel des autorités pour demander la reconnaissance publique officielle de leur droit légal de pratiquer le Falun Gong. Les autorités des organes d'appel ont commencé par assurer les pratiquants de Falun Gong que leurs convictions n'étaient en aucune façon interdites. Trois mois plus tard, le 20 juillet 1999, la persécution extra-judiciaire menée par le PCC commençait.

    Au cours de ces trois mois, Jiang Zemin a établi une chaîne de commande extra-judiciaire pour persécuter le Falun Gong. Il a donné des discours ou écrit des lettres au moins quatre fois, utilisant de son influence personnelle et de son autorité au sein du PCC pour appeler à la violente répression contre le Falun Gong et cherchant à créer un consensus du PCC autour de cette décision. (Note : la seconde partie de cet article traitera de l'histoire et de la nature des campagnes politiques extra-judiciaires en Chine.)

    Au moins trois de ces déclaration intra-PCC de Jiang Zemin sont devenues des documents internes officiels du leadership central du PCC, ordonnant aux bureaux inférieurs du PCC de se conformer à la persécution. Les ordres de Jiang Zemin les plus largement distribués de commencer la persécution sont décrits ci-dessous.

    a. DOCUMENT I (Lettre du 25 avril 1999)

    Le 27 avril 1999, le Bureau du Comité central du PCC a publié une « Note concernant la copie et la distribution de la 'Lettre de Jiang Zemin aux membres du Comité permanent du Politburo et autres dirigeants en rapport' ». [5] Cette note ordonnait aux dirigeants du PCC d'étudier une lettre rédigée par Jiang Zemin la nuit du 25 avril 1999. Elle ordonnait aussi aux dirigeants du PCC d'appliquer les directives contenues dans la lettre et de rapporter au Comité central du PCC leur progression dans l'application de ces ordres. Selon cette note, c'est Jiang Zemin qui a personnellement décidé de réagir à l'appel pacifique des pratiquants du Falun Gong par une violente persécution. La lettre de Jiang Zemin et la note montraient qu'il cherchait à imposer son point de vue aux hauts dirigeants du PCC. (La note ordonnait aux dirigeants du PCC d'étudier et d'appliquer la lettre plutôt que de demander des suggestions et des conseils.)

    Dans cette lettre, Jiang Zemin adressait quelques signaux importants aux dirigeants du PCC :

    - [Cet incident de l'appel pacifique du 25 avril] était-il lié à des pays étrangers et occidentaux ? Les 'mains du Maître' ont-elles planifié et dirigé en coulisses ? » L'usage de ce langage militariste et agressif envers les pratiquants du Falun Gong était un signe du lancement de la violente répression avant même qu'aucune enquête n'ait été ouverte au sujet de cet appel pacifique.

    - « Le marxisme, le matérialisme et l'athéisme que nous les communistes possédons ne peuvent-ils l'emporter sur la théorie défendue par le Falun Gong ? Si cela était vrai, ce serait vraiment une blague ! »

    - « Cet incident a montré les faiblesses de notre travail idéologique, politique et sur les masses dans certaines régions et sections. Nous devons insister pour former les cadres et le public à la bonne vision, la bonne philosophie et les bonnes valeurs sur le monde... Nos dirigeants de tous les niveaux et en particulier des plus hauts niveaux, devraient maintenant avoir l'esprit clair ! » Cela indiquait que les dirigeants des hauts niveaux du PCC ne voulaient pas encore se conformer à la répression. C'était un ordre personnel de Jiang Zemin. Ainsi, il devenait nécessaire de « former les cadres et le public » et de s'assurer que les hauts dirigeants avaient « l'esprit clair » au sujet de la requête de Jiang Zemin pour qu'ils suivent la persécution.

    b. Lettre du 29 avril 1999 (document actuellement indisponible)

    Malheureusement, nous n'avons pas de copie de cette lettre. Nous savons seulement que cette seconde lettre de Jiang Zemin était adressée aux 25 membres dirigeants du Politburo. Le contenu étudiait comment le PCC devrait « réagir » à ce que la lettre décrivait comme « un rassemblement des pratiquants du Falun Gong les 1er, 2 et 3 mai ». [6] Il n'y a jamais eu aucun rapport de médias chinois ou occidentaux d'aucune source au sujet de ce « rassemblement » et il semble donc probable que Jiang Zemin ait simplement eu recours à une nouvelle excuse pour mobiliser son plan de persécution.

    c. DOCUMENT II : note du 8 mai 1999

    Voici le second document disponible : « Note concernant l'impression et la distribution des 'Instructions du Camarade Jiang Zemin aux membres du Politburo, des bureaux des secrétaires du parti central et de la Commission militaire centrale du PCC' par le Bureau du Comité central du PCC » Document officiel #19 du Bureau du Comité central du PCC [1999]). Ce document a été officiellement envoyé le 23 mai 1999 selon les instructions de Jiang Zemin concernant le Falun Gong et publiées le 8 mai. [7] Les Comités du PCC des niveaux provinciaux ont organisé des réunions pour étudier ce document autour du 28 mai 1999. [8] Jusqu'à présent, nous n'avons aucune copie originale. Le contenu du document présente les moyens de préparer en secret la persécution du Falun Gong (entre autres, comment punir sévèrement les pratiquants de Falun Gong, quelles ressources du PCC utiliser dans ce but et qui devrait être responsable d'appliquer les ordres du PCC en ce qui concerne ces tâches). Ce document a été rendu disponible comme preuve car il a été annexé et mentionné par un document officiel du Comité du PCC de la province du Hebei : (Document officiel du Hebei [1999] #21 « Suivre et appliquer sérieusement l'ordre du 'Document officiel du Bureau du Comité central du PCC [1999] #19' ») [9] Ce document a été révélé par Xu Xinmu, qui travaillait pour les autorités provinciales du Hebei. [10]

    Lire la suite de cet exposé juridique sur: http://fr.clearharmony.net/articles/a117340-Le-role-de-Jiang-Zemin-dans-la-persecution-du-Falun-Gong-%E2%80%93-dossier-juridique.html

  • Le système social chinois génère des millions d’orphelins et d’enfants abandonnés

    Le 15 mars dernier, lorsque Wei Qiang a téléphoné chez lui et que personne n’a répondu, il ne s’est pas trop inquiété. Mais quand le scénario s’est répété trois jours plus tard, il a compris que quelque chose était arrivé. Il a appelé ses voisins et leur a demandé d’aller jeter un œil à son domicile où habitaient seules sa mère de 44 ans et sa fille âgée d’un an.

    Une scène tragique a été découverte au domicile de Wei Qiang, situé dans la ville de Suzhou, province d’Anhui, dans l’est de la Chine. Selon le journal d’État Guandong News daté du 25 mars dernier, la mère de Wei Qiang était décédée et sa fille s’apprêtait à rendre son dernier souffle. Heureusement, grâce aux soins d’urgence donnés à l’hôpital, l’enfant a survécu.

    Comme Wei Qiang et son épouse, des millions de Chinois originaires des régions rurales migrent vers les villes pour trouver du travail en laissant leurs enfants dans les villages auprès de leurs parents plus âgés. Selon un communiqué de l’agence de presse Xinhua, porte-parole officiel du régime chinois, datant du 13 mars, on compte actuellement en Chine 60 millions de ces enfants «laissés en arrière».

    Ces enfants sont vulnérables. Selon Xinhua, 49,2% de ces enfants ont été victimes d’accidents divers en 2014 et 18,6% des cas d’agressions sexuelles sur des jeunes femmes concernaient des filles «laissées en arrière».

    Toujours selon Xinhua, en mars 2014, une petite fille de 12 ans vivant à Guang’an dans la province du Sichuan à l’est de la Chine, a mis le feu à la maison de ses voisins, pensant que cet incident ramènerait sa mère à la maison.

    L’origine du problème repose dans le système d’enregistrement des ménages en Chine. Le recensement officiel identifie chaque personne par son nom, ses parents, son époux, sa date de naissance et son lieu de résidence. Chaque personne est autorisée à vivre seulement dans le lieu où elle est enregistrée.

    Pourtant, Wei Qiang, comme les autres travailleurs migrants, est confronté à un système qui le contraint à déménager dans des villes où ils n’a pas de statut légal pour pouvoir obtenir un travail. Ainsi, les travailleurs migrants n’ont pas accès aux services sociaux et leurs enfants ne sont pas autorisés à s’inscrire dans les écoles de ces villes. C’est pourquoi les travailleurs sont obligés de «laisser» leurs enfants «derrière eux».

    Des orphelins de fait

    Le système d’enregistrement des ménages a créé un autre problème de société. Selon un rapport publié le  23 mars dernier sur People’s Net, le site web officiel du Quotidien du peuple, il y a environ 580.000 «orphelins de fait» en Chine. Il s’agit d’enfants privés de l’attention la plus élémentaire lorsque leur unique parent est porté disparu, malade mental, emprisonné ou gravement handicapé.

    Selon People’s Net, tandis que les orphelins reconnus par l’administration peuvent recevoir une allocation mensuelle de la part des autorités locales dans la province du Shaanxi, nord-ouest de la Chine, les orphelins «de fait», eux, ne reçoivent rien s’ils ne peuvent apporter la preuve que leurs deux parents sont décédés.

    Lire la suite sur: http://www.epochtimes.fr/front/15/4/28/n3511143/le-systeme-social-chinois-genere-des-millions-dorphelins-et-denfants-abandonnes.htm

  • La cité interdite, un palais unique au monde

    Un excellent documentaire de Des Racines et des Ailes sur la cité interdite de Pékin.

    Siège du pouvoir suprême pendant plus de cinq siècles (1416-1911), la Cité interdite à Beijing, avec ses jardins paysagers et ses nombreux bâtiments dont près de 10 000 salles renferment meubles et œuvres d’art, constitue un témoignage inestimable de la civilisation chinoise au temps des Ming et des Qing. Le palais impérial de la dynastie Qing à Shenyang est constitué de 114 édifices construits entre 1625-26 et 1783. Il comporte une importante bibliothèque et témoigne de la fondation de la dernière dynastie qui dirigea la Chine avant son expansion vers le centre du pays et le transfert de la capitale à Beijing. Le palais impérial de Shenyang devint une annexe du palais impérial de Beijing. Cet ensemble architectural remarquable représente un important témoignage de l’histoire de la dynastie Qing et des traditions culturelles des Mandchous et des autres tribus du nord de la Chine.

    Tiré de: http://whc.unesco.org/fr/list/439/

  • Le «made in China» boudé localement, l’économie chinoise en pâtit

    Les projets du régime chinois de création d’une classe moyenne de consommateurs ont encore du chemin à faire. En effet, plutôt que de dépenser leur argent pour des produits fabriqués en Chine, les Chinois aisés préfèrent se rendre à l’étranger pour acheter toutes sortes de marchandises, allant du lait en poudre jusqu’aux lunettes de toilette.

    C’est en novembre 2012 que Xi Jinping, le dirigeant du régime chinois, a parlé pour la première fois du «rêve chinois». Face à un pays rongé par la corruption et à une bulle économique croissante, il a concrétisé ce concept deux ans plus tard par un projet visant à créer une classe moyenne chinoise qui deviendrait la pierre angulaire de la société.

    Selon l’agence de presse officielle Xinhua, Cheng Li, directeur de recherche et professeur agrégé au Centre chinois John Thornton de l’Institut Brookings, a décrit le «rêve chinois» de Xi Jinping comme «un plan pour développer la classe moyenne chinoise».

    Derrière l’image de puissancechine,made in china,économie chinoise,régime,consommateurs,chinois,xi jinping,xinhua,production,marché intérieur économique et de centre mondial de production se cache un pays qui perd lentement son prestige économique en même temps que son économie ralentit. Le fait que les Chinois n’aient pas confiance dans les produits «made in China» est un problème crucial.

    Plutôt que de dépenser leur argent en Chine, les membres de la classe moyenne chinoise préfèrent se rendre à l’étranger pour ramener autant de biens qu’ils peuvent. Les Hongkongais donnent à ces acheteurs venant de Chine continentale le sobriquet de «criquets » prêts à acheter tout ce qu’ils peuvent - du lait en poudre, des bijoux, des sacs de riz, des lunettes de toilette, des cuiseurs de riz, etc.

    L’insistance du régime chinois sur la croissance économique au détriment de la qualité de la production a provoqué une pollution généralisée. Selon le portail chinois d’informations Sina.com, des données publiées en avril 2014  par le ministère chinois de la Protection de l’environnement, montrent que plus de 16% du territoire chinois est pollué.

    Selon un rapport de Sina.com, certains agriculteurs chinois refusent même de manger le riz qu’ils produisent à cause de l’importante pollution des sols.

    Le Japon est également touché par l’invasion des «criquets» chinois. «Dès que les touristes de Chine continentale débarquent, ils vident complètement nos stocks de lunettes de toilette», a confié le vendeur d’un magasin hors-taxe japonais à l’agence Xinhua le 27 janvier dernier.

    Selon Sina.com, des sacs de riz cultivé au Japon vendus sur le site Taobao, la version chinoise de eBay, portaient le slogan «Riz non pollué aux métaux lourds, contrairement à celui cultivé eu Chine,».

    L’agence Xinhua, a même commenté la situation: «Dans l’avenir, pourra-t-il y avoir un produit fabriqué en Chine suffisamment acceptable pour que nos Chinois de la classe moyenne n’aille plus se procurer de simples lunettes de toilette à l’étranger?»

    En se tournant vers les produits étrangers, les consommateurs chinois mettent l’économie de leur pays à rude épreuve. L’image d’«économie en plein essor» de la Chine est en train de ternir. Une récente enquête de l’Institut Gallup a démontré que les Américains sont de moins en moins intimidés par l’économie chinoise. Selon cette enquête, 60% des Américains ne considèrent plus l’économie chinoise comme une menace sérieuse pour les intérêts vitaux des États-Unis, contre 48% en 2013 et 2014.

    Tiré de:http://www.epochtimes.fr/front/15/4/27/n3511140/le-made-in-china-boude-localement-leconomie-chinoise-en-patit.htm

  • Des survivantes de la prison pour femmes du Liaoning racontent leurs tortures

    Six pratiquantes de Falun Gong qui ont survécu à la torture dans la prison pour femmes du Liaoning ont récemment raconté leurs expériences obsédantes.

    Les abus sexuels et les coups

    Mme Zhang Shuxia avait 60 ans quand elle a été emmenée à la prison pour femmes du Liaoning en 2005. La police a donné l'ordre à deux prisonnières de mettre du piment fort dans son vagin. Ils l'ont forcée à boire de l'eau salée bouillante dans laquelle avaient trempé des piments forts. Ils ont versé de l'eau poivrée sur ses fesses, puis l'ont forcée à boire l'eau souillée.

    Mme Liu Shuyuan, âgée de 62 ans, a raconté comment elle a été déshabillée et violemment battue quand elle a été détenue dans la prison pour femmes du Liaoning au cours de l'été 2005. Le corps de Mme Liu était recouvert de coupures et de contusions. Ses tortionnaires lui ont frotté du sel dans les blessures pendant qu'elles continuaient à la battre.

    Chine, femme, violence, prison, torture, Liaoning, victimes, abus sexuelsChocs électriques

    Mme Wu Yuping a été torturée avec des matraques électriques en 2003 et 2004 à la prison pour femmes du Liaoning. Au cours du printemps 2003, la police a utilisé des matraques électriques sur sa bouche, qui est rapidement devenue très enflée. Le 5 avril 2004, comme Mme Wu refusait d'abandonner sa croyance dans le Falun Gong, les policiers se sont relayés pour lui asséner des électrochocs de 9h00 à 16h00. Plusieurs mois plus tard, son dos portait encore des traces des brûlures.

    " Ligotée " et le " lit du mort "

    Mme Liu Zhi, âgée de 51 ans, a été emmenée à la prison pour femmes du Liaoning en juillet 2011. Là, elle a été attachée sur le « lit de mort ». Ses bras et ses jambes ont été étirés et fixés aux quatre coins du cadre en métal d'un lit. Elle a été maintenue dans cette position 24 heures sur 24 pendant des jours chaque fois. Elle n'était pas détachée, même pour les repas.

    Quand la famille de Mme Liu lui a rendu visite en prison en septembre, elle avait besoin d'aide pour marcher parce que ses pieds et ses jambes étaient enflés. Elle ne pouvait pas attacher ses propres chaussures, puisqu'elle ne pouvait plus desserrer les poings. Elle ne pouvait plus lever les bras jusqu'au niveau de sa tête. Elle était incapable de s'asseoir droite sur une chaise et ne faisait que tomber.

    Mme Chen Shang, âgée de 37 ans, a été détenue dans le prison pour femmes du Liaoning en 2009. Elle a été soumise à la torture d'"être ligotée" pendant longtemps. De même que le " lit du mort ", cette torture oblige les victimes à rester dans la même position pendant longtemps et provoque l'insensibilité dans leur corps ou la perte de la mobilité. Mme Chen a également été battue pendant qu'elle était ligotée. On ne lui a pas permis d'aller aux toilettes pendant plus de deux jours.

    Lire la suite de l'article sur: http://fr.clearharmony.net/articles/a117231-Des-survivantes-de-la-prison-pour-femmes-du-Liaoning-racontent-leurs-tortures.html

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