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O- Politique et diplomatie française - Page 3

  • Fier d’être français : Le centre français de démissions du parti communiste chinois (PCC) à Paris

    J’ai été aussi étonné que vous, de voir qu’il existait à Paris un centre français de démissions du PCC. En plein milieu du quartier de Belleville et sur le champ de mars près de la Tour Effeil, il est possible aux chinois de démissionner publiquement des 3 organes du parti communiste chinois.

     

    Rappelons le contexte, à la publication en 2005 des 9 commentaires sur le parti communiste chinois, traduit en 20 langues et diffusé dans plus de 80 pays, la Chine a connu une vague de démissions du parti. Les 9 commentaires retracent l’histoire de la Chine depuis 5000 ans jusqu’à nos jours et celle du parti communiste de 1949 jusqu’à nos jours. Pour résumer, il y a d’un côté une culture basée sur les principes du bouddhisme, du taoïsme et du confucianisme et de l’autre un parti basé sur la propagande, les mensonges et la violence.

     

    Aujourd’hui cette histoire continue mais en faveur de la Chine : 58 millions de chinois ont démissionné sur parti communiste chinois.

     

    En assistant à ce centre français de démissions du PCC, j’ai ressenti de la fierté d’être français. En Chine, il n’est pas possible d’exprimer librement ces opinions. En Chine si vous n’êtes pas avec le parti vous risquez le harcèlement, ainsi que des menaces envers votre famille et enfin les camps de travaux. Une des caractéristiques de la France c’est de laisser les gens s’exprimer librement.

     

    Il y avait une sorte d’ambiance festive quand les chinois comprenaient qu’ils pouvaient démissionner librement (ils signaient en utilisant leur nouveau nom, par crainte les représailles du PCC) ou qu’ils pouvaient prendre les 9 commentaires ou le journal Daijiyuan. Il y avait par exemple une femme chinoise qui est restée longtemps près du stand. J’ai connu son histoire, sur 29 membres de sa famille, 28 avaient été tués par le PCC et elle était la seule survivante.

     

    En assistant à ce centre français de démissions du PCC, j’étais fier d’être en France qui donne la possibilité aux peuples opprimés de s’exprimer librement.

     

    Laurent Gey

     

  • «Il avait l'intelligence politique de ce qu'est le totalitarisme »

    Francis Deron, ancien correspondant du "Monde" à Pékin et à Bangkok

    Francis Deron, mort le 31 juillet des suites d'un cancer, a exercé sa profession de journaliste de la plus noble manière qui soit : dérangeante. Spécialiste de la Chine et de l'Asie du Sud-Est, il a passé trente ans à bousculer nombre d'idées reçues et à malmener les puissants qui les véhiculaient. D'abord à l'Agence France-Presse puis au Monde, il s'est employé plus que d'autres, et souvent très seul, à démolir certains des mythes de l'époque. Il a désigné le maoïsme pour ce qu'il était : une sanglante aventure totalitaire. Il a puisé dans ses dernières ressources, quelques mois avant sa mort, pour écrire l'un des meilleurs livres sur le massacre de près d'un tiers de la population cambodgienne par les Khmers rouges.

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    Pire encore, aux yeux de certains maophiles encroûtés, Francis Deron a décrit le lien idéologique qui a conduit du maoïsme à la folie des Khmers rouges. Il a rappelé l'appui dont ceux-ci n'ont cessé de bénéficier de la part de Pékin. On est ici au coeur des ténèbres asiatiques de la fin du XXe siècle, et au coeur du travail de Francis Deron : le décryptage de cette chaîne qui va de l'idéologie (la prétention à l'explication globale) au régime totalitaire (la prétention à gérer tous les aspects de la vie des hommes) et au massacre (le meurtre collectif au nom du bonheur collectif). Il a réalisé une oeuvre de démystification et de subversion de quelques vérités officielles pour faire connaître la Chine en France, dit son ami le sinologue René Viénet.

    Ce ne fut pas chemin aisé. A Paris, de l'université aux palais officiels, mais aussi chez les gens de lettres et dans la presse - au Monde, notamment -, on s'ébaudissait volontiers devant le spectacle exotique donné par le Grand Timonier et ses Gardes rouges ; on tenait les aventures maoïstes pour une expérience révolutionnaire des plus sophistiquées, voire pour une esthétique "progressiste" ; on analysait avec le plus grand sérieux des palanquées de slogans débiles et criminels.

    Francis Deron et certains de ses amis, un tout petit groupe, sont allés voir ce qu'il y avait derrière le pesant rideau d'une propagande alors universellement gobée à Paris, Londres et New York. Ils ne sont pas restés au salon ; ils ont regardé dans la cuisine. Et ils ont contribué à changer le regard porté sur les Chinois ; ils ont humanisé, individualisé une population alors réduite à l'état de cohortes robotisées par la littérature dominante - de droite ou de gauche. "Il a fait découvrir aux Français que les Chinois ne sont pas incompréhensibles ni différents des Européens : simplement plus malheureux, poursuit René Viénet, et bien plus contraints, dans le cadre d'un régime anti-démocratique." "Il avait l'intelligence politique de ce qu'est le totalitarisme, dit une autre de ses proches, la politologue Thérèse Delpech. Il appelait un chat, un chat. J'aimais son empathie avec les victimes des catastrophes du XXe siècle en Asie, sa volonté de préserver la mémoire des morts anonymes, sa contribution unique à l'histoire du génocide cambodgien."

    Correspondant à Pékin pour l'AFP de 1977 à 1980, puis, toujours pour l'agence, à Bangkok jusqu'au milieu des années 1980, Francis Deron était reparti en Chine, cette fois pour Le Monde, de 1987 à 1997 ; chef adjoint du service Etranger du journal, il retourne en Thaïlande de 2004 à 2009. Bien préparé (quatre ans d'étude de la langue et de l'histoire de la Chine contemporaine), il lisait les textes originaux et écoutait les témoins directs : dès le début des années 1970, il sait que le maoïsme est une abomination. Avec René Viénet et Simon Leys, notamment, en pleine hystérie maoïste, il participe à quelques fameuses contre-attaques : ouvrages collectifs et films s'attachant à rétablir un semblant de vérité.

    Par la grâce du destin, ce farouche critique du Parti communiste chinois (le PCC) est témoin des deux printemps de Pékin : celui de la fin des années 1970 et celui de mai-juin 1989, qui se terminera dans le bain de sang de la place Tiananmen, au coeur de la capitale chinoise.

    D'un séjour à l'autre, il raconte une Chine où le niveau de vie ne cesse de s'élever. Il crédite Deng XiaoPing d'avoir sorti le pays des "errements révolutionnistes" de Mao. Il relate l'étrange contrat social post-Tiananmen conclu entre le PCC et la population, sous la forme du mot d'ordre : "Enrichissez-vous !" Le capitalisme le plus débridé succède à une économie d'Etat, mais - chut ! - il ne faut pas l'avouer : officiellement, cela s'appelle "l'économie de marché socialiste" ou "la voie chinoise vers le socialisme". Polémiste féroce, autant qu'il était analyste sourcilleux, Francis Deron se réjouissait des fariboles sémantiques en cours dans la presse du régime. Il note, à la charnière de cette fin de siècle, que pour combler le vide d'une idéologie communiste qu'ils ont abandonnée, les dirigeants chinois encouragent un "nationalisme étroit" qui ne va pas sans risque.

    Rien ne l'exaspérait davantage qu'une certaine vulgate en vogue à Paris, qui, au nom de différences "culturelles", vouait le peuple chinois à des régimes autoritaires. Aux contempteurs du "droit-de-l'hommisme", il répliquait : "Au plus profond de la pensée politique chinoise se trouve un droit moral à la désobéissance face à l'injustice."

    Francis ne s'est pas épargné. Eternel chapeau à large bord vissé sur le crâne, veste à franges à la Davy Crockett sur le dos et bottes de la cavalerie américaine aux pieds, il n'en avait pas fini avec la bataille des idées. Il a participé à la création du site de presse Internet MédiaPart. Tout juste retraité, il entendait fonder son agence de presse pour continuer à raconter sa "vieille Asie". Et déranger encore.


    Sous la plume si claire et pertinente de Francis Deron, si humaine aussi, nos lecteurs ont pu comprendre de façon privilégiée les soubresauts asiatiques. Francis avait la passion du vrai, même si le vrai n'était jamais facile à débusquer puis à écrire. Que sa femme Isabelle et sa fille Laure trouvent ici la modeste expression de notre reconnaissance et la sincérité de nos condoléances. E. F.

    Alain Frachon

     

    Tiré de "Le Monde" : http://www.lemonde.fr/carnet/article/2009/08/04/francis-deron-ancien-correspondant-du-monde-a-pekin-et-a-bangkok_1225603_3382.html

  • France: Des leaders politiques soutiennent dix ans de résistance pacifique des pratiquants de Falun Gong à la persécution du Parti communiste chinois

    C'est la dixième année que les pratiquants de Falun Gong résistent pacifiquement à la persécution du Parti communiste chinois. Des dirigeants politiques et des organisations de droits de l'homme en France ont signé une pétition urgente rédigée par l'Association Falun Dafa appelant le gouvernement chinois à prendre des mesures immédiates pour mettre fin à la persécution irrationnelle et meurtrière.

    Nombre d'entre eux ont écrit aux pratiquants de Falun Gong et au gouvernement français pour soutenir la résistance pacifique des pratiquants à la persécution, parmi eux :


    Martine Aubry, Première secrétaire du Parti socialiste, maire de Lille,
    Jack Lang, membre de l'Assemblée nationale, ancien Ministre de la Culture et ancien Ministre de l'éducation
    Françoise Hostalier, Membre de l'Assemblée nationale
    Fadela Amara, Secrétaire d’ Etat chargée de la Politique de la Ville
    Laurent Hénart, Membre de l 'Assemblée nationale
    Etienne Pinte, Membre de l'Assemblée nationale
    Jean-Luc Bennahmias, Membre du Parlement européen
    Patricia Adam, Membre de l'Assemblée nationale
    Philippe Folliot, Membre de l'Assemblée nationale
    Geneviève Gaillard, Membre de l'Assemblée nationale
    Serge Grouard, Membre de l’Assemblée nationale et Maire du Loiret
    Jean-Louis Idiart, Membre de l'Assemblée nationale
    Martine Martinel, Membre de l'Assemblée nationale
    Jean-Luc Pérat, Membre de l'Assemblée nationale
    Valérie Boyer, Membre de l'Assemblée nationale, adjointe au Maire de Marseille

    Cécile Thimoreau, Directrice de Ensemble contre la peine de mort
    Pierre Bergé, Président de la Maison de Couture Yves Saint Laurent
    Wu Baozhang, ancien Directeur du département chinois de RFI
    Zhang Jian, Président du Bureau des Superviseurs de la Fédération pour une démocratie en Chine

    Tiré de: http://www.fr.clearharmony.net/articles/200907/46746.html

  • Liberté de la presse en Chine et France: 409 jours de coupure de la télévision chinoise NTDTV par Eutelsat basé à Paris

    Pour se rappeler les faits voici le communiqué de Thomas Mann Membre du Parlement Européen, à propos de la coupure par Eutelsat de NTDTV en Chine

    "

    Fort soutien à la liberté de presse en Chine

    Initiative au parlement européen pour restaurer la diffusion de NTDTV

    476 députés européens demandent à Eutelsat, opérateur européen de services par satellite, de restaurer la diffusion des programmes de NTDTV. NTDTV est le seul diffuseur non contrôlé par le gouvernement chinois.

    A l’initiative de cet effort se trouve le député du Groupe du Parti populaire européen (Démocrates-chrétiens) et des Démocrates européens, Thomas Mann, président du groupe Tibet au parlement européen.

    « NTDTV était le dernier pilier de la liberté de la presse et de la liberté de pensée en Chine. L’entreprise européenne porte la seule responsabilité du fait que 1.4 million de Chinois ne peuvent plus entendre que des informations censurées et diffusées par l’agence presse chinoise Xinhua, propriété du gouvernement chinois. La liberté de la presse est un droit universel. La commission européenne et le président français Sarkozy doivent agir maintenant, » dit Monsieur Mann.

    La firme parisienne Eutelsat a coupé les signaux satellites de NTDTV avant les Jeux olympiques de Pékin 2008. Le porte parole de Eutelsat a dit à un membre de l’équipe de Thomas Mann lors d’une conversation téléphonique que les problèmes techniques ne permettaient plus à l’entreprise de diffuser les programmes de NTDTV.

    Le ministère des Affaires étrangères à Berlin a considéré crédible la conversation téléphonique lors de laquelle un haut fonctionnaire communiste (PCC) demande à un représentant de Eutelsat en Chine d’éteindre NTDTV, et le représentant a accepté. Le ministère des Affaires étrangères a dit que la fermeture de NTDTV était motivée par des raisons politiques.

    Un membre de l’équipe du parlementaire européen a confronté Eutelsat avec le fait que le ministère des Affaires étrangères avait authentifié l’enregistrement téléphonique. Le représentant allemand d’Eutelsat a admis que c’était une décision politique, mais il a indiqué que le gouvernement français était impliqué dans l’affaire. Par conséquent, aucune autre information ne serait fournie et il a demandé de pouvoir exercer son droit à l’anonymat.

    "

     

  • Les dirigeants chinois peu empressés de recevoir François Fillon

    francois_fillon.jpgFrançois Fillon avait prévu de se rendre à Pékin fin août. Ce devait être la première visite, sur le plan bilatéral, d'un haut responsable du gouvernement français, depuis la brouille spectaculaire entre Paris et Pékin à propos du Tibet, en 2008. Le déplacement a dû être repoussé à la demande des Chinois, qui ont invoqué le calendrier chargé du premier ministre, Wen Jiabao.

    Le report de ce voyage, au cours duquel le premier ministre français devait poser la première pierre d'une des deux centrales nucléaires EPR vendues à la Chine par Areva, signale, selon des connaisseurs du dossier, la persistance d'une mauvaise humeur chinoise à l'égard des autorités politiques françaises. Malgré les multiples efforts de l'Elysée, depuis des mois, pour rétablir la relation avec Pékin. Le voyage de M. Fillon reste programmé. Selon des sources autorisées à Pékin, il devrait avoir lieu d'ici à la fin de l'année, avant une visite prévue en France du président Hu Jintao.

    "PRINCIPE DE NON-INGÉRENCE"

    M. Sarkozy avait provoqué la colère de Pékin à deux reprises en 2008. En conditionnant sa venue aux JO de Pékin à la reprise d'un dialogue entre les émissaires du dalaï-lama et la Chine (le chef de l'Etat fit malgré tout le déplacement pour la cérémonie d'ouverture). Puis en annonçant abruptement, en novembre, qu'il rencontrerait le chef de l'Eglise tibétaine en Pologne.

    Paris avait cherché à dissiper ces tensions, décrites par des diplomates comme la plus grave crise dans les relations bilatérales depuis des décennies. Dans un communiqué publié en avril, avant une rencontre à Londres, en marge du G20, entre M. Sarkozy et son homologue chinois Hu Jintao, la France s'engageait, "dans le respect du principe de non-ingérence", à ne jamais, "sous quelque forme que ce soit", soutenir le principe d'une indépendance du Tibet.

    Certains passages du texte avait été interprétés par des observateurs comme une façon pour Paris de promettre aux Chinois qu'aucune nouvelle rencontre entre le dalaï-lama et M. Sarkozy ne serait désormais envisageable. Côté français, on assurait toutefois n'avoir que réitéré la position traditionnelle de la France à l'égard du Tibet, ajoutant que, le dalaï-lama ne revendiquant pas lui-même l'indépendance, la formule ne pouvait donc s'appliquer à lui. Le geste français était censé en tout cas solder le contentieux avec Pékin. Les diplomates notaient des améliorations dans la relation. Mais cela a-t-il suffi ?

    Certains facteurs internes chinois pourraient aussi avoir joué. Le report de la visite de M. Fillon est annoncé au moment où Wen Jiabao, qui incarne l'aile plus modérée du régime, est curieusement absent de la scène politique publique depuis des semaines.

    Natalie Nougayrède (avec Bruno Philip à Pékin)

    Tiré de Le Monde

    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/07/30/les-dirigeants-chinois-peu-empresses-de-recevoir-francois-fillon_1224157_3216.html

  • Une exposition de cadavres humains à Paris reste interdite

    Affiche de l'exposition de cadavres humains,
    Affiche de l'exposition de cadavres humains, dont l'origine est jugée suspecte par un tribunal de Paris. (AFP/Getty Images)

    PARIS – L'interdiction d'une exposition à Paris de cadavres humains, Our body, à corps ouverts, prononcée le 21 avril 2009 a été maintenue en appel le 29 avril.

    La justice, en revanche, ne ferme plus la porte à ce type de manifestations. En première instance, le juge, saisi par deux organisations de défense des droits de l'homme, avait conclu que l'exposition portait atteinte au principe de protection de la dignité s'attachant aux corps morts. Ce motif est écarté.

    Le président de la cour d'appel, Jean-Claude Magendie, retient toutefois un problème sur l'origine des dix-sept corps, importés de Chine. Il annule cependant l'obligation pour les organisateurs de les remettre aux autorités françaises.

    L'exposition, déjà présentée dans de nombreuses villes dans le monde, revendique 30 millions de visiteurs. Elle devait se poursuivre jusqu'en août à Paris.

    La justice donne raison aux deux associations qui ont déclenché la procédure, Ensemble contre la peine de mort (ECPM) et Solidarité Chine. Elles disaient craindre que les dix-sept corps présentés, et préservés selon un procédé nommé «plastination» imaginé en 1977 par le plasticien allemand Günther von Hagens, ne soient ceux de condamnés à mort en Chine, objet d'un trafic.

    L'organisateur de l'exposition, Encore Events, assure avoir acquis les corps auprès d'une fondation, qui aurait recueilli les dépouilles de personnes en ayant fait don à la science.

    Mais le président de la cour d'appel dit dans ses attendus que «la preuve de la crédibilité de la fondation et de son sérieux n'est pas rapportée». Il demande que soient fournies la preuve de l'origine légale des corps et surtout des autorisations formelles par les personnes intéressées de l'usage de leur cadavre après leur mort.

    Pour le reste, «le respect n'interdit pas le regard de la société de la mort», dit le magistrat, qui rappelle que des momies égyptiennes sont par exemple exposées dans des musées.
    Les organisateurs jugeaient absurde la première décision, assurant qu'il s'agissait d'une exposition anatomique, pédagogique et non artistique.

    Les organisations plaignantes disent que Günther von Hagens a reconnu que certains corps présentaient une balle dans la tête. Le Comité national d'éthique avait émis des réserves sur le spectacle.

    Reuters

  • Le futur c'est tout de suite: Le Parti communiste chinois s'inquiéte.

    6a00d834521ba869e200e55005ef508834-150wi.jpgGrand voyageur, l'essayiste français Guy Sorman poursuit sa chronique de la mondialisation. Dans cet article post Jo de pékin, il dresse un bilan de l’actuelle et future situation économique en Chine

    La colére monte dans la société chinoise , la trêve olympique est terminée . Partout des manifesations , des protesations , contre les usines qui ferment sans payer les salaires , contre les confiscations de terres agricoles  par des apparatcihks qui spéculent .

    On le savait mais on le vérifie : l'économie chinoise dépend de la demande occidentale et pas le contraire . Quand les ménagéres américaines ou européeennes réduisent leurs achats dans les supermarchés, des usines disparaissent le lendemain,  en Chine.  Les chantiers qui absorbaient tant de main d'oeuvre sont interrompus  : gueule de bois post JO , classique dans tous les pays où les JO se sont tenus.  Les ouvriers ne peuvent alors que retouner à la campagne ; mais comme la terre appartient à l'Etat , impossible d'investir dans l'agriculture , de s'endetter ou de s'aggrandir : chacun reste prisonnier de son lopin de terre concédé par le Parti .
    Tout cela va changer , dit le Parti . Les terres seront non pas privatisées mais concédées à long terme pour que les fermiers puissent entreprendre . Et la Chine va se retoruner vers le marché intérieur de maniére à moins dépendre de la demande mondiale . En théorie , c'est bien.
    "Pourquoi le Parti s'engagerait-il dans cette voie rationnelle mais où il perdra du pouvoir sur la société ? Parce que nous avons peur du peuple" ,me répond mon interlocuteur Pékinois , proche du Comité central .
    Mais l'hiver approche : les victimes du tremblement de terre du Sichuan n'ont toujours pas de toit  ! Le PC fut plus rapide pour construire le stade olympique que pour reloger le peuple. Et Hu Jia , malgré le Prix Sakharov des droits de l'homme décerné par le Parlement européen ,  est toujours en prison, comme beaucoup d'autres leaders démocratiques.
    Questions à Nicolas Sarkozy :
    La cause de Hu Jia péserait -elle moins lourd que celle d'Ingrid Betancourt ? Pourquoi ?
    Au Tibet , rien ne change : l'extermination de la civilisation tibétaine touche à sa fin. Les Tibétains péseraient-ils moins lourd que les infirmières bulgares ? Pourquoi ?

    Tiré de
    http://gsorman.typepad.com/guy_sorman/2008/11/le-parti-communiste-chinois-sinqui%C3%A9te.html
  • "Our body" à Paris, c'est fini

    La cour d'appel de Paris a confirmé jeudi l'interdiction de l'exposition anatomique "Our Body, à corps ouvert", qui présente à Paris des cadavres humains. Mais cette fois, ce n'est pas la décence du sujet qui est remise en cause mais bien l'origine des corps exposés.

    L'exposition anatomique "Our Body, à corps ouvert" ne rouvrira pas ses portes à l'Espace 12 Madeleine. La cour d'appel de Paris a confirmé jeudi son interdiction prononcée en première instance par le juge des référés du TGI de Paris le 21 avril dernier qui la jugeait "contraire à la décence". Déjà présentée à l'étranger, ainsi qu'à Lyon et à Marseille, la manifestation avait donc dû fermer ses portes au soir du 22 avril.

    Ce n'est pas la question de décence qui a été retenue cette fois mais bien l'origine douteuse des cadavres exposés. "La société Encore Events ne rapporte pas la preuve, qui lui incombe, de l'origine licite et non frauduleuse des corps litigieux et de l'existence de consentements autorisés", est-il indiqué dans la décision de la cour d'appel. Deux associations sont à l'origine de la demande d'interdiction. Elles affirment que les cadavres sont ceux de condamnés à mort chinois.

    La décision d'interdire une exposition est inédite en France. Et autre fait rarissime, le ministère public avait implicitement demandé la confirmation de l'interdiction. Les avocats d'Encore Events, Mes Hervé Témime et Jean-Marie Tomasi, s'en sont d'autant plus étonnés que 30 millions de personnes ont visité des expositions anatomiques en Occident "sans qu'à aucun moment, aucune justice du monde n'ait songé à en interdire l'accès".

    Ariane Schwab Europe 1 le 30 04 09

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