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O- Politique et diplomatie française - Page 2

  • "Inquiétude" de la France après la condamnation du dissident chinois Liu Xiaobo

    La France a exprimé samedi son "inquiétude" après la condamnation du dissident chinois Liu Xiaobo à 11 ans de prison pour avoir appelé à la réforme politique dans son pays et à la fin du monopole du PC en Chine.

    Dans un communiqué, le ministère français des Affaires étrangères a estimé que "son action résolue en faveur du respect des droits de l'Homme et de la liberté d'expression joue un rôle essentiel dans la promotion des valeurs démocratiques en Chine". La France, "attachée au respect de la liberté d'expression partout dans le monde, rappelle aux autorités chinoises leurs engagements dans le cadre du dialogue avec l'Union européenne sur les droits de l'Homme".

    Tiré de: http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/asiepacifique/20091226.FAP9852/inquietude_de_la_france_apres_la_condamnation_du_dissid.html

  • Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es

    783107.jpgPendant la visite de Xavier Bertrand en Chine et la signature du protocole entre l'UMP et le parti communiste chinois, quatre Tibétains d’une vingtaine d’années, accusés d’avoir participé aux manifestations au Tibet en mars 2008 ont été exécutés à Lhassa par l’armée chinoise le 20 octobre 2009.

    Voir l'article ci dessous:

     

     

    Réponse aux motivations politiques de la Chine dans ses exécutions au Tibet

    Quatre Tibétains d’une vingtaine d’années, accusés d’avoir participé aux manifestations au Tibet en mars 2008 ont été exécutés à Lhassa par l’armée chinoise le 20 octobre 2009. L’information a été donnée par le Gu-Chu-Sum, une association d’anciens prisonniers politiques tibétains basée à Dharamsala, dans le nord de l’Inde. Il s’agit de Lobsang Gyaltsen, Loyak, Penkyi et d’un quatrième supplicié non identifié.

    On espérait pourtant que les voix nombreuses qui se sont élevées au niveau international pour le Tibet pourraient convaincre le Parti communiste chinois de ne pas exécuter ces condamnés. Tous les éléments dont nous disposons indiquent une motivation politique des autorités chinoises dans le déroulement des condamnations et des exécutions.

    L226xH165_L226xH165_flash2104091003_1_-7ff48-3bf34.jpgRappelons les faits. Le 14 mars 2008, des troubles ont éclaté au Tibet après 4 jours de manifestations pacifiques menées par des moines tibétains. Sans que l’on sache exactement ce qui s’est produit, des commerces ont été saccagés et pillés, et selon les officiels chinois, 22 personnes auraient trouvées la mort. Selon le gouvernement tibétain en exil, les autorités chinoises répondirent par une répression qui fit au moins 220 morts et environ 7.000 personnes ont été arrêtées. Les autorités chinoises ont condamné 21 Tibétains, dont 9 à mort. Les condamnations à la peine capitale furent annoncées début avril 2009, concernant de jeunes hommes tibétains accusés d’incendies lors des manifestations. Quelques semaines plus tard, ce furent des jeunes femmes tibétaines dont les autorités chinoises annoncèrent la condamnation à mort.

    Malgré la mobilisation des associations, près de 6 mois après les condamnations, 4 des 9 condamnés à mort viennent donc d’être exécutés. Autour de la procédure judiciaire, c’est l’opacité. Les procès furent réalisés à huit clos, laissant penser que les condamnés n’ont pas eu droit à un procès équitable. Les accusés ont-ils réellement incendiés des bâtiments, où ont-ils avoué sous la torture systématique dans les prisons chinoises ? Quand bien même ces personnes seraient impliquées dans des incendies, un État de droit peut-il les condamner à la plus lourde peine, alors que selon toute vraisemblance, leur intention n’était pas d’entraîner la mort, sans tant est qu’ils ont incendiés des bâtiments ? Autant de questions qui suggèrent que le verdict et les exécutions sont politiques.

    Le Réseau International de Soutien au Tibet (International Tibet Support Network, ITSN), rassemblant 166 associations de soutien au Tibet, affirme que ces exécutions violent les normes judiciaires internationales, et ont une motivation politique. Dès le 2 avril 2008, le vice-gouverneur de la Région autonome du Tibet appelait à frapper la "clique du Dalaï Lama" et à une justice en accord avec la politique du Parti communiste chinois. L’agence Chine-Nouvelle, organe de Propagande du Parti, déclara le 8 avril 2008 qu’ils "devaient être exécutés pour apaiser la colère du peuple". Le 19 mars 2008, avant toute décision d’un tribunal, le parquet de Lhassa a annoncé que les violences à Lhassa "ont été organisées, planifiées et préméditées par la clique du Dalaï Lama", et que dans le cas des 24 suspects formellement arrêtés ce jour-là "les crimes étaient clairs et les éléments de preuve suffisants" pour déterminer qu’ils avaient commis "des crimes de sécurité contre l’Etat." En d’autre terme, il fallait des coupables, des exemples pour terroriser ceux qui, courageusement au Tibet, demandent la justice et la liberté, au prix de leur vie.

    Lhadon Tethong, présidente de l’association Étudiants pour un Tibet libre a déclaré : "Ces exécutions, les premières exécutions connues de Tibétains depuis 2003, sont une parodie de justice et le signal d’une escalade alarmante de la campagne de violence du gouvernement chinois pour punir, intimider, et réduire au silence les Tibétains qui osent s’élever contre la domination chinoise. Les Tibétains et leurs partisans dans le monde entier porteront ces faits à la connaissance du public dans les prochains jours pour condamner ces exécutions et demander une action immédiate de la part de nos gouvernements. Nous demandons également au président américain, M. Obama, de condamner ces exécutions et de prendre des mesures audacieuses et concrètes pour mettre fin à l’occupation chinoise du Tibet quand il fera sa première visite présidentielle en Chine le mois prochain". 

    Réagissant à l’exécution des Tibétains, le député Lionnel Luca, président du Groupe d’études sur le problème du Tibet à l’Assemblée nationale, dénonçait aussi la signature à Pékin par Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, d’un protocole entre son parti et le Parti communiste chinois. Il remarque : « le même jour, trois Tibétains - deux hommes et une femme - étaient exécutés par l’armée chinoise pour leur rôle dans les émeutes de l’an dernier. Et je ne suis pas loin de penser que ce n’est pas une coïncidence de faire ça, ce jour-là. De ça, Xavier Bertrand n’en dit pas un mot. Les manifestations au Tibet n’avaient qu’une seule revendication : la liberté. Je suis écoeuré que mon parti soit du côté des tyrans et non des résistants. » Lionnel Luca décida immédiatement de se mettre en congé de l’UMP pour son fonctionnement interne, et le fit savoir. Il faut préciser que Xavier Bertrand avait déclaré le 22 octobre que "Ce protocole veut dire une meilleure compréhension, une meilleure connaissance et beaucoup plus d’échanges" entre le parti communiste au pouvoir en Chine et le parti de droite au pouvoir en France, et que les deux partis ont décidé d’organiser tous les deux ans "un événement qui donnerait un relief particulier à ce protocole". Dans un passé récent, il était plus habituel de croiser les cadres du parti communiste chinois au siège de parti communiste français et à la Fête de l’Humanité, comme le 10 et 12 septembre dernier, même si la langue de bois du communiqué conjoint concluant que « les deux délégations ont décidé de tourner leur relation et leur action vers l’avenir » laissait supposer de profondes divergences comme en atteste la déclaration en août 2008 de Marie-George Buffet en faveur du « respect de la culture tibétaine et des droits du peuple tibétain ». Doit-on conclure de cette nouvelle et inhabituelle alliance que le parti communiste chinois a définitivement perdu tout ses idéaux d’antan, et que l’UMP oublie les siens dans ce protocole d’accord ?

    De son côté l’Union européenne, opposé par principe à la peine de mort, vient de condamner les exécutions et demande à la Chine de commuer les autres condamnations à mort prononcées contre des personnes présumées avoir participé aux troubles de Lhassa en mars 2008.

    Nous pensons qu’il faut aller plus loin. Car, le Tibet, quasiment fermé aux journalistes depuis mars 2008, vie sous la terreur et la loi martiale de facto, l’armée chinoise patrouillant jour et nuit. Au Tibet, arrestation signifie prison, torture, et risque d’exécution. C’est pourquoi nous demandons à toute personnalité politique, députés, sénateurs, maires, qu’elles s’adressent aussi aux dirigeants chinois pour condamner ces exécutions, et faire commuer toutes les condamnations à mort restantes. Enfin, ces élus peuvent influer pour faire nommer un représentant spécial de l’UE pour le Tibet afin de relancer des négociations entre les instances tibétaines en exil et le gouvernement chinois qui a mis fin à toute discussion depuis 2008.

    Article tiré de Agora Vox:

    http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/reponse-aux-motivations-politiques-64138

  • Lionnel Luca: «l'UMP est solidaire des tyrans chinois»

    899395-1064273.jpg Le député UMP des Alpes-Maritimes et président du Groupe d’étude sur la question du Tibet n’a pas apprécié de voir son parti «s’acoquiner avec un parti totalitaire», le Parti communiste chinois. Dans un courrier adressé à Xavier Bertrand, il annonce «sa mise en congé de l’UMP».

     

    Ça sentait la goutte d’eau, la goutte de trop. Et ça l'a été. Pour Lionnel Luca, député UMP des Alpes-Maritimes et défenseur de la cause tibétaine, l’annonce de la signature par Xavier Bertrand d’un protocole d’accord entre son parti et le Parti communiste chinois ne passe pas. Dans un courrier adressé au secrétaire général de l’UMP en date de ce vendredi, Lionnel Luca annonce « avec beaucoup de regrets mais également avec une entière certitude » vouloir « [prendre] congé de l’UMP pour son fonctionnement interne auquel [il] ne [saura] participer dans ces conditions ».

     

    Certes, il prend soin de préciser que « cela ne remet nullement en cause [son] soutien au Président de la République qui restera dans l’histoire comme le seul 899395-1064274.jpgPrésident de la République à avoir rencontré officiellement le Dalaï Lama ». Mais Lionnel Luca n’est pas du genre à mâcher ses mots. Et il le prouve à nouveau lorsqu’il s’agit d’expliquer sa décision : « Si je peux comprendre, écrit-il, la nécessité pour la France d’avoir des relations d’Etat à Etat avec le grand pays qu’est la Chine, rien n’oblige un parti démocratique comme le nôtre à s’acoquiner avec un parti totalitaire, lui donnant ainsi un brevet de bonne fréquentation. »

     

    Et d’ajouter à l’adresse de Xavier Bertrand : « Dans le même temps où vous étiez présent (en Chine, ndlr), trois Tibétains dont une femme ont été exécutés par l’armée chinoise à Lhassa pour leur participation aux manifestations de mars 2008 violemment réprimées ; elles font suite à 12 condamnations à mort prononcées à la suite des récentes manifestations dans le Si-Kiang. Toutes ces manifestations n’avaient qu’une revendication : la Liberté. Je suis triste que mon parti soit du côté des tyrans et non des résistants. Le Parti communiste chinois aura tôt ou tard à rendre des comptes à son peuple et devant l’Histoire. Qu’aurons-nous à dire à ce moment-là ? »


    Tiré de:

    http://www.marianne2.fr/Lionnel-Luca-l-UMP-est-solidaire-des-tyrans-chinois_a182556.html

  • Un accord entre le parti communiste chinois et l'UMP

    Accord très étonnant entre l'UMP et le parti communiste chinois dans le Figaro de ce matin. D'une part parce que le parti communiste chinois (PCC) n'est pas un parti politique comme l'est l'UMP.  Il n'autorise aucune opposition et il n'est pas élu par le peuple. D'autre part parce que le régime chinois perpétue encore aujourd'hui une dictature communiste basée sur le contrôle idéologique du peuple et la repression sanglante de ceux désignés comme "opposants". Espérons que Xavier Bertrand et l'UMP aient pris connaissance des méthodes du parti communiste chinois, et qu'ils saisissent chaque occasion pour expliquer le rôle  des droits et des libertés individuelles dans le maintien et la stabilité civile d'un pays. http://www.lagrandeepoque.com/LGE/9-Commentaires-sur-le-Parti-communiste/

    "Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, a signé aujourd'hui un protocole entre son parti et le Parti communiste chinois (PCC) lors d'une visite en Chine par ailleurs axée sur l'environnement et la sortie de crise économique.

    "Ce protocole veut dire une meilleure compréhension, une meilleure connaissance et beaucoup plus d'échanges" entre le parti communiste au pouvoir en Chine et le parti de droite au pouvoir en France, a déclaré Bertrand. "Cela veut dire, sur de nombreux sujets, par exemple sur l'environnement ou l'avenir de l'Europe, multiplier les échanges entre dirigeants mais aussi entre cadres et élus du parti".

    UMP et PCC ont décidé que tous les deux ans, une fois en Chine, une fois en France, serait organisé "un événement qui donnerait un relief particulier à ce protocole", a annoncé Bertrand."

     

    Tiré du Figaro:

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/10/22/01011-20091022FILWWW00521-un-accord-entre-le-pc-chinois-et-l-ump.php

     

     

  • La Chine impose ses invités à la Foire du livre de Francfort

    On n'est plus chez soi, même dans sa programmation, quand on invite la Chine ?

    La Foire du livre de Francfort, qui se déroulera au mois d'octobre, a mis à l'honneur la Chine, et en sa qualité d'invité, le pays a tenu à garder un oeil sur les autres convives présents. Ainsi, les autorités chinoises ont demandé que l'écrivain exilé Bei Ling ainsi que le journaliste d'investigation Dai Qing soient rayés de la liste des participants à une conférence intitulée La Chine et le monde - perceptions et réalités.

    Cette occasion de débattre sur la Chine contemporaine incarnait pour les organisateurs l'opportunité d'une compréhension mutuelle et de « surmonter les malentendus et les préjugés ». Mais la présence des deux importuns menace la sérénité de cet événement : la Chine menace en effet de boycotter la Foire si l'auteur, Bei, arrêté en 2000 pour publication illégale, était présent. De même, Dai fut emprisonné durant 10 mois pour un ouvrage sur le barrage hydroélectrique des Trois gorges - le plus grand au monde, qui avait entraîné des manifestations. Les indemnités pour reloger les personnes évacuées pour sa construction étaient trop basses, estimait-on. (Voir l'article de Cyberpresse à ce sujet)

    Selon Dai, les autorités chinoises devraient être contraintes à fournir des preuves décentes, expliquant les raisons pour lesquelles elle n'est pas autorisée, au cours de ce colloque international, à exprimer ses idées. Même son de cloche chez Bei : les organisateurs « ont décidé cette année de faire de la Chine le pays invité, et ils doivent faire face à toutes ces situations délicates. Mais sur certaines règles, comme la liberté d'expression, ils ne peuvent pas revenir ». Et d'ajouter qu'il serait honteux que la Chine dicte ses lois au cours de la Foire.

    Juergen Books, le directeur, a cependant confirmé hier que la demande de la Chine avait pourtant été acceptée. « Ce n'est qu'à cette condition que les autorités chinoises étaient disposées à prendre part à l'événement », explique-t-il. Aussi, après consultation des partenaires de la Foire, décision fut prise de ne pas convier Dai Qing et Bei Ling alors que leurs vols et hôtels avaient été réservés. Il nie cependant que cette décision résulte de pressions chinoises : ce symposium est une tradition entre la Foire et le pays mis à l'honneur. « Le but est de parler avec eux et non l'un sans l'autre. »

    Avec 7000 éditeurs présents, 300.000 visiteurs et plus de 10.000 journalistes, la Foire de Francfort est un événement « qui ne peut être manipulé », assure-t-il. Bilan des courses et pour sauver la face, les deux gêneurs prendront part... en tant qu'auditeurs et non plus invités. On fait ce que l'on peut... On ne manquera pas de s'étonner toutefois que le PEN international, pourtant si prompt à se dresser contre les injustices et tentatives de censure dans le monde ne donne pas plus de voix dans cette affaire.

    Rien dans les dernières informations ne fait état de cette situation en Allemagne.

    Tiré de : http://www.actualitte.com/actualite/13443-Chine-imposer-invites-Foire-Francfort.htm

     

  • A ne pas manquer ce soir: L'épopée d'un tyran en quatre fois cinquante-deux minutes

    Mao Tsé-toung à Pékin,en 1966.

    «Mao, une histoire chinoise» - Quatre heures d'archives et de témoignages passent en revue la vie du Grand Timonier. Passionnant.

    Alors que le magazine de France 3 « Faut pas rêver » a pour thème ce soir la Chine, toujours à travers les romans de Jules Verne, Arte propose, à l'occasion du 60e anniversaire de la naissance de la République populaire de Chine, un portrait fleuve de Mao Tsé-toung. Rien moins que quatre documentaires de cinquante-deux minutes diffusés deux par deux, ce soir et mercredi prochain, pour mieux comprendre celui qui, à la fois, sortit le pays de sa torpeur moyenâgeuse, mais fut aussi un des plus grands despotes du XXe siècle.

    Ce documentaire fleuve de Philip Short, ancien correspondant de la BBC à Pékin, est une adaptation de son livre MaoTsé-toung, paru l'année dernière (Fayard), et a été réalisé par Adrian Mabe. Il ne faudrait surtout pas se laisser décourager par le sujet et sa longueur. Élaboré avec des images d'archives passionnantes et inédites, des extraits de fictions tirés notamment d'une émission diffusée par la télévision chinoise en 1993 pour le centenaire de la naissance de Mao, des témoignages de spécialistes, de vétérans de la révolution chinoise et même d'anciens dirigeants du parti qui ne s'étaient jamais exprimés, ce document, rigoureux et dense, se suit comme un récit.

    Aucun moment d'ennui et on ne perd jamais le fil. Par ailleurs, Philip Short a veillé à toujours inscrire et mettre en perspective le parcours de Mao dans un contexte historique. Dans le premier volet, intitulé Contre vents et marées, l'auteur s'attache à retracer les quarante premières années de la vie du Grand Timonier, de sa naissance en 1893 dans le village de Shaoshan (aujourd'hui devenu lieu de culte et passage obligé du « tourisme rouge ») jusqu'à sa prise de contrôle du Parti communiste chinois (PCC). Dans le suivant, L'Apprenti sorcier, on suit les premiers pas de Mao, victorieux des nationalistes, prenant le pouvoir. Un travail passionnant et instructif. Les deux derniers documentaires seront diffusés mercredi prochain.

    Arte - Ce soir à 20 h 45.

    Tiré de: http://www.lefigaro.fr/programmes-tele/2009/09/02/03012-20090902ARTFIG00128-l-epopee-d-un-tyran-en-quatre-fois-cinquante-deux-minutes-.php

  • Un député français appelle l’attention de M. le Ministre des Affaires étrangères sur la situation des pratiquants de Falun Gong

    Cette question écrite fait suite à une communication de l'Association Falun Dafa France à tous les représentants du gouvernement français, attirant leur attention sur dix ans de résistance pacifique des pratiquants de Falun Gong à la persécution d'une cruauté sans précédant du régime chinois à leur encontre, et les appelant à " agir .. afin que la "patrie des droits de l'homme" ne laisse pas sur son histoire la tache indélébile d'avoir su, mais de n'avoir rien fait."

    Assemblée nationale

    le 27 juillet

    Monsieur Michel Liebgott appelle I'attention de Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères et Européennes sur la situation des membres du mouvement Falung Gong en Chine.

    Cette méthode bouddhiste et taoïste du Falun Dafa, interdite en Chine et pratiquée librement dans 114 pays a été rendue publique en 1992 en Chine, par Monsieur Li Hongzhi, qui l'a enseignée gratuitement. Très rapidement, elle a connu un tel succès dans le pays qu'en 1998 on dénombrait entre 70 et 100 millions d'adhérents, venus de toutes les contrées et de tous les milieux.Depuis dix ans, les autorités chinoises ont mis en œuvre une politique de répression systématique envers ses adeptes, provoquant la mort d'au moins 3000 personnes, hommes, femmes et enfants et des centaines de milliers, voire des millions, sont toujours illégalement emprisonnés dans des camps de travaux forcés et des prisons
    chinoises, constituant la majorité des prisonniers de conscience dans le pays. Des dizaines de milliers ont été torturés par des policiers et des millions d'autres subissent l'exil, le chômage, sont privés de toute scolarité et soumis à d'autres formes de discrimination systématique.

    ll demande donc au Gouvernement les initiatives qu'il compte prendre pour favoriser la pratique des libertés individuelles et défendre la liberté d'expression en Chine.

    Tiré de: http://www.fr.clearharmony.net/articles/200908/46919.html

  • Eutelsat-NTDTV: la justice française saisie

    La télévision indépendante de langue chinoise New Tang Dynasty Television a demandé au Tribunal de Commerce de Paris la nomination d’un expert qui enquêtera sur les vraies raisons qui ont poussé Eutelsat à interrompre la diffusion de NTDTV en Chine en juin 2008.

    «La Chine est un pays qui bouge où sont brimées les grandes libertés publiques telles que la liberté d’expression, celle qui permet de se forger une opinion face à des informations dont l’accès est pluraliste, démocratique», selon l’avocat des droits de l’homme William Bourdon, qui représente la télévision NTDTV dans cette affaire.

    NTDTV aborde fréquemment le sujet des droits de l’homme en Chine, et d’autres sujets censurés par les médias officiels. Cette télévision a par exemple été la première à parler de l’épidémie du SRAS quand elle a débuté en 2003.
    «NTDTV est un outil pour tenter la diffusion d’informations à destination de la population chinoise, qui brise un peu le mur de cette pensée unique construite par le PCC», a déclaré Me Bourdon lors d’une interview accordée à la télévision.

    Me Bourdon est spécialisé dans la défense des droits de l’homme et des victimes de crimes contre l’humanité. De 1995 à 2000 il a été Secrétaire général de la Fédération Internationale pour les Droits de l’homme, et sa renommée se base sur le succès de ses actions contre des dictateurs en Amérique du Sud, en Serbie et au Rwanda accusés de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. Il a également pris la défense de prisonniers français détenus au camp de la Baie de Guantanamo à Cuba.

    Eutelsat, opérateur satellitaire basé en France, a interrompu en juin 2008 la diffusion de NTDTV sur le territoire chinois, prétextant une panne technique. Cependant, une enquête de Reporters sans frontières a révélé que cette interruption était un acte prémédité sous l’influence du régime chinois.

    RSF cite par exemple une conversation compromettante entre un représentant d'Eutelsat à Pékin et un représentant prétendu du ministère de la propagande chinois (en fait un militant de RSF), dont suit un extrait:

    Le prétendu fonctionnaire: «Donc c’est le président de votre entreprise en France qui a décidé de mettre fin au signal de NTDTV....»

    Le responsable Eutelsat: «Nous aurions pu éteindre n’importe quel transpondeur. C’est lui [le Président]. C'est parce que nous avons fait tellement d’efforts toutes ces années et qu'il est allé en Chine plusieurs fois... nous avons reçu des plaintes et des rappels du gouvernement chinois. […] le département d’Etat de la Radio, du Film et de la Télévision, c’était il y a deux ans, ils ne nous ont dit qu’une seule chose: "Eteignez là, on parlera après".»

    En janvier 2009, le Parlement européen a adopté une résolution demandant à Eutelsat de rétablir la diffusion de NTDTV et d'expliquer les raisons de l’interruption – ce qu’elle n'a à ce jour pas fait.

    «Nous continuons de soutenir [NTDTV] parce que nous savons combien c’est important», explique le président du parlement européen Jerzy Buzek. «Les droits de l’homme sont le fondement de toute règle pour une démocratie - l’économie libre, l’économie de marché, l’économie sociale, la protection de l’environnement, tout commence par les droits de l’homme». Il compare d'ailleurs NTDTV à la radio occidentale qui encourageait à garder l’espoir de la liberté sous la Pologne communiste.

    Avec la procédure judiciaire entamée par NTDTV en France, un expert indépendant sera nommé, dont la mission sera de réclamer tout document qu’il jugera nécessaire auprès d’Eutelsat afin de déterminer si l'interruption est bien justifiée par une panne et si Eutelsat a cédé aux pressions politiques de Pékin.

    «L’idée c’est qu’un expert, dont nous allons demander la désignation, se rende chez Eutelsat et que par la communication de tous les documents – sans réserve aucune – utiles qui sont en sa possession Eutelsat puisse nous montrer la réalité des choses. C’est-à-dire, est-ce que oui ou non Eutelsat était fondé à agir comme elle l’a fait, ou est-ce que derrière ce que nous considérons comme étant très vraisemblablement un habillage, la réalité c’est qu’Eutelsat a cédé aux injonctions de Pékin et du gouvernement chinois.»

    Me Bourdon fait remarquer que même s’il n’existe pas de précédent en la matière, il est optimiste et l’audience a d'ores et déjà été fixée au 13 octobre prochain.

    «Il y a une conscience publique internationale de plus en plus forte qui ne soutient plus les restrictions aux libertés publiques et tous ces outils technologiques vont favoriser une exigence d’expression pluraliste d’accès à une information sans réserve, quelles que soient les résistances un peu préhistoriques qui existent ici ou là. Je pense encore une fois que l’histoire donnera raison à NTDTV», conclut Me Bourdon.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/Eutelsat-NTDTV-la-justice-francaise-saisie.html

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