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Q- Repression, corruption et violations des droits - Page 5

  • CHINE • Parodie de justice dans l'affaire du lait frelaté - Partie 1

    Malgré l'ampleur du scandale et le nombre de victimes, les responsables politiques ont échappé au procès qui vient de se terminer. Un résultat qui provoque l'ire de l'opinion publique.
    Des familles de victimes du lait contaminé à la mélamine manifestent, Shijuazhuang, 22 janvier 2009
    AFP

    Le 22 janvier, un premier jugement a été rendu à Shijiazhuang, capitale de la province du Hebei, dans l'affaire du lait en poudre contaminé à la mélamine qui a fait au moins six morts et provoqué des problèmes rénaux chez près de 300 000 nouveau-nés en Chine. Certes, deux agriculteurs ont été condamnés à mort, Tian Wenhua, l'ancienne PDG de la société Sanlu qui a produit et écoulé le lait contaminé, a été condamnée à la prison à vie, et le groupe en faillite a été condamné à verser une amende de 49,30 millions de yuans [5,4 millions d'euros], mais ce verdict est-il rassurant ? Pas sûr, d'autant que les tribunaux persistent à refuser de recevoir les demandes de dédommagement des familles et que les hauts fonctionnaires impliqués dans cette affaire continuent d'échapper à la justice.

    Les deux agriculteurs condamnés à mort, Zhang Yujun et Geng Jinping, ont été reconnus coupables d'avoir nui à la sécurité publique par des pratiques dangereuses et d'avoir commercialisé des produits alimentaires toxiques. En revanche, le chef d'accusation retenu contre les dirigeants de Sanlu, dont Tian Wenhua, étant d'avoir mis en vente des produits frelatés, ils encourraient la perpétuité comme peine maximale. Autrement dit, ils étaient sûrs dès le départ d'échapper à la mort. Pourtant, après avoir reconnu le 1er août dans un document remis aux autorités locales que leur lait contenait de la mélamine, les dirigeants de Sanlu ont continué à en produire jusqu'au 12 septembre, soit plus de 900 tonnes au total, dont 813 tonnes ont été vendues. Pourquoi ces gens-là n'ont-ils pas eux aussi été reconnus coupables d'avoir produit et vendu des produits toxiques ?

    En réalité, le fait que tous les tribunaux de Chine refusent de recevoir les demandes de dédommagement dans cette affaire prouve que l'instruction n'a été qu'un simulacre manipulé en coulisses par le gouvernement et la commission juridique et politique du Parti communiste [qui détermine les verdicts dans les cas jugés sensibles]. Le lait contaminé a fait des victimes dans presque toutes les provinces chinoises. Normalement, la Cour suprême aurait dû ordonner une délocalisation du procès pour éviter toute ingérence des pouvoirs publics du Hebei dans son déroulement. Mais les autorités n'ont même pas pris la peine de sauver les apparences et ont confié l'instruction au tribunal de moyenne instance de Shijiazhuang, malgré les protestations de la défense comme de l'accusation. En conséquence, c'est maintenant au tribunal de grande instance de la province du Hebei qu'il revient de rendre le jugement définitif. En d'autres termes, l'affaire peut être close sans sortir de la province. Il n'y a aucune crainte à avoir qu'un procureur, un juge ou un avocat irrespectueux demande des détails sur les dessous explosifs de l'affaire !

    A suivre

    Tiré de Courrier International

    http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=93915

  • Répression des ouïghours dans le Xinjiang

    L'année 2008 a été l'occasion pour la justice de "frapper un grand coup" contre la minorité ouïghoure, accusée de vouloir s'en prendre aux JO : près de 1.300 personnes ont été arrêtés.

    Un marché de Kuqa frappé par une explosion dans la province du Xinjiang, le 10 août 2008 (REUTERS)

    Un marché de Kuqa frappé par une explosion dans la province du Xinjiang, le 10 août 2008 (REUTERS)

    C'est l'heure des bilans, et la police chinoise n'y déroge pas. Selon le journal officiel du parquet chinois paru dimanche 4 janvier, 1.295 personnes ont été arrêtés sur les 11 premiers mois de l'année 2008 dans le Xinjiang, ou Turkestan oriental, nord-ouest de la Chine.
    Près de 90% d'entre eux (1.154), accusés de mettre en danger la sécurité de l'Etat chinois, ont d'ailleurs été inculpés ou fait l'objet de mesures administratives.
    La justice chinoise aurait été incitée à "frapper un grand coup" avant les Jeux Olympiques. Le Xinjiang est en effet une région à majorité musulmane, où l'ethnie ouïghoure est régulièrement harcelée par les autorités.

    "Saboter" les JO


    Deux Ouïghours accusés d'avoir voulu "saboter" les JO avec une attaque terroriste qui a fait 17 morts dans le Xinjiang ont été condamnés à mort fin décembre. L'attaque avait eu lieu le 4 août, quatre jours avant l'ouverture des JO de Pékin.
    Les Ouïghours, musulmans turcophones, sont victimes à l'instar d'autres minorités chinoises de nombreuses discriminations comme l'interdiction de parler leur langue ou de pratiquer librement leur religion. Le pouvoir central qualifie les opposants ouïghours de terroristes islamistes.

    NOUVELOBS.COM
  • Des mères chinoises arrêtées par la Police pour avoir demandé une étude scientifique sur l’impact de la mélamine sur leurs bébés

    Des parents de petites victimes du lait additionné de mélamine ont appelé aujourd'hui à Pékin à ce que soient entreprises des recherches de fond sur les effets à long terme de ce produit chimique, lors d'une conférence de presse sur un trottoir de Pékin."Le problème de la mélamine dans la nourriture est nouveau et personne n'a d'information scientifique", a souligné Jiang Yalin, 33 ans, mère d'un bébé rendu malade par l'ingestion de lait trafiqué. "Nous voulons des recherches sur les dégâts possibles", a-t-elle ajouté.

    large_713839.jpgLa conférence de ce petit groupe de parents s'est tenue dans la rue après que les organisateurs eurent essuyé un refus de l'hôtel qui devait les accueillir. La manifestation a été surveillée par trois voitures de police et filmée par des hommes en civil mais s'est déroulée sans interruption.

    En revanche, cinq autres personnes ont été interpellées la veille de sa tenue, selon l'une d'elle, Zhao Lianhai, joint par téléphone.

    "Nous avons été interpellés hier soir (jeudi) dans la rue et emmenés dans cet endroit", dans le sud de Pékin, à dit Zhao dont le téléphone n'a pas été confisqué.

    "La police ne nous a pas expliqué les raisons de notre détention. Nous avons demandé plusieurs fois à être relâchés immédiatement, sans obtenir de réponse", a-t-il ajouté.

    La police de Pékin n'a pu être jointe par l'AFP.

    Tiré du Figaro

    Rappel : 294 000 enfants ont été contaminés par le lait à la mélamine et plusieurs sont morts. Les autorités sanitaires chinoises, au courant de la contamination en avril 2008, ont attendu la fin des Jeux Olympiques pour informer les citoyens chinois du risque sanitaire.

  • Soupçons de corruption sur des jurés des prix Nobel après des voyages tous frais payés en Chine

    La justice suédoise a annoncé jeudi l'ouverture d'une enquête préliminaire pour corruption visant des membres des comités Nobel qui avaient accepté des voyages tous frais payés en Chine.

    Le magistrat anti-corruption Nils-Erik Schultz a annoncé qu'il avait ouvert l'enquête pour déterminer si les voyages effectués en 2006 et 2008 étaient destinés à influencer les décisions des comités Nobel. Il n'a pas voulu nommer les membres des comités visés, ni préciser leur nombre. L'enquête fait suite aux révélations de la Radio suédoise, qui a rapporté que trois jurés des comités de médecine, chimie et physique avaient été invités en Chine pour expliquer le processus de sélection et les critères d'attribution du Nobel. Selon la radio, les autorités chinoises avaient payé billets d'avion, hôtels et repas. Si des faits de corruption étaient avérés, ils seraient passible d'amende ou de peines allant jusqu'à deux ans de prison.

    Gunnar Oquist, secrétaire permanent de l'Académie royale suédoise des sciences, qui décerne les prix Nobel de chimie, physique et économie, a reconnu que ces voyages étaient inappropriés. "Nous devrions faire attention à ne pas nous mettre dans une situation où le travail du comité peut être remis en cause", a-t-il déclaré à l'Associated Press dans un entretien téléphonique. "Je crois qu'il aurait fallu penser à cela dans le cas présent".

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