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G- La Chine et le Tibet - Page 3

  • Dalaï Lama: retour sur le choix des JO 2008

    Le dalaï lama, chef spirituel des bouddhistes tibétains, a indiqué samedi à Montréal qu'il pensait avoir contribué au choix de Pékin comme site des jeux Olympiques de 2008.

     

    Rencontrant la presse à l'issue d'une longue tournée en Amérique du Nord, le dalaï lama a rappelé qu'il avait été accusé par la Chine de s'oppposer aux JO de Pékin, avant de dire qu'en fait, il avait estimé, à l'époque où l'on attendait la décision du Comité olympique international (CIO), que la Chine, «une nation ancienne et la plus peuplée» méritait les jeux.

    «J'ai appris par la suite, par une personne en contact avec un membre du CIO, que cette déclaration avait beaucoup aidé la décision en faveur de la Chine», a-t-il ajouté.
    De même, il a affirmé avoir cherché à freiner les manifestations antichinoises lors du passage de la flamme olympique à San Francisco, «pour ne pas heurter la Chine».

    Interrogé sur ses préférences politiques, il a affirmé «continuer à se définir comme un marxiste» en ce qui concerne la théorie sociale mais être fermement opposé au totalitarisme.
    Il s'est également prononcé en faveur de la tolérance religieuse, estimant que si six milliards de personnes avaient une seule religion, ce serait «comme si dans tous les restaurants du monde on servait un plat unique».

    Enfin, le XIVe dalaï lama n'a pas exclu que son successeur puisse être une femme, mais a insisté surtout sur le fait que sa réincarnation doit pouvoir poursuivre son action et, pour cette raison, «vivre dans un pays libre» et non en Chine.
    A l'issue de sa conférence de presse, il devait prononcer une conférence sur les valeurs spirituelles, intitulée «L'éducation du coeur: la puissance de la compassion» dans un amphithéâtre bien rempli de 14.000 places.

    Devant le bâtiment, un petit groupe d'Ouïgours (minorité musulmane et turcophone chinoise) agitait des drapeaux bleus ornés d'un croissant blanc et d'une étoile en criant «honte à la Chine», tandis qu'un groupe encore plus petit de Chinois brandissait en silence des drapeaux rouges et un panneau déclarant «dalaï menteur».

    Tiré de 20 min: http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Il-estime-avoir-favorise-le-choix-des-JO-2008-14833359

     

  • Dalaï-lama: la politique chinoise a échoué

    La politique chinoise à l'égard des minorités du pays a "échoué" et doit être modifiée, a estimé aujourd'hui le dalaï lama en visite en Suisse où vit une des plus importantes communautés de réfugiés tibétains d'Europe. "En 60 ans, ces politiques (chinoises pour les minorités, ndlr) ont fondamentalement échoué (...) à instaurer la confiance", a expliqué le leader spirituel des Tibétains lors d'une conférence de presse à Genève.

    Il a jugé nécessaire d'effectuer une "révision scientifique de ces politiques", appelant les autorités chinoises à adopter une approche plus "holistique". "L'argent à lui seul ne permettra pas à la Chine d'avoir une bonne image", a souligné le dalaï lama. "La confiance repose sur la transparence et l'honnêteté", a-t-il insisté. Il a également déploré que Pékin n'ait pas modifié son attitude vis-à-vis des minorités malgré les récentes émeutes dans la province du Xinjiang (nord-ouest de la Chine) peuplée de musulmans, notamment Ouïghours.

    Concernant la situation au Tibet, le responsable religieux a rappelé qu'il ne militait pas pour la création d'un Etat indépendant contrairement aux accusations des autorités chinoises. "Il en va de notre responsabilité mutuelle de trouver une solution, sans séparation", a-t-il ajouté.

    Mais "le contact avec le gouvernement chinois est devenu difficile", a relevé le dalaï lama venu à Genève pour une conférence internationale destinée à promouvoir le dialogue entre intellectuels chinois et tibétains. Contrairement à Pékin, les intellectuels chinois se sont montrés "très positifs" sur un dialogue.

     

    AFP tiré du Figaro : http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/08/06/01011-20090806FILWWW00435-dalai-lama-la-politique-chinois-a-echoue.php

  • Chine, Ouïgours - ” Ils ont arrêté tous les hommes entre vingt et trente ans ! “

    Ces témoignages sont datés de 1997, une répression des ouïgours avait déjà eu lieu dans le Xinjiang, rappelant les évènements récents de 2009 en Chine.

    Nouvelles précisions sur les massacres et raffles de Guldja (Xinjiang) (Part 2/2) - Suite du témoignage.

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    Part 1/2 : ” Les hôpitaux avaient reçu l’ordre de n’accueillir aucun blessé “.

    Suite : ” Après je suis revenu à la maison. Le lendemain il n’y avait personne dans les rues. Même pour prendre le bus, il fallait montrer une pièce d’identité et partout il y avait des policiers pour contrôler les papiers. Ca a duré trois jours. Les deux derniers jours, tous les Chinois frappaient les Ouïgours dans la rue. Hommes, femmes, peu importait. Ouïgour, hop !

    Ils ont massacré beaucoup d’Ouïgours, surtout des hommes. Après, tu ne voyais plus de jeunes Ouïgours dans la rue car ils ont arrêté tous les hommes entre vingt et trente ans. “

    Ils ont fait toutes les maisons ? ” Apparemment ils ont fait toutes les maisons. Et je sais qu’il y a pas mal de… Nos proches, ils ont perdu leur enfant car en fait… tu sais, les manifestants étaient peut-être cent, mais ceux qui ont été arrêtés, il y en a eu au moins 5000. Après on ne voyait plus de jeunes, on ne voyait plus de jeunes hommes. Dans chaque famille il y avait au moins un homme en prison.

    C’était affreux, ils ont arrêté tellement de monde ! On avait un proche, il avait trois fils, dont deux drogués. Le troisième était super gentil, c’était vraiment quelqu’un de bien. Mais la police l’a arrêté. Tous les jeunes qui ont été arrêtés, soit ils ont disparu, on ne les trouve plus, soit ils ont été relachés. Quand ils ont été relachés ils étaient tout nus, juste en slip.

    En fait ils étaient tellement frappés dans la tête, la plupart ils sont devenus fous. Par exemple mon cousin, quand il est sorti il ne pouvait pas parler, il était complètement devenu fou et quelques mois après il est mort.

    Il paraît que c’est une façon de torturer, quand tu sors tu as l’air bien mais en fait à l’intérieur ta tête est complètement morte, c’est pour ça que tu deviens fou. Et on a un voisin qui a été arrêté, c’était un musicien, un chanteur. Ils l’ont tellement torturé, il n’a pas pu résister à la torture et il s’est jeté du cinquième étage. Il n’est pas mort, il est devenu handicapé. Et la police l’a arrêté, ils l’ont mis à l’hôpital mais ses parents n’avaient pas le droit de le voir. Mais sa maladie s’est tellement aggravée, il était presque mort, qu’ils l’ont relâché.

    Parmi les Ouïgours, il y a des traîtres et on pense que c’est eux qui ont dit à la police chinoise chez qui aller. Par exemple notre voisin qui a frappé un Chinois dans la rue, il n’a pas été arrêté. C’est très bizarre parce que tous les jeunes qui ont été arrêtés ne fumaient pas, ne buvaient pas, étaient très gentils, n’avaient jamais rien fait de mal. Et tous ceux qui se droguaient, qui étaient méchants, ils n’ont pas été arrêtés. “

    Et donc il n’y a plus de jeunes à Guldja ? Comment est la population ? ” Ben tu sais, les Ouïgours ils aiment bien chanter et danser, ils sont toujours contents mais juste après ça il n’y a plus eu de fêtes. Les gens sont tristes. “

    Oui c’est ce que j’ai constaté là-bas. Et quand j’ai tenté d’interroger les gens, personne n’a voulu me parler. Ils ont fait comme s’ils ne savaient pas. ” Bien-sûr ! Là-bas, si tu demandes, c’est hors de question. Ils ont peur de parler. Tout le monde se méfie des espions.

    C’est horrible vraiment. Par exemple, un de nos proches est fonctionnaire et un jour, la police a invité tous les fonctionnaires ouïgours à venir dans la prison pour leur montrer comment ils torturent les prisonniers ouïgours. Pour dire voilà, si vous faites pareil, on vous fera pareil.

    Tous les prisonniers qui sont sortis depuis, c’est parce qu’ils ont payé très cher à la police. Ceux qui n’ont pas payé, ils ont disparu. Et ce proche aussi a été arrêté parce que quand on te soupçonne, on soupçonne tes amis aussi. Et du coup il a été arrêté parce qu’un de ses amis médecin avait soigné un blessé quand les hôpitaux étaient fermés. Il a payé très cher et il est sorti. Mais quand il est sorti il était tellement maigre qu’on ne l’a pas reconnu. Mais il ne nous a pas raconté les tortures.

    Et aussi, il y a un vieux monsieur qui a sauvé une femme. Elle avait reçu une balle car les militaires tiraient sur tout le monde. Et le monsieur est allé la ramasser pour la conduire à l’hôpital. Et bien-sûr l’hôpital ne les a pas acceptés. Au lieu de cela, il a été arrêté parce qu’il avait secouru la femme ! C’était vraiment horrible.

    Après ils ont fait un documentaire et les gens qui l’ont vu à la télé m’ont raconté : ils n’ont vu que les scènes où les Ouïgours frappaient les Chinois, ils montraient des Chinois en train de mourir, le sang des Chinois… du coup ils ont l’impression… Ils détestent les Ouïgours.

    Après ils ont fait un film sur cette affaire, et c’était tellement dégoûtant ! Ce n’étaient que des mensonges. Dans ce film ils disaient que les Ouïgours ne travaillent pas parce qu’ils n’aiment pas le travail, qu’ils veulent construire un Etat islamiste, qu’ils détestent les Chinois et le gouvernement chinois et qu’ils ont fait des émeutes, qu’ils ont commencé à tuer des Chinois en cachette dans la rue. C’était 100% du mensonge ! Et avec des acteurs ouïgours ! Ils en trouvent, ils les payent, c’est ça qui est impressionnant… C’est affreux. ”

    Tiré de: http://sylvielasserre.blog.lemonde.fr/2008/08/29/chine-ouigours-ils-ont-arrete-tous-les-hommes-entre-vingt-et-trente-ans/

     

  • Tournée aux États-Unis: Le dalaï-lama en faveur de la modernisation en Chine

    20090510-174915-g.jpgD’après AFP - Le dalaï-lama, chef spirituel des Tibétains en exil, s'est montré optimiste dimanche par rapport à la modernisation de la Chine.

    Il a affirmé que ces changements étaient finalement favorables au peuple tibétain, mais a nuancé ses propos en qualifiant de «peine de mort» le joug que Pékin exerce sur la région autonome.

    Dans le «Tibet moderne, 90% des gens ne sont pas heureux», a révélé le dalaï-lama dans une interview diffusée sur CNN dimanche, à l'occasion d'une tournée aux États-Unis.

    Il a qualifié de «génocide culturel» l'arrivée massive de Chinois au Tibet par le régime communiste chinois.

    Mais, «si on observe le problème tibétain avec plus de recul, j'ai beaucoup plus d'espoir parce que la Chine change». De plus, «le moral des Tibétains au Tibet est très bon», a-t-il insisté.

    Aujourd'hui âgé de 73 ans, le prix Nobel de la Paix a souvent dit qu'il se retirerait bientôt, mais il continue néanmoins à parcourir le monde.

    Le dalaï-lama devrait revenir aux États-Unis en octobre, où il espère rencontrer Barack Obama.

  • Le dalaï lama sera à Paris le 6 juin

    Le dalaï lama effectuera une visite en France début juin dans le cadre d'une tournée européenne. «Il est très possible qu'il reçoive son titre de citoyen d'honneur de la ville de Paris des mains du maire Bertrand Delanoë, mais aucune rencontre avec des responsables du gouvernement français n'est prévue», précise le secrétaire général du bureau du Tibet à Paris, Wangpo Bashi.

    Il y a un an, la décision de la mairie de Paris de faire le chef sprituel des Tibétains «citoyen d'honneur» de la ville avait suscité la colère de Pékin, accentuée par la rencontre fin 2008, en Pologne, du président Nicolas Sarkozy et du dalaï lama. Ce dernier dénonce en effet la politique de «répression» au Tibet pour lequel il demande «une autonomie significative», la Chine l'accusant elle de «mensonges».

    Wangpo Bashi a ajouté que le chef spirituel des tibétains «arrive le 6 juin à Paris. Le 7 juin nous avons prévu une conférence publique au palais omnisport de Bercy à Paris sur le thème "Ethique et société"». Un site internet y est dédié ( www.dalailama-paris2009.fr ). «Nous voulons faire partager les valeurs universelles du dalaï lama qui dépasse les attachements religieux et politiques de chacun», a expliqué le porte-parole tibétain.

    Cette visite, qui coïncide avec les élections européennes du 7 juin et la possible venue - annoncée par l'Elysée - du président américain Barack Obama en France le 6 juin, intervient dans le cadre d'une tournée européenne. «Il se rendra d'abord en Islande, au Danemark et aux Pays-Bas», a indiqué M. Bashi, sans être en mesure de fournir les dates précises. «Il regagne l'Inde le 8 juin», a poursuivi Wangpo Bashi.

    Le parlement néerlandais a annoncé mi-avril que les députés recevraient le dalaï lama le 5 juin à La Haye, malgré la protestation de l'ambassadeur de Chine.

    Tiré de Le Parisien.fr

  • Les premières images de la repression chinoise au Tibet

    Le gouvernement tibétain en exil a diffusé les premières images – extrêmement choquantes – des violences exercées par le régime chinois lors de la répression des manifestations à Lhassa en mars 2008

    Militaires chinois frappant des Tibétains menottés au sol (capture)

    Militaires chinois frappant des Tibétains menottés au sol (capture)

    Voici les premières images – extrêmement choquantes – des violences exercées par le régime chinois lors de la répression des manifestations à Lhassa en mars 2008.  > voir la vidéo (certaines images peuvent choquer).
    Diffusée vendredi 20 mars par le gouvernement tibétain en exil, la vidéo provient apparemment de trois sources différentes. On peut y voir des images qui ont de toute évidence été prises par des cameramen de l'armée chinoise. Des manifestants affrontant les forces de l'ordre sont ensuite roués de coups et menottés à terre. Certains semblent s'être évanouis.
    Les images qui suivent proviennent probablement de la famille d'un jeune Tibétain. Il a été torturé, et apparemment relâché sans avoir été soigné. A l'Hôpital de la Région autonome du Tibet (TAR), des médecins – payés par sa famille, précise la voix off – essayent de le soigner, sans parvenir à le sauver. La vue de ses plaies infectées est insoutenable. L'équipe médicale a été amenée à extraire 2,5 kg de chair pour parvenir à les nettoyer, est-il précisé. Le jeune homme serait mort le 19 juin 2008. La vidéo montre ensuite ses "funérailles célestes" célébrées selon la tradition, avec les vautours qui dévorent rituellement le cadavre. Dans les restes d'ossements, indique la voix off, un clou fiché dans son pied est découvert. Selon les indications de la vidéo, il aurait notamment été brûlé, battu avec bâton électrique et son talon droit aurait été percé avec un clou, avant d'être relâché.
    Enfin, une troisième source a fourni des images volées des troupes chinoises qui quadrillent Lhassa aujourd'hui.
    En mars 2008, des manifestations pacifiques de moines avaient démarré à Lhassa et rapidement débordé du Tibet. Elles s'étaient soldées par de nombreuses arrestations et par la mort de 21 personnes selon Pékin, d'au moins 203 Tibétains selon le gouvernement tibétain en exil.
    Tiré du NouvelObs.com
  • Tibet: propagande chinoise à Paris

    Un moine tibétain se rend à la prière dans un temple du Monastère Kumbun, situé dans la périphérie de Xining, le 11 mars. Le Monastère est le lieu de naissance du fondateur de la secte bouddhiste des Gelupka ('les Vertueux'), menée par le chef spirituel du Tibet. La sécurité dans la province reste étroite au lendemain du 50ème anniversaire de l'exil du Dalai Lama. Il avait tenté de s'opposer au gouvernement chinois en 1959.

    L'ambassade de Chine en France a fait parvenir à L'Express une série de DVD sur le Tibet. Une vision particulière de l'histoire...

    C'est un modèle de propagande, une leçon d'histoire à la chinoise. Dans un courier daté du 10 mars, l'ambassade de Chine à Paris a envoyé à L'Express une série de 5 DVD (dont un en Français) retraçant le destin du Tibet et de son peuple. Une manière, pour le service de presse de l'ambassade, de "contrer" les Tibétains en exil qui réclament l'indépendance et célèbrent cette année le cinquantième anniversaire du soulèvement de Lhassa (mars 1959) contre "l'occupant".

    Ces DVD, où le Dalaï Lama - leader spirituel et politique des Tibétains - n'a pas le beau rôle, reprennent les termes habituels de la propagande sur ce sujet très sensible pour Pékin. Il est question de la "libération démocratique" de 1951, c'est à dire l'arrivée des troupes de Mao sur le Toit du monde. Le Tibet d'avant 1951 est présenté comme un pays d'injustices sociales et d'esclavage. Si ce dernier aspect n'est pas totalement inexact, la suite scandaliserait sans doute la majorité des Tibétains, qu'ils soient restés au pays ou partis rejoindre le Dalaï Lama en exil en Inde.

    Au fil de ces reportages, dont le seul mérite est de proposer des images d'archives en noir et blanc, les mêmes mots reviennent sans cesse sur fond de musique classique: "réforme démocratique", "liberté", "modernisation"... Le commentaire souligne les "larges sourires" sur le visage d'une femme qui a connu l'esclavage et nous apprend que la "croyance du peuple tibétain est respectée et protégée".

    A aucun moment, il n'est question des destructions de temples, des moines et des nonnes condamnés à des dizaines d'années de prison pour avoir osé contester (le plus souvent pacifiquement) la présence chinoise. Mao est cité, bien sûr, mais de manière positive. Quant à la révolution culturelle (1966-1976), c'est à croire qu'elle n'a jamais existé! Les faits sont pourtant connus: 6 000 édifices religieux détruits, des tonnes de livres brûlés...

    Le nombre de religieux serait passé d'environ 550 000 en 1950 (sur 6 millions d'habitants) à quelques dizaines de milliers aujourd'hui. Il faut dire que depuis un demi-siècle, des milliers d'entre eux ont connu les geôles des grandes prisons de Lhassa, comme Gutsa et Drapchi. Détenus dans des conditions inhumaines, ils ont subi les tortures, les privations, l'obligation de travailler dans des serres surchauffées ou de collecter les excréments dans les latrines. L'un d'eux, Palden Gyatso, a par exemple passé trente-trois ans derrière les barreaux avant d'être libéré en 1992 et de rallier l'Inde. Rien à voir, donc, avec le "vrai Tibet sous le soleil" présenté dans l'un de ces DVD.

    L'Express

  • Tibet, la guerre de propagande chinoise

    Un agent de sécurité chinois se tient devant une maquette de l'exposition propagandiste intitulée "50e anniversaire de la réforme démocratique au Tibet" à Pékin, le 9 mars 2009.

    REUTERS/Grace Liang

    Un agent de sécurité chinois se tient devant une maquette de l'exposition propagandiste intitulée "50e anniversaire de la réforme démocratique au Tibet" à Pékin, le 9 mars 2009.

    En près de 60 ans, la Chine a largement consolidé sa présence sur le "Toit du monde", tout en menant contre les Tibétains en exil une guerre de propagande de plus en plus sophistiquée. Pékin a commémoré à sa manière, ces dernières semaines, les 50 ans de l'échec de la rébellion contre la présence chinoise dans la région.

    Du 10 au 28 mars 1959, une révolte contre la tutelle chinoise avait secoué Lhassa, réprimée par l'Armée populaire de libération. Le 17 mars, le dalaï lama s'était enfui pour l'Inde. Des spectacles et une grande exposition célèbrent dans la capitale chinoise "la réforme démocratique du Tibet" et la fin d'un régime théocratique dépeint comme un enfer pour des millions de serfs.

    Lundi, la société chinoise pour les droits de l'homme a lancé un site spécial en chinois, anglais, français et allemand pour montrer le "vrai" Tibet au monde, avec textes, photos et vidéos.

    Et le 28 mars, les autorités marqueront la première journée "d'émancipation des serfs" libérés il y a 50 ans, par la Chine, de "la féodalité". Le 28 mars 1959, un communiqué signé par le Premier ministre Zhou Enlai avait annoncé l'échec de la rébellion et la dissolution du gouvernement local.

     

    Toute cette campagne de communication - où le dalaï lama est dépeint comme un agitateur séparatiste - contraste avec la situation de répression dépeinte par les Tibétains en exil ou les groupes de soutien au dalaï lama basés dans les pays occidentaux. Pour certains experts, cette offensive est d'abord destinée au public chinois.

    "Une grande partie est conçue avec, comme objectif, l'opinion publique chinoise, pas les Tibétains... ni l'Occident, où le dalaï lama a depuis longtemps gagné la bataille de la communication", juge Andrew Fischer, chercheur à l'Institut des études sociales aux Pays-Bas.

    Dans cette campagne, les médias étrangers sont souvent pris pour cible, accusés de ne pas présenter une image "fidèle" du Tibet. Cependant, Pékin n'autorise pas les reportages indépendants, ne permettant que des voyages de presse strictement encadrés.

     

     

    En près de 60 ans, la Chine a largement consolidé sa présence sur le "Toit du monde", tout en menant contre les Tibétains en exil une guerre de propagande de plus en plus sophistiquée. Pékin a commémoré à sa manière, ces dernières semaines, les 50 ans de l'échec de la rébellion contre la présence chinoise dans la région.

    Du 10 au 28 mars 1959, une révolte contre la tutelle chinoise avait secoué Lhassa, réprimée par l'Armée populaire de libération. Le 17 mars, le dalaï lama s'était enfui pour l'Inde. Des spectacles et une grande exposition célèbrent dans la capitale chinoise "la réforme démocratique du Tibet" et la fin d'un régime théocratique dépeint comme un enfer pour des millions de serfs.

    Lundi, la société chinoise pour les droits de l'homme a lancé un site spécial en chinois, anglais, français et allemand pour montrer le "vrai" Tibet au monde (www.tibet328.cn), avec textes, photos et vidéos.

    Et le 28 mars, les autorités marqueront la première journée "d'émancipation des serfs" libérés il y a 50 ans, par la Chine, de "la féodalité". Le 28 mars 1959, un communiqué signé par le Premier ministre Zhou Enlai avait annoncé l'échec de la rébellion et la dissolution du gouvernement local. (voir les images de la prise de Lhassa en 1959 ci-dessous).

    Toute cette campagne de communication - où le dalaï lama est dépeint comme un agitateur séparatiste - contraste avec la situation de répression dépeinte par les Tibétains en exil ou les groupes de soutien au dalaï lama basés dans les pays occidentaux. Pour certains experts, cette offensive est d'abord destinée au public chinois.

    "Une grande partie est conçue avec, comme objectif, l'opinion publique chinoise, pas les Tibétains... ni l'Occident, où le dalaï lama a depuis longtemps gagné la bataille de la communication", juge Andrew Fischer, chercheur à l'Institut des études sociales aux Pays-Bas.

    Dans cette campagne, les médias étrangers sont souvent pris pour cible, accusés de ne pas présenter une image "fidèle" du Tibet. Cependant, Pékin n'autorise pas les reportages indépendants, ne permettant que des voyages de presse strictement encadrés.

    L'élément nationaliste est toujours présent dans la guerre des mots de Pékin, les étrangers étant accusés de vouloir affaiblir la Chine en soutenant un Tibet indépendant.

    Et cette corde sera de nouveau utilisée en cas de nouveaux troubles au Tibet, juge Joseph Cheng, professeur de sciences politiques à la City University de Hong Kong. "Le Chinois de la rue est assez réceptif à ce genre de propagande," souligne-t-il.

    Cependant, Pékin vise aussi le public étranger, espérant le conquérir en imposant sa vision des choses et en martelant que le Tibet appartient à la Chine depuis des temps immémoriaux, un concept battu en brèche par de nombreux tibétologues occidentaux. Les attaques contre le dalaï lama n'ont néanmoins pas empêché de plus en plus de dirigeants occidentaux de rencontrer le Prix Nobel de la paix 1989.

    Récemment, dans son rapport annuel sur les droits de l'Homme, publié par le département d'Etat, Washington a jugé que "le bilan du gouvernement chinois en matière de droits de l'homme est resté mauvais et s'est aggravé dans certaines régions", citant le Tibet.

     

    Tiré de l'Express: http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/tibet-la-guerre-de-propagande-chinoise_745561.html

     

     

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