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P- Histoire de la Chine - Page 5

  • «Avant le ciel était bleu et les eaux pures» Rencontre avec Samuel Bollendorff, photographe. Partie2

    Un dame chinoise assise par terre devant une montagne de peluches
    Madame Pao travaille comme ouvrière depuis quinze ans. Passé un certain âge, sans qualification, il est impossible de se faire embaucher, alors elle préfère rester dans cette usine pour un euro par jour. (Samuel Bollendorff)

    Comment avez-vous pu rencontrer les gens et recueillir leur témoignage malgré la surveillance du régime communiste?

    Avant de partir j’ai beaucoup lu et j’ai fait beaucoup d’enquêtes. J’ai travaillé aussi avec un correspondant de RFi à Pékin qui vit là-bas depuis huit ans. Il parle chinois et il est Français. C’est très important car ça nous a permis de ne pas faire appel à un traducteur chinois. On n’a pas pris le risque de mettre en danger un Chinois et puis quand on a rencontré les mineurs, les expropriés des barrages, ils craignaient moins de nous parler parce qu’on était étranger. C’était comme s’ils s’exprimaient déjà à l’extérieur du pays.

     En fait je pense que c’était très important dans la confiance qu’ils pouvaient nous accorder. On a obtenu des visas de tourisme et il y a des lieux où on était un peu clandestins. Mais on a pu rencontrer ces gens qui nous ont raconté leur histoire. […] Dès qu’on était identifiés comme journalistes, le discours offi ciel reprenait le dessus. On était les bienvenus mais il fallait qu’on écoute le discours offi ciel. Par exemple dans les mines de charbon, quinze jours après y être passés, il y a un journaliste chinois qui est venu faire un reportage et qui s’est fait passer à tabac au point de tomber dans le coma. La violence se déchaîne plus facilement sur un Chinois. Quand on est étranger, ils arrivent à comprendre qu’on soit là. On arrivait à jouer là-dessus en disant qu’on était là pour des investisseurs étrangers. Parfois on disait qu’on était étudiants en sociologie et qu’on faisait une étude sur le bonheur dans le milieu ouvrier.

     

    Avez-vous réussi à établir des contacts plus proches?
    Il y avait ces moments où il fallait travailler très vite pour pouvoir entrer dans une usine, faire des photos et repartir mais après on donnait le plus de temps possible pour pouvoir le passer avec les ouvriers. Par exemple, on allait à la sortie des usines de jouets et là on discutait avec eux. Après on se voyait plusieurs fois, on allait au restaurant pour qu’ils puissent nous raconter leur histoire. Une fois qu’on était hors des usines ou des mines, on avait plus de temps pour parler et pour les écouter nous raconter leur histoire. Il y a également une ouvrière avec qui on a passé beaucoup de temps. Elle nous a donné l’adresse de sa famille à plusieurs milliers de kilomètres de là. On a pu se rendre dans sa famille et voir ses origines rurales. C’était très important de pouvoir prendre le temps pour tout ça.

    Qu’est-ce qui vous a le plus touché?
    D’une manière générale, ce qui m’a le plus mis en colère, c’est cette façon dont ces ouvriers sont vraiment le consommable du ‘miracle économique chinois’. Dès que quelqu’un tombe malade ou qu’il est blessé, il est renvoyé, on en prend un autre et puis on peut exproprier 100.000 personnes d’un coup pour faire un barrage sans même leur donner aucune compensation et on va les parquer ailleurs pour faire une ville de chômeurs. C’est en permanence comme ça, la vie humaine n’a aucune valeur, ça c’est effroyable. J’ai vu un village dans lequel les usines ont pollué les nappes phréatiques jusqu’à 400 mètres de profondeur, où les gens meurent et sont obligés de continuer à boire l’eau des sources parce qu’ils n’ont pas assez d’argent pour acheter de l’eau minérale. Quand ils ont tenté de porter plainte, le gouverneur local leur a mis une pression énorme. Ils n’ont même pas pu obtenir de papiers pour solliciter des aides nationales. Et ils sont bâillonnés comme ça. C’est cette espèce d’enfermement dans ce destin social sans avenir qui m’ a le plus touché.

    La Chine « à marche forcée » de Samuel Bollendorff. Pour voir les photos, c'est ici

     

  • Histoires de la Chine Antique sur l’éducation des enfants

    peinture chinoise
    (Zhang Cuiying)

    Il y avait beaucoup de bonnes mères  dans  la Chine ancienne qui portaient une attention toute particulière à l'éducation de leurs enfants. Ce qui suit sont les histoires  stimulantes de deux mères qui enseignèrent à leurs enfants à être purs et honnêtes.

    La mère de Tian Ji refuse d'accepter  des pots-de-vin
    Durant la période des  Royaumes combattants (453-221 av. J.C.), Tian Ji était le premier ministre de l'état de Qi. Il était connu pour sa diligence et son ardeur au travail.

    Un jour, un des subordonnés de Tian lui offrit  100 taels* d'or en cadeau  pour s'attirer ses faveurs. Tian refusa  le cadeau à plusieurs reprises, mais finalement il l'accepta afin de se montrer diplomate. Il rentra chez lui et  transmit le cadeau à sa mère. Mais sa mère fut outrée et le réprimanda: « Cet or représente bien plus que ton salaire des trois dernières années en tant que premier ministre! As-tu  volé cet or au peuple ou bien as-tu accepté un pot-de-vin? »

    Tian Ji baissa la tête et raconta à sa mère ce qui s'était passé. Sa mère lui répondit avec solennité: « J'ai  entendu dire qu'un homme  cultivé doit maîtriser  son comportement avec vigilance, chérir  sa bonne réputation, et ne jamais rien  prendre qui ne lui appartienne. Un homme  cultivé ne devrait rien avoir à cacher car il ne trompera pas les autres ni ne  tirera avantage d'eux. Un homme  cultivé répugnera aux mauvais gestes et rejettera les pots-de-vin. Tu portes la responsabilité de l'administration de l'état, aussi tu es supposé donner l'exemple au peuple. Mais maintenant, tu as pris un pot-de-vin des mains d'un de tes subordonnés. Tu as trompé le Duc et tu as  manqué au peuple. Tu m'as réellement brisé  le cœur! Tu dois rendre immédiatement cet or et demander au Duc de te punir! »

    Tian Ji se sentit terriblement honteux de lui-même après avoir écouté  l'admonestation de sa mère. Il rendit l'or immédiatement, puis il alla au palais royal confesser son méfait au Duc de l'état de Qi. Tian raconta au Duc ce que sa mère lui avait dit et pria le Duc d'accepter sa démission. Le Duc fit grandement l'éloge de la mère de Tian pour ses valeurs morales. Il dit à tous les fonctionnaires de la cour: « Une mère vertueuse élève des fils vertueux! Maintenant que je sais que vous avez une mère vertueuse, je n'ai plus besoin de m'en faire à propos de la corruption au sein de mon état. Je vous pardonnerai votre écart de conduite. »   

    Le Duc publia un édit impérial qui ordonna à tous de retenir les conseils de la mère de Tian Ji. Son insistance à élever ses enfants avec une moralité droite comme fondement de son éducation laissa une profonde impression  au Duc. Depuis lors, Tian Ji maîtrisa sa conduite avec des critères encore plus élevés.

    La mère de Cui Xuanhui lui enseigne à être loyal et incorruptible

    Cui Xuanhui était un haut fonctionnaire du gouvernement sous la dynastie Tang (618-907 ap. J.C.). Sa mère lui dit un jour: « J'ai entendu dire que lorsque son enfant devient un fonctionnaire du gouvernement, on pourra dire qu'il est un bon fonctionnaire s'il mène une vie simple et frugale, et qu'il est un mauvais fonctionnaire s'il est  léger vis-à-vis de l'argent et qu'il mène une vie de luxe. Je ne  peux qu' être  d'accord avec cela. J'ai remarqué que nombre de nos proches  assurent beaucoup d'argent à leurs parents, mais que leurs parents ne leur demandent jamais d'où vient l'argent. Il serait bien que l'argent provienne de leurs salaires; autrement, ils ne  vaudraient pas  mieux que des bandits. Même si ces gens n'ont pas commis  de crimes horribles, je me demande comment ils peuvent dormir la nuit. Tu perçois un salaire du gouvernement. Si tu n'es pas loyal, pur et honnête, comment affronteras-tu le Ciel? »

    Cui Xuanhui suivit  les conseils de sa mère au plus près. Il fut un fonctionnaire loyal et prit soin  du peuple de son état. Il fut plus tard reconnu comme étant un fonctionnaire très pur et très honnête.

    C'était une vertu traditionnelle chinoise que d'être honnête, pur et incorruptible si vous êtes  au service du peuple. Les parents montraient le bon exemple à leurs enfants en maîtrisant leurs propres paroles et leur conduite et en préservant leur  moralité personnelle. En retour, cela inculquait  aux enfants  de bons critères moraux. Les parents étaient véritablement protecteurs et responsables  envers leurs enfants et ils les élevaient pour qu'ils deviennent des adultes sans aucun sombre secret. 


    *Le tael chinois  désigne  une unité de poids  dans l'ancien système de  mesures chinois et   une unité monétaire . Un tael d'argent pesait environ 40 grammes

  • Une époque prospère en Chine: La Dynastie Tang

    La dynastie Tang (618 - 907)

    De l'avis de beaucoup d'historiens, la dynastie Tang est la plus puissante de l'histoire de la Chine. Succédant à son père, fondateur de la dynastie,Tai Zongdevient rapidement l'un des empereurs parmi les plus brillants..

    Avec lui , la Chine va connaître l'une des pages les plus illustres de son histoire. Les ennemis les plus puissants de l'époque sont des Turco-Mongols. Mais après avoir essuyé plusieurs défaites face à l'armée de Tai Zong vers l'année 630, les Turco-Mongols reconnaissent la suprématie de la dynastie Tang et procèdent à l'échange d'ambassadeurs. Les autres états, moins puissants, adoptent la même attitude. Le rayonnement et l'influence de la dynastie Tang s'étendent dorénavant du Japon à la Perse, de la Mongolie à l'Inde. La nouvelle capitale, Chang'an, cité prospère et cosmopolite, devient la plus grande ville du monde.

    Dans le domaine de la politique intérieure, Tai Zhong met en place une administration d'une redoutable efficacité en s'appuyant sur des fonctionnaires talentueux et intègres recrutés par concours généraux. De 618 à 751, la Chine connaît une succession sans précédent d'empereurs loyaux et compétents. De cette exceptionnelle série est d'ailleurs issue la première et unique impératrice de toute l'histoire chinoise, Wu Ze Tian.

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    Ainsi, la première moitié de la dynastie Tang constitue indiscutablement l'âge d'or de la civilisation chinoise. Puis, progressivement, les empereurs se laissent aller aux plaisirs de la vie. Ainsi en 755, le despotisme de la favorite de l'empereur, Yang Guifei, provoque la révolte du général An Lou Shan. Ce soulèvement ravage le pays et la capitale Chang'An. Bien que finalement écrasée, cette révolte affaiblit considérablement la dynastie et marque le début de son déclin.
    Cependant, sa puissance extraordinaire lui procure encore suffisamment de ressources pour survivre pendant plus de cent cinquante ans avant de disparaître en 907.

    L'étendue de l'empire et la grande stabilité politique favorisent les échanges économiques et religieux entre la Chine et des pays lointains tels que l'Inde et la Perse. Le bouddhisme connaît son apogée en Chine au début de la dynastie Tang.

    Sous cette remarquable dynastie, vivent les plus grands poètes chinois tels que Li Ba et Du Bu. Il en existe des milliers d'autres moins connus mais non dépourvus de talents. Les poèmes les plus populaires sont regroupés dans "les 300 poèmes de Tang". Ce recueil de poèmes fait d'ailleurs partie du patrimoine de la littérature chinoise.

    Tiré de Chine-Information

  • Histoire d'une persécution: Falun Dafa en Chine

    Mai 1992 – La méthode bouddhiste Falun Gong commence à être enseigné en Chine et reçoit très rapidement le titre officiel de « L’Ecole de Qigong la plus pratiquée »

    Mars 1995 - A Paris, l’Ambassade de Chine invite M.LI Hongzhi, Maître de la méthode, pour présenter la méthode en France

    1996 - Le Zhuan Falun (le livre d’enseignement des principes du Falun Gong : Vérité, Bienveillance, Tolérance) devient le livre le plus vendu en Chine. Le Falun Gong commence à être largement pratiqué à travers le monde

    1998 - Une enquête du Parti Communiste Chinois (PCC) dénombre à 70-80 millions le nombre de personnes pratiquant le Falun Gong en Chine

    1999 - Début de la persécution du Falun Gong lancée sur un ordre de Jiang Zemin « Détruisez leurs réputations, ruinez les financièrement et éliminez les physiquement ». Arrestations arbitraires massives.

    2000 - Gigantesque campagne de diffamation et de mensonges à l’encontre du Falun Gong, en Chine et à l’étranger via les médias et les ambassades chinoises.

    Pendant 6 années - Des milliers de témoignages attestent des tortures physiques et psychologiques systématiques.

    Mars 2006 – Révélations de l’existence de camps d’extermination secrets alimentant un trafic d’organes : révélations d’un journaliste chinois, l’épouse d’un chirurgien et un médecin militaire chinois

    Juillet 2006 – Publication du rapport d’enquête sur les prélèvements d’organes sur les pratiquants du Falun Gong, par David Kilgour et David Matas. http://organharvestinvestigation.net.

    8 août 2007 – Un an symboliquement avant l’ouverture des JO de Pékin, la CIPFG allume la Flamme des droits de l’Homme qui va passer dans 37 pays et plus de 150 villes du monde entier d’ici le mois d’août 2008.

    Début 2008 – Intensification de la persécution à l’approche des JO de Pékin. Selon des statistiques incomplètes le site Internet Minghui a révélé l’arrestation massive de1878 pratiquants de Falun Gong du 1 janvier au 11 mars 2008 – en seulement 71 jours.

  • Qu’est ce qu’est le Parti communiste chinois?

    armee congres 1.jpgLe Parti communiste chinois (PCC) est le parti dirigeant la République populaire de Chine depuis 1949. Exception faite des 8 partis minoritaires et sans pouvoirs, le PCC est de facto le parti unique de la République populaire de Chine (RPC).Fondé le 1er janvier 1921 dans le quartier colonial français de Shanghai, il fut dirigé par Mao Zedong. En 2006, le parti comptait 70 millions de membres ce qui en fait le plus grand parti au monde.Enorme structure sociale, le PCC dirige la politique de la Chine populaire à tous les niveaux depuis son accession au pouvoir en 1949

    Longtemps dominée par Mao Zedong, la structure du Parti a été détruite pendant la Révolution Culturelle et remplacée par l'armée populaire de la libération. Suite à la mort de Lin Biao en 1971, l'APL perd peu à peu son pouvoir au profit du PCC. Deng Xiaopoing continue la reforme du PCC à partir de 1978.Son organisation est toujours informelle. Dans les faits, 1 000 à 2 000 personnes détiennent l'essentiel du pouvoir ; c'est une forme d'oligarchie.

    En Chine chaque poste à responsabilité (juge, chef d'entreprise, etc) est doublé d'un poste politique, sauf lorsque le responsable occupe un niveau suffisant dans l'organisation du parti. Cette « non séparation des pouvoirs » et les conflits d'intérêt qui en découlent expliquent en partie les problèmes endémiques de corruption au sein du parti.

     

     

  • 2ieme période: 1999-2003 Partie 1

    Eradication en trois mois

    Le 22 juillet, l’annonce officielle de l’interdiction du Falungong était faite en ces termes :

    « Le département des affaires civiles de la République Populaire de Chine déclare que la Société de Recherche sur le Falun Dafa et l’organisation Falun Gong sous son contrôle sont des organisations illégales et doivent être interdites. Il est en conséquent interdit à quiconque en toute circonstance de distribuer des livres, des cassettes audio/vidéo ou tout autre matériel de diffusion de Falun Dafa (Falun Gong). Il est interdit de se rassembler ou de manifester pour soutenir ou diffuser Falun Gong, comme les sit-ins et les appels. Il est interdit à quiconque d’organiser, de coordonner ou de diriger n’importe quelle activité anti-gouvernementale »Une semaine après, un mandat d’arrêt était émis à l’encontre de Li Hongzhi. Le mandat mentionnait : « Recherché pour troubles à l’ordre public : Li Hongzhi ; Sexe : masculin ; ethnie : Han ; parle mandarin avec un accent du Nord-Est ; sourcils inclinés vers le milieu de son front »

    pratiquante poursuivie.JPGUne récompense de $6000 fut promise pour sa capture. Interpol refusa de donner suite aux demandes du gouvernement chinois, expliquant qu’une arrestation ne pouvait être motivée par des considérations politiques ou religieuses.Le 27 juillet 1999, le Quotidien du Peuple, citant de nombreux officiels, décrivait avec emphase la lutte des têtes du Parti contre le Falungong comme une lutte « entre la croyance et l’athéisme, la superstition et la science, l’idéalisme et le matérialisme. » Plus tard, un haut-responsable communiste, montrant à quel point la lutte lancée contre le Falungong était une lutte de principe, mentionna que « Vérité, Bonté et Patience ne sont pas des valeurs prônées par le Communisme ». Les autorités pensaient pouvoir éradiquer le Falungong en trois mois : destruction publique de tous les livres, cassettes vidéo, cassettes audio ; rééducation des éléments fermes ; condamnation des « dirigeants » ; vaste campagne de propagande et de dénonciation nationale, et obligation pour tous les pratiquants de Falungong de signer 3 lettres : repentance, garantie de ne plus pratiquer, condamnation du Falungong. La suite montra qu’ils s’étaient trompés

    Réaction du Falungong

    Dès le début de la répression, Li Hongzhi a appelé les autorités chinoises à un dialogue pacifique, et précisé qu’en aucun cas le Falun Gong ne se voulait opposant au gouvernement chinois "Ni maintenant ni dans le futur nous ne nous opposerons au gouvernement. Les autres peuvent nous maltraiter, nous ne devons pas maltraiter autrui, nous ne devons pas considérer l’homme comme un ennemi." Li Hongzhi, le 22 juillet 1999. Tout le long des ces deux années de persécution extrêmement cruelle, ses élèves ont maintenu la même attitude bienveillante et pacifique, et pourtant résolue et courageuse, face à l’oppression. Sans se laisser intimider par les menaces, ils ont cherché à expliquer, à leur gouvernement et au reste du monde, leur innocence. Pour cette seule raison, des dizaines de milliers de personnes ont été envoyées en camp de travail et torturées

     

    Suite de "Pourquoi le Falun Dafa est l’ennemi n°1 du régime de Pékin?"

    Tiré de http://www.infofalungong.net/

  • En Chine, 19 ans de silence sur la répression de Tiananmen

    Dix-neuf ans après, le massacre de Tiananmen est toujours absent des discussions publiques en Chine, par ignorance pour la plupart, par agacement pour d'autres, pendant que des prisonniers continuent d'en payer le prix.

     

    Des centaines de personnes tuées, des milliers de personnes arrêtées dans ce qui fut décrit à l'époque comme une rébellion contre-révolutionnaire orchestrée par les forces étrangères anti-chinoises.Le 30 juin 1989, un rapport de la mairie de Pékin avait fait état de  "dizaines de militaires morts, 6.000 membres des forces de l'ordre blessés, plus de 3.000 civils blessés et plus de 200 morts dont 36 étudiants". Le rapport affirmait aussi que la plupart des civils morts étaient des "malfaisants". Le nombre de morts reste un secret d'Etat tandis que des individus continuent de payer le prix de leur participation à cet immense mouvement pro-démocratique.
    Combien sont encore en prison? Mystère. Là encore, il faut se contenter des estimations des organisations internationales.

    Silence sur le sort des prisonniers

    "Entre 20 000 et 30 000 personnes ont été arrêtés. Parmi eux, une bonne moitié a été relâchée après 1 à 6 mois de détention. Environ 10 000  ont été jugées. La majorité a été condamnée à des peines de prison  de 1 à 20 ans. Plusieurs centaines à des peines de prison à vie ou la peine de mort commuée en prison à vie. On estime qu'ils sont entre 60 et 100  encore en prison aujourd'hui", avance John Kamm, président de  Dui Hua, une organisation de défense des droits des hommes basée aux Etats-Unis et à Hong-Kong.

    Depuis 1990, cet ancien président de la Chambre de commerce américaine à Hong Kong oeuvre pour obtenir plus de transparence de la part des autorités. "La plupart des prisonniers sont des ouvriers, plus quelques paysans embarqués dans les manifestations. Ils ont été condamnés pour destruction de propriété et étiquetés comme étant des saboteurs contre-révolutionnaires ou des hooligans [des crimes qui ont été ôtés de la loi criminelle chinoise en 1997]. La plupart ont reçu des peines de prison à vie ou des peines de mort avec deux ans de sursis."

    Ainsi de Miao Deshun qui faisait partie en 1989 d'un groupe de 5 activistes pékinois, condamné à mort pour "incendie volontaire". Une peine transformée en prison à vie en 1991 puis à 20 ans de prison en 1998. Au final, il aura passé plus de 29 ans en prison. Un cas qui illustre d'ailleurs pourquoi tant de prisonniers du 4 juin sont encore derrière les barreaux. En effet, pour les réductions de peine, le système chinois ne compte pas les années déjà passées en prison.

    Tiré de: Aujourd'hui la Chine

  • Si l'histoire se répétait...

    Berlin 1936.

     

    L’Allemagne est organisatrice des Jeux Olympiques, symbole de la fraternité des nations.

    Depuis 1933, le régime nazi met en place un système de propagande, de persécution et d’intolérance.

    Au lendemain des Jeux, le pays a fait parade. Alors que dans la ville allemande des milliers de tsiganes et de juifs étaient emprisonnés dans les premiers camps de concentration, la presse internationale soulignait la bonne organisation de l’événement. Trois ans plus tard, l’Allemagne déclarait une guerre menant aux plus grands gouffres de l’Histoire.

     

    Pékin 2008.

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