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I- Culture chinoise traditionnelle - Page 6

  • Le caractère chinois qui apporte des bénédictions

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    Le caractère chinois “Fu,” écrit par l’Empereur Kangxi, avec au dessus le sceau du “ Trésor du pinceau impérial de Kangxi.” Parce que le “Tian” du côté gauche de “Fu” est ouvert, les gens croyaient qu’il signifiait des bénédictions infinies, et l’ont donc appelé “l’origine des cinq bénédictions et la source de toutes les bénédictions.”(Epoch Times)

    Le caractère chinois “Fu” (bénédiction) symbolise une atmosphère positive et joyeuse. À l’approche du Nouvel An chinois, les familles chinoises suspendaient traditionnellement ce caractère dans l’espoir d’une merveilleuse nouvelle année.


    Origine et Signification

    Le caractère “Fu” existe depuis que la Chine a établi son propre système d’écriture, il y a des milliers d’années.

    Dans l’ancienne inscription d’oracle sur os, "Fu " signifie " Offrir de la nourriture et du vin aux divinités avec les deux mains." Les anciens perpétuaient ce rituel en priant le ciel et en vénérant les divinités, recherchant la paix et la joie. Ainsi, “Fu” en est venu à prendre le sens de bénédiction.

     La signification du caractère “Shi, 示,”, le radical gauche de " Fu, 福,” signifie autel, il est associé aux rituels, aux divinités, à la prière et à l’anticipation. Dans l’antiquité, les gens allaient à l’autel pour recevoir conseils et révélations divines des divinités.

    Le “一口田” de la partie droite de “Fu, 福” peut être interprété comme “Une terre donnée par les divinités.” Chacun possède une terre ou une terre de conscience, conférée par les cieux.

    Si on peut récupérer cette terre de pureté dans son cœur, des bénédictions s’ensuivront immédiatement. Ceci implique que si on croit dans les divinités, elles vous accorderont des bénédictions.

    Le Ciel et ‘Fu’

    Chacun veut avoir de la chance et des bénédictions plutôt que de la malchance. Mais comment les obtenir ? Deux anciens dictons expliquent comment la " chance" arrive. " Le Ciel n’a pas de favoris, mais accompagne souvent ceux qui ont bon cœur " et "Le Ciel n’a pas de favoris, mais il aide souvent ceux qui sont vertueux " ce qui signifie que le ciel ne regarde ni le statut ni la naissance d’une personne. Il traite avec équanimité tous ceux qui se conforment aux voies du ciel. Par conséquent, les moyens du ciel demeurent toujours avec les gens qui ont bon cœur et les aident à faire les choses très efficacement et miraculeusement.

    Les bénédictions et la vertu sont étroitement liées. La relation existant entre elles dans la culture chinoise traditionnelle peut être comprise de deux façons :

    Tout d’abord, qu’on ait ou non des bénédictions la décision en revient au ciel. Deuxièmement, on peut changer son sort en cultivant la vertu.

    Les actions vertueuses retiennent les bénédictions du ciel, tandis que les mauvaise actions causent l’infortune et la souffrance. Deux anciens dictons chinois expriment la pensée que la bonne et la mauvaise chance ne sont pas accidentelles "La chance et l’infortune ne viennent de nulle part, mais ce sont les gens eux-mêmes qui les invoquent " et " Les calamités proviennent des mauvaises actions, tandis que les bénédictions proviennent de la vertu. "Sun Simiao, un célèbre médecin chinois de la Dynastie Tang, a dit dans ses " Commentaires sur les bénédictions et la longévité " : " la chance est le produit du bien accumulé ; la malchance est le résultat du mal accumulé."

    Sun a également écrit : "Les bénédictions peuvent être bien utilisées." Sun enseignait, et les anciens Chinois croyaient, que la chance dérivait des bonnes actions et qu’aider les autres peut non seulement accroître les propres bénédictions d’une personne, mais peut aussi bénéficier aux générations futures.

    Proportionellement, si une personne indécente est sans vertu, qu’elle commet toutes sortes de mauvaises choses, et qu’elle abrite quantité de désirs malsains, la “malchance” lui échoiera immédiatement.

    Les personnes qui ont bon coeur vivent-elles plus longtemps?

    Une étude de recherche conduite à l’Université du Michigan montre qu’en moyenne les gens qui font souvent un travail bénévole vivent plus longtemps. Et aussi que les personnes âgées qui passent 100 heures par an à aider les autres vivent plus longtemps que leurs homologues inactifs.

    Sonja Lyubormirsky, un professeur de psychologie à l’Université de Californie, a découvert que faire cinq bonnes actions par jour pendant six semaines consécutives pouvait sensiblement améliorer l’état mental et physique d’une personne, l’inscrivant dans un cercle vertueux. Plus d’effort y est mis et meilleurs sont les résultats.

    D’autres études ont montré que lorsque les gens font de bonnes actions, les neurotransmetteurs du cerveau leur font ressentir une sensation agréable. En ayant bon cœur, les gens peuvent réduire leur pression physique et mentale, ce qui a un impact positif sur leur santé. Donc, le fait de vivre plus longtemps n’est pas seulement lié aux bons gênes et à une bonne santé, mais dépend aussi de notre état d’esprit.

    Bien que le caractère " Fu " soit synonyme de sincérité et de gentillesse, ce n’est pas juste un sentiment, mais quelque chose qui se cultive.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/a115339-Le-caractere-chinois-qui-apporte-des-benedictions.html

  • Les célèbres chevaux de l'histoire chinoise

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    À travers l’histoire, les chevaux évoquent un sentiment de fierté et de dignité. Il est reconnu qu’ils ont constitué le meilleur atout de l’homme. On retrouve l’héroïsme, la force et la fidélité du cheval dans de nombreux classiques de la littérature et livres historiques en Chine, car ceux-ci ont porté à l’honneur les chevaux en les associant à certains personnages historiques.

    Le cheval noir Zhui

    Xiang Yu (232-202 av. J.-C.) était un célèbre seigneur de la guerre du pays de Shu, on l’appelait le roi Xiang. Il fut l’une des figures importantes parmi celles qui ont renversé la dynastie des Qin (259-210 av. J.-C.). C’est avec courage et noblesse qu’il a dirigé un vaste territoire suite à la chute de la dynastie Qin.

    Pour l’accompagner lors des batailles, Xiang Yu avait un cheval noir nommé Zhui. Avant que ne survienne la mort de Xiang, ce cheval  lui a permis de remporter toutes les victoires. Xiang traitait Zhui comme son ami le plus fidèle. Avant que Xiang ne se rende seul pour son dernier combat face à des milliers et des milliers d’ennemis, il ordonna à ses hommes restés à ses côtés de le faire descendre de cheval. Ensuite, il ordonna au passeur de prendre Zhui son cheval et de le ramener à domicile. Zhui hennit de douleur, refusant de le quitter.

    Triste et ému par le hennissement de Zhui, Xiang bredouilla une chanson devenue célèbre sous le nom de La Chanson de Gaixia (1).

    «Ma force pourrait arracher les collines et mon pouvoir obscurcir le monde;

    le temps est maintenant contre moi et mon cheval Zhui refuse de partir.

    Quand mon cheval Zhui refuse de partir, il n’y a rien que je puisse faire!

    Oh Yu Ji, ma chère femme, il y a peu que je puisse faire pour changer votre destin!»

    Le cheval blanc Dilu

    Liu Bei (161-223 av J.-C.) fut le fondateur et le premier souverain du pays de Shu, durant la période des Trois Royaumes. Liu surmonta ses nombreuses défaites et mit en place son propre royaume.

    En plus d’un grand nombre de frères d’armes et d’amis qui ont consacré leur vie à Liu et au pays de Shu, Liu avait un cheval blanc du nom de Dilu (aussi connu comme le cheval à la marque ensorcelée). On prétend que Dilu était tout blanc, avec des marques en forme de larmes et une flamboyante tâche plus blanche encore sur le front. Il pouvait galoper extrêmement vite et sauva la vie de Liu à plusieurs reprises.

    Alors que Liu fuyait une tentative d’assassinat, il arriva au niveau d’une rivière. Il poussa son cheval pour traverser la rivière agitée, à une distance apparemment impossible à atteindre pour ses poursuivants. Quand il sentit les pattes de Dilu revenir vers le rivage, il cria au cheval de ne pas le trahir. Au même instant, Dilu accomplit un saut énorme malgré le courant et permit à Xiang d’atteindre la rive opposée. La manière dont Liu a eu l’impression que Dilu s’envolait est décrite dans le roman historique Les Trois Royaumes.

    Le cheval roux Chitu

    Guan Yu (mort en 219 av. J.-C.) était un général au service du seigneur de la guerre Liu Bei. Il joua un rôle important dans l’établissement du pays de Shu. Durant toute sa vie, il s’est appliqué à observer le serment fait à ses frères. Les générations futures ont gardé de lui le souvenir du guerrier sacré, loyal et juste.

    Guan avait un cheval roux unique du nom de Chitu qui lui était très fidèle.

    Alors que Guan était séparé de Liu, il servit temporairement Cao Cao en attendant des informations sur la localisation de Liu. Il remporta alors la bataille de Baima pour Cao Cao. C’est dans ces conditions qu’il obtint Chitu en récompense. Plus tard, il retrouva Liu et lutta contre les rivaux de son seigneur durant vingt ans, jusqu’à sa mort.

    En l’an 219, Guan fut capturé et exécuté par l’armée du pays de Wu. Après sa mort, son cheval Chitu refusa de boire, de manger et de marcher. Il mourut peu de temps après son maître.

    Le cheval jaune Huangbiao

    Qin Qiong était un général de la dynastie des Tang. Il servait l’empereur Taizong. Il remporta 200 batailles. L’empereur rendit de grands honneurs à Qin. Sa date de naissance est inconnue, mais on sait qu’il mourut en 638, et il fut enterré près de la tombe de l’empereur Taizong.

    Il existe une histoire célèbre concernant Qin et son cheval jaune nommé Huangbiao. Durant la période où Qin fut envoyé en exil à la fin de la dynastie Sui, il était extrêmement pauvre et manquait d’argent pour pouvoir s’offrir un lieu pour dormir et de la nourriture. À la fin il n’eut pas le choix et dû se résoudre à vendre son cheval. Réalisant qu’ils allaient être séparés, Qin et le cheval, étaient très tristes. Un vieil homme passa et vit le cheval. Il suggéra à Qin de le vendre à Shan qui était en quête d’une bonne monture.

    Sans dire son vrai nom, Qin vendit le cheval à Shan et s’en alla. Cependant, l’un des amis de Shan reconnu Qin et annonça à Shan l’identité du propriétaire du cheval. En entendant qu’il s’agissait du cheval de l’héroïque Qin, Shan couru derrière lui pour lui rendre et l’aida à sortir de ses difficultés.

    À travers l’Histoire chinoise, nombreux sont les héros qui ont été célébrés et avec eux leurs chevaux pour leur loyauté, leur courage et leur ardeur au travail. On se souvient d’eux non seulement dans les ouvrages historiques, mais aussi à travers les livres littéraires, les opéras et les films.

     

    (1). Le chant de Gaixia (垓 下 歌), également traduite par la Lamentation de la domination fut une chanson composée par Xiang Yu, alors piégé à Gaixia.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/14/1/30/n3509328.htm

  • Nouvel An chinois: le cheval à l’honneur en 2014

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    En 2014, le Nouvel An chinois sera célébré le vendredi 31 janvier, il marquera le début de l’année du Cheval dans le zodiaque chinois. Selon le calendrier lunaire chinois traditionnel, le premier jour de l’année lunaire chinoise se situe entre la fin janvier et la mi-février. Il marque la fête la plus importante pour les Chinois.

    Le calendrier lunaire chinois intègre à la fois le cycle lunaire et la position du soleil. Selon la légende, ce calendrier remonte à 2600 av. J.-C., quand le légendaire Empereur Jaune créa le premier cycle zodiacal chinois, nommant un animal différent par an, sur un cycle de douze ans. Ces douze signes animaux sont le rat, le boeuf, le tigre, le lapin, le dragon, le serpent, le cheval, le mouton, le singe, le coq, le chien et le cochon.

    Le signe du cheval

    Si vous êtes né en 1918, 1930, 1942, 1954, 1966, 1978, 1990, 2002 ou 2014, vous êtes né sous le signe du cheval. Le cheval est l’un des animaux préférés du peuple chinois, sa vie étant étroitement liée à celle des humains. Avant l’invention des véhicules, il a été un mode de transport rapide et utile.

    En tant que moyen de transport, le cheval permet aux êtres humains d’atteindre leur destination. Par conséquent, le cheval n’est pas seulement un symbole de voyage, c’est aussi le signe du succès rapide.

    Le cheval se classe en septième position parmi les 12 animaux du zodiaque chinois. Les natifs de l’année du cheval sont très animés, actifs et énergiques. Ils sont généralement très élégants, indépendants, doux et travailleurs.

    Leur caractéristique la plus frappante est leur forte confiance en eux-mêmes. Ainsi, l’année du cheval est, pour tous, un temps pour aller de l’avant avec confiance dans la direction de ses objectifs et rêves, tout comme le cheval galope à toute vitesse vers sa destination.

    Les traditions du Nouvel An

    Le Nouvel An chinois, aussi appelé Fête du Printemps, est la fête la plus importante des festivités traditionnelles chinoises. La célébration dure habituellement 15 jours, du premier jour de l’année jusqu’à la fête des Lanternes, qui tombe toujours le 15e jour du premier mois du calendrier lunaire chinois.

    Nombreuses sont les traditions et les coutumes associées au Nouvel An chinois. Les familles nettoient soigneusement leur intérieur afin de balayer et conjurer toute mauvaise fortune, pour laisser place à la chance. Les fenêtres et les portes sont décorées avec des feuillets rouges soigneusement découpés et des couplets poétiques qui expriment la joie et l’espoir des gens pour le Nouvel An.

    Les feux d’artifice, les pétards, les emballages rouges, la danse du lion, la danse du dragon et les lanternes avec des énigmes… autant de coutumes et traditions que l’on observe généralement durant toute la période du Nouvel An chinois.

    Très important, à la veille du Nouvel An, de nombreuses familles se rassemblent autour d’un grand dîner de retrouvailles, et durant les célébrations du Nouvel An, les Chinois rendront également visite à leurs proches.

    Les voeux du Nouvel An

    Avec la venue de l’année du Cheval, vient le temps de concilier ses différences, de se libérer de toutes les rancunes et de souhaiter sincèrement la paix, la santé et le bonheur pour tous. Voici quelques-uns des souhaits les plus populaires du Nouvel An:

    Une année du cheval de bonne augure! (马 年 吉祥, mǎ nián jí Xiang)

    Quand le cheval arrive, le succès est instantané! (马到成功, mǎ de Dao Cheng Gong)

    Prenez de l’avance sur le cheval! (一马当先, yī mǎ Dang Xian)

    Paix et bonne santé pour l’année du cheval! (马 年 安康, mǎ nián An Kang)

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/14/1/26/n3509309.htm

  • Une fois monté sur le tigre il est difficile d’en descendre (騎虎難下)

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    L’expression chinoise 騎虎難下 (qí hǔ nán xià), littéralement «Une fois monté sur le tigre il est difficile d'en descendre», est utilisé pour décrire une situation dans laquelle on se retrouve coincé dans une posture difficile et sans issue.


    L’expression vient d’une histoire à propos de Wen Jiao tirée du Livre des Jin, un texte officiel couvrant l’histoire de la Dynastie Jin (265-420 ap. J.-C.) Wen Jiao était un homme politique renommé et un gouverneur à l’époque de la Dynastie orientale de Jin (317–420 ap. J.-C.). Il était très loyal envers l’Empereur Sima Yan qui gouvernait alors le pays.


    Un général de haut rang du nom de Su Jun, se rebella contre l’empereur et occupa la capitale. Wen Jiao s’en inquiétait et organisa une alliance pour combattre les forces rebelles de Su. Cependant, un général influent du nom de Tao Kan n’était pas convaincu qu’il devait rester dans l’alliance. L’armée rebelle était très puissante et l’alliance instable avait été plusieurs fois sur le point de se rompre, suite aux nombreuses luttes internes.


    Wen Jiao rendit visite au Général Tao et lui dit: «À la lumière de la situation actuelle, il n’y a pas d’issue. C’est comme être monté sur le dos d’un tigre sans pouvoir en redescendre. La seule solution est de le tuer».

    Wen Jiao finit par convaincre le Général Tao de rester avec l’alliance. Les armées alliées se sont stabilisées et ont vaincu finalement l’armée rebelle.


    La phrase 騎虎難 «Une fois monté sur le tigre il est difficile d'en descendre», est par la suite devenue une expression signifiant faire face à un dilemme ou être coincé dans une posture difficile sans aucune issue si ce n’est d’en attendre la fin.


    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/14/1/16/n3509291.htm

  • Prendre un nouveau départ

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    Dans l'ancien temps, être capable de reconnaître et de corriger ses erreurs était une vertu qu’une personne noble se devait de posséder. Ceux qui ont le courage de faire face à leurs imperfections et de prendre la résolution de mieux se comporter sont largement admirés. Comme l'énonce le dicton : " Qui ne fait pas d’erreurs ? Bravo à ceux qui sont capables de reconnaître leurs fautes et de faire marche arrière. "
    Voici plusieurs histoires sur la façon dont de grands personnages de l'Histoire ont tourné une nouvelle page et atteint de grandes réalisations.


    Huangfu Mi: Un célèbre érudit

    Huangfu Mi (215-282) était un ancien érudit connu pour ses accomplissements et son influence dans les domaines de la littérature, de l’histoire et de la médecine. En tant qu’écrivain prolifique, ses œuvres couvraient un grand nombre de thèmes, dont l’histoire, l’éthique, la littérature et la médecine. En particulier, son livre, intitulé Enseignements sur l’acupuncture est la toute première recherche monographique discutant de théories et de pratique de l’acupuncture.


    Un adolescent qui traînait

    La vie de Huangfu Mi couvre trois dynasties. Né sous la dynastie des Han de l’Est (25-220), il a grandi sous la période des Trois Royaumes (220-265) et est décédé sous la dynastie Jin de l’Ouest (265-317)

    Sa mère mourut alors qu’il était très jeune, ainsi, son oncle et sa tante l’adoptèrent. A l’âge de 15 ans, ses parents adoptifs déménagèrent avec toute la famille du canton Lingtai, province de Gansu au canton Yingchi dans la province du Henan.

    Durant son adolescence, Huangfu Mi passait son temps à traîner avec ses camarades de quartier. A l’âge de 20 ans, il était toujours inculte en histoire, philosophie, littérature, éthique et religion, tous les sujets que des jeunes gens décents de son âge maîtrisent habituellement.

    Un jour, il trouva des melons sucrés qu’il voulut offrir à sa mère. Lorsqu’il le fît, elle se mit à pleurer : " Tu as déjà 20 ans mais tu n'es toujours pas éduqué. Cela me peine de voir que tu as gaspillé tant de temps si précieux. Si tu veux être réellement un bon fils, tu dois étudier dur et devenir versé en histoire, en littérature et dans d'autres sujets que les jeunes gens de ton âge devraient connaître. Dans les anciens temps, la mère de Mencius déménagea trois fois pour offrir un bon environnement à son fils. Se pourrait-il que j’ai échoué à choisir un bon endroit avec de bons voisins qui aient une bonne influence sur toi ? Pourquoi n’as-tu toujours aucun intérêt pour apprendre des livres et cultiver tes valeurs morales ?

    Huangfu fut ému aux larmes et promit à sa mère qu’il prendrait un nouveau départ et ne perdrait plus jamais de temps. Dès lors il se mit à lire constamment, sans s'arrêter un seul jour. Tout en travaillant dans les champs, il lisait dès qu’il avait une pause. Plus il lisait, plus sa volonté se renforçait et plus il devenait calme.

    Un écrivain prolifique s'efforçant d’avoir une influence positive sur la société.

    Lorsque Huangfu Mi atteint sa 26eme année, il décida de devenir écrivain, parce qu’il voulait écrire des livres qui aient une bonne influence sur la société. Du fait de ses vastes intérêts, les œuvres de Huangfu Mi couvraient de nombreux sujets différents. Une catégorie de ses livres se focalisait sur la hiérarchie sociale. Ils étaient considérés comme étant d’une grande valeur éducative.

    Son second sujet était l’histoire. Lorsqu’il remarqua qu’il y avait peu de littérature sur les événements de la période précédant la dynastie Han, il décida de compiler Siècle Impérial, une oeuvre magistrale couvrant des événements historiques allant du début de "l’Ère des Trois Empereurs " à sa dynastie actuelle. De plus, il écrivit plusieurs autres livres sur différentes périodes historiques.

    Enfin, il écrivit des livres qui chantaient les louanges d'anciennes personnes nobles qui tenaient fermement à leur système de valeur et ne cédaient jamais au pouvoir ou à la recherche de la renommée ou de la richesse. Biographie de 91 ermites, Biographie d’un reclus et Biographie de femmes qui restaient loyales envers leurs époux en sont quelques exemples.

    Huangfu Mi vivant en un temps de passation de pouvoir alors qu'une nouvelle dynastie prenait forme, il voyait de nombreuses personnes séduites par le pouvoir dans leur recherche de la renommée et de la richesse. Il détestait ceux qui retournaient leurs vestes et compromettaient leurs valeurs morales pour plaire à ceux au pouvoir et éprouvait une grande admiration pour ceux qui n’étaient pas touchés par la richesse, la pauvreté, la destitution ou le pouvoir. Il écrivit des livres sur ce thème afin d’encourager ses concitoyens à tenir à leurs valeurs morales et accumuler davantage de vertu.

    Le quatrième sujet sur lequel il écrivit était la médecine. Après être lui-même tombé malade, Huangfu Mi commença à percevoir l’importance de la médecine. Il écrivit : " Peu importe combien nous sommes loyaux envers l’Empereur ou filiaux envers nos parents, nous ne sommes d’aucune utilité lorsque nous tombons malade. Ainsi, il est important que nous connaissions la médecine. "

    Il compila un livre appelé Enseignements sur l’Acupuncture dans lequel il triait et répertoriait un total de 349 points d’acupunctures et donnait des descriptions détaillées sur leurs endroits et liens avec les canaux d’énergie à l’intérieur du corps humain. Il abordait aussi la façon dont la musique et l’état mental affectent les fonctions des organes internes d'une personne. Ce livre fût considéré comme un incontournable pour les anciens élèves en médecine et lui valût d'ête appelé " le père fondateur de l’acupuncture. "

    Par dessus tout, Huangfu Mi insista sur le fait que les écrivains devaient s’assurer que leurs œuvres aient un impact positif sur les gens et la société. Il était contre l’exagération, et les mots creux.

    Un homme noble qui restait fidèle à lui-même

    Bien que devenu célèbre, Huangfu Mi restait discret et n’avait aucun intérêt pour la gloire. Lorsqu’on l’incitait à étendre son cercle d’amis et à améliorer sa réputation, il exprimait son désir de rechercher plutôt une vie simple.

    En fait, il déclina de nombreuses invitations à servir à la cour royale. Lorsque l’Empereur Wudi chercha à lui octroyer le titre d" " Érudit Royal ", il déclina l’honneur et demanda à être excusé. Dans sa lettre à l’Empereur, il écrivit : " J’ai entendu dire qu’un empereur sage sera entouré par des fonctionnaires suffisamment courageux pour dire la vérité et qu’une politique de clémence incitera les gens à exprimer leurs inquiétudes. Avec un dirigeant aussi sage que votre majesté, je demande à être autorisé à me concentrer sur mes écrits et la pratique de la médecine. " Wudi accéda à son souhait et lui donna un chariot entier de livres à lire.

    Lisant et écrivant sans cesse, Huangfu Mi était trop diligent aux yeux des autres. Quand on lui disait que trop de travail pourrait raccourcir sa vie, il répondait : " Si j’obtiens le Tao le matin, je n'aurai pas de regret si je dois mourir le soir. La durée d’une vie est déterminée par le Ciel."

    Il indiquait aussi que ce n'était qu'en prenant légèrement la renommée et l’intérêt personnel qu'une personne pouvait prolonger sa vie et seulement en fuyant la richesse et le pouvoir, qu'on pouvait obtenir le véritable Tao (la vérité de l’univers). Il écrivit même un article pour exprimer son désir de vivre une vie simple sans le fardeau des intérêts matériels et de la renommée. Il révérait plutôt l’harmonie entre le Ciel et la Terre. (Livre de la Dynastie Jin)

     Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/a115244-Histoires-sur-la-facon-dont-les-gens-des-temps-anciens-se-repentaient-et-prenaient-un-nouveau-depart-2eme-partie.html

  • Histoires de la Chine ancienne: Honorer l’«Enseignant d’un seul mot»

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    L’expression chinoise 一字之師 (yī zì zhī shī), ou 一字師 (yī zì shī), signifie littéralement «enseignant d’un seul mot», ou «enseignant d’un seul caractère [chinois]». Elle décrit une personne de talent capable de magistralement transformer un écrit en améliorant ou en corrigeant la formulation d’un seul mot.

    Le dicton tire son origine d’une histoire à propos de Qi Ji (齊己), un moine et poète de la Dynastie Tang (618-906 ap. J.-C.).

    Un matin, après une nuit de lourde neige, Qi Ji découvrit que les fleurs de prunier sur plusieurs branches s’étaient déjà ouvertes. Il décida d’écrire un poème intitulé Prunier précoce.

    Il y avait dans le poème deux lignes disant: «Dans le village sous la neige profonde, plusieurs branches ont fleuri la nuit dernière».

    Qi Ji était très satisfait de son poème et le montra tout heureux à son ami Zheng Gu (鄭谷), lui aussi poète, pour lui demander son avis.

    Zheng Gu étudia le poème et suggéra: «Si plusieurs branches ont déjà fleuri on ne peut pas dire que ce soit ‘précoce’. Pourquoi ne pas changer le mot plusieurs en ‘une‘ afin que ce soit plus approprié?»

    Son changement d’un seul mot était vraiment la touche finale faisant toute la différence. Qi Ji remercia sincèrement Zheng Gu, et s’inclina devant lui pour exprimer sa gratitude et son respect. Plus tard, les gens firent l’éloge de Zheng Gu comme étant l’«enseignant d’un seul mot» de Qi Ji.

    Exprimer de la gratitude pour la correction d’une erreur

    Il y a une autre histoire semblable à propos de Li Xiang (李相), un haut officier militaire sous la Dynastie Tang.

    Li Xiang adorait lire, en particulier l’ancien classique Chunqui (春秋). Un jour, il était en train de lire le livre à voix haute et prononça de travers le dernier caractère du nom du personnage historique Shu Sun Chuo (叔孫).

    Il remarqua une expression inhabituelle sur le visage d’un de ses subalternes. Li Xiang en fut troublé et demanda la raison à ce dernier.

    Réticent à indiquer l’erreur de son supérieur, l’homme s’inclina et répondit: «J’ai cru entendre le général prononcer le mot (chuò) comme (ruò), et j’ai réalisé que je ne l’avais pas prononcé correctement jusque-là, cela m’a fait honte».

    Li Xiang pensait qu’il avait prononcé le mot correctement d’après le dictionnaire de la Dynastie Tang Jing Dian Shi Wen (經典釋文), littéralement «Écrits explicatifs sur les classiques et les canons», mais n’en était pas sûr.

    «Peut-être ai-je fait une erreur», déclara Li Xiang. Il prit le dictionnaire sur l’étagère, voulant vérifier avec présence de son subalterne. En voyant l’attitude sincère et l’ouverture d’esprit de Li Xiang toujours prêt à apprendre, son subordonné eut alors le courage de corriger l’erreur de Li Xiang.

    Li Xiang lui en fut très reconnaissant. Pour montrer sa gratitude, il observa immédiatement la cérémonie officielle d’hommage à un enseignant.

    Plaçant sa propre chaise contre le mur nord, Li Xiang demanda à son subalterne de prendre un siège puis lui-même s’agenouilla et se prosterna devant lui, l’appelant respectueusement son «enseignant d’un seul mot».

    L’histoire de l’«enseignant d’un seul mot» avise les gens de l’attitude correcte à l’égard de l’apprentissage: nous ne devrions pas attacher d’importance à notre statut social ni à notre âge, mais au contraire considérer comme maître ceux qui ont une connaissance plus étendue que nous sur un sujet donné, et devrions humblement rechercher leur avis.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/14/1/6/n3509218.htm

  • La vision d'un sage

    Feng Huan, lao tseu, sagesse, chine, Royaumes combattants,Seigneur, érudit, compassion, histoire, conte, traditionnel, enfants  L'ancienne culture chinoise met l'accent sur le fait d'accumuler de la vertu et de planter de bonnes graines pour son propre avenir. Ce qui suit est une histoire de la légende chinoise à ce propos.

    Le Seigneur Mengchang, chancelier de l'Etat de Qi au cours de la période des Royaumes combattants (453 - 221 av. JC), reçut un jour un invité nommé Feng Huan. Feng Huan était très sage et érudit, et doté d' une bonne clairvoyance.

    L'époque des Royaumes Combattants est une période de la Chine ancienne qui s'est conclue par la victoire de l'Etat de Qin en 221 avant JC, ce qui mena à une Chine unifiée sous la dynastie Qin.

    Le Seigneur Mengchang était connu pour l'ampleur de son entourage. Il était courant durant cette période pour des aristocrates de payer des invités tel que Feng Huan afin qu'ils demeurent dans leur propriété et prodiguent des conseils. Les stratégies et les alliances pour l'équilibre du pouvoir étaient la clé de la survie de tout grand aristocrate.

    Le Seigneur Mengchang envoya Feng dans son fief à Xue (une région située aujourd'hui dans la province du Shandong) afin de collecter des impôts en souffrance. Feng demanda si le Seigneur Mengchang souhaitait qu'il lui rapporte quelque chose d'autre que l'argent collecté. Le Seigneur Mengchang répondit: "Vous pouvez acheter ce que vous pensez qu'il nous manque."

    Feng constata que le fief de Xue était rempli de paysans pauvres qui devaient beaucoup d'impôts. Il déclara au nom du Seigneur Mengchang que toutes les taxes étaient exonérées, et il brûla les documents de créances.

    Lorsque le Seigneur Mengchang demanda à Feng ce qu'il avait rapporté à la maison, Feng répondit : "Je vous ai rapporté la bienveillance et la justice. Vous avez tous les trésors, de bons chevaux, et de belles femmes, aussi j'ai acheté pour vous la bienveillance et la droiture." Mengchang en fut très irrité, mais ne put rien faire puisque les documents de créances avaient déjà été détruits.

    Quelque temps plus tard, le Seigneur Mengchang dut retourner dans son fief de Xue pour y vivre après que le Roi de Qi ait mis fin à son poste de chancelier. Quand les habitants là-bas apprirent qu'il arrivait, ils marchèrent des dizaines de li (environ 6,4 km) jusqu'à la périphérie de la ville pour l'accueillir. Le Seigneur Mengchang réalisa alors la valeur de la bienveillance et de la justice que Feng Huan lui avait acheté.

    Cette histoire est largement connue parmi nombre de Chinois. La vision et la sagesse de Feng Huan étaient profondes. Meng possédait tout, sauf la bienveillance et la justice. Feng lui avait préparé un avenir au cas où il perdrait un jour le pouvoir. Une personne sage sait que son destin est imprévisible, donc il faut faire de bonnes choses quand on est au pouvoir et semer des graines positives pour l'avenir. Feng Huan avait préparé une porte de sortie à son seigneur.

    Dans l'histoire chinoise, il a existé beaucoup de tels sages qui ont laissé derrière eux de nombreuses histoires inspirantes.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/a115161-La-Vision-du-Sage.html

  • Se contrôler et éliminer la colère

    tolérance, colère, Dynastie Song, Chine, histoire, traditionnel, cultivation, calme, santé mentale  Hu Anguo était un célèbre théoricien et écrivain de la Dynastie Song. Toute sa vie il a essayé de se conformer à la conduite d’un sage. Il a servi son pays à plusieurs niveaux, dont le plus haut en tant qu’« Erudit de Baowenge ». Quand il était jeune il n’avait aucune patience. Un jour fou de rage il a frappé un soldat. Le soldat a riposté. Hu a alors réalisé qu’être en colère n’était pas une bonne méthode pour régler un problème, alors il a pris un carnet de note et a commencé à transcrire des histoires tirées de la littérature en rapport avec la tolérance. Graduellement il est devenu de plus en plus patient et son esprit est devenu aussi plus tolérant.

    Xia Yuanji était le Secrétaire du Ministre de l’Intérieur de la Dynastie Ming. C’était une personne tolérante. Un jour quelqu’un lui a demandé : « Quelqu’un peut il apprendre la tolérance de toi ? » Il a répondu : « Quand j’étais jeune, je me mettais toujours en colère quand quelqu’un me contrariait ». Plus tard j’ai d’abord essayé de me contrôler et de paraître calme en surface pendant que je me calmais à l’intérieur. Graduellement j’ai réalisé que je pouvais me contrôler en toutes occasions. »

    Li Tianfu était né dans la ville de Hefei dans la Dynastie Qing. C’était une personne aimable et amicale. C’était un fonctionnaire du gouvernement et avait atteint le niveau d’Erudit Wuyingdian. Il était toujours juste quand il traitait des affaires avec d’autres fonctionnaires devant l’Empereur. Quand certains fonctionnaires utilisaient des mots durs ou se montraient hostiles envers lui, il souriait toujours et leur disait : « Pourquoi agissez vous comme ça ? Avec un esprit calme nous pouvons tout résoudre. Auparavant j’étais comme vous, puis peu à peu j’ai appris à me contrôler et graduellement je suis devenu une personne calme. »

    Lin Zexu a servi comme gouverneur de la province de Jiangsu et plus tard en tant que gouverneur des deux provinces de Hunan et Guangdong. Au début c’était une personne sans patience aucune. Puis alors qu’il était à Jiangsu il a écrit « Contrôle ton humeur » sur une plaque et l’a accrochée dans le hall comme pense-bête. Comme le temps passait, il est devenu une personne tolérante, espectée par tous.

    Dans les exemples ci-dessus, ces messieurs n'étaient pas si tolérants au début. C’est plutôt, depuis qu’ils ont prêté attention à leur cultivation qu’ils ont pu développer une nature calme et tolérante. Ne pas contrôler son humeur est nocif à la santé physique et mentale. Cela reflète un manque de discipline. On peut souvent gravement blesser les autres et causer de grands problèmes. Donc on doit savoir contrôler son humeur. Savoir se contrôler et éliminer la colère est la meilleure méthode. Si on garde à l’esprit qu’on doit toujours se contrôler, graduellement on finira par y arriver.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/a30448-Culture-traditionnelle-Se-controler-et-eliminer-la-colere.html

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