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  • Une radio non censurée pour nos amis chinois

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    Pour les amis chinois et sinophones voici le lien pour écouter la radio Sound of Hope en langue chinoise via internet:

    http://sohfr.blogspot.com/

    La Radio Son de l'Espoir (Sound of Hope) est une radio indépendante, sans but lucratif, qui souhaite établir un pont entre les cultures de l'Orient et de l'Occident. Actualités, reportages, débats et programmation musicale, Sound of Hope propose un regard objectif sur l’actualité de la Chine et du monde entier.

  • Une députée suédoise : "Shen Yun vous donne à réflêchir"

    La députée conservatrice Yvonne Andersson. (Hans Bengtsson/The Epoch Times)


    LINKÖPING, Suède—Comme beaucoup d'autres suédois, la députée conservatrice Yvonne Andersson a visité la Chine. Pourtant, elle a dit qu'étant là-bas elle n'avait jamais pu voir le genre de culture traditionnelle que Shen Yun a présenté au Konsert & Kongress à Linköping le jeudi 8 avril. Elle a trouvé que la visite de la compagnie dans sa ville natale était une bonne opportunité d'en apprendre davantage.


    "Je pense que c'est formidable qu'ils aient pu venir ici et nous montrer cela. Je suis immensément impressionnée par la danse, la mystique,la coopération sur scène et la joie dans la façon dont ils s'expriment." a dit Mme Andersson.


    En tant que femme politique, elle se voue à améliorer la société et veut que chacun puisse apprécier les expressions culturelles et sentir que leur vie a un sens, qui qu'on soit et quelle que soit sa position.


    "Le message de ce spectacle, je trouve, est que nous devrions réfléchir à la signification de la vie. Que ce soit les chants ou la danse, tout incitait à la réflexion, pour nous spectateurs."


    Lors de ses voyages en Chine, Mme Andersson a soulevé la question des droits de l'homme et des libertés et elle a souligné l'importance de la liberté d'expression. Elle a dit qu'elle trouvait triste que l'expression culturelle que représente Shen Yun ne soit pas chérie en Chine continentale


    "C'est un honte, parce que ceci est une source merveilleuse de bien être et de sens. A travers ce spectacle, nous avons une chance d'explorer de nombreuses questions importantes dans la vie"


    Une des questions à laquelle elle réfléchissait était celle posée dans la dernière chanson, "Une seule pensée", interprétée par le ténor Yuan Qu. Mme. Andersson a senti qu'elle contenait un message puissant pour les gens d'aujourd'hui. Sa propre interprétation étant que la chanson indique que vous n'avez qu'une seule chance.


    "Vous n'avez une vie sur cette terre, qu'une fois. Comment utiliser cette opportunité c'est votre propre choix. Le choix entre mener une vie constructive et pleine de sens ou de vous laisser piéger par le stress,la course permanente, et la misère spirituelle.


    "J'ai choisi l'aspect positif!" a dit Mme Andersson en riant : "Je mène une vie proche de ces questions. Je trouve cela enthousiasmant et ça donne une signification à la vie."


    La représentation terminait aussi la visite 2010 réussie de Shen Yun en Suède. La prochaine étape de la Tournée européenne est Oslo, capitale de la Norvège,où des représentations sont programmées les 10 et 11 avril. La Compagnie est attendu à Paris les 24 et 25 avril.


    Shen Yun Performing Arts Touring Company, est l'une des trois compagnies actuellement en tournée mondiale 2010 pour 400 présentations de son spectacle dans plus de 100 villes. Pour davantage d'informations veuillez consulter : http://fr.shenyunperformingarts.org/

    Tiré de: http://www.fr.clearharmony.net/articles/201004/50586.html

  • Un expert chinois dénonce des pratiques illicites dans l'industrie agroalimentaire

    CHINE. Les pratiques illicites dans l’industrie du riz mettent en danger la sécurité alimentaire. CHINA OUT GETTY OUT AFP PHOTO
    CHINE. Les pratiques illicites dans l’industrie du riz mettent en danger la sécurité alimentaire. CHINA OUT GETTY OUT AFP PHOTO

    Un ancien employé de l'industrie agro-alimentaire dans la province chinoise de Hubei a publié la semaine dernière une lettre dénonçant ce qu'il considère comme des problèmes graves de sécurité alimentaire en Chine.

    Publié le 7 mars dans le Wuhan Daily News, la lettre de Deshou a été largement citée par des blogueurs chinois. Il a indiqué que les questions de sécurité alimentaire sont graves et largement répandues, et que les autorités doivent agir très vite.

    Monsieur LI, président de l’association Grain de la ville de Guangshui et vice-président de l’association Grain de la ville de Suizhou, a travaillé dans l'industie agro-alimentaire pendant 17 ans et a été directement impliqué dans la vente du riz.
    Il a déclaré que presque tout le riz vendu dans Wuhan de Suizhou a été poli avec l'huile de soja. « Le polissage du riz avec l'huile de soja est devenu une pratique illicite commune à quelques usines et contraires à la morale. »

    L'huile ajoutée au riz devient rance plus facilement et risque, s’il est ingéré, de causer de graves problèmes de santé. Quelques usines de traitement peu scrupuleuses utilisent même de l'huile industrielle. Cette pratique peut avoir pour conséquences des dégâts au niveau du système digestif et des neurones pouvant aller jusqu’à la mort, selon la lettre de Monsieur Li.

    Il explique à un journaliste de la radio Son de l’Espoir que le riz poli avec de l’huile de soja a une apparence plus attrayante. « Il est facile de reconnaître du riz qui a été poli avec de l’huile de soja car c’est souvent une huile laissant des résidus gras sur l’emballage. Une fois poli, le riz perd de ses substances nutritives et de ses vitamines, et peut être dangereux pour le système digestif », ajoute-t-il.

    « Des décolorants industriels sont généralement utilisés dans la farine », dit-il. « Les propriétés corrosives des décolorants, utilisés à haute dose, peuvent endommager le système digestif et détruire le foie, les reins et le système sanguin », écrit Monsieur Li.

    « Les élevages de porc utilisent habituellement des produits chimiques, des hormones et des médicaments qui n'ont pas été testés pour l’alimentation des porcs », écrit-il. L'huile végétale frelatée et l'huile d'arachide sont aussi des additifs habituels.

    Il conclut sa lettre en disant qu’après avoir constaté plusieurs pratiques choquantes dans l’industrie agro-alimentaire, il a pris l'initiative de dire la vérité. Il a cité deux objectifs principaux : alerter les consommateurs, et mettre la pression sur les autorités chinoises pour établir une procédure de transformation des aliments et les mettre en application par des organismes publics de contrôle.

    La lettre a été envoyée pendant la période sensible des Deux Sessions, nom donné au rassemblement du Congrès National Populaire et de la Conférence Consultative Politique Chinoise - organes gouvernementaux inefficaces censés approuver et recommander la politique du Parti communiste chinois au pouvoir.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Un-expert-de-la-cuisine-chinoise-ecrit-une-lettre-pour-denoncer-des-pratiques-illicites-dans-lindus.html

  • La peinture chinoise traditionnelle

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    La peinture chinoise traditionnelle, également connue sous le nom de "peinture chinoise", reflète la conscience nationale de la Chine ainsi que sa disposition et son inclinaison esthétiques. Elle illustre les compréhensions des chinois de la Chine ancienne au sujet de la nature, de la société et d'autres aspects sociaux afférents, tels que la politique, la philosophie, la religion, la moralité et l'art. La peinture chinoise traditionnelle met l'accent sur "apprendre extérieurement de la nature, gagner intérieurement dans le cœur," harmoniser la nature/extérieure et le cœur/intérieur afin de créer la conception artistique. Cela demande que la "composition soit déjà créée avant même de commencer à peindre, et que l'oeuvre accomplie dépeigne l'aspiration précise de l'artiste." Son objectif est d'exposer le caractère spirituel à travers la forme physique, de posséder à la fois la forme et l'esprit ainsi qu'une solide résonance spirituelle.


    La peinture chinoise possède une longue histoire; durant la période lointaine des Etats Guerriers, il y a plus de 2000 ans de cela, les gens peignaient sur de la soie. Ceci est connu comme la peinture sur soie. Auparavant, il y avait également des formes primitives de peintures sur la pierre et de peinture sur poterie. Ces premières peintures ont établi une bonne fondation pour le développement de la peinture chinoise, laquelle utilisait la ligne (le trait) comme principal moyen de composition. Durant les dynasties Han et Wei, la stabilité sociale et l'unité ont pris un tournant dramatique vers la division; l'impact de la collision entre la culture extraterritoriale et la culture locale, et leur éventuelle combinaison, a donné vie aux peintures religieuses, qui constituaient le genre principal de peinture à cette époque. Il existait aussi des peintures de personnages historiques, qu'on voyait dessinés sur les œuvres littéraires. Les peintures de paysages, de fleurs et d'oiseaux ont également vu le jour durant cette période.


    Les dynasties Sui et Tang ont connu une période de grande prospérité socio-économique et de développement culturel. En même temps, il s'est également produit une période prospère de développement dans le domaine de la peinture. Les peintures de paysages, de fleurs et d'oiseaux ont atteint leur maturité. La peinture religieuse a aussi atteint son apogée en ce temps-là. Il est apparu également une tendance séculière, avec des peintures de personnages décrivant la vie des aristocrates ainsi que des peintures décrivant les caractéristiques des gens de ce temps-là. L'émergence de la peinture literati (savante) et son tardif développement a grandement enrichi le concept créatif de la peinture chinoise ainsi que les méthodes d'illustration.

    Les trois catégories de la peinture chinoise

    La peinture chinoise comprend trois catégories, nommément, la peinture de personnages, celle de paysages et la peinture de fleurs et d'oiseaux. En surface, ils sont classés par sujet, alors qu'en fait, ils présentent une forme de conceptualisation et de pensée à travers l'art. Les prétendues "trois catégories de peinture" comprennent les trois aspects de l'univers et de la vie humaine: la peinture de personnages dépeint la société humaine et les relations interpersonnelles; la peinture de paysages exprime la relation entre la nature et l'homme, combinant le tout en un; et la peinture d'oiseaux et de fleurs exprime les variétés de la vie naturelle et leur existence en harmonie avec l'homme. La combinaison des trois constitue toute la multitude des choses dans l'univers, chacune transmettant le meilleur à l'autre et se complétant mutuellement.


    Gu Kaizhi dans la période Orientale Jin s'est spécialisé dans la peinture de personnages. Il fut le premier à avancer l'idée "d'exprimer l'esprit à travers la forme." Dans sa peinture de personnages, il s'est consacré à la description vivante du caractère individuel et à une résonance vive, tout en donnant une ample considération à la fois à la forme et à l'esprit. A travers cette méthode, le caractère individuel dans ses peintures de personnages était décrit de façon bien précise à travers la description de l'environnement, de l'atmosphère, de la posture et du mouvement.


    La peinture de paysages est un domaine spécifique d'étude dans l'art; elle décrit principalement des scènes naturelles. Elle s'est développée durant les périodes Wei, Jin et Sud-Nord. La peinture de fleurs et d'oiseaux est devenue une catégorie indépendante de peinture durant la dynastie Tang.

    L'idéologie du "le ciel et l'homme ne font qu'un"

    La peinture chinoise attache de l'importance à la conception, et elle se distingue par le fait de former d'abord le concept avant la peinture. Elle souligne l'unité subjective et objective de l'image artistique et ne poursuit aucune ressemblance précise quant à la forme; mais elle tente d'obtenir "l'effet ingénieux qui réside entre la ressemblance et la non ressemblance" et la "ressemblance dans la non ressemblance." La peinture chinoise emploie des techniques d'encre et de pinceau uniques pour décrire les objets et exprimer les sentiments, et à travers les points, les lignes et la surface, elle décrit la forme, la structure, la texture, la lumière et la position de l'objet dans la peinture. Le pinceau et l'encre ne servent pas seulement de techniques pour dépeindre les objets et transmettre des émotions, mais servent également de véhicule à l'objet de la peinture. Dans le même temps, ils sont eux-mêmes une forme de nuance, déployant le charme sophistiqué dans la calligraphie chinoise et possédant une valeur esthétique unique. La peinture chinoise accentue le fait que la peinture et la calligraphie sont homologues. En outre, elle prête attention au caractère et à l'accomplissement de l'artiste. Dans une œuvre singulière, une attention particulière est donnée à la combinaison harmonique du poème, de la calligraphie, de la peinture et du sceau. Dans l'écriture du poème, de la préface et du post-scriptum d'une peinture, l'artiste exprime sa compréhension de la société, de la vie et de l'art. Ces derniers non seulement enrichissent le thème de la peinture, mais font également partie de la composition.


    La peinture chinoise reflète les concepts philosophiques et esthétiques des chinois dans son observation, création de l'image et expression. Dans son observation de la réalité, elle adopte la méthode de distinguer ce qui est petit de ce qui est grand, et à partir de ce qui est petit voir ce qui est grand. Elle observe la réalité dans la vraie vie ou devient même directement une partie de la réalité, plutôt que de se contenter d'observer tel un étranger ou de se limiter elle-même à un point de vue particulier. Même en peignant des objets naturels purs, tels que des paysages, des fleurs et des oiseaux, l'artiste peut également les relier à la conscience sociale et l'intérêt esthétique des gens, utilisant des scènes pour exprimer des sentiments ou bien les aspirations d'une personne en décrivant un objet particulier.


    La peinture chinoise traditionnelle n'est pas seulement prestigieuse, mais sert également de miroir afin de refléter les arts traditionnels de la Chine, démontrant le concept traditionnel chinois de "le ciel et l'homme ne font qu'un."

    Tiré de: http://www.fr.clearharmony.net/articles/201004/50537.html

  • Les rivières du Tibet étranglées par des barrages

     La construction de nombreux barrages en Chine sur des fleuves comme le Mékong menace la vie en aval
    Le fleuve Mékong (appelé Lancang en Chine), dont la source est au Tibet, est extrêmement important pour certains pays d'Asie du Sud-Est. La construction de nombreux barrages en Chine sur des fleuves comme le Mékong menace la vie en aval. (Frederic J. Brown/AFP/Getty Images)

    BANGKOK – L'entreprise du documentariste canadien Michael Buckley d'enquêter sur la nouvelle ligne de chemin de fer au Tibet a été avortée lorsqu'il a découvert que les rivières de la région étaient étranglées par la construction de nouveaux méga-barrages.

    «Je suis allé au Tibet bon nombre de fois et je n'ai jamais remarqué de barrages – ils sont cachés, au fond des gorges qui sont invisibles de la route», a expliqué Buckley après une projection de son documentaire Meltdown in Tibet dans la capitale thaïlandaise, Bangkok.

    En faisant équipe avec un groupe de touristes qui parcouraient les rivières du Tibet en kayak en 2005, Buckley est tombé sur des barrages nouvellement construits pour détourner l'eau et produire de l'hydroélectricité pour la Chine.

    «Alors les seuls gens [occidentaux] qui sont au courant sont les kayakistes puisqu'ils les ont vus – ils descendent la rivière puis, tout d'un coup, il y a un immense barrage», raconte-t-il.

    «Si vous voulez tuer une rivière, construire des barrages est la meilleure manière», ajoute-t-il.

    Parmi les fleuves ayant leur source au Tibet, qui ont fait l'objet d'une enquête pour le documentaire de 40 minutes, il y a le fleuve Salouen qui coule en Chine, en Birmanie et en Thaïlande et se déverse dans la mer d’Andaman.

    «La rivière est appelée Gyalmo Ngulchu en tibétain, qui se traduit à peu près par “la Reine de l'eau argentée”», explique la narration du film.

    «Malgré une grande opposition en Chine, et venant des pays voisins, les ingénieurs chinois vont de l'avant avec un plan pour construire 13 méga-barrages sur la Salouen. Plusieurs sont déjà en chantier, dont un a la taille d'un édifice de 60 étages.»

    Michael Buckley s'est également penché sur une rivière appelée Dri Chu par les Tibétains, soit la rivière du Yak, qui devient le Yangtsé. Ce fameux fleuve, tout comme son frère le fleuve Jaune,  peine à atteindre la mer.

    «Tout en amont du Yangtsé – aux abords du plateau tibétain – il y a trois autres grands barrages en construction et cinq autres sont en train d'être planifiés», indique-t-on dans le film.

    Ses recherches ont démontré que 31 méga-barrages devraient être construits dans la région des trois fleuves parallèles, qui inclut le Yangtsé supérieur, le Mékong supérieur et la Salouen.

    Le dictum de Mao

    M. Buckley affirme que 60 % des dirigeants communistes (y compris l'actuelle tête Hu Jintao) possèdent un bagage en ingénierie et plusieurs d'entre eux ont des intérêts dans des compagnies d'ingénierie et dans le financement de projets de barrages internationaux.

    L'eau manque dans le fleuve Yangtsé.
    L'eau manque dans le fleuve Yangtsé. La sécheresse historique comme seule cause ou bien les barrages ont aussi leur part de responsabilité? (STR/AFP/Getty Images)


    Tandis que la Chine est le plus prolifique bâtisseur de barrages au monde, dit-il, les autorités communistes ne s'accablent pas de prendre en compte dans leur planification les effets sur l'environnement.

    «Dans les années 1950, le dictum de Mao était que les humains pouvaient conquérir la nature, et il a lancé des projets très bizarres qui tentaient de prouver qu'on pouvait s'attaquer à la nature et gagner – dans beaucoup de cas il a perdu», explique Buckley.

    «Le dictum de Mao est encore présent aujourd'hui, soit que les Chinois peuvent lutter contre la nature et gagner. C'est quelque chose qui imprègne la mentalité chinoise depuis les 50 dernières années.»

    Il mentionne que le système hydrographique de la Chine est tellement dévasté par l'industrialisation sauvage qu'il en résulte que 70 % des réserves d'eau du pays sont non potables et ne peuvent soutenir la vie aquatique.

    «Les rivières sont mortes […] Ils n'essaient pas de nettoyer leurs rivières. Leur solution est “prenons l'eau du Tibet”», explique-t-il. Le détournement de l'eau des hautes terres tibétaines vers le nord de la Chine est à l'étape de la planification et se concrétisera par la construction d'un immense réseau d'aqueducs en béton, indique M. Buckley.

    «Le grande utopie de la Chine est de détourner l'eau abondante du plateau tibétain vers des villes assoiffées du nord et de l'ouest de la Chine qui comptent environ 300 millions de personnes», estime-t-on dans le documentaire. «Un projet de détournement de cette ampleur n'a jamais été tenté dans le monde de l'ingénierie.»

    En aval

    Le Dza Chu, ou le fleuve Mékong, voit le jour dans les montagnes du Tibet et devient, comme il est décrit dans le film, «un torrent qui gronde alors qu'il tourbillonne dans les gorges profondes, chutant d’un surprenant 4500 mètres d’altitude à travers le Tibet et la Chine sur une distance de 1800 km et se domptant finalement au Laos».

    La construction de barrages sur le Mékong supérieur a altéré dramatiquement l'écoulement du cours d'eau, affectant les pays se trouvant en aval : Birmanie, Cambodge, Laos, Thaïlande et Vietnam. Les groupes environnementalistes à l'extérieur de la Chine blâment quatre méga-barrages sur le Mékong supérieur pour expliquer que le niveau de l’eau du fameux fleuve est à son plus bas depuis 50 ans.

    Pékin a rejeté les allégations et indique que la sécheresse en est la cause. Elle a aussi refusé de montrer aux étrangers combien d'eau est retenue par les barrages.

    Nomades tibétains
    Alors que le documentaire de Buckley met l'accent sur les effets de la construction des barrages, il se penche également sur le cas des nomades tibétains.

    «Je fais ça pour contrer l'approche propagandiste qui dit qu'“ils [les dirigeants communistes] sont pour la conservation”, ce qui est ridicule. Ils disent qu'ils enlèvent les nomades des plaines pour protéger les plaines et ils s'en tirent», s'indigne Buckley.

    Beaucoup de ces régions, qui étaient habitées par des nomades tibétains et leurs troupeaux de yaks, ont été déclarées parcs nationaux par les autorités chinoises, affirme-t-il.

    «C'est juste un subterfuge. Ils ne veulent pas que des gens habitent là. Les nomades se font enlever leurs terres pour faire place aux projets hydroélectriques et aux exploitations minières», dénonce-t-il.

    Des informations supplémentaires sur le documentaire sont disponibles sur le site : Meltdown in Tibet

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/Les-rivieres-du-Tibet-etranglees-par-des-barrages.html

  • Shen Yun à Paris: le compte à rebours est lancé

    (Shen Yun Performing Arts)
    (Shen Yun Performing Arts)

     

    Après son triomphe à Lyon fin mars, Shen Yun revient au Palais des Congrès de Paris avec un spectacle entièrement nouveau les 24 et 25 avril prochain. La compagnie jouera également à Louvain-la-Neuve (Belgique) du 30 avril au 11 mai et à Neuchâtel (Suisse) du 13 au 16 mai afin de partager avec le plus grand nombre les trésors de la culture chinoise.


    Une nouvelle renaissance pour l’art à travers Shen Yun Performing Arts. La danse classique chinoise, avec ses chorégraphies parfaites et un orchestre complet, revient au Palais des Congrès de Paris.

    Shen Yun, basée à New York, rassemble des artistes chinois de premier plan qui se sont donné pour mission de faire revivre le meilleur des arts traditionnels chinois de la scène et de les présenter au monde entier. Shen Yun a bâti sa réputation internationale avec des chorégraphies impeccables de danse classique chinoise, pièce maîtresse de ses productions et partie intégrante de la culture chinoise millénaire.

    Richard Connema, critique de théâtre réputé qui écrit pour Talkin’ Broadway, a accordé cinq étoiles au spectacle. «Les danseurs étaient tout à fait fabuleux. J’ai remarqué qu’il ne s’agissait pas seulement de danse, mais que le cœur était impliqué. Je pouvais le ressentir du siège où j’étais assis… Vraiment une très belle production», a-t-il commenté. «J’ai trouvé les scènes sur la toile de fond–la façon dont elles étaient projetées et le rendu–absolument fantastiques.»

    M. Connema faisait référence aux arrière-plans animés de Shen Yun, quelque chose d’unique dans le monde du théâtre.

    Tout aussi unique que l’orchestre qui accompagne les danses, le seul orchestre au monde à réunir de manière permanente des instruments classiques occidentaux et chinois.

    Au cours de sa tournée en 2010, plus de 400 représentations auront lieu dans 120 villes du monde.

    C’était complètement magique[…] Les costumes somptueux, la grâce, la beauté de la chorégraphie, la musique sublime[…] C’est d’une pure beauté du début à la fin. Tous les gens que je connais et qui l’ont vu, tous sont sortis avec exactement la même opinion : il faut le voir pour le croire. On ne peut pas le décrire avec des mots. Il faut en faire l’expérience.»

     

    – Christine Walevska, violoncelliste virtuose

  • Voir la tour Eiffel et quitter le PC chinois

    Installée chaque semaine sur le Champ-de-Mars, l’association d’aide à la démission du Parti communiste chinois accueille les touristes chinois de passage à Paris.

    "Bonjour, vous venez du Sud de la Chine ? Du Nord ?" L’homme s’écarte, presse le pas. Mme Sing, 74 ans, réfugiée politique en France depuis dix ans, finit par coincer trois hommes originaires de Pékin : « Nous sommes ici pour vous aider à connaître la vérité sur ce qui se passe en Chine, leur dit-elle. Nous pouvons vous aider à vous désinscrire des organes du parti communiste chinois (PCC). C’est une démarche symbolique, une démission qui vient du cœur – vous pouvez utiliser un pseudonyme si vous préférez. »

    La militante leur tend une liste de faux noms pour les aider à trancher – le pseudo le plus populaire ici, à Paris, est la traduction d’« Homme de fer », en hommage à la tour Eiffel qu’ils sont venus visiter le jour où on leur propose de démissionner. Installée trois jours par semaine entre midi et 14 heures sur l’étendue du Champ-de-Mars, l’association d’aide à la démission du PCC accueille les touristes chinois de passage à Paris. Depuis juillet 2008, ils sont environ 10 000 à avoir démissionné aux pieds de la tour Eiffel.

    Soutenu par le mouvement bouddhiste Falun Gong, durement réprimé en Chine et présent dans 134 pays, le centre d’aide à la démission est une initiative mondiale et s’est officiellement implanté dans toutes les grandes villes où voyage le touriste chinois.

    Accueillis à la descente du bus par les banderoles, les groupes passent leur chemin. Certains se plantent à côté du stand, font mine de photographier la tour Eiffel, mais écoutent attentivement les informations diffusées en chinois sur haut-parleur : « En apparence, il n’y a aucune réaction de leur part, constate le responsable de l’association à Paris, Hauv Trang, mais dans leur cœur, les choses s’éclairent. »

    Cet apparent désintérêt a une raison : «  Au sein d’un groupe, on a toujours un surveillant du PCC. C’est le chef, le patron de l’usine ou de l’université d’où ils viennent. Observés, nos compatriotes ont peur de s’arrêter. Mais il existe toujours des courageux qui viennent vers nous et repartent avec de la documentation. »

    En quelques années, ils seraient 69 millions à avoir symboliquement quitté le Parti. Et le tourisme contribuerait pour beaucoup à cette hémorragie. L’État chinois tente difficilement de prendre les devants : « Beaucoup connaissent l’existence de notre association avant même de quitter leur pays, explique Hauv Trang. Là-bas, les supérieurs hiérarchiques les mettent en garde et leur interdisent de prendre notre documentation. »

    En autocar, les Chinois sillonnent l’Europe en une quinzaine de jours et l’association les accueille partout où ils vont. De quoi laisser mûrir leur réflexion au fil du voyage : « Ils refusent à Genève, saisissent furtivement un tract à Paris, se posent des questions à Rome et finissent par signer à Londres », résume Hauv Trang. Lors d’une première rencontre avec le Falun Gong dans une ville d’Europe, c’est toujours la surprise : « Le PCC leur dit que nous sommes considérés comme une secte et réprimés partout dans le monde. Or, en nous voyant avec nos banderoles au vu et au su de tous, ils réalisent que c’est faux. »

    L’indifférence n’est pas le pire. Beaucoup de touristes chinois sollicités ont des mines méfiantes, voire agressives face aux pratiquants Falun Gong et les violences sont fréquentes : « Ils nous voient comme anti-Chine, antinationalistes. S’ils réagissent parfois mal, c’est qu’ils sont esclaves du lavage de cerveau du PCC. » Mi-février, Hauv Trang était agressé par un étudiant, une rixe dont il porte encore la marque au visage.

    Deux Chinois justement, s’approchent, menaçants : « Vous êtes la honte de la Chine ! », lancent-ils à Mme Sing. M.Trang s’adresse alors à leur responsable : « Vous ne pensez pas un jour quitter le PCC ? » L’homme : « C’est fait ! Il y a cinq ans, j’ai démissionné après avoir passé des années au sein de la police nationale. Je vous soutiens. » Symboliquement adoubé par son chef, la totalité de ce groupe signe sa démission. Avant de regrimper dans le car, direction Barcelone, où ils rencontreront peut-être la branche hispanique de l’association.

    Tiré de Backchic.info: http://www.bakchich.info/Voir-la-tour-Eiffel-et-quitter-le,10455.html

  • Gao Zhisheng soi-disant libre, mais les doutes persistent

    L'entrée d'un temple sur le mont Wutai en Chine. Selon ce qu'a rapporté Reuters, l'avocat Gao Zhisheng serait en retraite sur le mont Wutai plutôt que dans une prison
    L'entrée d'un temple sur le mont Wutai en Chine. Selon ce qu'a rapporté Reuters, l'avocat Gao Zhisheng serait en retraite sur le mont Wutai plutôt que dans une prison, comme indiqué plus tôt par les autorités. (Frederic J. Brown/AFP/Getty Images)

    Un avocat défenseur des droits de l’homme, réputé pour avoir tenu tête aux autorités communistes, serait en train de relaxer dans une retraite bouddhique en montagne plutôt que d'être en prison tel qu'on le croyait.

    Gao Zhisheng a rapporté qu’il était libre et en santé et qu’il se trouvait dans une retraite sur le célèbre mont Wutai, un site qui abrite plusieurs temples et monastères bouddhiques. «Je veux seulement être en paix et tranquille pour un moment et être réuni avec ma famille», aurait indiqué Gao à Reuters le 28 mars dans un entretien téléphonique. Il a ajouté qu’il ne pouvait répondre à plus de questions.

    Un avocat défenseur des droits de l’homme basé à Pékin et ami de Gao, Li Heping, a indiqué à l'Associated Press qu’il avait parlé brièvement avec Gao sur son cellulaire, mais qu’il était sceptique quant à sa prétendue liberté. «Premièrement, lorsque nous avons parlé, il semblait vouloir raccrocher. Il m’a dit qu’il avait des amis autour de lui.

    Je suis certain que ceux qui se trouvaient autour de lui limitaient ce qu’il pouvait dire.»

    «Deuxièmement, il ne m’a pas dit exactement où il était lorsque je lui ai suggéré d’aller lui rendre visite», a ajouté M. Li. «Nous sommes très inquiets pour lui.»

    Gao Zhisheng a été enlevé en février 2009, un mois après que son épouse et ses enfants ont fui la Chine et quelque temps après avoir écrit une lettre documentant 50 jours de torture aux mains des autorités communistes en 2007. Le soutien apporté au Falun Gong avait mis en colère les «oncles» dans les forces de sécurité, et il avait reçu un «repas de 12 plats» en retour. La lettre décrivait les électrocutions et les cure-dents dans les parties génitales ainsi que les cigarettes tenues près des yeux.

    L'allégation concernant sa situation actuelle est la cinquième dans une série de déclarations étranges et parfois contradictoires sur le sujet par les autorités chinoises.

    Le 25 septembre 2009, le frère de Gao Zhisheng a rapporté que des responsables de la sécurité publique l’avaient informé qu’il était «disparu» pendant une promenade – une remarque considérée comme risible par plusieurs étant donné les conditions extrêmes de détention de Gao.

    Le 21 janvier dernier, alors qu’il était questionné en conférence de presse, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Mao Zhaoxu, a déclaré que Gao avait été «traité selon la loi» et qu’il était «là où il devrait être».Cette déclaration a suscité l'intérêt, alors les observateurs ont cherché à connaître les détails concrets.

    En février, la fondation Dui Hua, une organisation de défense des droits de l’homme, basée à San Francisco, a rapporté que l’ambassade chinoise à Washington les avait informés que Gao travaillait dans une région éloignée de l’ouest dans la province du Xinjiang et qu’il avait été en contact avec sa famille. Son épouse a décrié la rumeur, insistant qu’elle n’avait jamais reçu de nouvelles de Gao.

    Le 16 mars, lors d’une conférence de presse conjointe avec le secrétaire britannique des Affaires étrangères, David Miliband, le ministre chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi, a déclaré que Gao avait été condamné à la prison pour subversion et soutenait qu’il n’avait pas été torturé.

    Dans le dernier dénouement, Gao a indiqué qu’il avait été condamné mais libéré; il n’a pas fourni de raison à savoir pourquoi il a reçu un tel traitement. Et tandis que Reuters rapportait qu’il était supposé être dans la région montagneuse depuis les six derniers mois, il n’y avait aucune explication pourquoi la nouvelle n’est pas sortie plus tôt.

    C’est une expérience commune des prisonniers politiques, documentée dans les mémoires de prisonniers de l’ère maoïste à aujourd’hui, que d’être contraint de mentir sur sa condition en échange d’un traitement allégé ou d’une libération anticipée.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/Gao-Zhisheng-soi-disant-libre-mais-les-doutes-persistent.html

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