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  • Une connaisseuse des arts chinois: Shen Yun est empreint d’une profonde signification divine

    Mme Jeong Yu Seon, une chercheuse dans le domaine des arts chinois à l'Institut de Recherche Culturelle Corée-Chine de l'Université Sang Myung (The Epoch Times)
    Mme Jeong Yu Seon, une chercheuse dans le domaine des arts chinois à l'Institut de Recherche Culturelle Corée-Chine de l'Université Sang Myung (The Epoch Times)

    SUWON, Corée : Mme Jeong Yu Seon, une chercheuse dans le domaine des arts chinois à l'Institut de Recherche culturelle Corée-Chine de l'Université de Sang Myung, a vu Shen Yun Performing Arts le 17 février à Suwon.

    Elle a été profondément émue et s'est exclamée : «Le spectacle est empreint d’une profonde signification divine. Le monde intérieur qui est invisible aux êtres humains a été dépeint par le langage corporel des danseurs. J'ai été fortement impressionnée.»

    «Ma recherche se focalise sur les arts chinois de la scène. Le spectacle d'aujourd'hui est de très haut niveau.»

    Elle a exprimé son étonnement devant la profondeur des performances. «A partir du riche contenu du spectacle, je peux voir la dévotion et le travail endurant de ces interprètes, c'est très touchant

    Mme Jeong a dit qu'elle avait été très impressionnée par le programme Wu Song combat le Tigre : «Un monde intérieur invisible aux autres a été décrit de manière intense par le langage corporel des danseurs.»

    Mme Jeong a apprécié la description de la culture classique chinoise dans Shen Yun, et a dit que le spectacle : « dépeignait le concept saisissant de la race chinoise. »

    Quand elle a appris que Shen Yun ne pouvait pas se produire à Séoul, comme il était prévu, en raison d'interférences de la part du régime communiste chinois, Mme Jeong a exprimé des regrets : « Il est bien dommage que les gens de Séoul n'aient pas la chance de voir un spectacle d'une si grande qualité. »

  • France : Agression d’un français d'origine cambodgienne au centre d’aide aux démissions du PCC

    Mr Trang responsable de l’association pour démissionner du PCC après son agression le 15 février 2010
    Mr Trang responsable de l’association pour démissionner du PCC après son agression le 15 février 2010

    Le lundi 15 février 2010, sur le champ de Mars près de la Tour Eiffel, une agression peu commune a eu lieu sur un stand d’information associatif. Un jeune chinois d’une vingtaine d’année a brutalement frappé un chinois de soixante sept ans à l’aide d’un pavé parisien. Cause du litige ? Depuis juillet 2008, une association a ouvert un centre français d’aide aux démissions du parti communiste chinois (PCC). Initiative mondiale pour informer les touristes chinois de la situation de leur pays en même temps qu’un espace de discussion entre chinois continentaux et chinois d’occident, ce centre a connu depuis sa création en France un grand succès. Ce qui est loin de plaire au régime chinois. C’est ce qui a été constaté avec cette agression montrant que les réactions des chinois sont parfois violentes quand il s’agit d’exprimer leur opinion.

    Une agression au centre d’aide de démissions du parti communiste chinois

    Nous avons pu interviewer M. Trang, victime de l’agression et responsable en France du «Centre français pour aider à démissionner du parti communiste chinois». Créé en France en juillet 2008, ce centre existe en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Europe,en Australie et en  Asie. Il permet aux chinois qui le souhaitent de démissionner publiquement des trois organes du parti communiste chinois (PCC) sans craindre les foudres du régime.

    Rappelons le contexte, suite  à la publication par le journal The Epoch Times en 2005, des «Neuf commentaires sur le parti communiste», la Chine a connu une vague de démissions de son parti unique sans précédent. Cet ouvrage (disponible ici ), traduit en 20 langues et diffusé dans plus de 80 pays, a semble t-il sonné  le temps du changement pour les chinois avec un total aujourd’hui de 68 744 825 personnes qui ont démissionnés du PCC.  A Paris, c’est près de dix mille chinois qui ont ainsi pu démissionner du parti communiste chinois depuis la création de ce centre.

    Le stand d'information et de démission du PCC a été complètement détruit
    Le stand d'information et de démission du PCC a été complètement détruit

    M. Trang, français d’origine cambodgienne et retraité, nous raconte que ce jour là, comme à son habitude, il accueillait les touristes chinois avec le sourire, en leur souhaitant la bonne année. Son stand consiste à donner gratuitement des journaux d’information tels que Da Ji Yuan ou le journal des Neuf commentaires, des biographies sur Jiang Zemin, ou alors de discuter avec eux.  Selon lui, ce centre permet aux chinois qui voyagent en France d’écouter la vérité sur la Chine, notamment sur les différentes campagnes de persécutions du régime chinois. Ces informations leur sont effectivement inaccessibles dans leur pays à cause d’une propagande omniprésente du parti sur internet, dans les médias et au sein des institutions. Selon lui - et c’est l’impression que nous avons recueillie sur place - la majorité des chinois sont très heureux de pouvoir avoir ces informations en France et de pouvoir écouter le journal d’information diffusé via un haut parleur parlant notamment de la violente persécution subie par le Falun Gong en Chine.

    Ce jour là, le jeune chinois Jia Yichao, s’est approché du stand en criant et en lui demandant pourquoi il était contre les chinois. M.Trang a essayé de parler avec lui en lui disant qu’il n’était pas contre la Chine, au contraire qu’il faisait çà pour aider la Chine. Le jeune chinois est alors parti pour revenir avec une bande d’autres chinois. L’incident est survenu très vite. Le jeune chinois a pris un pavé pendant que les autres chinois du groupe empêchait que la scène soit filmée ou photographiée, il  s’est approché de M.Trang et l’a frappé violement à la tête. Enragé, le jeune chinois a ensuite détruit le stand d’information et ses comparses ont arraché les banderoles.

    Depuis juillet 2008 est ouvert à Paris le centre français pour aider à démissionner du parti communiste chinois (PCC).
    Depuis juillet 2008 est ouvert à Paris le centre français pour aider à démissionner du parti communiste chinois (PCC).

     

     

     

     

     

     

    La scène s’est déroulée très rapidement  et le fait qu’il soit revenu avec une bande de chinois laisse à croire que l’agression était préméditée. Plusieurs personnes présentes sur place ont accepté de témoigner à l’arrivée de la police sur les lieux et à l’arrestation du jeune chinois. L’incident a été filmé, photographié et diffusée ensuite par la télévision chinoise New Tang Dynasty. M. Trang transporté à l’hôpital, a eu le crâne ouvert sur 5 cm et la partie droite de son visage complètement tuméfiée. Ce qui ne l’a pas empêcher de retourner le jeudi suivant, soit seulement 3 jours après son agression, pour installer au même endroit le stand de démissions.

    Un climat de tensions sur fond d’incitation à la haine par le régime chinois

    L'agresseur chinois Jia Yichao le 15 02 2010
    L'agresseur chinois Jia Yichao le 15 02 2010

    A la question, pourquoi continuez-vous, et n’avez-vous pas peur que cela se reproduise, M.Trang a répondu qu’il était un pratiquant de Falun Gong, que sa pratique respectait seulement les principes de Vérité, Compassion et Patience, et que les pratiquants en Chine étaient torturés à mort à cause de cela par le régime chinois.

    Un nouveau lien que nous pouvons faire, en apprenant que les Neuf commentaires sur parti communiste ont été écrits suite à une initiative de pratiquants de Falun Gong, après les cinq années de persécution aveugle subie en Chine. Cet ouvrage, renseigné et abouti, semble révéler  la vraie nature du parti communiste chinois, à travers des faits historiques listant l’ensemble des crimes du PCC à l’encontre des différents peuples de Chine et détaillant la persécution subie par les pratiquants du Falun Gong en Chine depuis 1999.

    L’affaire ne semble donc pas s’arrêter à une simple agression. Une action en justice en première instance a été initiée le 17 février par la mère du jeune chinois. La mère a dit que son fils était étudiant en chimie de l’université de Tianjin et qu’il avait lu et entendu beaucoup de messages incitant à la haine à l’encontre du Falun Gong au sein même de son université. C’est pourquoi M.Trang et son avocat ne pensent pas qu’il s’agit d’un simple acte isolé et qu’au delà de l’atteinte volontaire à l’intégrité physique et psychique, il  y a un préjudice moral subi pour cause de croyance à une religion et une incitation à la haine contre le Falun Gong orchestré par le parti communiste chinois. C’est donc maintenant à la justice française d’arbitrer et de faire la lumière sur les tenants et les aboutissants de cette agression, qui semble être un arbre cachant la forêt.

    Tiré de : http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Europe/France-Agression-dun-chinois-au-centre-daide-aux-demissions-du-PCC.html

     

  • Bienveillance

    Histoire sur la sagesse chinoise antique

    Liu Kuan vivait du temps de la dynastie Han. Il était bon et généreux. Même dans une situation urgente et compliquée, il n'avait jamais rien dit de sévère ni manifesté une expression de colère. Lorsqu'il était le chef de la préfecture de Nanyang, et que de petits officiers ou des civils commettaient des méfaits, il ne faisait qu'ordonner à ses assistants de les fustiger pour les aider à comprendre leurs erreurs.

    Un matin sa femme voulut teste sa gentillesse alors qu'il s'apprêtait à aller à la cour. Lorsque Liu Kuan eut fini de revêtir ses habits de cour, elle ordonna à une servante de renverser un bol de brouet de viande sur ses vêtements, et de tâcher sa robe. Liu Kuan ne changea pas d'expression, mais demanda à la servante "Vous-êtes vous brûlé les mains ?"

    La gentillesse peut sembler facile en surface, mais maintenir la gentillesse face à un incident soudain n'est pas une petite affaire. C'est seulement en ayant de la considération pour les autres et un esprit de grande bienveillance, qu'on peut préserver cette qualité.


    Extrait de "Écrits sur la Tolérance de la Dynastie Yuan "

    Tiré de Clearharmony: http://www.fr.clearharmony.net/articles/200801/37207.html

  • La Chine furieuse après rencontre entre Barack Obama et le dalaï-lama

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    Une rencontre sans caméras, ni micro mais qui fait déjà beaucoup de bruit…

    Jeudi, le président américain Barack Obama a reçu à la Maison Blanche le dalaï-lama auquel il a apporté son soutien à la culture tibétaine.

    Une nuance tout diplomate qui a tout de même provoqué la fureur de la Chine. Le dalaï-lama, lui, invite à considérer le problème dans son ensemble.

    “Les autorités chinoises, explique le leader tibétain, ne devraient pas avoir une vision unique de la situation, elles devraient prendre en compte la réalité. En ayant un seul point de vue sur un problème on ne peut avoir une vision complète”

    Aux Etats-Unis, le Prix Nobel de la Paix 1989 jouit d’une immense popularité. Mais comment cette rencontre a-t-elle été perçue ?

    “Il est important, nous dit cette New Yorkaise, de réfléchir à qui pourrait être blessé, pour nos relations futures. Mais c’est aussi important de montrer au monde qu’on ne va pas faire quelque chose parce que la Chine désapprouve”

    Dans un communiqué du Ministère des Affaires Etrangères, la Chine appelle Washington à “remédier immédiatement à l’impact négatif”, selon elle, de cette rencontre entre Barack Obama et le dalaï-lama que Pékin considère comme un dangereux séparatiste.

    Et les autorités chinoises ont convoqué l’ambassadeur américain à Pékin…

    Tiré de Euronews: http://fr.euronews.net/2010/02/19/la-chine-furieuse-apres-rencontre-entre-barack-obama-et-le-dalai-lama/

  • Le silence de Pékin sur l'Iran pourrait cacher de l'embarras

    PEKIN - Les silences diplomatiques de la Chine en disent parfois long. Or, depuis qu'un consensus s'esquisse parmi les autres grandes puissances pour sanctionner l'intensification des activités nucléaires sensibles de l'Iran, Pékin reste muet

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    Plate-forme pétrolière iranienne dans la mer caspienne. La Chine, qui importe une bonne part de son pétrole d'Iran et entretient avec lui des liens commerciaux étroits, est restée muette depuis qu'un consensus s'esquisse parmi les autres grandes puissances pour sanctionner l'intensification des activités nucléaires sensibles de l'Iran

    Il y a peu encore, la Chine, qui importe une bonne part de son pétrole d'Iran et entretient avec lui des liens commerciaux étroits, n'hésitait pas à marteler que punir Téhéran n'était pas la bonne méthode.

    La semaine dernière, le ministre chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi, a une nouvelle fois prêché pour une solution diplomatique au bras de fer qui oppose la République islamique à ses six interlocuteurs internationaux - Etats-Unis, Russie, Chine, France, Allemagne et Grande-Bretagne.

    Mais il n'a soufflé mot d'un éventuel quatrième train de sanctions - souhaité par les Occidentaux, et auquel la Russie semble se résigner - au Conseil de sécurité des Nations unies, où Pékin dispose d'un droit de veto, comme les quatre autres membres permanents.

    Lors de deux points de presse successifs cette semaine, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Ma Zhaoxu, a évité d'évoquer la question directement. "Sur les sanctions, notre position est constante et claire", a-t-il dit jeudi.

    "Nous sommes désireux, avec le reste de la communauté internationale, de continuer à jouer un rôle constructif pour l'adoption d'une résolution sur la question nucléaire iranienne", a-t-il déclaré évasivement.

    VERS UNE ABSTENTION AU CONSEIL DE SECURITÉ ?

    "Le silence de la Chine signifie qu'elle n'est pas fermement opposée à une nouvelle résolution des Nations unies", interprète Yin Gang, expert du Proche-Orient à l'Académie des sciences sociales de Pékin, un cercle de réflexion officiel.

    "Etant donné le durcissement croissant de l'Iran sur cette question nucléaire, la Chine estime ne pas pouvoir faire obstacle à une forme de réponse internationale", ajoute cet analyste.

    Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a radicalisé son bras de fer avec la communauté internationale en annonçant le week-end dernier que son pays allait désormais enrichir de l'uranium à 20% et, ce jeudi, en avoir d'ores et déjà produit sur son site de Natanz.

    Longtemps réticente, elle aussi, à de nouvelles sanctions, la Russie a ces jours derniers multiplié les déclarations signifiant à l'Iran que sa patience avait des limites. Pour éviter l'isolement au sein des Six, la Chine pourrait donc être acculée à s'abstenir au Conseil de sécurité au lieu d'user de son droit de veto.

    Néanmoins, il est peu probable que Pékin consente à renforcer fortement les sanctions contre la République islamique, son troisième fournisseur de pétrole après l'Angola et l'Arabie saoudite, estime Jin Liangxiang, spécialiste du Moyen-Orient à l'Institut d'études internationales de Shanghai.

    DES NÉGOCIATIONS LONGUES ET DURES

    Certains diplomates occidentaux prônent des sanctions contre Téhéran dans le domaine de l'énergie mais frapper les exportations de l'Iran reviendrait aussi à sanctionner la Chine. Celle-ci "ne l'accepterait certainement pas", souligne jeudi Wang Feng, chercheur à l'Académie des sciences sociales, dans les colonnes du quotidien Global Times.

    Pékin cherchera à édulcorer au maximum les sanctions proposées par les puissances occidentales pour préserver ses relations économiques avec l'Iran, tout en maintenant un front international uni face au régime de Téhéran.

    "Je m'attends à des négociations très longues et très dures au Conseil de sécurité et une position conjointe de la communauté internationale n'est pas acquise d'avance", prédit Jin Liangxiang.

    En faisant quelques concessions aux Occidentaux, Pékin cherchera aussi à apaiser les tensions récemment apparues avec les Etats-Unis sur plusieurs sujets, dont les ventes d'armes américaines à Taiwan ou la prochaine visite à Washington du dalaï-lama.

    "La Chine sait que la question nucléaire est désormais une question mondiale, et il ne serait pas crédible de l'utiliser comme un pion dans un marchandage avec les Etats-Unis sur Taiwan. La Chine peut faire connaître sa colère mais elle ne liera pas les deux questions", estime Jin.

    Pékin doit enfin tenir compte des inquiétudes du monde arabe, et notamment de l'Arabie saoudite, son deuxième fournisseur de pétrole, face à la montée de l'influence iranienne dans le Golfe.

    Tiré de l’Express : http://www.lexpress.fr/actualites/2/le-silence-de-pekin-sur-l-iran-pourrait-cacher-de-l-embarras_848391.html

  • Obama reçoit le dalaï lama le 18 février à la Maison Blanche

    HHDL_Obama.jpgWASHINGTON — Le dalaï lama, chef spirituel des Tibétains en exil, sera reçu le 18 février à la Maison Blanche par Barack Obama, a annoncé jeudi le porte-parole du président des Etats-Unis alors que la perspective d'une telle visite a déjà été condamnée par la Chine.

    "Le 18 février, le président rencontrera sa sainteté le dalaï lama. La rencontre aura lieu dans la salle des Cartes, ici à la Maison Blanche", a précisé Robert Gibbs au début de son point-presse quotidien.

    "Le dalaï lama est un dirigeant religieux respecté dans le monde entier, c'est un porte-parole pour les droits des Tibétains", a ajouté le porte-parole, en soulignant que M. Obama espérait que la rencontre serait "constructive".

    Interrogé sur la raison pour laquelle le dalaï lama ne serait pas accueilli dans le prestigieux Bureau ovale, principal lieu de travail du président, M. Gibbs a observé que lors des visites passées du leader tibétain à Washington, "aucun président n'a rencontré le dalaï lama dans le Bureau ovale".

    La présidence américaine avait déjà confirmé la semaine dernière que le dalaï lama serait reçu à la Maison Blanche en février, mais sans donner de date précise.

    Pékin, qui accuse le dalaï lama de vouloir l'indépendance du Tibet, avait alors protesté, indiquant par la voix de son porte-parole du ministère des Affaires étrangères que "la Chine s'oppose fermement à la visite du dalaï lama aux Etats-Unis et à ce que des dirigeants américains reçoivent le dalaï lama".

    "Nous demandons instamment aux Etats-Unis de se rendre compte de la haute sensibilité des questions liées au Tibet, de traiter sérieusement la prise de position et la préoccupation de la Chine, de ne pas permettre la visite du dalaï lama et de ne pas organiser de rencontrer entre lui et les dirigeants des Etats-Unis afin de ne pas nuire aux liens Chine-Etats-Unis", avait ajouté ce porte-parole.

    Le dirigeant tibétain avait visité les Etats-Unis en octobre dernier, le mois précédant une visite officielle de M. Obama en Chine. Le président avait alors été critiqué par une partie de la classe politique américaine pour ne pas l'avoir reçu.

    La visite du 18 février s'inscrit dans un contexte de dégradation brutale des relations entre Washington et Pékin ces dernières semaines.

    La Chine, qui considère Taïwan comme une province rebelle, a suspendu fin janvier ses échanges militaires avec les Etats-Unis et annoncé des "sanctions appropriées envers les sociétés américaines impliquées" après que l'administration Obama eut scellé un contrat d'armement de plus de 6,4 milliards de dollars avec Taipei.

    Les deux pays ont aussi un certain nombre de querelles commerciales à régler, comme la menace de Google de quitter la Chine, sans parler de l'attitude de Pékin sur le dossier du nucléaire iranien; la Chine continue de privilégier la voie du dialogue, alors que les Etats-Unis penchent pour de nouvelles sanctions.

    La semaine dernière, M. Obama avait en outre promis d'être "bien plus ferme" vis-à-vis de la Chine pour faire respecter les accords commerciaux entre les deux pays, notamment sur l'ouverture du marché intérieur chinois aux produits américains.

    Il avait aussi dit vouloir faire en sorte que "les prix de nos biens (exportés en Chine) ne sont pas artificiellement gonflés et que les prix de leurs biens ne sont pas artificiellement réduits" par le cours de la monnaie chinoise que les pays occidentaux jugent trop bas.

    Depuis le début de cette période de tensions, la Maison Blanche a cherché à minimiser les différends, estimant pouvoir "discuter franchement et sans arrière-pensées des problèmes sur lesquels nous ne sommes pas d'accord".

    Tiré de: http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hh8KpmvLWEQUW5Z2bElifutBBUEg

  • Gao Zhisheng, l'avocat chinois des droits humains

    Gao.jpgMi-janvier, une information en provenance de Chine faisait état de la mort du célèbre avocat chinois Gao Zhisheng, dont on est sans nouvelles depuis février 2009. Le frère de Gao lui-même s’est rendu à Pékin vers les policiers qui avait arrêté Gao Zisheng pour demander des explications et on lui aurait répondu qu’il avait disparu depuis septembre 2009, durant une promenade.

    Ecoutons, l’ancien secrétaire d’état canadien David Kilgour interviewé il y a quelques jours

    On vient juste d’apprendre qu’on vous avait demandé de défendre le célèbre avocat chinois Gao Zhisheng. Pourriez vous nous en dire un peu plus ?
    "Eh bien, nous avons essayé d'obtenir de Mme Gao l’autorisation pour environ cinq d'entre nous - trois du Canada, le professeur Cohen des États-Unis et un autre avocat de Hong Kong, de représenter Gao et finalement, il ya trois semaines, elle a signé la lettre qui nous permet de faire ce que nous pouvons pour obtenir sa libération.  Maintenant, quelques nouvelles terribles nous sont parvenues. Quelqu'un a dit à son frère il ya quelques jours que Gao s’était égaré - entre guillemets- et avait disparu. On ne s'égare pas quand on est en prison en Chine.
    Si quelque chose lui est arrivée, ce serait une tragédie et la crédibilité du gouvernement descendrait encore. Et je pense que les gens partout dans le monde seraient préoccupés plus que jamais de la conduite totalitaire du gouvernement de la Chine. Mais comme je l'ai dit dans mon discours, il se pourrait qu'il soit toujours en vie et ils ont dit juste cela pour que les gens arrêtent de poser des questions. Ainsi, le temps nous le dira, je pense que nous saurons probablement assez vite ce qui lui est arrivé."


    Et de fait, Le 20 janvier, le Sydney Morning Herald rapportait que de source sure à Pékin, Gao était toujours vivant et qu’il pouvait s’agir d’une tactique de harcèlement de la police qui raconte aux proches du détenu que celui-ci a été tué.
    Edward Mac Millan Scott, le vice président du Parlement Européen, parmi d’autres a appelé Pékin pour avoir des nouvelles. Le 21 janvier, la Chine, par l’intermédiaire du porte parole du ministère des affaires étrangères, répondait officiellement avec cette phrase laconique : « les autorités judicaires compétentes ont décidé du cas et nous dirons que cette personne, conformément à la loi chinoise, est là où elle doit être ». Selon l’avocat de Pékin Ding Xikui, ceci voudrait peut être tout simplement dire que Gao est à son domicile.


    Rappel sur l’histoire de Gao Zisheng

    Gao, cet avocat courageux chinois, a été considéré en Chine comme un grand héros et a même été reconnu comme la conscience des avocats chinois et à ce titre, le ministère de la justice en 2001 le place parmi les 10 meilleurs avocats du pays.

    Gao est chrétien et est un des rares avocats à l’époque à combattre les violations des droits de l’homme en Chine et défendre les victimes des abus du gouvernement, les journalistes. Par exemple, il prend la défense de Cai Zhuohua, un pasteur chrétien de l’Église clandestine ayant été condamné à une peine de sept ans de prison pour avoir imprimé et diffusé des bibles. Il est un des seuls avocats en Chine à défendre les citoyens persécutés pour leurs croyances spirituelles ou religieuses. En 2005, il écrit trois lettres ouvertes à Hu Jintao, le président chinois et Wen Jiabao son premier ministre pour demander l’arrêt de la persécution des pratiquants de Falun Gong.

    A partir de là, les autorités commencent à le harceler. Lui et sa famille sont placés en assignation à résidence. Son étude d’avocat est fermée par les autorités. En décembre 2005, il démissionne du parti communiste chinois avec ces mots :
    « J’avais perdu toute confiance dans le Parti communiste chinois. Ce PCC a employé les moyens les plus barbares, immoraux et illégaux pour torturer nos mères, nos épouses, nos enfants et nos frères et sœurs. Il a imposé ce genre de torture comme faisant partie du travail des membres du parti et a élevé l’importance politique de la torture. Il persécute continuellement et tourmente la conscience, le caractère et la bonté de nous, le peuple! »  Et il termine en disant : « C’est le jour de ma vie dont je suis le plus fier.»

    Janvier 2006, il fait l’objet d’une tentative d’assassinat et c’est à la suite de cet événement qu’aussitôt, plus d’une centaine d’organisations en dehors de Chine forment l’Alliance Globale pour soutenir Gao Zhisheng. A l’intérieur de la Chine, la réaction est très forte et les soutiens arrivent de toute part. Gao résiste lui aussi et lance dans tout le pays un mouvement de grève de la faim tournante.

    Voici ses explications :
    « Nous avons sans relâche promu des moyens non violents et non sanglants, mais cela ne veut vraiment pas dire que nous allons abandonner notre résistance. Quand les voies légales sont bloquées, nous devons nous rabattre sur nos corps physiques, soit le moyen le plus primitif de protester. Ce fait même révèle dans quelle triste époque nous vivons. Toutefois, si chaque personne peut participer pendant un jour à la grève de la faim, et si chacun fait entendre sa voix pour demander la fin de la persécution, le sens de nos actions sera réalisé dans nos efforts futurs. Au départ, certaines personnes riront peut-être même de nous, mais pour la dignité de base de l’humanité, nous allons continuer jusqu’à ce que la persécution se termine. »
    La grève de la faim s‘étend même à l’étranger. Ces appuis tant à l’extérieur du pays qu’à l’intérieur ne sont pas du gout des autorités qui en Aout 2006 arrêtent Gao et le frappent et il est soupçonné « d’activités criminelles » et en octobre 2006, il est accusé de subversion.

    Gao est nominé pour le prix Nobel de la paix en 2008.

    Sa famille : sa femme, sa petite fille de 13 ans et son petit garçon vivent sous surveillance constante. Les policiers se sont installés dans leur maison. La maman n’aurait pas l’autorisation de sortir aller acheter du lait pour le petit garçon qui selon les témoignages pleure beaucoup. La petite va à l’école sous escorte policière. Les policiers la surveillent à travers les fenêtres de la classe. Depuis deux mois elle subit des insultes constantes. Elle est sur le point de craquer. Ge Ge demande l’aide de la communauté internationale dans un appel adressé à Hu Jia, un ami de la famille et lui aussi, célèbre défenseur des droits de l’homme chinois.

    Voici une transcription de l’appel:

    Hu Jia : Bonjour, Ge Ge !
    GE GE : Bonjour Oncle. Mes camarades de classe viennent de les conduire (1 homme et 3 femmes de la police secrète) vers l’endroit où je me cache pour m’aider. Mon oncle, en vérité je voulais vraiment aller à l’ambassade des Etats-Unis. Mais je sais bien que je ne peux pas y aller. Mes camarades de classe ont fait semblant de leur donner quelques informations et leur ont dit : Geng Ge s’est enfuie à l’Ambassade des Etats-Unis. Oncle, ces policières me lancent toujours des insultes. Elles me crient salope.

    Hu Jia : C’est tout simplement honteux.
    Geng ge : la police secrète dit à tous ceux qu’elle rencontre que ce sont de bonnes personnes qui protègent le peuple et ne laissent pas mes camarades de classe croire en mon papa. Oncle, oncle ils sont trop méchants. Je ne veux vraiment pas retourner à l’école lundi prochain.

    Hu Jia : je sais. Ge Ge, comment leur as-tu échappé ? Tu es à l’école ?
    Geng ge : Oui. Il y a beaucoup de mes camarades de classe qui m’aident. 5 à 6 des mes camarades m’ont aidé. Ils m’ont aidé à échapper à la police.

    Hu Jia : je te demande… Allo ? Allo ?

    La communication est interrompue.

    En décembre 2006, il est condamné à 3 ans de prison avec sursis pour atteinte à la sureté de l’état.  Son engagement est salué par la communauté internationale et en juin 2007, Gao reçoit le prix prestigieux de « l’avocat courageux » décerné par le Bureau Américain des Avocats, mais le régime communiste le kidnappe afin qu’il ne puisse pas se rendre aux Etats-Unis pour la cérémonie de remise du prix.

    Gao, en septembre 2007, après s’être adressé au Vice Président du Parlement Européen Edward Mac Millan Scott, ainsi qu’au congrès américain, en demandant le boycott des JO, est une nouvelle fois kidnappé. Pendant de longs mois, personne n’a de nouvelles de Gao. Dans une lettre écrite en Novembre 2007, il fait état des tortures inimaginables qu’il a subies aux mains des autorités. Gao l’a intitulée: « sombre nuit, sombres truands et kidnapping par la sombre mafia. Compte rendu de 50 jours de torture en 2007 ». On peut la lire en anglais sur le site du journal The Epoch Times en cliquant ici

    Le 4 février 2009, 10 policiers pénètrent dans la maison de Gao et l’enlèvent. Mais entre temps, la famille de Gao fuit la Chine et c’est en Mars 2009, à son arrivé aux Etats-Unis qu’on apprend que l’épouse de Gao, Gen He, sa fille Ge Ge 16 ans et son petit garçon de 5 ans et demi Tianyu, ont quitté la Chine le 9 janvier 2009. Elle explique que la pression était tellement forte depuis si longtemps que ce n’était plus supportable, surtout pour Ge Ge qui avait des tendances suicidaires. Mais depuis cette date, la famille est restée sans nouvelles de Gao.

    Tiré de Radio Sound of Hope: http://www.sondelespoir.org/makeArticle.asp?catID=640&id=149631

  • Gao Zhisheng, dissident jeté aux oubliettes chinoises

    7633faf0-1281-11df-b590-0d9e132075b1.jpgLes autorités qui ont arrêté cet avocat n'ont donné aucune nouvelle de lui depuis un an.

    Il y a eu un an le 4 janvier, des membres de la Sécurité chinoise se rendaient au milieu de la nuit au domicile de Gao Zhisheng, dans son village natal du Shaanxi, et l'emmenaient. Il s'agissait d'avoir une brève conversation avec lui. Depuis, on n'a plus revu ce célèbre avocat et militant des droits de l'homme. Et, de manière plutôt rare, les autorités chinoises ne donnent aucun renseignement sur son sort, alimentant les craintes de sa famille et de ses amis.

    Ancien membre du Parti communiste, Gao avait pourtant été bien en cour à une époque, étant même placé dans la liste des dix meilleurs avocats chinois par le ministère de la Justice en 2001, pour sa défense de victimes d'erreurs médicales et d'expropriations illégales. Mais les choses se sont ensuite gâtées, quand il s'est impliqué sur des dossiers sensibles, défendant des chrétiens clandestins ou des disciples du mouvement spirituel Falun Gong, interdit par Pékin en 1999. En 2005, son bureau a été fermé et la vingtaine d'avocats travaillant avec lui se sont vus retirer leur licence. Arrêté peu de temps après, il a raconté ensuite avoir été sévèrement torturé. Des policiers l'auraient alors menacé de mort s'il racontait son calvaire. Ce qu'il a fait, notamment dans une lettre au Congrès américain.

    Aujourd'hui, ses proches, maintenus sans nouvelles, craignent qu'il n'ait été torturé, ou même redoutent le pire. Après avoir gagné la Thaïlande, la femme et les deux enfants de Gao Zhisheng vivent maintenant aux États-Unis.

    «Spirale négative»

    Le cas de Gao est surprenant. Même si le système policier et judiciaire chinois est singulièrement opaque, les autorités finissent généralement par donner des informations sur le sort des détenus. Là, les réponses sont étonnamment floues et désinvoltes, concernant la vie d'un homme. Interrogé il y a deux semaines, Ma Zhaoxu, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a fait cette énigmatique réponse : «Il est là où il doit être.» Sollicité de nouveau mardi dernier, il n'a guère plus rassuré : «Pour parler franchement, je ne sais pas où il est. La Chine a 1,3 milliard d'habitants et je ne peux savoir où ils sont tous.» Certes, sauf que l'homme a été embarqué par des agents de l'État. Diplomates et observateurs n'en finissent pas de s'interroger sur la radicalisation du régime chinois depuis un an et demi. Côté droits de l'homme, le dernier épisode spectaculaire a été la condamnation à onze ans de prison de l'écrivain Liu Xiaobo le jour de Noël.

    Une peine, qui, en 2009 et pour de simples écrits, a surpris tout le monde par sa sévérité anachronique. Et qui intervenait un mois après que Barack Obama eut plaidé en sa faveur lors de sa première visite en Chine. Fondateur de la Dui Hua Foundation, John Kamm, un militant américain des droits de l'homme respecté à Pékin pour son approche modérée et pragmatique, a confié au New York Times qu'en trente ans de Chine, il avait rarement observé une ligne aussi dure vis-à-vis des dissidents. En déplorant n'avoir «jamais vu une spirale aussi négative.»

    Tiré du Figaro: http://www.lefigaro.fr/international/2010/02/06/01003-20100206ARTFIG00146-gao-zhisheng-dissident-jete-aux-oubliettes-chinoises-.php

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