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  • La Chine fait pression sur l’Indonésie pour fermer la radio libre de langue chinoise 106.5 fm Radio Erabaru

    Depuis le 14 novembre 2009, 106.5 fm radio Erabaru basée en Indonésie, partenaire de la radio libre Sound of Hope de langue chinoise, est menacée d’interruption suite à des pressions du régime chinois sur le gouvernement indonésien. Destinée à la très large communauté chinoise en Indonésie, la radio Sound of Hope (SOH) internationale et la radio Erabaru offrent la première et seule alternative aux médias officiels chinois pour cette communauté qui a beaucoup souffert de l'instabilité politique du pays. Radio Erabaru émettait depuis mars 2005 sur autorisation du Comité de diffusion indonésien de la province de l’île de Riau.

    En plus de ses programmes musicaux, culturels, médicaux, pratiques, ses informations locales et sur la Chine, 106.5 fm radio Erabaru se faisait un devoir de traiter, en toute objectivité, des sujets plus sensibles : répression des Tibétains, des Ouïghours, des Chrétiens et des pratiquants du Falun Gong, sans oublier les épidémies et scandales sanitaires ou écologiques qui ravagent la Chine. Son objectif : informer.

    Le 21 octobre 2008, le ministère de la Communication a envoyé à radio Erabaru une injonction de cesser sa diffusion. Malgré les demandes répétées de radio Erabaru, le ministère n’a pas donné de raison à ce refus malgré son excellente candidature. Par contre la radio a pu obtenir la copie d’une lettre de l’ambassade de Chine en Indonésie adressée au Ministère des Affaires étrangères, au Ministère de l’Intérieur, à l’Agence de renseignement nationale et au Comité de diffusion indonésien. Dans cette lettre les représentants chinois, usant d'arguments diffamatoires notamment à l'encontre du mouvement Falun Gong, demandent expressément au gouvernement indonésien de fermer radio Erabaru au prétexte que SOH nuit à l’image de la Chine. Le 23 octobre 2008, radio Erabaru avait porté l’affaire devant les tribunaux et essuyé plusieurs échecs. Le dernier recours a eu lieu le 14 novembre 2009. La décision est en délibéré.

    En Indonésie, le Centre d’aide juridique à la Presse, le Conseil de la Presse et l’Alliance du journalisme indépendant sont très inquiets et mobilisés pour sauver cette radio. Mais dans un pays qui a cédé aux pressions chinoises, ces appuis risquent d'être insuffisants. Sound of Hope et Radio Erabaru lancent maintenant un appel à la communauté internationale et aux instances de protection de la liberté de la presse internationales. Si Radio Erabaru se tait, c'est un espace de liberté qui meurt. Pouvons-nous laisser faire ?

    Communiqué de SOUND OF HOPE RADIO NETWORK

    www.soundofhope.org

  • La médecine chinoise et la longévité

    Un petit déjeuner de qualité, un souper léger, manger à 70 % de sa faim aux trois repas préviennent les maladies. Selon un dicton chinois, manger léger, se laver le visage à l'eau froide et prendre des bains de pieds chauds aident à maintenir une bonne santé. Cao Yanjian, un expert en longévité de la période de la dynastie des Qing (1644_1911), disait: « Il est essentiel que les personnes âgées maintiennent un estomac en bon état.»

    Un corps sain dans un esprit sain

    Ainsi si une personne âgée sent que son estomac est toujours ballonné avec des renvois ou une mauvaise digestion quand elle consomme un peu d’aliment froid, elle  peut manger du gingembre avec du porridge. elle  peut aussi, après les repas,  consommer du miel et du gingembre. L’état de son estomac va s'améliorer au fil du temps.

    Face à une situation précoce de refroidissement ou de fièvre, boire un brouet de gingembre et manger du porridge chaud peut interrompre  la maladie. Mais s’il n’y a pas d’amélioration, il faut consulter un médecin.

    Un esprit actif peut prévenir le vieillissement du cerveau. En effet, des activités comme : jouer aux échecs, aux jeux de société, peindre, faire de la calligraphie, du jardinage, lire,  s’intéresser à la poésie, chanter et danser, peuvent prévenir la sénilité. La vie après la retraite est une autre étape de la vie. C’est l’occasion de s’adonner aux activités mises de côté par manque de temps ou de carrière active. Car faire ce que l'on aime est un des ingrédients  secret pour le bonheur.

    Un véritable trésor : une vie équilibrée et la joie au cœur

    Avoir une vie équilibrée est aussi important pour garder une bonne santé. Pour cela, il faut avoir des activités  quotidiennes et de l’autodiscipline. Dormir moins au printemps et en été et plus en automne et en hiver. Avant d'aller dormir, se laver les pieds avec de l'eau chaude. Les hommes peuvent dormir sur le côté droit. Il faut être attentif aux changements climatiques pour adapter ses vêtements aux différences de température. Cela permet d’éviter des refroidissements car il est préférable de prévenir la maladie plutôt que de prendre des médicaments.

    Le cœur gai, car il vaut mieux être magnanime et content de sa situation. En effet  les émotions sont une source de maladie. Être bénévole et moins se soucier de la renommée et de la richesse sont des attitudes   qui favorisent une meilleure santé. L'anxiété et les soucis  sont néfastes. La meilleure façon d'être en bonne santé est d'avoir un esprit ouvert , d’être optimiste et joyeux tous les jours. De même il  est indispensable d’éviter  de vivre dans les souvenirs du passé ou de s’inquiétez pour l'avenir. Bien faire dans le présent est un véritable trésor.

    Li Shiyi est  médecin en médecine traditionnelle chinoise

    Tiré de:

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Sante-et-bien-etre/La-medecine-chinoise-et-la-longevite.html

  • Régime chinois, ils tuent pour des organes

    Conférence à l'Assemblée Nationale le 3 décembre 2009, présidée par Madame Françoise Hostalier, député et ancien ministre, en présence des chirurgiens transplanteurs Francis Navarro et Yves Chapuis de l'Académie de Médecine, d'Amnesty International et Ensemble Contre la Peine de Mort. Cette conférence était à l'initiative de la Coalition pour Enquêter sur la Persécution du Falun Gong*.
    Conférence à l'Assemblée Nationale le 3 décembre 2009, présidée par Madame Françoise Hostalier, député et ancien ministre, en présence des chirurgiens transplanteurs Francis Navarro et Yves Chapuis de l'Académie de Médecine, d'Amnesty International et Ensemble Contre la Peine de Mort. Cette conférence était à l'initiative de la Coalition pour Enquêter sur la Persécution du Falun Gong*.

    Lors d'une conférence à l’Assemblée Nationale de Paris le 3 décembre, présidée par la député et ancien ministre Françoise Hostalier, intitulée «Prélèvements meurtriers: assassinats des pratiquants de Falun Gong pour leurs organes», journalistes, défenseurs des droits de l’homme et chirurgiens transplanteurs ont partagé leurs analyses, arrivant à des conclusions sans concession.

    Avant de rentrer dans le vif du sujet de son dernier livre «Bloody Harvest» (Moisson macabre), l’ancien Secrétaire d’Etat canadien David Kilgour a pris soin de rappeler qu’il aime la Chine et est passionné des cultures asiatiques. En effet, comme toute personne qui «critique» la situation des droits de l’homme en Chine, il explique avoir été accusé par les autorités chinoises d’être «anti-Chine».

    Avec ses 340 camps de travaux forcés non soumis au système judiciaire, la Chine emprisonne 300.000 criminels présumés et des «ennemis d’Etat» sans s’embarrasser de procédures légales. Parmi ces prisonniers on trouve en masse des membres du mouvement bouddhiste Falun Gong; ils représenteraient, selon un rapport du gouvernement américain de 2007, la moitié de la population carcérale chinoise.

    Michel Wu, ancien Chef du service chine de Rfi, et David Kilgour.
    Michel Wu, ancien Chef du service chine de Rfi, et David Kilgour.

    David Kilgour explique avoir réuni 52 preuves qui convergent toutes vers la même conclusion: en Chine, l’armée et les hôpitaux militaires, parfaitement organisés sous l’autorité du Parti-Etat, exécutent des membres du Falun Gong pour profiter de leurs organes dans le cadre d’un commerce très lucratif.

    Parmi ces 52 preuves de la «moisson macabre» d’organes sur des pratiquants de Falun Gong, citées par David Kilgour:

    - dans les camps de travaux forcés (laogai), seuls les membres de Falun Gong sont soumis à des examens médicaux – dont on imagine bien qu’ils ne visent pas à leur bien-être si l’on considère les conditions sanitaires abominables qui règnent dans les camps chinois ;

    - depuis 2007 les exécutions de condamnés à mort, qui permettent les greffes d’organes depuis les années 90 en Chine, ont diminué or les greffes, elles, ont continué d'augmenter ; la seule question qui demeure : quel groupe de détenus sert de banque d’organes ? Selon les nombreux témoignages que David Kilgour a recueillis par téléphone en Chine, tout confirme que les pratiquants de Falun Gong sont une banque d’organes privilégiée par le régime chinois.

    Contrairement à ce que prétend le régime chinois, David Kilgour précise qu’il ne pratique pas lui-même le Falun Gong, tout comme Michel Wu, ancien chef du service Chine de Radio France International, qui intervenait à ses côtés à l’Assemblée Nationale. Les rapports sur les prélèvements d’organes à vif sur des pratiquants de Falun Gong que David Kilgour a produits avec son ami de longue date, David Matas, autre avocat des droits de l’homme engagé sur d’autres causes humanitaires internationales, sont donc bien des rapports indépendants.

    Professeur Francis Navarro, chef du service de chirurgie hépato-digestive et de transplantation au CHU de Montpellier.
    Professeur Francis Navarro, chef du service de chirurgie hépato-digestive et de transplantation au CHU de Montpellier.

    Michel Wu rappelle que le Parti communiste chinois rassemble à lui seul les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. Cet ancien journaliste de l’agence de presse officielle chinoise Xinhua a fui la Chine au moment du massacre de Tiananmen, il a poursuivi sa carrière à la tête du Service Chine de Rfi, et explique que depuis 60 ans, «80 millions de Chinois innocents ont péri dans les campagnes politiques menées au nom de la dictature prolétarienne» et que cela continue de plus belle dans un système où pour les hauts responsables du Parti tous les moyens sont permis pour s’enrichir. «Quand les condamnés à mort ne peuvent plus satisfaire à la demande d’un marché [de greffes d’organes] florissant, tombent à point nommé les pratiquants de Falun Gong qui  sont ravalés au rang du paria, dont on peut disposer à sa guise parce qu’ils pratiquent une philosophie à l’opposé de la lutte de classes.»

    Le président de l’Association Falun Gong France, M. Alain Tong rappelle que récemment encore, des médias chinois ont révélé que deux militaires chinois avaient été promus à de hauts grades militaires pour s’être distingués dans la collecte des organes de membres du Falun Gong. Une preuve de plus selon lui que non seulement les meurtres pour prélever des organes ne sont pas punis par les autorités chinoises mais sont encouragés, et que le Falun Gong constitue bien une cible prioritaire officielle.

    Yves Chapuis de l’Académie de Médecine, ancien chirurgien et pionnier des greffes d’organes en France.
    Yves Chapuis de l’Académie de Médecine, ancien chirurgien et pionnier des greffes d’organes en France.

    «La société [de transplantation] britannique a été la première société à crier haut et fort que des agissements de la sorte et que la commercialisation des organes se faisait en Chine, que les Falun Gong en étaient les premières victimes» confirme le Professeur Navarro, du CHU de Montpellier. «Je suis heureux que vous ameniez toutes ces preuves car nos petites voix de médecins transplanteurs ne sont pas entendues car il y a d’autres problèmes qui viennent se greffer.»

    Le Professeur Navarro explique que, invité en Chine pour former des médecins chinois aux greffes d’organes, il a pu découvrir une réalité effrayante, qui l'a conduit à mener sa propre enquête. C'est ainsi que, alors qu'il se faisait passer pour un patient en attente de greffe, il a entendu la coordinatrice des transplantations d’un hôpital militaire dire: «Dépêchons-nous, il faut procéder à toutes les exécutions avant le Nouvel an chinois».

    De manière surprenante, le plus difficile n’est pas d’évaluer l’ampleur du crime en Chine mais de faire face aux résistances des médecins et des institutions occidentales. Lorsqu’en janvier 2007 le professeur Navarro** se préparait à répondre à une interview du magazine Marianne «Le Pr Navarro ne greffera pas en Chine», il a reçu un e-mail d’un ministère français l’exhortant à «ménager ses propos» et à respecter son «devoir de réserve» et des confrères l’ont durement critiqué pour ses positions.  Si le Professeur Navarro n’était pas étonné que dans un pays instable comme le Pakistan, où le trafic d’organes est orchestré par une mafia liée au pouvoir officiel, il ait dû risquer sa vie pour rapporter des preuves du commerce criminel des organes, il semble plus démuni face aux résistances de ses confrères français et d’institutions médicales françaises telles que la Société Française de Transplantation. «Nous avons l’impression de ne pas être écoutés» s’inquiète-t'il. Il a été un des premiers à dire haut et fort que le Falun Gong était la première victime de ce trafic macabre en Chine, découverte politiquement gênante dont l'enquête de David Kilgour prouve la réalité.

    Le Professeur Yves Chapuis, un des pionniers de la transplantation en France, confirme: «Je crois que s’agissant  des condamnés du Falun Gong, et d’autres prisonniers chinois, c’est vrai que pendant un certain temps, la communauté des transplanteurs a été, et la population, ont été sceptiques; maintenant je crois que la réalité est démontrée d’une façon éclatante, ce qui accentue encore l’angoisse que nous avons.»  Le professeur Chapuis, qui préside la Commission «Ethique et Droit» de l'Académie de Médecine, rappelle la complexité de la situation et sa dimension politique puisque de nombreux médecins français et jusqu'à de grands organismes de recherche comme l'INSERM collaborent avec des centres de transplantations en Chine. Sans compter qu' «un de nos présidents de la République, le précédent, est allé inaugurer un institut [de transplantation en Chine]; vous voyez donc cette espèce d’ambigüité extraordinaire dans laquelle nous nous trouvons.»

    La blogueuse Catherine Coste*** pense que les médecins et activistes des droits de l’homme qui cherchent à informer sur le sujet ne sont pas entendus car le trafic d’organes pratiqué dans certains pays tels que la Chine, le Pakistan, l’Iran ou l’Argentine, profite à certains médecins et institutions médicales en Occident.

    C'est pour toutes ces raisons que David Kilgour pense que l'on ne pourra endiguer le trafic d’organes qu'à l’aide d’une législation internationale semblable à celle relative au tourisme sexuel – en permettant de poursuivre un coupable présumé non seulement dans le pays du délit mais aussi dans son propre pays. Ce devrait être le prochain chantier législatif pour les députés français présents à la conférence.

    * Coalition pour Enquêter sur la Persécution du Falun Gong (CIPFG)
    ** pétition du Professeur Navarro qui a recueilli 400 signatures
    *** http://ethictransplantation.blogspot.com/

     

    Tiré de:

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Ils-tuent-pour-des-organes-mais-chut-ca-nous-arrange.html

  • Caricatures sur les prélèvements d'organes à vif en Chine

    Suite aux précédents articles sur les prélèvements d'organes à vif qui ont lieus en Chine sur les prisonniers de conscience du Falun Gong, ci dessous quelques caricatures qui malheureusement ne grossissent pas le trait.

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    Tiré de: http://www.theepochtimes.com/

  • Sexe et espionnage : de quoi se méfier lors d'une visite officielle en Chine

    Ian Clement, ex-adjoint du maire de Londres,
    Ian Clement, ex-adjoint du maire de Londres, est tombé sur une femme fatale des services secrets en Chine. Elle lui aurait subtilisé des informations après l'avoir drogué. (Paul Gilham/Getty Images)

    OTTAWA – Ian Clement mentionne qu'il n'aurait pas dû être aussi désinvolte lorsqu'il s'est rendu aux Jeux olympiques de Pékin 2008 en tant qu'adjoint au maire de Londres. Il avait été prévenu par les services de renseignements britanniques, mais ne leur avait pas prêté attention.

    «Ils m'ont parlé des honeytraps et m'ont averti que les services secrets chinois utilisaient souvent des femmes pour attirer des hommes au lit et leur soutirer de l'information. Je n'ai pas cru un instant que je me ferais prendre», a-t-il révélé au journal britannique Mirror dernièrement.

    M. Clement croit que la femme chinoise attrayante qu'il a rencontrée lors d'une soirée a probablement mis de la drogue dans sa boisson. Après qu’il a perdu connaissance, la femme a fouillé ses effets personnels, collectant des informations au sujet de l'administration de Londres et de négociations d'affaires.

    En effet, M. Clement aurait dû savoir dans quoi il s'embarquait. Quelques semaines à peine avant son voyage pour les Olympiques, l'histoire d'un autre fonctionnaire pris en flagrant délit en Chine avait fait la manchette dans les médias britanniques.

    L'individu, un assistant du premier ministre britannique, a également été victime d’une honeytrap. Il s'est réveillé après une nuit passée avec une femme chinoise pour se rendre compte que son Blackberry avait été subtilisé, un vol qui, selon des experts en sécurité, a compromis les serveurs courriels du Parlement britannique.

    Honeytraps et écoute électronique

    «Les fonctionnaires étrangers devraient toujours être prudents lorsqu'ils visitent la Chine. Les autorités pourraient les influencer d'une certaine manière et leur tendre un piège. Ils devraient toujours être prudents», affirme l'ex-diplomate chinois Chen Yonglin.

    Avant de faire défection en Australie, Chen était le consul pour les Affaires politiques au consulat chinois de Sydney. Sa responsabilité principale était de surveiller les dissidents chinois en Australie.

    Le sexe et l'argent sont des appâts fréquemment utilisés, mentionne-t-il. La honeytrap est une des tactiques préférées des services secrets chinois pour tenter de coincer un fonctionnaire dans un scandale sexuel. Dans un tel scénario, le fonctionnaire ou le membre du personnel est approché par une femme fatale chinoise qui s'efforce de le séduire. Elle va ensuite saccager sa chambre d'hôtel, fouiller dans son ordinateur portable ou son téléphone cellulaire, ou utiliser la vidéo de l'acte compromettant comme moyen de chantage.

    M. Chen raconte que lorsqu’il était en poste, un responsable australien en visite en Chine avait été détenu par les autorités après avoir été pris en flagrant délit avec une adolescente qui n’avait pas encore 16 ans. Les autorités l'ont relâché, conservant les preuves de son méfait, après qu'il a «offert de travailler pour le régime comme un agent», explique Chen Yonglin.

    «Il a essayé de parler publiquement en faveur du régime», poursuit M. Chen, en faisant valoir la position du régime dans les médias australiens.

    «[Les fonctionnaires étrangers] devraient être prudents en compagnie des fonctionnaires chinois», met en garde Chen Yonglin. «Ils peuvent se faire piéger par l'argent ou la promesse de certains avantages par des hauts dirigeants chinois. Ils devraient être très prudents lorsqu'ils profitent des divertissements offerts par le gouvernement chinois.»

    Un autre ex-responsable chinois a spécifiquement averti les fonctionnaires canadiens qui visitent la Chine dans une entrevue avec la Presse Canadienne en 2005. Han Guangsheng avait fait les manchettes cette année-là en essayant de faire défection au Canada. À Shenyang, une ville de près de 8 millions d'habitants, il avait passé 14 ans en tant que chef du Bureau de la sécurité publique et cinq autres années avec le Bureau judiciaire.

    La semaine dernière, il a déclaré à La Grande Époque que le régime chinois est zélé avec la cueillette de renseignements, et les hôtels chinois – y compris ceux qui appartiennent à des compagnies étrangères – sont dotés d'employés qui sont en réalité des agents secrets chinois. Les fonctionnaires d'outre-mer peu soucieux peuvent s'attendre à ce que leurs bagages soient fouillés subrepticement et que les documents en leur possession soient copiés.

    Un avertissement du SCRS
    Tout comme les services secrets britanniques, le renseignement canadien est au courant des risques et avertit les fonctionnaires canadiens qui visitent la Chine, mais ces avertissements ne sont pas souvent pris en considération, affirme l'ex-officier du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS), Michel Juneau-Katsuya, qui a dirigé le Bureau Asie-Pacifique de l'agence.

    «Certainement que le SCRS va les informer, mais on n’est pas vraiment sûr s'ils écoutent le SCRS. Ils sont souvent extrêmement naïfs et croient que [les agents du] SCRS ont vu trop de films de James Bond.»

    M. Juneau-Katsuya explique qu'il est probable que le renseignement chinois exerce plus de prudence lorsqu'il fait affaire avec des hauts responsables comme des chefs d'État en raison de la sécurité additionnelle et de l'attention médiatique, mais il «déploie tout son arsenal de surveillance et d'écoute électronique» pour des fonctionnaires de rang moyen, de rang inférieur et leur personnel.

    «Je suis certain que, quelle que soit la personne qui va là-bas, elle aura ce que nous appelons la “chambre tout équipée”», estime-t-il.

    «Vous pouvez être certain que chaque conversation, ils essaieront de l'écouter. Ils vont s'assurer que chaque personne dans la délégation soit surveillée par quelqu'un, pour éviter des rencontres avec les mauvaises personnes ou peu importe qui et, qui sait, peut-être recueillir des saletés en cours de chemin.»

    En plus de rechercher des informations privilégiées, les agents de renseignements chinois recherchent également des politiciens et du personnel bien placé qui peuvent être soit forcés, soudoyés ou simplement charmés pour aider le régime chinois à atteindre ses objectifs de politique étrangère.

    S'ils identifient une cible potentielle, M. Juneau-Katsuya explique que les diplomates chinois vont ensuite l'approcher au Canada pour la courtiser.

    «Ils vont définitivement essayer de développer ce que l'on appelle le pouvoir souple.»

    L'objectif de la cueillette de renseignements est d'augmenter leur influence, ajoute l'ex-agent canadien. Les Chinois ont compris depuis longtemps que «le contrôle n'est pas le pouvoir ultime. L'influence est beaucoup plus [puissante] – elle demande moins d'énergie et vous permet de faire beaucoup, beaucoup plus».

    Se faire des «amis» et influencer les politiques
    David Harris – expert sur le terrorisme, ex-patron de la planification stratégique au SCRS et maintenant directeur du programme de renseignement antiterroriste à l'institut Insignis Strategic Research à Ottawa – affirme que les efforts du régime chinois pour influencer les responsables canadiens sont poussés et peuvent s'échelonner à long terme.

    «Il y a de nombreuses raisons de s'inquiéter d'avoir des dignitaires en visite en Chine. Le renseignement chinois est reconnu pour être prêt à tout afin d'obtenir des informations de dignitaires étrangers ou d'essayer d'extorquer et de soutirer de l'information des gens. Ces efforts de chantage sont pratiquement inconnus.»

    M. Harris indique que les efforts pour influencer les responsables et les bureaucrates peuvent être entrepris plusieurs années plus tard, lorsqu'un assistant spécial ou un secrétaire s'est élevé à une position ayant un accès à de l'information sensible ou ayant la possibilité d'engager d'autres agents dans son département.

    «Il est extrêmement important que les responsables [canadiens] en Chine se conduisent avec prudence et discrétion. Vous pouvez également présumer que toutes les salles de rencontre, où se trouvent les responsables, sont équipées de matériel de surveillance audio ou vidéo.»

    La façon préférée et la plus efficace du régime pour recueillir des renseignements est par la flatterie, affirme M. Harris, et en établissant ce qui pourrait sembler être une amitié authentique, sincère et durable. Les agents de renseignements chinois sont maîtres en psychologie et en techniques de manipulation. Leurs dossiers sur des cibles potentielles peuvent s'étaler sur des décennies et ils les étudient pour déceler des failles pouvant être exploitées.

    Intérêts nationaux
    «Les failles peuvent inclure des problèmes d'argent, des dettes, l'avidité, les habitudes sexuelles et l'orientation sexuelle – n'importe quoi qui pourrait être exploité. Si quelqu'un s'intéresse aux affaires, alors bien entendu des propositions d'affaires lui seront faites», indique M. Harris.

    Les retours peuvent être monumentaux, dit-il. Par exemple, un exposé privé à un chef d'État peut révéler que ce pays est en position fâcheuse dans d'importantes négociations commerciales. Avec cette connaissance, les Chinois peuvent exploiter la situation au maximum, résultant dans la perte de milliards de dollars pour l'autre partie.

    En plus de faire des gains économiques, le régime espère également faire osciller ou influencer significativement les politiques étrangères des autres pays concernant la Chine. Certains des bureaucrates et ceux qui tombent sous l'influence chinoise deviennent des agents inconscients du régime, explique-t-il. D'autres peuvent le faire en toute connaissance de cause.

    «Les gens croient que la bureaucratie est règlementée et enrégimentée, fiable, mais si vous pouvez influencer un directeur général qui voyage avec la délégation, alors les options peuvent être alignées en faveur de la Chine très tôt dans l'établissement des politiques et du processus décisionnel du gouvernement.»

    Ce scénario est le plus dangereux, mentionne-t-il, car quelqu'un de haut placé dans le gouvernement ou dans la bureaucratie qui est sous forte influence d'un pays étranger peut compromettre de l'intérieur le processus décisionnel d'un autre État.

    M. Harris affirme qu'il a entendu parler de cas où les décisions politiques étaient bien connues dans le cercle des gens proches de la Chine avant même qu'elles ne soient finalisées au Canada. Lorsqu’il a été questionné sur les détails de cette affaire, il a dit ne pas pouvoir en dire plus pour des raisons de sécurité. «Je ne peux aller plus loin, mais ce n'est pas surprenant, bien entendu.»

    Au bout du compte, la seule solution durable selon MM. Harris et Juneau-Katsuya est que les fonctionnaires et leur personnel soient bien au courant des risques et qu'ils gardent fermement en tête leurs propres intérêts.

    «C'est très dérangeant de voir certains anciens politiciens de haut rang, des diplomates et d'autres qui se sont construit des nids douillets en Chine», laisse tomber M. Harris.

    Nous devrions également garder les délégations les plus petites possibles afin de limiter les failles, ajoute-t-il. Et se méfier de la soi-disant tactique «ami de la Chine».

    Il dit que parfois un haut responsable chinois ou une autre personne bien placée va déclarer un fonctionnaire étranger ou un homme d'affaires comme étant un «ami de la Chine», mais il serait «extrêmement naïf» de prendre cela au pied de la lettre.

    «Si ce genre de chose arrive, les gens ne doivent pas se sentir flattés – ils peuvent se sentir justement utilisés et manipulés […] Vous avez un pays envers lequel vous devez loyauté […] et vous feriez mieux de décider de quel pays il s'agit», renchérit M. Harris.

    Tiré de:

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/Sexe-et-espionnage-trucs-a-se-mefier-lors-dune-visite-officielle-en-Chine.html

  • Les conditions de fabrication des jouets chinois

    Dans un article paru fin 2008 dans le journal La Croix, des ONG française et hongkongaise ont enquêté dans les coulisses du jouet chinois. Selon eux, les conditions de travail des ouvriers – principalement des femmes – sont dignes du XIXe siècle. «Les enquêteurs ont observé souvent les mêmes situations difficiles: des salaires inférieurs au minimum légal (environ 67 euros par mois); des journées de travail qui peuvent aller jusqu’à seize heures en haute saison, soit le double de ce qui est autorisé par la loi (certains disent avoir travaillé trente heures d’affilée pour honorer les délais d’une commande); l’utilisation de machines non sécurisées entraînant des accidents quotidiens, ainsi que l’utilisation de produits chimiques dangereux sans protection pour les mains ou le visage. Le jour de repos hebdomadaire n’existe pas. Ceux qui voudraient démissionner en sont empêchés par le simple fait que la direction retient de manière illégale quarante-cinq jours sur le salaire de chaque ouvrier. Les conditions d’hébergement sont épouvantables, avec des dortoirs surchargés et des sanitaires insalubres, pour un coût qui atteint le quart, voire le tiers du salaire.»

    Les syndicats chinois sont quant à eux bridés par les autorités locales, à l’image de Liu Jingsheng, fondateur des syndicats libres de Chine, arrêté en 1992 et condamné à 15 ans de prison pour «activités contre-révolutionnaires».

    Mais les mauvaises conditions de fabrication des jouets chinois ne s’arrêtent pas à ces entreprises officielles. En effet, le média chinois indépendant Minghui.net a rapporté dans un article publié en 2007 une situation bien plus grise. «L’arme secrète que le Parti communiste chinois a utilisé pour dominer le commerce mondial est le travail d’esclave. Les prisons et les camps de travaux forcés des autorités chinoises abritent d’énormes usines qui fabriquent des produits pour l’export. […] Les gardiens forcent les détenus à travailler jour et nuit.» Les dissidents et les prisonniers de conscience qui sont illégalement détenus dans les prisons et les camps de travaux forcés chinois, subissent le même traitement que les criminels. «Dans certaines prisons et camps de travaux forcés, les détenus ne sont autorisés à dormir que deux à trois heures par jour. Ils dorment de 1h à 4h du matin. Ceux qui ne peuvent remplir leur quota de production ne sont pas autorisés à dormir du tout, et peuvent même être punis à coups de matraques électriques. Les détenus doivent s’aligner pour être électrocutés à coups de matraques électriques».

    Les prisons chinoises sont les piliers de la manufacture des marchandises pour l’exportation et permettent la productivité record de la Chine ainsi que sa forte croissance. Les produits bon marché étiquetés «Made in China» sont alors exportés vers de nombreux pays et régions du monde. À cause de cela, les chaînes de production dans les prisons et les camps de travaux forcés chinois sont très actives et maintenues comme telles. Les habits de poupées, les jouets en bois et autres types de jouets sont fabriqués dans ces prisons, dont la provenance est quasiment impossible à retracer par les clients tant les autorités chinoises dissimulent ces conditions de fabrication et empêchent les éventuels enquêteurs internationaux indépendants d’entrer dans ces prisons et ces camps de travaux forcés.

    Laurent Gey pour La Grande Epoque:

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/

  • Prélèvement sauvage d'organes sur des opposants chinois

     

    Les pratiquants du Falun Gong sont réprimés en Chine depuis 1999. Ils sont arrêtés, torturés et forcés de renoncer à leur pratique. Ceux qui refusent disparaissent. Et l'on connait désormais le sort qui leur est réservé.

    "Authenticité, bienveillance et tolérance", tels sont les principes du Falun Gong. Ce mouvement spirituel est devenu si populaire en quelques années que le "gouvernement chinois a cherché à le réprimer, l'accusant d'être une religion dans une société communiste pure et dure", explique Jianping Zhang, qui dirige la CIPFG (Coalition d'investigation sur la persécution du Falun Gong).

    Mais derrière la répression politique se cache une autre pratique. "L'arrestation et la condamnation à mort (1) des membres du Falun Gong représente pour la Chine un grand marché d'organes humains." C'est également la conclusion que tire David Kilgour, ancien ministre du gouvernement fédéral canadien et auteur de "Bloody Harvest".

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    Noria Ait-Kheddache/DR

    Depuis 2006, David Kilgour a mené l'enquête à la demande du CIPFG, afin de vérifier les témoignages. Dans un rapport présenté en 2006, et dont une seconde version est parue en 2007, il a conclu à l'exécution des membres de Falun Gong pour leurs organes. "Pour contrer ces accusations, l'Etat-Parti m'a accusé d'être anti-Chine alors que j'ai un profond respect  pour la civilisation et le peuple chinois." En 2010, c'est dans un livre qu'il réitère ses déclarations à travers 52 preuves et autant de témoignages.

    Des exécutions le jour de l'opération

    "Les camps de travail existent. Nous en avons comptabilisé 340 pour 300 000 personnes. La moitié des prisonniers étant des pratiquants du Falun Gong." Dans les prisons, les membres de Falun Gong sont les seuls à subir systématiquement des examens de sang, "nécessaires pour la transplantation en raison de la compatibilité entre source d'organe et destinataire."

    Francis Navarro, chef de service et médecin transplanteur à Montpellier, a découvert ce trafic en 2006. "Nous avions été invités à faire une transplantation en Chine, afin de montrer le savoir-faire français en matière de médecine hépatique. 48 heures avant mon départ, j'ai eu des doutes sur la provenance de l'organe, d'autant que le jour où j'arrivais, des exécutions étaient programmées."

    Le médecin transplanteur mène alors l'enquête avec un journaliste. "Nous avons voyagé au Pakistan, en Chine et au Maghreb". Et découvre le procédé du gouvernement chinois. "La Chine a ouvert la porte au trafic mercantile d'organes."

    Vente de coeurs sur Internet

    A qui profite le crime? "Aux Chinois aisés (2) de se payer un rein ou un foie ou aux touristes du monde entier, alléchés par le prix de la transaction et peu regardants sur l'origine de l'organe greffé", raconte David Kilgour.

    Aujourd'hui, la demande d'organes dans le monde est en constante augmentation. Les sites Internet vendant des coeurs à 190 000 dollars l'unité se multiplient sur la Toile. A tel point que Francis Navarro se demande à quel moment l'éthique fera barrage à ce commerce. "On peut tous se poser la question: serai-je un jour amené à acheter un organe, si mon enfant en a un besoin vital?" s'interroge Francis Navarro.

    (1) Il existe 66 possibilités d'être condamné à mort en Chine.

    (2) Le pays compte 70 millions de milliardaires.

     

    Le silence des instances internationales

    "Le prélèvement d'organes ne date pas d'hier, dans ce pays où législatif, économique et judiciaire ne font qu'un", estime Michel Wu, qui a fui la Chine après Tien-an Men et est devenu rédacteur en chef du service Asie de RFI. Il déplore le silence honteux des instances internationales qui fait triompher l'économie "face à l'universalité des valeurs humaines."

    La première autorité à avoir dénoncé le trafic d'organes est la société britannique de transplantation. Sans succès. En 2007, une pétition venant des médecins transplanteurs français sollicite les politiques pour lancer le débat. "On a pas été écouté, regrette Francis Navarro, à l'origine de l'initative. La faute aux Jeux olympiques de Pékin. La France a d'ailleurs été sanctionnée par le gouvernement chinois pour ses prises de positions."

    Le Falun Gong

    Aussi appelé "Falun Dafa", ce mouvement spirituel est une forme de qigong (exercices énergétiques chinois) imprégné de philosophie bouddhiste. Il fait son apparition en 1992 et rencontre un succès sans précédent.

    Aujourd'hui, il compte77 millions d'adeptes dans plus de 114 pays. La Chine est le seul pays où il est réprimé. Depuis 1999, le gouvernement l'accuse de défier le pouvoir.

    Tiré de l’Express : http://www.lexpress.fr/actualite/sciences/sante/prelevement-sauvage-d-organes-sur-des-opposants-chinois_834205.html

  • Vidéo sur les prélèvements d'organes à vif en Chine

    C'est en enquêtant sur l'épidémie de SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère) en Chine en 2006, qu'un journaliste chinois découvre par hasard un scandale sanitaire : les membres condamnés à mort du mouvement Falun Gong sont prélevés de leurs organes.

    Une pratique à grande échelle qui alimente un marché florissant. Le reportage de Bruno Faure et les explications de Michel Wu, ex-chef du service chinois de RFI. Ce scandale fait également l'objet d'un rapport publié  par 2 journalistes canadiens : http://organharvestinvestigation.net/report0701/report20070131-fr.pdf

    Tiré deTV5 Monde:

    http://www.tv5.org/TV5Site/webtv/video-6883-Michel_Wu_ex_chef_du_service_chinois_de_RFI_s_expr.htm

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