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  • Sur la liberté religieuse en Chine - Entretien en 2002 entre W Bush et Jiang Zemin

    Rappel, nous sommes en 2002. La constitution chinoise autorise les religions et la liberté de croyance, mais dans les faits les religions et les croyances libres sont interdites en Chine et sévèrement reprimées

    BEIJING (AP) -- Le Président Chinois Jiang Zemin a affirmé Jeudi que les chinois avaient le libre choix de culte, et que les Evêques Catholiques Romains arrêtés devaient avoir enfreint la loi.

    Le Président Bush a aiguilloné Jiang sur le sujet, en disant, "Tous les peuples du monde, y compris le peuple de Chine, devrait être libre de choisir comment vivre, comment vénérer, et comment travailler."

    Jiang a été questionné deux fois lors d’une conférence d’information avec Bush sur les allégations de répression religieuse, et sur la détention et la surveillance des évêques.

    Au début il a deux fois refusé de discuter le sujet. Mais il est revenu là-dessus à la fin de la session avec les reporters.
    "Puisque les fondements de la République Populaire de Chine, toutes nos constitutions, les différentes versions, assurent la liberté de croyance religieuse,” a dit Jiang

    JIang a dit qu’il ne souscrivait personnellement à aucune croyance religieuse, mais qu’il avait lu les écritures du Bouddhisme, de la Chrétienté et de l’Islam. Il a cité une diversité de religions pratiquées dans son pays réitérant “Leurs croyances religieuses sont protégées par notre constitution.”

    La semaine dernière, les missionnaires de l’agence de presse du Vatican ont publié les noms de 33 évêques et prêtres qui étaient soit détenus en Chine soit sous la stricte surveillance de la police et interdits de culte. On disait qu’environ 20 prêtres de plus, dont les noms n’étaient pas connus, étaient également détenus.

    […]

    Bush et son entourage d’assistants écoutaient intensément lors de la très longue défense de Jiang, après que Bush ait dit “c’est le peuple chinois qui doit décider du futur de la Chine, mais aucune nation n’est exempte de l’exigence de dignité humaine.”

    A un moment, le Conseiller à la Sécurité Nationale de Bush, Condoleezza Rice, s’est tournée vers un collègue et a demandé si Jiang avait effectivement répondu à la question des droits de l’homme. "A t-il répondu à la question?" a-t-elle demandé?

    Bush, dans sa session portes closes avec Jiang, a pressé la Chine d’ ouvrir les communications avec le Vatican et avec le Dalai Lama, le chef bouddhiste Tibétain en exil.

    Bush n’a pas insisté sur le cas des évêques lors de la réunion, mais Rice a dit aux reporters, “Le Gouvernement Chinois doit les relâcher. Nous avons été clairs.”

    Rice, qui assistait aux discours du président, a dit qu’ils avaient eu une discussion amicale sur la liberté religieuse. Bush n’a soulevé le sujet que généralement et n’a pas insisté sur les cas spécifiques, a-t-elle dit.
    […]

    La Chine n’autorise que les églises approuvées et contrôlées par l’état, et réprime les groupes clandestins qui ont attiré des millions de fidèles ces dernières années. Ils incluent les Catholiques Romains qui demeurent loyaux au pape et rendent un culte au dehors à l’église officielle.

    La Chine a aussi arrêté des milliers de fidèles du mouvement spirituel Falun Gong dans une répression lancée en Juillet 1999.. […]

    […]


    http://www.al.com/newsflash/index.ssf?/cgi-free/getstory_ssf.cgi?a0476_BC_Bush-Jiang-Religion&&news&newsflash-international

  • GhostNet: découverte d’un gigantesque réseau d’espionnage informatique chinois

    Copie d'écran du rapport d'enquête Tracking Ghostnet
    Copie d'écran du rapport d'enquête Tracking Ghostnet disponible en ligne à [www.tracking-ghost.net] (Suman Srinivasan/Epoch Times)

    NEW YORK – Un groupe de recherche canadien a publié un rapport le 29 mars 2009 confirmant les craintes entretenues depuis des années par les communautés dissidentes chinoises. Il a découvert un vaste réseau inégalé d’espionnage informatique capable de capter des données spécifiques et de les envoyer à des serveurs basés en Chine.

    L’enquête a été réalisée par le Information Warfare Monitor, un institut de recherche public-privé regroupant des spécialistes de deux organisations canadiennes : le SecDev Group, un centre de réflexion d’Ottawa, et le Citizen Lab de l’Université de Toronto.

    Leur rapport de 53 pages, intitulé Tracking ‘GhostNet’: Investigating a Cyber Espionage Network (À la poursuite de «GhostNet» : enquête sur un réseau d’espionnage cybernétique), documente leurs découvertes concernant un réseau d’espionnage informatique international qui fonctionne en trafiquant des courriels pour infecter les ordinateurs ciblés, les contrôler et ensuite expédier vers des serveurs (la plupart basés en Chine) l’information subtilisée.

    Le groupe de recherche indique que son enquête a commencé lorsqu’il a vérifié les ordinateurs de centres d’exilés tibétains à Dharamsala, en Inde, pour trouver de possibles brèches. Le travail qu'ils ont effectué leur «ont permis de découvrir des interfaces web non sécurisées qui contrôlent l'accès de quatre serveurs web». Cela permettait aux attaquants de prendre le contrôle des machines compromises.

    En parcourant ces serveurs, ils ont trouvé un vaste réseau d’ordinateurs compromis partout dans le monde. Le rapport note «au moins 1295 ordinateurs infectés dans 103 pays».

    Fait intéressant, un nombre élevé de ces ordinateurs compromis était des cibles importantes : près de 30 % des ordinateurs appartiennent aux «ministères des Affaires étrangères de l’Iran, du Bangladesh, de la Lettonie, de l’Indonésie, des Philippines, du Brunei, de la Barbade et du Bhoutan; des ambassades de l’Inde, de la Corée du Sud, de l’Indonésie, de la Roumanie, de Chypre, de Malte, de la Thaïlande, de Taiwan, du Portugal, de l’Allemagne et du Pakistan; du secrétariat de l’ASEAN (Association des nations de l’Asie du Sud-Est), du ASACR (Association sud-asiatique pour la coopération régionale) et du BAD (Banque asiatique de développement); d’organisations médiatiques et d’un ordinateur sans classification situé au quartier général de l’OTAN».

    Les chercheurs ont trouvé que GhostNet se répand en infectant les ordinateurs avec un cheval de Troie, appelé «gh0st RAT», permettant aux pirates informatiques de prendre complètement le contrôle des systèmes infectés – incluant chercher et télécharger des fichiers spécifiques – et d’utiliser clandestinement les périphériques, comme le microphone et les webcams».

    De telles manœuvres permettent même aux espions de voir et d’écouter ce qui se passe à proximité des ordinateurs compromis.

    Les chevaux de Troie sont des logiciels malveillants cachés, ce qui les rend difficiles à détecter même pour des logiciels anti-virus et anti-nuisibles commerciaux. «Seuls 11 sur les 34 logiciels anti-virus fournis par Virus Total ont reconnu le code nuisible caché dans un document. Les attaquants utilisent souvent des compacteurs de logiciels pour cacher leur code malicieux et pour éviter la détection des logiciels anti-virus», expliquait le rapport.

    Les espions utilisent des «méthodes sociales» pour répandre le cheval de Troie. Par exemple, «des courriels pertinents et contextuels sont envoyés à des cibles spécifiques» et ces courriels, une fois ouverts, installent le cheval de Troie sur l’ordinateur de la victime qui ne se doute de rien.

    Ciblage des dissidents chinois
    La découverte du réseau international d’espionnage est la dernière d’une série d’attaques cybernétiques majeures ayant été orchestrées en Chine communiste. En 2003, le Pentagone et de nombreuses compagnies de défense ont subi une attaque grave à laquelle on a donné le nom de Titan Rain. Depuis, les attaques du genre n’ont jamais cessé.

    Ce genre d’attaques venant de Chine a également ciblé des organisations non gouvernementales et des groupes chinois dissidents. Le rapport mentionne que ces attaques ont ciblé des «organisations œuvrant sur la question du Darfour au Soudan, les groupes tibétains actifs en Inde et le Falun Gong».

    Le Citizen Lab avait déjà été impliqué dans d’autres études sur l’espionnage informatique de la Chine. En octobre 2008, le groupe a publié un rapport intitulé Breaching Trust (Confiance brisée) au sujet de la surveillance du logiciel de clavardage et de téléphonie Internet TOM-Skype en Chine. Le Citizen Lab a également créé «psiphon», qui permet de contourner la censure dans des pays où Internet est sous surveillance.

    Tiré de la Grande Epoque le 07 04 09

  • La persécution du Falun Gong, une industrie qui rapporte en Chine !

    Une industrie générant des milliards de dollars, qui profite au Parti communiste chinois.

    Toujours vivante, Wenyi Wang a déclaré être satisfaite de se réveiller en prison le lendemain de son arrestation avec ses deux yeux, ses reins et son cœur toujours intacts.

    Répondant à l’invitation du National Press Club de Washington DC, la doctoresse de 47 ans, qui pratique le Falun Gong, a expliqué lors d’une conférence de presse les raisons qui l’ont poussée à interrompre Hu Jintao, le 20 avril, à la Maison Blanche.

    Dr Wang a insisté sur le 9 mars, cette date représentant pour elle un tournant dans sa façon de percevoir la persécution du Falun Gong. En plus de cette prise de conscience au sujet d’une persécution qui dure depuis sept ans, les dernières informations indiquent l’existence d’un trafic d’organes pesant des millions de dollars.
    Le 9 mars, La Grande Époque a révélé l’existence d’un camp de concentration secret à Sujiatun (quartier de la ville de Shenyang au Nord de la Chine). Le camp est dissimulé dans l’enceinte d’un hôpital où a lieu le vol d’organes de ces gens pratiquant le Falun Gong, par la suite exécutés et incinérés à l’hôpital même.

    Dr Wang explique la signification du 9 mars à ses yeux : « Cette histoire a changé ma façon de comprendre la persécution du Falun Gong, et a également changé ma perception du Parti communiste chinois ».

    « Avant le 9 mars, nous savions que Jiang Zemin [le précédent dictateur de la Chine communiste] avait instauré la persécution totale et systématique du Falun Gong avec pour but ‘d’éradiquer’ le Falun Gong... Avant le 9 mars, le PCC était déjà connu pour ses importantes violations des droits de l’homme... »

    Le but de ces tortures était alors de « transformer » les pratiquants, de les forcer à abandonner la pratique. « La mort était la conséquence de ces mesures, mais la mort n’était pas le but de cette persécution ».

    Le 9 mars, Dr Wang et les autres pratiquants de Falun Gong ont appris pour la première fois l’existence d’un système complètement différent de la politique de tortures « qui nous était tristement familières » . La dernière évolution de cette persécution n’a plus pour objectif la transformation des pratiquants.

    « Le système que nous avons découvert à Sujiatun implique l’extermination et le profit ». Il y a désormais deux buts : faire gagner de l’argent aux cadres du Parti et éliminer ceux qui ont le courage de résister à un Parti communiste brutal et corrompu.

    Wang cite l’une des sources familières de ce système qui explique que les pratiquants de Falun Gong « ne sont plus perçus comme des êtres humains, mais comme de la matière première pour le commerce ».

    Il est possible que le comportement réel du PCC vis-à-vis du Falun Gong ait toujours été de considérer les gens qui pratiquent cette méthode bouddhiste comme du « bétail ». Depuis les trente dernières années, c’est un fait connu que le Parti communiste chinois utilise les organes des prisonniers exécutés. En 1999, la persécution du Falun Gong a commencé. En l’an 2000, « M. Wang Bin a été battu cruellement dans un centre de détention. Il a été assassiné, et sa famille a été appelée pour venir récupérer son corps. Ils ont alors découvert que ses organes avaient été volés ».

    « Aujourd’hui nous estimons à 55 000 le nombre de pratiquants qui ont disparu. Combien de ces 55 000 ont été victimes du vol de leurs organes ? », demande Dr Wang.
    « On me demande si je regrette d’avoir crié à la Maison Blanche... dans le futur, nous regarderons tous en arrière et nous demanderons ce que nous avons fait après avoir appris les révélations du 9 mars ».

    L’image d’un commerce d’organes lucratif émerge

    Depuis le 9 mars, d’autres témoignages sont venus corroborer les premiers reportages. Dr Wang Wenyi a été particulièrement attentive aux révélations d’un médecin militaire à la retraite qui a révélé l’existence de 36 autres camps similaires à Sujiatun à travers la Chine. Dr Wang se réfère également au fait qu’elle dit « avoir été témoin de trains de nuit spéciaux qui peuvent déplacer des milliers de gens pratiquant le Falun Gong en une seule fois ».

    Au même moment, des enquêtes diverses sur les publicités pour les transplantations que l’on trouve sur Internet et des renseignements pris auprès d’hôpitaux chinois, sont ressortis l’importance du commerce lié au trafic d’organes et l’immense profit qu’il implique.

    Michael Horowitz, de l’Institut Hudson de Washington D.C, a approfondi certains propos du Dr Wang, au sujet de l’importance du commerce d’organes en Chine. Il mentionne notamment un centre de transplantations d’organes qui se vante d’avoir réalisé 2248 transplantations l’année dernière. Au tarif de 90 000 à 120 000 dollars par opération, on atteint vite un quart de milliard de dollars pour un seul centre et un seul type d’organes, « ce qui donne une idée de l’envergure de ce commerce ».

    Dr Wang, à la fois rédactrice en chef du journal Medicine and Life et experte en transplantation d’organes, affirme que chaque année, 50 000 personnes attendent un rein, et seulement 5000 en obtiennent un. Elle en explique les raisons. Ce type d’opération ne nécessite pas seulement une compatibilité de groupes sanguins, mais également une compatibilité immunologique. Les chances de trouver cette compatibilité sont de 1/400, parfois même de 1/10 000.

    Néanmoins, un centre de transplantations chinois se vante de pouvoir trouver un donneur de rein compatible en seulement 2 à 4 semaines. Dr Wang explique que « cela induit une banque d’organes de milliers de personnes vivantes » dans laquelle les individus sont présélectionnés. Lorsqu’on trouve un receveur compatible avec un « donneur », il ou elle est alors utilisé et exécuté « avec une dose d’anesthésie minimale ».

    Au prix de 62 000 dollars pour un rein et de 180 000 dollars pour un cœur, on arrive vite à des déplacements d’argent de plus d’un million de dollars pour une simple opération. Dr Wang souligne que le salaire moyen d’un médecin chinois oscille de 100 et 300 dollars. La rentabilité de ce commerce illicite est énorme.

    L’équipe qui défend Wang souhaite inviter Gao Zhisheng à les rejoindre

    Dr Wang est sous le coup d’une poursuite au niveau fédéral pour « intimidation, contrainte, menace et harcèlement d’un fonctionnaire étranger ». La défense maintient que contrairement à ce dont elle est accusée, elle n’a jamais été une menace pour le chef communiste. L’accusation est excessive, d’après Horowitz, qui tient cela de ses trente ans d’expérience en droit. Un éditorial du Washington Post l’a d’ailleurs également fait remarquer.

    Dr Wang a annoncé que l’avocat Gao Zhisheng a été invité par son confrère Terry Marsh à rejoindre l’équipe de défense de la doctoresse. Gao est connu en Chine et outremer pour ses trois lettres ouvertes adressées au gouvernement et demandant la fin de la persécution barbare des gens pratiquant le Falun Gong.

    Un dernier fait important au sujet de cette conférence de presse. Une heure avant le début, l’organisateur du NPC, Peter Hickman, a reçu un appel de l’ambassade de Chine demandant l’annulation de la conférence. On lui a alors expliqué que le Falun Gong était interdit en Chine. Mr Hickman a répliqué que ce n’était pas le cas en Amérique et qu’il refusait de satisfaire à cette demande. Selon Horowitz, le PCC se sent menacé par le Falun Gong et par les Neuf commentaires sur le Parti communiste publiés par La Grande Époque. Voilà un nouvel exemple, nous dit-il.

    Ce reportage a été fait avec la contribution de Laura Hatton, rédaction de La Grande Époque à Washington D.C.

    Tiré de AgoraVox

  • Pyongyang, plaque tournante du marché de la prolifération

    Alors que la Corée du Nord tirait une fusée au-dessus de l'archipel japonais, le régime de Pyongyang diffusait cette photographie non datée de Kim Jong-il inaugurant un théâtre récemment rénové dans sa capitale.
    Alors que la Corée du Nord tirait une fusée au-dessus de l'archipel japonais, le régime de Pyongyang diffusait cette photographie non datée de Kim Jong-il inaugurant un théâtre récemment rénové dans sa capitale. Crédits photo : AFP

    Les astucieux bricoleurs nord-coréens ont su s'approvisionner auprès de la Russie, de la Chine et du Pakistan, avant d'exporter leur savoir-faire vers la Syrie, la Libye, l'Iran et d'autres.

    Au commencement, le programme balistique nord-coréen doit beaucoup aux scientifiques doués de l'ex-Union soviétique. Dès la fin des années 1970, l'URSS fournit des missiles tactiques à Pyongyang. Les experts estiment cependant que les premiers Scud B lui auraient été donnés par l'Égypte en 1976. C'est sur les bases de ces Scud B et C que les Nord-Coréens vont se livrer à d'ingénieux bricolages. Et les cerveaux bien faits du complexe militaro-industriel soviétique vont apporter leur précieuse contribution, avant que des efforts soient entrepris pour stopper cette coopération. En octobre 1992, les services russes interceptent ainsi une soixantaine d'ingénieurs soviétiques à l'aéroport moscovite de Sheremetyevo, alors qu'ils s'apprêtaient à décoller pour Pyongyang.

    Spécialisés dans les missiles balistiques sous-marins, ils étaient poussés à aller vendre leur savoir à l'extérieur par la fin de la guerre froide. Un peu plus tard, un général nord-coréen est déclaré persona non grata en Russie par l'Administration Eltsine. Mais il est évident que les mailles du filet n'ont pas été étanches et que les échanges pendant l'ère Gorbatchev ont été nourris. L'autre apport technique au programme nord-coréen est venu d'ingénieurs chinois.

    La Corée du Nord a vite appris. Et on la retrouve sur l'immense toile du réseau Khan, du nom du père de la bombe atomique pakistanaise. Cette «multinationale de l'atome», qui a notamment tant aidé Téhéran sur la voie du nucléaire militaire, a aussi accroché le client nord-coréen. Avec une particularité : cette fois-ci, les échanges se font dans les deux sens. Nucléaire contre missiles.

    Au milieu des années 1990, forcé de geler sa filière plutonium pour cause d'accord avec Washington, Kim Il-sung saute sur l'occasion de développer une autre filière clandestine avec les discrètes centrifugeuses du docteur Khan. Ce dernier aurait fait lui-même au moins dix fois le voyage à Pyongyang. Et si les Nord-Coréens vont recevoir des centrifugeuses P1, et même P2 comme l'a révélé le président Musharraf dans ses Mémoires, ils fournissent en échange à Islamabad des missiles Nodong qui vont être rebaptisés Ghauri.

     

    Un effet pervers de la mondialisation

    En s'attaquant aux liens entre le régime de Pyongyang et la banque Banco Delta Asia, établie à Macao, les services américains ont mis en lumière la complexité des réseaux, qui s'appuient en partie sur des opérations commerciales ou financières licites. La Corée du Nord a beau être le régime le plus fermé de la planète, elle a su se servir de la mondialisation des outils financiers…

    Au-delà de leur signification politique et militaire, les missiles sont ainsi le premier et le seul vrai produit d'exportation de la Corée du Nord. Pyongyang est en effet loin de se contenter de sa consommation personnelle, mais s'est imposé comme l'une des principales sources de prolifération dans ce domaine. La Libye, la Syrie, le Yémen et surtout l'Iran sont tous allés un jour faire leurs courses à Pyongyang. Ce marché est estimé entre 500 millions et un milliard de dollars par an. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si lors des négociations de 1999, les Nord-Coréens avaient demandé un milliard de dollars aux Américains pour geler leur programme. Le prix du «manque à gagner».

    L'arsenal balistique de Téhéran, au cœur de l'autre grande crise de prolifération du moment, doit ainsi beaucoup au commerce avec Pyongyang. Si au milieu des années 1980, les premiers achats de Scud iraniens avaient été faits auprès de Damas et de Tripoli, le régime des mollahs s'est tournée vers l'Asie du Nord pour passer la vitesse supérieure et se doter de missiles de type Scud C. Le fameux programme iranien de missile Shabab 3 aurait ainsi été développé à partir de l'achat sur étagère d'un missile Nodong nord-coréen.

    La veille désormais très vigilante des services de renseignements occidentaux et le renforcement des contrôles rendent aujourd'hui plus difficiles les échanges sur ces réseaux noirs de la prolifération. Mais, l'an dernier, le raid israélien sur le site syrien d'al-Kibar a montré que certains estiment la menace encore vive. La chasse israélienne aurait en effet eu pour cible un réacteur nucléaire en construction avec l'aide du régime nord-coréen. Et des révélations israéliennes - dont les Japonais s'étaient fait largement l'écho - laissent penser que la coopération entre Damas et Pyongyang a été riche sur les volets tant nucléaire que balistique.

    Tiré du Figaro.fr

  • Une déclaration ouverte condamne les médias officiels du régime chinois

    Le journaliste pékinois Ling Cangzhou (avec permission)
    Le journaliste pékinois Ling Cangzhou (avec permission)

    Le 18 mars, vingt-huit journalistes et avocats chinois ont publié une déclaration conjointe condamnant les mensonges et les faux reportages diffusés par les médias officiels chinois durant les 60 dernières années.  

    Le journaliste Ling Cangzhou et 27 autres professionnels chinois sont à l'initiative de la déclaration intitulée: «Adieu propagande et mensonges». Elle fait suite à une précédente déclaration: «Boycottez CCTV, refusez le lavage de cerveau», qui critiquait principalement les porte-parole du régime chinois tels que le Quotidien du Peuple et la Chaîne de Télévision Chinoise Centrale (CCTV), entre autres. Les 28 journalistes invitent le public à refuser d'écouter, de regarder, de lire ou bien d'acheter ces médias. Ils suggèrent également que les Chinois manifestent et dénoncent l'attitude de ces médias officiels par téléphone, fax, email, blog, forum et par SMS. Chacun des 28 participants s'est par ailleurs engagé à ne plus travailler d’une quelconque manière pour ces médias officiels.  

    M. Ling, journaliste expérimenté de Pékin, indique que la déclaration est une protestation pacifique de journalistes insatisfaits de l'état actuel de la liberté de parole en Chine. Selon lui, «le parti dirigeant a gouverné la Chine pendant 60 ans. Je pense qu'il devrait y avoir au moins un bilan sur la liberté des médias et la liberté d'expression en Chine au cours de ces 60 dernières années.»  

    La déclaration accuse le Quotidien du Peuple et la CCTV de «donner des informations partiales, retarder et d'ignorer des incidents majeurs tels que les diverses activités de protestations, les catastrophes et autres nouvelles renvoyant une image négative du parti dirigeant. En outre, CCTV a même approuvé la qualité de la formule du lait pour enfants Sanlu (la poudre de lait contaminée à la mélamine) et a exploité de son mieux la propagande.»

    Le dessinateur de presse Wei Ke a expliqué lors d'une interview avec Radio Free Asia: «Nous adoptons une attitude peu coopérative afin de protester. En fait, l'ignorance est un message fort. Si le grand public prenait cette approche, cela aiderait à changer l'environnement dans le domaine de la liberté de la presse et d'expression.»

    De temps à autre, des articles de médias exposent des informations exactes et non censurées. Cependant, les fonctionnaires punissent souvent ces journalistes et leur média. Par exemple, le Chinese Financial Times a prétendument enfreint la loi et a été interdit de publication durant trois mois suite à son dernier article sur les irrégularités de la Banque Agricole de Chine. 

    Comme mis en avant par le journaliste Jiang Weiping qui a été emprisonné en raison de son article sur la corruption: «Cela demande du courage de dénoncer les malversations des autorités. Cependant, il n'existe aucune excuse pour les journalistes chinois d'échapper à leurs responsabilités.»

    Tiré de La Grande Epoque 04 04 09

     

  • La communauté internationale s'interroge sur les moyens de punir la Corée du Nord

    Avec le lancement d'une fusée dimanche, la Corée du Nord nargue une communauté internationale qui se demande comment faire pression sur le régime communiste. Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunissait en urgence dimanche soir, mais les options apparaissent limitées.

    La Russie et la Chine, membres permanents du Conseil, risquent de s'opposer à de nouvelles sanctions. Et comme le régime nord-coréen et d'autres Etats considérés comme renégats l'ont constaté ces dernières années, il y a toujours un moyen de les contourner. Selon un récent rapport international, celles qui ont été imposées à Pyongyang en 2006 suite à un essai nucléaire ont eu peu d'effet.

    Une action militaire n'apparaîtrait guère sage contre un pays imprévisible qui a menacé d'avoir recours à des armes nucléaires. La Chine, qui est son voisin et son plus proche allié, souhaite que la Corée du Nord continue à jouer un rôle de tampon avec la Corée du Sud démocratique et a appelé au calme pour éviter d'aggraver les tensions.

    Pyongyang a assuré qu'il mettait un satellite en orbite. Mais les Etats-Unis, la Corée du Sud et le Japon pensent que le régime communiste testait en fait une technologie de missiles à longue portée, ce qui violerait une résolution du Conseil de sécurité interdisant à Pyongyang toute activité balistique.

    Le Japon a immédiatement demandé une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, alors qu'on évoquait de nouvelles sanctions. Face à cette "provocation" de Pyongyang, "il n'y a qu'une seule réponse c'est l'union de la communauté internationale pour sanctionner un régime qui ne respecte aucune des règles internationales", a notamment déclaré le président français Nicolas Sarkozy, plaidant pour des "sanctions renforcées".

    Mais la Chine dispose d'un droit de veto au Conseil et a empêché l'application de sanctions dans le passé. Même si la Russie, autre membre permanent, semble se rapprocher des Etats-Unis sur ce sujet en signe de bonne volonté, Moscou devrait préconiser des sanctions légères. La Russie n'a pas beaucoup de prise sur son ancien allié, mais elle a toujours hésité à critiquer la Corée du Nord, craignant de perdre le peu d'influence qu'elle a sur elle.

    La Chine ne devrait pas soutenir des sanctions plus dures, parce qu'elle ne croit pas que cela ait beaucoup d'effet sur Pyongyang, selon Shi Yinhong, professeur de relations internationales à l'Université du peuple à Pékin.

    De plus, Pékin pourrait être encore plus réticent à appliquer des sanctions parce qu'il ne souhaite pas empoisonner l'atmosphère des commémorations du 60e anniversaire de la création de liens diplomatiques entre les voisins communistes, a précisé Shi Yinhong.

    "L'attitude de la Chine est très prudente. Elle a appris d'expériences passées que les mesures dures ne marchent pas", a-t-il poursuivi. La Chine craint que de telles mesures n'entraînent une détérioration de ses relations avec Pyongyang. "Mon opinion personnelle, c'est que la Chine pourrait bien bloquer toute punition visant la Corée du Nord", a-t-il conclu.

    Tiré de NouvelObs.com

  • Chine: Sauver les orphelins du Gansu

    Une ONG française veille sur des enfants abandonnés, au Gansu, l'une des régions les plus pauvres de la Chine.

    Hao Tianhui a 8 ans. Ses deux parents sont morts asphyxiés dans le dortoir de leur usine. Li Wentao a 13 ans. Son père est mort empoisonné. Sa mère a quitté la maison et n'est plus revenue. Zhang Zhijun a 14 ans. Son père s'est suicidé. Sa mère a disparu... Chacun des orphelins dont s'occupe l'association française « Les enfants de Madaifu » a un visage, une histoire, une blessure profonde. Sans aide, ils seraient devenus des enfants errants, comme un million d'autres en Chine, seraient restés analphabètes ou, tout simplement, n'auraient pas survécu. Créée par le docteur Marcel Roux, ancien vice-président de MSF, en 1999, l'association « Les enfants de Madaifu », ce qui signifie « les enfants du docteur Ma », opère dans une « zone grise ». Ni interdite, ni autorisée. Tolérée, elle a déposé ses statuts en France (il n'y a pas d'ONG réellement indépendantes en Chine) et vit des dons de particuliers, dont beaucoup d'expatriés français. Depuis le décès du docteur Roux, elle est présidée par Charlotte Cailliez, journaliste et productrice, qui vit à Pékin. Celle-ci connaît bien les conditions de vie des paysans du Gansu ou du Hubei, ces provinces misérables de la Chine profonde. « Le revenu des paysans déshérités de l'ouest chinois dépasse rarement les 150 dollars par an (moins de 100 €). Plus on s'enfonce dans les zones rurales, plus la pauvreté est grande et moins il y a d'argent public. En l'espace d'une génération, les Chinois sont passés d'un système de santé rudimentaire à l'absence quasi-totale de couverture sociale. Les Chinois ne meurent plus de faim. Ils meurent de maladies mal soignées et de désespoir... »

    Orphelinat sans mur

    La réalité qu'évoque Charlotte Caillez et son équipe de bénévoles fait froid dans le dos. « Les enfants sont les premières victimes de la dégradation des conditions de vie dans les campagnes », explique-t-elle. Selon l'UNICEF, la Chine compte un million d'orphelins de père et mère, soit, peut-être, plus de cinq millions d'orphelins d'un parent. Le nombre d'enfants abandonnés est encore plus important mais aucune statistique n'existe. Les familles rurales, très fragiles, peuvent éclater pour de multiples raisons. La plus fréquente est la mort du père. Dans ce cas, la mère perd tous ses droits. Elle n'est plus rien, devient l'esclave de la belle famille. Souvent, elle se suicide ou disparaît. Si elle a plus de 30 ans, elle avale des pesticides pour se tuer, si elle a moins de 30 ans, elle part pour tenter de refaire sa vie...
    Dans de telles conditions, les grands-parents ou les oncles doivent assurer la subsistance des orphelins. Ils n'y parviennent pas forcément.
    L'association « Les enfants de Madaifu » a créé, pour sauver une partie de ces enfants, un « orphelinat sans mur ». Elle aide les familles et vérifie, sur le terrain, que l'argent est bien utilisé. Chaque trimestre, elle fait parvenir 200 ou 300 yuans (20 à 30 €) aux familles et elle prend en charge les frais de scolarité. C'est ainsi que des orphelins de « Madaifu » sont aujourd'hui au lycée, et même, pour quelques rares cas, à l'université ou à l'école normale.
    Une réussite impensable pour des gamins qui étaient condamnés d'avance.
    •Pour tout savoir sur «Madaifu » et participer : www.madaifu.org

    Tiré de http://www.estrepublicain.fr/dossiers/chine/art_833314.php

  • Pékin au sommet de la propagande

    Aux yeux de sa population, Pékin se place en grand régulateur émergeant de l’économie mondiale, tout en liant ses problèmes intérieurs aux erreurs des pays développés. Sur tous les médias, la contribution de la Chine au G20 est encensée. «La confiance économique chinoise s’est imposée aux grands pays développés», titrait vendredi le Quotidien du Sichuan, province de 70 millions d’habitants. CCTV, la télévision nationale, diffuse en boucle des débats d’experts sur le rôle du pays dans l’économie mondiale et les discours du président, Hu Jintao, selon qui «la Chine a déjà pris toutes les mesures nécessaires au maintien de sa stabilité».

    A Londres, Pékin s’est engagé à élargir de 40 milliards de dollars (29,7 milliards d’euros) sa contribution au Fonds monétaire international, tout en réclamant plus que les 3,7 % de votes qui lui sont alloués au sein de l’institution, alors que son pays représente 15 à 20 % du commerce mondial et au moins 6 % de la production. La crise frappe de plein fouet le pays devenu depuis un an la troisième économie mondiale en volume, mais dont la croissance dépend beaucoup des exportations vers les marchés occidentaux.

    Au G20, les officiels chinois ont - sans surprise mais avec force propagande - exhorté Européens et Américains à relancer leur croissance, mais surtout à développer leurs liens avec Pékin et à ne pas sombrer dans «l’isolationnisme protectionniste», hantise d’un régime dont la consommation intérieure halète, et à qui la crise a coûté une vingtaine de millions d’emplois. La croissance (9 %) a déjà été revue à la baisse pour 2009, d’un point selon les autorités, et de deux à trois points selon les institutions internationales. Le pays est aussi le premier bailleur de fonds de la dette américaine, dont il détient plus d’un tiers en bons du Trésor, raison de son implication actuelle. Les maîtres mots de Pékin en regard de la crise sont «coordination et stabilité» pour éviter les mouvements de capitaux incontrôlés.

    Autre point martelé au G20, la demande d’une participation accrue des pays en développement dans l’économie mondiale, pour permettre une «harmonisation» des solutions. La Chine assoit ainsi son rôle croissant de «grand frère» de nombreux pays du Sud qu’elle soutient financièrement en échange de matières premières et de votes à l’ONU.

    Tiré de Libération le 04/04/09

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