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  • Pierre Bergé : « Le jour où la Chine deviendra indiscutablement une démocratie... » - Partie 2

    LGE : Cette affaire a attiré l’attention de beaucoup de Chinois. Le Gouvernement chinois a lancé une campagne de propagande sur cette vente. Ils ont même dépêché un groupe d’avocats chinois pour empêcher la vente en invoquant le patriotisme et la protection de la culture chinoise. Toutefois, de nombreux Chinois ont remarqué que c’est bien le régime lui-même qui a détruit la culture.

    Comme vous le savez, cette année est très importante en Chine, c’est le 60e anniversaire du régime communiste, le 50e anniversaire de l’exil du Dalaï-Lama, le 30e anniversaire du mur de la démocratie à Pékin, le 20e anniversaire du massacre de Tian An Men et le 10e anniversaire de la persécution du mouvement bouddhiste Falun Gong. Des analystes pensent que le régime essaie à tout prix d’attirer l’attention du peuple chinois sur d’autres évènements comme cette vente aux enchères pour cristalliser sa colère vers des éléments extérieurs à la Chine. Qu’en pensez-vous ?

    Pierre Bergé : Je sais. Je pense que tout ceci est vrai. Je pense que le gouvernement chinois va tout faire pour distraire l’opinion des Chinois de la vérité. Aujourd’hui, je salue beaucoup le courage des dissidents chinois qui sont exilés. Je pense à Wei Jingsheng par exemple, c’est un ami personnel que j’aime beaucoup qui vit aux Etats-Unis… et puis il y en a d’autres, comme à Hong-Kong. J’espère beaucoup que pour l’anniversaire de Tian An Men, qui est le 4 juin prochain, nous allons être très nombreux à manifester, au Trocadéro, à la République dans une salle où il y aura beaucoup de Chinois et nous allons essayer de réunir des intellectuels français et des intellectuels chinois qui vont parler des droits de l’Homme et de la démocratie car il est complètement anormal que dans le monde libre d’aujourd’hui, on tolère au Conseil de sécurité de l’ONU des représentants d’un pays qui ne respecte pas les droits de l’Homme, qui ne respecte pas la démocratie.

    Je pense que la liberté va mal dans ce monde, que la démocratie est souvent en danger et qu’il faut la défendre. Et la défendre par tous les moyens.  


    LGE : Le Chinois qui a promis de payer par téléphone durant l’enchère a refusé de payer par la suite. Que pensez-vous de son comportement ?

    Pierre Bergé : Son comportement est totalement incorrect mais ça, ça m’est égal. Cela veut juste dire que ce monsieur est un menteur et qu’il n’a pas voulu payer. Tant pis pour lui, moi, cela m’est complètement égal.

    LGE : Est-ce que vous comptez mener des actions judiciaires contre lui ?

    Pierre Bergé : Non, non, non. Parce qu’on ne peut engager d’actions judiciaires que dans un pays libre. Aucune action ne peut aboutir dans un pays où la liberté et la démocratie ne sont pas respectées donc je ne peux engager aucune action judicaire en Chine.

    LGE : Selon la procédure, si dans un certain délai le premier acheteur ne paie pas, le deuxième acheteur peut acheter les têtes, est-ce que cela va être fait ?

    Pierre Bergé : Le délai est passé. Nous allons demander au deuxième acheteur s’il veut les têtes mais s’il ne veut pas, il n’est pas du tout obligé de les acquérir.

     

    LGE : C’est une action très courageuse. On voit rarement dans les pays démocratiques de grandes entreprises du monde libre avoir ce type de comportement.

     


    Pierre Bergé :

    Oui mais vous savez les gens pensent avec leur portefeuille et pas avec leur cœur. Moi je pense d’abord avec mes convictions. Je suis un homme qui s’est battu toute sa vie pour la démocratie. J’ai toujours fait passer le sens des libertés avant tout. Le jour du massacre de Tian An Men, je ne me suis pas demandé si c’était dommage pour Yves Saint Laurent de couper, comme ça, un lien avec la Chine, peut-être de rencontrer des difficultés pour vendre des parfums, des vêtements, en Chine… je ne me suis pas posé de question, la seule chose que je me suis dit, et d’une façon définitive, c’est que je ne pouvais pas continuer avec un pays qui venait de massacrer sa jeunesse, ses étudiants et qui venait de montrer son mépris de la liberté et de la démocratie.

    LGE : Justement, cette année est le 20e anniversaire du massacre ; pouvez-vous nous dire comment vous avez eu l’idée de fournir un local aux démocrates chinois de l’époque ?

    Pierre Bergé : Parce que c’était naturel, parce que j’avais un local et que les Chinois n’en avaient pas. Je voulais leur donner un lieu pour qu’ils puissent s’exprimer. Pour exprimer leur force et leur rejet de ce qui s’était passé ; c’était très grave ce qui venait de se passer à Tian An Men. Et lorsque j’ai inauguré ce local, tout le monde était là. Toutes les personnalités politiques, les intellectuels, tous ceux qui allaient devenir président de la République... Jacques Chirac était là... qui allait devenir Premier ministre... Lionel Jospin était là. Après, quand ils sont devenus président de la République et Premier ministre, ils ont un peu oublié tout ça, moi je n’ai pas oublié.

    LGE : Je vous remercie, Monsieur.

    Pierre Bergé : Xie xie (ndlr. merci).

    Tiré de La Grande Epoque le 09 04 09

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/6184/105/ 

     

  • Pierre Bergé : « Le jour où la Chine deviendra indiscutablement une démocratie... » - Partie 1

    Pierre Bergé.(La Grande époque)
    Pierre Bergé.(La Grande époque)

    Pierre Bergé revient sur les tensions qui ont entouré la vente aux enchères des deux têtes chinoises issues du Palais d’été. Selon lui, si les statues étaient restées en Chine, elles auraient sans doute été détruites durant la révolution culturelle. Cependant, très engagé pour le respect des droits de l’Homme, il n’exclut pas de rendre les statues à la Chine quand elle aura un visage plus démocratique.

    Pierre Bergé : Je suis allé en Chine il y a très longtemps. J’ai même travaillé à l’époque avec le gouvernement chinois. J’avais été nommé conseiller supérieur de la République Populaire de Chine ; mais le jour du drame de Tian An Men, j’ai décidé de rompre toutes mes relations avec la Chine et tous les investissements industriels que j’étais en train de programmer avec les Chinois. A ce moment-là je me suis rapproché des Chinois en exil en France, et d’ailleurs dans le monde, et j’ai offert aux Chinois un local que j’avais rue de Tournon pour faire une maison chinoise de la démocratie, ce qui a été fait.

    Après je suis devenu propriétaire de deux têtes en bronze – un lapin et un rat – qui étaient au Palais d’Eté et qui ont été détruits par le sac du Palais d’Eté au XIXe siècle. Premièrement, il n’y a aucune preuve que ces têtes aient été emmenées ni par des Anglais ni par des Français. Ces têtes ont peut-être été volées par des Chinois et ces têtes ont peut-être été vendues par un antiquaire chinois de Pékin.

    Deuxièmement si ces têtes étaient restées en Chine, je pense qu’aujourd’hui avec la Révolution culturelle elles seraient détruites et qu’elles n’existeraient plus. Donc je pense que les Chinois devraient plutôt me remercier de les avoir gardées, elles sont en parfait état. Les Chinois voudraient que je leur rende ces têtes. D’abord, je ne dois rien aux Chinois. Ensuite, il existe des règlements internationaux qui me protègent et pas plus que les Grecs ne peuvent réclamer à l’Angleterre les fresques du Parthénon qui sont conservées au British Museum à Londres, les Chinois ne peuvent pas me réclamer les deux têtes.

    Cela dit, j’aime beaucoup la culture chinoise et je trouverais tout à fait normal que ces têtes retournent dans leur pays d’origine, c’est-à-dire à Pékin, et peut-être au Palais d’Eté à Pékin. Mais j’estime que les Chinois devraient faire un pas vers moi. Je leur ai dit – et je le dis aujourd’hui – que je suis prêt à offrir ces têtes au Gouvernement chinois le jour où le Gouvernement chinois reconnaîtra les droits de l’Homme, c’est très simple et c’est très facile.

    Il ne suffit pas d’aller aujourd’hui à Londres au G20 avec tous les autres chefs d’État du monde. Il faut faire des choses beaucoup plus simples que cela, c’est-à-dire respecter la démocratie, respecter les droits de l’Homme. Et pour ce qui concerne le Dalaï-Lama, le Tibet, moi je ne suis pas religieux, je ne suis pas Tibétain, mais je pense que les Tibétains ont le droit d’exister chez eux. Je pense que les Tibétains ont tout à fait le droit de pratiquer leur religion chez eux et je trouve que la Chine est en train de commettre un génocide – lent, mais certainement un génocide – en interdisant le retour des Tibétains sur leur territoire ou en massacrant les Tibétains comme ils le font. Alors le jour où la Chine sera devenue un pays indiscutablement démocratique, je leur donnerai mes têtes chinoises.


    LGE : Sans indiscrétion, pourriez-vous nous dire comment vous avez obtenu ces bronzes ?

    Pierre Bergé : Ce n’est pas un secret, je les ai achetées chez un antiquaire français. Elles venaient de deux collections françaises depuis longtemps : une collection d’un Français qui s’appelait Pommereux et qui avait ces têtes avenue Foch et avant d’un peintre espagnol qui s’appelait José Maria Sert qui était un peintre et aussi un grand collectionneur. Voilà d’où viennent ces têtes et je les ai achetées comme ça. Ces têtes-là, j’ai dû les acheter il y a dix ou douze ans.

    LGE : Nous savons aussi que lors d’une première enchère à Hong-Kong, en 1985, le premier prix d’enchère était de 500 dollars, ce qui était très bas. En 2000, une entreprise de l’armée chinoise a payé 30 millions hongkongais de dollars pour acheter trois têtes, puis en 2003 un homme d’affaires de Macao a payé six millions de dollars hongkongais pour la tête de cochon. En 2007, le même acquéreur a versé presque neuf millions de dollars américains pour la tête de cheval. Cette année à Paris, le prix d’enchère au départ était de huit millions d’euros, douze millions d’euros pour l’ensemble. D’après vous, pourquoi cette augmentation du prix de ces bronzes ?

    Pierre Bergé : Parce c’est très beau, parce que c’est très rare et parce qu’il n’y en a que douze. C’est la dernière qui vaudra le plus cher. Lorsque les onze seront vendues, il en restera une, et celle-là vaudra très cher.

     

    A suivre...

    Tiré de La Grande Epoque le 09 04 09

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/6184/105/

  • Propagande chinoise, mode d'emploi

    Nous sommes il y a 1 an en mars 2008, juste après la repression sanglante des tibétains à Lhassa, le gouvernement chinois utilise sa propagande pour brouiller les pistes, et continue à mentir à son peuple et à la communauté internationnale.

     

    « Guerre populaire », « combat à la vie, à la mort contre la clique du Dalaï Lama » : depuis les très violents affrontements du vendredi 14 mars à Lhassa, les autorités chinoises ont décidé de communiquer sur les événements qui ensanglantent le Tibet. En menant d’abord une campagne à usage interne et désormais tournée aussi vers l’extérieur pour couper court aux menaces de boycott des JO de Pékin ou d’actions symboliques pendant la compétition.

    moine_tibetain432.jpgUn moine tibétain passe devant les policiers postés derrière les barricades qui séparent les parties chinoise et tibétaine de la ville de Xiahe (province de Gansu).
    (Photo : Reuters)

    La  stratégie initiale de Pékin, en début de semaine dernière, avait été le silence, face aux informations, plus ou moins vérifiables, sur les manifestations à Lhassa, qui émanaient principalement d'organisations internationales pro-tibétaines. Silence médiatique et, semble-t-il, répression modérée, année olympique oblige et peut-être aussi en raison d’une sous-estimation de la mobilisation des moines et des laïcs tibétains.

    Le pic de violence de vendredi, avec les premiers morts, signalés par des sources hospitalières, et les scènes d'émeutes, rapportées par des touristes étrangers, ont changé la donne. Dès le lendemain, la télévision chinoise diffusait les premières images de la capitale tibétaine. Images d'incendies, de vandalisme, mais aussi de caillassage et de traque de passants chinois par des groupes de Tibétains, curieusement livrés à eux-mêmes alors que l'armée et la police disposent sur place d'effectifs considérables.

    Ces images et le premier bilan officiel de « 10 Chinois  innocents tués et 12 policiers grièvement blessés » ont permis d’alimenter la dénonciation de saboteurs, voyous et autres séparatistes à la solde de la clique du Dalaï Lama. Cette rhétorique, dénigrant les manifestants et évoquant des bilans fantaisistes, rappelle fortement celle du maire de Pékin et du gouvernement, en juin 1989, dans la foulée de la répression du Printemps de Pékin.

    Dimanche 16 mars, à Lhassa, le numéro un du Parti communiste au Tibet s’est chargé de radicaliser le face-à-face, et de conforter la version d’attaques racistes des manifestants « séparatistes » tibétains, en appelant à une « guerre populaire » . La diabolisation du chef spirituel tibétain a aussitôt suivi : le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, l'accusant de télécommander les violences depuis Dharamsala, en Inde, pour « saboter les Jeux Olympiques » de Pékin, au moins d’août ; le Parti communiste le décrivant, depuis, comme un « loup enveloppé d'une bure de moine », un « monstre à face humaine mais avec un coeur d'animal » ;  la presse se chargeant elle d'annoncer, mercredi 19 mars, la reddition d'une centaine d'émeutiers, qui ont « avoué » et regretté d'avoir « bêtement suivi des extrémistes », ou « agi sous l'emprise de l'alcool ».

    Mais la propagande a ses limites. Car tout en affirmant que la situation au Tibet et dans les provinces voisines est sous contrôle, Pékin continue d’éloigner les touristes et les résidents étrangers, de refouler les journalistes, de renforcer le contrôle de l’internet en Chine et s‘est même lancé dans des cyber-attaques contre des sites internationaux pro-tibétains.

    Tiré de RFI: http://www.rfi.fr/actufr/articles/099/article_64089.asp

  • La nouvelle offensive de la propagande chinoise sur le Tibet

    Face à la vague de manifestations essentiellement pacifiques qui a déferlé sur l’ensemble du plateau tibétain l’année passée, le gouvernement chinois, dont l’autorité est contestée au Tibet, a imposé des mesures de répression violentes. Les nouvelles images vidéo rendues publiques la semaine dernière par le gouvernement tibétain en exil montrent des Tibétains tabassés par la police armée et le corps mutilé d’un Tibétain décédé des suites des tortures infligées en détention. Mais ce week-end, Pékin a voulu envoyer une image bien différente au reste du monde, celle d’un peuple célébrant dans la joie sa « libération » par le parti communiste.

    Les autorités gouvernementales au Tibet ont décrété le 28 mars « journée de libération du servage » pour marquer la fin de l’époque féodale au Tibet. Pour les Tibétains, le 28 mars revêt une tout autre signification puisque cette date symbolise la défaite de la révolte tibétaine, la dissolution du gouvernement tibétain et 50 années de séparation et d’exil du 14e Dalaï-lama.

    Le fossé entre la rhétorique officielle et la réalité des faits ne semble pas avoir entamé la détermination du pouvoir de célébrer la première édition de ce nouvel anniversaire, imposé aux Tibétains. Les cérémonies de commémoration sont en fait une tentative de camoufler les nombreux problèmes et la sérieuse crise de légitimité du parti communiste au Tibet.

    L’invasion et l’occupation du Tibet et les ravages et drames qui en ont découlé étaient, selon le gouvernement chinois, des mesures indispensables pour abolir la théocratie, le féodalisme et l’esclavage. Le Dalaï-lama et la communauté tibétaine en général reconnaissent aisément que la société tibétaine – comme beaucoup d’autres sociétés à l’époque, en particulier en Asie – connaissait de nombreuses formes d’injustices auxquelles il fallait mettre fin. Cependant, il n’y a jamais eu un esclavage systématique dans la société tibétaine traditionnelle et il est incorrect de décrire l’ancien Tibet comme féodal. Ce n’était certainement pas une théocratie, étant donné que les bouddhistes ne croient pas en un Dieu. L’actuel 14e Dalaï-lama était et reste un réformateur qui a cherché à améliorer la société au Tibet et qui a eu le mérite de mettre en place un gouvernement démocratique en exil. Il ne fait aucun doute que le Tibet sans la domination chinoise se serait acheminé seul vers sa propre voix de modernisation comme ce fut le cas pour tous les pays d’Asie.

    Cette « journée de libération des serfs », dont la population chinoise tout à fait désinformée sur ce qui se passe au Tibet reste la principale cible, risque d’attiser l’animosité croissante entre populations chinoises et tibétaines. Certains Chinois qui connaissent le Tibet se disent inquiets par la rhétorique hostile utilisée par la propagande chinoise contre le Dalaï-lama comparé par Pékin à Hitler et qualifié de menteur.

    La voie médiane prônée par le Dalaï-lama visant l’autonomie pour tous les Tibétains au sein de la Chine – et non l’indépendance – est vue par Pékin, qui joue le rôle de la victime et la fibre nationaliste, comme un « complot méprisable cherchant à diviser la mère patrie » et à attaquer la souveraineté nationale.

    L’Histoire sera juge. Dans le court terme, cependant, afin de modifier la propagande chinoise sur le Tibet et atténuer le ressentiment entre les Chinois et les Tibétains (et l’instabilité qui risque d’en découler), la « communauté internationale » doit adopter une approche commune et forte pour convaincre Pékin de changer de cap. Il est temps pour la Chine de faire son autocritique sur la manière dont elle a géré le Tibet ces 50 dernières années, elle doit commencer à prendre en compte les aspirations et attentes du peuple tibétain et négocier avec le Dalaï-lama un accord qui lui permette de retourner au Tibet pour rejoindre les siens.

    Tiré de Le Soir.be

    http://www.lesoir.be/forum/cartes_blanches/carte-blanche-la-nouvelle-2009-03-30-698504.shtml

  • USA: le réseau électrique victime de cyber-espions russes et chinois

    WASHINGTON (AFP) — Des cyber-espions chinois et russes ont infiltré le réseau électrique américain et installé des programmes qui pourraient être utilisés pour perturber le système et provoquer le chaos aux Etats-Unis, a rapporté mercredi le Wall Street Journal.

    Citant des sources du renseignement et du ministère américain à la Sécurité intérieure (DHS) non identifiées, le quotidien affirme que les cyber-espions ont pénétré le système à plusieurs reprises l'an dernier, sans toutefois provoquer de perturbations.

    "Les Chinois ont tenté de cartographier nos infrastructures, comme le réseau électrique", indique le journal, citant un haut responsable du renseignement, et "les Russes aussi".

    Même si aucun dégât n'a été constaté, les enquêteurs ont découvert des virus disséminés dans le système qui pourraient fonctionner comme des bombes à retardement. "Si nous entrons en guerre avec eux, ils vont essayer de les activer", a indiqué le responsable.

    Une porte-parole du ministère de la Sécurité intérieure (DHS), Amy Kudwa, a indiqué "ne pas être au courant d'une quelconque perturbation affectant le réseau électrique".

    Mais, a-t-elle toutefois reconnu, "il y a tout le temps des cyberattaques".

    Le président américain Barack Obama, adepte des nouvelles technologies, s'est engagé à améliorer la défense du pays contre les cyberattaques et à étendre l'usage d'internet dans le pays.

    Mardi, le Pentagone a révélé avoir dépensé plus de 100 millions de dollars au cours des six derniers mois pour réparer les dégâts provoqués par des cyberattaques.

    Mais le défi est immense.

    "Nous dépensons de grosses sommes d'argent pour essayer d'améliorer la sécurité, mais la sécurité informatique est une cible mouvante", a relevé John Bumgarner de la Cyber Consequences Unit, qui conseille le gouvernement.

    Pour Evan Kohlmann, un expert auprès de Global Terror Alert, des cyber-pirates sont capables de reproduire la vaste panne électrique qui avait plongé New York dans le noir en 2003.

    La panne était due à un problème de lignes à haute tension, mais un cyber-pirate contrôlant le réseau électrique pourrait provoquer une panne similaire ou même pire.

    "C'était juste une brève panne de courant. Imaginez si des choses pires se produisaient. En provoquant des sautes de courant, il pourrait y avoir des dégâts très très sérieux", a dit M. Kohlmann. "Cela pourrait provoquer des dégâts économiques majeurs".

    Même si des groupes terroristes envisagent ce type d'attaques, les pirates informatiques les plus doués et les plus motivés se trouvent en Chine et en Russie, selon les analystes.

    "Le gouvernement chinois a soit autorisé, soit encouragé de nombreux pirates patriotes et le gouvernement russe aussi", a expliqué Noah Shachtman de Wired magazine.

    Pour M. Bumgarner, une grande partie des attaques visant le réseau électrique a pour but non pas de provoquer des dégâts, mais de voler des informations, peut-être pour "améliorer leur propre système".

    Selon lui, la Chine et la Russie, pays rivaux, mais aussi partenaires des Etats-Unis, ne veulent pas provoquer des dégâts majeurs - du moins pas pour l'instant.

    "Il semble que leur objectif n'est pas de perturber le système maintenant, mais de s'assurer que si ces Etats se retrouvent dos au mur, ils auront une autre option que l'arme atomique ou autre", a dit l'expert.

    Le risque majeur à l'heure actuelle, selon M. Bumgarner est que l'expertise en piraterie informatique échappe au contrôle gouvernemental, et que "le génie sorte de la bouteille.

  • Coming for You, un chant d'espoir pour les chinois

    Vous pouvez écouter ce chœur chanté par la Chorale Européenne Coming For You, créée après le début de la persécution du Falun Dafa en Chine.

    2006-03-05-choir.jpg

     

  • Rendez-moi mon père, rendez-moi mon professeur

    Ci dessous le témoignage d'un pratiquant de Falun Gong de Chine, après l'arrestation de son père et de son professeur en mars 2009

    J'ai vu des informations sur le site Internet Minghui à propos d'une autre "grande campagne d'investigation" dans le Comté de Mengyin dans la Province de Shandong. Le nom de mon père ainsi que celui de mon ancien professeur à l'Université y était tous deux inscrits.

    Je me suis précipité sur le téléphone pour appeler ma famille, et ma mère me l'a tout d'abord caché parce qu'elle ne voulait pas que je m'inquiète pendant que j'étais à l'école, loin de la maison. Après maintes demandes de ma part, elle m'a dit que c'était arrivé le 17 mars. Je ne peux qu'imaginer quelles sortes d'épreuves ils avaient dû endurer. J'aimerais dire quelque chose sur le genre de personne que sont mon père et mon professeur, et demander pourquoi ils ont été privés de leur liberté et de leur croyance.

    Mon papa, Cui Hongde, est un homme très bon et il n'a jamais blessé personne. Il prend grand soin de mon frère cadet et de moi-même. En homme de coeur, il n'hésite jamais à aider ceux qui sont autour de lui. Il est très honnête et nous a enseigné comment être de bonnes personnes dès notre plus jeune âge. Mon père est très patient et supporte toutes sortes d'épreuves sans se plaindre. Il ne montre aucun intérêt à prendre part à la politique.

    En 2002, mon père a été détenu et envoyé dans un camp de travail pendant environ deux ans. Le Parti communiste chinois (PCC) l'a diffamé et a même dit à ma mère qu'il avait une liaison afin de tenter de briser notre famille.

    Mon père était un bel homme, mais lorsqu'il est rentré à la maison, ses cheveux étaient devenus gris. Il est actuellement de nouveau détenu, et je ne peux imaginer ce qui va lui arriver.

    Mme Liu Duanai était mon professeur de chinois quand j'étais étudiant en première année à l'Université. J'étais le délégué de classe pour la classe de langue chinoise et je communiquais beaucoup avec le Professeur Liu. Elle était très stricte comme professeur, mais c'était une très gentille personne. Le Professeur Liu nous a appris la beauté de la langue chinoise, aussi bien que l'importance de l'intégrité personnelle.

    Je n'avais que 15 ou 16 ans alors que j'étais étudiant en première année à l'université. Parfois, j'étais soucieux à propos de nombreuses choses et je pleurais même beaucoup quand je ne réussissais pas un examen. Le Professeur Liu m'écoutait patiemment et puis m'encourageait à regarder devant moi et à faire mieux au prochain examen. Son regard, si déterminé et doux à la fois, est resté profondément gravé dans mon cœur.

    La dernière fois que j'ai vu Mme Liu c'était il y a environ six ou sept ans. Un professeur si bon a été attaqué par le bureau 610 uniquement en raison de sa pratique du Falun Gong. Comment une telle chose peut elle être juste ?

    L'entreprise correspondante et les personnes responsables qui ont participé à la persécution :

    Peng Bo, membre du Comité du Parti du Comté, président du Comité Juridique et Politique du comté: 86-539-4273690 (bureau), 86-13583997936 (Cell)
    Zhang Yuanxue, chef du Département de Police du Comté: 86-539-4818801, 86-13705397128 (Cell), 86-539-4818901
    Li Baoyuan, directeur du bureau 610 du comté: 86-539-4811681, 86-13953958936
    Sun Shuai, directeur adjoint du bureau 610 du comté: 86-539-4811681, 86-13173095056
    Zhang Yong, chef de groupe dans l'Equipe de Sûreté Nationale: 86-13953906866 (Cell), responsable de la persécution du Falun Gong dans le Comté de Mengyin
    Liu Heyan, chef adjoint de groupe de l'Equipe de Sûreté Nationale: 86-13954993678 (Cell)

    Traduit de l’anglais le 4 avril 2009

  • Aujourd'hui en Chine

    amnesty_logo-ss.jpgCHINE : Selon le dernier rapport d'Amnesty International, le régime communiste chinois a mené l'an dernier plus d'exécutions que tout le reste du monde. Le régime refuse de communiquer les chiffres relatifs à cette question, mais il est réputé pour condamner à mort arbitrairement selon 60 chefs d'accusation dont l'évasion fiscale et même les dommages portés à des installations électriques. Il est de notoriété publique que les condamnés à mort n'ont pas droit obligatoirement à un procès équitable, et parfois les preuves utilisées contre eux ont été extorquées sous la torture. L'Assemblée Générale des Nations Unies a demandé un moratoire global sur la peine de mort, car actuellement 59 pays l'ont encore inscrite dans leurs textes de loi.

    THAILANDE : Touché de plein fouet par la crise économique, le gouvernement thaïlandais va faire bénéficier dix millions et demi de personnes à faible revenu d'un chèque unique de 2 000 bahts, l'équivalent de 42 euros. Ce cadeau vise à maintenir le niveau de vie des faibles revenus et aussi à stimuler l'économie en injectant ainsi 440 millions d'euros. Cette action s'insère dans un plan de relance du gouvernement, alors que les prévisions de croissance sont très pessimistes pour cette année, entre -2 et -3%.

    CHINE : Un avocat des droits de l'homme de Pékin, Tang Jitan, a déclaré que les condamnations des pratiquants de Falun Gong sont injustes à 100%. Après avoir étudié attentivement le dossier de deux pratiquants de Falun Gong, l'avocat a fait appel car pour ces deux cas la condamnation a été prononcée grâce à de faux témoignages fournis par la police et les centres de détention. En fait tous les prétextes sont bons pour les emprisonner, la véritable raison étant qu'ils pratiquent le Falun Gong. L'avocat a déterminé que les pratiquants impliqués dans cette affaire n'avaient enfreint aucune loi, étaient innocents et donc qu'ils devaient être libérés .

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