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  • Liberté de mouvement pour Jiang Zemin : L’un des plus grands tortionnaires peut encore circuler librement à travers le monde : pour combien de temps ?

    A l’heure où les victimes des dictatures passées et actuelles se font de plus en plus entendre, à l’heure où certains dictateurs à la retraite se font arrêter, le régime chinois et son plus haut représentant semblent demeurer à l’abri de tout opprobre international et de toute poursuite : pour combien de temps ?

    Les raisons de l’indulgence dont bénéficient les dirigeants chinois sont connues et à l’épreuve des faits, personne ne peut plus croire aux vertus du " dialogue constructif ", dans le domaine des droits de l’Homme et en particulier des droits civils et politiques.

    Les quelques libérations au compte-gouttes intervenues ces deux dernières années ne sauraient faire oublier que des dizaines de milliers de Chinois et de Tibétains continuent d’être victimes de violations de droits de l’Homme extrêmement sérieuses - détention arbitraire systématique, " rééducation par le travail ", peine de mort, ainsi que torture et mauvais traitements.

    A cet égard, et au sens de la Convention des Nations unies contre la torture du 10 décembre 1984, à laquelle la Chine est partie, Monsieur Jiang Zemin est le premier responsable de ces actes.

    L’impossibilité pour les organisations de défense des droits de l’Homme de se rendre sur place et l’opacité du régime communiste expliquent seules la difficulté - qui sera un jour surmontée - d’obtenir des preuves de ce que la responsabilité politique de Jiang Zemin coïncide avec sa responsabilité pénale personnelle.

    La Chine n’a pas signé le 18 juillet 1998 le statut de la Cour pénale internationale, ni ratifié les principaux instruments internationaux de protection des droits de l’Homme, en dépit des timides engagements qui avaient été pris. Et, dans le même temps, les nombreuses exactions intervenues au Tibet rappellent que continuent d’y être perpétrés des crimes contre l’humanité rampants.

    Les relations intergouvernementales ne peuvent plus être le prétexte pour certains bourreaux de défier le droit international et les principes protecteurs les plus élémentaires des droits de l’Individu. Les dirigeants chinois ne pourront pas indéfiniment se protéger derrière le statut de " grande puissance invitée ", aujourd’hui en grande pompe par la France, pour rester impunis.

    Reprenant le mot de Wei Jingsheng, la FIDH demande au Président de la République et au Premier ministre français de " ne pas brader les libertés fondamentales contre un plat de lentilles ". Le cynisme que les autorités chinoises imposent aux autres États de la planète dans les relations internationales ne doit plus être de mise. Il est temps de leur rappeler.

    Tiré de la Fédération Internationale des Droits de l'Homme

  • Une déclaration commune condamne les médias officiels du régime chinois

    Le journaliste pékinois Ling Cangzhou.(La Grande Époque)
    Le journaliste pékinois Ling Cangzhou.(La Grande Époque)

    Le 18 mars, vingt-huit journalistes et avocats chinois ont publié une déclaration conjointe condamnant les mensonges et les faux reportages diffusés par les médias officiels chinois durant les 60 dernières années.

    Le journaliste Ling Cangzhou et 27 autres professionnels chinois sont à l’initiative de la déclaration intitulée : « Adieu propagande et mensonges. » Elle fait suite à une précédente déclaration : « Boycottez CCTV, refusez le lavage de cerveau », qui critiquait principalement les porte-parole du régime chinois tels que le Quotidien du Peuple et la chaîne de télévision chinoise CCTV, entre autres. Les 28 journalistes invitent le public à refuser d’écouter, de regarder, de lire ou bien d’acheter ces médias. Ils invitent également les Chinois à manifester et à dénoncer l’attitude de ces médias officiels par téléphone, fax, email, blog, forum et par SMS. Chacun des 28 participants s’est par ailleurs engagé à ne plus travailler d’une quelconque manière pour ces médias officiels.

    M. Ling, journaliste expérimenté de Pékin, indique que la déclaration est une protestation pacifique de journalistes insatisfaits de l’état actuel de la liberté de parole en Chine. Selon lui, « le parti dirigeant a gouverné la Chine pendant 60 ans. Je pense qu’il devrait y avoir au moins un bilan sur la liberté des médias et la liberté d’expression en Chine au cours de ces 60 dernières années. »

    La déclaration accuse le Quotidien du Peuple et la CCTV de « donner des informations partiales, retarder et d’ignorer des incidents majeurs tels que les diverses activités de protestations, les catastrophes et autres nouvelles renvoyant une image négative du parti dirigeant. En outre, CCTV a même approuvé la qualité de la formule du lait pour enfants Sanlu (la poudre de lait contaminée à la mélamine) et a exploité de son mieux la propagande. »

    Le dessinateur de presse Wei Ke a expliqué lors d’une interview avec Radio Free Asia : « Nous adoptons une attitude peu coopérative afin de protester. En fait, l’ignorance est un message fort. Si le grand public prenait cette approche, cela aiderait à changer l’environnement dans le domaine de la liberté de la presse et d’expression. »

    De temps à autre, des articles de médias exposent des informations exactes et non censurées. Cependant, les fonctionnaires sanctionnent souvent ces journalistes et leur média. Par exemple, le Chinese Financial Times a prétendument enfreint la loi et a été interdit de publication durant trois mois suite à son dernier article sur les irrégularités de la Banque Agricole de Chine. 

    Comme mis en avant par le journaliste Jiang Weiping qui a été emprisonné en raison de son article sur la corruption : « Cela demande du courage de dénoncer les malversations des autorités. Cependant, il n’existe aucune excuse pour les journalistes chinois d’échapper à leurs responsabilités. »

    Tiré de La Grande Epoque

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/6221/105/

  • Témoigner pour l’histoire : 25 avril 1999

    L’appel auprès du Bureau des appels du conseil d’état à Pékin
    Par un pratiquant de Dafa à Pékin

    L’appel du 25 avril se distinguait non seulement par sa taille mais aussi parce qu’il était remarquablement pacifique et ordonné. Quelques 10.000 pratiquants se sont rassemblés au centre de Pékin ce jour là, protestant pacifiquement pour leurs droits civils. La machine de propagande du PCC, cependant, dans son désir d’écraser le Falun Gong à la requête du président du Parti d’alors Jiang Zemin, a déformé les faits pour servir ses propres mobiles. A ce jour, la propagande du PCC accuse le Falun Gong d’avoir " assiégé le complexe gouvernemental de Zhongnaihai " le 25 avril 1999, alléguant mensongèrement que les 10 000 rassemblés posaient une violente menace à la nation et à ses dirigeants. Rien ne saurait être plus loin de la vérité, bien-sûr, comme cette série d’articles le documente sous différents angles.

    Des dizaines de milliers de pratiquants de Falun Dafa sont allés pacifiquement, faire appel auprès du Bureau des appels du conseil d’état de Pékin. Par cet acte pacifique, les disciples de Falun Dafa ont confirmé leur fermeté en ‘’Authenticité, Compassion et Tolérance,’’ et démontré leur confiance dans le gouvernement chinois.

    Le régime politique de voyous contrôlé par Jiang Zemin et Luo Gan a transformé cet appel pacifique en quelque chose qui ne l’était pas, déclarant mensongèrement que les pratiquants avaient ‘’fait le siège’’ de Zhongnanhai, complexe du gouvernement central. Et pourquoi ? Ils voulaient détourner l’appel pacifique à leurs propres fins, l’utilisant comme ‘’justification’’ pour la persécution brutale de Falun Dafa.


    La police a rassemblé les pratiquants de Falun Dafa vers le Bureau des appels du conseil d’état

    Le 25 avril 1999, aux alentours de 7 heures, avec d'autres pratiquants nous avons pris un bus pour nous rendre rue Fuyou. Nous avons noté que de nombreux policiers gardaient l’accès de la rue Fuyou, ainsi que les rues tout autour. Les policiers ont alors commencé à bloquer la rue Fuyou pour empêcher les pratiquants de Falun Dafa de se rendre au sud de la rue. En conséquence, ceux-ci ont patiemment attendu sur le trottoir. Au-delà de cela, le trafic n’était pas gêné.

    Aux alentours de 8 heures, les policiers ont dirigé les pratiquants vers l'extrémité sud de la rue Fuyou. Comme je me tenais prés du blocus, je marchais devant la foule. Une fois arrivés au milieu de la rue Fuyou, nous avons fait halte et avons fusionné avec un autre groupe de pratiquants de Falun Dafa que la police avait dirigé depuis l’extrêmité sud de la rue Fuyou. Nous avons attendu à nouveau notre tour pour faire appel auprès du Bureau des appels du conseil d’état, sur les deux cotés de la rue Fuyou. A part cela, la circulation dans la rue n’était pas gêné. Le bus numéro 14 y passait comme d’habitude. Les passants marchaient sur les trottoirs comme d’habitude [parce que nous occupions intentionnellement seulement une petite partie du trottoir.]

    Après un moment, la police a dirigé les pratiquants de Falun Dafa de l’est vers l’ouest du trottoir. Peu de temps après, la police a redirigé tous les pratiquants pour qu’ils se déplacent vers le coté est. En moins d’une demi-heure, la police a demandé à chacun de se déplacer vers le coté ouest, et nous sommes restés là jusqu’à ce que l’appel soit terminé.

    Peu après être arrivés sur le coté ouest, la police a bloqué le coté est avec différents types de véhicules de police. Plus tard, la police a formé une ligne sur le coté ouest. Ils restaient seulement à quelques pas les uns des autres, faisant face aux pratiquants de Falun Dafa sur le trottoir est. En conséquence, le bus numéro 14 a du faire un détour. Excepté ce fait, les gens marchaient encore ou passaient à bicyclette dans la rue Fuyou. Toutes les activités normales continuaient.

    Maintenant, réfléchissez y, c’était la police qui contrôlait la situation. Ils ont synchronisé le timing, la route, et la zone d’attente pour les pratiquants de Falun Dafa qui venaient faire appel auprès du Bureau des appels du conseil d’état, le 25 avril 1999. Cependant, le régime politique de voyous contrôlé par Jiang Zemin et Luo Gan a informé le public que cet appel pacifique était un siége de Zhongnanhai.’’ Ils ont utilisé ceci comme excuse pour persécuter Falun Dafa.

    Ce mensonge fourbe est donc déclaré ici comme la preuve que le gouvernement contrôlé par Jiang et Luo a organisé, comploté et préarrangé ce complot pervers pour persécuter le Falun Gong.

    Je me souviens clairement que la police qui a arrêté les pratiquants de Falun Dafa à Tianjin leur a dit: ‘’Si ce problème n’est pas résolu à Tianjin, vous pourrez toujours vous rendre au Bureau des appels du conseil d’état à Pékin pour le résoudre.’’ N’est-ce pas logique que le gouvernement contrôlé par Jiang et Luo ont arrêté les pratiquants de Falun Gong à Tianjin pour leur tendre un piège? Ils ont attiré les pratiquants de Falun Dafa à Pékin pour avoir l’excuse d'une persécution perverse sans précédent contre Falun Dafa et les pratiquants de Falun Dafa.


    Les pratiquants de Dafa étaient patients, paisibles et ordonnés durant l’appel

    Les pratiquants de Falun Dafa prenant part à l’appel du 25 avril était un groupe divers, provenant de différents environnements. C’était des personnes âgées, soixante-dix ans ou plus âgées, futures mamans, étudiants adolescents, employés gouvernementaux, officiers militaires, policiers, médecins, professionnels de la haute technologie, ouvriers agricoles, employés gouvernementaux retraités, etc.

    Certains d’entre eux étaient des résidents de Pékin, alors que les autres venaient de l’extérieur de Pékin. Ils étaient de différents ages, professions et environnements académiques. La majorité ne s’était pas rencontré auparavant, cependant, ils partageaient un lien commun : Ils cultivaient dans Falun Dafa et venaient au Bureau des appels du conseil d’état. Leurs cœurs étaient purs et bons. Ils voulaient seulement expliquer au gouvernement central chinois la vérité au sujet de Falun Dafa. Ils voulaient parler de leurs expériences personnelles et la façon dont ils avaient bénéficié de leur 'cultivation' dans Falun Dafa. C’était une expression de la confiance et de l’espoir qu’ils avaient dans leur gouvernement.

    Chaque pratiquant de Falun Dafa attendait calmement sur le trottoir son tour pour faire appel pour Falun Dafa. Il n’y avait pas de slogans ni de bannières déployées tout au long de l’évènement. Il n’y avait pas de comportement agressif. Comme il y avait un espace limité sur le trottoir, les pratiquants de Falun Dafa se tenaient debout, serrés les uns contre les autres. Ils voulaient laisser suffisamment d’espace pour que les gens puissent passer sans être gênés sur le trottoir. Les pratiquants de Falun Dafa ont enduré les conditions de surpeuplement et attendu toute la journée sur le trottoir. Bien qu’il y avait une pelouse prés du trottoir, personne n'a marché dessus ni ne s'y est assis.

    En dépit de ce terrible renversement d’attitude du gouvernement chinois envers Falun Dafa, les pratiquants de Falun Dafa sont restés calmes. Ils ont montré dans leur comportement, la magnificence de Falun Dafa. Par exemple, ils avaient apporté des sacs à ordures pour s’assurer que les rues soient maintenues propres pendant toute la période de l’appel. Ils ont maintenu la rue propre de leur propre initiative. Toute la journée, ils ont nettoyé derrière les policiers qui jetaient mégots et saletés dans la rue. De leur côté les pratiquants n'ont pas sali et ont nettoyé pendant toute la journée.

    Bien que ne se connaissant pas, ils ont tous ont agi comme un seul corps. De jeunes pratiquants de Falun Dafa se tenaient dans le périmètre de la foule à tour de rôle, de sorte que les femmes, les enfants, et les personnes âgées soient protégées. En fait, beaucoup de ces pratiquants sont restés sur le périmètre tout au long de la journée.

    Les pratiquants de Falun Dafa ont tout du long fait preuve de patience, et ont eu un comportement pacifique et ordonné. Bien que de nombreux pratiquants de Falun Dafa étaient présents, on a entendu aucun bruit désagréable, pas de papotage ou de paroles fortes. De nombreux pratiquants ont saisi l’opportunité d’étudier la Loi ou de réciter calmement les livres de Dafa. Afin de réduire la circulation inutile dans et à l’extérieur de la foule, [afin d’éviter toute incompréhension de la part de la police due à un mouvement soudain] ils ont étudié calmement au même endroit, sans prendre aucune nourriture, tout au long de la journée. De nombreux pratiquants de Falun Dafa ont utilisé cette opportunité pour clarifier les faits au sujet de Falun Dafa aux policiers. Certains pratiquants ont même partagé leur eau avec les policiers, qui ont été touchés par cette action et les ont remercié de façon répétée.

    Aux alentours de 16 ou 17 heures, la police a distribué des prospectus demandant à chacun de partir. Chacun est resté fermement en place et a maintenu un cœur pur. ‘’ Une seule pensée droite terrasse cent esprits mauvais’’ ( in ‘’Exercer une méthode perverse’’ conférence cinq de Zhuan Falun). Notre comportement bon et innocent a lentement adouci l’attitude rude des policiers. En fait, de nombreux policiers ont commencé à discuter avec des pratiquants. Au début, les policiers étaient postés à quelques pas. Alors que la journée avançait, les policiers il étaient présents seulement tous les vingt mètres. L’atmosphère sur la rue Fuyou s’était progressivement harmonisée. Aux alentours de 21 heures, les représentants des pratiquants de Falun Dafa sont revenus du Bureau des appels du conseil d’état, et chaque pratiquant est parti rapidement et de façon ordonnée. Après cet appel, tous ces innocents pratiquants de Falun Dafa, artibrairement arrêtés à Tianjin ont été relâchés. L’incident de Tianjin a été ainsi résolu pacifiquement.


    Le sinistre complot de Jiang Zemin

    Le 25 avril 1999, les camions TV de la police, le personnel des agences d’élite et la police militaire ont été sont fréquemment passés rue Fuyou. Ils ont photographié et fait des enregistrements vidéo des pratiquants de Falun Dafa tout au long de la journée. De même, de nombreux policiers en civils se sont mêlés aux pratiquants de Falun Dafa qui faisaient appel auprès du Bureau des appels du conseil d’état, dans cette atmosphère étroitement contrôlée, de façon droite et honorable.

    Plus tard, j’ai pris conscience d’un complot sinistre. Une voisine, médecin dans un hôpital de Pékin nous a dit que la police militaire avait averti son hôpital, le 25 avril, de se préparer pour une urgence non révélée. On leur a dit de libérer toutes les salles d’hôpital et de préparer d’importants approvisionnements pour des blessures externes lors d’une mission d’urgence. Elle a dit que certains de ses camarades de collège, qui travaillaient dans des hôpitaux, dans les alentours de Pékin ont reçu des ordres similaires. Jusque tard dans l’après-midi du 25 avril, les équipes de véhicules des commandos de la police militaire ont gardé la rue Fuyou sous surveillance continue. Apparemment, le régime voyou de Jiang avait prévu de réprimer notre appel pacifique par les armes et la violence. Cependant, Falun Dafa et les pratiquants de Falun Dafa ont transformé la situation, grâce à leur comportement droit et bienveillant, et ont changé pacifiquement, une rencontre potentiellement sanglante et violente.

    Tiré de Clearharmony

  • Aujourd'hui en Chine

    La police de San Ming accusée de prélèvement d’organes

    Xu Nianyi, un habitant du village Meiliexi de la ville de San Ming, accuse la police d’être responsable du décès de son fils de 17 ans, Xu Luwang, que les autorités locales disent avoir découvert mort. De façon troublante, les organes internes du jeune homme – sans antécédent judiciaire – ont été prélevés durant son autopsie, rapidement suivie d’une crémation expéditive. Interrogée sur les raisons faisant que la famille n’avait pas été informée de « l’autopsie », la police a répondu que le ministère de la sécurité publique avait tout pouvoir pour agir sans recours possible de la famille. D’après un proche de M. Xu Nianyi, un policier s’est vanté devant lui d’avoir vendu les organes du jeune homme pour 1,2 million de yuans [120.000 euros]. La famille tente, sans grand espoir, d’obtenir l’ouverture d’une enquête. Le commerce d’organes est une réalité chinoise dont l’ampleur a été largement sous-estimée jusqu’au rapport Kilgour de 2007, estimant à plusieurs dizaines de milliers par an le nombre de prélèvements. D’après ce rapport, les premières victimes seraient, avec les condamnés à mort, les membres emprisonnés du mouvement bouddhiste Falun Gong.

    Un moine tibétain tué par la police militaire dans le Ganzi

    Un moine tibétain est mort et huit ont été blessés quand la police militaire communiste chinoise a ouvert le feu sur des manifestants tibétains le 27 mars, la veille de la « journée de libération du servage ». Les Tibétains de la préfecture Luhuo dans la région autonome tibétaine de Ganzi étaient en grève pour protester contre l’oppression cruelle des Tibétains par le régime communiste. Face à des manifestants silencieux, la police militaire a commencé à tirer. La région habituellement stable du Ganzi est maintenant en pleine tension, avec l’arrivée de nouvelles troupes militaires par hélicoptère. Les communications internet ont été coupées et ne seront rétablies, d’après les autorités locales, que dans deux mois.

    Emeutes à répétition dans la province de Hainan

    Les émeutes deviennent quasi-quotidiennes dans la province de Hainan en Chine, au point que le gouvernement central a décidé de l’envoi de milliers de policiers dans le secteur. Le 23 mars, des étudiants de deux villages différents de la communauté rurale de Gan se sont battus avec tellement d’énergie qu’ils ont réduit en cendres des bâtiments administratifs et le commissariat de police de la défense aux frontières. Puis, le 25 mars, des milliers d’habitants de deux villages se sont affrontés, provoquant un décès et de nombreux dégâts matériels. Les experts attribuent la forte augmentation des émeutes au décalage croissant entre population générale et responsables politiques, dans un contexte de corruption endémique.

    Une militante handicapée arrêtée à Shanghai

    La pétitionnaire Zhou Minchu, de « l’Alliance publique contre l’injustice » a été arrêtée par les autorités shanghaïennes. La militante handicapée distribuait des formulaires d’enquête populaire devant la mairie de la ville. Pour Shen Ting, président de l’Alliance, cette arrestation est due au fait que Zhou Minchu a publiquement annoncé qu’elle démissionnait du Parti communiste chinois.

    Des anabolisants dans le porc chinois

    A la mi-février, 70 cas d’empoisonnement alimentaire liés à la consommation de porc ont été rapportés, ce qui est d’après des spécialistes de l’agro-alimentaire attribuable aux pratiques douteuses des producteurs de viande de porc. Parmi celles-ci, l’ajout de clenbuterol, employé pour le traitement de maladies respiratoires allergiques chez les chevaux, qui permet aux producteurs chinois d’obtenir une viande plus maigre qu’ils vendent à meilleur prix. En février, plusieurs plaintes ont été déposées dans la province de Henan contre des producteurs de porcs de la province de Guangzhou, au Sud du pays. Six producteurs ont été arrêtés, ce qui d’après un industriel du secteur qui demande à rester anonyme ne reflète pas l’importance de la pratique. D’après lui, depuis le milieu des années 90 tous les producteurs reçoivent par les universités de la province du clenbuterol. La drogue est donnée aux porcs jusqu’à une dizaine de jours avant leur passage à l’abattoir – ce qui permet de passer les contrôles sanitaires avec des niveaux de clenbuterol indétectables.

  • Eutelsat abandonne la technologie de nos satellites au régime chinois

     

    La fusée Ariane 5 au décollage le 18 avril 2008 à Kourou en Guyane française. Eutelsat, opérateur satellitaire bénéficiant de fonds publics français, a choisi un concurrent chinois au détriment de l’européen Arianespace. Cette transaction livre la précieuse technologie occidentale à la Chine communiste. Un scandale d’Etat, passé sous silence.(Getty Images)
    La fusée Ariane 5 au décollage le 18 avril 2008 à Kourou en Guyane française. Eutelsat, opérateur satellitaire bénéficiant de fonds publics français, a choisi un concurrent chinois au détriment de l’européen Arianespace. Cette transaction livre la précieuse technologie occidentale à la Chine communiste. Un scandale d’Etat, passé sous silence.(Getty Images)

    Déjà critiqué pour ses largesses en faveur du régime communiste chinois – il a en 2008 interrompu la seule télévision sinophone non-censurée diffusée en Chine – l’opérateur satellitaire européen Eutelsat enfonce le clou. En choisissant la fusée chinoise « Longue Marche » pour lancer en 2010 son satellite de télécommunications W3B, Eutelsat s’attaque aujourd’hui directement à l’industrie spatiale européenne, alors même que son second actionnaire est la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC)… c’est-à-dire les contribuables français.

    Le géant européen de l’aérospatiale Arianespace se déclare « choqué » qu’un concurrent chinois ait été choisi par l’opérateur européen Eutelsat pour lancer son dernier satellite W3B dans l’espace. Le contrat perdu par Arianespace donne à la Chine communiste accès à la technologie satellitaire européenne, et son premier ticket d’entrée au marché des lanceurs. Eutelsat a pu éviter les barrières réglementaires en supprimant tous les composants d’origine américaine du satellite W3B. La réglementation américaine en vigueur (International Traffic in Arms Regulation, Itar), interdit en effet l’exportation de composants sensibles fabriqués aux Etats-Unis vers certains pays, dont la Chine.

    Arianespace, qui a saisi le gouvernement français de la question, n’a à ce jour pas obtenu de positionnement. « Cette affaire nous laisse extrêmement perplexes car nous considérons que tout ce qui se passe dans le domaine spatial au niveau mondial doit se faire en respectant les règles édictées par les gouvernements, et notamment par le gouvernement américain, qui a de bonnes raisons de souhaiter qu’il n’y ait pas de transfert de technologie vers la Chine », a indiqué le PDG d’Arianespace Jean-Yves Le Gall, interrogé à Washington par un correspondant AFP.

    « Nous sommes d’autant plus choqués que c’est un opérateur dont le siège est à Paris et dans lequel le gouvernement français a une participation via la Caisse des Dépôts et Consignations ».

    La stratégie chinoise d’Eutelsat

    Eutelsat affirme que son choix pour la fusée chinoise s’est fait sur des critères uniquement financiers – la possibilité d’économiser environ 40 % sur ses frais de lancement.

    Cependant, une enquête de Reporters sans frontières (RSF) semble indiquer que, plus qu’une logique de réduction de coûts, le choix du lanceur vise surtout à s’attirer les faveurs ultérieures du régime chinois.

    Au cours d’une conversation enregistrée par RSF durant l’été 2008, alors qu’il pensait parler à un responsable du ministère de la Propagande, le représentant d’Eutelsat à Pékin déclare : « Bien sûr cette histoire [utilisation d’un lanceur chinois] a pour but de faire un geste envers le gouvernement chinois… parce que le PDG Ma [PDG de China Aerospace] a dit qu’il voulait introduire China Aerospace sur le marché international. »

    Dans le même entretien, le représentant d’Eutelsat admet également que l’opérateur a investi des sommes considérables pour s’assurer qu’aucun composant sensible du satellite n’ait été fabriqué aux Etats-Unis – contournant ainsi la législation Itar. « Et afin d’utiliser la fusée chinoise Longue Marche, nous avons dépensé 20 millions de plus pour un satellite sur mesure » – à comparer au coût de lancement moyen d’un satellite habituellement aux alentours de 50 millions de dollars.

    Un premier échantillon de la stratégie chinoise d’Eutelsat avait été offert au public français en 2008 : à quelques semaine des Jeux Olympiques de Pékin et en pleine montée de la censure des médias, Eutelsat avait mis fin à la diffusion en Chine des programmes de la chaîne indépendante NTDTV – qui était la seule à diffuser en Chine des information non censurées en langue chinoise. Là encore, Reporters sans frontières avait pu montrer que cette interruption dite « pour raisons techniques » était un acte prémédité destiné à plaire à Pékin.

    En janvier 2009, le Parlement européen a adopté une Résolution vigoureuse qui appelle Eutelsat à reprendre la diffusion de NTDTV en Chine. La Résolution demande aux 27 Etats-membres de l’Union européenne « de prendre les mesures nécessaires pour aider à restaurer la diffusion de NTDTV en Chine et  soutenir l’accès à une information non censurée pour des millions de citoyens chinois. » La Résolution exhorte aussi  Eutelsat à «  reprendre la transmission de NTDTV en Chine sans délai et de donner des explications à son interruption. »

    Le PDG d’Eutelsat Giuliano Berretta a repoussé deux invitations du Parlement européen à venir discuter de la question à Strasbourg. « Il est manifeste qu’il a peur de venir. Il a peur de venir et de faire face aux membres du Parlement européen parce que rien ne justifie d’avoir coupé le signal », analyse Hanna Foltyn-Kubicka, députée polonaise au Parlement européen.

    Ironiquement, le PDG d’Eutelsat s’est vu décerner le 2 avril dernier le Prix du Promoteur de la Société de l’Information de Telecom Paris Tech, un prix censé récompenser une personnalité ayant « contribué à l’essor de la société de l’information ».

    La question militaire en filigrane

    « Nous devons rester vigilants et faire que notre technologie ne termine pas entre les mains de nations qui font proliférer les armes de destruction massive… et en premier parmi celles-ci, la République populaire de Chine », a commenté le membre du congrès américain de Californie Dana Rohrabacher à Asia Times, suite à l’annonce de l’utilisation par Eutelsat de lanceurs chinois.

    Dans une lettre à ses collègues, le républicain Rohrabacher demande à l’administration Obama de mettre fin à tous ses liens commerciaux avec Eutelsat.Un rapport publié le 25 mars dernier par le Département de la Défense américain mentionne que l’accroissement du développement militaire de la Chine dépasse la simple défense de ses frontières et pose un danger potentiel pour toute la région d’Asie Pacifique. « Il y a beaucoup d’incertitudes quant aux futures directions de la Chine, en particulier quant à l’utilisation possible de sa puissance militaire », indique le rapport, publié quelques semaines après les tensions entre un  vaisseau non armé de la marine américaine et cinq navires chinois en Mer de Chine du Sud.

  • Aujourd'hui en Chine

    Explosion dans une mine de la province de Hubei

    Sept personnes au minimum ont été tuées par une explosion sur un site minier du comté de Xingshan dans la province de Hubei. Selon des médias de Taiwan, l’explosion a eu lieu lors de vérification des connections des explosifs et a provoqué la chute sur l’équipe d’environ 600 mètres carrés de roche. La forte pluie et la neige rendent les efforts de découverte de survivants extrêmement difficiles.

    Cortège funéraire de 10.000 personnes à Pingxiang

    Malaise dans la ville de Pingxiang de la province de Jiangxi, après qu’une personne âgée est décédée sous les coups de l’équipe de gestion urbaine. La famille de la victime a pris le 30 mars la tête d’une marche de protestation, en portant avec elle le corps de la vieille victime sur l’axe routier principal de la ville, avec la participation estimée d’une dizaine de milliers d’habitants de la ville. La sécurité publique de Pingxiang a déployé plusieurs centaines de policiers pour « maintenir l’ordre » après que des voitures ont été retournées par les manifestants en colère.

    Les décès de M. Chen, 59 ans, est survenu lorsque celui-ci est intervenu pour protéger sa sœur, frappée par les agents du bureau de gestion urbaine qui venaient la déloger de son logement, construit sans permis. L’homme a été battu à mort par la vingtaine d’agents sur place, a reconnu un membre du département de gestion urbaine de Hengpan devant la presse avant que les autorités bloquent les informations sur le dramatique incident.

    La police de San Ming accusée de prélèvement d’organes

    Xu Nianyi, un habitant du village Meiliexi de la ville de San Ming, accuse la police d’être responsable du décès de son fils de 17 ans, Xu Luwang, que les autorités locales disent avoir découvert mort. De façon troublante, les organes internes du jeune homme – sans antécédent judiciaire – ont été prélevés durant son autopsie, rapidement suivie d’une crémation expéditive.

    Interrogée sur les raisons faisant que la famille n’avait pas été informée de « l’autopsie », la police a répondu que le ministère de la sécurité publique avait tout pouvoir pour agir sans recours possible de la famille. D’après un proche de M. Xu Nianyi, un policier s’est vanté devant lui d’avoir vendu les organes du jeune homme pour 1,2 million de yuans [120.000 euros]. La famille tente, sans grand espoir, d’obtenir l’ouverture d’une enquête. Le commerce d’organes est une réalité chinoise dont l’ampleur a été largement sous-estimée jusqu’au rapport Kilgour de 2007, estimant à plusieurs dizaines de milliers par an le nombre de prélèvements. D’après ce rapport, les premières victimes seraient, avec les condamnés à mort, les membres emprisonnés du mouvement bouddhiste Falun Gong.

    Écrit par Nouvelles des correspondants de la radio Son de l’Espoir 12-04-2009

  • Aujourd'hui la Chine

    légende : Des pétitionnaires expulsés de leur village montrent les lettres qu'ils ont écrites aux autorités locales. (AFP)
    légende : Des pétitionnaires expulsés de leur village montrent les lettres qu'ils ont écrites aux autorités locales. (AFP)

    Les expropriés de Bijie

    Les autorités de la ville de Bijie dans la province de Guizhou ont commencé l’expropriation forcée de paysans, la saisie de leur terre et la destruction de leur domicile. Près d’un millier de soldats et policiers seraient déployés, comme cela a déjà été le cas dans le passé, pour soutenir les expropriations. Plusieurs personnes ont été blessées et hospitalisées. Des paysans seraient poursuivis par les autorités locales pour avoir écrit des lettres de pétition aux autorités nationales.

    Pour Liu Junchun, « non seulement cette lettre a été inefficace, mais maintenant ils disent que notre comportement est de `participer à une organisation contre-révolutionnaire’. Ils nous chassent partout ; c’est pourquoi nous nous sommes échappés ».

    Mme Wang Li, propriétaire, déclare : « Ils nous ont expropriés de notre terre et dit qu’ils paieraient 28 yuans par mètre carré. Même si nous n’étions pas d’accord sur la vente, nous y avons été forcés. Ils ont démoli notre maison, occupé notre terre et blessé des gens. Ma mère a réagi contre eux et en est morte. Ils ont arrêté et ont détenu mon mari, nous forçant à signer, parce que si nous ne faisions pas, ils ne le libéreraient pas. »

    Entre mai et octobre l’année dernière, et en janvier cette année, les autorités de Bijie ont envoyé des milliers d’hommes pour opérer aux expulsions et aux démolitions. Certains villageois ont à cette époque été arrêtés et n’ont toujours pas été libérés. Pour Wang Li, « les fonctionnaires les utilisent comme des otages pour forcer des familles à accepter de signer le document d’expropriation ».

    Un enquêteur sur le tremblement de terre du Sichuan détenu

    Un défenseur de l’environnement de Chengdu, dans la province de Sichuan a été détenu après que sa maison a été mise à sac par la police le 28 mars. D’après ses proches, il est accusé « d’incitation à la subversion du pouvoir d’Etat ». Avant son arrestation, Tan Zuoren enquêtait sur les bâtiments scolaires peu sûrs qui s’étaient effondrés pendant les tremblements de terre du Sichuan en mai 2008. De très nombreux écoliers ont péri dans ces tremblements de terre.

    Mme Wang Qinghua, l’épouse de Tang Zuoren, explique que le 28 mars la police est venue pour fouiller sa maison et que son mari a été emmené. « Maintenant tout est sens-dessus-dessous dans la maison après le passage de la police. J’ai été invitée à signer la notification de la détention. »

    En 2008, Tang Zuoren a inspecté les écoles effondrées après le tremblement de terre du Sichuan. Il a également enquêté sur les enfants décédés, sur la qualité de construction des bâtiments scolaires, sur la liste de noms des victimes. Pour sa femme « des patriotes se souciant des autres comme lui sont rares. Nous sommes patriotes, accusés d’un crime si grave et ne sommes pas même autorisés à nous voir ».

    Défenseur de l’environnement et ancien rédacteur-en-chef du magasine Culture, Tang Zuoren a par le passé déjà agi pour critiquer une usine chimique et avait soumis un article au gouvernement local intitulé Suggestions sur le projet pétrochimique Pengzhou à Chengdu.

    Écrit par Nouvelles des correspondants de la radio Son de l’Espoir
    12-04-2009
  • Xinhua : la plus grande agence de propagande du monde

    A la veille du 56e anniversaire de la République populaire de Chine, Reporters sans frontières publiait un rapport d’enquête sur le rôle de couv-fr.gifl’agence de presse Xinhua (Chine nouvelle) dans le système de propagande et de censure mis en place par le Parti communiste chinois (PCC). Depuis les JO de Pékin ont eu lieu, rien n'a changé, au contraire la propagande chinoise est de plus en plus violente et la communauté internationale semble s'y laisse facilement abuser.

    " Bien qu’elle soit de plus en plus régulièrement citée comme une source crédible - près d’un tiers des articles d’information sélectionnés par Google News sur l’actualité en Chine proviennent de l’agence - Xinhua, dont le directeur a rang de ministre, est l’élément central du contrôle des médias chinois.

    Héritière de l’agence Chine rouge, fondée par Mao Zedong, Xinhua a adopté sa dénomination actuelle en janvier 1937. Depuis octobre 1949, cette agence de presse d’Etat est totalement subordonnée au PCC.

    Le rapport de Reporters sans frontières contient le témoignage de plusieurs journalistes de Xinhua qui ont accepté, sous couvert de l’anonymat, d’expliquer le fonctionnement du contrôle imposé au quotidien par le Département de la propagande (rebaptisé Département de la publicité) du PCC.

    Avec l’aide d’un ancien journaliste français de Xinhua, Reporters sans frontières met en évidence la manipulation des faits, la haine contre les ennemis (notamment les Etats-Unis et le Japon) et le parti pris pour les pires régimes du monde dans le traitement de l’actualité internationale.

    Malgré une certaine libéralisation économique du marché des médias, Xinhua reste la voix du Parti unique. Les journalistes, triés sur le volet et régulièrement endoctrinés, produisent des dépêches pour les médias chinois qui donnent le point de vue officiel. Les informations trop sensibles, classifiées « références intérieures », ne sont à destination que des seuls dirigeants.

    Critiquée pour son manque de transparence, notamment lors de l’épidémie de SRAS, Xinhua diffuse, depuis quelques mois, des informations gênantes pour le pouvoir. Mais seulement destinées à tromper la communauté internationale, elles ne sont pas publiées en chinois."

    Tiré de RSF: http://www.rsf.org/article.php3?id_article=15169

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