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  • La justice interdit l'exposition anatomique "Our Body"

    L'exposition, qui présente à Paris depuis le 12 février de vrais corps humains au public, entiers ou disséqués, a été interdite en raison de doutes sur la provenance des corps. L'organisateur a fait appel.

    L'affiche de l'exposition "Our Body" (DR)

    L'affiche de l'exposition "Our Body" (DR)

    La controversée exposition anatomique "Our Body" a été interdite, mardi 20 avril, par un juge des référés parisiens. Il a laissé 24 heures à l'organisateur pour suspendre la manifestation qui présente de vrais corps humains au public, depuis le 12 février à Paris. L'organisateur, Encore Events, a aussitôt annoncé qu'il allait faire appel de l'interdiction.
    L'exposition, qui avait déjà été présentée à Lyon et Marseille, devait s'achever le 10 mai à l'Espace 12, boulevard de la Madeleine. Elle devait ensuite déménager au Parc Floral du 22 mai au 23 août.
    Mais deux associations de lutte pour les droits humains – Ensemble contre la peine de mort et Solidarité Chine – ont assigné la société Encore Events en justice, estimant qu'il y avait des doutes sur la provenance des cadavres, et qu'il fallait interdire l'exposition. Une position que le juge des référés a suivie.

    Doute sur la provenance des corps


    Les deux associations estiment que l'exposition porte atteinte aux droits humains. Elles considèrent que la provenance des corps n'est pas clairement établie, et qu'il demeure donc un doute éthique.
    Selon l'importateur en France de l'événement, Pascal Bernardin, ce serait l'Anatomical Sciences and Technologies Fundation, basée à Hongkong, qui aurait fourni les corps, tous chinois selon lui. Le 20 février dernier, il avait expliqué à Rue89 comment il se les était procurés. "Ils m'ont montré comment ils obtiennent leurs corps, ce sont les mêmes conditions en Chine qu'en France, des gens qui ont donné leur corps à la science. Bien sûr, le lien est coupé entre le donneur et le corps exposé, par respect pour celui qui a fait ce geste", avait-il déclaré.
    Le 1er avril, à l'audience, sa société Encore Events avait par ailleurs souligné le caractère pédagogique et scientifique de la manifestation.

    Une exposition controversée


    Mais avant-même qu'elle ne soit présentée à l'Espace Madeleine, deux autres lieux - la Cité des sciences et le musée de l'Homme -, avaient refusé d'ouvrir leurs portes à l'exposition. Ils avaient invoqué notamment l'avis négatif donné par le Comité Consultatif National d'Ethique.
    Pierre Le Coz, vice-président du Comité, s'en est également expliqué à Rue 89 : "Sur 39 membres du comité d'éthique, seuls deux ont estimé qu'il n'y avait rien de répréhensible, les autres ont jugé que la visée scientifique de l'exposition n'était pas suffisante, qu'il n'y avait pas d'autre sens que de flatter le voyeurisme", a-t-il déclaré. Et d'ajouter : "C'est abject ! Un corps peut être utilisé après sa mort seulement à des visées scientifiques, même si les personnes sont consentantes. Qu'est-ce que ça veut dire le consentement d'un Chinois quand on connaît le respect des droits de l'homme dans ce pays ? On n'aurait jamais fait cela avec des Français."

    L'organisateur fait appel


    "Ça me paraît aberrant comme jugement", s'est indigné Pascal Bernardin, interrogé par l'AFP après l'interdiction de l'exposition. "Bien sûr qu'on va faire appel aujourd'hui", a-t-il ajouté. "Il y a 18 à 20 expositions anatomiques du même type qui tournent en ce moment à travers le monde, aux Etats-Unis ou en Europe, et qui n'ont jamais été interdites", a-t-il fait valoir.

    Des corps entiers ou disséqués


    Dans l'exposition, le public pouvait découvrir 17 cadavres de Chinois, hommes et femmes, entiers ou disséqués. Les corps ouverts étaient préservés par plastination, une technique qui consiste à remplacer les liquides organiques par du silicone.
    L'exposition a déjà été proposée par d'autres organisateurs qu'Encore Events dans plusieurs pays avant de venir en France : Etats-Unis, Allemagne et Espagne.
    Ce sont quelque 30 millions de visiteurs qui ont vu, dans le monde, ces expositions anatomiques. (Avec AFP)

    Tiré du NouvelObs
  • L'exposition de cadavres "Our Body" interdite en France

    L'exposition de cadavres humains "Our body, à corps ouverts" a été interdite mardi par un juge de Paris, qui a donné raison à deux organisations de défense des droits de l'homme.

    L'exposition, en cours depuis le 12 février à l'Espace Madeleine à Paris, devra fermer dans les 24 heures, sous astreinte de 20.000 euros par jour de retard.

    Ses organisateurs, Encore events productions, devront remettre les quelques 17 cadavres aux autorités publiques sous astreinte de 50.000 euros par jour de retard, dit la décision.

    L'exposition, déjà présentée dans de nombreuses villes dans le monde et aussi à Lyon et Marseille, devait se poursuivre jusqu'au 10 mai avant de déménager jusqu'en août au Parc floral de Vincennes. Les organisateurs ont fait appel, mais le premier jugement reste exécutoire.

    Pascal Bernardin, gérant de Encore events, s'est déclaré "stupéfait" de cette décision. Selon lui, "il n'y aucune atteinte au respect des morts, il ne s'agit pas d'une exposition artistique, il s'agit d'une exposition anatomique, pédagogique".

    Statuant en référé (urgence) à la demande de deux associations, le magistrat s'est appuyé sur une loi de décembre 2008 qui a étendu aux cadavres la protection accordée aux personnes vivantes.

    Il estime qu'hormis les usages médicaux prévus par la loi avec autorisation, "l'espace assigné par la loi au cadavre est au cimetière", ou à la crémation.

    "La loi prohibe les conventions ayant pour objet de marchandiser le corps", déclare le magistrat dans ses attendus. "La commercialisation est une atteinte manifeste au respect dû aux cadavres", ajoute-t-il.

    DES CORPS DE CONDAMNÉS À MORT ?

    Le tribunal de grande instance de Paris a statué après avoir été saisi par deux associations, Ensemble contre la peine de mort (ECPM) et Solidarité Chine, selon qui l'exposition violait les principes de respect du cadavre et d'inviolabilité du corps humain.

    Les associations avaient dit craindre que les corps présentés et préservés selon un procédé nommé "plastination", imaginé en 1977 par le plasticien allemand Günther von Hagens, soient ceux de condamnés à mort en Chine.

    L'exposition revendique jusqu'à ce jour 30 millions de visiteurs dans le monde. La plastination consiste à plonger les corps dans des bains de formol puis d'acétone pour remplacer toutes ses graisses et liquides par de la silicone, ce qui produit un cadavre figé avec tous ses organes.

    L'exposition les met en scène dans diverses postures. L'origine des corps est incertaine, les organisateurs parlant de Chinois ayant fait don de leurs corps à la science.

    Pascal Bernardin assure avoir tous les documents justifiant une origine régulière. Les organisations plaignantes disent que Günther von Hagens a lui-même reconnu que certains corps présentaient une balle dans la tête. Le Comité national d'éthique avait émis des réserves sur le spectacle.

    L'association soulevait l'hypothèse que les corps proviennent d'un trafic organisé par la police chinoise. Dans les documents de promotion, les organisateurs de l'exposition proposaient au public de découvrir "où est la rate, les poumons et l'hypophyse, comment les muscles fonctionnent quand on court et à quoi ressemblent les poumons d'un fumeur".

    Jean-Baptiste Vey et Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

     

  • Témoignage de la persécution: 13 pratiquants du Falun Gong en grève de la faim au centre de lavage de cerveau de Gongjiawa

    Le centre de lavage de cerveau de Gongjiawan se situe au 136 N, rue Gongjiping, district de Qilihe,  ville de Lanzhou, province de Gansu. C'était à l'origine un entrepôt et il a ouvert ses portes en décembre 2001. Une plaque fixée sur la porte indique : "Centre de réhabilitation de la ville de Lanzhou" et "Camp de travail de la ville de Lanzhou". C'est une base dont se sert le bureau 610 pour persécuter les pratiquants de Falun Dafa. Ces huit dernières années, près de 400 pratiquants y ont été abusés et maltraités.Plusieurs d'entre eux sont morts en raison des abus brutaux et certains ont fini paralysés.

    13 pratiquants y sont actuellement en grève de la faim pour protester contre les mauvais traitements qu'ils endurent.

    Pratiquants retenus au second étage (voir flèche)

    Pratiquants détenus

    Le secrétaire du Parti Qi Ruijun est responsable. D'autres, dont Yang Dongchen, Sun Qiang, Yang Wentai, Quan Run, et Wang Dong lui font leur rapports. Liu Xin, Mu Jun et Lu Liang font partie des dizaines de bandits habitués à torturer les pratiquants. Wei Yichuan, Yang Jigang, Qiao Houquan, Qin Hongxia, Ju Youhua et He Lixia sont quelques-uns des assistants et des gardes impliqués dans la persécution.

    En décembre 2005, les pratiquants Han Zhongcui et Niu Wanjiang ont refusé d'effectuer le dur labeur. Qi Ruijun les a alors menottés tous les deux dehors par un temps glacial. Il a aussi donné l'ordre à Wei Yichuan de les battre. Han Zhongcui n'a rien reçu à manger jusque tard le soir. En 2006, Niu Wanjiang a refusé de signer les déclarations dénonçant Falun Gong. Yang Jian l'a battu cruellement, jusqu'à lui briser les côtes. Qi Ruijun n'a pas seulement puni Yang Jian, il a aussi attaché Niu à un rail de métal pendant une demi-journée. Lorsque Niu a dit qu'il était illégal que les gardes battent les gens, Qi s'est exclamé devant d'autres personnes : " Nous allons continuer à vous battre. Notre boulot est de vous torturer".

    En 2006, Qi Ruijun a attaché les mains de  Zhang Rong derrière son dos et l'a pendu par les menottes pendant plus de sept jours. Lorsque Zhang a été redescendu, il ne pouvait plus bouger les mains. Incapable d'endurer plus de torture, Zhang a capitulé et décidé d'écrire les déclarations dénonçant Falun Gong. Qi a dit : "Nous sommes ici pour nous occuper de vous, les anti-révolutionnaires".

    En 2006, Han Zhongcui et Niu Wanjiang ont entamé une grève de la faim en protestation de la persécution. Dix jours plus tard, Qi Ruijun a donné l'ordre à Qin Hongxia, Ju Youhua, Liao Yongtian, et Chen Xiaoqiang d'attacher les mains des deux pratiquants derrière leur dos et les a enfermé en cellule d'isolement. Qi a menacé de les gaver s'ils persistaient dans leur grève de la faim.

    En 2007, Qi Ruijin, Quan Run et Wang Dong ont battu Qian Shiguang sans arrêt pendant une heure avec des cannes de bois. A cause des abus physiques à long terme, Qian avait déjà de nombreuses blessures aux jambes et dans le dos. Le gang a continué à le fouetter avec les cannes, causant de nombreuses blessures en plus sur le corps des pratiquants âgés. Il ne s'était pas rétabli trois mois après.

    Yang Dongchen a toujours feint hypocritement d'être amical devant les pratiquants quand il donnait en fait l'ordre aux gardes de surveiller les pratiquants jour et nuit et de les battre s'ils ne suivaient pas les ordres. Les gardes impliqués comprenaient Liao Yongtian, Qin Hongxia, Kong Tefu, Kong Qingying, Song Huifang, He Xia, Chen Xiaoqiang, et Wang Daiqiang. Il leur faisait souvent attacher les mains des pratiquants derrière leur dos et les attacher par les menottes. Il donnait ensuite l'ordre à ses complices d'augmenter ou diminuer l'intensité de la torture selon le rapport de santé des victimes que les employés médicaux du centre leur avaient fourni. Officiellement, aucune visite n'était autorisée, mais il disait en secret aux pratiquants et à leurs familles de se rencontrer à certains moments. Ce tour trompait certains pratiquants et leurs familles qui lui offraient des cadeaux pour lui montrer leur gratitude. Certains pratiquants ont écrit des déclarations promettant d'abandonner leur cultivation.

    En juillet 2008, Yang Dongchen a pressé Yang Jigang et Qiao Houquan de battre Qian Shiguang jusqu'à ce que sa bouche saigne abondamment. En résultat de cette torture qui continue toujours, la colonne de Qian Shiguang a été sévèrement déformée, et il ne pouvait plus se tenir droit ni marcher.

    Le 30 août 2008, Qian Shiguang avait des difficultés à avaler, mais personne n'y a fait attention. Il est mort dix jours plus tard, à 4h le matin du 9 septembre 2008. Après sa mort, Yang Wentai a dit à Xiao Honglin qui était chargé de surveiller Qian de ne rien dire si jamais on l'interrogeait sur la mort de Qian. Pour couvrir leurs crimes, ils ont renvoyé Xiao Honglin quelques jours plus tard.

    En août 2008, Zhang Wenyuan et Liao Yongtian ont attaché les mains de Qin Haifeng derrière son dos et l'ont pendu pendant plusieurs jours d'affilée. Ils ont continué de le battre et l'insulter jusqu'à ce qu'il soit mentalement désorienté. Ils ont dû l'envoyer dans un hôpital psychiatrique. Lorsqu'ils ont déclaré que Qin avait perdu l'esprit à cause de sa pratique de Falun Gong, les médecins se sont moqués d'eux. Finalement, ils ont dû renvoyer Qin Haifeng chez lui.

    Ma Xin, Yang Qinglian et Wang Yuquan sont les employés médicaux du centre responsable d'avoir gavé et injecté des drogues aux pratiquants en grève de la faim. Lorsque Niu Wanjiang, Qian Shiguang, Han Zhongcui, Sun Jianfeng, Zhang Chunlian et Sun Lanping ont été gardés en cellule d'isolement, Wang Yuquan était chargé de les gaver. Il a promis à Qi Ruijun et Yang Dongche en privé : "J'ai toutes sortes de méthodes pour les garder en vie. Faites usage de toutes les tortures que vous voulez, jusqu'à ce que vous atteigniez votre but". En torturant Niu Wanjiang, il a dit : "Je ne sais pas faire de bonnes choses. Mais j'excelle à en accomplir de mauvaises. Mon but est de vous torturer jusqu'au seuil de la mort".

    Certains pratiquants ont été attachés les mains dans le dos et pendus par les menottes pendant des périodes prolongées. Sun Jianfeng a été soumis à cette torture pendant 72 jours, Niu Wanjiang 81 jours,Sun Lanping 54 jours et Zhang Chunlian 45 jours. Dong Yawei a donné l'ordre à Liao Yongtian, Qin Hongxia et Ju Youhua de surveiller et torturer ces pratiquants. Ils n'ont même pas redescendu Niu wanjiang et Zhang Chunlian la nuit. Dong Yawei a dit : "Je voulais juste les voir mouiller leur pantalon". Niu et Zhang sont devenus incontinents, et leurs mains ont presque été paralysées. Aujourd'hui encore, Niu Wanjiang ne peut pas couper les ongles de sa main gauche. Les jambes de Zhang Chunlian étaient infectées et du pus en sortait. Pendant qu'il était pendu, Niu Wangjiang a cogné sa tête contre un objet dur. Il a reçu six points de suture sur la tête et cinq sur les yeux. Il a aussi une coupure d'un pouce de long sur le pied.

    Lorsqu'une famille de pratiquants a envoyé 500 yuans pour qu'une pratiquante s'achète des chaussures d'hiver, les gardes ont détourné l'argent et dit à la pratiquante qu'il ne restait plus d'argent pour elle.

    Lorsque  Niu Wangjiang, Qian Shiguang, Han Zhongcui, Sun Jianfeng, Zhang Chunlian et Sun Lanping ont finalement été autorisés à sortir de leur cellule d'isolement, plusieurs jeunes femmes embauchées pour travailler au centre n'ont pas pu s'empêcher de verser des larmes. Elles ont pris l'initiative de prendre soin de ces pratiquantes. Qi Ruijun les a réprimandées : "Ne savez-vous pas que la bataille est rude? Vous versez même des larmes pour l'ennemi? Ce sont des anti-révolutionnaires !"

    Les crimes commis au centre de lavage de cerveau de Gongjiawan sont trop nombreux pour les compter.

    Traduit de l’anglais le 10 avril 2009

    Tiré de http://www.vraiesagesse.net/

  • « Les crimes du PCC sont indéfendables »

    Première interview du journaliste Chen Xiang depuis sa libération

    Le chinois Cheng Xiang, ancien journaliste du journal The Straits Times de Singapour ne mâche pas ses mots pour considérer que le Parti Communiste chinois (PCC) a tué des millions de citoyens chinois, vendu des territoires nationaux et détruit la culture traditionnelle. Il a accordé à La Grande Époque sa première interview, plus d’un an après avoir été libéré de trois ans d’emprisonnement en Chine. Une charge virulente et sans concessions.

    L’entretien commence de façon abrupte par un rappel des morts provoquées par le régime chinois. « Les morts non naturelles de Chinois s’élèvent de 40 à 60 millions, d’après différentes études faites par le PCC, par des chercheurs en Chine et à l’étranger », déclare M. Cheng. « Il est rare dans l’histoire de voir des chiffres aussi astronomiques de morts non naturelles. C’est un des plus grands crimes du PCC ».En second sur la liste de M. Cheng, la vente d’une partie du territoire chinois : « Le deuxième crime est que le PCC a échoué à défendre le territoire chinois. Il a abandonné 1,5 million de kilomètres carré, ceci est une honte que le PCC ne pourra jamais se faire pardonner ». La référence de cette affirmation est à chercher dans l’accord signé le 9 décembre 1999 entre le secrétaire général du PCC Jiang Zemin et le président russe Boris Eltsine, qui a réglé un conflit de frontière entre la Chine et la Russie, à la défaveur de la Chine. Cheng Xiang dit avoir été le premier journaliste à aborder le sujet, en anticipant l’accord dans un de ses articles du Strait Times en 1998.

    « J’ai été le premier journaliste au monde à révéler cette information parce que les journalistes chinois ne risquaient pas d’en parler ou peut-être qu’ils savaient mais qu’ils n’osaient pas. »De fait, la condamnation à la prison de  Cheng Xiang serait directement liée aux critiques de Jiang Zemin sur le sujet. Une rumeur qu’il refuse de commenter, arguant de la fragilité de sa liberté conditionnelle.

    « La destruction de la culture et de l’esprit »

    La voix de Chen Xiang tremble quand il aborde la destruction d’antiquités et de reliques culturelles qui ne pourront jamais être récupérées : « Les autres crimes destructeurs du PCC ont visé la culture chinoise », dit-il. « Lors d’une récente vente aux enchères d’antiquités des dynasties Yuan et Ming, le PCC a dit que l’impérialisme étranger avait pillé certaines pièces. Mais en moins de 30 ans, le régime chinois a détruit plus d’antiquités que celles que les pays occidentaux ont volé en trois siècles. Il n’y a aucun moyen de les restaurer ni de les retrouver. »La destruction de la culture traditionnelle n’est pas limitée aux reliques physiques, insiste-t-il : « Au-delà et bien plus important que les antiquités, la destruction concerne l’esprit des gens et la moralité, au point qu’il n’y a aujourd’hui dans la société plus aucun sens de la morale », a dit M. Cheng. « La mélamine et toutes sortes de faux ont été créés et fabriqués pour tromper les gens. Les enfants sont même vendus comme des objets ». « Il n’y a absolument plus aucun sens de la morale parce que le PCC a détruit la moralité au nom de l’élimination des « quatre vieilleries », explique Cheng Xiang. [Note: les vieilles coutumes, la vieille culture, les vieilles habitudes, et les veilles idées éradiquées lors de la Révolution culturelle].

    Le Tibet et Falun Gong

    Depuis qu’il a collecté des informations au Tibet au début des années 1980, Cheng Xiang est convaincu que la question du Tibet est le résultat d’une ligne politique d’extrême-gauche imposée de force au peuple tibétain depuis 1956.

    En 1951, alors que le Tibet était en état de siège, le gouvernement local tibétain de l’époque a été obligé de signer « l’accord de l’article 17 ». Selon cet accord, la Chine obtient la souveraineté sur le Tibet et le peuple tibétain, qui devaient cependant jouir d’un haut degré d’autonomie. Mais en 1956 le PCC a lancé la campagne de « transformation socialiste » et a donc rompu « l’accord de l’article 17 ».L’année 2009 marque également le 10e anniversaire de la persécution du mouvement bouddhiste Falun Gong. Chen Xiang rappelle que parmi les sept membres du comité permanent du Politburo, seul Jiang Zemin a souhaité réprimer le Falun Gong après la manifestation pacifique de celui-ci en avril 1999 à Pékin.  « Pourquoi Jiang s’est-il placé au dessus des six autres membres du comité permanent du Politburo ? », demande M. Cheng. « Mao Zedong avait mené sa ligne de gauche jusqu’à la mort. Deng Xiaoping a pu persister dans les massacres en dépit de tout. Jiang a fait la même chose. Quand il a mis la main sur le pouvoir militaire, plus rien n’a pu arrêter ce dictateur. » Pour réparer le tort causé au peuple, le pardon peut être accordé et mis en pratique pour certains « criminels politiques ». Mais la racine du problème est dans la dictature du Parti unique. « Des pardons spéciaux ne seraient qu’une contribution symbolique, » conclut M. Cheng. « En réalité, c’est le fait d’abolir la dictature du parti unique qui peut assurer la stabilité de l’État sur le long terme. »

  • Retour sur l’histoire de la répression du Falun Gong en Chine : Interception satellite en 2002 après 3 ans de persécution

    Depuis quelque mois, en Chine continentale l’interception à répétition des chaînes de télévision par câble ou satellite par des programmes diffusant la vérité du Falun Gong a permis aux pratiquants soumis depuis 3 ans à un traitement injuste de s’exprimer, a permis aux populations en Chine continentale de connaître la vérité par eux-mêmes, et a énergiquement défié le blocus et le monopole des médias par le régime de Jiang. Ce sont des actions historiques magnifiques.  

    1. Cette persécution cruelle viole la constitution et la loi

    La Chine continentale est une dictature autoritaire. C’est la jalousie et la paranoïa de Jiang qui lui ont fait prendre la décision de cette répression, de son annonce à son application il est parvenu au point culminant de la violation de la constitution et la loi :

    Jiang Zemin n'a jamais appliqué la loi vis à vis des pratiquants de Falun Gong qui sont sans armes et suivent les principes de Vérité, Bienveillance, Tolérance ; dans tout le pays il applique par la force des politiques telles que "tant pis s’ils meurent sous les coups, on annoncera qu’ ils se sont suicidés." "salissez leur réputation, ruinez les financièrement, éliminez les physiquement." Il a contraint la machine de propagande étatique à répandre des calomnies contre le Falun Gong, à semer la terreur, la scission et la haine. Depuis trois ans, des centaines de millions de pratiquants de Falun Gong subissent la persécution sans raison, une centaine de milliers ont été envoyés dans des prisons, des camps de rééducation par le travail et des hôpitaux psychiatriques, des milliers de personnes sont persécutées à mort. Et cette persécution se poursuit. Encore récemment Jiang Zemin a donné l'ordre aux services de la police de tirer à vue sur ceux qu’ils prenaient à afficher des tracts de Falun Gong. Ce qui est encore plus incroyable, c'est que dans le contexte d’une aussi grave persécution, toutes les protestations pacifiques du Falun Gong sont qualifiées d’ "infraction à  la loi".

    Comme nous le comprenons tous, toute résistance pacifique pour protéger les droits humains fondamentaux est légitime, car c’est précisément dans le soutien de la justice que réside le pouvoir des lois. Où y a t-il une société civile qui tolère, sous sa loi, des bourreaux massacrant des populations innocentes et accusent les victimes d’ infraction à la loi lorsqu’elles réclament justice et disent la vérité.

    2. La haine et la terreur créées par les médias de Chine continentale a porté préjudice à la population chinoise

    En réalité, en Chine continentale les victimes dépassent de loin les dizaines de millions de familles directement opprimées et désunies. Dans cette lutte entre le bien et le mal, les médias de Chine continentale ont dégénéré jusqu’à être réduites à rien moins qu’un outil entre les mains d’un dictateur pour massacrer des innocents. Dans ces circonstances les victimes qui sont allés faire légalement appel aux institutions pour rapporter les faits réels sont traitées de criminelles, le peuple dans tout le pays est totalement privé du droit de connaître la vérité, doivent passivement subir l’incessant lavage de cerveau et la propagande mensongère qui nourrissent la peur et la haine envers le Falun Gong. Influencés et trompés par la propagande mensongère, des centaines de millions de chinois succombent à la tyrannie du dictateur, ils ont commis des fautes et même des crimes irréparables contre leurs voisins, leurs collègues, les membres de leurs familles. Les officiels du gouvernement, les fonctionnaires, les professeurs, les policiers, les gens de tous les métiers sont obligés de choisir entre leur conscience et la justice et leur vie, beaucoup trop d’entre eux ont choisi de se compromettre avec le mal pour protéger leurs intérêts immédiats.

     La persécution s'étend outremer, dans les sociétés libres

    La persécution de Jiang Zemin contre le Falun Gong a porté préjudice à tous les chinois qu’ils vivent en Chine ou à l’étranger. Comme un virus elle s'étend insidieusement aux pays démocratiques. Cette persécution vise non seulement des dizaines de millions de pratiquants de Falun Gong en Chine mais aussi toute personne dans le monde qui aime la paix, qui chérit la liberté de croire, et croit en la moralité sociale et l’autorité de la loi. C’est un avertissement particulièrement lugubre à la suite du récent refus d’entrer, opposé aux pratiquants de Falun Gong qui voulaient pacifiquement faire appel, dans des pays démocratiques, d’après des « listes noires » fournies par le régime de Jiang, et de l’ interférence et l’atteinte à la réputation des personnes qui pratiquent le Falun Gong par les consulats chinois à l’étranger. 

    3.       Les efforts pacifiques des pratiquants de Falun Gong du monde entier pour révéler la persécution et clarifier la vérité incarnent les principes de Vérité, Bienveillance, Tolérance. 

    Dans ces circonstances particulières, les pratiquants de Falun Gong du monde entier font tout leur possible pour que les populations et les gouvernements de chaque pays du monde comprennent la vérité de cette persécution et sa nature perverse. Allant de faire des pétitions à clarifier la vérité face à face, distribuer des tracts dans les rues, distribuer des journaux, solliciter des signatures, faire des marches SOS, suspendre des banderoles à Tiananmen et dans d’autres lieux publics, clarifier la vérité par l’Internet, la radio, le câble et le satellite TV, la ténacité et l’audace des pratiquants de Falun Gong percent le blocus de l’information du dictateur chinois. Depuis trois ans, toutes les actions des élèves de Falun Gong pour clarifier la vérité ont été pacifiques, raisonnables, justes et sans égoïsme. Elles ont permis de clarifier la réalité des faits, sauver des innocents et empêcher quelques individus au sein du gouvernement chinois de détruire la stabilité et le prestige de la Chine aux yeux de la communauté internationale, c’est non seulement préserver le droit des pratiquants de Falun Gong à exister et croire en Vérité Bienveillance Tolérance mais aussi le droit d’un encore plus grand nombre de gens à savoir la vérité. L’honnêteté, la gentillesse et l’altruisme des pratiquants de Falun Gong préservent la dignité de l’existence humaine, le droit de croire, et plus encore à travers leur comportement incarnent les principes de Vérité Bienveillance Tolérance, cette base de moralité communément respectée par toute l’humanité.

    Tout en attaquant les sites web du Falun Gong et essayant par tous les moyens d’interférer avec les diffusions radios et TV du Falun Gong, le gang de JIANG a impudemment défini ses attaques personnelles contre les pratiquants de Falun Gong et ses téméraires calomnies, insultes, et sanglants coups montés comme « fonctionnement quotidien de ses programmes et satellites » sa nature éhontée est effroyable. Alors où est la justice, où est l’autorité de la loi ? Et lorsque les médias d’état chargés de servir le peuple chinois sont détournés par le dictateur pour empoisonner les gens, lui servant d’outils pour persécuter et tuer des innocents, où sont les intérêts du peuple chinois . Où sont ses droits ? Dans ces circonstances particulières ; peu importe qui a intercepté les réseaux du câble et du satellite TV en Chine continentale pour diffuser la vérité sur le Falun Gong, leurs actions sont louables et justes, elles incarnent leur vertu, leur bonté, leur sagesse et leur courage. Face à la violente répression, leurs actions clarifient la vérité pacifiquement, rationnellement, aidant les innocents, protégeant et demandant le retour de la responsabilité sociale, de la moralité , de la justice et de la loi. Elles jouent aussi un rôle fondamental dans la protection des intérêts du pays, de la société et des ses citoyens en préservant la moralité humaine.

    5. Le groupe JIANG Zemin complote d’exploiter les médias pour semer la haine et persécuter le Falun Gong outremer

    N’arrivant plus à dissimuler les diffusions répétées des programmes du Falun Gong, afin de sauvegarder les intérêts personnels du dictateur, et se préparer à une campagne de calomnie contre le Falun Gong à l’étranger, les médias officiels en Chine continentale se démènent pour créer un effet médiatique autour de l’interception du satellite TV. Leur sinistre mais évidente intention est d’inciter à la haine et à l’hostilité contre le Falun Gong à l’étranger et d’interférer avec la découverte de la vérité à propos du Falun Gong. Au sein de cette absurde sottise, l’accusation curieusement uniforme des médias de Chine continentale et de ses fonctionnaires à l’étranger que le « Falun Gong outremer » a utilisé un « équipement coûteux » pour « émettre à partir de Hong Kong » est la bonne vieille méthode de propagande des médias chinois : détourner l’attention publique, embrouiller l’opinion publique, et inciter à la haine. Depuis la rétrocession de Hong Kong à la Chine continentale, JIANG s’est efforcé d’écarter le Falun Gong à Hong Kong. Comme il était prévisible, plusieurs journaux de langue chinoise financés par le gouvernement Chinois s’empressent actuellement de réponde à leur maître pour injurier à plaisir le Falun Gong et faire campagne pour l’institution d’une « loi » permettant d’interdire la présence du Falun Gong à Hong kong.

    6. Préserver ensemble le principe de Vérité Bienveillance Tolérance

    Tout cela sert de rappel aux pratiquants du Falun Gong qu’ils doivent continuer à clarifier la vérité d'une façon plus complète, plus approfondie, plus concrète. cela indique aussi que la persécution de JIANG Zemin à l'encontre du Falun Gong justifie la condamnation de chaque gouvernement et de chaque personne vertueuse, parce que loin de se corriger il intensifie de plus belle la persécution et fait tout ce qu’il peut pour empêcher la vérité de se savoir, même après les trois années de répression brutale qui aurait du depuis longtemps le convaincre qu’on ne peut pas changer le cœur de l’homme

    Bien entendu, dans une société civile, les médias ont la responsabilité de surveiller les actions du gouvernement. L’indépendance des médias et le droit des citoyens à l’information sont les intérêts majeurs des gens.  En Chine, les programmes TV sont supposés faire savoir les souffrances des gens et être le reflet de leurs opinions et de leurs revendications. Néanmoins, ils ont été utilisés comme porte paroles du dictateur, comme un moyen de le promouvoir de façon éhontée, et un outil pour calomnier méchamment des gens innocents. Dans de telles circonstances, celui qui interpose des documents clarifiant la vérité du Falun Dafa dans des programmes de TV par câble ou satellite restitue en fait aux gens leurs droit à l’information. Une telle action ne protège pas seulement la liberté de conviction et d’expression des pratiquants de Falun Dafa, mais aussi la liberté de conviction et d’expression de tout le peuple chinois, et en même temps, il protège la Constitution Chinoise et les Conventions Internationales qui reconnaissent ces droits.

    Ces trois dernières années, les pratiquants de Falun Dafa n’ont jamais eu de comportements violents dans cette brutale persécution menée par le dictateur avec l’aide de tout l’appareil d’état et de propagande. Le monde entier a pu voir leur paix intérieure et leur comportement civilisé. Tandis qu’ils maintiennent leur propres croyances et défendent la justice dans le monde humain, ils ont pratiqué Vérité, Bienveillance et Tolérance. Dans un proche futur, lorsque tout le peuple chinois pourra exercer les libertés d’expression et de conviction dans un environnement vraiment bienveillant et tolérant, ils se souviendront des immenses sacrifices désintéressés que font aujourd’hui les pratiquants de Falun Gong.

    Le 12 juillet 2002

  • Pékin promet une « aide financière illimitée » pour censurer un spectacle

    Pour son premier passage en Ukraine depuis la formation de la compagnie new-yorkaise, Shen Yun Performing Arts (ou Divine Performing Arts) a été forcée d’annuler ses représentations à cause de la pression de l’ambassade chinoise sur le gouvernement ukrainien.

    Shen Yun était programmée au Palais des Arts de Kiev les 1er et 2 avril. Toutefois, au dernier moment, les membres du groupe se sont vu refuser les visas d’entrée en Ukraine, faisant de l’Ukraine le seul pays d’Europe à annuler les représentations 2009 de ce spectacle faisant revivre la danse classique chinoise.

    Shen Yun Performing Arts est une organisation indépendante du régime communiste chinois, à but non lucratif, et qui a pour but de faire revivre les traditions artistiques chinoises. Ces artistes tirent leur source d’inspiration des 5.000 ans d’histoire de l’empire du Milieu, des périodes antérieures aux décennies de répression par l’État communiste.

    Menaces et tentations

    La crise financière mondiale a eu un immense impact sur l’économie de l’Ukraine, causant une montée du taux de chômage et une dépréciation de la devise, ce qui pourrait expliquer son faible pour des propositions alléchantes. Dans son effort d’empêcher Shen Yun de se produire en Ukraine, le régime chinois aurait promis une « aide financière illimitée » au gouvernement ukrainien, selon une source au sein du gouvernement de Kiev.

    La logique du Parti unique


    « L’ambassade chinoise a fait pression sur le ministère des Affaires étrangères, prétendant que le spectacle contenait des programmes anti-Chine et que les pratiquants de Falun Gong distribueraient une information anti-Chine durant et après le spectacle », nous a expliqué un parlementaire ukrainien préférant rester anonyme.

    Pour le régime communiste, dénoncer les crimes du Parti c’est être « anti-chinois », mais de plus en plus de Chinois aujourd’hui s’aperçoivent  que c’est le Parti communiste qui est responsable de la destruction de la culture chinoise et qui est  par conséquent le véritable  élément  « anti-chinois ».

    Il faut dire que le spectacle comporte quelques numéros de danse qui  illustrent la persécution que
    subissent les pratiquants de Falun Gong en Chine depuis 1999. Sujet tabou pour Pékin. De sorte que  le régime  estime évidemment  que cette dénonciation  par l’art est « anti-Chine» puisqu’elle va contre son propre intérêt.

    La question des visas

    Shen Yun Performing Arts a soumis sa demande de visas au consulat ukrainien à New York le 8 janvier dernier, date à laquelle le consulat a indiqué que la visite d’une grande compagnie d’arts de la scène
    en Ukraine était du ressort du ministère des Affaires étrangères et que Shen Yun recevrait une réponse en moins d’un mois. Toutefois, la compagnie n’avait toujours aucune nouvelle du gouvernement de Kiev le 14 février.

    « Un employé du ministère des Affaires étrangères m’a dit que le fonctionnaire responsable de l’émission des visas était sous une énorme pression et avait refusé de répondre à tout appel téléphonique, et que ce fonctionnaire avait le sentiment qu’il n’y pouvait rien », précise un représentant de l’Association du Falun Dafa d’Ukraine. C’est l’Association de Falun Dafa elle-même qui s’occupe de présenter les spectacles de Shen Yun dans ce pays.

    Décision du président

    Dans les jours qui ont suivi, un fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères a déclaré que la question des visas avait été rejetée par le président de l’Ukraine, Viktor Iouchtchenko. Deuxjours plus tard, le Palais des Arts d’Ukraine a annulé son contrat avec Shen Yun, affirmant
    qu’il avait reçu une lettre du président qui y organisait un évènement officiel les 1er et 2 avril.

    Par contre, comble de la confusion, des affiches faisant la promotion d’un spectacle d’humour, au départ prévu pour le 20 mars au théâtre, disaient que le spectacle avait été reprogrammé le 1er avril,
    avec une note déclarant que le changement n’avait rien à voir avec le théâtre.

    L’art au-dessus de la politique

    Après avoir appris l’annulation des représentations de Shen Yun, M. Leonid Makarovych Kravchuk, le premier président de l’Ukraine indépendante de l’URSS, a déclaré que l’art ne devrait pas être restreint par le pouvoir, le gouvernement ou la politique.

    L’Association du Falun Dafa d’Ukraine a dit que la ligne téléphonique des réservations du spectacle continuait à sonner après l’annulation des représentations. Bon nombre de gens ont appelé à plusieurs
    reprises pour en savoir davantage sur la question des visas et ont indiqué qu’ils étaient prêts à acheter des billets, au risque de se faire rembourser si Shen Yun ne se présentait pas en Ukraine. Cette année, les trois troupes de la compagnie Shen Yun se produisent devant un public de plus d’un million de personnes àtravers le monde.

    Tiré de La Grande Epoque

     

  • La Chine, championne des produits dangereux

    melamine1_0.jpgCONSOMMATION - Sur 2.000 produits comportant un risque repérés en 2008 en Europe, 909 sont de fabrication chinoise, et la moitié de ceux-ci destinés aux enfants...

    Vous ne regarderez plus les jouets de la même manière. Sur les 2.000 produits signalés en 2008 à la commission européenne comme étant dangereux, 900 étaient fabriqués en Chine. Sur ces produits chinois dangereux, plus de 500 étaient des jouets et des équipements destinés aux enfants. On trouve, entre autres, dans la liste dressée par le 5e rapport annuel du système communautaire d'échange rapide d'informations (RAPEX) remis à la commission européenne, des bicyclettes, des landaus ou encore des tétines. En août 2007 déjà, Mattel avait rappelé dans le monde 18 millions de jouets fabriqués en Chine (poupées, petites voitures) décorés avec de la peinture au plomb.


    Brûlures, réactions chimiques


    Le rapport liste également d'autres produits, pas forcément chinois, comme les appareils électriques. Cent soixante-neuf produits, jugés à risques, ont été notifiés par ce système d'alerte rapide qui permet aux autorités nationales compétentes de signaler à la Commission tous les produits présentant un risque élevé pour la santé et la sécurité des consommateurs. Le rapport recense également des véhicules à moteur et des vêtements défectueux.

    Tous ces produits ont été très rapidement retirés du marché, précise Meglena Kuneva, commissaire chargée des consommateurs. «En cette période de crise économique, alors que les prix deviennent un élément déterminant pour les consommateurs, nous devons rester vigilants», souligne-t-elle.


    10% des produits sans origine


    Mais la Chine n'est pas la seule pointée du doigt. Vingt pour cent des produits jugés dangereux avaient été fabriqués dans l'UE et 10% ne portaient aucune indication sur leur origine. Les principaux risques que présentaient les produits épinglés étaient des lésions, dans 20% des cas, des réactions chimiques, des chocs électriques, des incendies et des brûlures.



    La Chine est l'un des principaux exportateurs de produits de consommation à destination de l'Europe. Elle a signé en 2006 avec la Commission un protocole d'accord et une feuille de route pour des jouets plus sûrs. Il lui encore quelques efforts à faire.

     

    Tiré de 20min

    http://www.20minutes.fr/article/320603/Monde-La-Chine-championne-des-produits-dangereux.php

  • Coutançais, terre de dissidents chinois

    Michal et Rémi Blebtreu, journalistes installés près de Coutances, écrivent pour un journal dissident chinois.

    C'est un couple tranquille installé depuis six mois dans une maison charmante du Coutançais, à Hauteville-sur-Mer, pas très loin de la plage et à 10 000 kilomètres de la Chine. Un jardin fleuri, des jouets sur le sol, une tasse de café pour vous accueillir, tout laisse à penser qu'ils mènent une vie paisible.
    Pourtant, Michal et Rémi Blebtreu ont une vie très occupée. Ils sont en effet les correspondants français d’un des journaux dissidents chinois les plus importants au monde, La Grande Epoque.

    Traduit en 18 langues
    Edité à 1,7 million d’exemplaires, publié en 18 langues dans 30 pays, le journal a été créé en 2000 par deux doctorants chinois installés aux Etats-Unis. “Ils ont décidé de dire ce que les médias chinois taisaient, indique Rémi Blebtreu, là où le seul média autorisé reste l’organe de presse du parti, de la propagande en soi”.
    Petit à petit, leur réseau de correspondants s’étend. Ils trouvent des rédacteurs courageux en Chine, aux Etats-Unis. Le journal se distribue sous le bras, mais surtout sous peine de lourdes représailles. Très vite, les communautés étrangères, souvent des sinologues amateurs, s’intéressent à cette presse libre, porteuse d’informations capitales sur le régime et la société. Des éditions allemandes, russes, canadiennes naissent. En 2005, Michal et Rémi Blebtreu se lancent dans l’aventure française au côté d’Isabelle Chaigneau, Hélène Tong, Mathieu Sirvins et Alexis Genun, le rédacteur en chef.

    Journaliste agressé à New York
    La Grande Epoque se fait le défenseur des pratiquants de la méthode du Falun Dafa, une technique de méditation chinoise dont les adeptes sont persécutés en Chine.
    C’est justement en pratiquant cette méthode que Rémi Blebtreu a découvert le journal. Au cours d’un voyage à Tel-Aviv, ce passionné d’arts martiaux se perfectionne au Falun Dafa. Il rencontre alors Michal, à l’époque étudiante en littérature française. Ensemble, ils participent à des manifestations contre les répressions en Chine.
    De retour en France, leur engagement ira crescendo. Ils se rapprochent d’autres Français tout aussi motivés. Une secrétaire, un doctorant en physique, une responsable média, autant de profils différents qui sont les plumes de l’édition française.
    Le 1er janvier 2005, le premier numéro est diffusé gratuitement en ligne ou dans le métro parisien, mais “surtout auprès des grandes instances et des personnalités politiques”, pour les convaincre “de ne pas se laisser influencer par la pression chinoise”.
    Côté financement, l’édition française bénéficie de fonds propres venus des éditions américaines et de la publicité. Voilà six mois, les deux journalistes ont quitté Paris pour la Normandie. Dans leur bureau d’Hauteville-sur-Mer, ils restent en contact direct avec les autres membres de la rédaction internationale via le réseau Skype, “branché en permanence” sur leur ordinateur. Cette activité pourrait leur apporter des ennuis… “A New York, le rédacteur en chef s’est déjà fait agresser”, raconte Rémi Blebtreu.
    “Une seule fois j’ai eu peur en refermant la porte. La minute d’après, j’avais oublié”. Quant à Michal, elle n’a jamais “tremblé”. La Normandie, ils la considèrent comme une région “très ouverte sur l’extérieur”. Dans la dernière parution, on trouve d’ailleurs un article de Michal sur deux jeunes femmes qui restaurent des meubles récupérés.
    “Une initiative écologique que je trouvais intéressante à décrire dans nos pages”.
    À côté de témoignages accablants envers le gouvernement chinois, comme celui d’un avocat prisonnier et torturé pour avoir dénoncé la situation des droits de l’homme dans son pays, l’actualité nationale et même locale y est décrite. Une vision internationale de la Normandie.

    Un peu de biographie, elle...
    Michal est Israélienne. Elle est l’auteur d’une thèse sur le mouvement surréaliste. Aujourd’hui, elle effectue de nombreuses traductions dans plusieurs langues.

    ... lui
    Après avoir suivi le cours Florent, Rémi devient comédien et réalisateur de courts métrages et documentaires. Il a également travaillé auprès de sa tante, Denise René, célèbre galériste parisienne spécialisée ans l’Art moderne et cinétique.

    La Grande Epoque sur internet
    La Grande Epoque est distribuée gratuitement à Paris. On peut également télécharger gratuitement l’édition en format PDF sur le site www.lagrandeepoque.com. En surfant sur les onglets des pays, l’internaute peut consulter les éditions correspondantes.

    De nombreux prix
    La Grande Epoque a reçu de nombreux prix. En 2005, l’édition allemande a reçu un prix en tant que média de l’International Society for Human Rights (IGFM) pour son apport régulier d’informations sur la violation des droits de l’homme en Chine. En 2005, l’édition anglaise a été récompensée du meilleur prix de l’Asian American Journalists Association, et l’édition chinoise a été reconnue comme “défenseur des droits de l’homme et des valeurs démocratiques libres”.

    Tiré de La Manche Libre

    http://www.lamanchelibre.fr/Coutancais--terre-de-dissidents-chinois-,1.media?a=2413

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