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  • Les Chinois ont de l’espoir

    Les intervenants témoignent de l’impact des démissions du Parti communiste chinois en Chine.

    Fin 2008, la diaspora chinoise a tenu à New-York un forum sur le futur de leur pays, qui peut aujourd’hui se lire comme les «vœux pour 2009» des Chinois exilés. La rencontre confirme la vivacité du mouvement de démissions du Parti Communiste chinois qui a fait suite à la publication en Chine du recueil Neuf commentaires sur le Parti Communiste chinois.

    Le président du Centre mondial de démissions du PCC, le professeur Dayong Li, a qualifié les Neuf commentaires de «neuf bombes atomiques spirituelles». Son organisation, réseau social communautaire présent dans toutes les diasporas chinoises, a assumé dès 2005 un rôle moteur dans la promotion des Neuf Commentaires hors de Chine. Soutenu par des médias chinois libres dont la chaîne de télévision New Tang Dynasty Television (NTDTV) et la radio Sound of Hope (SOH), ainsi que par les démocrates chinois et des minorités persécutées par le PCC, le Centre mondial des démissions dit avoir pu structurer le mouvement des démissions du Parti Communiste, qu’ont symboliquement rejoint plus de 45 millions de Chinois.

    Le démocrate bien connu Wei Jingsheng, présent par vidéoconférence, a remarqué que les Neuf commentaires avaient un vrai rôle éducatif: «Les gens doutent du régime. Ils prennent conscience que les jours du PCC sont comptés», a-t-il rajouté. Selon lui, le fait que le PCC soit dénoncé par ses propres membres, que ceux-ci transfèrent leur argent aux membres de leur famille à l’étranger, illustre une situation de «rats affolés dans un navire qui coule».

    Des voix bâillonnées
    Le musicien Zhendong He a raconté à ceux qui étaient présents à la réunion comment il avait été censuré alors qu’il essayait d’envoyer un mot à son père pour son 88e anniversaire. Son message envoyé en Chine avait aussitôt été rejeté, parce qu’il contenait des critiques envers le régime chinois. Ceci illustre, croit-il, la façon dont le régime chinois peut aussi influencer les médias outremer pour museler et assujettir les voix qui ne lui sont pas favorables. Monsieur He a également expliqué en détail comment le régime arrête quiconque lit ou diffuse les Neuf commentaires en Chine, texte supposé «subversif».

    Véritable aficionado du texte en question, BuoQiao Tang, porte-parole du «Gouvernement par Intérim de la Chine» – un groupe de démocrates réfléchissant à une future constitution pour la Chine post-communiste – croit pour sa part que les Neuf commentaires ont apporté aux Chinois rien moins qu’une «renaissance spirituelle»: «Au fur et à mesure que le mouvement ‘Démissionner du PCC’ a grandi, de plus en plus de gens ont été capables de reconnaître la véritable nature du PCC», explique-t-il. «Les gens peuvent maintenant surmonter leur peur du PCC pour défendre leurs droits».

    «Le mouvement ‘Démissionner du PCC a été le meilleur mouvement pacifique pour désintégrer le PCC», poursuit-il, décrivant le mouvement comme «une rafale de vent qui a balayé le PCC sans l’utilisation d’un seul soldat».

    Monsieur Buo indique par ailleurs que depuis la fondation du Gouvernement par Intérim de la Chine, des Chinois viennent s’enregistrer en tant que «citoyens du futur gouvernement». Lequel promet à l’avance le droit de s’exprimer et de protester contre toutes mesures injustes. «La fin de l’ère communiste n’est plus très loin», a-t-il dit.

    Le PCC «est le problème»
    Président de l’Union Mondiale des Partis Démocrates chinois, Wang Jun, complète en reprenant une affirmation tirée des Neuf commentaires: «Sans le PCC la Chine pourra avancer vers une nouvelle ère».
    «C’est totalement vrai. La façon dont le PCC a traité ses citoyens durant le séisme du Sichuan a suffi à démontrer aux gens qu’ils ne pourraient jamais compter sur le Parti communiste», affirme-t-il.
    «Pour juger si un citoyen chinois croit réellement dans la démocratie, il suffit de voir si il ou elle a quitté le PCC», martèle-t-il.

    Monsieur TianLiang Zhang, analyste de la chaîne NTDTV, rebondit en insistant sur la conception erronée qui fait dépendre du PCC pour régler le problème en Chine. «Alors que c’est le PCC lui-même, comme le fait ressortir les Neuf commentaires, qui est le problème».

    Dans la même veine, le professeur TianXiao Li, de l’université de Columbia, a décrit les Neuf Commentaires comme un troisième œil sur la Chine, fournissant aux gens une chance de briser leur lien mental avec le Parti communiste. Le texte, affirme-t-il, ne laisse au régime aucune chance d’arrêter le mouvement parce que les changements qu’il induit viennent du cœur des gens.

    Madame Li Ping Zhao enfin, dont la famille était membre de l’Armée Rouge, a conclu les vigoureux échanges en expliquant avoir quitté le PCC après avoir lu les Neuf commentaires – et en utilisant son vrai nom [ndlr, dans le mouvement de démissions, des noms d’emprunt sont souvent utilisés par mesure de sécurité]. Après quoi elle a rejoint l’équipe des volontaires afin d’aider d’autres gens à quitter le Parti Communiste chinois.

    Madame Zhao dit avoir déjà aidé plus de 2.000 personnes à quitter le PCC. Elle a également partagé sur la façon dont sa famille avait été victime des différents mouvements politiques du PCC. Beaucoup des membres de sa famille ont été persécutés à mort, a-elle dit, simplement parce leur origine était «bourgeoise».

  • Obama et la Chine

    Obama-by-Steven-Voss.pngObama pense que la Chine manipule sa devise

    WASHINGTON (AFP) — Le président américain Barack Obama estime que la Chine "manipule" sa devise et mettra en place une diplomatie commerciale intensive, a déclaré jeudi le secrétaire au Trésor désigné, Timothy Geithner.

    "Le président Obama -- appuyé en cela par les conclusions d'un grand nombre d'économistes -- pense que la Chine manipule sa devise", a déclaré M. Geithner par écrit à la commission des Finances du Sénat, qui devait approuver sa nomination en fin de matinée.

    "Le président Obama s'est engagé en tant que président à recourir intensivement à toutes les voies diplomatiques disponibles pour obtenir un changement dans les pratiques de la Chine en matière de devises", a-t-il déclaré.

    M. Geithner avait auparavant déclaré qu'un "dollar fort est de l'intérêt national" des Etats-Unis.

    Obama nomme un physicien d'origine chinoise secrétaire à l'Energie

    WASHINGTON, 15 décembre (Xinhua) -- Steven Chu, un  éminent physicien américain d'origine chinoise, a été désigné  lundi par le président élu américain, Barack Obama, comme prochain secrétaire à l'Energie.

    M. Obama a annoncé la nomination du prix Nobel lors d'une  conférence de presse tenue dans son QG de transition à Chicago, en Illinois (centre-ouest), au cours de laquelle il a présenté à la  nation les membres de son équipe pour l'énergie et  l'environnement.

  • La dernière « droitière » rescapée des purges de Mao parle du Shen Yun 2008 - Partie 3

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    "Je dois aussi mentionner la danse ‘Manches d’Eau.’ Ma mère vient de la Chine du sud, c’est là où j’ai vécu pendant presque la moitié de ma vie. Le paysage montrant les régions lacustres du sud de la Chine est si brillant et gracieux. Le lac est clair, il y a un petit pont incurvé, et des fleurs de toutes les couleurs…c’est la ville natale dont je me souviens dans mes rêves!

    Les filles comme de purs bourgeons de fleurs, dansent parmi les sources claires et les fleurs. Leurs pas sont aussi doux que des nuages flottant sur l’eau, et comme une brise sur la surface d’un lac. Elles sont comme des fées d’eau. Leurs mouvements calmes et élégants apaisent les cœurs, et leurs esprits purs et clairs vous font monter les larmes aux yeux. Elles sèment des pétales de fleurs dans un mouvement de leurs manches d’eau , éventent la brise printanière, et amènent le public à danser avec elles dans les nuages. Lorsque la musique s’achève les filles partent doucement, mais leurs esprits divins continuent à faire écho dans l’esprit des spectateurs.
    La troupe des Arts divins redéfinit la grâce harmonieuse entre la force masculine et le charme féminin.

    LA TROUPE DES ARTS DIVINS ÉVEILLE CE QU’IL Y A DE MEILLEUR DANS L’HUMANITÉ
    En tant que joueuse d’ erhu (viole chinoise), je recommande vivement ‘Souffrance Rédemptrice’ de Qi Xiaochun. C’est le morceau d’erhu le plus poignant et le plus bouleversant que j’ai jamais entendu. J’étais si émue que les larmes coulaient sur mes joues. J’aimais avant « La lune se reflétant dans le deuxième étang » composé par Hua Yanjun, et ‘Gémir de maladie’ de Liu Tianhua. Mais avec ‘Souffrance Rédemptrice’ de Mme Qi, j’ai ressenti un sentiment irrépressible de grâce. La compassion est au-delà de toute description, surpassant tout, et pouvant sauver toutes les personnes malheureuses dans le monde. ‘Souffrance Rédemptrice’ de Mme Qi est le meilleur morceau d’Erhu, c’est sans précédent.

    De même, le compositeur, le chef d’orchestre et l’orchestre qui transmettent cette musique divine au public, les merveilleux ténors et sopranos qui communiquent avec le public avec leurs cœurs sincères, les présentateurs pleins d’humour et pourtant authentiques… Je les admire tous profondément.

    La troupe des Arts divins réussit à unir les cultures traditionnelles orientale et occidentale, et créé la nouvelle véritable culture. Elle éveille le meilleur de l’humanité, et guide l’humanité vers le haut."

    Tiré de http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/3549/107/

  • La dernière « droitière » rescapée des purges de Mao parle du Shen Yun 2008 - Partie 2

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    "Dans la scène d’ouverture « Descente des Rois Célestes » lorsque le Seigneur Bouddha descend du cosmos sur un char Impérial, ces chevaux célestes volant au dessus des têtes du public battant l’air de leurs ailes immenses, remplissent les gens de l’espoir que le Seigneur des Bouddhas vienne dans sa grâce sauver les êtres. Dans « Hou Yi abattant les Neuf Soleils », alors que neuf oiseaux volent dans le ciel se transformant l’un après l’autre en soleils de feu, la musique de l’orchestre aide à exprimer la terreur dans laquelle vivent les êtres vivants (et le public) sans nulle part où se cacher. « La Dame de la Lune » m’a évoqué un grand Palais de la Lune, réaliste et glacé. Comment ces histoires grandioses ont-elles pu être représentées si magnifiquement sur scène, voilà qui dépasse mon imagination!

    J’ai toujours ardemment désiré l’unité du ciel et de l’homme, j’ai prié pour cela, mais ce rêve devenait de plus en plus brouillé. Les spectacles de la troupe des Arts divins manifestent la beauté sereine de l’unité du ciel et de l’homme dont je rêvais depuis longtemps, mais que je ne pouvais pas voir. Voyez, sous le Mont Taishan, connu comme une terre aux pouvoirs magiques et dotée de talents, des jeunes filles innocentes danser en robe jaune, de beaux jeunes gens danser avec une énergie sincère et chaleureuse. C’est tout à fait une peinture d’art populaire chinois de l’Ouest de la Chine! Sous le Mont Changbai couvert de neige, les vertes rizières, les maisons de fermiers disséminées ça et là, de jeunes Coréens louent la bienveillance de Dieu. C’est la beauté sereine, depuis longtemps absente, du ciel et de l’homme ne faisant plus qu’un.

    LA TROUPE DES ARTS DIVINS REDÉFINIT L’HARMONIE ENTRE LA FORCE MASCULINE ET LE CHARME FÉMININ
    Les ‘Tambours de la cour Tang’ ont un rythme fluide et clair, manifestant le véritable esprit chinois, un pilier de force, de vie essentielle, et chacun remplit d’un afflux d’énergie soudaine. La percussion est enthousiaste et chasse au loin les nuages sombres. Elle touche puissamment le public avec sa droiture éclatante. Par moments, la percussion se fait douce et lente, faisant naitre l’espoir et la joie. Lorsque la percussion s’arrête avec un son à l’unisson qui ébranle l’univers, les cœurs sont remplis de soleil et il n’y a aucune ombre. J’ai tout à coup réalisé que ces jeunes gens étaient l’incarnation de la « force masculine. »

    La grande dynastie Tang a été la période la plus splendide de l’histoire de la Chine. Les hommes de la dynastie Tang, pour moi, pouvaient ‘attraper un tigre sur les montagnes et saisir un dragon dans l’océan’. Ils étaient pleins de virilité, d’une assurance calme, et poursuivaient leur recherche de la vertu avec une ferme volonté. Je croyais que dans la Chine moderne, après plus de 50 ans de règne communiste, la colonne vertébrale de notre nation avait été brisée. Où pouvez-vous voir des hommes forts avec une paix intérieure? Un homme véritable capable de ‘porter la vertu avec des épaules d’acier’ est difficile à trouver, mais les Tambours de la dynastie Tang montrent parfaitement l’esprit de l’homme chinois, et m’ont permis d’entrevoir l’espoir d’une renaissance de notre nation."

    A suivre

    Tiré de http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/3549/107/

  • La dernière « droitière » rescapée des purges de Mao parle du Shen Yun 2008 - Partie 1

    Lin Xilin
    Lin Xilin

    Lin Xilin, née en 1935, est diplômée de droit et ancienne journaliste du China Youth Daily. En 1957, Mao Zedong s’est personnellement référé à elle comme étant une « droitière » typique. Le Parti communiste chinois l’a jetée en prison pour 15 ans. En 1979, le PCC a réhabilité tous les « droitiers » en Chine. Cependant, Deng Xiaoping a demandé que cinq d’entre eux ne le soient pas. Lin était l’une des cinq. Les quatre autres sont décédés. Ainsi, Lin Xiling est pour les Chinois un personnage historique connu comme « la dernière droitière » en Chine. Elle a déménagé en France en 1983 et vit maintenant aux États-Unis.

    Lin Xilin a débuté sa carrière littéraire et artistique à un jeune âge. Elle a déjà vu quatre fois les spectacles de la troupe des Arts divins. Juste avant Noël 2007, après avoir vu Holiday Wonders à New York pour la seconde fois, Lin Xiling a été profondément touchée et a senti renaître son espoir pour le futur. Une semaine plus tard, les souvenirs et les sentiments de Lin Xiling au sujet du spectacle étaient encore frais dans son esprit et elle a accepté avec joie notre entretien. Ce qui suit a été compilé suite aux enregistrements de l’entretien.

    "Mes parents étaient tous deux artistes du « style de Shanghai ». Mon père avait une belle voix, il était amateur de théâtre et d’opéra chinois. Il avait l’habitude de me porter sur ses épaules pour aller voir les représentations de maître Mei Lanfang. Ma mère était née dans une famille éduquée et a mené une carrière de professeur de musique et d’écrivain. J’ai reçu une bonne éducation artistique en grandissant. J’ai rejoint la troupe de théâtre de l’armée alors que j’avais seulement treize ans. J’avais des capacités et pouvais jouer de plusieurs instruments musicaux, chanter, et diriger. J’ai vu d’innombrables représentations en Chine, par des artistes chinois ou internationaux. Après être partie en exil, j’ai vu de nombreuses expositions internationales de premier ordre à Paris, Sydney, et Vienne, mais les représentations de la troupe des Arts divins ont touché mon cœur comme rien auparavant.

    Je me suis demandée : ‘Qu’est-ce qui me pousse à venir voir les spectacles de la troupe des Arts divins encore et encore ? Qu’est-ce qui a touché si profondément mon âme?’ Je pense qu’en surface, ce spectacle manifeste la beauté du ciel et de la terre.
    Le spectacle montre des mondes divins solennels, l’exquis palais de la dynastie Qing, et la Chine actuelle proprement dite. Il montre le bien conquérant le mal. Il montre aussi des images allant du champ de bataille de la grande dynastie Tang, aux fleurs en boutons des régions lacustres de la Chine méridionale, et aux royaumes enchanteurs des sérénades musicales occidentales. Le décor high-tech en trois dimensions crée des effets visuels parfaits qui guident le public à travers un voyage culturel qui transcende le temps et l’espace."

    A suivre

    Tiré de http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/3549/107/

  • Dans la Chine ancienne, nouer des cordonnets était une forme d’art

    noeuds chinois
    A l’origine, les nœuds chinois étaient utilisés pour enregistrer des informations – plus tard les nœuds furent utilisés pour beaucoup d’autres choses.(La Grande Époque)

    Beaux et élaborés, complexes bien que suivant des règles simples, les nœuds appartiennent à l’histoire de la Chine depuis 5000 ans, et les inscriptions de l’histoire antique attestent de leur utilisation dans l’enregistrement de toutes  sortes d'évènements importants.


    Il y a plusieurs citations chinoises qui expliquent le rôle des nœuds  en Chine ancienne, comme « lier des nœuds  sur un cordonnet  pour  noter un  événement» (結繩記事 jiéshéng jìshì)» et «faire des nœuds larges pour les  évènements importants et des plus petits pour les évènements moins importants» (大事大結其繩、小事小結其繩 dàshì dàjié qí shéng, xiaŏshì xiaŏjié qí shéng)

    Au début de la civilisation chinoise, les gens considéraient un morceau de cordon comme digne d’honneur, puisque le mot lui-même, 繩 (shéng) est prononcé de la même façon que  la désignation des divinités 神 (shén).. Le caractère chinois pour le cordon conduit aussi les Chinois –appelés   le «Peuple du Dragon» au respect car ils pensaient que le caractère  pour cordon  ressemblait à un dragon  en mouvement.
    Les nœuds ont aussi pris une signification métaphorique en raison de leurs dérivés linguistiques. Un nœud (結 jié) est composé de 絲 (sī) et吉 (jí), où 絲 (sī) signifie soie  ou cordon, et 吉 (jí) prospérité, une position sociale élevée, une longue vie, la chance, la richesse, la santé et la sécurité.


    Le caractère 結  désigne un nœud. En raison de cela, il peut aussi symboliser les relations, et son sens peut être étendu pour signifier la force, l’harmonie et les émotions humaines. Ces connotations  donnent une  caractère concret  à une série de mots chinois qui le contiennent. Par exemple, 結實 (jiēshí) «porter des fruits», 結交 (jiéjiāo)  «se faire des amis» 結緣 (jiéyuán) «réconciliés par le destin» 結婚 (jiéhūn) «se marier» et團結 (tuánjié) «s’unir».


    Considérant le lien étroit entre  les nœuds et la culture chinoise, l’art du  nouage continue d’être transmis comme une culture populaire, et est bien considéré. Ce passe-temps est devenu une forme d’art  courante pendant les dynasties Tang (618-907) et Song (960-1279), et vit son  âge d'or pendant la moitié des dynasties Ming et Qing (1368-1912), où les nœuds ornaient fréquemment les vêtements traditionnels. L’art a évolué  d'utilisations fonctionnelles simples à des éléments décoratifs pour les  fêtes, comme des colliers, des  ornements de chevelure et des pendentifs. Originellement, certains nœuds, tel le «Nœud de chance» étaient utilisés comme amulettes supposées protéger des malheurs, éviter les infortunes et attirer la chance.


    Les nœuds chinois sont  confectionnés à partir d’un morceau de cordonnet long d’un mètre, et  suivent des méthodes, des règles et  un ordre établis. Les cordonnets sont repliés, entourés, roulés, brodés et tirés dans des créations fascinantes. Bien que certains nœuds  puissent apparaître extrêmement compliqués et hautement artistiques dans leur  dessin et leur conception, tous sont faits selon 20 techniques de base. Les vrais nœuds chinois sont  identiques  dessus et  dessous.(Je modifie car ils sont faits sur un support posé à plat.)

    Le nom donné à un nœud particulier dépend de sa forme, de son utilisation finale, de l’endroit où il a été fabriqué, et de sa signification. Le «double  pièces de monnaie» par exemple,  tire son nom de deux vieilles pièces de monnaie de cuivre entrelacées. Le nom du «nœud de bouton» se rapporte à son utilisation finale (comme bouton ). Le «nœud dix mille»s’apparente non seulement au symbole bouddhiste wan, que les Chinois utilisent souvent pour représenter dix mille, mais est aussi souvent vu sur les illustrations de la ceinture des statues de la déesse Guanyin, la Bodhisattva de la compassion.


    Le «nœud infini» est  conçu  d'après huit symboles bouddhistes, représentant la roue des changements perpétuels dont toutes les choses sont sensés provenir. Ce nœud représente des corrélations  sans fin et est la base des nombreuses variations.


    Depuis le siècle dernier, et plus particulièrement depuis la   «Nouvelle Chine» née sous l’autorité communiste, cette forme d’art traditionnel a perdu de son importance C’est seulement dans les années 90 que l’art du nœud, comme la broderie et les vêtements traditionnels chinois, voit une  renaissance , et ces arts ont depuis fait un  retour victorieux à travers le monde chinois.

  • 1999: La réponse pacifiste de Li Hongzhi

    Un courrier de Li Hongzhi au gouvernement chinois avant le début de la persécution du Falun Gong en Chine en 1999 - Partie 2

     

    "En fait je vois très clairement pourquoi certains veulent absolument s'opposer au «  Falun Gong ». Tout comme le disaient les médias c'est parce que ceux qui pratiquent le «  Falun Gong » sont très nombreux. Plus de 100 millions de personnes c'est vrai que ce n'est pas peu, mais pourquoi craindre que les hommes bons soient en grand nombre ? Ne vaut-il pas mieux que les hommes bons soient en grand nombre, que les hommes mauvais soient moins nombreux ? Moi Li Hong Zhi j'apporte mon aide sans conditions aux pratiquants afin que la moralité humaine puisse s'élever, j'améliore la santé du peuple, ce qui entraîne la paix sociale en leur permettant de mieux servir la société avec un corps en pleine santé, n'est-ce pas bénéfique pour ceux qui sont au pouvoir ? En réalité ceci est déjà véritablement accompli. Pourquoi non n711069652_677390_51.jpgseulement ne me remercie-t-on pas, mais au contraire pousse-t-on 100 millions de personnes à s'opposer au gouvernement, quel gouvernement peut avoir un comportement aussi incompréhensible ? Mais dans ces cent millions de personnes laquelle est sans parent ni enfant, sans proche ni amis, est-ce alors un problème de cent millions de personnes ? Alors les opposants ne feront sans doute qu'augmenter. En fin de compte «  qu'arrive-t-il aux dirigeants du pays que j'aime tant ? » Si ma vie à moi Li Hong Zhi peut enlever de leur cœur la peur qu'ils ont des hommes de bien, je rentre immédiatement, me mettre à leur disposition, à quoi bon «  s'exposer à la condamnation du monde entier », gaspiller tant d'énergie et d'argent, utiliser la politique et l'argent pour de telles tractations qui bafouent les droits de l'homme ? Or les Etats-Unis se considèrent toujours comme un pays exemplaire dans le respect des droits de l'homme, peuvent-ils donc vendre les droits de l'homme en effectuant de telles tractations ? En outre je suis résident permanent des Etats-Unis, résident permanent dans les termes de l'exercice des lois américaines.


    Je n'ai pas l'intention d'accuser quiconque, mais il m'est bien difficile de comprendre ces actes. Pourquoi ne saisit-on pas cette chance de gagner le cœur du peuple, mais crée-t-on au contraire l'opposition de 100 millions de personnes ?


    Selon certaines informations de nombreuses personnes sont allées à Zhong-Nan-Hai, certains en ont été furieux. En fait les gens qui y sont allés n'étaient pas du tout nombreux. Que tout le monde réfléchisse sur 100 millions de personnes qui ont appris le «  Falun Gong » ils n'ont été que dix mille à y aller, peut-on parler d'un grand nombre ? Nul besoin de mobiliser, avec cent millions de personnes vous voulez y aller, je veux aussi y aller, n'arrive-t-on pas en très peu de temps à plus de dix mille personnes ? Elles n'avaient ni mots d'ordre, ni slogans, ne commettaient aucune mauvaise action, de plus elles n'étaient pas contre le gouvernement, elles ne voulaient que lui rapporter des faits, en quoi est-ce inacceptable? Je vous le demande y a-t-il des manifestants aussi honnêtes et discrets ? N'êtes-vous pas touchés en voyant cela ? On s'obstine à trouver la moindre faute dans le «  Falun Gong », or éradiquer sans réserve est vraiment dépassé. Le «  Falun Gong » n'est pas aussi effrayant que certains l'imaginent, au contraire il apporte d'immenses bienfaits. Il offre tous les avantages sans inconvénient aucun pour quelque société que ce soit. En revanche, perdre le cœur du peuple est ce qu'il y a de plus effrayant. Je vais parler du fond du cœur, les élèves du «  Falun Gong », ils sont aussi des hommes en cours de Xiulian (pratique spirituelle), leur cœur humain existe encore, face aux traitements injustes, je ne sais combien de temps ils peuvent encore endurer cela. C'est aussi ce qui m'inquiète le plus."


    Li Hong Zhi,

    le 2 juin 1999.

    Tiré de http://www.infofalungong.net/Historique/pages/Annexes.html#courrier_de_Li_Hongzhi

  • Étudiante chinoise: «Je n'ai jamais vu un tel spectacle en Chine»

    Liu Shangwan, étudiante à McGill.
    Liu Shangwan, étudiante à McGill. (Sun Taili/La Grande Époque)

    MONTRÉAL – Les 16, 17 et 18 janvier, Montréal accueillait les spectacles de Divine Performing Arts (DPA), une compagnie artistique de New York qui a pour mission de faire renaître la culture traditionnelle chinoise.

    «Les danses étaient superbes. Les couleurs des costumes étaient magnifiques. Porter des habits si merveilleux doit donner l'impression d'être au ciel», commente en mandarin Liu Shangwan, une étudiante en biologie à l'Université McGill.

    «J'ai trouvé que c'était magnifique. Les numéros étaient fantastiques et divins», rajoute-t-elle.

    «Je n'ai jamais vu de tels spectacles en Chine. Là-bas, je peux voir de la danse, mais je n'ai jamais ressenti quelque chose de spécial. Mais les danses que j'ai vues aujourd'hui sont spéciales. Elles montrent l'histoire, la culture et les arts de la Chine. C'était spectaculaire et ces mouvements ne peuvent être vus dans les danses occidentales.»

    DPA fait dans la danse classique chinoise et intègre aussi quelques-unes des nombreuses danses folkloriques et ethniques de la Chine. Non seulement les danseurs doivent suivre un entraînement professionnel intensif pour bien maîtriser les techniques, ils doivent aussi comprendre et imprégner leurs danses des significations plus profondes de la culture traditionnelle chinoise. Par conséquent, ils sont capables de faire revivre la beauté et la bonté de la culture chinoise sur scène, tout en faisant découvrir, à un public provenant d'origines ethniques différentes, la véritable essence de la culture chinoise.

    Mme Liu affirme avoir apprécié l'écran géant en arrière-plan ainsi que l'orchestre en direct. «À cause des limites de la scène, il serait impossible de démontrer les dieux s'envolant au ciel sans l'écran géant. J'ai aussi aimé l'orchestre. Les instruments occidentaux et orientaux sont combinés ensemble. Le tableau le plus touchant fut Persécuté sur un chemin sacré dans lequel une famille est attaquée par trois mauvais policiers. C'était très réaliste, j'avais envie de pleurer.»

    Le numéro Persécuté sur un chemin sacré démontre que l'oppression est une dure réalité pour plusieurs millions de personnes en Chine aujourd'hui, comme en témoigne une famille innocente dont le père est persécuté parce qu'il pratique le Falun Dafa, une discipline spirituelle traditionnelle. Cela représente ces nombreuses vies brisées en Chine dont nous n'entendons jamais parler. Les scènes fantastiques qui se déploient finalement dans ce numéro envoient un message d'espoir et font écho à la croyance chinoise que les bonnes personnes sont toujours récompensées, même si ce n'est pas dans cette vie actuelle.

    Mme Liu a dit avec émotion : «J'ai vu, dans le spectacle de Divine Performing Arts, la culture et les traditions chinoises. Je pense que ces traditions et cette culture doivent être retransmises.»

    «Ce serait merveilleux si mes parents pouvaient voir ça. Je me demande seulement si ma famille en Chine peut voir le spectacle. J'espère que mes proches en Chine et tout le peuple chinois pourront voir ce spectacle.»

    Divine Performing Arts a terminé ses représentations à Montréal le 18 janvier et continue vers le célèbre Radio City Music Hall de New York pour se produire les 24 et 25 janvier. Pour plus d'informations sur la tournée mondiale, visitez Divine Performing Arts .

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