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  • La peinture chinoise traditionnelle, miroir des arts de la Chine ancienne

    La peinture chinoise traditionnelle reflète la conscience de la Chine ainsi que sa disposition et son inclinaison esthétiques. Elle illustre la compréhension des Chinois de la Chine ancienne sur la nature, sur la société ainsi que sur d’autres aspects sociaux afférents, tels que la politique, la philosophie, la religion, la moralité et l’art.

    Elle met également l’accent sur le fait de «recevoir un enseignement de la nature qui touche le cœur». C’est cette relation harmonieuse entre la nature et le cœur qui crée la conception artistique. Cela induit que la «composition soit déjà créée avant même que l’artiste commence à peindre et que l’œuvre accomplie dépeigne avec précision l’aspiration de l’artiste». Son objectif est d’exprimer le caractère spirituel à travers la forme physique et de maîtriser à la fois la forme et l’esprit.

    peinture chinoise, peinture traditionnelle chinoise, Chine, peintureLa peinture chinoise a une longue histoire. Durant la période lointaine des royaumes combattants, il y a plus de 2.000 ans de cela, les gens peignaient sur de la soie. Auparavant, il y avait également des formes primitives de peinture sur pierre et sur poterie. Ces premières peintures ont établi une bonne fondation pour le développement de la peinture chinoise, laquelle utilisait le trait comme principal moyen de composition. Durant les dynasties Han et Wei, la stabilité sociale et l’unité ont laissé place à la division. L’impact de la collision entre les cultures étrangères et la culture locale ainsi que la combinaison possible des deux, ont donné vie aux peintures religieuses, qui constituaient le genre principal de peinture à cette époque. Il existait aussi des peintures de personnages historiques, qu’on voyait dessinés sur les œuvres littéraires. Les peintures de paysages, de fleurs et d’oiseaux ont également vu le jour durant cette période.

    Les dynasties Sui et Tang ont connu une période de grande prospérité socio-économique et de développement culturel. Ainsi, la peinture s’est beaucoup développée: les peintures de paysages, de fleurs et d’oiseaux ont atteint leur apogée. Il en va de même pour la peinture religieuse. Un genre séculier se dégage aussi, décrivant la vie des aristocrates dans des peintures de personnages qui présentent les caractéristiques des gens de cette époque. L’émergence tardive de la peinture literati – peinture des lettrés – a grandement enrichi le concept créatif de la peinture chinoise, tout comme les méthodes d’illustration.

    Les trois catégories de peinture chinoise

    La peinture chinoise comprend trois catégories, la peinture de personnages, de paysages et la peinture de fleurs et d’oiseaux. En surface, ils sont classés par sujet, alors qu’en fait, ils présentent une forme de conceptualisation et de pensée à travers l’Art. Les trois catégories de peinture comprennent les trois aspects de l’univers et de la vie humaine. La peinture de personnages dépeint la société humaine et les relations interpersonnelles. La peinture de paysages exprime la relation entre la nature et l’homme, combinant le tout en un, et la peinture d’oiseaux et de fleurs exprime les variétés de la vie naturelle et leur existence en harmonie avec l’homme. La combinaison des trois constitue toute la multitude des choses dans l’univers, chacune transmettant le meilleur à l’autre et se complétant mutuellement.
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    Gu Kaizhi, de la période Jin de l’Est, s’est spécialisé dans la peinture de personnages. Il a été le premier à avancer l’idée «d’exprimer l’esprit à travers la forme». Dans sa peinture de personnages, il s’est consacré à la description vivante du caractère individuel, lui apportant une résonance vive, tout en conférant une large considération à la forme et à l’esprit. À travers cette méthode, le caractère individuel des personnages était décrit de façon bien précise dans ses peintures, à travers la description de l’environnement, de l’atmosphère, de la posture et du mouvement.

    La peinture de paysages représente un domaine spécifique d’étude dans l’art. Elle décrit principalement des scènes naturelles. Elle s’est développée durant les périodes Wei, Jin et Sud-Nord. La peinture de fleurs et d’oiseaux est devenue une catégorie indépendante de peinture durant la dynastie Tang.

    Idéologie de «le ciel et l’homme ne font qu’un»

    La peinture chinoise attache de l’importance à la conception et elle se distingue par le fait d’établir d’abord le concept avant la peinture. Elle souligne l’unité subjective et objective de l’image artistique et ne recherche aucune ressemblance précise quant à la forme, mais elle tente d’obtenir «l’effet ingénieux qui réside entre la ressemblance et la non ressemblance» et la «ressemblance dans la non ressemblance».

    La peinture chinoise emploie des techniques d’encre et de pinceau uniques pour décrire les objets et exprimer les sentiments et, à travers les points, les lignes et la surface, elle décrit la forme, la structure, la texture, la lumière et la position de l’objet dans la peinture. Le pinceau et l’encre ne servent pas seulement d’accessoires pour dépeindre les objets et transmettre des émotions. Ils servent également de véhicule à l’objet de la peinture. Dans le même temps, ils sont eux-mêmes une forme de nuance, déployant un charme sophistiqué dans la calligraphie chinoise et détenant une valeur esthétique unique.

    peinture chinoise,peinture traditionnelle chinoise,chine,peintureLa peinture traditionnelle chinoise accentue le fait que la peinture et la calligraphie sont homologues. En outre, elle prête attention au caractère et à l’accomplissement de l’artiste. Dans une œuvre singulière, une attention particulière est donnée à la combinaison harmonique du poème, de la calligraphie, de la peinture et du sceau. Dans l’écriture du poème, de la préface et du post-scriptum d’une peinture, l’artiste exprime sa compréhension de la société, de la vie et de l’art. Ces derniers, non seulement enrichissent le thème de la peinture, mais font également partie de la composition.

    Cette peinture reflète les concepts philosophiques et esthétiques des Chinois dans son observation, création de l’image et expression. Dans son observation de la réalité, elle adopte la méthode de distinguer ce qui est petit de ce qui est grand, et à partir de ce qui est petit, voir ce qui est grand. Elle observe la réalité dans la vraie vie ou devient même directement une partie de la réalité, plutôt que de se contenter d’observer, tel un étranger, ou de se limiter elle-même à un point de vue particulier. Même en peignant des objets naturels purs, tels que des paysages, des fleurs et des oiseaux, l’artiste peut également les relier à la conscience sociale et à l’intérêt esthétique des gens, utilisant des scènes pour exprimer des sentiments ou les aspirations d’une personne en décrivant un objet particulier.

    La peinture chinoise traditionnelle n’est pas seulement prestigieuse. Elle sert également de miroir afin de refléter les arts traditionnels de la Chine, démontrant le concept traditionnel chinois «le ciel et l’homme ne font qu’un».

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/archive/front/14/6/24/n3509920/la-peinture-chinoise-traditionnelle-miroir-des-arts-de-la-chine-ancienne-.html

  • Vidéo: comment lutter contre le trafic d'organes ? Émission du Magazine de la santé du 10 mars - France 5

    Un certain nombre d'enquêtes et de rapports attestent l'existence de prélèvements forcés d'organes en Chine. Cette pratique, encouragée par les autorités chinoises avec la complicité des hôpitaux militaires, des forces de sécurités et de la police militaire, concerne les prisonniers de conscience chinois -ouïghours, tibétains, chrétiens, pratiquants de Falun Gong (groupe majoritairement concerné). 

    En 2006, à la suite des témoignages d'un chirurgien déclarant avoir effectué de nombreuses transplantations à partir d'organes prélevés de forces de pratiquants de Falun Gong, David Kilgour, ancien secrétaire d'État canadien et avocat de la Couronne et David Matas, avocat international des droits de l'homme, mènent une enquête indépendante. Parallèlement, en mai 2006, le vice-président du Parlement européen, Edward McMillan-Scott se rend en Chine et recueille un témoignage attestant l'existence d'une telle pratique. Malgré les démentis du gouvernement chinois, d'autres investigations indépendantes suivent et confirment ces dires. Différentes preuves ont également établi l'objectif de dissimulation des autorités chinoises sur ces pratiques.

    Plus d'informations sur : https://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9l%C3%A8vements_forc%C3%A9s_d'organes_en_Chine

  • Quatre idées fausses largement répandues concernant Confucius

    Bien qu’il soit sans doute la personne la plus influente dans la culture traditionnelle chinoise et d’Asie de l’Est, Confucius a mauvaise presse à l'époque moderne, le grand maître et philosophe est souvent rejeté comme un symbole d’oppression, de conformisme et de sexisme.

    Dans la même veine, les enseignements de Confucius auraient ouvert la voie aux maux dont la société chinoise est affligée de nos jours, des abus des droits de l’homme à la corruption généralisée.

    Et ce n’est pas mieux en Chine, où les compréhensions les plus courantes concernant Confucius sont teintées et déformées par des décennies de marxisme, lequel considère Confucius comme un voyou réactionnaire dont les idées ont empêché la Chine de progresser. Ces interprétations reflètent des années d’aliénation de la culture traditionnelle, qui a été sévèrement endommagée par une persécution totalitaire.

    Voici quatre mythes courants concernant Confucius ainsi que les erreurs qui les caractérisent.

    Mythe n° 1: ‘ le confucianisme est oppressant »
    Le malentendu le plus fondamental concernant le Confucianisme est peut-être qu’il encourage l’oppression. Ce point de vue conteste l’enseignement de la piété filiale, selon laquelle les enfants doivent respecter leurs parents et leurs aînés, et les sujets leurs dirigeants. Ce principe défendant la hiérarchie, on en déduit que le confucianisme doit être autoritaire et despotique.

    Certains experts chinois ont même cherché à affirmer que l’influence de Confucius explique l’absence, dans la Chine moderne, des droits de l’homme et des libertés dont jouissent les démocraties.

    Mais assimiler la hiérarchie à l’oppression, c’est par trop simplifier ce que le confucianisme a vraiment enseigné.

    Pensant que les gens occupaient différents rôles dans la société, Confucius n’établissait pas de distinction à leur égard en fonction de leur statut. Tout un chacun, " du Fils du ciel à l’homme du peuple ", était tenu aux mêmes exigences morales.

    En outre, c’était le devoir filial du subordonné que de défier les souhaits de son supérieur (fût-il employeur, père ou frère aîné) s’il était clair que l’instruction était erronée. Pour Confucius si un roi, un ministre, ou un parent ne se voyait pas indiquer ses erreurs, il causerait la ruine de sa famille ou de son empire. "Se contenter d’obéir aux ordres de son père", a dit Confucius, " Comment cela pourrait-il être la piété filiale ? "

    Pour Confucius, le rôle du monarque et des parents ne consistait pas seulement à régner en seigneur sur ses sujets ou ses enfants, mais à les sensibiliser à la vertu. Ces valeurs étaient ce qui faisait la véritable grandeur d’une nation, car elles permettraient aux gens de se comporter de manière vertueuse même si on ne leur disait pas ce qu’ils devaient faire.

    culture chinoise traditionnelle, confucius, ChineMythe n°2 : “le confucianisme est sexiste”
    Qu’il s’agisse des stéréotypes concernant la soumission des femmes asiatiques ou des horribles pratiques telles que les pieds bandés ou l’infanticide des filles, les cultures chinoises et asiatiques sont teintées de perceptions négatives quant à la place des femmes. Encore une fois, la faute en est en grande partie attribuée à : " Confucius qui dit que ".

    Alors que les femmes n’occupent pas de place prédominante dans les enseignements de Confucius, rien n’indique que le philosophe les voyait de façon négative. En exhortant à la piété filiale parmi les artisans, il prescrit de rendre affectueusement service aux mères. Et dans le " Classique des Mille Caractères " un texte éducatif appartenant à l’enseignement traditionnel de Confucius, on trouve le verset suivant : "Dans ton foyer, honores la sagesse de ta mère."

    L’un des extraits les plus communément cités où il apparaît que Confucius déprécie les femmes se trouve dans les Analectes. Confucius dit : "Ce ne sont que les femmes et ceux de faible caractère avec lesquels il est difficile de s’entendre. Si vous êtes familiers avec eux, ils perdent leur humilité. Si vous gardez vos distances, ils sont mécontents. "

    Mais si l’on considère l’ancienne forme du chinois, Confucius indique que le caractère “yu” que l’on comprend souvent comme “et” signifie en fait dans ce contexte : “donner” (comme pour le mariage). Ce que Confucius voulait dire alors est que la situation devient délicate lorsqu’un parent féminin épouse une personne de faible caractère et qu’on est alors obligé de l’ intégrer dans la famille.

    Pour ce qui est des pieds bandés, cette pratique est apparue pour la première fois seulement dans la dynastie Song au 10ème siècle, 1500 ans après la mort de Confucius. Et même, le néo- confucianiste, le lettré Zhu Xi, a condamné cette pratique comme étant une perversion barbare, et de nombreux empereurs ont cherché à l’éradiquer.

    Mythe n°3: “le confucianisme encourage la corruption”
    En tâchant de comprendre pourquoi la Chine accusait un retard par rapport à l’Occident en matière de développement politique et technologique aux 19ème et 20ème siècles, des lettrés chinois se sont mis à incriminer les enseignements de Confucius pour la corruption et le népotisme qui sévissent même de nos jours.

    Le raisonnement est que plutôt que d’être basé sur des lois claires, le confucianisme met l’accent sur les relations familiales et la vertu innée. (ce qui, ironiquement, contredit la notion que le confucianisme est une philosophie d’un autoritarisme rigide.)

    Cependant, de même que Confucius n’était pas partisan de l’obéissance aveugle, il n’était pas non plus enclin à promouvoir la famille par-dessus tout. Pour Confucius, la nation toute entière était une grande famille subdivisée en familles nucléaires. Les héros chinois comme le général Yue Fei ont été représentés prenant de dures décisions, partagés entre servir leurs proches ou servir le bien de l’empire, et choisissant le dernier.

    Pour Confucius, la fin ne justifie pas les moyens.

    Lire la suite sur: http://fr.clearharmony.net/articles/a118332-Quatre-idees-fausses-largement-repandues-concernant-Confucius.html

  • En Chine, « Big Brother » existe bien et est plus terrifiant que le cauchemar orwellien de '1984'

    Dans son livre de 1949, « 1984 », George Orwell décrit un futur dystopique où le régime autoritaire « Big Brother » qui a créé des systèmes élaborés de contrôle social, surveille ses citoyens par l’intermédiaire de « télécrans » semblables à des télévisions.

    Aujourd’hui, le Parti communiste chinois (PCC) a largement dépassé le régime oppressif de la vision d’Orwell, voici six programmes d’espionnage qui lui ont permit d’y parvenir.

    1) « Big intelligence » ou la collecte du maximum de renseignements sur chaque citoyen
    Le régime chinois espionne chacun de ses citoyens, y compris les hauts dirigeants du PCC. Il le fait grâce à un programme nommé « Big Intelligence » et qui est sous le contrôle du ministère de la Sécurité publique.

    Le programme a été révélé en 2014, mais était à l’œuvre depuis près de dix ans déjà. L’ancien chef du Bureau de la Sécurité publique de Chongqing a déclaré sur les ondes de la radio Sound of Hope qu’avec « Big Intelligence », les autorités de Pékin pouvaient passer au crible les 1,3 milliard de Chinois en 12 minutes. Toutes les personnes recherchées dans le pays en 4 minutes et tous les permis de conduire de Chine en 3,5 minutes.

    Le programme de surveillance « Big Intelligence » est un filet qui bat à plate couture la fiction « des télécrans » d’Orwell. Il regroupe les informations captées par les caméras de surveillance dans tout le pays, de celles des taxis à celles des coins des rues et des commerces. Il utilise ces données pour traquer les individus. La radio Sound of Hope a remarqué que le PCC avait installé des centaines de milliers de caméras de surveillance dans chaque ville. Rien que dans la ville de Chongqing, le système comptait en 2014, plus de 50 000 caméras de surveillance installées.

    En octobre 2015, la police de Pékin annonçait que son réseau de caméras de surveillance était piloté par plus de 4 300 agents qui surveillaient « 100 % de la capitale ». Les dispositifs sont couramment utilisés pour traquer les croyants et les dissidents politiques.

    2) Le « système du crédit social »
    Que serait un régime autoritaire s’il ne poursuivait pas les citoyens se permettant une pensée indépendante ? Dans la vision d’Orwell, les citoyens sont persécutés pour « des délits d’opinion ». La situation est identique sous le joug du PCC, où même au sein de la plupart des grandes entreprises de hautes technologies, des accords internes interdisent « les pensées » et « les discours » qui remettent en question le PCC.

    Mais avec son système de crédit social, le régime chinois va encore plus loin. Ce programme rassemble toutes les informations disponibles sur chaque citoyen chinois, qui se voit attribuer une note. Cette note peut impacter la capacité d’une personne à obtenir un emploi, un prêt bancaire ou faire un achat immobilier et fonctionne comme un outil favorisant l’autocensure.

    Puisque le système de crédit social peut aussi dégrader la note d’une personne si celle-ci a un ami ou un membre de sa famille affublé d’une mauvaise note, cela crée un environnement où les amis et les membres de la famille ont tendance à conforter les politiques du PCC, les uns sur les autres.

    En mai 2015, l’animateur de l’émission ‘China Uncensored’ Chris Chappell, a décrit le programme comme « une sorte de Yelp sauf qu’ici, au lieu que ce soit les clients d’un restaurant qui notent ce dernier, c’est le Parti communiste qui note chacune des 1,3 milliard de personnes qui vivent en Chine ».

    3) Une cyber-police à la sauce chinoise
    Si vous vivez dans un environnement sans liberté de pensée ni d’expression, vous pouvez généralement trouver du réconfort sur l’Internet – qui offre un certain niveau d’anonymat. En Chine, ce n’est absolument pas le cas.

    Dans son classement 2015 de la liberté sur Internet comparant 65 pays à travers le monde, l’organisation indépendante Freedom House, a placé la Chine en bon dernier – bien derrière Cuba et même la Syrie.

    Une des raisons de ce faible score tient aux agents du PCC qui épient les discussions en ligne, suppriment certains contenus et dénoncent les internautes aux autorités compétentes. Et ils emploient aussi un réseau massif d’environ 500 000 trolls Internet, connu sous le nom de « Armée des 50 cents », employée pour promouvoir et défendre la propagande en ligne du PCC au niveau mondial.

    Lire la suite de l'article sur: http://www.epochtimes.fr/chine-big-brother-existe-plus-terrifiant-cauchemar-orwellien-de-1984-11430.html

  • Chine : un hôpital construit pour tuer

    Des dizaines de milliers de personnes tuées à l'hôpital de Tianjin, en Chine, pour transplanter leurs organes pour le profit

    Des reportages de médias chinois se vantaient qu’en 2006, lorsqu’il travaillait au Premier hôpital central de Tianjin, le Dr Shen Zhongyang a effectué plus de 1 600 transplantations de foie. L’hôpital central de Tianjin, où il dirigeait un centre de transplantation, a récemment déménagé dans un nouveau bâtiment généreusement financé par les autorités locales. Shen Zhongyang avait fait breveter sa propre technique chirurgicale de perfusion et d’extraction rapide de foie. Les sites officiels de transplantation l’appelaient alors le « grand innovateur de transplantation » de la Chine.

    En glorifiant le chirurgien pour les vies sauvées grâce à ses opérations, la presse chinoise n’a pourtant pas accordé beaucoup d’attention à la source des organes qu’il avait transplantés. Il devient aujourd’hui évident que la carrière de Mr. Shen soulève une  question : d’où proviennent ces organes ?

    Selon l’explication des autorités, seuls les organes des prisonniers officiellement exécutés sont utilisés dans ce but. Par conséquent, le nombre de greffes devrait correspondre à peu près au nombre d’exécutions. À Tianjin, ce serait alors environ 40 exécutions par an – un nombre résultant de la comparaison entre la population de la ville, la population chinoise et le nombre total de condamnés à mort en Chine. Mais au Premier hôpital central de Tianjin, le nombre de transplantations est beaucoup, beaucoup trop élevé.

    Les chiffres officiels de l’hôpital central de Tianjin sont difficiles à trouver, mais en s’intéressant aux informations autour de l’établissement, il apparaît évident que l’hôpital – l’un des plus grands et réputés hôpitaux du pays, qui bénéficie depuis des années d’un important soutien des autorités chinoises – a transplanté beaucoup plus d’organes que ce qui aurait pu provenir des prisonniers exécutés.

    Le Premier hôpital central de Tianjin. (Fichiers de l’hôpital)

    Le Premier hôpital central de Tianjin. (Fichiers de l’hôpital)

    Après une étude des activités de l’hôpital basée sur les documents publics accessibles, Epoch Times a trouvé des preuves suffisantes pour émettre de forts doutes, sinon démentir entièrement la version officielle de l’approvisionnement d’organes en Chine. Tout simplement, il faut compter le nombre de greffes : il est beaucoup trop élevé. Cela pose un gros problème pour la Chine.

    Cela signifie que la grande majorité des organes transplantés au Premier hôpital central de Tianjin et, par extension, dans d’autres grands hôpitaux à travers le pays, ne pouvait pas provenir des prisonniers exécutés. Une quantité aussi importante d’organes ne pouvait pas provenir non plus des donneurs bénévoles, étant donné que l’introduction d’un système de dons d’organes volontaires a été très récemment entreprise en Chine et que ce système est encore à son stade initial.

    Cela soulève une autre question que les autorités chinoises ont toujours trouvé particulièrement frustrante et qu’elles n’ont jamais abordée : d’où proviennent en réalité ces organes ? Quelle est cette source d’organes secrète qui en 2000 a soudainement permis une expansion des capacités de transplantations d’organes à l’échelle nationale, dont le Premier hôpital central de Tianjin a représenté un modèle ?

    Pendant des années, des enquêteurs des droits de l’homme ont suggéré que les pratiquants de Falun Gong, une discipline spirituelle persécutée en Chine, constituaient cette source probable. Une disparité béante dans les chiffres de l’hôpital central de Tianjin, ainsi qu’une panoplie d’éléments de preuves indirectes, confirment l’urgence de considérer leurs conclusions.

    Cette question a été largement évitée par les hauts responsables de la communauté médicale internationale. Mais les preuves indirectes renforçant une autre explication – le massacre massif et organisé des prisonniers de conscience et l’utilisation de la médecine comme instrument d’enrichissement du pays le plus peuplé au monde –  continuent de croître, amenant à une frustration parmi les médecins qui trouvent que rien ne bouge dans ce domaine.

    L’ascension d’un chirurgien
    À la fin des années 1990, Shen Zhongyang, un chirurgien de transplantation du foie, ne pouvait pas aller plus loin dans sa carrière : l’industrie de la transplantation d’organes était peu développée en Chine et les opérations à risque. Les clients désirant recevoir des organes étaient peu nombreux et les sources d’organes bien limitées.

    En mai 1994, il effectue à Tianjin sa première greffe du foie après avoir convaincu un travailleur migrant de 37 ans souffrant de cirrhose de subir une transplantation. À l’époque, les greffes étaient effectuées sans frais pour les receveurs d’organes, principalement en raison du faible taux de réussite.

    Des années se sont écoulées sans grand changement, jusqu’au retour en 1998 de Shen Zhongyang du Japon où il avait obtenu son diplôme de docteur en médecine.  À son retour, il investit son propre argent (100 000 yuans / 13 500 euros) pour mettre en place une petite unité de transplantation à l’hôpital central de Tianjin.

    Au début, le progrès était lent : à la fin de 1998, son unité de transplantation n’avait effectué que sept greffes de foie. En 1999, ils en ont fait vingt-quatre.

    En 2000, les choses ont rapidement changé comme si une nouvelle source d’organes était subitement apparue. Au cours de la décennie suivante, Shen Zhongyang a été à la tête d’un des plus gros business de la transplantation d’organes en Chine.

    À l’hôpital de Tianjin, le nombre de greffes a commencé à progresser rapidement : 209 greffes de foie vers janvier 2002, puis un total cumulé de 1 000 greffes à la fin de 2003, selon un rapport publié dans Enorth Netnews, porte-parole des autorités municipales de Tianjin.

    Le succès du Premier hôpital central de Tianjin reflète tout le système chinois de la transplantation d’organes : l’absence de transparence ; des liens en coulisses avec le secteur paramilitaire ; des sources d’organes qui restent inexpliquées et leur obtention rapide (ce qui suggère l’existence d’un groupe de donneurs prêts à la demande) ; et une technique chirurgicale permettant de prélever les organes de donneurs vivants ou presque vivants.

    L’expansion
    L’événement le plus important de l’expansion du Premier hôpital central de Tianjin, ainsi que le signe évident de la confiance dans une offre d’organes abondante et incessante, a été l’investissement de 130 millions de yuans (17,5 millions d’euros) effectué en décembre 2003 par le Bureau de la santé municipale de Tianjin. Cet argent était destiné à la construction d’un bâtiment de transplantations de 17 étages (incluant le rez-de-chaussée et deux niveaux en sous-sol).

    Surnommé le Centre oriental de transplantation d’organes, le bâtiment de 500 lits et de 36 000 mètres carrés, devait devenir, selon Enorth Netnews, un « centre universel de transplantations capable d’effectuer des greffes de foie, de reins, de pancréas, d’os, de peau, de cheveux, de cellules souches, de cœur, de poumons, de cornées et de gorge ».

    Comparaison des investissements au Premier hôpital central de Tianjin pour les périodes 2003-2006 et 2015-2017

    Comparaison des investissements au Premier hôpital central de Tianjin pour les périodes 2003-2006 et 2015-2017 (Infographie Epoch Times)

    Le nouvel établissement de l’hôpital se composait d’un service d’urgence, d’un centre ambulatoire et d’un service de transplantation qui les surplombait.

    En 2004, tandis que le Centre oriental de transplantation était en cours de construction, afin de répondre à la demande l’empire de transplantation de Shen Zhongyang s’est étendu à cinq succursales à Tianjin, Pékin et dans la province du Shandong. Dans leurs documents officiels, le groupe a revendiqué effectuer le plus grand nombre de greffes du foie dans le monde et le plus grand nombre de greffes de reins en Chine.

    La succursale de Pékin se trouvait dans l’Hôpital général de la police armée du peuple, une force de police paramilitaire du Parti communiste  forte de plus d’un million d’agents.  Shen Zhongyang y occupait le poste du directeur du département de transplantation.

    Si un centre de transplantation d’organes en Chine devait être choisi comme le plus tristement célèbre, ce serait probablement le Centre oriental de transplantation de Tianjin. Cet établissement est devenu un véritable casse-tête pour les autorités chinoises et leur histoire officielle de l’industrie de transplantation d’organes en Chine.

    Un hôpital avec une histoire
    Le journaliste Ethan Gutmann a publié en 2014 un livre  « The Slaughter » (Ndr. Le massacre) documentant le massacre de masse des pratiquants de Falun Gong pour leurs organes, alors qu’ils sont détenus dans les prisons chinoises en tant que prisonniers de conscience. Il a qualifié le site web du Centre oriental de transplantation de Tianjin (www.cntransplant.com) comme le « tour favori du Parti ».

    « J’aurais aimé parler à des étudiants de grandes universités et demander à ceux qui ont des doutes de visiter ce site web sur leurs smartphones », a-t-il dit dans une interview avec Epoch Times peu de temps après que le site de l’hôpital ait été fermé en juin 2014.

    Ethan Gutmann avec son livre « The Slaughter » (Photo de l’auteur/Ethan Gutmann)

    Ethan Gutmann avec son livre « The Slaughter » (Photo de l’auteur/Ethan Gutmann)

    L’hôpital a inspiré une lettre critique écrite début 2014 par des représentants de The Transplantation Society (La Société internationale de transplantation d’organes) accusant la Chine de bafouer ses récentes promesses de ne plus utiliser les organes des prisonniers exécutés.

    « Le site de Tianjin continue à inviter les patients internationaux en quête des greffes d’organes », disait la lettre co-signée par The Transplantation Society. « Les abus sous-jacents de ces professionnels de la santé et la collusion généralisée pour le profit sont inacceptables. »

    Cette opération commerciale de grande envergure du site de l’hôpital ciblaient publiquement les clients fortunés avec un produit très rare en prime : des organes humains frais, disponibles rapidement et sans poser trop de questions.

    Selon les enquêteurs, le fait qu’un centre si grand et sophistiqué ait été construit et rempli de personnel, équipé et utilisé à très grande capacité pendant près d’une décennie, alors que la Chine n’avait pratiquement pas de système de dons volontaires, amène à des conclusions effrayantes.

    « Cela signifie qu’il y a une conviction absolue que vous allez trouver des donneurs pour fournir ces organes », a expliqué dans un entretien téléphonique Maria Fiatarone Singh, professeure de médecine de la santé à l’Université de Sydney.

    « Dans le contexte d’une absence de système de dons volontaires, cela implique une conviction assurée que cette offre, contraire à l’éthique, restera importante et continue, et qu’il y aura un bénéfice énorme à en tirer. » Mme Singh est membre du conseil d’administration de Doctors Against Forced Organ Harvesting (DAFOH), une organisation de médecins ayant comme but la sensibilisation aux abus de transplantation d’organes en Chine.

    Mais combien de greffes d’organes ont été effectuée en réalité au Premier hôpital central de Tianjin ?

    Lire l'enquête complète sur: http://www.epochtimes.fr/chine-un-hopital-construit-pour-tuer-10670.html

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