Avertir le modérateur

  • Bo Xilai, les vraies raisons derrière le procès

    Bo Xilai, Chine, procès, corruption, abus de pouvoir, prélèvements, organes, Gu Kalai, Wang Lijun, Chongqing, Bo

    L’affaire contre Bo est conduit par le Parquet Populaire de Jinan City, la capitale de la Province de Shandong sur la côte est de la Chine. Il a été dit que Bo est coupable d’avoir «utilisé sa position pour rechercher des  bénéfices pour lui-même», et accepté «des montants particulièrement pharamineux» en argent et en propriété sous forme de pots-de-vin, selon l’annonce en langue chinoise. Son abus de pouvoir a «causé des pertes considérables aux intérêts du peuple et du pays, dans un contexte particulièrement grave», précisait le bulletin d’information.

    Bo Xilai est retenu en captivité depuis le mois d’avril 2012: d’abord sous la forme secrète de détention et d’interrogation interne au Parti, connue sous le nom de shuanggui, et ensuite aux mains des autorités judiciaires, qui ont dû enquêter sur les chefs d’accusation porter contre Bo par les comités de sécurité du Parti, et définir les preuves qu’elles se devaient de mettre à jour.

    Le procès de Bo est l’un des plus politiquement chargés et sensibles de toute une génération. Cela a commencé à la suite d’un scandale l’année dernière, en février de 2012, lorsque son collaborateur Wang Lijun, l’ex-commissaire de police de Chongqing, la grande ville du sud-ouest dans laquelle Bo présidait en tant que Secrétaire du Parti, s’était rendu à minuit au Consulat des États-Unis à Chengdu (Sichuan), d’où il aurait sans doute tenté de passer à l’ouest.

    Après avoir passé plus d’une journée à enregistrer les confessions et révélations de Wang, les officiels américains l’avaient remis à un fonctionnaire de sécurité du Parti Central à Pékin plutôt qu’aux hommes de main de Bo Xilai, qui à ce moment-là avaient encerclé l’enceinte américaine avec leur police paramilitaire. L’épouse de Bo, Gu Kailai, fut inculpée en août 2012 du meurtre d’un associé d’affaires britannique, Neil Heywood, et s’était vu condamnée à une peine de mort avec sursis; Wang Lijun, en septembre 2012, fut convaincu d’une série d’infractions, y compris celui de passer à l’ennemi et d’avoir «détourner la loi à des fins égoïstes», et envoyé en prison pour 15 ans.

    Ces condamnations, ainsi que les chefs d’inculpation contre Bo — selon un rapport non confirmé, il va être accusé pour avoir accepté 2.45 millions d’euros en pots-de-vin, une somme minable dans le contexte de corruption en Chine — passent par-dessus bien des aspects plus politiquement explosifs pour ces cas.

    On pensait par exemple que Bo et Wang avaient, de concert avec l’ancien directeur du régime Jiang Zemin et l’ancien haut responsable de la sécurité Zhou Yongkang, pris part à une conspiration pour monter un coup d’état et gagner le pouvoir en Chine. Des rapports ont émergé l’année dernière selon lesquels Bo avait mis sur écoute les téléphones des cadres supérieurs du Parti, et était en mesure d’écouter leurs conversations privées.

    Alors que Bo était maire de Dalian, une ville du nord, sa femme Gu Kailai et lui même ont sans doute également été impliqués dans le commerce de cadavres de prisonniers exécutés — incluant selon toute vraisemblance des prisonniers de conscience — vendus à des compagnies qui les plastinisaient pour ensuite les exhiber dans le monde entier.

    Wang Lijun s’est vanté dans un discours, plus tard retiré de l’Internet, qu’il s’était livré à des «milliers» de transplantations d’organes «sur site», une référence que les experts ont considéré devoir nécessiter l’implication d’un cadre clinique dans lequel les victimes selon toute probabilité avaient été simplement anesthésiées, plutôt que tuées, avant d’extraire leurs organes pour une greffe. Des analystes pensent aussi qu’il est probable, vu le contexte de son discours, que nombre de ces milliers de victimes étaient des pratiquants de Falun Gong, une discipline spirituelle qui est persécutée en Chine depuis 1999.

    Les activités de Wang Lijun liées au prélèvement d’organes se sont produites dans la Province de Liaoning, que Bo Xilai a dirigée de 2000-2004. Le chercheur Ethan Gutmann a nommé cette province d’épicentre du prélèvement d’organes sur les pratiquants de Falun Gong.

    Aucun de ces plus graves chefs d’accusation n’apparaissait dans les procès très orchestrés de Gu et Wang, et on ne s’attend pas à ce qu’ils entrent en ligne de compte dans le procès de Bo Xilai, dont le verdict sera celui que le Parti Communiste aura décidé, avant même qu’il ne pénètre dans la salle de tribunal.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/8/5/n3508642.htm

  • La Chine et la malédiction de l'opium

    Très bon article historique de La Tribune, sur le passage de la Chine à l'ère "moderne"

     

    Chine, opium, malédiction, ère moderne,Chine, impérial, histoire, guerre, occident, commercial

    La Chine impériale, au XIXe siècle, refuse les règles de la « nouvelle économie » internationale née de la révolution industrielle. L'Occident, le Royaume-Uni en tête, lui imposera deux guerres qui signeront sa fin.

    Pendant près de deux millénaires, de 220 av. J.-C. jusqu'à la proclamation de la première République, l'empire du Milieu aura résisté aux aléas de l'Histoire. Son unité s'est édifiée sur l'autosuffisance alimentaire, obtenue grâce au contrôle de l'eau, sésame permettant d'organiser la culture du riz à grande échelle. Elle s'est reflétée dans une autonomie culturelle fermée aux influences extérieures. Avec l'empereur comme symbole d'unification et la rigoureuse administration de la « bureaucratie céleste » suivant les préceptes de Confucius, la Chine reste un verrou à forcer pour les dynamiques puissances européennes et américaine en cette seconde moitié du XIXe siècle.

    Depuis le XVIe siècle, l'Occident commercial est à l'étroit sur ses terres. Il a rapidement compris que la richesse passe par le commerce hors des frontières et l'ouverture de nouveaux marchés, de gré ou de force. Mais l'empire du Milieu fait figure d'anomalie dans cette nouvelle ère. Il n'a que faire des marchandises venues de l'Ouest. Il s'en tient à une équation simple : du thé, de la soie et de la porcelaine, prisés des consommateurs aisés du continent européen, contre de l'argent métal. Pour cela, les autorités chinoises limitent le commerce extérieur au seul port de Canton et le contrôlent en imposant, sous la houlette d'une administration tatillonne, de lourdes taxes sur les produits importés. Pour les pays occidentaux, cela se solde par une balance commerciale fortement déficitaire. Depuis la moitié du XVIIe siècle, 28.000 tonnes d'argent sont passées du continent européen au continent chinois. Aussi, le Royaume-Uni, qui a adopté l'étalon-or depuis la première moitié du XVIIIe siècle, se retrouve dans l'obligation humiliante d'emprunter de l'argent aux autres pays européens. Pour la couronne de Grande-Bretagne, le protectionnisme strict de l'empire du Milieu ne peut pas se perpétuer.

    Aussi va-t-elle user d'un stratagème diabolique pour faire plier l'empereur. L'idée est d'introduire massivement sur le sol chinois l'opium, un produit dérivé du pavot cultivé sous contrôle britannique en Inde. L'usage de cette drogue mène à une forte dépendance, obligeant ses consommateurs à en soutenir la demande régulière. L'opium se répand rapidement à travers la société chinoise, transformant nombre d'individus en loques miséreuses. Les fumeries se multiplient. De 200 caisses (1 caisse = 64 kg) importées par la Chine en 1729, on passe à 40.000 caisses en 1838. Le paiement s'effectue en argent, inversant le flux du métal précieux des décennies précédentes.

    L'opium devient un fléau social et une tragédie humaine pour la Chine.

    En 1836, le gouvernement impérial de la dynastie Qing bannit son usage. Mais l'interdiction n'est pas suffisante, tant ce juteux commerce a les moyens de corrompre les agents officiels du port de Canton. Le démantèlement va être confié à un fonctionnaire impérial, Lin Tse-su, qui décide de sévir à la source. Il impose un embargo sur l'importation de tous les produits britanniques. L'action est efficace. En mars 1839, Charles Eliot, le commissaire britannique au Commerce, demande à tous les sujets de la reine Victoria qui font commerce d'opium de lui apporter leurs lots, le gouvernement s'engageant à les dédommager. L'équivalent d'une année d'importation d'opium est ainsi livrée à Lin Tse-su qui, en quelques mois, détruit tous les stocks, principalement britanniques, et autorise à nouveau l'importation de marchandises britanniques, sauf l'opium, dont le trafic est passible de la peine de mort. Le fonctionnaire va jusqu'à écrire à la reine Victoria et avance un argument imparable : comment pouvez-vous exporter de l'opium en Chine et l'interdire chez vous en raison de ses dangereux effets ? Le commerce ne devrait-il pas profiter à tous ?


    Lire la fin de l'article sur: http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20130817trib000779527/la-chine-et-la-malediction-de-l-opium.html

  • Cai Lun, inventeur de la fabrication du papier

    inventeur, Chine, fabrication, Papier, Asie, Cai Lun, dynastie Tang, développement, civilisation Avant la création du papier, les pierres, les feuilles, les écorces, la peau des animaux, les os et le textile étaient utilisés comme support à l’écriture. Ces matières, du fait de leurs nombreuses limites, se sont révélées ne pas être de première qualité. Par contre, la maîtrise de la fabrication du papier allait permettre à la Chine de développer sa civilisation. Cette invention a été attribuée à Cai Lun, très connu  dans  la Chine des temps anciens.

    Il est né sous la dynastie des Han orientaux (25-220 ap. J.-C.). À l’âge de 14 ans, il fut envoyé à la Cour de l’empereur pour servir en tant qu’eunuque. Il fut promu à plusieurs reprises du fait de sa diligence, de son ingéniosité et de son efficacité. Au cours de ses quarante années à la Cour impériale, il servit cinq empereurs, dont l’empereur Ming et devint le favori de plusieurs autres empereurs et reines. Il se vit conférer le titre de duc.

    Pendant ses années de service, il fut en charge des dispositifs de fabrication et des armes de la famille royale. À partir de là, il s’intéressa à la technologie en lien avec la fabrication. C’est pourquoi il est devenu rapidement un expert en procédure de fabrication. La qualité des épées et des équipements produits sous sa direction était exceptionnelle.

    Avant la période de la dynastie des Han orientaux, les livres étaient fabriqués avec des matériaux comme le bois, le bambou ou la feuille de soie. La soie était plus onéreuse et le bambou très lourd. Les érudits ne se sentaient pas très à l’aise avec ces genres de matériaux. Bien que le papier de chanvre ait commencé à faire son apparition, la procédure de fabrication du papier en était à ses débuts. La technologie n’était pas suffisamment développée  et le papier de chanvre demeurait un produit rare.

    Cai Lun a conduit certains travailleurs à utiliser l’écorce des arbres, du chanvre, des lambeaux de tissus et des filets de pêche comme matières premières pour fabriquer du papier. Les matières premières étaient réduites en fragments et mises à tremper dans de l’eau pendant de longs moments. Par la suite, la mixture était réduite au pilon, chauffée et répartie en fines lamelles. Après avoir été séchée au soleil, cette pâte devenait du papier prêt à être utilisé pour l’écriture.

    En 105 ap. J.-C., Cai Lun présenta le papier qu’il avait fabriqué à l’empereur de l’époque qui fut enchanté de cette invention qui promulgua un édit impérial pour produire du papier. La procédure de fabrication du papier fut alors adoptée dans toute la Chine et la civilisation chinoise se développa rapidement grâce aux écrits.

    Au VIIIe siècle, la Chine exporta le papier vers les autres pays d’Asie, mais le secret de la technique de fabrication fut soigneusement préservé pendant des siècles. En 751 ap. J.-C., au cours d’un conflit entre la dynastie chinoise des Tang et l’empire arabe, plusieurs employés de la fabrique de papier furent capturés par les Arabes. C’est ainsi que l’industrie du papier se développa rapidement à Bagdad. Elle se répandit progressivement dans tout l’empire arabe. Dans la langue arabe, le mot pour désigner le papier, kagaz, provient à l’origine de la langue chinoise.

    Par la suite, la technologie de la fabrication du papier se répandit du monde arabe vers l’Europe et l’Amérique du nord. Selon les récits historiques, l’Europe élabora sa première fabrication de papier, mille ans après l’invention du papier par Cai Lun. De nos jours, alors que l’industrie du papier est bien développée, elle emploie encore les procédés de base inventés par Cai Lun.

    La technologie de fabrication du papier fut une innovation majeure qui contribua grandement à faciliter les échanges de culture. Elle eut des répercussions considérables sur le progrès de la civilisation humaine.

    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/7/8/n3508585.htm

  • Vidéo sur l'école de danse Feitian en Californie

    Plus d'informations sur: http://www.feitian-california.org/

  • Proverbe chinois: La bienséance suggère la réciprocité (礼尚往来)

    Proverbe chinois, Chine, bienséance, reciprocité, courteoisie, amabilité, bonne conduite, politesse, obligation, morale

    Le proverbe chinois 礼尚往来 (Lǐ shàng wǎng lái) stipule que “la bienséance ou courtoisie suggère la réciprocité."
    Tirée d'un passage de "Li Ji" (礼记), ou le "Classique des rites," l'un des Cinq Classiques du confucianisme, l'expression offre des conseils éthiques intemporels pour l’organisation sociale et les bonnes relations entre les gens.
    Dans l’expression, le caractère 礼 (Lǐ) traduit le concept de bienséance ou de courtoisie et renvoie à la justesse du comportement, des mœurs et de la morale. Il est également utilisé pour désigner un cadeau ou un présent.
    Le caractère 尚 (Shang) donne l'idée d'accorder une grande estime, du respect et de la valeur à quelque chose. La phrase 往来 (wǎng lái) signifie aller et venir et dans cette expression indique les relations et les interactions d'une personne avec les autres, qui impliquent finalement une série d'échanges sociaux de donner et de recevoir.
    Dans sa signification liée au comportement correct, 礼 (Lǐ) se réfère aux règles de bonne conduite, d'étiquette ou de protocole dans diverses situations sociales, y compris les cérémonies et les rituels, basés sur le rôle et le statut de quelqu’un dans la société.
    Ce qui guide ce comportement correct est l'essence morale qui incarne le principe de la bienséance (禮, lǐ), , qui est l'une des cinq vertus cardinales imparties par Confucius il y a plus de 2.000 ans, avec la bienveillance (仁, rén), la droiture 義, yì), la sagesse (智, zhì) et l’intégrité (信, xìn).
    Ces vertus et d'autres normes de comportement telles que la loyauté, la piété filiale, la justice, l'honnêteté et la tolérance constituent le fondement de la morale individuelle et sociale dans la culture traditionnelle chinoise.
    Ainsi, l’expression offre des conseils moraux qui enseignent aux gens à étendre le respect mutuel et la bonté aux uns et aux autres et à toujours faire le bien et à rendre le bien.

    Redécouvrir la véritable courtoisie

    Ce guide aborde les idéaux moraux qui sont au cœur de la culture traditionnelle chinoise. Il reflète également l'importance cruciale que l'éducation traditionnelle chinoise a placée sur l'éducation morale à travers l'histoire depuis l’antiquité.
    L’expression 禮尚往來 vient d'un passage du “Classique des rites” qui stipule: “La bienséance suggère la réciprocité. Ce n'est pas de la bienséance que de donner sans recevoir pas plus qu'il n'est bienséant de recevoir sans donner ".
    Cependant avec le déclin des valeurs traditionnelles de la société, la pratique de 禮尚往來 s'est progressivement écartée de sa substance morale et est devenue plus associée à la signification en surface de "traiter les autres de la même façon qu’ils nous traitent."
    En particulier, dans les temps modernes l'expression est souvent utilisée dans le contexte de donner des cadeaux ou d'échanger des faveurs afin de nouer des liens d’amitié et d’affaire et d'entretenir de bonnes relations avec les autres.
    Elle a également pris une connotation d'obligation dans le sens pratique, tel qu'obtenir un intérêt propre ou accomplir un but ou un autre. Par exemple, celui qui donne peut s'attendre à recevoir quelque chose de convenable en retour, ou celui qui reçoit se sent obligé de retourner quelque chose de valeur similaire plus tard.
    Le vrai sens de l'expression, cependant, parle de la bonté fondamentale d’une personne et de la fondation et de l'esprit de la morale personnelle et sociale dans la culture traditionnelle chinoise.
    Comprendre l'essence historique de l'expression peut aider les gens à redécouvrir cette authentique bonté et la fondation morale consistant à étendre la courtoisie et la gentillesse mutuelles les uns envers les autres.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/201308/114006.html

  • En Chine, une dose de vitriol de la part des médias accompagne l’interdiction du lait en poudre

    Chine, lait en poudre, lait, contaminé, médias, nationalisme, consommation, produits chinois, twitter chinoisLa veille d’un rappel de produit très médiatisé d’une marque de lait en poudre étrangère le 6 août, les médias officiels chinois sont passés à l’attaque, lançant le sujet du lait en poudre qu’achètent certains en termes fortement nationalistes.

    «Vous prosternez-vous toujours devant le lait en poudre étranger»; questionne le média officiel Chengdu Evening News, alors que d’autres journaux de la ville avaient affiché les graphiques des bactéries. Selon Danwei, une société d’analyse des médias chinois, le West Strait Morning Post de Xiamen aura même présenté, lundi, une Faucheuse se cachant derrière les bouteilles de lait infantile étranger.

    Le professeur Gu Junren, de l’université de Shanghai, a été cité par Evening News, alors qu’il affirmait que le lait en poudre étranger était tombé de son «autel divin» et que les produits laitiers locaux devraient travailler dur pour les remplacer.

    Un article d’opinion du média officiel, Global Times, a déclaré que la préférence des consommateurs chinois pour les produits étrangers «constituait une discrimination et signifiait que les Chinois ont le mépris de soi».

    «Les problèmes de contrôle de la qualité ne s’arrêtent pas à la frontière, celui qui a encore une foi aveugle dans les marques étrangères doit se réveiller!», déclare l’article. «Notre gouvernement doit soutenir pleinement les produits nationaux et diriger la nation vers la consommation des produits chinois.»

    Un jour, après le rappel de la préparation pour nourrissons de Fonterra le 6 août, le directeur général du géant laitier de la Nouvelle-Zélande a déclaré que le risque d’intoxication avait été résolu.

    Les bactéries résidant dans des tuyaux encrassés, dans une usine Fonterra de la circonscription agricole de Waikato, en Nouvelle-Zélande, s’étaient développées en mai 2012 dans les échantillons tests datant de mars, mais il a fallu attendre le 31 juillet pour que le test indique la présence d’une souche bactérienne pouvant provoquer le botulisme, ce que l’on nomme aussi intoxication alimentaire.

    Les internautes chinois sur Sina Weibo, le twitter chinois, n’ont pas été convaincus par la campagne médiatique, nombre d’entre eux faisant cas de leur propre histoire en Chine avec le lait en poudre empoisonné.


    La formule locale de lait, contaminé à la mélamine, a tué six bébés et en a rendu malade 300.000 en 2008, voilà qui attise la volonté des consommateurs chinois à payer une prime pour la préparation infantile de Nouvelle-Zélande, du fait des normes de sécurité des denrées alimentaires, de l’image populaire du pays renvoyant à un environnement préservé et isolé.

    Selon un célèbre acteur chinois, Sun Haiying, sur Weibo: «Si nous voulons du lait en poudre chinois qui soit sûr, le producteur doit être digne de confiance. Perdre du temps à essayer de faire passer pour toxique le lait en poudre d’autres pays n’est pas la façon de faire!»

    «Après que le gouvernement a interdit le lait en poudre de Nouvelle-Zélande aujourd’hui, j’ai regardé l’historique de mon magasin et j’ai trouvé que j’avais vendu bien plus de lait en poudre japonais», a commenté Wuyuesanren, le propriétaire d’une boutique en ligne avec plus de 900.000 adeptes, «je comprends désormais que personne ne veut donner à ses enfants du lait en poudre chinois. Leur argent va à ceux qu’ils soutiennent».

    «Les mots ‘lait en poudre empoisonné’ font partout les gros titres. C’est comme si le pot de terre se moquait du pot de fer», a déclaré Yule, un internaute de la province du Guangdong. «Si vous demandez aux personnes en Chine de choisir entre le lait en poudre de la Nouvelle-Zélande et le lait en poudre chinois, je crois que le lait en poudre néo-zélandais serait plus populaire. Nous sommes probablement déjà immunisés contre les poisons désormais.» 


    Tiré de: http://www.epochtimes.fr/front/13/8/14/n3508674.htm

  • Chine: des témoignages de la Révolution Culturelle commencent à apparaître

    Révolution culturelle, Chine, Mao, manipuler, foule, prolétariat, propagande, lutte des classes, endoctrinement, intellectuel, chinois, jeunesse, garde rouge

    Ces images de propagande d'un peuple acclamant Mao étaient omniprésentes en Chine pendant la Révolution Culturelle pour endoctriner la jeunesse à renverser tous ceux qui critiquaient le régime.

    Aujourdh'ui dans Le Parisien

    "En 1970, Zhang Hongbing, adolescent chinois radicalisé par la Révolution culturelle, avait dénoncé sa mère aux autorités. Quatre décennies après l'exécution de celle-ci, il a raconté publiquement cet épisode douloureux et exprimé son remords.
    Outre la sienne, une poignée de confessions d'acteurs de la Révolution culturelle ont récemment brisé le relatif silence qui entoure en Chine les atrocités de cette décennie de chaos (1966-1976) de l'histoire nationale.

     "Tout le monde était entraîné par le mouvement, et vous ne pouviez pas y échapper même si vous le vouliez. Toute forme de gentillesse ou de beauté en moi était complètement et irrémédiablement +formatée+", a expliqué Zhang Hongbing au quotidien Beijing News, dans un entretien publié le 7 août.

    Zhang avait accusé sa mère d'avoir critiqué Mao; des militaires étaient alors venus la chercher à son domicile et l'avaient emmenée après l'avoir brutalisée. Elle avait été exécutée deux mois plus tard.
    Plusieurs années après la fin de la Révolution culturelle, un tribunal de la province de l'Anhui (centre-est), où se sont déroulés les faits, a désavoué cette condamnation, et Zhang a commencé à reconsidérer son geste.
    "Je ne me le pardonnerai jamais", confie-t-il aujourd'hui.
    Lancée par , alors contesté à la du régime, la "grande Révolution culturelle prolétarienne" avait permis au Grand Timonier d'éliminer toute forme d'opposition et de conforter son pouvoir personnel.
    Dans un climat d'anarchie débouchant sur des violences généralisées, la jeunesse avait été mobilisée au sein d'unités de Gardes rouges invitées à réprimer toute inclinaison à l'embourgeoisement, traînant voisins, parents et intellectuels à des "séances d'autocritique" et vandalisant leurs domiciles.
    Beaucoup des personnes ciblées furent emprisonnées, tuées, ou conduites au , et si aucun chiffre officiel n'a été publié, un historien occidental évoque 500.000 morts pour la seule année de 1967.
    D'autres témoignages sont apparus ces derniers mois, souvent de la part d'adolescents de l'époque devenus sexagénaires.
    Wen Qingfu, de la province du Hunan (centre), a raconté en juin dernier avoir, sur ordre, dévasté la maison d'un professeur, dont le fils était pourtant l'un de ses compagnons de jeu.
    "Quand les gens vieillissent, ils regardent en arrière et réfléchissent (...) Si je n'avais pas présenté mes excuses maintenant, il aurait été trop tard", a-t-il déclaré à un journal local.
    Dans une lettre ouverte, la fille de sa victime lui a accordé un pardon au nom de sa mère à la santé précaire: "Vous pouvez cesser de culpabiliser", a-t-elle écrit. "

    Lire la suite sur: http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/chine-resurgence-de-temoignages-sur-la-revolution-culturelle-12-08-2013-3047439.php

  • Vaincre la peur: l'histoire de Gao Zhisheng

    gao zhisheng,avocat,chinois,chine,film,histoire,transcending fear,droits humains,défenseur,international,justice

    Affiche de "Transcending Fear: the story of Gao Zhisheng" (Vaincre la peur: l'histoire de Gao Zhisheng) le nouveau film sur l'avocat chinois emprisonné et torturé depuis 2006.

    Gao Zisheng est l'un des plus éminents et respectés avocats défenseurs des droits humains en Chine. Il a notamment défendu des cas très risqués en Chine: militants des droits humains, pratiquants de Falun Gong, condamnés à mort...

    Depuis 2005, son activisme lui a valu de nombreuses arrestations et tortures. Il est aujourd'hui toujours emprisonné, après avoir été victime de disparition forcée pendant 14 mois.

    Trailer du film:

    Plus d'informations sur: http://transcendingfearfilm.com/

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu