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Une forte dépendance du marché du luxe à la demande chinoise

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En ville, rien de plus courant que les vitrines de magasin. Mais en passant devant celle du Bergdorf Goodman sur la Cinquième avenue un beau jour au début du mois février, on ne pouvait s’empêcher de remarquer un autre type d’étalage.

Cet étalage particulier montrait un mannequin dans une robe rouge d’inspiration asiatique, baigné de pétales de fleurs rouges. Sur la vitre une rangée de caractères chinois simplifiés pour accueillir le printemps et le Nouvel An chinois, et nulle trace d’anglais.

Ce n’est un secret pour personne, dans le climat économique actuel, l’appétit collectif des consommateurs chinois s’aperçoit et brille pour les détaillants de produits de luxe.

Le grand magasin de luxe Blomingdale’s a tenu une journée-évenement dédiée au Nouvel An chinois, spécifiquement mise en place pour les consommateurs chinois, parallèlement les maisons de mode européennes, courtisent les consommateurs chinois car c’est devenu un élément important de leur stratégie d’entreprise.

Cette dépendance pose toutefois des risques importants, les consommateurs chinois sont capricieux dans l’ensemble en ce qui concerne le fait de rester fidèles à une marque. En outre, l’incertitude politique et économique à venir concernant la Chine pourrait affecter négativement la demande de produits de luxe.

Consommateurs de luxe de premier plan

Selon une étude du cabinet de conseil Bain & Co, c’est en fin 2012 que les consommateurs chinois ont dépassé les consommateurs américains devenant les premiers acheteurs de biens de luxe au monde. Comme l’année dernière, la Chine a représenté 25% des dépenses mondiales du luxe, par rapport aux Etats-Unis avec 20%.

Selon Bruno Lannes, collaborateur du cabinet pour la grande Chine, cité dans l’étude: «Les tendances des clients chinois sont maintenant la préoccupation centrale pour les plus grandes marques du secteur mondial du luxe».

En outre, les consommateurs chinois achètent plus d’articles de luxe à l’étranger. Un rapport du KPMG (service d’audit) publié en janvier révèle que 72% des acheteurs de produits de luxe chinois ont effectué des achats à l’étranger, des produits cosmétiques, des montres, des sacs à main et des produits haute gamme.

Selon l’étude de KPMG: «La Chine continentale est le plus grand groupe d’acheteurs exempts d’impôt dans le monde, c’est un gros morceau qui promet la hausse des ventes mondiales. Les statistiques de Global Blue, une société d’achats hors taxes, montrent que les achats hors taxes des acheteurs chinois a augmenté de 58% dans le monde au troisième trimestre de 2012 (juillet-septembre) par rapport à la même période en 2011».

Ce phénomène est exactement ce que ciblent des magasins comme Bergdorf et Bloomingdale’s, mais pour l’instant, il est difficile de prouver que la tendance ne sera pas aussi éphémère qu’un feu de paille.

Des goûts imprévisibles

Alors que les ventes de produits de luxe aux consommateurs chinois, en Chine ou à l’étranger, ont été rapidement effectives, la fidélisation des clients risque de s’avérer bien plus complexe.

De nombreuses études, dont celle du cabinet Bain & Co. indiquent que les consommateurs chinois préfèrent les logos ostentatoires. Contrairement à de nombreux acheteurs européens et américains, qui ont cultivé une histoire de fidélité et de préférence à la marque, parfois transmis de génération en génération dans une famille, les consommateurs chinois semblent enclins à courir après les derniers logos et dessins jugés à la mode.

De ce fait, les revenus et les gains des pourvoyeurs de l’univers du luxe ont été mitigés, avec des prévisions de croissance des ventes des plus variées en Chine selon le bon vouloir des consommateurs.

La semaine dernière, l’italien fabricant de produits de luxe Prada a annoncé que les bénéfices ont augmenté de 36% à 217 millions d’euros. Les profits et ce record de vente ont dépassés les attentes des analystes.

Pour Prada, les ventes en Chine ont augmenté de 33% d’année en année, une tendance robuste. Paradoxalement, la société basée à Milan a déclaré que les ventes en Europe ont augmenté de 54% par rapport à l’année précédente, avec une réserve cependant, selon eux le résultat était dû en partie aux déplacements des touristes chinois.

Ce sont de bons résultats pour Prada et ils ont propulsé ses actions à un record de tout les temps à la Bourse de Hong Kong la semaine dernière (Prada a été introduite en bourse à Hong Kong en 2011 précisément en vue de cibler les consommateurs chinois).

Richemont SA, la société mère des montres Cartier, des produits Alfred Dunhill et des stylos Montblanc a une opinion différente des perspectives en Chine. La société a déclaré plus tôt cette année que ses ventes du quatrième trimestre avec un essor attendu dans la région Asie-Pacifique n’ont nullement augmenté. Richemont est le deuxième fabricant de produits du monde.

Les groupes LVMH Moët Hennessy Louis Vuitton SA, le n °1 mondial des produits de luxe et le groupe britannique Burberry restent optimistes, bien que la demande dans la région Asie-Pacifique ait sensiblement ralenti.

Lire la suite de l'article sur: http://www.epochtimes.fr/front/13/4/21/n3508260.htm

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