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  • Etre une bonne épouse à Pékin

    Chine, mariage, femme, épouse chinoise,société chinoise

    De riches femmes de Pékin peuvent aujourd’hui résoudre leurs problèmes conjugaux en fréquentant des écoles comme celle nouvellement ouverte et dénommée «Collège de la bonne épouse heureuse» dont le prix d’entrée s’élève à 100 000 yuan (11 750 €).

    Cet établissement prétend apprendre aux femmes comment sauver leur mariage, et notamment éviter que leur mari ne prenne une maîtresse. L’institution vise le haut de gamme de la société, et les candidates doivent prouver par acte notarié leurs biens immobiliers et leurs revenus qui doivent dépasser les 10 millions de yuan (117 500 euros).

    «Laissez-moi vous dire ceci, une fois que vous serez diplômées de mon école, vous serez bien armées et les maîtresses disparaîtront», a expliqué Fei Yan, le directeur du «Collège de la bonne Epouse Heureuse» lors d’un reportage à China News, le 17 novembre dernier.

    Fei Yang affirme que «comparé à des établissements similaires situés dans des pays étrangers où seul le savoir-faire culinaire ou l’arrangement floral est enseigné, mon école recrute essentiellement des psychologues comme instructeurs. Nous sommes spécialisés dans la résolution de problèmes familiaux».

    Quant à la méthode d’apprentissage, Fei Yang déclare ainsi qu’elle s’effectue sur 14 jours, dans une villa dans laquelle les «schémas émotionnels» sont étudiés par petits groupes.

    La demande pour de tels établissements a augmenté dans les grandes villes de Chine durant ces dernières années, depuis que le taux de divorce a progressé en même temps que la croissance économique du pays.

    Avoir une maîtresse est considéré comme un symbole de réussite pour un homme dans la société chinoise, cependant cela peut ruiner un mariage.

    Le Eastern Daily de Hong Kong explique qu’au sein de la classe supérieure, nombre de femmes sont confrontées au problème des maîtresses.

    Fei Yang a expliqué au journaliste du Eastern Daily que «face à une maitresse, beaucoup d’épouses vont à l’extrême et demandent le divorce. En fait, un mariage a besoin de rationalité et de sagesse».

    Lire la suite sur: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Etre-une-bonne-epouse-a-Pekin.html

    La Grande Epoque, Epoch Times France, média français, presse , actualité Chine, Chine

  • Une enseignante de Shenyang et sa fille, cadre supérieure, sont persécutées

    Chine, torture, emprisonnement, condition des femmes, femmes, Falun Gong

    Mme Yang Shuqing et sa fille, Mme Li Fangfang, deux pratiquantes de la ville de Shenyang, province du Liaoning, ont été arrêtées en 2008 et plus tard condamnées à trois ans de prison. En juin 2011, elles ont été libérées. Voici un compte-rendu de leur épreuve.

    Mme Yang était une enseignante à la retraite du collège n°38 de la ville de Shenyang. Mme Li Fangfang est diplômée du département de langues étrangères de l'Université de Shenyang. Elle était directrice exécutive de McDonald dans la région du nord-est avant l'arrestation.

    L'après-midi du 23 juin 2008, la mère et la fille étaient à la maison quand les policiers du commissariat de la rue Shisiwei, ville de Shenyang, sont entrés en et ont fouillé les lieux. Ils ont confisqué leurs ordinateurs personnels, les imprimantes, les disques durs externes, des biens personnels et 5000 yuans d'espèces. L'argent n'a pas été inscrit dans la liste des objets confisqués et ne leur a jamais été retourné. La police les a emmenées au commissariat. Le 24 juin, elles ont été transférées au centre de détention de la ville de Shenyang.

    Au centre de détention

    Au centre de détention, elles ont continué à clarifier la vérité à la police et aux détenues. Mme Li a refusé de porter l'uniforme de détenue et a fait les exercices de Falun Gong. La police a ordonné aux détenues de l’insulter et de la battre.

    Un jour, alors que Mme Li essayait de retirer l'uniforme de détenue qu'on la forçait à porter, deux détenues lui ont donné des coups de pied dans le bas du dos, lui causant une fracture et une enflure sur le côté de la poitrine. Elle n'a pas pu marcher pendant deux semaines. L'année suivante, elle avait sans arrêt des douleurs dans cette zone. Les autorités du centre de détention ne lui ont donné aucun soin médical approprié quand elle l'a demandé.

    Une autre fois, quand Mme Li a essayé d'enlever l'uniforme, la détenue principale et une autre détenue l'ont maintenue au sol et ont commencé à la battre sauvagement. Une des détenues mesurait environ 1m75 et était bâtie comme un homme. L'autre était une judoka. Elles ont frappé Mme Li à la tête et au cou pendant plus de 10minutes. D’autres détenues étaient très inquiètes qu'elle ne meurt sous les coups.

    Une fois, alors qu'elle essayait de faire les exercices de Falun Gong, les détenues lui maintenaient les mains vers le bas et les pinçaient, lui causant de sérieuses contusions.


    La condamnation

    La mère et la fille ont été détenues au centre de détention de la ville de Shenyang pendant 16 mois. Le 16 avril 2009, le tribunal du district de Heping les a mises en procès et condamnées à trois ans de prison, bien qu'aucune preuve légale n'ait été présentée. Lors des deux appels qui ont suivi, le tribunal a confirmé la condamnation originelle.

    Le 13 octobre 2009, elles ont été transférées à la prison pour femmes de la province du Liaoning. À ce moment-là, Mme Yang avait 69 ans.


    Les gardes ont ordonné aux détenues de torturer Mme Li

    Dans la prison, les autorités affectent un groupe de deux ou trois détenues, appelé «l’équipe d'action de trois» pour surveiller et essayer de transformer chaque pratiquante de Falun Gong. Les autorités font tout ce qu'elles peuvent pour isoler les pratiquantes des autres détenues et leur interdisent de parler avec quiconque. Toutes les détenues désignées entretiennent des relations avec les autorités de la prison et ont des expériences antérieures de torturer et menacer les pratiquantes. Le pouvoir derrière ces détenues, sont les chefs de division et les capitaines de chaque quartier. Les détenues recourent à toutes sortes de méthodes pour amener les pratiquantes à abandonner leur pratique du Falun Gong afin de gagner la confiance du chef de division et une chance d'obtenir une réduction de peine.

    Dans le septième quartier, Mme Li Fangfang a refusé de porter l'uniforme de détenue et a crié "Falun Dafa hao !" (hao=bon-ndt) Les détenues l’ont insultée, battue, lui ont scellé la bouche avec du ruban adhésif, l’ont bâillonnée avec un tissu et l'ont privée de sommeil. Pendant un mois, à partir du 13 octobre 2009, elle n'a été autorisée à dormir que deux heures par jour. Elle a d'abord été privée de sommeil pendant trois jours complets. Plusieurs détenues la surveillaient à tour de rôle. Quand elles voyaient qu’elle s'endormait, elles lui versaient de l'eau froide dessus pour la réveiller. Parce qu'elles voulaient que personne ne l'entende crier, elles lui ont scellé la bouche avec du ruban adhésif et lui ont également les mains avec du ruban adhésif. Après toute une nuit, ses mains, ses bras et ses épaules étaient meurtris et douloureux. Dans la journée, on la forçait à rester debout. À chaque repas, on lui donnait seulement un petit pain cuit à la vapeur sans légume ni viande. Pendant le froid hivernal de novembre et décembre, les détenues ouvraient délibérément grand les fenêtres.

    Lire la suite sur:http://fr.clearharmony.net/articles/201112/59235.html

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  • Les cinq grands lacs de Chine en danger

    Les cinq plus grands lacs de Chine, qui apportent les ressources nécessaires à la vie de plus de 200 millions de personnes, sont en danger. Selon les spécialistes qui se sont réunis lors du premier Forum sur la protection des lacs, la croissance économique et la croissance démographique contribuent à la destruction de ces ressources naturelles.

    Tiré de:

    CHine, television, New Tang Dynasty Television, médias chinois, médias chinois indépendants

  • Le régime chinois camoufle la situation du SIDA

    Chine, Sida, transfusion de sang, régime, santé

    Il y a deux ans de cela, Gao Yaojie, une femme âgée spécialiste de la médecine chinoise et militante anti-sida a réussi à éviter tous les pièges de la surveillance du parti communiste chinois  pour s'installer aux États-Unis. Elle avait pour objectif de révéler qu'une épidémie de sida  en expansion frappe la chine, mais que les autorités chinoises essayent de la cacher.  

    Depuis son arrivée aux États-Unis, Gao a publié trois livres et deux autres sont en préparation.  Elle s'astreint à quatre heures d'écriture quotidienne sur son ordinateur, même si elle trouve cela contraignant.  Elle s'est évanouie récemment à force de travailler.

    Gao qui a 85 ans ne regrettent pas de devoir endurer de telles souffrances. Elle explique que ce qui compte pour elle c'est «l'espoir que ses livres vont aider à améliorer la situation des malades du sida en Chine.»

    Les autorités chinoises ont toujours nié le lien entre la propagation du sida dans le pays et la vente de sang.  Chen Zhu, le Ministre Chinois de  la Santé  répétait en novembre dernier lors de  «La sixième conférence internationale d’échange d'expérience sur la prévention du sida en Chine»  que les relations sexuelles sont la principale cause de la transmission du sida dans le pays. Chen a ajouté que depuis la découverte de la première victime du SIDA en 1985, il y a eu 429 000 cas déclarés de séropositivité et de malades du sida,  dont plus de 86.000 décès.
     
    Gao remet en cause les chiffres donnés par le Ministre de la Santé et les trouve ridiculement bas.

    «Chen dit des bêtises»  réagit  Gao. «A ce jour la population infectée par le VIH dépasse les 10 millions. Mme Ding Zilin dont le fils a été tué lors du massacre de Tiananmen en 1989, affirme avoir identifié 202 cadavres [alors que le Parti prétend que personne n'a été tué]. Je tiens à affirmer que je peux montrer la tombe de plus de 200 000 victimes du SIDA. Une fois je me trouvais dans un village rural frappé par le sida et ce seul jour six personnes ont été enterrées devant moi.»  

    Selon Gao, on dénombre plusieurs types de VIH chez les malades chinois et l'essentiel de la contraction de la maladie  peut être attribuée à la vente de sang.  Gao constate «qu'il y avait plus de 10 000 endroit en Chine, où on pouvait  vendre son sang.»  

    «La contraction de la maladie causée par la transfusion sanguine a toujours été la dernière chose qu'elles  [les autorités] veulent admettre. Elles s’entêtent à faire des relations sexuelles la cause. En réalité, la transmission par voie sexuelle est responsable de moins de dix pour cent des cas. Par contre soixante pour cent des personnes qui pratiquent la vente du sang ont contracté le VIH.»
     
     Gao a ajouté que la vente de sang n'a pas disparu en Chine, mais qu'elle a pris des formes différentes. Cette pratique qui autrefois était publique est à présent entrée dans la clandestinité et s'est déplacée du nord vers le sud. Dans la mesure où le sang infecté par le VIH  était vendu dans l'ensemble du pays, il y a eu une augmentation des statistiques d'infections dans les villes à cause de la transfusion sanguine.  
     
    Gao a aussi découvert d'autres abus « Maintenant il existe des choses encore plus terribles, comme de voler de l'argent appartenant aux fonds de don contre le sida» remarque t-elle. «Ceux qui sont censés être responsables osent voler l'argent et les biens et ils trompent tout le monde. Au cours des dernières années, ils ont réduit au silence tous ceux qui osaient parler. Actuellement beaucoup de gens meurent et le nombre de mort  avoisine même celui des morts de la Grande Famine  [1958-1961].».
     
    La vie de Gao a été très dure. Parce qu'elle venait d'une famille nombreuse et prospère, elle a été catégorisée «ennemie de classe» au cours de la Révolution Culturelle. Pendant plus de huit mois, elle a ainsi été enfermée dans une morgue.


    Après la Révolution Culturelle, Gao a été transféré dans la province du Henan afin d'y exercer comme médecin et conférencière en sciences médicales.  En 1996, elle rencontra un malade du sida au cours d'une consultation. Elle soupçonna que le patient a pu contracter la maladie lors d'une transfusion sanguine et s’inquiéta de l'existence d'autres victimes. Elle sortit de son cadre de médecin et commença à s'impliquer dans la prévention du VIH.
     
    Après avoir mené des  enquêtes  tant publiques que secrètes sur une longue période de temps, elle a découvert que depuis les années 80, beaucoup de chinois avaient vendu leur sang en Chine continentale pour gagner un peu d'argent. Nombre de pauvres citoyens ont ainsi contracté le sida et se retrouvaient sans autre possibilité que d'attendre la mort dans le désespoir, laissant derrière eux beaucoup d'enfants atteint du sida.  

    Les actions de Gao en faveur des victimes du VIH et sa tentative de révéler la vérité sur l’épidémie qui sévit en Chine ont poussé le régime communiste a en faire une cible. Afin de pouvoir continuer à s'en occuper et à soutenir les malades du sida en Chine, la vielle dame de 85 ans a décidé l'hiver 2009, de quitter sa famille et sa maison et de s'exiler au États-Unis.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com

  • Au Vietnam, les adeptes de Falungong sous pression

    Vietnam, Chine, droits, religion, Société, Falun Gong

    En pleine méditation, les adeptes du Falungong n'ont pas bronché lorsqu'un homme tatoué et torse-nu leur tapait sur la tête ou qu'une feuille de palmier bien sèche était passée sur leur visage. Au Vietnam, ils se disent habitués à un tel traitement. Les membres de ce mouvement spirituel inspiré du bouddhisme accusent le régime communiste d'avoir cédé à la pression de son puissant voisin chinois, où il est interdit depuis 1999. Et d'envoyer la police, ou des "malfrats" engagés pour l'occasion, pour les harceler, les agresser, les arrêter. Une situation mise en lumière par la condamnation en novembre de deux membres vietnamiens à deux et trois ans de prison pour avoir diffusé des émissions de radio vers la Chine.

    Avant et après le verdict, les pratiquants de Falungong avaient organisé devant l'ambassade chinoise des méditations collectives pour soutenir leurs camarades emprisonnés et dénoncé le traitement de leur groupe par Pékin.

    "Nous voulons la justice et les droits de l'Homme de la part des autorités chinoises", a expliqué à l'AFP Nguyen Doan Kien, adepte depuis 2008.

    "Nous voulons que le gouvernement chinois mette un terme à sa pression sur le gouvernement vietnamien, afin que nos étudiants soient relâchés".

    Les 86 millions de Vietnamiens sont majoritairement bouddhistes et le gouvernement assure respecter la liberté de religion. Mais les activités religieuses restent sous contrôle de l'Etat et plusieurs groupes, comme les catholiques ou des bouddhistes dissidents, se plaignent de mauvais traitements.

    Le Falungong, qui se développe au Vietnam depuis environ dix ans, a désormais entre 2.000 et 3.000 pratiquants, selon Kien. Le mouvement n'est pas reconnu mais le pouvoir assure qu'il n'est l'objet de répression. Leurs rassemblements sont empêchés "parce qu'ils violent l'ordre social et la sécurité", a indiqué Luong Thanh Nghi, porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

    Les pratiquants se rassemblent régulièrement dans les parcs pour méditer et pratiquer des exercices physiques proches du Tai-chi. Ils ont également organisé des manifestations silencieuses devant les représentations chinoises. Comme le 24 novembre. Une quinzaine de personnes, la plupart portant de longs T-shirts jaunes frappés de slogans de Falungong, s'étaient assises dans un parc devant l'ambassade de Chine à Hanoï.

    Les jambes croisées, en silence et les yeux fermés, une main levée à la verticale juste en dessous de leur visage. En moins de vingt minutes, des agents en civil entraînaient l'un d'entre eux, le jetaient par terre et lui donnaient des coups de pied, tout en empêchant un journaliste de l'AFP de filmer la scène.

    Puis un homme torse-nu s'est accroupi auprès des pratiquants qui méditaient, et leur a donné des claques sur la tête, avant qu'une femme ne prenne le relais avec une feuille de palmier dure et sèche. Ce jour-là, "nous avons été moins battus", lâche Kien. "J'ai été battu plusieurs fois. Mais c'est notre habitude de ne pas riposter".

    "J'ai été arrêté sept ou huit fois" depuis 2009, pour quelques heures, raconte de son côté Pham Xuan Giao, 38 ans, venu de Ho Chi Minh-Ville (sud) pour soutenir les deux membres en prison.

    Ingénieur en mécanique et membre de Falungong depuis trois ans, il assure avoir été renvoyé d'un producteur de café étranger après une arrestation. "Je suspecte qu'ils aient subi des pressions de la police ou des autorités pour me virer".

    Carl Thayer, spécialiste du Vietnam basé en Australie, estime pour sa part qu'il est clair que "le Vietnam a succombé à la pression de la Chine". Le Falungong a été interdit par Pékin en 1999 après une manifestation silencieuse dans la capitale. Il a été l'an dernier qualifié de "secte qui s'oppose à l'homme, à la société et à la science".

    Au Vietnam, le ressentiment est fort contre les Chinois, qui ont occupé le pays pendant mille ans et à qui Hanoï dispute deux archipels en mer de Chine méridionale. Mais la Chine est aussi son premier partenaire commercial.

    Tiré de: http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20111224.AFP2720/au-vietnam-les-adeptes-de-falungong-sous-pression.html

  • Besson: « Filmer contre le cynisme »

    Luc Besson, Michelle Yeoh, The Lady, Chine, Birmanie,Aung San Suu Kyi, droits de l'homme

    Si le dernier film de Luc Besson raconte le combat et les épreuves vécus par Aung San Suu Kyi, à partir d'un scénario que lui avait remis Michelle Yeoh, il dit aussi la force de l'amour. « Grâce à l'amour de son pays, de son mari et de ses enfants, une petite femme de 50 kilos résiste à 300.000 militaires pendant 20 ans », résume le réalisateur. Qi semble transformé par ce tournage.

     

    Au départ, Michelle Yeoh cherchait un producteur, pas un réalisateur ?

    Elle m'a dit que, si je voulais faire la mise en scène, ce serait super. Comme j'étais très pris à l'époque, j'ai dégagé en touche. Avant de lire, en fait. Je savais juste un petit peu de quoi il retournait, mais je n'étais pas branché là-dessus.

     

    Vous avez ensuite lu le scénario…

    Et j'ai beaucoup pleuré, déjà. Je me suis rendu compte de l'importance du sujet et de ce que ça disait. Là, c'est devenu essentiel, pour moi, dans ma vie. Vu l'âge que j'ai, ce que j'ai déjà pu vivre, où on en est dans la société, cette espèce de cynisme qui coule comme de la confiture dans tous les domaines… A un moment, il faut qu'on envoie quelques messages, à la fois douloureux mais aussi très positifs parce que l'histoire d'Aung San Suu Kyi, c'est le meilleur de l'être humain.

     

    Luc Besson, Michelle Yeoh, The Lady, Chine, Birmanie,Aung San Suu Kyi, droits de l'homme Et le pire, chez les autorités birmanes !

    Ces militaires sont… bêtes, avides de pouvoir et d'argent. J'ai été à Rangoon, j'ai vu des maisons très belles avec 15 Ferrari ; vous faites trois mètres dans la rue et vous tombez sur des nids-de-poule et de la terre. A quoi ça sert ? C'est un des peuples les plus gentils du monde, mais il y a 50 millions de Birmans qui doivent vivre avec moins d'un dollar par jour. Ils affament leur peuple pour avoir un peu plus d'argent pour en faire… rien ! J'ai mon âge, j'ai des enfants, et j'ai envie de parler du cynisme de la société d'aujourd'hui. Mais on ne sait jamais trop comment, ça reste au stade des discussions entre amis à table : on donne son opinion, on est citoyen… En tant que cinéaste, ce n'est pas toujours facile, parce que les gens ont envie aussi de voir du divertissement. Ils ne vont pas forcément au cinéma pour se prendre la tête.

     

    Vous n'auriez pas pu faire ce film il y a 10 ans ?

    Je pense que je n'aurais pas compris l'importance du sujet. J'ai été présenter le film notamment dans des facultés : l'autre jour, un étudiant m'a dit qu'il n'avait jusque-là pas mesuré la liberté dont nous disposions. C'est-à-dire que le film révèle la liberté qu'on a et celle qu'on n'a pas. Il y a encore un an, en Birmanie, si vous lisiez le Times, vous alliez en prison. Quand vous écrivez une chanson, vous êtes obligé de donner le texte à l'Etat qui met un cachet, sinon aucun studio n'est autorisé à l'enregistrer. L'humoriste Zarganar a pris 65 ans de prison pour avoir raconté des blagues dans un bar ! (NDLR : il a été libéré depuis)

     

    Inscririez-vous « The lady » dans cette actualité où il est beaucoup question de révolutions et de manifestations pour la liberté ?

    C'est bizarre comme les gouvernements n'écoutent jamais leur peuple, alors qu'ils sont là pour nous, normalement. Voyez le printemps arabe, ces révolutions qui se font grâce au peuple, et puis on modifie l'organigramme pour que les gens soient contents. Ils n'ont pas encore compris, mais le mouvement s'étend. Le mouvement des 99 % est magnifique ! Alors que les élites devraient « philosophiquement » élever la société, ce sont les 99 % du bas, a priori « moins cultivés », qui lancent les véritables messages.

     

    Lire l'article en entier sur: http://www.lesoir.be/culture/cinema/2011-12-21/besson-filmer-contre-le-cynisme-885298.php

  • Christian Bale malmené en Chine

     

    L'acteur britannique Christian Bale, en tournée promotionnelle en Chine, a été malmené par des gardes en uniforme alors qu'il tentait de rencontrer le dissident Chen Guangcheng, assigné à résidence, avec une équipe de CNN qui a diffusé des images de l'incident vendredi

     

    Christian Bale a été arrêté à l'entrée de Dongshigu, un village du district du Shandong (est) où le militant des droits de l'Homme est assigné à résidence depuis sa  libération l'an dernier. Chen Guangcheng a purgé une peine de plus de quatre ans de prison.

     

    Les images mouvementées de CNN montrent l'empoignade entre l'acteur,  l'équipe de télévision et les gardes qui les repoussent énergiquement vers leur véhicule. "Pourquoi je ne peux pas rencontrer cet homme libre?", s'insurge Bale alors que les gardes s'en prennent au caméraman qui filme la scène.


    Finalement réfugiés dans leur mini-van, Bale et l'équipe de télévision ont repris la direction de Pékin, pris en chasse à vive allure par les gardes pendant une quarantaine de minutes sur des routes trouées d'ornières, selon CNN.


    Les gardes visaient les caméras, raconte Christian Bale
    "Je veux apporter mon soutien aux habitants qui s'élèvent contre les autorités, qui rendent visite à Chen et à sa famille et se font battre ", a expliqué l'acteur.

     

    Plus tard, Christian Bale a expliqué à CNN que les gardes visaient les caméras. « Dès qu’ils ont vu la caméra, ils se sont précipités. Quand j’ai sorti ma petite caméra, ça a été pareil », a-t-il expliqué, se réjouissant d’avoir réussi à sauver des images. « Si on n’arrivait pas à voir Chen, on voulait au moins montrer au monde le traitement ignoble que cet homme formidable subit », a-t-il ajouté.

     

    Lire la suite sur: http://www.francetv.fr/culturebox/christian-bale-malmene-en-chine-72137

  • Le discours de Vaclav Havel aux dissidents chinois

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    « D'abord, je pense que je m'exprime au nom de la plupart des signataires de la Charte 77 en disant que nous sommes à la fois heureux et honorés d'avoir inspiré la Charte Chinoise 08.  

     

    Ensuite, j'aimerais rappeler ce qu'a été notre expérience - nos amis chinois vont sans doute la vivre à leur tour, d'une manière ou d'une autre. Notre expérience, donc, a été de ne jamais penser que la victoire était certaine. Nous ne sommes jamais partis du principe que la situation s'améliorerait demain, après-demain ou dix ans plus tard. Après tout, peut-être que ce ne sera pas le cas.  

     

    Pourtant, dans notre cas, le fait de ne pas anticiper notre réussite a fini par être payant. Nous avons découvert qu'il était possible de changer la situation. Nous étions tournés en dérision et comparés à Don Quichotte. Nos efforts n'aboutiraient à rien, disait-on. A la surprise générale, pourtant, nous avons pu obtenir ce que nous voulions.  

     

    Nous avons découvert qu'il était possible de changer la situation.

     

    Je crois que cette idée est importante. Curieusement, elle est à la fois source de découragement et d'espoir. D'une part, on ne sait jamais comment les choses se termineront; d'autre part, on sait que l'on peut réussir.

     

    Troisièmement, dans notre expérience, la solidarité internationale est un facteur très important et précieux. Ces messages aident et encouragent (les dissidents), même s'ils ne sont guère entendus par le pouvoir en place. Ayant eu, nous aussi, l'expérience directe d'un système totalitaire et d'une dictature, notre devoir est de venir en aide aujourd'hui à ceux qui ne vivent pas encore dans la liberté. 

     

    Ma dernière remarque est tout à fait personnelle. Je suis profondément ému que les lauréats de ce prix aient traduit mes textes et qu'ils les aient fait circuler sous le manteau, en usant de tous les moyens à leur disposition. Merci. »


    Lire l'article en entier: http://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/le-discours-de-vaclav-havel-aux-dissidents-chinois_1062866.html

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