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  • Chen Zhenping : Une mère emprisonnée, torturée

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    La mère de Zhaoyu Jin a été envoyée en prison pendant 8 ans en 2009 pour sa seule pratique du Falun Gong. Amnesty International indique qu'elle a été méchamment battue et qu’on lui a injecté des drogues nocives.

    Chen Zhenping, mère de Zhaoyu Jin qui réside aujourd'hui en Finlande, a été enlevée chez elle dans la province du Henan en juillet 2008. En l’espace d’un mois, elle a été envoyée, après un procès secret, dans un camp de prisonniers pour huit ans. Amnesty International (AI) considère Chen comme une prisonnière de conscience et s’est occupé de son cas. En avril 2010, AI a signalé que Chen avait été méchamment torturée, soumise à des passages à tabac réguliers et s’était vue injecter de force certaines drogues.

    Ce qui suit sont des extraits des appels d'AI au nom de Chen depuis 2008 :

    China: Fear of torture: Chen Zhenping (f) (3 November 2008):

    "La pratiquante de Falun Gong Chen Zhenping a été arrêtée sans mandat le 9 juillet à son domicile dans la ville de Zhengzhou, province du Henan. Sa famille n'a pas été autorisée à lui rendre visite, et elle ne sait pas où elle se trouve à présent détenue. Elle court un grave danger de torture…

    Elle a été détenue une première fois pendant 10 jours au centre de détention du village de Matougang, puis déplacée au centre de détention No.1 de la ville de Zhengzhou… Selon une co-détenue, Chen Zhenping a été détenue dans une cellule avec plus de 30 personnes et forcée de dormir à même le sol. Il a été rapporté par une ancienne co-détenue qu'elle a été forcée de travailler jusqu'à 19 heures par jour pour produire des couvertures, des cotons tiges et d'autres marchandises, avec des buts stricts de production : si elle n'atteignait pas les quotas elle était battue et autrement maltraitée"

    China: Further Information on Fear of torture / incommunicado detention: Chen Zhenping (f) (22 January 2009):

    "Chen Zhenping a été condamnée en août 2008, après un procès secret, à huit ans d'emprisonnement pour " utilisation d'une organisation hérétique pour subvertir le pouvoir d’état. " La famille de Chen Zhenping craint qu'elle puisse 'être déplacée dans une prison loin de chez eux

    L'avocat de Chen Zhenping est allé se renseigner au tribunal du peuple du district de Jingshui à Zhengzhou, province du Hunan, à propos de son cas en novembre 2008. Un agent judiciaire lui a dit que les pratiquants de Falun Gong n'avaient pas le droit d'engager des avocats.

    Le 5 décembre l'avocat a demandé à la fille de Chen âgée de 18 ans d'aller d'aller à la cour et de demander le document de condamnation. Elle a fait plusieurs tentatives pour obtenir le document et on lui a dit à plusieurs reprises de revenir à une date ultérieure. Le 4 janvier, quand elle a refusé de quitter la cour sans le document, un employé lui a donné des coups de poing, des coups de pieds, l'a poussée à terre et est monté sur sa poitrine jusqu'à ce que trois autres employés de la cour interviennent pour l'arrêter. La police locale a refusé d’enquêter sur l'incident.

    China:Further Information: Imprisoned woman tortured in China: Chen Zhenping (1 April 2010):

    " La pratiquante de Falun Gong emprisonnée Chen Zhenping, qui sert actuellement une peine de prison de huit ans en Chine… est suspectée avoir reçu des injections forcées de drogues et avoir été soumise à des passages à tabac réguliers en prison. Elle continue à courir de sérieux risques de davantage de torture…

    Elle est actuellement détenue dans la prison pour femmes numéro 5 de la province du Henan, où approximativement 200 pratiquantes de Falun Gong sont détenues.

    Une ancienne prisonnière qui a été récemment libérée de la même prison a rapporté que Chen Zhenping est détenue dans une cellule minuscule où elle est observée vingt-quatre heures sur vingt-quatre par d'autres détenus, beaucoup sont des criminels et des toxicomanes. L'ancienne prisonnière a rapporté que Chen Zhenping n'a pas été souvent autorisée à aller aux toilettes et a été attachée à un lit et battue.

    Elle s’est vue également injecter de force des drogues et on l'a entendue pleurer " ne me faites pas l'injection. Ne me faites pas l'injection. Je ne veux pas prendre la drogue… "

    Les détenues de Falun Gong dans la prison sont soumises quotidiennement à des diffusions dénonçant le Falun Gong et à une musique aiguë à moins qu’elles ne renoncent à leur foi."

    Tiré de: http://www.fr.clearharmony.net/articles/201010/53510.html

  • Indonésie: une radio indépendante autorisée à émettre

    (NTD)
    (NTD)

    La radio «Era Baru» peut maintenant émettre librement sur les ondes indonésiennes. La décision de la Cour suprême du pays, prise le 5 octobre 2010, clôt trois ans de bataille légale entre la station et les autorités indonésiennes des communications.

    La radio «Era Baru» est une annexe locale du réseau «Sound Of Hope». Elle a commencé à diffuser, en Indonésie, des nouvelles en langue chinoise dès mars 2005. Raymond Tan, gérant de la station, a déclaré que l’ambassade chinoise à Jakarta avait tenté de la faire fermer depuis lors. Il ajoute que l'ambassade a envoyé des lettres aux agences gouvernementales indonésiennes avertissant que leurs relations pourraient en pâtir, sauf si la station était fermée. «Era Baru» a affirmé que la cause était due au fait qu’elle informait les auditeurs sur les questions relatives à la Chine : dont la corruption gouvernementale et les abus à l’encontre des droits de l’Homme comme la persécution du Falun Gong , les mauvais traitements des Tibétains et autres groupes minoritaires.

    En 2007, le ministère indonésien des Communications et des Technologies de l’Information a refusé la licence de radiodiffusion à la station. La radio «Era Baru» a été dès lors entraînée dans une bataille légale avec les autorités, afin de récupérer ses droits à la diffusion. Mais en septembre de l’année dernière, alors que le processus légal était en cours, le ministère avait accordé la fréquence de «Era Baru» à une autre station radio, connue sous le nom de «RSMS» ou «Sing FM».

    Jeudi dernier, la Cour suprême indonésienne a infirmé cette décision et rendu la fréquence radio à «Era Baru». L’avocat de la station s’est réjoui de la décision.

    «J’approuve la décision de la Cour suprême indonésienne d’accepter cette action en justice parce que nous pensons qu’accorder la licence de fréquence radio de «Era Baru» à «Sing FM» était contraire à la loi. Nous considérons que la décision du tribunal est correcte et en accord avec les lois et les règlements», a déclaré Monsieur Hendrayana, avocat de la station «Era Baru».

    Au cours de ses efforts pour retrouver les droits de diffusion, la Radio «Era Baru»  a reçu des soutiens nationaux et internationaux, y compris de la part des membres du Parlement Européen et de «Reporters sans Frontières».  

    Gatot Machali de «Era Baru» affirme que la décision de la Cour suprême constitue une victoire pour la liberté de la presse en Indonésie. Il précise: «Pour moi, il s’agit d’une percée significative et importante pour la liberté de la presse dans le futur, pour l’Indonésie en particulier qui est un pays démocratique, parce que le cas de «Era Baru FM» implique une intervention étrangère. Comme nous le savons, il y a eu de nombreux rapports concernant l’ambassade chinoise en Indonésie interférant et tentant de fermer «Era Baru FM»».


    Pour avoir accès à cette information en vidéo:
    http://fr.ntdtv.com/ntdtv_fra/actualite/2010-10-22/562866129268.html

  • Vidéo: Chine : L'appel à la liberté de parole, censuré !

    Voir la vidéo de Tang Dynasty sur: http://french.ntdtv.com/ntdtv_fra/actualite/2010-10-24/977753414178.html

    Vingt-trois anciens hauts fonctionnaires du parti communiste chinois réclament la liberté d'expression et de publication dans le pays. Dès que leur lettre a été publiée sur Internet, elle a été retirée des sites Web chinois.

    Lundi, le groupe d'anciens cadres du régime communiste, y compris l'ancien éditeur du Quotidien du Peuple géré par l'État, ont envoyé la lettre ouverte au corps législatif de facto du PCC. La lettre exhorte le Congrès national du peuple (CNP) à faire respecter la Constitution, et abolir le système de censure du pays.

    La lettre ouverte décrit le Département central de la propagande du régime comme une « main noire invisible », et se demande pourquoi il a le pouvoir de censurer les appels lancés récemment par le Premier ministre Wen Jiabao, pour la réforme politique.

    [M. Yu Meisun, Supporter de la Lettre ouverte] : (Masculin, Chinois)
    « Le Département central de la propagande est dirigé par le comité central du parti, et ne peut aller au-dessus du comité central. Puisque le comité central communiste élabore ses propres lois et règles, il n'a pas vraiment envie de réaliser ni la démocratie, ni la règle de la loi, donc, c'est certain qu'il va réprimer la liberté de parole. »

    L'un des signataires de la lettre ouverte pour l'abolition de la censure en Chine, Xin Ziling, ancien directeur des publications de l'Université de la Défense nationale de Chine, déclare que la politique du régime de vouloir supprimer la liberté d'expression est une politique qui échoue.

    [M. Xin Ziling, Signataire de la Lettre ouverte] : (Masculin, Chinois)
    « La Chine, étant arrivée à ce stade, doit adopter immédiatement la liberté de la presse, ou bien le pays va perdre sa direction pour progresser. Le maintien de l'ordre social perturbe en soi l'ordre social, et est une politique qui échoue parce qu'elle ne protège pas l'opinion publique, mais elle la réprime plutôt. »

    Un partisan de la lettre, Yu Meisun fit un commentaire sur la nécessité de concrétiser la liberté de la presse.

    [M. Yu Meisun, Supporter de la Lettre ouverte] : (Masculin, Chinois)
    « Ce serait forcer les gens à la révolte, donc, la liberté de la presse est comme la soupape d'air pour un autocuiseur. Si cette soupape est bloquée, la pression va exploser, la société va exploser. »

    La lettre a été envoyée au CNP alors qu'on s'apprête à débuter vendredi, la session plénière du 17e comité central du parti communiste chinois. Elle propose un certain nombre de changements, dont la levée de la censure, la suppression des restrictions sur l'édition de livres, et la protection des journalistes d'investigation.

    Il reste à voir si le régime communiste prendra ces suggestions à cœur. Peu après la parution de la lettre sur les sites Web chinois, la publication a aussitôt été supprimée.

  • Tout savoir sur le parti communiste chinois (PCC)

    Avec la parution des "9 commentaires sur le parti communiste", traduit en 12 langues et distribué dans 30 pays, un véritable mouvement de démissions citoyenne a eu lieu en Chine depuis fin 2004, avec aujourd'hui plus 80 millions de chinois qui ont démissionné symboliquement du parti communiste chinois.

    Voici un extrait de l'introduction de cet ouvrage

    Une dizaine d’années après l’effondrement de l’ex-Union Soviétique et des régimes communistes de l’Europe de l’Est, le mouvement communiste international est aujourd’hui rejeté dans le monde entier, et la fin du Parti communiste chinois (PCC) n’est qu’une question de temps.

    Néanmoins, avant son effondrement total, le PCC essaie de lier son destin à la nation chinoise et ses cinq mille ans de civilisation. C'est un désastre pour le peuple chinois. Comment considérer le PCC ? Comment passer à une société sans PCC ? Comment transmettre l’héritage chinois ? Ce sont les grandes questions auxquelles le peuple chinois est à présent confronté. Aujourd’hui, La Grande Époque publie une série d’éditoriaux spéciaux : Neuf commentaires sur le Parti communiste. Avant que le couvercle ne se referme sur le cercueil du PCC, nous souhaitons prononcer un jugement définitif sur lui et sur le mouvement communiste international, qui pendant plus d’un siècle a été un fléau pour l’humanité.

    Pendant plus de 80 ans, tout ce que le PCC a touché a toujours été accompagné par les mensonges, les guerres, la famine, la tyrannie, les massacres et la terreur. Les croyances et les valeurs traditionnelles ont été violemment détruites. Les concepts éthiques et les structures sociales originels ont été désagrégés de force. L’empathie, l’amour et l'harmonie entre les gens ont été transformés en lutte et en haine. La vénération et le respect du ciel et de la terre ont été remplacés par l’arrogant désir de lutter contre le ciel et la terre. Il en a résulté un effondrement total des systèmes social, moral et écologique de la société et une crise profonde pour le peuple chinois et en vérité pour toute l'humanité. Toutes ces calamités se sont produites suite aux manœuvres, à l'organisation et au contrôle délibérés du PCC.

    Comme le dit un célèbre poème chinois de la dynastie Song : « Que faire, impuissant, à la vue des fleurs qui se fanent ». La fin du régime communiste est proche, il est aux abois et ses jours sont comptés. Avant sa disparition totale, nous pensons que le temps est venu d’une réflexion rétrospective, afin de mettre à nu tous les aspects de cette organisation sectaire, la plus grande et la plus malveillante de l’histoire. Nous espérons que ceux qui sont encore trompés par ce régime pourront voir clairement sa nature, purger leur esprit de son poison, se dégager de son contrôle pervers, se libérer du joug de la terreur et abandonner toute illusion à son propos.

    Le règne du PCC est la page la plus sombre et la plus ridicule de l'histoire de la Chine. Dans la liste interminable de ses crimes, les plus vils pourraient être sa persécution du Falun Gong. En s’attaquant à « Authenticité, Bienveillance, Tolérance » le communisme chinois a lui-même enfoncé le dernier clou à son cercueil. La Grande Époque croit qu’en comprenant la véritable histoire du PCC, nous pourrons empêcher que de telles tragédies se reproduisent. En même temps, nous espérons que chacun d’entre nous réfléchira sur soi-même et examinera si notre lâcheté et nos compromis nous ont rendus complices dans nombre de tragédies qui auraient pu être évitées.

    Lire la suite sur: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/9-Commentaires-sur-le-Parti-communiste/

    Voir également le site en anglais: http://ninecommentaries.com/

  • Une proposition de Loi en France pour réglementer la transplantation d'organes à l'étranger

    Le mardi 19 octobre s’est tenue à l’Assemblée Nationale une conférence de presse intitulée «Comment lutter contre le tourisme de transplantation d’organes» organisée par Valérie Boyer Députée des Bouches du Rhône, adjointe au Maire de Marseille  et Secrétaire nationale UMP chargée des questions de Santé. A ses côtés parmi d’autres, David Kilgour avocat et ex-secrétaire d’état pour l’Asie du Canada et Maître David Matas, avocat international des droits de l’homme venus spécialement du Canada à cet effet.  A cette occasion la Députée des Bouches du Rhône a présenté cette proposition de Loi visant à lutter contre le tourisme de transplantation d'organes et cosignée par 58 députés.

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    Paris, le 19 octobre 2010 - (De gauche à droite). David Matas, avocat international, Valérie Boyer Députée des Bouches du Rhône à l'origine de la proposition de Loi contre le tourisme de transplantation d'organes et David Kilgour, avocat et ancien secretaire d'Etat Asie Pacifique au Canada. (Credit de photo: Zhang Yue Epoch Times)


    Comment lutter contre le tourisme de transplantation d’organe?

    En 2004, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a appelé les Etats membres à  «prendre des mesures pour que les groupes de personnes les plus pauvres et les plus vulnérables soient protégés du tourisme de transplantation et de la vente de leurs organes». Lors de la conférence à Madrid le 24 mars 2010, le sujet du don d’organe volontaire et gratuit a été largement abordé par les pays membres, pointant du doigt les pays ne respectant ces droits tel que la Chine, le Pakistan ou la Colombie. Le 19 mai 2010, c’est le Parlement Européen qui concrétisait cette initiative en votant à la grande majorité une résolution législative réglementant les normes de qualité et de sécurité des organes humains destinés à la transplantation ainsi qu’un plan d'action sur le don et la transplantation d'organes visant à  renforcer de la coopération entre les États membres.

    Ce 19 octobre 2010, c’est au tour de la France de proposer une telle réglementation pour le territoire français. La Députée UMP Valérie Boyer  a en effet déposé le 16 septembre 2010 une proposition de loi (1) cosignée par 58 de ses collègues visant à lutter contre le tourisme de transplantation d'organes. Selon la Députée « il n’y a en France aucune procédure d’alerte pour identifier ces crimes et ces délits qui sont commis à l’étranger ».  Avec ce texte de Loi la Députée souhaite comme l’a fait la loi israélienne et la proposition de loi canadienne, que l’on modifie les lois actuelles pour lutter contre ce tourisme de transplantation en organisant des alertes et des vérifications par les médecins, de ces greffes qui sont faites  à l’étranger. Il apparaît dans cette proposition de Loi que des dérives inacceptables sont apparues, notamment en citant  «le sort tragique des pratiquants du Falun Gong en Chine» dont les organes sont obtenus sur des donneurs vivants contre leur volonté et sous la menace. « En effet, plusieurs enquêtes(2) ont mis à jour l’existence d’un réseau de trafic d’organes prélevés sur les membres de cette communauté dont la persécution perdure depuis de nombreuses années. » (1).

    Lutter contre le tourisme français des greffes d’organes en Chine

    Avec plus 340 camps de travaux forcés non soumis au système judiciaire, la Chine emprisonne 300.000 criminels présumés par camps et des «ennemis d’Etat» sans s’embarrasser de procédures légales. Parmi ces prisonniers on trouve en masse des membres du mouvement bouddhiste Falun Gong. Ils représenteraient, selon un rapport du gouvernement américain de 2007, la moitié de la population carcérale chinoise.

    Dans leur enquête « Prélèvements Meurtriers » (2), David Kilgour et David Matas ont réuni 52 preuves qui convergent toutes vers la même conclusion: en Chine, l’armée et les hôpitaux militaires, parfaitement organisés sous l’autorité du parti communiste, exécutent des membres du Falun Gong pour profiter de leurs organes dans le cadre d’un commerce «très lucratif».

    Dans ce contexte, David Matas, avocat international des droits humains basé au Canada, a pris la parole en indiquant «qu’il faudrait que tout citoyen ou résident français qui obtient une greffe d'organe à l'étranger  fournisse à l'Agence française biomédicale un certificat attestant le don à titre gratuit de l‘organe et que tout médecin qui examine un patient transplanté signale l'identité du patient à l'agence». Selon lui la Chine a été et reste un centre majeur d'abus dans ce domaine. Il a expliqué que contrairement au système pénal du Canada, si un ressortissant français commet un meurtre à l'extérieur de la France, le ressortissant peut être poursuivi pour ce meurtre en France, ce qui n’est pas une moindre conséquence pour des patients français transplantés illégalement.

    A son tour David Kilgour, avocat et ex-secrétaire d’état pour l’Asie du Canada, a pris la parole en rappelant que ce commerce d’organes en Chine sur les pratiquants de Falun Gong était à qualifier de crime contre l’humanité. Il a rappelé également qu’il fallait bien comprendre la situation actuelle en Chine, en prenant  pour exemple, Liu Xiaobo, premier chinois à avoir obtenu le prix Nobel de la Paix, et emprisonné actuellement pour onze ans pour avoir commis comme seul crime de demander la démocratie et l’Etat de droit pour ses compatriotes chinois.

    Concernant la pratique des prélèvements d’organes forcés, il a expliqué que les pratiquants de Falun Gong aujourd’hui représentent environ les deux tiers des victimes de torture et sur 340 camps de rééducation par le travail en Chine, ayant chacun une capacité de 300 000 personnes, plus de la moitié des prisonniers sont des pratiquants de Falun Gong dont certains sont tués pour leurs organes. Selon les recherches réalisées par David Matas et David Kilgour, des milliers de pratiquants ont été tués depuis 2001 pour alimenter un trafic d’organes destiné à des patients chinois et étrangers. Ils en en sont arrivés à la conclusion que l’on ne pouvait expliquer la provenance des 41 500 greffes qui avaient été réalisées entre 2000 et 2005 que par le prélèvement sur des pratiquants de Falun Gong.  Invité le matin même sur le plateau de l’émission « Le Magazine de la Santé » sur France 5, Mr Kilgour révélait qu’en moyenne quatre hommes ou femmes sains étaient tués pour la réussite de la transplantation d’un seul organe sur un patient. Les prix colossaux de ces organes vont par exemple de 96 000 € pour un cœur à 170 000 € pour un poumon, sommes redistribuées aux médecins, militaires, hôpitaux, fonctionnaires ayant autorisés ce commerce d’organes.

    En concluant qu’«il y a eu et continue d’y avoir aujourd'hui des prélèvements d'organes à grande échelle sur des pratiquants de Falun Gong non consentants. Leurs organes vitaux, notamment le cœur, les reins, le foie et les cornées ont été prélevés de leur vivant sans leur consentement et vendus à prix très élevés, parfois à des étrangers qui normalement doivent attendre très longtemps des donneurs volontaires dans leur pays d’origine. »

    C’est dans ce contexte que la Députée Valérie Boyer a déposé le 16 septembre dernier, une proposition de loi visant à renforcer le système de surveillance et de traçabilité des transplantations, à l’image de ce qui a été fait avec succès au Canada en 2008.


    (1)    Proposition de Loi visant à lutter contre le tourisme de transplantation d’organes :
    http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion2797.asp

    (2)    Enquête internationale sur les prélèvements d’organes à grande échelle sur les pratiquants de Falun Gong en Chine
    http://organharvestinvestigation.net/

    Voir aussi :
    Ils tuent pour des organes, mais chut! ça nous arrange
    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Ils-tuent-pour-des-organes-mais-chut-ca-nous-arrange.html

    Le Parlement Européen s'attaque au trafic d’organes
    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/International/Le-Parlement-Europeen-sattaque-au-trafic-dorganes.html


    Etaient également présents à cette conférence :


    Pr Jacob LAVEE, chirurgien cardiaque et Président de la Société Israélienne de transplantation,

    Ali BENMAKHLOUF, professeur des universités de Nice Sophia Antipolis et membre du comité consultatif national d'éthique,

    Philippe GOSSELIN, Député de la Manche et Président Grande cause nationale sur le don de vie 2009,

    Françoise HOSTALIER, Député du Nord,

    Pr Francis NAVARRO, Chef du service de chirurgie et de transplantation CHU Montpellier France, n’ayant pas pu se joindre à la conférence à cause des grèves de transport.

    Tiré de La Grande Epoque:

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/International/Un-projet-de-Loi-en-France-pour-reglementer-la-transplantation-dorganes-a-letranger.html

  • Documentaire sur Exposition d'Art Zhen Shan Ren

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    EXPOSITION ZHEN SHAN REN A PARIS

     

    Du 19 octobre au 11 décembre 2010

    Galerie d’Art Jardin

    18 rue de Gergovie 75014 Paris

    Métro Pernety ou Plaisance (Ligne 13)

    Du mardi au samedi de 13h à 19h

    - Entrée libre-

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