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  • Excellente vidéo: Exposition d'Art Zhen Shan Ren

    The Art on Zhen Shan Ren

    http://www.youtube.com/watch?v=qTf_PEhlwd8

    L'Art de Authenticité, Bienveillance, Tolérance se compose d'oeuvres réalisées par plus de douze artistes. Ces artistes proviennent de milieux  variés et divers en termes d'expérience professionnelle, de modèles artistiques et d'éducation culturelle. Ce qu'ils ont en commun dans leur pratique du Falun Gong est réuni ici pour tenter d'exprimer la myriade d'expériences à y vivre.

    C'est la libération du professeur Kunlun Zhang, arrêté pour sa croyance dans le Falun Gong et détenu dans un centre de lavage de cerveau chinois jusqu'en 2001, qui a incité les artistes à communiquer entre eux, beaucoup d'ailleurs ne se sont même jamais rencontrés de visu. En partageant leurs expériences et leurs compréhensions pendant trois ans, l'idée d'une exposition a commencé à prendre forme. La peinture à l'huile réaliste, ou 'Nouvelle-Renaissance', est le genre qui a été retenu pour ses possibilités narratives, son accessibilité et, surtout, sa pureté simple. L'exposition regroupe quatre thèmes principaux : l'harmonie, l'adversité, le courage et la justice.

    En 2004, les artistes ont commencé à produire les oeuvres qui font partie de la collection actuelle. Les artistes Xiaoping Chen, Dr. Xiqiang Dong, Kathy Gillis, Yuan Li, Daci Shen, Weixing Wang et Dr. Kunlun Zhang ont réalisé 33 pièces au total.

    Lire la suite sur:

    The Art of Truth, Compassion, Tolerance

    http://www.falunart.org/

  • Étude franco-chinoise sur l’évolution du climat en Chine

    Le désert de Gobi en Chine. (Getty Images)
    Le désert de Gobi en Chine. (Getty Images)

    Une équipe franco-chinoise de chercheurs a mené une étude mondiale sur l’évolution du climat en Chine depuis 1960. Les chercheurs viennent des laboratoires des sciences du climat et de l’environnement, CEA-CNRS-UVSQ. Les résultats de cette étude sont publiés dans la revue Nature. Le but de cette étude est de mieux comprendre l’impact du changement climatique sur les ressources en eau douce et sur l’agriculture de ce pays.

    L’économie chinoise reste très vulnérable au changement climatique. Malgré l’explosion de sa croissance, la Chine connaît actuellement des problèmes environnementaux graves. La forêt a beaucoup régressé, entraînant des problèmes de désertification, d'érosion et de dégradation des sols et d’importantes inondations. Le pays détient à peu près la même capacité d'eau que les États-Unis, mais sa population y est cinq fois supérieure. Le manque d'eau se fait particulièrement sentir dans le Nord du pays, très aride. La moitié de la population chinoise vit dans cette région. Le réchauffement de la planète accélère d’autant plus la fonte des glaciers – qui grossissent les principaux cours d'eau chinois, et accentue l'avancée du désert.

    Les ressources en eau pourraient affecter le pays

    La Chine est le pays le plus peuplé du monde et elle est un grand émetteur de gaz à effet de serre. Elle a connu une croissance économique explosive ces dernières décennies. Avec seulement 7% des terres productives du monde, elle nourrit 22% de la population mondiale. «Beaucoup de régions se situent dans les zones de transition où les ressources en eau, et la production agricole par conséquent, pourraient être affectées positivement ou négativement par les changements climatiques», précise l'étude. En effet, l'eau est abondante dans le sud de la Chine, mais elle est rare dans le nord du pays. Dans l'ensemble de la Chine, la disponibilité d'eau par habitant n'est que de 25% de la moyenne mondiale. Dans ce contexte, la question est de savoir comment le changement climatique et les événements climatiques pourraient affecter la quantité d’eau douce disponible et la capacité pour la Chine à nourrir sa population par le biais de l’agriculture.

    Depuis 1960 la température a augmenté de 1,2°C

    Les premiers résultats publiés par l’équipe de Shilong Piao, chercheur de l’université de Pékin, montrent que la température atmosphérique a augmenté de 1,2°C en Chine depuis 1960. Les sept années les plus chaudes ont été enregistrées au cours de la dernière décennie, le réchauffement est quatre fois plus rapide en hiver qu’en été. Les données analysées indiquent également que les précipitations ont augmenté dans le sud du pays, alors que le nord, à l’exception du nord-ouest, a souffert de sécheresse, et que la fonte des glaciers s’est accélérée à l’ouest. Il apparaît ainsi clairement qu’un réchauffement s'est produit en Chine au cours des dernières décennies. L’analyse des chercheurs montre par ailleurs que les conséquences de ce réchauffement récent sur les ressources en eau et l'agriculture ont été limitées.

    Les rendements des céréales pourraient demeurer stables

    Dans le scénario le plus favorable, les rendements des céréales à la moitié du siècle pourraient demeurer stables ou pourraient bénéficier de la hausse des niveaux de dioxyde de carbone. Mais dans le pire des cas, il pourrait y avoir des baisses de 4 à 14% pour le riz, et entre 2 et 20% pour le blé et entre 0 et 23% pour le maïs dans les cas où ces cultures sont irriguées et non irriguées.

     

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Etude-franco-chinoise-sur-levolution-du-climat-en-Chine.html

  • Taiwan: un modèle de réussite en Asie

    Taiwan 18 09 10 2.jpgDepuis la levée de la loi martiale en 1987, l’État de Taiwan a connu les bénéfices de l’ouverture culturelle et d’une démocratisation pacifique du pays. Carrefour de l’Extrême-Orient, le pays a réussi à rassembler différentes influences mondiales et à conserver sa culture traditionnelle au sein d’un système démocratique prospère. Grâce à une politique d’exportation, Taiwan a connu une forte croissance économique et, depuis les années 1990, l’identité taiwanaise a pu se construire historiquement et culturellement. D’après son représentant en France, Michel Ching-long Lu, le peuple de Taiwan est un peuple de paix et un exemple pour son voisin chinois. Pour comprendre la richesse de ce pays aux mille facettes, entrons dans son histoire et sa culture, véritables témoins des questionnements de l’Asie depuis plus d’un siècle.

    L’histoire de Formosa, dite la «belle île»
    Lorsque les navigateurs portugais atteignirent pour la première fois la côte de Taiwan il y a 400 ans, ils la baptisèrent l’île Formosa – la belle île. Située à plus de 150 kilomètres de la côte sud-est du continent chinois, ses distants voisins au nord sont la Corée du Sud et le Japon, et au sud les Philippines. Avec une population de 23 millions d’habitants, à majorité d’origine chinoise Han, elle a connu plusieurs vagues d’immigration successives venant du continent. Elle présente cette particularité géographique de rassembler, sur ses 400 kilomètres de long, un climat composé de zones tropicales et de zones tempérées. Quant à sa faune et sa flore, 19 % de son territoire national a été placé en zones protégées pour assurer la préservation de son écosystème et de sa biodiversité.

    Cédée au Japon par la cour des Qing en 1895 suite à la Première Guerre sino-japonaise, Taiwan restera une colonie japonaise jusqu’en 1945, lorsque le Japon renonça à sa souveraineté sur l’île. La République de Chine, fondée en 1912 sur le continent chinois, commence alors à gouverner l’île, et une nouvelle Constitution est promulguée en 1947. Durant la guerre civile qui a suivi et la défaite en 1949 des nationalistes du Kuomintang (KMT) face aux armées communistes de Mao Zedong, le gouvernement de la République de Chine se replie et s’établit à Taiwan avec près de deux millions de continentaux fuyant les communistes. Depuis cette date, la République de Chine à Taiwan maintient sa souveraineté sur l’île ainsi que sur plusieurs autres îles de moindre taille.

    Chiang Kai-chek, alors général des armées nationalistes, devient président de la République de Chine à Taiwan et contrôle le pays d’une main de fer pendant plus de 20 ans. Le pays est alors reconnu comme un État souverain par la communauté internationale jusqu’en octobre 1971, lorsque des membres de l’ONU acceptent l’entrée de la République populaire de Chine (RPC) créée par Mao Zedong en 1949. La RPC devient alors le seul représentant de la Chine aux Nations Unies et ne cesse de revendiquer depuis sa souveraineté sur l’île. Cependant, la République de Chine à Taiwan a toujours été administrée indépendamment et se conforme aux critères de participation aux Nations Unies : le pays est plus peuplé que les trois quarts des pays du monde, il est une puissance économique majeure, il coopère étroitement avec d’autres États dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité internationale et, plus important, il est devenu un modèle de société libre et démocratique respectant les conventions internationales en matière des droits de l’homme.

    À la mort de Chiang Kai-chek en 1975, son fils Chiang Ching-kuo devient président de la République et entame l’ouverture à l’international de Taiwan. En 1987, la loi martiale est levée sur le pays, accélérant le processus de démocratisation. En 1996, a lieu le premier suffrage universel plébiscitant le peuple pour élire son président. En 2000, le Parti démocrate progressiste (DPP), parti d’opposition démocrate, est élu à la tête du gouvernement, mettant fin à 55 années de domination du parti unique du KMT. En mai 2008, après deux mandats du DPP, Ma Ying-jeou, du KMT, apporte une seconde alternance avec pour objectif le renforcement de la paix dans la région et l’amélioration des relations avec la Chine continentale.

    En l’espace de 20 ans, le peuple taiwanais a donc connu une véritable libération et une ouverture à la démocratie qui s’est montrée bénéfique pour son économie et son développement. La liberté d’expression ainsi que les droits de l’homme et le respect des cultures traditionnelles chinoises sont devenus inséparables du mode de vie de la population, créant ainsi une identité taiwanaise reconnaissable dans cette région de l’Asie et dans le monde entier.

    Identité et culture taiwanaises
    La société taiwanaise est historiquement et économiquement multiculturelle. Elle est un mélange moderne et traditionnel des cultures bouddhistes et taoïstes d’origine chinoise, de la culture japonaise et des cultures européennes et américaines. Sa position de carrefour de l’Extrême-Orient dans le Pacifique et son ouverture sur le monde en ont fait une société accueillante mariant harmonieusement des cultures venant du monde entier.

    En l’espace d’une vingtaine d’années, le pays a réussi la transition vers la démocratie, la liberté et l’État de droit, ce qui a été très fortement accepté et apprécié par son peuple. Par exemple, les Taiwanais chérissent les droits de l’homme comme une partie intégrante de leur vie quotidienne. La presse bénéficie d’une grande liberté, et toutes les religions sont acceptées et libres d’exercer. Cette démocratisation a permis aux Taiwanais de construire leur identité basée sur le respect de leurs traditions chinoises et le respect des valeurs du monde libre : liberté de croyance, liberté d’expression et respect des droits de l’homme. Avec cet état d’esprit, Taiwan a su collaborer sereinement avec les grandes puissances mondiales et a développé son économie grâce à une ouverture scientifique dans le domaine des hautes technologies.

    Une économie dominante sur les marchés des nouvelles technologies

    Avec seulement 0,003 % de la population mondiale, Taiwan est, selon l’Organisation mondiale du commerce, au 18e rang économique mondial et détient la quatrième réserve mondiale de devises étrangères. En 2008, son économie était composée à 73 % du secteur des services, à 22 % de la production industrielle et à 5 % de l’agriculture et du secteur minier.

    Le pays est devenu l’un des leaders mondiaux dans le domaine des technologies de l’information et de la communication, des biotechnologies et des nanotechnologies grâce à une politique de soutien de la recherche dans le domaine des technologies avancées. Par exemple, les entreprises telles qu’Asus, Acer et HTC ? leaders mondiaux sur le marché de la téléphonie, des hautes technologies et de la microélectronique ? sont des entreprises taiwanaises.

    En 2008, Taiwan était classé à la cinquième position mondiale pour le nombre de brevets déposés aux États-Unis par ses chercheurs (6339 brevets d’invention et 1423 brevets de design) derrière les États-Unis, l’Allemagne, le Japon et la Corée du Sud. Aujourd’hui, avec ce potentiel de créativité dans le domaine des hautes technologies et des relations commerciales avec la Chine continentale, les États-Unis, l’Union européenne, le Japon et la Corée du Sud, Taiwan demeure parmis les puissances économiques influentes au niveau mondial.

    Taiwan relève sa prévision de croissance à 8,24 % pour 2010
    Au lieu des 6,14 % attendus, la croissance du produit intérieur brut (PIB) taiwanais devrait atteindre cette année 8,24 %, a annoncé récemment le ministère de la Statistique et de la Comptabilité nationale. Si cette prévision s’avère exacte, il s’agira de la plus forte hausse annuelle du PIB enregistrée depuis 21 ans, a indiqué Tsai Hong-kun, en charge de la statistique au ministère.

    Les exportations taiwanaises devraient battre tous les records cette année, avec un montant total estimé à 271,3 milliards de dollars américains, en hausse de 33,23 % par rapport à 2009. L’investissement privé devrait également atteindre son plus haut niveau depuis 2004 à 2 milliards de dollars taiwanais, en hausse de 23,4 % par rapport à 2009. Les prix à la consommation devraient rester à l’abri de toute inflation excessive, avec une hausse prévue de 1,23 %.

     

    Sur le même sujet:

    Accord historique entre Taïwan et Pékin

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Accord-historique-entre-Taiwan-et-Pekin.html

     

    Le mont Ali, Taiwan: lever de soleil, forêts anciennes et histoire

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Voyage/Le-mont-Ali-Taiwan-lever-de-soleil-forets-anciennes-et-histoire-1re-partie.html

     

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Taiwan-un-modele-de-reussite-en-Asie.html

  • Après dix ans d'emprisonnements répétés et de torture invalidante, M. Bai Sanyuan est emprisonné à nouveau

    Le pratiquant de Falun Gong, M. Bai Sanyuan a été condamné à six ans de prison et emmené au sixième quartier de la prison de Lanzhou le 12 juillet 2010. Il a entamé une grève de la faim depuis la fin du mois de mai. Son visage est pâle et il est d'une maigreur squelettique, méconnaissable comparé à seulement quelques mois en arrière. M. Bai souffre également d'une atrophie musculaire dans les jambes et d'une hernie discale lombaire depuis son dernier emprisonnement.

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    M. Bai Sanyuan

    Lorsque Bai Sanyuan est arrivé à la prison, un gardien, portant le numéro d'identification 0333814, l'a roué de sept ou huit coups de pied dans le bas du dos et l'a giflé une dizaine de fois pendant son bilan de santé.

    Il a ensuite été gavé de force, une fois par semaine, avec 500 ml d'un mélange de bouillie de maïs et de lait en poudre. Plus récemment, il a été gavé de force et a reçu des liquides par voie intraveineuse tous les jours. Le 28 juillet, il s'est évanoui en raison de son état d'extrême faiblesse, il a été rapporté qu'il a eu des convulsions au niveau des jambes lors de son évanouissement.

    Le 2 août, le directeur politique du quartier pénitentiaire Xu a parlé à la famille de M. Bai avant une visite familiale. Il leur a demandé de persuader M. Bai de cesser sa grève de la faim, d'écrire des déclarations de garantie en échange d'une peine de prison réduite et de payer les « frais » de 300 yuans.

    Le 3 août, la famille de M. Bai a rapporté le passage à tabac à l'Administration pénitentiaire du Gansu. Liu, un chef de service, a écouté leurs plaintes. Après avoir appelé la prison, il a nié les coups et a déclaré que la prison n'avait aucune responsabilité dans cette affaire.

    Dix ans d'emprisonnement, de torture et d'abus pour la pratique du Falun Gong

    En 2000, M. Bai a été emprisonné pendant trois ans parce qu'il a fait appel pour le droit de pratiquer le Falun Dafa. En prison, il a été torturé au point où il a été dans un état critique, à plusieurs reprises. On dit qu'il était au seuil de la mort, deux fois. Lorsque M. Bai a été libéré, il avait des blessures sur tout le corps. Après sa libération, il a été arrêté et détenu, à maintes reprises, et contraint de fuir la maison pour éviter davantage de persécution.

    Emprisonné pour avoir fait appel à Pékin

    M. Bai a commencé la pratique du Falun Dafa en 1997. Quelques jours seulement après le 20 juillet 1999, lorsque la persécution a commencé, Wang le sécrétaire du Parti communiste chinois (PCC) du canton de Pingbao, le directeur du commissariat de police Zhong Zhenyu, l'agent Wang Xincheng, l'agent Du Xinwu, le directeur du comité villageois Bai Mingjun et d'autres sont venus à son domicile à plusieurs reprises essayant de le contraindre à renoncer à la pratique. Comme la persécution s'intensifiait, le directeur du comité villageois Bai Mingjiun a confisqué les livres de Falun Dafa de M. Bai, des banderoles et d'autres affaires de Falun Dafa de son domicile.

    Les employés de gouvernement du canton, Liu Tao et Wu, ont visité la maison de Bai Sanyuan pour une toute autre question, en août 2000. Ils ont vu l'image du Maître du Falun Dafa, Li Hongzhi, suspendue au mur et l'ont signalé à la police. En une heure, les policiers Wang Xincheng et Du Xinwu sont venus pour enlever la photo.

    Le 26 octobre en 2000, M. Bai est allé à Pékin faire appel pour le droit de pratiquer le Falun Dafa. La police l'a arrêté et détenu, d'abord au poste de police de la place Tiananmen, puis au Centre de détention de Haidian au village de Qinghe. Pour le forcer à donner son nom et son adresse, les gardiens ont ordonné aux détenus de le priver de sommeil. Les détenus se sont relayés pour le surveiller. Ils lui ont piqué les yeux, la tête et le visage quand il fermait les yeux. Ils l'ont nargué par divers autres moyens, jusqu'à ce qu'il leur donne son nom et son adresse. Il a été remis aux agents Ma et Zhong Zhenyu du Bureau politique et de sécurité du Département de police du canton de Jingyuan après qu'il eut été détenu à Pékin pendant dix-huit jours. Ils l'ont emmené directement au centre de désintoxication du Centre de détention du département de la police du canton de Jungyuan où il a été illégalement détenu pendant un mois. Pendant sa détention, les gardiens lui ont ordonné de balayer la cour du service de police, d'attiser les chaudières à charbon et de nettoyer la suie et la cendre. On lui a extorqué 150 yuans quand il a été libéré.

    Le 7 janvier 2001, un peu moins d'un mois après sa libération, lorsque les agents du Bureau 610 de la ville de Lanzhou ont arrêté M. Bai alors que lui et sa femme attendaient un bus à un arrêt de bus dans la ville de Lanzhou. Il a résisté et a été battu. Sa tête et son visage ont été meurtris, son pouce droit cassé et il saignait du nez. Il a perdu conscience après un coup sur la tête et a été emmené au centre de détention n°1 de la ville de Lanzhou à Xiguoyuan.

    M. Bai a entamé une grève de la faim pour protester contre son arrestation. Le troisième jour, Su Shengfu, le chef des gardiens, a ordonné qu'il soit menotté, enchaîné et ensuite que les menottes et les chaînes soient attachées ensemble. Le fil entre les menottes et les fers étaient si courts qu'il ne pouvait ni se tenir debout ni s'asseoir, ni se tourner pendant le sommeil. Il ne pouvait aller à la salle de bain sans aide. Ses mains et ses poignets étaient enflés à cause des menottes.

    La torture s'est intensifiée parce que M. Bai refusait de renoncer à sa foi dans le Falun Gong. Les gardiens l'ont privé de sommeil. Ils l'ont mis dans un sac, lui ont attaché les pieds ensemble et ont attaché le sommet du sac autour du cou, avec seule sa tête à l'extérieur du sac. Ils l'ont ensuite mis dans un coin près de la porte de la salle de bain pendant toute la nuit. Il devait demander de l'aide, chaque fois qu'il avait besoin d'aller aux toilettes et a été chaque fois insulté et humilié. Cela a duré plusieurs jours jusqu'à ce qu'il renonce à sa grève de la faim.

    Les travaux forcés au centre de détention

    À la mi-avril 2001, le centre de détention a forcé les prisonniers à éplucher les graines de melon. Après cinq jours de ce travail, les doigts de M. Bai étaient gonflés avec des cloques, qui se sont ensuite ulcérées. Il a dû endurer une douleur immense quand il pelait les graines avec les doigts blessés. Après cela,le pus suintait sous ses ongles. La peau sous les ongles est devenue noire. Ses bouts de doigts diminuaient. Il a fallu beaucoup de temps pour que ses doigts reviennent à la normale après la fin du travail forcé.

    Les gardiens pratiquaient le favoritisme et réduisaient systématiquement le quota de travail quotidien pour les détenus favorisés, tout en augmentant le quota pour les autres. Les détenus n'étaient autorisés ni à dormir, ni à avoir un repas décent, ni à utiliser la salle de bains librement jusqu'à ce que leur quota soit atteint. Certains détenus ont été torturés par un tyran dans leur cellule pendant la nuit parce qu'ils n'avaient pas terminé leurs quotas. Certains d'entre eux sont morts subitement après avoir subi une douleur à long terme. La plupart des décès qui ont eu lieu dans la prison sont pour cette raison.

    L'hygiène n'était même pas prise en compte. Les graines ont été entassées sur le plancher de béton dans la cour, puis arrosées et brassées par des détenus avec leurs mains. La terre à partir des graines et du sol a été mélangée dans l'eau. Les graines étaient trempées dans l'eau afin de les rendre plus faciles à peler. La terre collait à la graine. L'enveloppe des graines était ouverte avec les dents. Les lèvres des détenus ont été blessées et certains détenus ont eu la diarrhée à long terme. M. Wang Guifu, un pratiquant de Lanzhou, est décédé après avoir été malade à cause de ce travail.

    M. Bai et un autre pratiquant ont été épargnés du travail d'épluchage en juin après leurs protestations.

    Gavages brutaux

    Les gardiens ont utilisé des meurtriers et d'autres détenus de haute sécurité pour torturer les pratiquants de Falun Gong faisant une grève de la faim. Les détenus, comme Ren Zhengqiang (qui a tué trois personnes dont un enfant de cinq ans dans un vol de maison) trouvaient du plaisir à torturer les pratiquants. Les gardiens ont ordonné aux détenus de gaver les pratiquants de force avec des solutions d'eau salée très concentrée. Une fois, ils ont mis une livre de sel dans un petit récipient de liquide. M. Bai l'a vu et a emmené le récipient au bureau du commandant. Le gardien Yang Linquan l'a traîné dehors, ne l'a pas laissé parler et l'a fait gaver de force. Sans aucun autre échappatoire, M. Bai désespéré s'est cogné la tête contre le mur et a perdu connaissance. Quand il s'est réveillé, le détenu Yue Gao a crié : « Tu as rapporté cela au commandant, mais nous mettons encore du sel dedans, n'est-ce pas ? »

    Yang Linquan a dupé les pratiquants en grève de la faim pour ouvrir leur bouche. Il leur insérait une sonde d'alimentation, puis la laissait-là. Plus tard, il tournait et tirait les tubes ça et là pour torturer ses victimes. Parfois, il le faisait non seulement par la bouche, mais aussi par les deux narines.

    Les gardiens ont ordonné au détenu Guan Xiaoman d'utiliser cette technique de torture sur les pratiquants en grève de la faim. Le nez des pratiquants a commencé à saigner et devenait gonflé à cause des tubes d'alimentation. La douleur s'intensifiait lors de leur prochain gavage. Guan sortait et rentrait le tube des narines de M. Bai, l'une après l'autre, jusqu'à ce que ses bras soient fatigués. Le visage de M. Bai était couvert de larmes, de sang et de mucus. Sept à dix détenus devaient tenir chaque pratiquant durant ces cycles de torture. C'était une scène horrible.

    M. Bai a subi un tel gavage forcé deux fois par jour pendant cinq jours après avoir entamé une grève de la faim le 17 juillet. Su Shenfu lui a ordonné d'éplucher des graines de melon le 22 juillet. Il a refusé. Alors, Su, le fit asseoir sur le plancher de béton chaud sous le soleil toute une journée. Les gardiens ont versé de l'eau dans sa cellule pendant plusieurs jours, ils l'ont fait asseoir et dormir sans matelas. Yu Gao a menacé M. Bai et a ordonné aux autres de le tenir au sol, tandis qu'il lui arrachait ses copies manuscrites des conférences de Falun Dafa pour les faire brûler, plus tard.

    Procès secret, pas de visites familiales

    Bai Sanyuan, le pratiquant M. He Jianzhong, et une demi-dizaine d'autres ont été poursuivis dans la ville de Lanzhou, au tribunal du district de Chengguan au début de l'automne 2001. Ni leurs familles, ni le public n'ont été informés du procès. Les deux pratiquants ont présenté les arguments que, premièrement le Falun Dafa est bon, deuxièmement les pratiquants sont de bonnes personnes et troisièmement, Maître Li est innocent de tout crime. Le tribunal a condamné M. Bai à trois ans de prison et l'a détenu au centre de détention pour une durée indéterminée.

    M. Bai demandé le droit de recevoir les visites de sa famille à plusieurs reprises, mais ses demandes ont été refusées. Il a dit aux gardiens qu'en prenant cette mauvaise décision, ils persécutaient non seulement les pratiquants, mais aussi leurs propres familles et les enfants. Il a fait valoir que ce traitement est contre la loi internationale des droits de l'homme, ainsi que la Constitution chinoise et d'autres lois.

    Ses visites familiales ont finalement été accordées en 2002 après sa protestation persistante. Sa femme a été soumise à deux ans de travaux forcés en mai 2001. Lorsque ses deux enfants ont parcouru des centaines de miles pour se rendre au centre de détention, ils ont été privés de visite, en citant la raison que « le directeur était absent ».

    La persécution en a fait un " squelette " vivant

    Après de nombreuses protestations inutiles contre sa durée illimitée en détention, M. Bai a de nouveau entamé une grève de la faim le 17 août 2002. Quelques jours plus tard, la Cour a rendu un verdict le condamnant à trois ans de prison. Il a déchiqueté la condamnation en face du bureau du commandant et a continué sa grève de la faim.

    Bai Sanyuan était devenu extrêmement faible après deux ans de torture. Son rythme cardiaque était trop élevé. Il avait une anémie sévère et des douleurs dans les mains et les pieds. Il avait le visage et la langue engourdies. Les gardiens l'ont de nouveau soumis à des gavages brutaux. Pour masquer leurs crimes, ils ordonnaient à tous les détenus de rester dans leur cellule chaque fois que les pratiquants étaient nourris de force. À la première occasion, M. Bai a craché à plusieurs reprises après avoir été gavé avec de l'eau salée. Il n'avait vraiment pas l'air bien encore des jours plus tard et a été transporté à l'hôpital du camp de travaux forcés, où il a eu des intraveineuses pendant plusieurs jours. Ses pieds, jambes, mains et bras sont devenus rigides et enflés, après dix jours. Il éprouvait des douleurs intenses dans les jambes. Il a ensuite souffert d'une éruption de pus, périodiquement, d'une durée de vingt jours à chaque fois, sur ses pieds, jambes, mains, dos des mains, chaque articulation, la peau entre le pouce et l'index, les bras, les fesses, la taille, les organes génitaux et l'anus. Après deux jours de douleurs vives comme des contractions dans son anus, il a souffert d'incontinence fécale. Comme sa situation se détériorait, les bras et les doigts de M. Bai se sont raidis. Il ne pouvait ni sentir ses jambes, ni ses doigts ni ses bras. Il était dans un état critique et maigre comme un squelette. Ses colocataires à l'hôpital l'appelait un « squelette vivant ».

    Après avoir obtenu une note du médecin sur l'état critique de M. Bai, l'administrateur du centre de détention a ordonné à sa sœur de payer 2'000 yuans pour sa libération si elle pouvait obtenir l'approbation de son bureau de gouvernement local et le service de police. Mais aucun des bureaux, ni du gouvernement ni de la police, n'a été d'accord pour l'approbation.

    Le 24 octobre, les gardiens ont emmené Bai Sanyuan de nouveau au cabinet médical du centre de détention. Après cela, peu de gens ont été au courant de la situation de M. Bai et on ne savait pas s'il était encore en vie. La rumeur de sa mort se répandit parmi les gens de l'extérieur du centre de détention.

    M. Bai avait perdu toute sa capacité à s'occuper de lui-même. Il n'était plus capable de se lever du lit. Il faisait froid et il n'avait qu'une mince couverture. Il n'arrivait plus à se rendormir, une fois réveillé, dans le froid glacial, vers minuit.

    Sa famille lui a rendu visite avant la nouvelle année 2003. Plus tard, lorsqu'ils ont essayé de le visiter encore une fois, les gardiens leur ont dit : « Bai Sanyuan a été transféré. Il n'est plus ici. »

    Il est resté dans un état critique jusqu'en octobre 2003.

    Dans un état critique pour la deuxième fois

    Le 16 octobre, M. Bai et les compagnons de pratique M. Zhang Xiaodong, M. Yang Xuegui et M. Wang Yunbo se sont dirigés vers la porte du centre de détention pour protester contre leur détention illégale. Les gardiens les ont menottés et enchaînés. Ils ont entamé une grève de la faim pour protester. Le sixième jour, ils ont été gavés de force. L'ordre est venu du chef Liu Wei, du chef Liu Runqing et du directeur général Zhao Guanhu. Xu Yueting et Zhao Ping de mélanger le liquide, un mélange d'eau salée très concentrée et de phénobarbital. Guan Xiaoman a mené les gavages. En même temps, des gardiens ont ordonné aux détenus de battre les pratiquants.

    M. Bai a de nouveau été laissé dans un état critique. Il a été transporté à l'hôpital du camp de travaux forcés. Il a été confirmé, plus tard, que seulement quelques heures auparavant, son admission à l'hôpital, M. Zhang Xiaodong a été battu à mort (voir http://www.clearwisdom.net/emh/articles/2005/9/16/64957.html ). Les gardiens ont donc emmené le corps à l'hôpital où un médecin a délivré un certificat de décès indiquant que M. Zhang était décédé de maladie. Ils ont, de routine, forcé des détenus dans le bureau médical à faire de faux témoignages. Tant le centre de détention que l'hôpital ont tenté de dissimuler leurs crimes. Les rumeurs sur la mort de M. Bai se sont propagées pour une deuxième fois.

    À l'hôpital, un gardien surnommé Bai et les détenus ont emporté les manuscrits des conférences de Falun Dafa que M. Bai portait avec lui. Il avait des difficultés à marcher et était incapable d'utiliser la salle de bain. Quelques gardiens lui ont intentionnellement rendu les choses difficiles.

    Son fils a entendu parler de la situation et lui a rendu visite deux mois après qu'il ait été admis à l'hôpital. L'administration de l'hôpital a rejeté la visite, disant qu'elle n'était pas autorisée.

    Bai Sanyuan criait de forts éloges pour Falun Dafa une semaine avant la fin de sa peine. Le gardien Ma l'a traîné par les vêtements, l'a jeté hors du lit et l'a saisi par la gorge avec les deux mains. En conséquence, il a eu des éraflures sur les deux genoux. Il a été libéré deux jours après que sa peine soit terminée.

    Après trois ans d'emprisonnement, M. Bai est devenue handicapé et a perdu la capacité de travailler. Quand il est sorti, tout son corps était rigide. Il était engourdi et avait des douleurs partout, surtout dans les pieds, les jambes, les mains et les bras. Il avait une douleur extrême et persistante dans ses doigts et avant-bras. Parfois, la douleur dans les jambes et les pieds étaient si fortes qu'il ne pouvait pas dormir. Parfois, il avait de la difficulté à tourner son corps en raison de la douleur dans tout le corps. Les médecins ont diagnostiqué à M. Bai une cholécystite, des calculs biliaires, une grave anémie et de l'atrophie musculaire.

    Arrêté à plusieurs reprises après sa libération

    Après sa libération, Bai Sanyuan et sa famille ont été harcelés à plusieurs reprises par des agents du poste de police local et le gouvernement du canton. En 2004 seulement, ils ont été harcelés à sept reprises. Dans certains cas, les policiers Wang Dingan et Wang Xinchen du poste de police ont fouillé leur maison.

    Wang Xinchen, Pu Junwen, secrétaire du PCC du village de Pingbao, Yan Yuqing, policier du département de police de la ville de Baiyin et d'autres policiers ont arrêté M. Bai au Festival d'Automne en août dans son verger où il aidait sa femme à la récolte des pommes. Ils l'ont poussé au sol, menotté les poignets derrière le dos et emmené au commissariat de police du village de Pingbao. Un policier lui a intentionnellement appuyé de tout son poids sur les menottes. Les menottes lui ont profondément entaillé les poignets, les faisant enfler. Il a été libéré après avoir été harcelé pendant plusieurs heures. À son retour à la maison, il a constaté que sa maison avait été saccagée.

    Dans la soirée du 25 septembre 2005, tandis que M. Bai se préparait à dîner, Wang, vice-directeur du PCC du village, a amené plusieurs personnes chez lui sans avertir. Ils ont vu qu'il avait une copie de l'Hebdomadaire Minghui, puis ont appelé Zhang Guowang, un agent du Bureau judiciaire. Plusieurs policiers sont arrivés et ont décidé d'arrêter M. Bai, mais ils ont échoué en raison de la résistance de M. Bai et de ses voisins.

    En avril 2006, Yang Fangfang a accompagné plusieurs personnes inconnues à la maison de M. Bai. Personne n'a répondu à la porte. Yang a alors redirigé ces gens chez le frère de M. Bai. Après cela, son frère a été fréquemment harcelé.

    Une nuit, aux environs du Nouvel An chinois en 2007, les membres du PCC et des policiers du poste de police a contrôlé la maison de Bai Sanyuan deux fois en deux heures.

    Autour de 17h, le 22 avril 2008, Zhang Mingrui, directeur adjoint du Département de police du canton de Jingyuan, Pan Qianrui, directeur de la Division de sécurité intérieure, ainsi qu'une demi-dizaine d'autres personnes ont fait irruption dans la maison de M. Bai. M. Bai n'était pas chez lui. Ils ont jeté sa femme au sol, ils l'ont menottée, ils ont illégalement perquisitionné leur domicile pendant quatre heures et ont emporté un ordinateur portable, un récepteur TV et des livres de Falun Dafa. Les agents ont saccagé leur maison le lendemain matin avant l'aube. Le matin du troisième jour, les policiers ont entouré leur verger à Nanping et foulé aux pieds la culture de lin dans le champ de leur voisin. M. Bai a quitté la maison pour échapper à d'autre harcèlement.

    Les policiers ont fouillé Nanping pendant toute une nuit en juin. Les villageois savaient qu'ils étaient à sa recherche.

    Zhang Mingrui, Pan Jianrui et six autres sont allés aux domiciles du frère de M. Bai et de sa sœur dans la région autonome du Ningxia en juillet, ils leur ont ordonné de leur remettre M. Bai. Le même mois, ils sont allés dans les bureaux de son frère et du frère de sa femme dans la ville de Lanzhou, et ont exigé qu'ils leur remettent M. Bai.

    Pan Jianrui s'est rendu au bureau du frère de sa femme, une seconde fois en novembre 2009 et a menacé de lui retirer son uniforme de police de la circulation, s'il ne leur remettait pas M. Bai.

    De nouveau arrêté

    M. Bai est revenu à la maison pour aider sa femme à la ferme à la fin d'avril 2010. Zhang Mingrui, Pan Qianrui et six policiers en civil ont encerclé son domicile vers 19h, le 16 mai. Trois policiers ont escaladé le mur jusque sur le toit, ils ont sauté et ouvert la porte. M. Bai s'est caché dans la grange. Ils ont appelé des agents du Département de police de Baiyin, du poste de police du canton de Pingbao, des membres du PCC du village et un médecin. Ils ont réuni une trentaine de personnes au total. Peu après 22h, ils ont tiré des grenades lacrymogènes dans la grange. M. Bai a perdu conscience et a été emmené au Centre de détention du canton de Jingyuan.

     

    L'épouse de M. Bai est allée à la porte de la tour pour échapper à la police. Les policiers ont grimpé sur la tour, l'ont traînée en bas et attachée avec des lignes téléphoniques. Sa dent de devant est tombée au cours de la lutte.

    Deux policiers du département de police du canton de Jingyuang se sont de nouveau rendus chez M. Bai le 20 mai et ont ordonné à sa femme de signer leurs documents. Elle a refusé.

    M. Bai a été attaché sur un« banc du tigre » deux fois dans le centre de détention, la première fois pour deux jours de suite, et la deuxième fois pendant huit jours, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Le chef en charge de la torture de Bai Sanyuan était Zhang Hongzhong. M. Bai a fait une grève de la faim pour protester contre la persécution. Il a été emmené à l'hôpital cantonal de Jingyuan pour des intraveineuses le dix-neuvième jour, car sa bouche était devenue pourpre, ses joues effondrées, et il avait des convulsions aux jambes. Zhang Mingrui a emmené les amis de M. Bai et le frère de sa femme à l'hôpital et les a gardé là pendant une journée entière, et leur a ordonné de le forcer à mettre un terme à sa grève de la faim.
    Condamné à six ans de prison

    Pour collecter des « preuves » contre M. Bai, le 26 mai, Pan Qianrui et Zhong Lianrong ont interrogé les pratiquants M. Bai Yujun et M. Chen Fanghai qui ont été emprisonnés à la prison de Lanzhou.

    La Cour de Jinghuan a tenu un procès le 18 juin. M. Bai a rejeté l'avocat assigné par le tribunal, en lui disant qu'il n'avait pas besoin de sa défense.

    Le bureau du procuteur du canton de Jingyuan a inculpé M. Bai le 22 juin et fixé un délai d'appel de dix jours. Le tribunal a jugé l'affaire le 23 juin sans la présence de M. Bai. Les personnes suivantes ont été au procès : Ye Shengwang, juge en chef; Su Benlu, juge suppléant ; Li Chunping, juge suppléant ; Du Zhize, secrétaire; Zhao Caixia, procureur nommé par le tribunal de la Firme légale de Zhengping ; Liang Xizhong, témoin et président du Congrès du peuple du village de Pingbai et Wei Liguo, témoin..

    Le 28 juin, le directeur de l'hôpital a clairement informé le tribunal et services connexes que M. Bai était dans un état critique. C'était le 35e jour de sa grève de la faim. Le côté gauche de son corps était engourdi, sa jambe gauche avait une atrophie musculaire et sa jambe droite était enchaînée au lit.

    Le même jour, le juge en chef de la Cour pénale intermédiaire de la ville de Baiyin et huit personnes sont allés à l'hôpital pour terminer l'affaire. Bai Sanyuan leur a demandé : « Comment pouvez-vous passer un jugement avant que mon appel n'ait été entendu ? » Le juge a répondu : « La Cour de Jingyuan nous a transmis le dossier. Vous avez seulement fait un appel verbal et non un appel par écrit. Ainsi, nous ne suivons pas la procédure judiciaire. »

    Le juge mentait. L'appel par écrit avait été soumis. M. Bai avait écrit l'appel sur son lit de malade.

    À la fin de l'appel il a écrit : « Ce n'est pas un crime d'être une bonne personne. Ce n'est pas un crime de suivre le principe d'Authenticité-Compassion-Tolérance. Ce n'est pas un crime d'avoir une croyance. Falun Dafa guide les gens à élever leur esprit, avoir de la compassion dans leur cœur, retourner à une vie morale. Ce que j'ai fait ne violait pas la Constitution ou la loi. C'est légal. D'autre part, c'est un crime pour toute organisation, organisme ou individu d'interférer ou de me priver de mes droits. »

    La famille de M. Bai a embauché un avocat pour son second procès. Le jour après lui avoir rendu visite à l'hôpital, l'avocat a reçu l'ordre de se présenter au Bureau 610 de la ville de Lanzhou. Après avoir été détenu dans le Bureau, toute la matinée, l'avocat a retiré l'appel pour innocence de M. Bai.

    Tiré de: http://www.fr.clearharmony.net/articles/201009/52980.html

     

  • L'exposition de cadavres "Our Body" bien interdite en France

    L'exposition anatomique "Our Body, à corps ouvert" a été interdite par la Cour de cassation qui a jugé l'exhibition de cadavres humains à des fins commerciales indécente.

    La Cour de cassation a estimé jeudi 16 septembre que l'exhibition de cadavres humains à des fins commerciales était indécente et à ce titre illégale, confirmant l'interdiction de l'exposition anatomique "Our Body, à corps ouvert". L'interdiction par la justice d'une exposition est exceptionnelle en France.

    Une mise en scène indécente

    Déjà présentée à l'étranger, ainsi qu'à Lyon et à Marseille, l'exposition s'était ouverte le 12 février 2009 à Paris. Soupçonnant un trafic de cadavres de condamnés à mort chinois, deux associations, Ensemble contre la peine de mort et Solidarité Chine, avait porté l'affaire en justice. Le 21 avril 2009, un juge des référés parisien leur avait donné raison. Il avait ordonné la fermeture de l'exposition et placé les corps litigieux sous séquestre, considérant d'une part que les cadavres avaient leur place au cimetière et d'autre part que leur mise en scène était contraire à la décence. Encore Events, la société organisatrice, avait alors dénoncé une décision "ecclésiastique", nourrie des "convictions personnelles" du magistrat et avait fait appel.

    Exiger la dignité

    Le 30 avril, la chambre des référés de la cour d'appel de Paris avait confirmé l'interdiction mais sous un motif complètement différent, considérant qu'on pouvait certes exposer de vrais cadavres humains mais à condition de fournir la preuve de leur origine. En d'autres termes, la cour d'appel estimait que les expositions de cadavres humains restaient possibles en France sous certaines conditions. Encore Events s'était alors pourvu en cassation. Jeudi, la Première chambre civile de la Cour de cassation l'a débouté et maintenu l'interdiction. Mais dans ses attendus, elle est finalement revenue aux motivations du juge de première instance. "Aux termes de l'article 16-1-1, alinéa 2, du code civil, écrit la plus haute autorité judiciaire, les restes des personnes décédées doivent être traités avec respect, dignité et décence", or "l'exposition de cadavres à des fins commerciales méconnaît cette exigence."

    Tiré de: http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/culture/20100916.OBS9940/l-exposition-de-cadavres-our-body-bien-interdite-en-france.html

  • L'avocat courage de la Chine

    As du barreau converti au christianisme, Gao Zhisheng était devenu la providence des sans-droits victimes des pouvoirs locaux ou de persécutions religieuses. Aujourd'hui enfermé, torturé, celui dont l'existence avait commencé comme une «success story» à la chinoise est maintenu au secret par les autorités.

    La dernière fois qu'il a été vu en public, en avril dernier, Gao Zhisheng n'était plus que l'ombre de lui-même. Il venait de refaire surface après quatorze mois d'une disparition totale entre les mains de la police secrète. Les amis qui l'ont rencontré lors de cette brève parenthèse décrivent un homme méconnaissable, physiquement cassé et moralement brisé. Celui qui fut « la conscience de la Chine », la plus fameuse « grande gueule » du barreau, la terreur des fonctionnaires corrompus avouait qu'il n'avait plus la force de continuer le combat. Il déposait les armes, dans l'espoir d'échapper aux centres de détention où des tortionnaires d'Etat pratiquent des supplices abominables censés « réformer l'esprit » des récalcitrants. Plus tard, quand il aurait donné par sa conduite suffisamment de gages, peut-être obtiendrait-il l'autorisation de rejoindre sa femme et ses deux enfants réfugiés aux Etats-Unis depuis janvier 2009. Mais les autorités en ont décidé autrement. Le 21 avril, deux ou trois semaines après sa réapparition, Gao Zhisheng était de nouveau enlevé par ses geôliers. L'absence totale d'information sur son sort, ou même sur le lieu de sa détention, laisse présager le pire.


    Terrible punition pour celui qui fut, pendant quinze ans, la figure emblématique d'un groupe engagé appelé «weiquan» (défenseurs des droits civiques). Ce mouvement « légaliste » composé d'avocats, de militants et de journalistes se bat non pas pour un changement de régime, mais pour contraindre le gouvernement à respecter les lois qu'il a lui-même promulguées. Au nom des droits reconnus par la Constitution, les avocats weiquan défendent les victimes d'abus, dont le nombre ne cesse d'augmenter. En 2009, de l'aveu même des autorités, ces exactions ont déclenché 100 000 protestations collectives et 12 millions de « pétitions » individuelles adressées au gouvernement central par des citoyens réclamant justice contre l'iniquité des pouvoirs locaux. Au tournant des années 2000, Gao Zhisheng était devenu la providence de ces pauvres gens, qui parcouraient des milliers de kilomètres pour le supplier à genoux de les défendre : victimes d'expropriations illégales, de catastrophes écologiques dues à la négligence des industriels, de bavures médicales, de persécutions religieuses, d'emprisonnements abusifs, ils savaient que cet as du barreau avait remporté des procès fameux contre les administrations - comme cette indemnité de 100 000 dollars arrachée à un hôpital au profit d'un enfant qui avait perdu l'ouïe suite à une erreur de traitement.


    Les déshérités savaient aussi que Gao consacrait un tiers de son temps à des dossiers « pro bono », qu'il plaidait gratuitement et avec feu. « Tous les avocats weiquan défendent des cas difficiles, explique Teng Biao, ami et collègue de Gao, qui a, lui aussi, ferraillé pour des causes célèbres. Mais, en général, nous prenons la précaution de ne pas «dépasser les bornes». Gao, lui, en faisait une brûlante obligation. Il acceptait un nombre très élevé d'affaires, sans se soucier de déplaire aux autorités. » Sa générosité et son dévouement au bien public étaient tels que le ministère de la Justice l'avait nommé, à 34 ans, parmi les dix meilleurs avocats de Chine.


    C'était en 2001. Gao Zhisheng était alors la preuve vivante que la « réussite pour tous », serinée par le pouvoir communiste, n'était pas un vain slogan. Dans un livre publié en 2007 (1), l'avocat raconte une vraie « success story » aux couleurs de la Chine. Né en 1966 dans une famille très pauvre du Shaanxi, il passe son enfance dans une maison troglodyte sans électricité ni chauffage et, souvent, sans manger à sa faim. Son père, mineur, meurt à 40 ans, laissant six orphelins. L'intelligence et la soif de savoir du petit Gao lui valent d'être engagé par l'Armée populaire de Libération, qui paie à ses recrues des études jusqu'au bac et leur octroie la carte de membre du Parti communiste - sésame indispensable à tous les ambitieux. Plus tard, revenu à la vie civile, il tombe sur une coupure de journal qui annonce le recrutement de 150 000 avocats - plusieurs décennies après l'abolition de la profession par Mao. «Deng Xiaoping déclarait que la Chine allait dorénavant être soumise au règne de la loi. Je l'ai cru», écrit-il. Vendeur de quatre-saisons le jour, Gao étudie donc le droit en autodidacte la nuit. Grâce à sa mémoire prodigieuse, il apprend le Code par coeur. Après avoir débuté sa carrière, en 1995, dans un coin reculé du Xinjiang, il devient rapidement une star du barreau, à la tête d'un prestigieux cabinet privé qu'il a fondé et qui emploie une vingtaine d'avocats dans la capitale.


    Comment cette brillante trajectoire s'est-elle transformée en quelques années en une véritable descente aux enfers ? De plus en plus audag. cieux, Gao subit de nombreuses menaces de mort et plusieurs arrestations ponctuelles dont il refuse de tenir compte. Après une tentative une d'assassinat maquillée en accident de la route en 2006, la machine d'Etat entreprend de l'écraser : lors de deux longs emprisonnements, il est soumis à d'effrayantes tortures qu'il osera, malgré une interdiction formelle, décrire publiquement une fois libéré. Enlevé finalement par des agents de la sécurité d'Etat en février 2009, il est maintenu au secret - excepté la courte parenthèse d'avril 2010 -, les autorités ne daignant donner aucun indice sur son sort ni même indiquer s'il est toujours vivant. Une «disparition» aussi longue est tout à fait inhabituelle, même compte tenu de la rudesse de la répression chinoise.


    Quelle est la raison d'un tel acharnement ? La réponse tient sans doute à la radicalisation progressive d'un esprit libre qui refuse de se cantonner dans le rôle anecdotique que le système judiciaire chinois concède à ses 200 000 avocats. Gao, lui, croyait vraiment aux idéaux de droit et de légalité. « Cet homme était une force de la nature, se souvient un ami. Carrure de taureau, voix de stentor, une énergie capable de déplacer des montagnes, une combativité prodigieuse. Surtout, il a pris au mot la loi de 1989 qui permettait pour la première fois à tout citoyen de poursuivre l'Etat en justice. » Bataillant sans cesse aux quatre coins du pays, a-t-il cru que les honneurs et les relations le protégeraient contre l'ire d'un régime exaspéré par ses défis ? Il s 'était mis à collectionner les cas «sensibles» : un pasteur indépendant accusé de diffuser des Bibles qu'il avait fait imprimer, les propriétaires de puits de pétrole confisqués par le gouvernement local, un village en conflit avec ses propres dirigeants, des avocats arrêtés et torturés pour avoir contesté l'arbitraire des pouvoirs locaux... » Gao n'hésite pas à protester en pleine rue, interpellant nommément les responsables et mobilisant l'opinion publique naissante qui s'agite sur les forums citoyens du Net. Une stratégie qui se solde parfois par la victoire, mais qui lui attire l'inimitié personnelle de nombreux potentats.


    C'est pourtant seulement en 2003 qu'il franchit une «frontière» implicite et se retrouve dans le camp des « ennemis du régime ». Sollicité par un adepte du Falun Gong (mouvement spirituel chinois fondé au début des années 1990) condamné sans procès à trois ans de camp de travail, Gao découvre qu'aucun tribunal n'accepte le dossier au motif que le gouvernement interdit de juger ces questions. Scandalisé par ce déni de droit, il se lance alors dans la bataille - tout en la sachant perdue d'avance. Il n'ignore pas en effet que, parmi la multitude de questions « sensibles », certaines sont carrément taboues : celles qui touchent aux religions indépendantes (catholiques « souterrains» ou «Eglises domestiques» protestantes) et, plus encore, aux « séparatismes » ethniques (Tibet, Xinjiang) et aux « sectes hérétiques », au premier rang desquelles le Falun Gong.


    Depuis 1999, les adeptes de ce puissant mouvement religieux sont férocement pourchassés par Pékin, qui les soupçonne de fomenter un soulèvement contre le PC Des centaines de milliers sont enfermés pendant des mois dans des «centres de lavage de cerveau». Trois mille d'entre eux y auraient trouvé la mort. Ceux qui survivent sont envoyés dans des camps de travail où les conditions sont à peine plus humaines. Selon les chercheurs qui étudient le goulag chinois, le Falun Gong fournirait au moins la moitié de la population carcérale.


    Pourquoi Gao Zhisheng, qui n'est pas un adepte du Falun Gong, s'est-il engagé de toutes ses forces dans ce bras de fer inégal ? «Gao est de ces avocats qui s'impliquent émotionnellement avec leurs clients », répond Teng Biao. Un autre de ses amis juristes ajoute : « Il a un côté Don Quichotte qui lui vient de son enfance défavorisée, une capacité à s'émouvoir des malheurs d 'autrui héritée de sa mère, fervente bouddhiste d'une générosité folle, et qui a été encore amplifiée par sa nouvelle foi chrétienne. » En effet, comme beaucoup d'avocats weiquan, Gao Zhisheng, qui cherchait une spiritualité cohérente avec ses choix philosophiques, s'est converti au christianisme il y a cinq ans, adhérant à une « Eglise domestique » (groupe protestant informel qui se réunit au domicile d'un de ses membres). «Du coup, son empathie pour les gens persécutés à cause de leur foi n'a plus eu de bornes », explique le juriste. En 2005, Gao va jusqu'à adresser une lettre ouverte au président Hu Jintao et au Premier ministre Wen Jiabao : «Bien que vous ne soyez pas responsables du déclenchement de cette catastrophe, le fait que vous n'y mettiez pas fin vous rend complices de ces crimes. » La sanction ne se fait pas attendre : son cabinet est fermé dès le lendemain.


    Refusant de se laisser intimider, Gao sème les agents chargés de le surveiller et part à la rencontre des adeptes du Falun Gong dans les régions où la persécution est la plus sévère. « Le coeur et la plume tremblants, écrira- t- il dans son livre (1), je recueillais des récits d'une inconcevable brutalité, des sommets de cruauté inhumaine comme jamais aucun gouvernement n'en a exercé sur ses propres citoyens. » Il a l'impression de parler à des spectres « déjà morts plusieurs fois». Et pourtant, «leur courage indomptable » et « leur capacité à pardonner à leurs tortionnaires » sont à ses yeux « l'espoir d'une Chine qui a perdu tout sens moral». Profondément ébranlé, Gao publie une seconde lettre ouverte aux dirigeants, plus véhémente encore. Il y dévoile - pour la première fois en Chine - l'existence du Bureau 610 : une sorte de Gestapo occulte créée à la fin des années 1990 pour mener la répression contre le Falun Gong dans une totale impunité. Révulsé, Gao démissionne du Parti communiste, qu'il qualifie publiquement de « cruel, inhumain et malfaisant », en concluant : « Ceci est le jour de ma vie dont je suis le plus fier. »


    Impardonnable. En août 2006, il est enlevé par une bande de nervis, saucissonné de ruban adhésif, aveuglé par une capuche noire et sommé de reconnaître son crime d'« incitation à la subversion ». Torturé pendant dix jours, il finit par signer des aveux et une lettre de repentance. Mais, dès sa libération, Gao brise la loi du silence imposée par ses geôliers. Dans un témoignage clandestin filmé en 2007 (2), il raconte, la voix brisée, les tourments et les humiliations physiques endurées et les menaces incessantes faites à sa famille.


    Trois agents se relaient désormais pour ne jamais perdre de vue son fils de 3 ans, une dizaine d'autres sont affectés à sa fille de 12 ans suivie jour et nuit. Malgré tout, Gao trouve encore la force de s'élever contre les JO de Pékin, au nom des expropriations et des abus qu'ils occasionnent. En septembre 2007, dans une lettre ouverte adressée cette fois au Congrès américain, il fustige la tyrannie du régime «fasciste » de Pékin et demande que les persécuteurs du Falun Gong - dont l'ex-président Jiang Zemin - soient jugés pour crimes contre l'humanité.


    Nouveau sacrilège aussitôt puni. Gao est de nouveau enlevé en septembre 2007 et emmené devant un tortionnaire en chef qui lui hurle à la figure : « Tu accuses le Parti de pratiquer des tortures horribles ? Eh bien, aujourd'hui, on va te faire la totale. Tu avais raison de dire que nous torturions les adeptes du Falun Gong. Les douze méthodes que nous allons te servir ont été peaufinées sur eux. » Après sa libération, l'avocat mettra par écrit le récit de ce calvaire de 54 jours pendant lesquels il a cru - et voulu - mourir. Les « oncles » des services occultes lui « enfument » les yeux avec des cigarettes jusqu'à ce qu'il ne puisse plus les ouvrir. Ils le battent à coups de bâtons électriques, appliquent des électrochocs sur ses parties intimes, percent ses organes génitaux avec des cure-dents, l'arrosent d'urine, le privent de sommeil et de nourriture... Au bout de dix jours, quand il retrouve la vue, il s'aperçoit que sa peau a viré au noir. « Ils ont commis d'autres actes abominables, écrit Gao, qui m'ont montré jusqu'où les chefs du PC étaient prêts à aller pour sauvegarder leur pouvoir dictatorial. Mais ces actes sont si ignobles et dégoûtants que je souhaite les taire à jamais. »


    Malgré sa nomination en 2008 pour le prix Nobel de la Paix, Gao est placé en résidence surveillée et sa famille harcelée. Sa femme et sa fille, qui résistaient à leur escorte, sont molestées. Les « services » interdisent à l'adolescente d'aller en classe ; elle fait plusieurs tentatives de suicide. Début janvier 2009, l'épouse de Gao Zhisheng et ses deux enfants se volatilisent à la barbe des dizaines de flics qui ne les lâchent pas d'une semelle. Dix jours plus tard, ils refont surface aux Etats-Unis avec un statut de réfugiés. On apprendra que leur évasion a été orchestrée par des réseaux clandestins (sans doute le Falun Gong ou d'autres Eglises souterraines) capables de tromper la formidable machine répressive. A peine un mois plus tard, les services se vengeaient en condamnant Gao à un purgatoire dont on ignore tout.
    « Gao Zhisheng a été le premier à oser défendre un pratiquant du Falun Gong, explique Teng Biao. Il l'a payé très cher, mais son courage a ouvert une brèche dans la muraille du non-droit. Nous sommes aujourd'hui de plus en plus nombreux à plaider ce type de dossiers, même si les autorités n'ont pas renoncé à nous intimider. »

    (1) «A China More Just », 2007, Broad Press.

    (2) http://video.google.com/videoplay?docid=-8044243585508814345&hl=en#

     

    Tiré de: http://hebdo.nouvelobs.com/sommaire/enquete/100533/l-avocat-courage-de-la-chine.html

  • Le Régime Chinois essaye de discréditer The Epoch Times avec une photo truquée

    Des pompiers affrontent le feu d'une explosion dans une usine de plastiques à Nanjing, (Province de Jiangsu dans l'est chinois) le 28 juillet 2010. Les fonctionnaires dissimulent le nombre de victimes de l'explosion, qui est survenue lorsqu'un pipeline chimique a pris feu dans l'usine. (The Epoch Times)
    Des pompiers affrontent le feu d'une explosion dans une usine de plastiques à Nanjing, (Province de Jiangsu dans l'est chinois) le 28 juillet 2010. Les fonctionnaires dissimulent le nombre de victimes de l'explosion, qui est survenue lorsqu'un pipeline chimique a pris feu dans l'usine. (The Epoch Times)

    La catastrophe de Nanjing, (ville du sud de la chine ) dans laquelle un grand nombre voire des centaines de personnes sont mortes, est devenue une occasion pour les médias d'État Chinois d'essayer de discréditer The Epoch Times. Tout repose sur une photo  postée par mégarde sur le site internet de l'édition chinoise du journal, représentant censément une scène de la catastrophe de Nanjing.

    Pour Pan Hongyi, rédacteur en chef adjoint de The Epoch Times, «Plusieurs média d'État  dont  Xinhua se servent de cette photo pour tromper les Chinois et cela de deux façons».

    D'une part, «ils détournent  l'attention des populations des nombreuses pertes en vies humaines et de l'échec des autorités  dans la gestion du désastre de Nanjing, et  dans le même temps ces médias poussent les Chinois à ne plus avoir confiance en The Epoch Times. En fait, la photo a été préparée par le régime chinois à cette fin»  révèle M. Pan.

    Le 28 juillet, Fan Xiao, journaliste de The Epoch Times  rédigeait un article sur une grande explosion qui avait eut lieu dans une zone très peuplée de Nanjing. L'article de Fan mettait en lumière l'incohérence entre les chiffres officiels sur le nombre de mort et ceux fournis par plusieurs témoins oculaires et les premiers reportages des journaux.

    Les fonctionnaires annonçaient 13 victimes, tandis que  d’autres sources, parlaient d'au moins 79  morts, voire des centaines.

    L'article de Fan Xiao était illustré par une photo montrant plusieurs dizaines de corps grièvement brûlés.

    Il s'avère que la photo en question est une photo retouchée d'une catastrophe en Afrique et non à Nanjing. La photo non modifiée ne représente effectivement pas une scène chinoise: elle montre un groupe de personnes africaines en train de regarder des corps brûlés.

    M Pan poursuit: «Nous avons alors enquêté sur la photo des corps brûlés et découvert qu'un agent du parti communiste chinois (PCC) avait recoupé une image à partir d'un incident d'une explosion de pétrolier en Afrique, en prenant soin de ne laisser visibles que les corps brûlés sur la photo.»

    «Cette photo a été envoyée à un internaute par cet agent, qui a prétendu être un ouvrier travaillant sur le site de l'explosion. Depuis quelques années, cet internaute avait fourni à The Epoch Times des informations fiables et sûres. Il a cru que la photo venait de Nanjing et l'a donnée comme telle au journaliste de The Epoch Times, en lui disant que c'était une photo du site de l'explosion de Nanjing».

    «Nous nous sommes rendus compte du problème avec cette photo le 29 juillet, et l'avons immédiatement retirée de notre site, et informé d'autres média de l'erreur» explique M. Pan.

    Les Médias d'État Accusent

    Les médias d'état chinois ont tout de suite déclaré que The Epoch Times avait délibérément utilisé une fausse photo de l'incident.

    Le premier média accusateur a été le site internet Kai Feng. Dès le 3 Août, ce site étroitement lié au PCC qui véhicule les calomnies les plus virulentes à l'encontre des ennemis de Pékin - et en particulier contre le mouvement bouddhiste Falun Gong - a montré la photo truquée et la photo entière côte à côte.

    Dans ce qui ressemble à s’y méprendre à une campagne organisée, Xinhua, le principal média d'État et des forums Internet se sont rapidement saisis de l'histoire, tant en chinois qu'en anglais. Ils accusent The Epoch Times d'avoir  publié en connaissance de cause une fausse photo dans son reportage sur l'explosion de  Nanjing

    Contrôle de l'information

    Tout de suite  après l'explosion de Nanjing, les militants du parti communiste ont commencé à contrôler les informations concernant la catastrophe et le nombre de victimes, et ont trié sur le volet les médias autorisés à traiter le sujet; les voix discordantes ont été étouffées et le récit de l’événement a été tel que souhaité par l’agence Xinhua, porte parole officiel du Parti communiste.

    Un journaliste d'une station de télévision de Jiangsu a été interrompu en plein direct sur la catastrophe par le responsable du Département Municipal de la Propagande de Nanjing qui lui a dit: «Qui vous a autorisé à faire un direct?» avant de chasser le journaliste. L'échange verbal entre le journaliste et le fonctionnaire passait en direct et la séquence à été postée sur Internet.

    Le Yangtse Evening, un journal populaire de Nanjing, a été obligé de retirer neuf pages de son édition consacrée à l'explosion. En réaction à la censure, le personnel du journal a écrit sur son micro blog: «Nous sommes tristes, nous sommes frustrés et nous souffrons!».

    Parmi les médias locaux, seul le Modern Express a fait exception au silence en affichant en Une  un nombre de morts estimé à 13 personnes, une publication expliquée par le fait que le journal est dirigé par le bureau du Jiangsu de l'Agence de presse Xinhua.

    Manipulation de l'information

    Dans l'histoire des médias chinois, les techniques de discrédit comme l'utilisation de photos truquées a déjà plusieurs précédents. Par exemple, après le massacre de la Place Tiananmen le 4 juin 1989, un agent du PCC a fait diffuser une information selon laquelle Li Peng, premier ministre de l'époque, avait été tué. Le journal Mingpao basé à Hong-Kong et d'autres médias en avaient fait leur Une du jour.

    Li Peng était plus tard apparu en public, prouvant la fausseté de la rumeur. Cet épisode avait créé des doutes dans l’esprit des lecteurs sur ce qui s'était  réellement passé place Tian An Men, et avait contribué  aux efforts du régime pour dissimuler le massacre.

    Dans la stratégie du régime Chinois pour contrôler l'Internet, l'utilisation d'agents manipulant les informations tient une place de choix.

    L'environnement médiatique a récemment beaucoup évolué en Chine, avec des fuites d'informations que les autorités ne peuvent pas complètement contrôler. Les protestations publiques et les conflits avec les autorités se multiplient en conséquence des injustices et incidents majeurs - comme l'explosion de Nanjing, dans laquelle les autorités ont leur part de responsabilité.

    Les internautes chinois essaient d'utiliser Internet pour donner des informations sur ce qui se passe en Chine, et sont souvent les seuls relais pour la transmission des informations locales.

    Pour contourner la censure chinoise, The Epoch Times essaye donc d'obtenir les informations directement en appelant les résidents et en utilisant son réseau de contacts.

    Le régime chinois s'est adapté à la diffusion des informations  indépendantes via Internet, par le recrutement et la formation d'un grand nombre d'agents de l'Internet dont le travail consiste à fabriquer et à diffuser de fausses informations et des photos en ligne. Ces agents doivent tromper le public, lui faisant croire qu'il a accès à des informations indépendantes alors qu'en réalité c’est la ligne officielle du Parti qui lui est fourni. A défaut, la création d’informations truquées discrédite les informations indépendantes, ce qui sert également les buts du Parti.

    The Epoch Times comme cible


    L’attaque contre The Epoch Times pour sa couverture de la catastrophe de Nanjing est dans la continuité des efforts du PCC depuis 10 ans.

    Dès les premières impressions de The Epoch Times, le régime chinois a cherché à l'éliminer. En novembre 2000,  quelques mois seulement après les débuts du journal, 30 de ses journalistes en Chine continentale ont été arrêtés, et au moins une douzaine d'entre eux a été condamné à des peines de prison de  3 à 10 ans ; certains ont subi de sévères tortures.

    Plus récemment des chroniqueurs de The Epoch Times ont été arrêtés: Zheng Yichun en 2004, Zhang Lin en 2005 et Zhang Jianhong (pseudonyme Li Hong) en 2007.

    «Hors de  Chine aussi, The Epoch Times a du affronter des tentatives persistantes du régime chinois pour saboter nos opérations», explique M. Pan. «Malgré ces intimidations, nous avons continué notre travail d’information, ce qui a effrayé le régime.»

    «Dans l'affaire actuelle The Epoch Times a couvert avec exactitude les  pertes en vies humaines à Nanjing. Ce qui est important ici n'est pas de se focaliser sur l'erreur concernant une photo; ce sont les mensonges du régime chinois sur les évènements de Nanjing et les nouveaux mensonges pour faire diversion du mensonge initial», analyse M. Pan.

    «Nous voulons remercier les gens en Chine qui ont fourni des informations  fiables malgré les risques qu'ils encourent», conclut le journaliste.

     

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Le-Regime-Chinois-essaye-de-discrediter-The-Epoch-Times-avec-une-photo-truquee.html

  • Chine: Than Shwe, Kim Jong-Il et Ahmadinejad, les drôles de fréquentations de Pékin

    PEKIN — En trois mois, la Chine a reçu des dirigeants considérés comme peu, voire pas du tout, fréquentables: le Birman Than Shwe, le Nord-coréen Kim Jong-Il et l'Iranien Mahmoud Ahmadinejad, poursuivant ses intérêts économiques et stratégiques au mépris de son image.

    La Chine, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU de plus en plus appelé à endosser des responsabilités à la mesure de sa nouvelle puissance dans la marche du monde, a ainsi accueilli les dirigeants de trois pays sous sanctions internationales et considérés comme au mieux fauteurs de crises au pire incontrôlables et dangereux pour la planète.

    Cette semaine, la Chine déroule le tapis rouge pour le généralissime Than Shwe, dirigeant d'un "pays ami" auquel elle a accordé dès le premier jour de sa visite d'Etat son soutien pour les législatives du 7 novembre, qualifiées "d'avancée vers la démocratie" mais rejetées comme une mascarade en Occident.

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    Le président chinois Hu Jintao (G) et le général birman Than Shwe passent en revue la garde d'honneur, le 8 septembre 2010 à Pékin

    Début septembre, c'est un autre reclus, à la tête d'un pays encore plus isolé, donc encore plus dépendant de Pékin, le Nord-Coréen Kim Jong-Il, qui a fait son deuxième voyage en trois mois en Chine, seul pays où il se rend désormais.

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    Image de la télévision chinoise CCTV du président chinois Hu Jintao (D) et du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Il, le 30 août 2010 à Changchun

    En juin, deux jours après le vote à l'ONU d'un quatrième train de sanctions "bonnes pour la poubelle", le président iranien se servait de la tribune offerte à l'Exposition universelle de Shanghai pour fustiger "les puissances nucléaires (qui) monopolisent la technologie".

    Et si M. Ahmadinejad n'est pas allé jusqu'à Pékin voir les dirigeants chinois, la Chine a rappelé ce jour-là qu'elle attachait "une grande importance à ses relations avec l'Iran".

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    Le président iranien (D) lors d'une visite du pavillon iranien à l'Expo universelle, le 11 juin 2010 à Shanghaï

    "Si Pékin est conscient du caractère potentiellement dévastateur pour son image de certains de ses alliés les plus proches, il ne souhaite pas réduire la marge de manoeuvre que ces pays peuvent lui offrir sur la scène internationale", estime Valérie Niquet, responsable du Département Asie de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS).

    Corée du Nord, Birmanie, Iran, ces trois amis ombrageux de la Chine ont pour point commun "d'être en délicatesse avec les Etats-Unis et leurs alliés européens et japonais", note Jean-Pierre Cabestan de la Hong Kong Baptist University.

    Ils sont "autant de pierres dans le jardin américain et de pions dans le jeu bipolaire que la Chine mène avec, et contre, les Etats-Unis", ajoute M. Cabestan qui vient de publier "La politique internationale de la Chine".

    La stratégie qui permet à Pékin de "s'imposer comme intermédiaire" avec ces pays "a toutefois des limites", pour Mme Niquet.

    "Washington semble aujourd'hui plus dubitatif sur l'effet 'positif' joué par Pékin sur la question nord-coréenne" où la Chine s'est rendue incontournable sans pour autant obtenir que Pyongyang revienne à la table des négociations sur son programme nucléaire, dont elle est l'hôte.

    Dans l'écheveau des intérêts économiques et stratégiques chinois se mêlent pétrole (Iran), gaz (Birmanie), bois, minerais, pierres précieuses, ventes d'armes et accès à l'océan Indien (Birmanie) ou à la mer Jaune (port nord-coréen de Rajin).

    "La Chine dispose d'un réseau d'Etats-clients, plus ou moins dépendants, qu'elle ne souhaite pas affaiblir en trahissant l'un de ses membres", explique Mme Niquet.

    Et, en retour, il y a "la protection qu'elle peut offrir à ses alliés avec son droit de veto à l'ONU".

    Pour Xu Tiebing de l'Université de communications de Chine, "aujourd'hui, la Chine suit sa propre voie. Elle s'intègre, à ses conditions, dans le monde, tout en gardant son autonomie et ses valeurs".

    "Elle a choisi de défendre ses intérêts fondamentaux sans trop se soucier de l'opinion des Occidentaux", conclut-il.

    Tiré de: http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gStACEW2351fB7ApXOSIB-v_e1pw

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