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  • De lourdes représailles suivent la révélation du plan du Bureau 610 pour diffamer le Falun Gong lors de l’Exposition mondiale de Shanghai

    L'Exposition internationale de Shanghai s’est ouverte le 1 mai 2010, attirant des foules et un énorme afflux d’information. Le Bureau 610 a exploité l’Exposition comme une opportunité de diffamer un peu plus le Falun Gong. Ils ont fait circuler en interne un document " classé" de sept pages, intitulé : " Préconiser des directives." L’existence de ce rapport, qui s’avère être le projet d'un bombardement de propagande devant être utilisée contre Falun Gong lors de l’Expo mondiale, a été rendu public sur le site Minghui fin avril.

    Le document, "Préconiser des directives " aurait été distribué sous divers formats et différents titres à toutes les branches du Bureau 610 en Chine. Le site Internet Minghui a pu obtenir une copie de la version du rapport émis par le Bureau 610 de Qianxi, province du Hebei. Il est présenté sous la forme d’un mémo intitulé " Directives du bureau du comité de direction pour la prévention et la réponse aux questions relatives aux cultes lors de l’Exposition Mondiale de Shanghai. " (Quelques pages du document, en Chinois, peuvent être vus à : http://minghui.ca/mh/articles/2010/4/22/221953.html. Des informations supplémentaires sont disponibles à http://www.clearwisdom.net/html/articles/2010/5/2/116610.html)


    Réaction rapide et musclée

    Après que le site Internet Minghui ait révélé l’existence de " Préconiser des directives ", le système entier du Bureau 610 a été pris de panique. Les fonctionnaires ont tout fait pour le dissimuler et entrepris une série de mesures de représailles. Le gouvernement central, le gouvernement provincial et les municipalités locales ont tous envoyés leur " équipe de supervision " à Quanxi pour manipuler le Bureau 610, la division de la sécurité intérieure et les postes de police locaux afin qu’ils harcèlent violemment les pratiquants de Falun Gong et d'autres à Qianxi. Trois pratiquantes sont encore détenues à ce jour et font face à un procès.

    Centre de détention de Qianxi (situé dans le village Lixingzhuang, municipalité Baimiaozi, Qianxi) Gouvernement local de Qianxi, le Bureau 610 se trouve au 2eme étage

    Le 18 juin 2010, Wang Zhixin et Ma Yinfeng ont été illégalement arrêtés sous le chef d'accusation de " possession illégale de secrets d’états. " Avant cela, Chen Lihong a également été arrêté pour "utilisation d’une organisation sectaire pour entraver la mise en application de la loi." Le " mandat d’arrêt" ne mentionnait pas le nom de l’agent responsable du cas, qui serait en réalité Wang Liangong, chef de section adjoint de la procurature de Qianxi.

    Procurature du canton de Qianxi (située dans la rue Ziyu) Poste de police local de Qianxi (dans la rue Ziyu)

    Le 6 juillet 2010, les membres des familles des pratiquantes arrêtées ont engagé les avocats de la défense Zhang Chuanli et Lan Zhixue de Pékin. Cet après-midi là, les avocats se sont rendus à la division de la sécurité intérieure de Qianxi, mais il leur a été annoncé que les pratiquantes avaient été transférées à la section des poursuites de la procurature. Ils se sont rendus dans cette section, et après quelques négociations, ont réussi à voir Wang Zhixin, tard ce jour-là. Le lendemain, ils se sont rendus dans le centre de détention de Zunhua pour voir Ma Yinfeng. Au début, ils ont été refoulés. Les avocats ont dû passer quatre ou cinq appels téléphoniques à la section des poursuites et la famille de Ma Yinfeng a dû demander l’aide de connaissances. Finalement, ils ont pu voir Ma Yinfeng. Les avocats ont aussi réussi à rencontrer Chen Lihong dans le centre de détention de Qianxi


    Le Bureau 610 a utilisé tous les moyens pour harceler, menacer et enlever des personnes et fouiller leurs domiciles.

    L'article de Minghui révélant la " Préconisation de directives " a été publié le 22 avril. La preuve qu’il apporte que le Bureau 610 central se trouve derrière les manipulations en coulisse dans la persécution du Falun Gong, est plutôt convaincante. Par conséquent, les autorités du Bureau 610 central étaient furieuses d’apprendre que leur plan secret avait été exposé et ont demandé à leurs subordonnés à divers niveaux de trouver comment cela avait pu se produire.

    Le Bureau 610 de Qianxi a créé une équipe spéciale pour enquêter sur les cas de personnels de la division de la sécurité intérieure et de la division d’investigation criminelle du département de police de Qianxi, ainsi que sur la police locale. Une enquête secrète à grande échelle a été menée et de nombreuses personnes ont été menacées et harcelées.

    Poste de police de Qianxi


    Lors de l’enquête, Zhao Yong, alors Secrétaire du parti de Tangshan (actuellement Gouverneur adjoint de la province du Hebei) a émis des instructions à trois reprises demandant une enquête approfondie sur l’incident. Il a aussi appelé Wang Dongyin, Secrétaire du parti à Qianxi, qu'il a lourdement réprimandé. De fin avril à début 2010, les gouvernements provinciaux et la municipalité ont envoyé leur " équipe de supervision " à plusieurs reprises pour exercer des pressions sur Qianxi. Le Ministère central de la sécurité publique a aussi envoyé son équipe spéciale dans un poste de Qianxi.

    Le 3 mai, le membre du gouvernement municipal de Xingcheng, Mao Fengyong et son épouse ont été enlevés et leur domicile fouillé. Leur ordinateur et leurs téléphones mobiles ont été saisis. Ils ont été libérés aux alentours de 3 heures le lendemain matin après s'être fait extorquer 5000 yuans. La police locale a continué à harceler le couple quelques fois de plus.

    Aux alentours de 19 heures, le 3 mai, plus de dix policiers sont entrés par effraction au domicile de Chen Lihong et l’ont enlevé. Ils ont pris son ordinateur, son imprimante et son récepteur satellite. Parmi eux, se trouvaient Liu Jinying, Zhao Guoqi, Xu Zhigang, Wang Wei de la division de la sécurité intérieure du département de police de Qianxi ainsi que le personnel de la division d’investigation criminelle. C’est la sixième fois que Chen Lihong était arrêtée depuis 1999.

    Le 12 mai, Ma Yinfeng, son époux, Lu Zuojin et Wang Zhixin ont été arrêtés. Ma Yingeng a été arrêtée dés que le bus de passagers qu’elle conduisait est arrivé à Tangshan. Elle a été détenue dans la municipalité de Xinzhuang pendant deux jours avant d’être transférée dans le centre de détention de Qianxi. Plus tard, le même jour, elle a été transférée dans le centre de détention de Zunhua. Son domicile de Xiluzhuang et sa maison en location dans la zone urbaine du canton ont été fouillées et vidées par la police. La maison de Wang Zhixin dans la zone urbaine du canton et la maison de sa mère ont également été fouillées et vidées par la police. Après que la police ait découvert les clés de la maison appartenant à Ma Yinfeng et Lu Zuojin, plus de dix policiers se sont rendus dans la zone résidentielle où elles louaient chacune une maison, et ont tenté d’y pénétrer. Cependant, ils ont rencontré une résistance de la part des voisins

    Les fonctionnaires de Qianxi, en particulier ceux qui avaient accès aux documents et les membres de leurs familles ont été interrogés un par un, encore et encore. Dans une courte période de sept jours, sept personnes ont été arrêtées (Mao Fengyong et son épouse, Lu Zuojin et son épouse, Ma Yinfeng, Chen Lihong, Wang Zhixin et son époux) et six résidences fouillées. Les fonctionnaires ont même suivi, interrogé et menacé leurs enfants. Les maisons de plusieurs voisins ont été aussi fracturées, par erreur.


    Trois pratiquantes sont toujours détenues

    Wang Zhixin, 28 ans, est chef de bureau de la municipalité Xinzhuangzi à Qianxi. En 1996, lorsque des gens de son village ont commencé à pratiquer Falun Gong, sa mère s’est jointe à eux. Peu après, toutes ses maladies ont disparu. Plus tard, Wang Zhixin a elle aussi commencé à pratiquer Falun Gong et suivi les principes d’Authenticité-Compassion-Tolérance dans son comportement au quotidien. Après être sortie diplômée de l’université en 2005, elle est venue travailler dans le gouvernement local de la municipalité. Elle travaille très consciencieusement et a démontré des capacités de travail remarquables. Elle a été choisie chaque année comme travailleuse avancée. Tous ses collègues ont été choqués par son arrestation : Comment une telle personne pouvait-elle être illégalement arrêtée ?

    Ma Yinfeng, 46 ans, est de la municipalité Donghuayuan, Qianxi. Elle travaille comme conductrice de bus sur la ligne de passagers allant de Qianxi à Tangshan. Lorsque Ma Yinfeng a épousé Lu Zuojin, ce dernier était militaire. Un an après la naissance de leur enfant, elle est tombée malade et ne pouvait rien faire. Elle a dû laisser le soin de son enfant aux grands-parents. Le petit revenu de la famille était utilisé principalement dans des médicaments et c'était une véritable lutte financière. Lu Zuojin ne s'est pas plaint, il prenait soin d’elle et préparait des herbes médicinales pour elle tous les jours. Elle était extrêmement faible à l'époque. Sa maladie a continué pendant sept ans. Au cours de l’été 1996, elle a commencé à pratiquer Falun Gong. Depuis, elle se montre bonne envers tout le monde et sa santé s'est spectaculairement améliorée. Elle pouvait faire toutes sortes de travaux ménagers et leur maison était à nouveau pleine de joie et de rires.

    Chen Hongli 38 ans, est de la municipalité Xingcheng. Lorsqu’elle a rencontré son époux, celui-ci venait juste de perdre sa première femme, décédée suite à une maladie, laissant derrière elle un garçonnet de cinq ans. Après s’être mariés, elle a donné naissance à une fille. En 1997, Chen Hongli a commencé à pratiquer Falun Gong. Lorsqu’elle a appris que le père de l’ancienne épouse de son mari était malade, elle l’a pris chez eux pour veiller sur lui. Tous les voisins ont été touchés, disant qu’ils n’avaient jamais vu quelqu’un d’aussi bon. Elle n'en a pas moins enduré de nombreux traitements inhumains depuis 1999. C’est la sixième fois qu’elle a été enlevée et détenue.

    Les trois pratiquantes mentionnées ci-dessus ont été détenues pendant trois mois à ce jour. Actuellement, Wang Zhixin et Chen Lihong sont détenues dans le centre de détention de Qianxi, alors que Ma Yinfeng est détenue dans le centre de détention de Zunhua. Les membres de leurs familles n’ont pas pu les voir durant tout ce temps. La fille de Wang Zhixin, âgée d’un an, est prise en charge par sa grand-mère. Lorsque son père et son oncle l’ont emmenée voir sa maman dans le centre de détention, ils ont été éconduits par la police. La famille de Chen Lihong et les autres villageois ont seulement réussi à la voir une fois, après de grands efforts.

     

    Tiré de: http://www.fr.clearharmony.net/articles/201008/52602.html

  • Un militant de la lutte anti-sida arrêté en Chine

    PEKIN — Un Chinois de 23 ans, militant pour les droits des malades du sida en Chine, qui avait contracté le virus quand il était enfant et dont le combat mécontente les autorités, a été arrêté, ont annoncé d'autres militants.

    Tian Xi a été interpellé à Gulu, dans le district de Xincai (province du Henan, centre de la Chine) mardi, et détenu dans un premier temps dans un hôpital local. Mais sa famille a perdu sa trace depuis vendredi, ont-ils précisé.

    Le jeune homme circulait souvent entre Gulu et Pékin, poursuivant son combat pour l'indemnisation de tous ceux qui ont contracté le sida via une transfusion de sang contaminé.

    Selon l'association chinoise Aizhixing, et la militante Sara L.M. Davis, de Asia Catalyst, ONG basée à New York, le jeune homme savait que les autorités locales avaient ordonné l'arrêt de ses activités. La police de Gulu s'est refusée à tout commentaire.

    Le cas de Tian est emblématique de la manière dont la Chine a géré le sida, dont l'existence fut niée pendant des années par Pékin, a expliqué Mme Davis. Selon le blog du jeune homme, il a été transfusé après avoir été blessé lors d'une bagarre à l'école, et c'est une prise de sang en 2004, lorsqu'il est tombé malade, qui a confirmé sa séropositivité. Le Henan était au coeur d'un trafic de sang qui s'est révélé contaminé dans les années 90, avec des milliers de personnes contaminées.

    Le jeune homme travaillait notamment avec Aizhixing, l'une des associations les plus anciennes et efficaces dans la lutte contre la discrimination envers les malades du sida. Le fondateur d'Aizhixing, Wan Yanhai a fini par quitter la Chine cette année pour échapper au harcèlement policier dont il était la cible.

    Tian avait déjà été brièvement détenu en juillet, alors qu'il était parti à Pékin pour une campagne de pétition.

     

    Tiré de: http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/monde/20100821.FAP7082/un-militant-de-la-lutte-anti-sida-arrete-en-chine.html

  • La méditation chinoise est bonne pour le cerveau, selon une étude

    synapse-dans-le-cerveau-humain.jpgWASHINGTON — Seulement onze heures de pratique d'une technique de méditation fondée sur la médecine traditionnelle chinoise permettent d'améliorer le fonctionnement du cerveau, selon une recherche publiée lundi aux Etats-Unis.

    La technique appelée "gymnastique intégrée du corps et de l'esprit" (IBMT, pour "integrative body-mind training") améliore la connectivité cérébrale en dopant le fonctionnement d'une zone du cerveau qui aide une personne à ajuster son comportement en fonction de ce qu'elle souhaite réaliser, expliquent les auteurs de l'étude parue dans les Annales de l'académie américaine des sciences (PNAS).

    L'IBMT a été adaptée de la médecine chinoise traditionnelle dans les années 90 en Chine, où des milliers de personnes la pratiquent. Elle est actuellement enseignée à des étudiants de l'Université d'Oregon (nord-ouest des Etats-Unis).

    Cet enseignement s'inscrit dans le cadre d'une recherche menée par Tang Yi-Yuan, de l'Université de Technologie de Dalian (nord-est de la Chine), en collaboration avec le psychologue Michael Posner de l'Université d'Oregon.

    Les travaux ont porté sur 45 étudiants, 28 hommes et 17 femmes. Vingt-deux sujets ont suivi un entraînement à la technique IBMT, tandis que 23 participants ont représenté le groupe de contrôle.

    Les chercheurs ont utilisé des techniques d'imagerie par résonance magnétique permettant d'observer les fibres reliant les différentes zones du cerveau avant et après un entraînement à la technique de méditation.

    Ces observations ont montré des changements dans la connectivité cérébrale après six heures de pratique d'IBMT, dont les effets deviennent nets après douze heures d'exercice, indiquent les chercheurs. Ils précisent n'avoir observé aucune modification dans le groupe témoin n'ayant pas pratiqué l'IBMT.

    Les changements ont été les plus évidents dans une zone cérébrale appelée circonvolution cingulaire antérieure, qui régule les émotions et le comportement.

     

    Tiré de: http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hJPN6W_h5OKuTmqTMLyXNQWmSQpw

     

  • La Directrice Générale Asie-Pacifique de la radio «Sound of Hope» arrêtée sur le sol de Singapour

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    Le 11 août, 2010 à 20h45, Mme Liao Shu Hui, Directrice Générale de la Radio internationale « Sound of Hope » pour les affaires d'Asie-Pacifique, a atterri à Singapour. À 21 h, elle a été arrêtée par les officiers des douanes et  séquestrée dans une petite pièce. Quand elle a demandé la raison de son "arrestation", ils ont répondu, «ce sont les règlements de l'immigration! », sans autres précisions. Une heure plus tard, ils se sont contredits, en disant "c'est parce que vous n'avez pas de lettre de validation !"


    Mme. Liao allait à Singapour et en Indonésie, afin d'observer les manœuvres à propos de la radio «Era Baru», rencontrer des collègues afin de discuter avec l'état d'Indonésie à Jakarta de cette fermeture de la radio «Era Baru».


    « Ils ont commencé par dire que c'était en raison des règlements de l'immigration; puis un agent est venu me dire, que je devrais repartir le lendemain par le prochain vol. Une heure plus tard, ils sont revenus sur ce qu'ils avaient dit et prétendu 'c'est parce que vous n'avez pas la lettre de validation !»

    Mme. Liao a précisé qu'elle était déjà entrée dans ce pays sans avoir eu besoin d'une lettre de «validation ».  Selon elle, la vraie raison derrière tout cela c'est la pression venant du parti communiste chinois sur l'Etat d'Indonésie qui a mis fin à la diffusion de la radio «Era Baru». C'est à présent le tour de Singapour d'assister le régime chinois pour empêcher la diffusion des programmes de «Sound of Hope » par la radio «Era Baru».

    Le portable de Mme. Liao ne répond plus, signe probable que son téléphone a été saisi par la douane. Elle sera déportée à Taiwan demain vers 10 heures.

     

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/La-Directrice-Generale-Asie-Pacifique-de-la-radio-Sound-of-Hope-arretee-sur-le-sol-de-Singapour.html

  • La Chine dérangée par les Chinois

    Ce n'est plus un grand événement, comme Tiananmen en 1989, mais il jalonne la naissance en Chine d'une opinion publique, c'est-à-dire qui s'exprime. A Canton, des centaines de manifestants ont protesté contre les projets du gouvernement central de multiplier les émissions télévisées en mandarin, au détriment de la langue cantonaise, parlée dans la province et à Hong Kong. La manifestation a été naturellement réprimée brutalement, ce qui n'enraye en rien la « contamination démocratique », l'expérience l'a prouvé. Certes, depuis quelques années, les révoltes n'ont pas manqué dans les provinces pour dénoncer les injustices, la corruption et l'oppression des potentats locaux, ou l'insupportable exploitation de la main-d'oeuvre industrielle. Ces dernières ont d'ailleurs abouti à des relèvements substantiels de salaires. Mais il s'agit cette fois d'une revendication d'identité, et non d'émeutes de la misère. Aux révoltes pour la nécessité de survivre succède ainsi la manifestation pour la liberté d'être.

     

    L'apparition d'Internet en 1994 a infligé au gouvernement un grand dérangement de son entreprise de formatage collectif. Après de vaines tentatives pour tarir le flot il a habilement opté pour l'endiguement, à travers son « bureau d'Internet » et son « centre d'étude de l'opinion publique ». Ces euphémismes désignent un dispositif de contre-intoxication, de domestication et d'influence dont la compétence technique est reconnue par les experts. Mais le demi-milliard d'internautes de la Chine se canalise aussi difficilement que ses grands fleuves. Hu Jin Tao, dit-on, reçoit de ces officines des rapports périodiques qu'il examine avec attention. Cela au moins le rapproche de nos politiques affamés de sondages, même si l'objectif est ici non de suivre, mais d'espionner l'opinion. Il n'empêche : quand un Premier ministre est contraint d'ouvrir un dossier « opinion publique », c'est que sa Chine commence à être dérangée par les Chinois.

     

    Tiré de: http://www.lesechos.fr/info/analyses/020704936546-la-chine-derangee-par-les-chinois.htm

  • Comptes à rendre

    La pratique scandalise: chaque année en Chine, des centaines – peut-être des milliers – d’organes provenant de condamnés à mort alimentent un lucratif trafic de transplantations

    Celui-ci n’est pas le fait d’un Etat qui l’organiserait de façon centralisée, mais résulte d’arrangements locaux entre l’armée, des responsables du Parti et des cliniques. Si les récits sur ce commerce de la mort sont rares – le témoignage de l’ex-policier chinois qui cherche asile en Suisse révélé par Le Temps est à ce titre exceptionnel –, Pékin en reconnaît pourtant partiellement la réalité et affirme vouloir y mettre un terme. Sa législation – qui a évolué en 2007 – n’est toutefois pas suffisante pour exclure l’exploitation de condamnés à mort (et même de prisonniers d’opinion, selon le Falungong), qui nourrissent un réservoir d’organes à des fins de transplantations chèrement tarifées.

    Les groupes pharmaceutiques qui produisent les médicaments contre le rejet d’organes transplantés ne peuvent ignorer cette situation. Sur le marché chinois, les pionniers et les mieux implantés dans ce secteur sont Novartis et Roche. En appelant les deux groupes bâlois à se doter d’un code de conduite pour «éviter de se rendre complices d’abus» de droits humains puis à faire pression sur les autres acteurs de la branche, Amnesty International Suisse espère mettre les autorités chinoises sous pression. De tels codes de conduite existent déjà pour l’industrie d’extraction (hydrocarbures, minerais) ou encore les technologies de l’information. Ils ne sont pas une fin en soi. Mais ils permettent aux entreprises de ne pas avancer en ordre dispersé face à des Etats trop puissants pour faire prévaloir les valeurs éthiques qu’elles affichent chez elles. En souscrivant à cet appel, Novartis donne les gages d’une entreprise responsable. Le silence de Roche est pour l’heure incompréhensible. Les différences de mentalité ou de culture des Chinois à l’égard de la mort n’excusent rien. Le dégoût devant un tel trafic est bien universel.

    Tiré de: http://www.letemps.ch/Page/Uuid/637a64ec-a71b-11df-aeb8-0c7af7c72949/Comptes_%C3%A0_rendre

    Voir aussi: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/International/Un-policier-deserteur-chinois-temoin-du-trafic-dorganes-menace-de-renvoi-vers-la-Chine.html

  • Journée de deuil en Chine après les inondations

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    De gigantesques coulées de boue, au nord-ouest du pays, ont fait près de 1 300 morts. Alors qu'un hommage national va être rendu aujourd'hui aux victimes, des experts pointent une mauvaise gestion humaine.

    Que s'est-il passé ?

    Dimanche dernier, Zhouqu, une ville de la province de Gansu, dans le nord-ouest de la Chine, a été ravagée par des coulées de boue. C'est à la suite de pluies torrentielles, qui ont fait déborder la rivière Bailong, que des inondations se sont produites. Il s'agit des glissements de terrain les plus importants depuis dix ans : 1,8 million de m² de boue ont déferlé. Et le ciel chinois ne décolère pas : alors que de fortes intempéries restent à craindre au Gansu, des pluies diluviennes ont touché hier le sud-ouest du pays.

    Quel bilan ?

    Près de 1 300 personnes sont mortes et 505 sont toujours portées disparues au Gansu. Quant aux survivants, dont 45 000 sont sans-abri, ils doivent faire face à des conditions difficiles : de nombreux hôpitaux ont été détruits et l'accès à l'eau potable reste difficile. Une journée de deuil a été décrétée aujourd'hui en Chine.

    S'agit-il d'une zone sensible ?

    Oui. En 2008, un puissant séisme avait touché cette province, rendant le sol instable. Selon le journal South China Morning Post, Gansu est une région sujettes aux glissements de terrain. Les précédentes coulées de boue, en 1992, avaient tué 87 personnes et enseveli 344 habitations.

    Quelles sont les raisons ?

    Plusieurs facteurs sont avancés. Les pluies diluviennes qui touchent l'Asie depuis deux semaines constituent la raison majeure. Une mauvaise gestion humaine pourrait aussi être à l'origine. Le pays a connu une déforestation massive : le China Business Daily pointe la destruction de 130 000 hectares de forêts en l'espace de quarante ans. Quant au nombre de barrages, il a considérablement augmenté : 41 stations hydrauliques ont été construites entre 2003 et 2007 dans le district de Zhouqu. Interrogé par le South China Morning Post, Fan Xiao, ingénieur au Bureau de géologie du Sichuan, incrimine ces barrages (lire aussi page 3). Selon le géologue, « cette catastrophe aurait pu être évitée si les avertissements avaient été pris au sérieux ».

    Tiré de: http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Journee-de-deuil-en-Chine-apres-les-inondations_39382-1476930_actu.Htm

  • Témoignage d'un pratiquant français de Falun Gong installé en Australie

    Un jeune homme français aujourd’hui installé à Sydney : "Je n'oublierai jamais mes compagnons de pratique de Changchun "

    Comment Thomas Dobson jeune homme français (aujourd’hui installé à Sydney ), avec une dizaine d'années de pratique du Falun Gong, a-t-il pu avoir cette affinité prédestinée avec les élèves de Falun Gong de Changchun en Chine.

     

    Thomas Dobson, élève français de Falun gong, installé à Sydney, Australie

    Comme tous les pratiquants de Falun Gong dans le monde entier, Thomas a pacifiquement résisté à la persécution de Falun Gong en Chine ces 11 dernières années. Il a dit au journaliste que juste avant la persécution en 1999, il était avec ses compagnons de pratique chinois à Changchun. C’était alors un jeune homme de 22 ans, et il peut témoigner d'expérience combien cette communauté pratiquant Zhen-San-Ren (Authenticité, Compassion Tolérance) dans leur vie quotidienne était bonne. Il a souhaité saisir cette occasion pour leur dire, ' je continue à pratiquer et je ne vous oublierai jamais !'


    Dans la ville de Changchun, il y avait des pratiquants presque dans chaque foyer

    Thomas a raconté : ' Quand je suis arrivé à Changchun j’ai été surpris par le fait qu’il y avait dans cette ville des pratiquants dans quasiment chaque foyer : fût-ce la grand-mère, la maman, le grand-père ou le père.... il y avait un point de pratique à 10 minutes de marche de là où j’habitais et quelques 200 pratiquants y commençaient les exercices dès 5 H. chaque matin, ou le soir à 19 H; il y avait aussi des groupes d'études [des enseignements] dans chaque district. C'était phénoménal ! Toute la ville pratiquait Authenticité, Compassion, Tolérance, et en cas de conflit chacun cherchait à l'intérieur de lui-même. Tout ce que j’avais cherché toute ma vie se trouvait ici, et c’était une aide incroyable pour m’élever et avancer dans la cultivation.


    C'est l'Ambassade de Chine à Paris qui a fait connaître Falun Gong

    Thomas a commencé la pratique de Falun Gong à Paris, en 1996. Il avait alors 19 ans. Au début, il suivait sa mère qui allait s'exercer dans un parc public au petit matin : 'maman a commencé la pratique en 1995, lors du passage du Maître Li Hongzhi , invité par l'ambassade de Chine à donner des conférences et enseigner les exercices à Paris. Elle a été je pense une des premiers élèves européens de Falun Gong. Le Falun Gong était alors hautement recommandé par les fonctionnaires de l'ambassade de Chine, et c’est de cette façon que de nombreuses personnes ont appris le Falun Gong,.Toute ma famille pratique depuis et c'est formidable !'


    Attiré par la pratique d’Authenticité-Compassion-Tolérance

    " Avant la pratique', a poursuivi Thomas, ' j'étais étudiant : la vie d'étudiant c'étaient les soirées de fêtes, beaucoup de joie, mais peu d'argent. Une des raisons pour laquelle j’ai commencé à apprendre le Falun Gong est que c'était gratuit et sans engagement. Aucune obligation ni de pratique ni de cours, la pratique est complètement libre. Cette sorte d'approche est très appréciée en France, où les gens considèrent la liberté individuelle comme quelque chose de fondamental.

    Ce n'était pas du tout pour la santé que j'ai appris le Falun Gong, au contraire de beaucoup de pratiquants, comme je l’ai découvert plus tard. Ma santé était excellente, malgré le fait que je fumais mes 40 cigarettes par jour ; mais j’étais attiré par le principe : Authenticité-Compassion-Tolérance, puis par les exercices simples et beaux, une forme souple, une pratique libre.


    J'ai décidé d'apprendre le chinois en Chine pour pouvoir lire 'Zhuan Falun'

    "quand j'ai débuté la cultivation" a continué Thomas, " 'Zhuan Falun' n’était pas encore traduit en anglais et en français non plus. Alors, pendant plus d'un an, nous n’avons fait que pratiquer les exercices et échangé avec les pratiquants chinois. Nous allions aussi fait connaître la méthode dans différents endroits. Nous ne connaissions que la pratique des exercices et le principe Authenticité-Compassion-Tolérance. En septembre 1996, quand j'ai pu d'obtenir une traduction de 'Zhuan Falun', je l'ai 'dévorée' comme un affamé !'

    ' C’est alors que j'ai souhaité aller apprendre le chinois en Asie, parce qu'il y a tellement de conférences et de livres de Falun Gong qui ne sont pas encore traduits. J'ai décidé d'apprendre le chinois.' Âgé d’à peine 20 ans, Thomas est donc parti en Chine pour apprendre le chinois. Il se rappelle cette période inoubliable de sa vie les yeux pleins de nostalgie : "En janvier 1999, il était prévu que j'aille à la faculté de Yunnan, mais, 2 ou 3 semaines avant mon départ, j'ai rencontré en France quelqu’un de Changchun qui m’a dit que mieux valait que j’aille vivre à Changchun.

    Je suis donc arrivé à Changchun. Deux mois plus tard. C'était le début du mois de janvier, et il faisait moins 25° c. Je n'avais jamais vécu dans un pays aussi froid. Mais je trouvais que j'avais de la chance : tout marchait comme je l’avais voulu alors que je n'avais absolument rien prévu . J'ai commencé à apprendre le chinois à l'école normale du Nord Ouest, et je pratiquais le Falun Gong tous les matins à la faculté de Jilin. Je donnais des cours d'anglais dans une école privée, ( à des élèves ayant entre 15 et 20 ans ), affiliée à l'école normale. Ils ont été très étonnés quand je leur ai dit que je pratiquais le Falun Gong.

    "Mais vous êtes très jeune ! Ma grand-mère pratique le Falun Gong, mais vous, pourquoi ? "

    Ils étaient très curieux à mon égard ! Comme j'étais le seul élève européen là-bas, j'ai vite appris le chinois. Lors de l'étude, je suivais les pratiquants chinois avec la version chinoise de Zhuan Falun . Après, je révisais chez moi avec la version anglaise ou en française. C'était le bon vieux temps à Changchun.


    La veille de la persécution : 20, juillet, 1999

    Un mois avant la terrifiante persécution de Falun Gong, Thomas a quitté Changchun. La veille de son départ, le 1er juin, il a participé , avec plus de 10,000 élèves, à la pratique collective sur la place du centre ville de Changchun. La scène est à jamais gravée dans sa mémoire.


    Thomas se souvient de ce début de la persécution :

    " Il y avait une menace perceptible dans l'air : des policiers en civil arrêtaient les passants..... j'étais troublé. En quittant Changchun, je pensais y retourner quelques mois plus tard Mais plus d'une dizaine d'années ont passé. Je suis allé à Hong Kong, à Taiwan, à Macau......mais n'ai pas pu retourner en Chine.

    ' J'ai perdu contact avec pas mal d’amis. Beaucoup entre eux ont été persécutés. Une amie a été contrainte à avorter à son huitième mois de grossesse. C'était sa première grossesse. Depuis, je n'ai cessais d’informer sur ce qui se passait en Chine, mais ce n'était pas facile. Le Parti communiste chinois faisait beaucoup de propagande, et nos efforts paraissaient insignifiants.

    Aujourd’hui, après plus d'une dizaine d'années, les gens commencent à comprendre. Ce n'est pas un mouvement politique, mais une question de droits de l'homme, et cette persécution a duré trop longtemps. Les choses vont changer, j'en suis sûr. Une chose que j'observe : parmi les pratiquants, il y a des gens de toutes les communautés, par exemple des étudiants tibétains, ouïgours ou mongols ......de tous les métiers, soldats, policiers, instituteurs, paysans, chauffeurs de taxi......, un phénomène qu’on ne trouve nulle part au sein du Parti communiste chinois.'


    Les encouragements d’amis – " Ce que vous faites est utile"

    ' Le message le plus positif que j'ai reçu vient d’une amie qui a vu ma photo sur Internet, et ça l'a touchée. Elle était contente et encouragée.Tous ceux que j'ai rencontré, les élèves comme les professeurs à la faculté à Changchun, tous m’ont aidé et ont essayé de me comprendre avec beaucoup de patience. Nous n'avons pas la même culture, la même façon de voir les choses.....et j'ai beaucoup appris avec eux. Quand viendra la fin de la persécution, je serai peut-être parmi des premiers à prendre l’avion pour aller les trouver.'

    ' Je sais que certains amis français ont une très bonne opinion de nous. Ils disent que nous devons continuer ce que nous faisons, parce que c'est utile. Je suis encouragé.'À la question s'il avait un message pour ses amis pratiquants chinois, Thomas a dit, avec des larmes dans les yeux :

     

    "Qu'ils sachent que je continue à pratiquer, et que je ne les oublierai jamais!"

     

    Tiré de: http://www.fr.clearharmony.net/articles/201008/52476.html

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