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  • Le régime chinois fait pression sur un théâtre moldave afin qu’il ferme ses portes à Shen Yun

    CHISINAU, République de Moldavie – Le théâtre national de l'Opéra et du Ballet de Moldavie a fermé ses portes à une représentation de Shen Yun Performing Arts qui y était programmée ce mardi, trahissant un contrat signé avec le présentateur du spectacle.

    Durant l’actuelle tournée mondiale de Shen Yun Performing Arts, donnant des représentations dans plus de vingt pays, la compagnie de danse s’est vue refuser l’accès au bâtiment du théâtre ce 25 mai, jour même où le spectacle devait donner sa première en République de Moldavie.

    Le présentateur local de Shen Yun, l’Association de Falun Dafa moldave, n’a reçu aucune explication pour le refus d’accès à la compagnie de danse. L’administration du théâtre a tout bonnement refusé de parler à l’Association, ou à la directrice de Shen Yun, ont dit les représentants de l’Association Falun Dafa. Pro TV, la station nationale de la télévision moldave, a dit-on essuyé le même refus, de même qu’Epoch Times.

    Toutefois, dans les jours précédant la fermeture abrupte, l’Ambassadeur chinois en Moldavie a essayé de faire pression sur le Ministre de la culture moldave, Boris Fosca, et sur la directrice du théâtre national, Valeria Seican, pour leur faire annuler le spectacle, a dit Tatiana Chiriac, Présidente de l’Association Falun Dafa moldave.

    L'un et l'autre ont dit à Chiriac que l'Ambassadeur chinois leur avait dit qu'il y aurait des conséquences économiques pour la Moldavie si le spectacle avait lieu, a-t-elle dit.

    Le Président de la Moldavie, Mihai Ghimpu, était favorable à Shen Yun, a dit Chiriac, de même que Seican, la Directrice du théâtre, qui avait juré de résister à la pression de l’ambassade chinoise. Apparemment, elle n’en a pas moins cédé à la dernière minute, a observé Chiriac. Aucun d’eux n’était disponible pour des commentaires au moment d’écrire cet article.

    Shen Yun Performing Arts est la meilleure compagnie de danse classique chinoise au monde. Shen Yun est basé à New York, et a trois compagnies qui se produisent dans le monde entier. Leurs représentations ont enchanté les publics d’Asie, d’Europe et d’Amérique du Sud, sur certaines des plus grandes scènes du monde telles le Radio City Hall à New York, le Palais des Congrès à Paris, et le Kennedy Center à Washington DC. Depuis 2006, Shen Yun a donné plus de 500 représentations dans le monde, pour un public total de plus d’un million de personnes.

    La mission de Shen Yun Performing Arts est de redonner vie aux traditions culturelles chinoises millénaires, qui ont été largement détruites par le Parti communiste chinois (PCC) dans sa tentative d’éradiquer la culture chinoise traditionnelle durant ses décennies de pouvoir, en particulier durant la Révolution culturelle.

    Outre la culture chinoise traditionnelle présentée dans leurs spectacles via la danse classique et la musique, les costumes anciens et les thèmes inspirées d’anciens récits et légendes, Shen Yun inclue aussi des programmes de danse contemporaine inspirés de la Chine actuelle, qui font allusion à la persécution des pratiquants de Falun Gong par le régime communiste chinois.

    Depuis que Shen Yun a commencé ses tournées, il y a eu de multiples exemples de diplomates chinois essayant d’exercer des pressions sur les théâtres et les gouvernements pour leur faire annuler le spectacle. Ce dernier exemple arrive dans la foulée d'autres tentatives des diplomates de Pékin pour faire annuler le spectacle de Shen Yun à Odessa, en Ukraine, programmé le 28 mai..


    Soutien des Moldaves

    Mardi, des manifestants se sont réunis devant le bâtiment du gouvernement Moldave pour une manifestation pacifique.

    “Laissez la culture en dehors de la politique,” et “le gouvernement moldave ne devrait pas céder à la pression de l’ambassade de Chine” étaient des exemples des messages sur les banderoles déployées par les centaines de personnes rassemblées ce 25 mai devant les quartiers généraux du gouvernement Moldave en soutien à Shen Yun.

    "L'art est quelque chose d'inclusif, de stimulant, qui a l'étonnante capacité d'unir les peuples du monde entier. L'art nous permet de mettre de côté nos différences et d'apprécier les cultures des autres et c'est ce que craint le régime chinois." a écrit le Vice Président du Parlement européen Edard McMillan-Scott dans son message de bienvenue à Shen Yun cette année, au Parlement européen.

    Le Parlement moldave a passé une loi sur la liberté d’expression ce mois de mars à une absolue majorité. Cela fournit des bases légales pour assurer le droit à la liberté d’expression et d’information en Moldavie.

    Tiré de: http://www.fr.clearharmony.net/articles/201005/51356.html

  • Des groupes de médecins français pourraient faire pression sur le gouvernement

    FRANCE, Paris. Le docteur Christian Piedelievre le 25 mai 2010 à Paris au micro de la radio Sound Of Hope
    FRANCE, Paris. Le docteur Christian Piedelievre le 25 mai 2010 à Paris au micro de la radio Sound Of Hope

    FRANCE, Paris. Récemment, le Parlement Européen a voté une résolution interdisant le commerce d'organes, sous n'importe quelle forme, au sein de la communauté européenne. A ce propos, le Docteur Christian Piedelievre, médecin français, nous a accordé un entretien, le 25 mai. M. Piedelievre a dit qu'il  se sentait fortement concerné et qu'il était profondément choqué par ces terribles abus du régime chinois.

    Alors que le monde observe ce qui se passe en Chine avec ces abus au sujet des trafics d’organes illégaux, le Docteur Piedelievre estime que ce marché est immoral : «chaque personne de ces pays là, même en dehors de la Chine, doit décider de ne pas payer des gens pour des organes, parce que c’est une question de morale. On ne peut pas demander à quelqu'un «donne-moi ton rein », et le payer  cent mille dollars, ce n’est pas possible».

    Le médecin souhaite que cette loi interdisant la vente d'organes soit discutée en France et mis en place en Europe et ensuite dans le monde entier. «Il n'y a pas encore de loi européenne pour interdire la vente d’organe, mais elle est en cours de discussion actuellement dans les pays européens. Une fois adoptée, on peut tout à fait l'internationaliser et l’opposer aux dirigeants chinois.» a-t-il dit.

    Miroslav Mikolasik, médecin et eurodéputé, après avoir lu le livre Bloody Harvest, un rapport d’enquête sur les prélèvements d'organes à vif sur les pratiquants de Falun Gong par le régime chinois co-écrit par D. Matas et D. Kilgour, a proposé une résolution de régulation de la  transplantation et du don des organes au Parlement Européen, votée le 19 mai.

    Le Docteur Piedelievre était choqué par cette nouvelle: « Je pense que c'est une chose qui ne doit pas exister. Il faut que les pays qui sont au courant de cela, fassent une action auprès du gouvernement chinois, que ce soit des européens ou des américains. Il n'est pas possible de ne pas réagir».

    M. Piedelievre a ajouté qu’il allait réunir ses collègues français pour faire passer cette nouvelle auprès de l'état français, afin d'arrêter ces abus du régime chinois. «A partir du moment où l’on est au courant de cela – moi je n'étais pas au courant -, les médecins peuvent alors tout à fait donner leurs arguments, leurs connaissances, leurs conseils aux autorités politiques. Ce sont des groupes de médecins, des organisations de médecins, des syndicats de médecins, l’ordre national des médecins et  l’Académie de médecine  qui peuvent leur donner leur opinion là dessus. Cà c’est important. C’est par l’intermédiaire de ces groupements médicaux importants que l’on peut faire pression».

    Depuis le mois de juillet 1999, le régime chinois n'a pas cessé cette persécution envers les pratiquants de Falun Gong, une pratique basée sur les principes Authenticité, Bienveillance et Tolérance. Parmi diverses formes de tortures, il y a eu celle des prélèvements d'organes. Cette persécution ne se déroule pas uniquement en Chine, sa violence s'étend dans le monde entier. Par exemple au début de cette année, un touriste chinois venant de Tienjin, a attaqué un bénévole qui tenait un stand de démission du parti communiste chinois, près de la Tour Eiffel.

    La victime a eu la tête gravement endommagé et jusqu’à aujourd’hui, il est toujours sous observation médicale. Le tribunal de Paris a condamné l'accusé,  de coups et blessures avec préméditation, avec deux mille euros d'amende et huit mois de détention avec sursis. Les sociétés occidentales commencent à prendre conscience de cette persécution envers les membres de Falun Gong par le régime chinois. Il y a en effet de plus en plus de textes législatifs, de résolutions pour condamner le régime pour  crimes contre l'humanité.

    Tiré de La Grande Epoque

  • La Cour supérieure déboute l'éditeur du journal La Presse Chinoise

    L'édition spéciale de La Presse Chinoise, distribuée à 100 000 exemplaires à travers le Canada
    L'édition spéciale de La Presse Chinoise, distribuée à 100 000 exemplaires à travers le Canada, sans publicité et dédiée exclusivement à critiquer le Falun Gong, a influencé la décision de la Cour supérieure à statuer qu'il est raisonnable d'affirmer que son éditeur – Crescent Chau – a agi comme un agent de Pékin. (La Grande Époque)

    La juge estime qu'il est juste d'affirmer que Crescent Chau a agi comme un agent de Pékin
    La Cour supérieure a statué que des journalistes de La Grande Époque ont agi dans l'intérêt du public et n'ont pas commis de faute dans leur enquête pour déterminer si l'éditeur d'un journal chinois montréalais agissait comme un agent de Pékin lorsqu'il a publié des éditions spéciales – distribuées à la grandeur du pays – dédiées entièrement à diaboliser des groupes persécutés par les autorités chinoises.

    Le 29 avril dernier, la juge Catherine Mandeville s'est rangée du côté de La Grande Époque Montréal, rejetant l'accusation de diffamation portée par Crescent Chau, l'éditeur de La Presse Chinoise.

    «Il s'agit d'un cas où celui qui mord se plaint d'avoir été mordu», a écrit la juge Mandeville dans sa décision, ajoutant qu'il est juste d'avoir suggéré que M. Chau agissait comme un agent de Pékin.

    Les articles ont exprimé «des préoccupations légitimes et constituent une opinion basée sur une prémisse factuelle qui n'a pas été exprimée dans le but de s'attaquer abusivement à la réputation de M. Chau», affirme la cour.

    Cette affaire a commencé en 2001 lorsque M. Chau a publié la première de quatre éditions spéciales de son journal, dont 4000 exemplaires par semaine sont habituellement distribués à Montréal et Ottawa et coûtent 0,60 $ chacun.

    Cette fois, cependant, M. Chau a trouvé les fonds pour imprimer plus de 100 000 exemplaires et les a distribués gratuitement dans les communautés chinoises d'un océan à l'autre.

    Les journaux ne contenaient aucune publicité ni nouvelle, mais seulement des articles dénonçant et appelant à l'élimination de la pratique de méditation Falun Gong, qui est persécutée en Chine depuis 1999.

    Les articles dans les éditions spéciales de La Presse Chinoise reprenaient les accusations les plus malicieuses et sans fondement du régime chinois contre les pratiquants de Falun Gong, soit qu'ils pratiquent la bestialité et le vampirisme et qu'ils commettent des meurtres et des suicides. Les médias officiels en Chine diffusent de tels propos depuis l'interdiction de la pratique en 1999, en guise de propagande pour justifier la répression.

    La Grande Époque s'est penchée sur les activités de M. Chau et celles de son entreprise et a, par la suite, produit quelques reportages. Le journal a interviewé un ex-diplomate chinois qui suggérait que M. Chau travaillait pour le compte du gouvernement chinois.

    Crescent Chau a poursuivi La Grande Époque pour diffamation, demandant près de 250 000 $ en dommages.

    La juge a déterminé que les journalistes de La Grande Époque ont «agi raisonnablement et n'avaient commis aucune faute», soulignant qu'ils ont consulté des témoignages rendus devant le Parlement européen et la Chambre des représentants américaine, qu'ils ont interviewé un ex-diplomate chinois au courant de l'influence de Pékin sur les médias étrangers et qu'ils ont discuté avec des membres de la communauté chinoise afin de préparer leurs reportages.

    La juge a également souligné que M. Chau décrit son propre rôle comme étant celui d'un agent du régime chinois.

    «En fait […] durant un forum pour les agences de nouvelles à Pékin, [Chau] a décrit son devoir en tant qu'éditeur d'un journal chinois à l'étranger, affirmant qu'il a “la responsabilité de préserver une image positive de la mère-patrie, de défendre la dignité de la nation chinoise et d'indéfectiblement promouvoir et faciliter l'esprit de renouveau national”», a écrit la juge Mandeville, en référence à un des discours de M. Chau dévoilé par un journaliste de La Grande Époque.

    «M. Chau […] croit qu'il fait partie de sa responsabilité de défendre les positions du gouvernement de la RPC [République populaire de Chine]. Les articles [de La Grande Époque] indiquent que ses opinions sur le Falun Gong, mais aussi sur le Tibet et plusieurs autres sujets, sont identiques à celles du gouvernement de la RPC.»

    La cour a aussi jugé que, même si M. Chau nie être un agent de Pékin, ses raisons pour expliquer comment ses éditions spéciales ont été financées sont, «le moins qu'on puisse dire, nébuleuses». La juge Mandeville affirme que Chau a offert trois explications différentes.

    Elle a ajouté que La Grande Époque avait une source essentielle dans la personne de Chen Yonglin, un ex-diplomate du consulat chinois de Sydney, en Australie. Avant de faire défection en Australie, M. Chen avait affirmé que ses responsabilités comprenaient la surveillance et la participation aux efforts pour réprimer les dissidents chinois en Australie.

    Chen Yonglin a soutenu son allégation avec un document du consulat. Intitulé le Groupe de travail spécial anti-Falun Gong et daté du 7 février 2001, il indique les responsabilités pour les membres de l'équipe anti-Falun Gong, qui inclut les chefs de toutes les sections du consulat.

    Par exemple, le chef du département des affaires politiques était responsable de «recommander» des articles anti-Falun Gong des médias officiels du régime chinois – afin qu'ils soient publiés dans les médias chinois locaux – et d'écrire des articles anti-Falun Gong, également pour les mêmes médias.

    Chen Yonglin a affirmé qu'il était probable que Crescent Chau agisse pour le compte de Pékin.

    Les articles sur lesquels M. Chau a porté plainte, publiés en 2007, ne faisaient partie que d'une série de reportages publiés par La Grande Époque qui se penchaient sur les efforts du régime chinois pour influencer les médias, les communautés et les associations étudiantes chinoises au Canada. C'est une question qui préoccupe également le gouvernement canadien.

    En 2006, La Grande Époque a révélé qu'Ottawa avait expulsé Wang Pengfei, le no 2 de l'ambassade chinoise au Canada, après qu'il a été attrapé en train de recueillir des informations sur les pratiquants de Falun Gong au Canada et qu'il incitait des étudiants à l'aider dans sa tâche. Le Cabinet du Premier ministre avait par la suite confirmé l'histoire.

    «Je suis ravi de constater que la juge a réalisé qu'il s'agissait de bon journalisme, que c'était bien fait», affirme Michel Juneau-Katsuya, un expert canadien sur l'espionnage chinois et ancien chef du bureau Asie du Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS).

    M. Juneau-Katsuya est le coauteur de Ces espions venus d'ailleurs, un livre détaillant l'espionnage conduit en sol canadien par la Chine et d'autres pays.

    Il ajoute que des procès comme celui subi par La Grande Époque constituent une stratégie courante que le régime chinois utilise pour faire taire ceux qui écrivent sur des sujets qu'il juge sensibles.

    «Les services de renseignement chinois connaissent la loi et ils l'utilisent pour tenter d'intimider. C'est une forme de procès bâillon. Ils essaient de poursuivre les gens pour les embourber dans des procès qui s'étendent sur une longue période, sachant que ça leur coûtera beaucoup d'argent et que ça les incitera à ne plus écrire sur eux.»

    «Nous savons une chose : la vaste majorité des médias chinois sont contrôlés de près par le gouvernement [chinois].»

    M. Juneau-Katsuya estime que les individus comme M. Chau, qui suivent de près les médias officiels, peuvent être honorés en Chine et se faire offrir des voyages gratuits pour effectuer des tournées de conférences lucratives.

    En effet, les efforts de Crescent Chau pour critiquer le Falun Gong ont été immédiatement reconnus. Quatre jours après la publication de l'«édition spéciale», le site web du Quotidien du peuple, l'organe officiel du Parti communiste chinois, a publié un article louangeant M. Chau.

    «L'édition spéciale Justice [la publication portait également le nom anglophone Truth Magazine] contient 32 pages et est distribuée à plus de 100 000 exemplaires», a écrit le Quotidien du peuple. «On trouve l'article spécial de l'éditeur Crescent Chau sur la page frontispice […] Il est très brillant, riche en contenu et puissant.»

    Tiré de La Grande Epoque: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Canada-/-Quebec/La-Cour-superieure-deboute-lediteur-du-journal-La-Presse-Chinoise.html

  • "Le Falun Gong. Persécuté par le gouvernement chinois, ignoré par le gouvernement français"

    Cette enquête de Yemeli Ortega Luyando, jeune journaliste mexicaine en deuxième année de Science Po a remporté le 3ème prix du Prix Daniel Pearl, créé par le Wall Street Journal et l'École de journalisme de Sciences Po, en mémoire du journaliste assassiné par des extrémistes au cours d'un reportage au Pakistan en janvier 2002.

    Paris, le 15 mars 2010,

    Sous les arbres du Jardin du Luxembourg, lieu de rencontre archétypal pour les Parisiens, un groupe de français et de chinois pratiquent, concentrés, une série d'exercices physiques chaque matin. Leurs mouvements ressemblent à ceux d’un art martial doux et sacré, mais au delà de la paix et de la beauté qui en émanent, il y a une histoire de torture et de persécution.

    Ces exercices font partie du Falun Gong, un mouvement spirituel inspiré du Confucianisme, du Bouddhisme et du Taôisme. Après avoir été le mouvement spirituel le plus populaire en Chine, le Falun Gong est aujourd'hui officiellement interdit par le gouvernement chinois

    "Mes deux parents ont été arrêtés et torturés à mort parce qu'ils pratiquaient le Falun Gong. Puis la police est venue pour moi. Après avoir mis à sac mon appartement, ils m'ont battue jusqu'à ce que je perde connaissance. Puis ils m'ont emmenée en prison, à Shizilou" a dit Yajun Feng, la seule réfugiée politique en France qui ait pu sortir de prison après avoir été persécutée pour sa pratique du Falun Gong.

    "Puis j'ai été emmenée au centre de détention de Nanyang pour un lavage de cerveau. Ils m'ont affamée et privée de sommeil pendant 22 jours… Ils voulaient me faire perdre la raison afin que je renonce au Falun Gong" a ajouté ce petit bout de femme loin de faire ses 41 ans, et dont le sourire incessant n'inspire aucune joie mais plutôt un formidable effort pour dissimuler une douleur profonde.

    Authenticité, Compassion, Tolérance, ce sont les principes du Falun Gong, un mouvement qui est aujourd'hui populaire à travers le monde et qui a été fondé par M. Li Hongzhi en 1992. Au début, le gouvernement chinois tolérait son existence, mais les choses ont changé en 1999 quand l'ancien président, Jiang Zemin, a réalisé qu'il y avait plus de 70 millions de pratiquants dans une nation de 1,2 milliards d'habitants. Autrement dit, comme il y avait plus de pratiquants de Falun Gong que de membres du Parti communiste, le gouvernement a cru sa sécurité nationale menacée.

    Un corps extra constitutionnel a alors été créée sous le nom de "Bureau 610" afin d'éradiquer le Falun Gong. "Le gouvernement promet un salaire élevé aux policiers qui nous torturent" a déclaré Yajun Feng, tout en agitant nerveusement ses mains. "Diffamez leur réputation, ruinez-les financièrement, détruisez-les physiquement" sont les ordres donnés par Li Lanqing, le chef du bureau 610."

    Personne de la délégation chinoise à l’UNESCO n'a accepté de parler de ce sujet. Ni à l'ambassade de Chine en France, mais leur site Internet déclare que le Falun Gong est "une secte démente" et que "la Chine est prête à créer un front unifié pour le combattre." Néanmoins, la Mission inter ministérielle française contre les dérives sectaires (Miviludes) ne considère pas que le Falun Gong soit une secte, vu qu'il n'y a pas de membres ni d'engagements financiers obligatoires.

    "Tout est bon dans le Falun Gong" déclare Giovanni Gianquito, 39 ans, un des quelques 200 pratiquants de Falun Gong français. Il pratique les exercices et médite chaque jour par n’importe quel temps. "Ma santé s'est immensément améliorée, je suis devenu une meilleure personne et j'ai eu la réponse à pratiquement toutes mes questions existentielles" a-t-il dit regardant son reflet dans l'eau à la fontaine principale. "C'est vraiment ridicule de voir comment le gouvernement chinois réagit envers ce mouvement pacifique" s'est-il exclamé en levant le ton.

    "Il n'y a pas de mots pour expliquer ce qu'ils m'ont fait" a déclaré Yajun Feng, essayant de son mieux de retenir les larmes qui lui montent aux yeux. "Et pourtant j'ai eu de la chance, je n'ai souffert qu'un peu comparé aux horreurs que d'autres ont vécu." Sa voix se fait sombre en décrivant les piques de 20 centimètres qu'on enfonce sous les ongles des gens, les mamelons des femmes qu'on brûle avec des cigarettes et les 18 dames qu'elle connaît qui ont été emmenées dans la cellule de prisonniers mâles pour y être violées. "La police utilise les criminels pour nous torturer. Leur peine est réduite s’ils coopèrent."

    Après 22 jours de torture, Yajun Feng a signé un document disant qu'elle renonçait au Falun Gong. Elle a été alors emmenée à Sujiatun, un camp de travaux forcés. "La première chose qu'ils m'ont fait est une analyse de sang. J'ai trouvé ça bizarre… Aujourd'hui je comprends que c'était juste la procédure officielle afin de prélever mes organes et les vendre."

    Effectivement dans leur livre Bloody Harvest, le canadien David Matas, célèbre avocat international des droits de l'homme et David Kilgour, ancien député et Secrétaire d'Etat du gouvernement canadien ont confirmé par des milliers de témoignages que l'écrasante majorité des prisonniers en Chine sont des pratiquants du Falun Gong et qu’ils ont eu une analyse de sang comme pré-requis pour les transplantations d'organes.

    Ils expliquent que jusqu'au 17 mai 2006, le site Internet du Centre d'assistance du réseau de transplantation international chinois (CITNAC), qui a aujourd'hui disparu, indiquait dans sa version anglaise que des donneurs de viscères (organes intérieurs mous) peuvent être trouvés immédiatement."

    "Comme je viens d'une famille riche, j'ai pu payer ma garde à vue avant que la police ne prenne mes organes" a confié Yajun Feng. Souffrant toujours de syndromes post-traumatiques elle est reconnaissante d'être en vie, mais ne peut s'empêcher de penser à tous ceux qu'elle a laissés derrière. "Qui sait combien de personnes sont toujours en danger!".

    "Il n'y a pas de chiffres officiels" regrette Francine Serveau, une experte dans les affaires chinoises pour Amnesty International France. "Mais c'est un fait que des milliers de personnes qui appartiennent au Falun Gong sont exécutées. (…) Leurs organes sont prélevés afin d'être vendus. Il y a un énorme trafic d'organes qui est très profitable au gouvernement chinois."

    “Rein US$62 000, foie US$98 000-130 000, poumon US$150 000-170 000, cœur US$130 000-160 000, cornée US$30 000”. Ce sont les prix qui étaient annoncés sur le site Internet de la CITNAC, selon le rapport de M. Matas et M. Kilgour.

    Dr Francis Navarro, directeur du département chirurgie et transplantation de l'hôpital de Montpellier en France, a confirmé l'information. En outre il a été invité à l'hôpital de l'université de Shendu en Chine en 2006 pour enseigner sa technique de transplantation. "J’étais censé pratiquer une transplantation classique de foie, ce qui signifie que l'organe entier est prélevé sur un corps tout juste mort. Comment des gens en Chine peuvent-il être sûrs que quelqu'un va mourir naturellement le jour où je suis supposé arriver, afin que j'ai un foie prêt à être transplanté?"

    Aspirant à mettre fin à la mafia des organes, le Dr Navarro a alerté ses collègues et le secrétaire d'État français, Bernard Kouchner. Amnesty International l'a fait également. L'Association française de Falun Gong et Wu Baozhang, ancien rédacteur en chef du département chinois à Radio France Internationale, ont organisé une conférence de presse à l'Assemblée nationale l'été dernier, pour dénoncer le scandale.

    "Mais personne ne s'en soucie", regrette M. Baozhang. "Les intérêts économiques et politiques viennent au sommet des priorités du gouvernement français. Paris ne veut tout simplement pas gêner Pékin ". En effet, quand on a interrogé la Commission nationale française des droits de l'homme à propos de la persécution, la torture et le prélèvement d'organes que le gouvernement chinois mène contre les pratiquants du Falun Gong, la réponse a été catégorique: "Nous n'avons rien à dire. Nous n'avons même pas un dossier à ce sujet".

    Nerveux, le Dr Navarro s'est proposé lui-même comme candidat aux élections régionales françaises. "Avant tout je suis médecin et défenseur des droits de l'homme, mais je dois devenir un politicien afin d'être entendu par les dirigeants français, je ferai ce qu'il faut."

    Selon le professeur Yves Chapuis, un pionnier de la transplantation en France et président de la Commission Ethiques et Droits à l'Académie de médecine française, le gouvernement français est très prudent parce que depuis l'année dernière les choses semblent changer en Chine. "Je sais, de sources sûres et proches, que le Ministre de la santé chinois, Chen Zhu, essaye vraiment d'abolir le prélèvement d'organes. Un de mes collègues qui se trouve actuellement en Chine observant les pratiques de transplantation, a confirmé cette information" a déclaré le professeur qui espère une chute très sensible des transplantations pratiquées en Chine cette année.

    "Il y a eu environ 5000 transplantations pratiquées en Chine en 2008. S'il n'y a plus de prélèvement d'organes, il n'y aura plus de transplantations, n'est ce pas?" a déclaré le Professeur Chapuis avant de conclure : "mais, même si les chiffres confirment que le prélèvement d'organes est aboli, cela ne veut pas dire que la persécution des pratiquants du Falun Gong a cessé."

    Tiré de Clearharmony: http://fr.clearharmony.net/articles/201005/51278.html

  • L’Exposition de Shanghai : prétexte pour persécuter le Falun Gong

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  • Une galerie d'art de Shanghai: «Interdit aux fonctionnaires corrompus et aux chiens»

    Après la diffusion d'une photo de l'enseigne sur internet, la boutique a été vandalisée avec une bombe aérosol. (www.theepochtimes.com)
    Après la diffusion d'une photo de l'enseigne sur internet, la boutique a été vandalisée avec une bombe aérosol. (www.theepochtimes.com)

    La galerie Zhoupu se trouve en face de la mairie du canton Zhoupu dans le district de Nanhui, à Shanghai. La propriétaire de la galerie, Mme Cao Tianfeng, déclare avoir été expulsée de force de sa maison qui a été démolie le 2 juillet 2009. Ce message est sa façon de protester en silence.

    Mme Cao explique que des responsables locaux, dont Zhu Xuejun, directeur du Bureau foncier du district, sont d'abord venus en bande saccager son domicile. Ils ont dérobé sa collection d'antiquités et de tableaux d'une valeur d'environ 1,3 million d'euros avant de raser sa maison. Pendant ce temps, dit-elle, la police était sur les lieux pour protéger la bande. Maintenant, son terrain sert à la construction de résidences pour les fonctionnaires gouvernementaux de haut rang.

    La Grande Époque a publié l'histoire de Mme Cao en juillet 2009. Celle-ci a quitté le Parti communiste chinois sous son vrai nom, et a demandé un soutien moral et une aide légale. Elle n'a engagé aucune poursuite judiciaire après son expulsion dans la mesure où elle n'a plus aucune confiance en son gouvernement. Son choix est donc d'en parler aux médias afin que ces derniers révèlent l'affaire.

    En plus du message sur sa porte, Mme Cao a également affiché dans sa vitrine, des photos et des banderoles décrivant son expulsion forcée.

    Le premier post internet traitant du message de Mme Cao et de l'histoire de son expulsion est apparu sur Internet le 10 avril, et a été réédité depuis sur de nombreux blogs et sites chinois.

    Un internaute a signalé à Aboluowang, un site populaire chinois basé à l'étranger, qu'alors qu'il était venu voir le message de la galerie, il a aperçu deux hommes masqués saccager au pistolet à peinture la devanture de la boutique. Il a filmé les vandales et a mis la vidéo en ligne.

    La Grande Époque a tenté en vain de joindre Mme Cao avant le bouclage de cet article. Mme Cao avait auparavant prévenu le journal que son téléphone était sur écoute.

    En Chine, forcer les citoyens à abandonner leur maison et leurs terres au profit du développement urbain ou d'installations de luxe est monnaie courante, et engendre colères et manifestations. Les relocalisations forcées sont devenues «un cauchemar» notamment en raison des compensations insuffisantes généralement offertes aux propriétaires.

    À Shanghai, entre 70 et 80% des plaintes déposées en 2009 auprès des hauts fonctionnaires pour des injustices concernaient les expulsions forcées préparant l'Exposition universelle.

    Asia News révèle que pour préparer l'Expo de Shanghai, les autorités ont confisqué des bâtiments et des terrains, chassé des «indésirables» qui ont perdu leur emploi, et elles ont aussi imposé aux médias de nouvelles règles de censure plus strictes.

    Chinese Human Rights Defenders,  association basée à Hong Kong, a déclaré qu'au cours des semaines précédant l'Exposition, les autorités n'ont eu de cesse d'arrêter et de harceler les militants et ont envoyé six personnes en camps de travaux forcés; certaines de ces personnes étaient devenues des militants après la destruction de leur domicile à Shanghai.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Une-galerie-dart-de-Shanghai-Interdit-aux-fonctionnaires-corrompus-et-aux-chiens.html

     

     

  • L'édition anglophone de La Grande Époque est maintenant publiée à Hong Kong

    La première édition anglophone de La Grande Époque Hong Kong a été distribuée le 18 mai 2010
    La première édition anglophone de La Grande Époque Hong Kong a été distribuée le 18 mai 2010. (La Grande Époque)

    L'édition anglophone de La Grande Époque (The Epoch Times) publie désormais à Hong Kong et joint ainsi l'édition chinoise, Dajiyuan, imprimée quotidiennement.

    Wu Xue'er, porte-parole pour l'édition hongkongaise, affirme que tout s'est déroulé comme prévu. La nouvelle édition vise à offrir à ceux qui parlent anglais en Chine et ses environs le contenu unique de Epoch Times.

    La version papier de La Grande Époque est actuellement distribuée en 12 langues dans 33 pays et il existe des sites Internet en 17 langues différentes.

    La Grande Époque a vu le jour en 2000 aux États-Unis en tant que journal de langue chinoise. Une édition coréenne a débuté en 2001, suivie par l'édition anglophone en 2004 et l'édition francophone en 2005. Treize autres éditions ont suivi par la suite.

    Hong Kong, anciennement colonie britannique, est un carrefour entre les cultures orientale et occidentale. L'anglais et le chinois y sont les langues officielles.

    Tiré de La Grande Epoque: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Ledition-anglophone-de-La-Grande-Epoque-est-maintenant-publiee-a-Hong-Kong.html

  • Le Parlement Européen s'attaque au trafic d’organes

    FRANCE, Strasbourg. De gauche à droite : M. David Kilgour et les députés européens M. Edward McMillan Scott, M. Peter Liese, Mme Anna Rosbach, M. Miroslav Mikolasik et Mme Satu Hassi, au Parlement Européen le 19 mai 2010 lors de la conférence sur le rapport Kilgour-Matas concernant les prélèvements d’organes meurtriers sur les pratiquants de Falun en Chine. (NTDTV)
    FRANCE, Strasbourg. De gauche à droite : M. David Kilgour et les députés européens M. Edward McMillan Scott, M. Peter Liese, Mme Anna Rosbach, M. Miroslav Mikolasik et Mme Satu Hassi, au Parlement Européen le 19 mai 2010 lors de la conférence sur le rapport Kilgour-Matas concernant les prélèvements d’organes meurtriers sur les pratiquants de Falun en Chine. (NTDTV)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Le 19 mai 2010 à Strasbourg, David Kilgour co-auteur du livre Prélèvements Meurtriers, a été reçu au Parlement Européen concernant l'enquête qu'il a réalisée avec David Matas, avocat canadien spécialisé dans les droits de l'homme. Son rapport révèle notamment que sur 340 camps de rééducation par le travail en Chine, ayant chacun une capacité de 300 000 personnes, plus de la moitié des prisonniers sont des pratiquants de Falun Gong dont certains sont tués pour leurs organes.

     

    Concernant les greffes d’organes en Chine provenant principalement des condamnés à mort, il y a eu entre 1999 et 2005 une augmentation non justifiée du nombre de greffes d’organes corroborée avec l’emprisonnement de ces personnes. A travers des enregistrements auprès des hôpitaux, des témoignages de médecins, de militaires, de victimes, etc. le rapport (1) détaille 52 preuves attestant que le régime chinois organise des prélèvements d'organes forcés sur ces personnes, alimentant ainsi un réseau de tourisme d’organes à l’échelle mondiale. Pour arrêter ces trafics d’organes, le Parlement Européen a voté le jour même et à la grande majorité la Résolution législative du Parlement européen du 19 mai 2010 sur la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil relative aux normes de qualité et de sécurité des organes humains destinés à la transplantation (2) et un Plan d'action sur le don et la transplantation d'organes (2009-2015): renforcement de la coopération entre les États membres. (3)

    Les réactions des députés européens


    Satu Hassi, député finlandaise, est membre du parti des verts au Parlement Européen et membre de la Commission de la Santé Publique et de l'Environnement du Parlement. «Nous avons fait de notre mieux pour veiller à ce que le principe de la greffe volontaire et non rémunérée soit un principe fondamental dans la législation européenne.» a-t-elle dit. «Je pense que c'est de cette façon que nous devons commencer, pour exclure le trafic d'organes et l’acte criminel de tuer des êtres humains pour les transplantations d'organes» a-t-elle ajouté.


    Déjà avant le discours de David Kilgour, Mme Satu Hassi avait eu connaissance que des chirurgiens australiens avaient condamné publiquement l'assassinat de personnes en Chine pour des transplantations d'organes, et que de nombreux pays avaient arrêté la formation des chirurgiens chinois à cause de cette pratique punie pénalement.


    Concernant le fait que ces transplantations d'organes en Chine proviennent pour la plupart de pratiquants de Falun Gong (4), la député a dit : «Tous les éléments de preuve montrent qu'il s'agit d'une forme spécifique de discrimination et de meurtre sur les pratiquants de Falun Gong. Je pense qu'il est justifié de comparer ces crimes organisés à ce qui est arrivé aux Juifs dans l'Allemagne nazie».


    «Je m'oppose fermement à un tel comportement»


    Miroslav Mikolasik, membre de la République Slovaque, est médecin de profession. Il est aussi membre de la Commission de la Santé Publique et de l'Environnement, ainsi que membre du Comité des droits de l'homme. Il a indiqué que la directive en matière de don et de transplantation d'organes humains a été adoptée à une écrasante majorité par les membres du parlement. Selon lui cette directive permet de résoudre de nombreux problèmes pour les patients européens au niveau de la qualité des organes et des possibilités supplémentaires de satisfaire les patients qui attendent un organe.


    Concernant le rapport de M. Kilgour, M. Miroslav Mikolasik a dit qu’il était choqué et horrifié par certaines informations contenues dans ce livre. «Maintenant que je sais que M. Kilgour est un ancien «numéro deux» de la Commission diplomatique canadienne et ancien Secrétaire d'État aux Affaires étrangères, je vais m’intéresser à cela de plus en plus près». «Bien sûr, je m'oppose fermement à un tel comportement, celui de mettre quelqu'un à mort simplement parce qu’un autre a besoin d'un organe, que ce soit en Chine, en Australie, ou dans d'autres pays d'outre-mer». «Il y en a d’ailleurs probablement qui sont venus à Shanghai pour obtenir des organes de personnes exécutées en Chine.» a-t-il ajouté.


    Dans l’article 39 de la résolution du Plan d'action sur le don et la transplantation d'organes (2009-2015): renforcement de la coopération entre les États membres, a été adopté un texte demandant au Parlement Européen et à la Commission Européenne d’agir et d’enquêter sur les prélèvements sur les membres du Falun Gong.


    FRANCE, Strasbourg. Le Parlement Européen a voté le 19 mai 2010 à la grande majorité une résolution encadrant le don d’organe en Europe et un plan d’action sur la coopération entre les états membres. (GEORGES GOBET/AFP/Getty Images)
    FRANCE, Strasbourg. Le Parlement Européen a voté le 19 mai 2010 à la grande majorité une résolution encadrant le don d’organe en Europe et un plan d’action sur la coopération entre les états membres. (GEORGES GOBET/AFP/Getty Images)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    «Nous devons avoir un système européen commun pour protéger de ce type de trafic illicite»

    Anna Rosbach, député danoise, est membre du groupe EFD (Europe Libertés Démocratie) au Parlement européen et membre de la Commission de l'Environnement. «Nous devons avoir un système européen commun pour protéger de ce type de trafic illicite et être en mesure d'utiliser nos propres ressources» a-t-elle dit.


    Concernant le discours de David Kilgour sur les prélèvements d’organes en Chine, Mme Anna Rosbach a déclaré: «Je pense que c'est un crime, qu’on ne peut décrire totalement. Même si j’en avais déjà entendu parler, à l’entendre aujourd’hui j’ai trouvé que c’était triste, dur et très difficile à écouter. Mais une fois que c’est dit, nous n’avons plus aucune excuse, et il y a d'autres pays où les gens sont traités plus ou moins de la même manière.»


    «Nous sommes complètement contre toutes formes de tourisme d'organes, tous types de commerce d'organes»


    Peter Liese, député allemand, est membre du Groupe du Parti Populaire Européen et membre de la Commission de l'environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire. Selon lui, le Parlement Européen a adopté ces résolutions sur la transplantation d'organes pour mettre en place à l’échelle européenne un système juridique de don d’organes défendant le principe du don volontaire et non rémunéré, et pour promouvoir ces principes à l’échelle mondiale.


    Concernant l’intervention de M. Kilgour, M. Peter Liese a commenté : «Nous sommes complètement contre toutes formes de tourisme d'organes, tous types de commerce d'organes et nous sommes très inquiets par le rapport de David Kilgour et David Matas. Il est évident que les pratiquants de Falun Gong sont tués pour leurs organes en Chine. Cette situation est totalement inacceptable selon tous les principes de, non seulement l'Europe, mais aussi la communauté mondiale des Nations Unies. Nous devons vraiment demander au gouvernement chinois d’arrêter cela.»


    Le président du Parlement européen Jerzy Buzek se rendra d’ailleurs en Chine la semaine prochaine et posera des questions au gouvernement chinois sur ce sujet.

    A la question de savoir si ces résolutions ne s’appliqueront qu’aux citoyens européens, le député a répondu que naturellement les États membres de l'Europe doivent agir pour ne pas permettre à leur citoyen d'aller en Chine pour obtenir un organe. Il a ajouté qu’il espérait que ces résolutions pourront avoir une influence positive notamment sur l’Organisation Mondiale de la Santé et sur les autres continents: «L’Europe fait campagne pour que le principe du don volontaire et non rémunéré soit accepté dans le monde entier. Nous avons dit maintenant très clairement que nous ne sommes pas prêts à transiger sur les conditions de transplantations d’organes.»


    (1)    Prélèvements Meurtriers, Rapport sur les allégations de prélèvements d’organes sur les pratiquants de Falun Gong en Chine.

    (2)    Résolution législative du Parlement européen du 19 mai 2010 sur la proposition de directive du Parlement européen et du Conseil relative aux normes de qualité et de sécurité des organes humains destinés à la transplantation

    (3)    Plan d'action sur le don et la transplantation d'organes (2009-2015): renforcement de la coopération entre les États membres

    (4)   Informations sur le Falun Gong

     

    Collaboration avec La Grande Epoque: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/International/Le-Parlement-Europeen-sattaque-au-trafic-dorganes.html

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