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  • Eutelsat renoue-t-elle avec la censure politique ?

     

    logo-5 Eutelsat.gifLe premier opérateur européen de satellites, Eutelsat, a-t-il renoué avec la censure en refusant de diffuser les émissions de la chaîne publique géorgienne Pervyi Kakvazkyi , en violation de l’article 3 de sa convention ? C’est ce que nombre d’éléments pourraient amener à penser. Et une question à laquelle la justice française donnera une première réponse le 22 mars prochain.

    La chronologie des relations entre les deux parties opposées, la société de droit français d’une part, et l’audiovisuel public géorgien (GPB) d’autre part, soulève des interrogations.

    Pourquoi, alors qu’elle avait transmis à la direction de GPBS un contrat stipulant un début de diffusion au 31 janvier 2010 sur son satellite W7, Eutelsat a-t-elle subitement décidé de se rétracter ? Cette décision est-elle liée au lucratif contrat signé, le 15 janvier, entre la société de droit français et l’opérateur russe Interspoutnik, certes partenaire commercial de longue date, mais aussi client de la filiale média de Gazprom, contrôlée par l’exécutif russe et l’un des plus importants groupe de presse de Russie ?

    Malgré les dénégations d’Eutelsat, revenons sur quelques aspects :

    Pervyi Kakvazkyi, est une chaîne publique géorgienne, en langue russe, qui aurait du être diffusée dans l’ensemble du Caucase, y compris en Russie.

    Dans le cadre de la guerre de communication que se livrent la Russie et la Géorgie, il ne fait aucun doute que cette initiative est très mal perçue côté russe. Ce d’autant que les intentions de la chaîne géorgienne sont claires. A savoir, concurrencer la parole de l’Etat russe, lui opposer un autre discours. Ainsi, la chaîne géorgienne se présentant comme la "première chaîne russophone du Caucase hors du contrôle du Kremlin" prétend-elle dire la "vérité". Par ailleurs, parmi les présentateurs vedettes de la chaîne on compte Alla Doudaïeva, la veuve du dirigeant séparatiste tchétchène Djokhar Doudaïev.

    Les explications avancées par Eutelsat pour justifier la fin de la retransmission de Pervyi Kakvazkyi sont peu claires. Tout d’abord, il est fait mention de la nécessité d’une "discussion urgente" sur le contenu de la chaîne, ce qui est illégal puisque les opérateurs ne peuvent contrôler le contenu des émissions.

    Puis les représentants de la société mentionnent des "interférences", mettant en danger le satellite W7 et proposent que le contenu de la chaîne soit encrypté. Très vite, cette option est abandonnée et selon GPB, Eutelsat ne voit plus d’autre alternative que le changement de satellite. Ce qui aurait pour conséquence de ne plus assurer la même couverture géographique à la chaîne et contraindrait ses téléspectateurs à s’équiper en antennes. GPB refuse. Sa retransmission est suspendue.

    Ces éléments éveillent d’autant plus les soupçons qu’en 2008 Eutelsat a déjà été impliquée dans une affaire présentant de grandes similarités avec celle-ci. L’opérateur de satellite avait ainsi cessé de transmettre la chaîne NTDTV, cédant aux pressions de Pékin et prétextant des "problèmes techniques".

    En début d’année, les émissions télévisées en farsi de la BBC (BBC Persian TV) ont, elles aussi, cessé d’être transmises par Eutelsat. C’est dans ce cas l’Iran qui a fait l’objet de critiques et d’une plainte pour avoir brouillé, par des interférences répétées, la transmission des programmes . Mais là aussi, Eutelsat s’est trouvée dans la position d’obtempérer aux pressions politico-commerciales d’un Etat qui viole régulièrement les droits fondamentaux de ses citoyens, à commencer par le droit à être informé.


    Tiré de Reporters sans frontières: http://www.rsf.org/spip.php?page=article&id_article=36535

     

    Vous pouvez aussi consultez cet article de La Grande Epoque: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/International/Eutelsat-pas-de-capacites-techniques-pour-les-medias-libres.html

  • Des membres du Parlement européen souhaitent la bienvenue à Shen Yun

    La compagnie Shen Yun Performing Arts de New York s’apprête à commencer sa tournée 2010 en Europe

     

    Rappel de rideau lors de la dernière représentation de Shen Yun Performing Arts au Radio City Hall , New York, le 21 février (Dai Bing/The Epoch Times)


    BRUXELLES – La compagnie Shen Yun Performing Arts en tournée se produira dans 13 pays européens avec 34 représentations entre le 5 mars et le 28 avril. La première de Shen Yun en Europe aura lieu à Amsterdam en Hollande le 5 mars et la dernière à Cardiff au Royaume Uni le 28 avril.

    Le vice Président du Parlement européen, Edward McMillan-Scott a donné une réception de bienvenue en l'honneur de Shen Yun de New York le 24 février au siège du Parlement européen à Bruxelles en Belgique. Quelques 80 invités de marque y compris des membres du Parlement européen ont assisté à la réception. Le Président du Parlement européen Jerzy Buzek a envoyé ses félicitations à la réception.

    M. McMillan-Scott a ouvert la réception et exprimé sa satisfaction que Shen Yun tourne à nouveau en Europe cette année. Ci-dessous son discours de bienvenue.

     

    Edward McMillan-Scott, Vice-Président du Parlement européen (Jan Jekielek/The Epoch Times)


    M. McMillan-Scott:

    Je suis ravi que Shen Yun Performing Arts, la compagnie de danse et de musique basée à New York fasse tourne à nouveau en Europe en 2010, l'année du Tigre. Mon bureau a eu le plaisir de voir la compagnie lors de sa tournée européenne l'année dernière;… [Nous avons été] étonnés par la compétence et l’implication de chacun. Et [nous] avons été touchés par les scènes émouvantes qui dépeignent l'horrible persécution des pratiquants du Falun Gong.

    Toutefois, il est important de rappeler qu'en Chine l'expression de telles interprétation et individualité artistiques ne serait pas autorisée. Le monde de l'art a longtemps été réprimé par l'oppressif régime communiste chinois.

    L'art est quelque chose d'inclusif, de stimulant, qui a l'étonnante capacité d'unir les peuples du monde entier. L'art nous permet de mettre de côté nos différences et d'apprécier les cultures des autres et c'est ce que craint le régime chinois.

    L'une des raisons du phénomène mondial qu’est Shen Yun Performing Arts est la manière avec laquelle les très talentueux danseurs, musiciens, chorégraphes, créateurs de costumes et décorateurs parviennent à présenter d’anciennes légendes chinoises de vertu, avec des histoires contemporaines de courage, créant ainsi une épopée moderne qui peut être appréciée par l'Orient et par l'Occident.

    Nos deux cultures sont aussi réunies par l'inclusion d’instruments traditionnels chinois dans un orchestre occidental live, rendant un son unique qui reflète l'originalité indéniable de la chorégraphie.

    Tous ces éléments combinés s’unissent pour produire un spectacle qui est à la fois divertissant et éducatif, enrichissant et inspirant.

    Shen Yun Performing Arts est fier d'avoir dans sa compagnie des artistes exerçant la pratique méditative du Falun Gong. Depuis 1999, ceux qui ont emprunté la voie de cette paisible école de Bouddha ont été terriblement persécutés, emprisonnés et maltraités.

    C'est à travers des expressions comme celles de la compagnie Shen Yun Performing Arts et de ses artistes de formation classique et de classe internationale que nous pouvons démontrer au monde que nous sommes unis contre le totalitarisme et la persécution religieuse en particulier, unis par l'appréciation de la culture des uns et des autres et interconnectés par un amour commun de l'expression artistique.

    La tournée de cette année est d'autant plus symbolique pour Shen Yun Performing Arts que nous venons d'entrer dans l'année du Tigre. Ce signe fort est symbole de bravoure, quelque chose que cette brillante compagnie de danse et de musique montre je crois abondamment face à la persécution massive et injuste lancée par le Parti communiste chinois.


    Tiré de http://www.fr.clearharmony.net/articles/201002/49914.html

  • Expropriation forcée : un vieil homme s’immole

    CHINA, BEIJING : Cette image prise le 12 octobre 2007 montre deux pétitionnaires dormant dans une rue déserte d'un village «des pétitionnaires,» qui a été démoli quelques jours avant le Congrès de Parti communiste chinois. Parmi les vœux pour créer «une société harmonieuse», les autorités chinoises ont rasé ce quartier de Beijing où des milliers de pétitionnaires résidaient en attendant d’adresser une pétition au gouvernement sur les injustices en croissance. AFP PHOTO/Peter PARKS
    CHINA, BEIJING : Cette image prise le 12 octobre 2007 montre deux pétitionnaires dormant dans une rue déserte d'un village «des pétitionnaires,» qui a été démoli quelques jours avant le Congrès de Parti communiste chinois. Parmi les vœux pour créer «une société harmonieuse», les autorités chinoises ont rasé ce quartier de Beijing où des milliers de pétitionnaires résidaient en attendant d’adresser une pétition au gouvernement sur les injustices en croissance. AFP PHOTO/Peter PARKS

    Le 26 janvier, Zeng Huanjia, un homme de 68 ans de la ville de Yancheng, dans la province de Jiangsu, s’est aspergé d’essence avant de s'immoler devant son domicile de la rue Yingbin, se causant de sévères brûlures. Il a été conduit à l’hôpital Reijin de Shanghai dans un état jugé critique.

    Un quart d’heure avant son immolation, trois policiers du bureau local de la sécurité publique étaient venus pour assigner à comparaître le fils aîné de Zeng Huanjia, qui était absent. Ils avaient alors vu Zeng Huanjia qui rentrait chez lui. Les policiers l’avaient arrêté à la porte et lui avaient dit : «Si votre fils ne se montre pas, nous l’obligeront à partir». M. Zeng, qui avait refusé de prendre l’avis d’assignation, leur avait simplement dit : « Vous voulez ma mort » avant de courir et de s’asperger d’essence.

    Les policiers n’ont pas porté secours

    Mme Sun, une voisine de M. Zeng, a rapporté à La Grande Époque : « J’étais chez moi, lorsque j’ai entendu des cris perçants venant de l’extérieur. Nous sommes sortis et l’avons vu en feu. Il y avait beaucoup de monde tout autour de lui. J’ai appelé les secours au 110 (numéro des secours). Je tremblais. »

    M. Shang, le gendre de Zeng Huanjia, a dit : « Quand le plus jeune fils de Zeng est sorti, il était déjà en feu. Il hurlait qu’il voulait de l’aide. Quatre d’entre nous nous sommes précipités pour éteindre le feu. Les trois policiers observaient en retrait. Il nous a fallu du temps pour éteindre le feu, environ une demi-heure. Plus tard un des policiers, nouvellement diplômé, a apporté un extincteur. Les deux autres étaient restés debout sur le côté et ont repris l’assignation à comparaître qui avait été laissée chez nous».

    «En ce moment, mon beau-père est en salle aseptisée. C’est une opération lourde aujourd’hui. Il est toujours dans un état critique. Les brûlures sont très étendues. Le docteur nous a dit qu'il est brûlé au troisième degré sur plus de 75 % de son corps, mais nous, nous pensons que c’est plus grave que ça, puisqu’aucune partie de son corps n’a été épargnée par le feu. Lorsque nous essayions d’éteindre le feu, la bouche de M. Zeng était en sang, sa tête et son corps été sévèrement brûlés. C’était horrible. Le visage et les mains de sa fille ont aussi été brûlés quand elle a voulu le secourir.»

    Un commissaire de police, M. Wu, était présent sur les lieux, mais quand la famille de M.Zeng lui a demandé de l’aide, il est parti. Un membre du personnel du bureau du gouvernement local de Yancheng a dit au téléphone qu’ils faisaient tout leur possible pour sauver Zeng et a demandé aux journalistes d’appeler le Département de la propagande pour plus d’informations.

    D’après l’édition du Jiangsu du média officiel Xinhua.net, le lendemain de l’immolation, un porte-parole du Quartier Tinghu, du gouvernement local de la ville de Yancheng a déclaré que le projet d’expansion de la rue Yingbin est un des projets phare de la ville. A l’heure actuelle, 43 familles et quatre commerces ont signé un accord de démolition et de relogement. Seule la famille de Zeng a refusé. Cependant, les habitants du quartier indiquent que le gouvernement utilise plusieurs méthodes différentes afin de forcer les gens à signer les accords.

    Selon un habitant, M Sun, «la compensation est très faible, mais nous n’y pouvons rien. Ils ne nous laissent pas dormir. Ils cognent sur nos portes, font exploser des pétards et jettent des ordures ici. C’est la troisième fois que nous sommes expropriés. Maintenant il faut que nous partions encore une nouvelle fois. Nous avons été obligé de signer l’accord». D’après les résidents, dix-huit des familles ont été expropriées à trois reprises.

    Le 7 janvier, le Bureau local de la planification avait envoyé des démolisseurs chez Zeng pour cause de construction illégale supposée. Le fils aîné de Zeng s’était alors aspergé d’essence afin de protéger leur maison. « Nous avons vécu dans cette maison plus de dix ans. Ils ont envoyé de nombreux policiers. Nous avons utilisé nos vies pour protéger notre maison, avant que la police s’en aille. »

    Du 17 au 19 janvier les fonctionnaires de la ville de Yancheng avaient loué deux étages à l’hôtel Yinyuan et y avaient convoqué toutes les familles à exproprier. Pendant 72 heures, ils les avaient interrogées, menacées et violentées pour les forcer à signer l’accord d’expropriation et de démolition.

    M. Shang, un des habitants, raconte : «Le Bureau des démolitions et relogements n’a pas relâché la pression sur nous. Ils ont utilisé le Bureau de la sécurité publique, le commissariat de police, la police militaire et des individus non identifiés, etc, pour faire pression sur les familles en continu pendant 72 heures. Nous étions la seule famille à ne pas signer l’accord.»

    Au cours des vingt dernières années, la famille de Zeng a été obligée de déménager par trois fois. Ils font remarquer : «Nous continuons pourtant à soutenir le projet de construction du gouvernement. Nous demandons seulement au gouvernement de nous donner une maison dans les environs, peu importe qu’elle soit neuve ou ancienne. S’il vous plaît, ne nous poussez pas à la mort. Ma mère est morte suite aux pressions du troisième déménagement. Nous sommes terriblement endettés. Notre famille compte treize personnes, mais nous ne sommes que trois à avoir un emploi. Nous dépendons de cette maison pour notre activité. Mais le gouvernement réplique que notre demande n’est pas raisonnable

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/Expropriation-forcee-un-vieil-homme-simmole.html

  • L’épouse de Gao Zhisheng : «Très raffiné, vraiment magnifique !»

     Mme Geng He, l’épouse de l’avocat des libertés en Chine, nominé pour le Prix Nobel
    Mme Geng He, l’épouse de l’avocat des libertés en Chine, nominé pour le Prix Nobel

    NEW YORK – Shen Yun Performing Arts est monté sur la scène du célèbre Radio City Music Hall de la ville de New York, le 14 février, devant un public enthousiaste. Les troisième et quatrième des sept représentations de son spectacle, ont été données pour le Nouvel An chinois, le premier jour de l’Année du Tigre.

    Mme Geng He, l’épouse de Gao Zhisheng l’avocat des libertés en Chine, nominé pour le Prix Nobel, a assisté avec ses deux enfants à la représentation en soirée, au Radio City. Mme Geng s’est enfuie de Chine vers les États-Unis en mars 2009, après des années de harcèlement et de multiples enlèvements de son mari par le Parti communiste chinois. Le 5 février, cela a fait un an que M. Gao a été kidnappé par la police. Il n'a pas été vu depuis, ni par sa famille, ni par ses supporters, ni par aucun observateur indépendant.

    Abstraction faite de sa situation difficile, Mme Geng a répondu avec empressement aux journalistes en leur souhaitant : « Bonne année ! »

    «Je suis très heureuse de pouvoir assister à ce spectacle d'aujourd'hui. C’est d’un grand raffinement, vraiment magnifique ! »

    Le tableau : «Tambours de l'Ouest, » a fait réfléchir Mme Geng sur le sort de son mari, ainsi que sur le sien : «l y avait un tableau, une danse du Nord-Ouest. Lorsque mon fils l'a vu, il a dit : «Maman, j'ai déjà entendu cette musique, dans la voiture de papa.» Le décor montrait un village qui ressemblait beaucoup au village de Gao Zhisheng, à Shanbei [dans la province du Shaanxi].

    Elle a été touchée par l’ensemble du spectacle – mais elle n’a pu s’empêcher de penser à son mari.

    «Vraiment, je pense que tout était tellement magnifique, sauf que mon mari n'était pas à mes côtés. Je n'ai toujours pas reçu de nouvelles de lui», a-t-elle poursuivi d’une voix tremblante.

    Mme Geng a perçu le niveau élevé de dévouement démontré par les interprètes de Shen Yun pour réaliser cette production : «J’ai pu voir que les artistes ont déployé beaucoup d'efforts, sur une longue période, pour produire un tel spectacle.»

     

    M. Gao est reconnu pour son travail acharné et son dévouement envers les causes qu'il défend. En 2001, il a été nommé l'un des dix meilleurs avocats du pays par le ministère chinois de la Justice. Mais en 2005, il a écrit trois lettres ouvertes aux hauts dirigeants chinois et au Congrès national du Peuple, contestant la persécution des pratiquants de Falun Gong et d'autres groupes par le Parti communiste chinois. Par la suite, les autorités du PCC, ont fermé son cabinet d'avocat, l’ont emprisonné plusieurs fois et l’ont de plus en plus harcelé, lui et sa famille.

    Le 5 février, un an après son dernier enlèvement, des supporters ont présenté une pétition avec le Groupe de travail des Nations-Unies sur les disparitions involontaires, réclamant la libération de M. Gao.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/Lepouse-de-Gao-Zhisheng-Tres-raffine-vraiment-magnifique.html

  • Le communisme chinois à Paris

    La politique intérieure chinoise s'est invitée hier au tribunal correctionnel de Paris. Le 15 février dernier sous la tour Eiffel (7e), un jeune touriste chinois de 21 ans, Jia Yi Chao a violemment frappé à la tête un militant des droits de l'homme avec un pavé.

    « Il n'a pas accepté que je dénonce le communisme en Chine », explique M. Trang, la victime de 67 ans, arrivé en France en 1980 après avoir fui les Khmers rouges au Cambodge. Depuis 2005, des activistes tiennent des stands sur le parcours des touristes chinois, pour les informer sur les persécutions et les tortures que subissent les membres du mouvement traditionnel bouddhiste Falun Gong dans leur pays.

    Le jeune agresseur, dont le passeport avait été confisqué par la justice après son interpellation et sa mise sous contrôle judiciaire, ne s'est pas présenté à l'audience et semble avoir disparu de la circulation. Il a donc été condamné en son absence à huit mois de prison avec sursis et 1 000 € d'amende. Une expertise médicale devra évaluer et chiffrer le préjudice moral et physique de M. Trang, qui porte encore les marques de l'agression et qui s'est contenté de rappeler que « les persécutions en Chine sont bien pires » que ce qu'il a subi.

     

    Ecrit par Anthony Nataf 20minutes :

    http://www.20minutes.fr/article/387030/Paris-Le-communisme-chinois-a-Paris.php

  • Séisme du Sichuan : un activiste condamné à cinq ans de prison

    L’écrivain et défenseur de l’environnement Tan Zuoren a été condamné à cinq ans de prison pour avoir enquêté sur les écoles « tofu », ces constructions qui se sont écroulées lors du tremblement de terre de mai 2008. (Canyu.org)
    L’écrivain et défenseur de l’environnement Tan Zuoren a été condamné à cinq ans de prison pour avoir enquêté sur les écoles « tofu », ces constructions qui se sont écroulées lors du tremblement de terre de mai 2008. (Canyu.org)

    L’écrivain et défenseur de l’environnement Tan Zuoren a été condamné à cinq ans de prison pour avoir enquêté sur les écoles «tofu», du nom du fromage de soja chinois : ces écoles construites sans respecter les règles de sécurité s’étaient effondrées aux premières vibrations du tremblement de terre de mai 2008.

    Agé de 55 ans, Tan Zuoren sera, à sa sortie de prison, également privé pour trois ans de ses droits civiques, a conclu la cour de justice intermédiaire de Chengdu, qui l’a reconnu coupable « d’incitation à la perversion du pouvoir d’État ». L’avocat et la femme de M. Tan prévoient de faire appel de la condamnation. Le procès n’a duré que cinq minutes et a été interdit à la famille de M. Tan. Plus de 200 personnes soutenant l’activiste, venant de Qinghai, du Hunan ou de Pékin étaient rassemblées devant le tribunal où la police les a dispersés.

    Avant le procès, des journalistes de Hong Kong et Taiwan qui menaient des interviews ont été bloqués par la police et leurs appareils électroniques vidés de toutes les photos et vidéos qu’ils avaient prises. Pu Zhiqiang, l’avocat de M. Tan, explique à La Grande Epoque : «Il a été arrêté pour plusieurs raisons ; la première, parce qu’il a publié un article intitulé «Témoin de la dernière beauté» qui commémorait les massacres de la place TianAnMen en 1989. Celui-ci avait été publié sur le site fireofliberty.org. Une autre raison est qu’il avait proposé une campagne de don du sang sur la place TianAnMen pour les victimes du séisme du Sichuan, et qu’il avait été interviewé par la radio Sound of Hope.» M. Pu affirme que les autorités considèrent ces activités comme déstabilisatrices, ce qui explique l’accusation de subversion.

    Le démocrate Chen Yunfei et l’écrivain Ran Yunfei, deux soutiens proéminents à Tan Zuoren, ont été placés en résidence surveillée et interdits de se rendre au tribunal. Ran Yunfei, contacté, décrit la condamnation comme «ridicule» mais sans surprise du fait que les autorités sont «capables de tout.» Il explique en même temps «ne pouvoir en aucun cas accepter ce type de choses».

    M. Chen explique pour sa part : «J’ai compris que ce n’est pas que les politiciens de Pékin ignorent la loi, comme je le pensais auparavant. En fait, au vu de ce procès, ils sont simplement pitoyables». Une dizaine de Hongkongais ont manifesté à HongKong devant le «bureau de liaison avec le gouvernement central», en demandant que Tan Zuoren puisse rentrer chez lui pour les célébrations du Nouvel An chinois.

    Après le séisme du Sichuan en mai 2008, Tan Zuoren avait rassemblé des informations sur les morts d’élèves dans des écoles fragiles. Il avait préparé en février 2009 un document de synthèse dans lequel il écrivait : «Il est nécessaire de confirmer les raisons de la mort de chaque élève dans chaque école de chaque ville, de chaque canton, de chaque région». Comme beaucoup d’autres, il pense que ces morts sont dues à la corruption des autorités qui ont détourné une partie des sommes consacrées à la construction des écoles, ne laissant que les fonds nécessaires à la réalisation de constructions de seconde classe.

    Avant le procès, l’artiste Ai Weiwei, qui prévoyait de témoigner en faveur de Tan Zuoren, aurait été agressé par la police de Chengdu. Trois autres témoins ont été interdits de témoignage.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Seisme-du-Sichuan-un-activiste-condamne-a-cinq-ans-de-prison.html

  • Chine : pour créer un site web, il faudra montrer ses papiers

    web-4.jpgLe gouvernement chinois a annoncé aujourd’hui un renforcement du contrôle sur la création de nouveaux sites web.

    Au nom de la lutte contre la pornographie, le gouvernement chinois continue à restreindre les libertés sur Internet. Aujourd’hui, le ministère des technologies chinois a annoncé que les internautes devront désormais se présenter en personne, munis de leurs documents d’identité, aux autorités de régulation, avant de pouvoir lancer un nouveau site.

    Ce contrôle a priori est une nouveauté. En décembre, l’organisme gouvernemental chargé d’enregistrer les noms de domaine avait gelé les réservations de noms de domaine. Cette nouvelle mesure le remplace.

    Pendant ce temps, les discussions du gouvernement chinois avec le géant américain Google se poursuivent. Le mois dernier, Google a menacé de fermer son moteur de recherche en Chine si le gouvernement continuait à en censurer les résultats.

    Avec 384 millions d’internautes , la République populaire de Chine est le pays qui compte le plus grand nombre d’utilisateurs d’Internet au monde.

    Tiré de France Info: http://www.france-info.com/monde-asie-2010-02-23-chine-pour-creer-un-site-web-il-faudra-montrer-ses-papiers-409235-14-17.html

  • Les travailleurs migrants protestent en vain contre les salaires impayés

    Des travailleurs migrants protestent pour récupérer leur salaire impayé. (La Grande Époque)
    Des travailleurs migrants protestent pour récupérer leur salaire impayé. (La Grande Époque)

    Les festivités du printemps représentent une période pour les réunions de familles chinoises, et de nombreux travailleurs migrants en Chine veulent rentrer chez eux avec un peu d’argent à partager avec leur famille et amis. Avant le Nouvel An chinois, des vagues de protestations des ouvriers pour récupérer les salaires impayés se sont répandues dans de nombreuses régions. Une recherche sur Google à partir du  sujet (en chinois) « Demander pour les salaires impayés »,  produit 2,62 millions de hits (indice d’écoute) sur les nouvelles connexions. Cependant, en raison de la suppression de ces nouvelles en Chine, il n’y a pas de sites disponibles consacré à ce sujet.

    Le 1er février, plus de 40 travailleurs migrants venus des provinces du Sichuan et du Shaanxi ont manifesté devant le hall du gouvernement provincial du Shaanxi, pour leurs salaires impayés et ont été arrêtés par la police. Les travailleurs portaient des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : « L’entreprise de construction Xing Yu Qun et les services du travail Jian, rendez-nous notre argent durement gagné. Nous demandons l’aide du Gouvernement ». Ils ont crié des slogans sur le chemin du hall du gouvernement de la province du Shaanxi. Les policiers les ont arrêtés en face de l’immeuble, pour leur dire de porter la question à l’attention du bureau des pétitions.

    Ces travailleurs étaient employés au centre commercial DongMen (porte de l’Est) du quartier Beilin de la ville de Xi’an, capitale de la province du Shaanxi. Le projet était sous la responsabilité de l’entreprise de construction Xing Yu, qui en avait donné la maîtrise d’œuvre à l’entreprise Qun Jian. La construction a été achevée le 25 décembre, sans que les travailleurs reçoivent les cinq mois de salaire qui leur étaient dus. Le contremaître a disparu avec leur argent, et, pendant plus d’un mois, le gouvernement local a ignoré la question, sans trouver de solution au problème.

    M. Chen, l’un des manifestants, a indiqué que depuis  plus d’un mois ils manifestaient mais que le gouvernement esquivait la question en les envoyant se faire balloter dans différents départements administratifs. « Le personnel du gouvernement provincial nous a renvoyés à la ville, la ville visée nous a adressé au district de Beilin, le district nous a renvoyé au Bureau du travail. Puis, le Bureau du travail nous a renvoyés aux services du travail, qui ont indiqué que ce n’était pas leur fonction...» « Dans la ville de Xi’an, de nombreux incidents de ce genre ont lieu. Je me souviens de centaines de couples venus demander de l’argent au gouvernementprovincial quand j’étais là-bas le 26 janvier ».

    Lien causal ou pas, le chef du parti communiste du district de Beilin serait le propriétaire de la compagnie de construction  Xing Yun, ce qui fait penser aux manifestants que la difficulté à trouver une solution à leur problème n’est pas tout à fait une coïncidence. Certains travailleurs ont indiqué que, quand ils se sont adressés aux journalistes des télévisions et des journaux, la réponse qui a été obtenue est qu’un reportage ne pouvait être mené que sur invitation du département de la propagande locale.

    Un travailleur nommé M. Gong a indiqué que les travailleurs n’ont jamais reçu de salaire autre que des chèques-repas. « La société a fourni des chèques-repas de sorte que nous soyons nourris. Toutefois, le travail est terminé maintenant, le contremaître est parti, et nous n’avons pas été payés ».

    Le bureau provincial du travail a proposé de payer aux travailleurs 50 % de leur salaire pour résoudre le problème. Ceux-ci ont refusé : « Nous en avons discuté préalablement et aucun travailleur ne souhaite cela. Les ouvriers qualifiés gagnent 120 yuans par jour, pour les travaux mineurs ils gagnent 60 à 70 yuans. Avec 50 %, cela ne représente que 30 yuans par jour, et en déduisant les 20 yuans de frais de repas, il ne leur resterait que 10 yuans par jour. Comment pourriez-vous justifier cela ? »

    M. Gong a indiqué que le mois dernier il a été battu par des membres du gang embauchés par la société de construction Xing Yu, quand il a questionné pour son salaire. « Le soir du 26 janvier, il y avait plus de 30 membres du gang, debout juste en face de la compagnie de construction Xing Yu. Deux travailleurs ont été battus et j’ai été l’un des deux »,  dit-il.

    Après cela, Yu Xing a proposé de payer 80 % du salaire dû. Frustrés les travailleurs ont indiqué que, malheureusement, ils allaient probablement accepter cette proposition, sans aucune garantie qu’ils pourront effectivement recevoir ce qui leur est dû.

    Des histoires semblables existent partout en Chine. Selon le Nanfang Daily, un total de 100 milliards de yuans (environ 120,8 millions de dollars) de salaires sont impayés en Chine. Pour cette dette, les entreprises de construction sont impliquées sept fois sur dix. En Chine, seuls 6 % des travailleurs migrants reçoivent leur salaire à temps chaque mois.

    Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Chine-/-Asie/Les-travailleurs-migrants-protestent-en-vain-contre-les-salaires-impayes.html

     

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