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  • Un panda américain rentre en Chine

    Il s'agit de Tai Shan, un panda géant né aux Etats-Unis. L'animal retourne vers la terre natale de ses parents, à la tristesse de ses fans.

    Tai Shan fête ses quatre ans, 9 juillet 2009 (AFP)

    Tai Shan fête ses quatre ans, 9 juillet 2009 (AFP)

    Tai Shan, un panda géant élevé au rang de plus important citoyen de Washington, va bientôt quitter le zoo de la capitale américaine et prendre l'avion pour la première fois, un avion-cargo affrété spécialement pour son retour en Chine, terre natale de ses parents. Voyage prévu le 4 février.
    Né aux Etats-Unis en juillet 2005, l'animal sera escorté jusqu'au principal aéroport de Washington par un convoi officiel digne des plus hauts dignitaires américains.

    "Le FedEx Panda Express"


    A l'aéroport de Dulles, il sera attendu par un Boeing 777 du groupe américain de messagerie FedEx, qui, pour l'occasion, aura peint un logo géant de Tai Shan des deux côtés du cockpit.
    "Nous allons utiliser un nouvel avion-cargo 777, l'avion le plus rapide et le plus efficace pour aller en Asie, et Tai Shan en sera le passager spécial", a détaillé à la presse le vice-président de FedEx, John Dunavant. Cet appareil, prévu pour transporter jusqu'à 1.000 kg de fret, sera baptisé "le FedEx Panda Express", a-t-il indiqué.
    Le citoyen le plus important de la capitale américaine, selon son maire Adrian Fenty, voyagera en compagnie d'un de ses vétérinaires et d'une femelle panda qui sera récupérée au passage à Atlanta (Géorgie, sud-est).

    Voyage à destination du Sichuan


    L'attention portée au confort de l'animal est à la mesure de l'attachement que lui portent les Américains. Dès sa présentation en décembre 2005, il avait charmé le public, à tel point qu'une caméra avait été installée dans son enclos pour permettre à ses plus grands fans de suivre ses faits et gestes via le site internet du zoo national. Et, bien que sa restitution à la Chine soit prévue depuis longtemps, l'annonce de son départ imminent, en décembre dernier, a créé un vif émoi dans la capitale fédérale.
    Tai Shan et sa partenaire de voyage, Mei Lan, voyageront dans des cages en acier au confort maximal, sans devoir être anesthésiés. "Le voyage se déroulera bien. C'est un ours tranquille qui s'adapte facilement", pense Nicole Meese, son ange-gardien qui fera le voyage puis restera avec lui pendant les premiers jours pour l'aider à faire la transition avec sa nouvelle vie chinoise.
    Au terme du vol de 14 heures jusqu'à Chengdu, la capitale du Sichuan (centre de la Chine), Tai Shan aura encore deux heures et demie de route avant de rejoindre le centre Bifengxia, spécialisé dans la recherche et la protection des pandas. Après 30 jours de quarantaine, il rejoindra ses congénères afin, espèrent les biologistes, de s'y reproduire.

    "Il va me manquer terriblement"


    Les adieux s'annoncent difficiles pour ses admirateurs et les employés du zoo. "Il va me manquer terriblement, mais j'ai toujours su que ce jour viendrait. Nous avons été chanceux qu'il reste deux ans et demi de plus que prévu", dit Nicole Meese, qui l'a suivi depuis sa naissance, aux premières heures du 9 juillet 2005. Elle se console en se disant que "Tai Shan va participer à un programme de reproduction qui doit aider à faire en sorte que les générations futures puissent profiter des pandas géants". "Et aussi, en le déménageant, on libère de la place, au cas où ses parents feraient un petit frère ou une petite soeur", ajoute-t-elle pleine d'espoir.
    Le personnel du zoo suit d'ailleurs avec attention la mère de Tai Shan, Mei Xiang, qui a été inséminée artificiellement au début du mois. Si elle est enceinte, la femelle pourrait offrir au zoo de Washington une nouvelle mascotte d'ici trois à six mois.

    Tiré du NouvelObs.com: http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/20100130.OBS5292/un_panda_americain_rentre_en_chine.html

  • Interférences du régime chinois en France et dans le reste de l'Europe

    Paris – L'Association Lumière d'Asie, organisatrice en France du spectacle d'arts traditionnels Shen Yun, est indignée par l'annulation forcée du spectacle à Hong Kong, suite aux pressions de Pékin.


    Pour la toute première fois depuis le début des tournées de Shen Yun en 2007, sept représentations étaient programmées à Hong Kong à partir du 27 janvier. Toutes les places avaient été vendues en moins d'une semaine, une preuve s'il en fallait de l'enthousiasme que suscite Shen Yun au sein du peuple chinois.

     

    Le 22 janvier, moins d'une semaine avant le début des représentations, le département de l'immigration de Hong Kong a refusé les visas d'entrée de sept membres clé de la production, forçant les organisateurs à annuler le spectacle.

    Ce refus de dernière minute - alors que les demandes de visa avaient été faites dès le mois d'octobre - est manifestement délibéré et motivé par des raisons politiques. Depuis les débuts de Shen Yun en 2007, le régime communiste chinois a cherché à interférer avec ses spectacles en essayant de faire pression sur les autorités locales et les salles de spectacle pour en annuler les représentations.


    Le parallèle en France et en Europe


    - En 2007, le Directeur du Palais des Congrès de Paris a reçu la visite de représentants de l'Ambassade de Chine qui cherchaient à lui faire annuler les représentations de Shen Yun prévues en France.


    - En mars 2008, la plus grande chaîne de télévision du Danemark, DR, rapportait que le Parti communiste chinois (PCC) avait exercé des pressions sur une salle de spectacle qui devait accueillir Shen Yun.


    - En 2008 encore, 25 députés suédois ont condamné le PCC pour ses interférences avec le spectacle.

    - En janvier 2009, le consulat chinois à Francfort, en Allemagne, a envoyé des lettres aux autorités locales et aux consulats des autres pays, pour s'opposer au spectacle Shen Yun. Les lettres ont été publiées par la suite par des médias allemands.

    - Cette année, le PCC cherche à interférer avec les représentations de Shen Yun à Vienne : le directeur d'une salle de spectacle confirme avoir reçu des pressions pour annuler le spectacle. Même situation à Bucarest, où le PCC a fait pression sur le ministère de la Culture roumain, qui gère une salle où doit avoir lieu le spectacle.

    - Enfin, cette semaine à Lyon, dans un appel téléphonique, le tout nouveau Consulat chinois a tenté d'obtenir des "informations" sur les organisateurs de Shen Yun auprès de la Salle l'Amphithéâtre, où le spectacle se produira le 20 mars.

    L'Association Lumière d'Asie en partenariat avec l'Association Falun Gong France, tient à manifester

    Shen Yun Performing Arts

    Shen Yun Performing Arts est une compagnie basée à New York créée en 2007. Ses artistes de l'Académie des Arts Fei Tian oeuvrent à faire revivre les traditions artistiques chinoises et l'héritage spirituel qui ont fait la gloire de la Chine avant ses années de répression. Ses spectacles ont été applaudis par plus d'un million de personnes de l'Amérique, à l'Asie en passant par l'Europe.

    À travers des danses sur les légendes traditionnelles telles que celles de Mulan ou de Yue Fei, Shen Yun offre un éclairage artistique sur le monde actuel mettant en scène notamment le pacifisme et le courage de gens qui font face à de violentes répressions en Chine actuellement, tels que les pratiquants du mouvement spirituel Falun Gong. Par ces mises en scène artistiques, Shen Yun cherche à raviver l’essence spirituelle et les valeurs de la divine culture chinoise.

    http://www.shenyunperformingarts.org/

    À Paris, point presse :

    Vendredi 29 janvier 2010 de 12h à 14h

    Place de la Reine Astrid, Paris 8ème

    Contact à Paris : Hélène TONG  06 22 45 63 81

    À Lyon, point presse :

    Lundi 1er février 2010 de 10h à 11h

    Cité Internationale, quai Charles de Gaulle (lieu précis à confirmer)

    Contact à Lyon : Céline GUITTIÈRE  06 26 04 52 22

     

  • La Chine durcit le ton envers Washington dans l'affaire Google

    Les médias officiels chinois continuent d'alimenter la guerre des communiqués avec les États-Unis à propos du contrôle d'Internet.

    Le Quotidien du peuple, organe central du Parti communiste chinois, parle même d'une conspiration américaine envers Pékin et assure que la Chine populaire peut vivre sans Google.

    Voici deux semaines, Google, le plus gros moteur de recherche au monde sur le réseau Internet, a menacé de fermer son portail chinois, Google.cn, et de se retirer de Chine, en invoquant des actes de censure, et de piratage informatique émanant du territoire chinois.

    L'administration Obama a soutenu les critiques lancées par Google et jeudi dernier, la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, appelait Pékin à renoncer à toute censure contre Internet et à enquêter sur le piratage informatique. Certains experts vont jusqu'à affirmer que ces actes de piratages sont organisés par les autorités chinoises elles-mêmes.

    Le Quotidien du peuple avertit dans son édition de mardi que les dissensions portant sur Internet risquent de mettre à mal plus largement les relations avec Washington, déjà tendues par des contentieux commerciaux, des ventes d'armes à Taiwan et la possibilité d'une rencontre entre le président Barack Obama et le dalaï-lama, chef spirituel en exil des Tibétains.

    "Ces déclarations et actes (de la part des Américains) se font au mépris de la réalité et portent atteinte à l'image de la Chine, mettant à mal le développement de relations sino-américaines saines et stables", écrit le Quotidien du peuple dans un éditorial sur Internet.

    "Il n'est pas difficile de voir l'ombre du gouvernement américain derrière la politisation de l'affaire Google", ajoute le journal.

    "Washington exploite les allégations de Google afin de restreindre le droit de la Chine à protéger sa sécurité nationale et ses intérêts sur Internet", lit-on par ailleurs.

    Google a réclamé la tenue de discussions avec le gouvernement chinois pour résoudre le contentieux.

    Mais le Quotidien du peuple instille une note d'incertitude quant aux espoirs du moteur de recherche. "Peut-être, Google a-t-il d'ores et déjà compris que la Chine peut vivre sans Google. Mais sans la Chine, Google n'a pas d'avenir", écrit l'organe du PC chinois.

    Lundi, un haut responsable chinois avait déclaré que Pékin s'autorisait le droit de punir quiconque utiliserait Internet pour défier le Parti communiste au pouvoir ou rompre l'unité nationale.

    Le porte-parole du bureau d'information du Conseil d'État (gouvernement) indiquait que le pays interdisait l'usage d'Internet quand il "subvertit le pouvoir d'État et sabote l'unité nationale, incite à la haine et la division ethniques, promeut les cultes et diffuse un contenu pornographique, obscène, violent ou terroriste".

    Ces commentaires, diffusés sur le site du gouvernement (www.gov.cn), laissaient entrevoir peu de place pour un compromis entre Pékin, Google et Washington sur la politique de censure.

    La Chine a poursuivi des opposants et des défenseurs de l'autonomie du Tibet qui avaient utilisé Internet pour remettre en cause la politique du Parti communiste au pouvoir.

    Elle a condamné son plus célèbre opposant, Liu Xiabo, à 11 ans de prison pour "incitation à la subversion", lui reprochant principalement plusieurs essais publiés sur des sites Internet à l'étranger.

    Le Quotidien du peuple avait accusé dimanche les États-Unis d'utiliser les réseaux sociaux, comme YouTube ou Twitter, pour fomenter des troubles en Iran.

    La Chine bloque YouTube depuis mars et Twitter depuis juin dernier. Facebook ne fonctionne plus depuis début juillet. Le pays utilise également un "grand pare-feu" pour dissuader les internautes de visionner des contenus interdits sur des sites à l'étranger.

  • Le spectacle de Shen Yun à Hong-Kong annulé en raison d’un refus de visas

    Les organisateurs du spectacle de Shen Yun à Hong-Kong ont tenu une conférence de presse le 23 janvier 2010 pour protester contre les autorités de Hong-Kong qui aurait cédé aux pressions politiques de Beijing. (Li Ming/The Epoch Times)
    Les organisateurs du spectacle de Shen Yun à Hong-Kong ont tenu une conférence de presse le 23 janvier 2010 pour protester contre les autorités de Hong-Kong qui aurait cédé aux pressions politiques de Beijing. (Li Ming/The Epoch Times)

    HONG KONG- Les représentations de Shen Yun à Hong-Kong vont être annulées cette année suite au refus des autorités de Hong-Kong de délivrer des visas à six membres clés de l’équipe de production, ont annoncé les organisateurs locaux le 23 janvier à midi.

    Les personnalités publiques de Hong-Kong ont critiqué cette décision prétendant que c'était le résultat des pressions politiques faites par Pékin. Parmi les artistes de Shen Yun, il y a des pratiquants de Falun Gong, une pratique spirituelle interdite et persécutée en Chine. Certaines des performances contiennent des représentations artistiques de citoyens chinois se mettant debout pour en finir avec la persécution en Chine.

    Six jours avant le début du spectacle, prévu le 27 janvier, les Services de l'Immigration de Hong-Kong ont informé la compagnie que sept membres de la production se verraient refuser leur visa, en disant qu’ils pouvaient être remplacés à Hong-Kong par des ouvriers locaux. Plus tard, ils ont accordé le visa à un membre supplémentaire, après que l’organisateur ait demandé plusieurs fois une réévaluation.

    Kan Hung Cheung, un des porte-paroles des organisateurs, a fait remarquer que quatre de ces six membres de la production ont des rôles irremplaçables dans le spectacle comprenant l'éclairage, les effets sonores et le support technique. Leurs rôles étaient spécifiés dans leur demande de visa, a-t-il ajouté.

    «Avoir une équipe au complet est essentiel pour n'importe quelle compagnie des arts du spectacle. Cela tient du bon sens,» a dit M. Cheung. «Il est évident que les Services de l'Immigration ont refusé leur entrée parce que Beijing voulait nuire au spectacle.»

    Les organisateurs du spectacle, l'Association Falun Dafa de Hong-Kong, les bureaux locaux de la télévision New Tang Dynasty et du journal La Grande Époque, ont dit que le gouvernement de Hong-Kong devait «assumer les conséquences de leur décision». «Malheureusement le gouvernement de Hong-Kong a voulu coopérer avec le Parti communiste chinois pour annuler le spectacle,» a dit M. Cheung. «Nous protestons fortement contre cela.»

    Albert Ho Chun-yan, membre du Parti Démocrate de Hong-Kong et du conseil législatif, condamne les autorités de Hong-Kong pour ce qu'il croit être un alignement sur les ordres de Pékin avec la suppression de la liberté d'expression à Hong-Kong. Il a exigé une explication pour savoir comment était-il possible que la compagnie trouve des remplaçants à Hong-Kong en dix jours. Mais les Services de l'Immigration n'ont pas répondu.

    Indignation des membres de Conseil général

    Certains des membres des Conseils des différents quartiers de Hong-Kong avaient déjà acheté leurs billets pour Shen Yun et attendaient le spectacle avec impatience, ont-ils précisé.

    Chui Pak-Tai, un membre du Conseil général du district de Wong Tai Sin de Hong-Kong, a condamné le gouvernement de Hong-Kong dans les mêmes termes qu'Albert Ho. «Le gouvernement de Hong-Kong est si incompétent,» a-t-il dit. «Ils ont humilié Hong-Kong. Leurs sales combines sont juste épouvantables.»

    Le membre du Parti Démocrate du Conseil général du district de Sao Kung, Lam Wing-Yin, a dit qu’il se sentait concerné par l'indépendance de Hong-Kong vis-à-vis de la Chine, en voyant l'interférence de la politique dans ce cas.

    «La Chine avait promis que Hong-Kong resterait inchangée pendant 50 ans,» a-t-il dit en se référant au Pacte de 1997 entre la Grande-Bretagne et la Chine, quand Hong-Kong a été rendu aux autorités chinoises, ce qui stipulait que Hong-Kong resterait sous le système de gouvernance britannique pendant 50 ans. «Rien dans notre vie ne devrait avoir changé ici, y compris notre liberté, notre culture et nos arts,» a dit Lam. «C’est exactement grâce à cela que nous pouvons montrer que la Chine a fait des progrès et s’est ouverte et que Hong-Kong peut continuer à être un endroit unique au monde.»

    «Mais, malheureusement, au cours de la dernière décennie, Hong-Kong a subi trop de restrictions sur les questions politiques, culturelles et médiatiques,» a-t-il dit. «Tout cela fera finalement que Hong-Kong va se détériorer pour devenir une des villes régulières de la Chine.» Il a dit que la population de Hong- Kong devrait demander à la Chine de montrer des progrès significatifs quant à la préservation de la démocratie à Hong-Kong, de la liberté et des droits de l'homme.

    Un journaliste renommé exprime sa préoccupation

    Le journaliste senior bien connu, Ching Cheong, a dit que les actions du gouvernement de Hong-Kong étaient malheureuses. «Hong-Kong a été un endroit où le droit d’entrée et de sortie était protégé et la population de Hong-Kong devrait chérir une telle liberté,» a dit Ching, qui a été emprisonné pendant plus de trois ans en Chine pour avoir «révéler des secrets d'état» à Taïwan. «Je ne veux pas voir une telle liberté être remise en question par des pouvoirs politiques," a-t-il dit.

    M. Cheong recommande vivement aux citoyens de Hong-Kong de faire attention à cet incident.

    Tiré de La Grande Epoque: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/Le-spectacle-de-Shen-Yun-a-Hong-Kong-annule-en-raison-dun-refus-de-visas.html

  • Chine: de la mélanine de nouveau découverte dans des lots de lait

    lait contaminé 2501 10.jpgPEKIN — De la mélamine, produit chimique ultra-toxique, a de nouveau été découverte dans des lots de lait en vente dans le sud-ouest de la Chine, plus d'un an après le retentissant scandale du lait contaminé qui avait tué six bébés et rendu malade 300.000 autres, a annoncé la presse lundi.

    Les lots de lait de trois compagnies ont été retirés des rayons dans la province du Guizhou sur ordre des autorités locales de la santé, a indiqué le China Daily.

    Les trois firmes sont installées dans le Shandong (Est), Hebei (Nord) et Liaoning (Nord).

    Contacté par l'AFP, le département de la santé du Guizhou s'est refusé à tout commentaire.

    La presse avait déjà affirmé en décembre que des produits contaminés avaient été découverts dans deux autres provinces.

    Un responsable de l'industrie laitière cité par le quotidien en anglais a estimé que ces produits contaminés étaient peut-être des "restes de 2008".

    Longtemps dissimulé, le scandale du lait contaminé à la mélamine avait éclaté en septembre 2008 au lendemain des jeux Olympiques de Pékin, entraînant une psychose en Chine et le retrait à travers la planète des produits chinois contenant du lait.

    Au total, 22 entreprises avaient mis sur le marché des produits frelatés avec cette substance destinée aux colles, aux résines ou aux engrais qui simule, lors des tests de contrôle, un apport en protéines.

    Cette manoeuvre permettait aux trafiquants de rajouter de l'eau au lait, donc d'augmenter les volumes et les profits.

    La mélamine avait provoqué de graves problèmes rénaux chez les nourrissons et jeunes enfants. Six en étaient morts et 300.000 étaient tombés malades.

    Au total 21 personnes ont été condamnées, dont deux ont été exécutées.

    Tiré de: http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hGclt2gd_OoKCMzt-pM7eB8q7vpQ

  • À propos de l'histoire chinoise

    Chine_grandemuraille.jpg

    La Chine en tant que nation a l'histoire enregistrée la plus longue dans le monde. Liu Zhiji, un historien officiel de la dynastie Tang, a dit : « Le but de l'histoire est d'enregistrer les réalisations, de souligner les erreurs, de promouvoir le bon et de réprimer le mauvais. Ainsi les réalisations et erreurs d'une dynastie peuvent devenir la gloire et la honte qui vont être transmis pendant des milliers d'années. » (Shi Tong – Étude sur l'histoire) En lisant ces lignes, il est donc impératif que les historiens enregistrent l'histoire avec honnêteté.

    Il y avait des historiens officiels même au temps de l'Empereur Jaune (Huangdi). Ju Song et Cang Jie étaient deux historiens officiels de l'Empereur Jaune. Ils ont été responsables de la création des caractères chinois. Il est dit qu'à travers l'observation de la forme des objets naturels et en imitant leurs sons et leurs formes, Cang Jie a créé les pictogrammes et les caractères picto-phonétiques. En comprenant les significations que certains objets naturels pouvaient transmettre, il a créé les idéogrammes.

    « L'histoire, cela signifie enregistrer les choses d'une façon impartiale et honnête. » (Shuo Wen Jie Zi – Expliquer les caractères simples et analyser les caractères composés) Ces mots décrivent clairement les exigences envers les historiens datant de l'ancienne Chine. De plus, il y avait une règle concernant l'enregistrement de l'histoire, qu'un empereur n'est pas autorisé à lire les rapports historiques officiels de la dynastie présente.

    Après la mort de Wei Zheng, un fonctionnaire de la dynastie Tang connu pour critiquer l'empereur, l'Empereur Li Shimin a dit : « Les gens utilisent du bronze pour fabriquer des miroirs qui puissent aider les gens à arranger leurs vêtements. Avec l'histoire comme miroir, on peut voir la montée et le déclin, la prospérité et la disparition des dynasties. Avec les individus comme miroirs, on peut évaluer ce qu'untel a fait correctement et non correctement. Puisque Wei Zheng s'en est allé, j'ai perdu un miroir parfait. » À travers ces paroles, nous savons que Li Shimin a utilisé l'histoire et les paroles des autres gens pour évaluer quelles erreurs il avait faites. Dans la deuxième année de la période Zhen Guan (qui représente la période où Li Shimin a gouverné la Chine pendant la dynastie Tang), Li Shimin a nommé deux chroniqueurs impériaux (Qi Ju Lang) pour noter les paroles et les actes de l'empereur. Dans la dixième année de la période Zhen Guan, Chu Suiliang a été nommé chroniqueur, responsable pour noter les paroles et comportements de l'empereur.

    Le livre de Shi Guan Za Lu (un livre d'histoire) raconte une histoire sur Li Shimin et Chu Suiliang (dont le père était Chu Liang, un des dix-huit érudits du centre littéraire de l'Empereur Li Shimin). Un jour, l'empereur voulait lire le journal des activités et repos (Qi Ju Zhu) le concernant, afin d'apprendre quelles erreurs il avait faites et ensuite les corriger. Il a dit : « L'empereur peut-il lire les choses que vous avez enregistrées ?

    Chu Suiliang répondit : « Qi Ju Lang est le même que l'historien officiel de l'empereur dans le passé. Ils ont tout noté, bon ou mauvais. Je n'ai jamais entendu parler d'un empereur qui veuille lire ces choses. »

    L'empereur a alors demandé : « Si j'ai fait quelque chose de faux, l'avez-vous assurément écrit ? » Chu répondit : « C'est ma responsabilité. J'écris chacune de vos paroles et chacun de vos actes. »

    Liu Ji, qui était Men Shi Lang (un fonctionnaire responsable de prendre soin de l'empereur et de transmettre les ordres et instructions de l'empereur) a dit : « Même si vous aviez ordonnée à Chu Suiliang de ne pas le noter, les gens de la nation l'auraient enregistré. »

    L'empereur demanda à Fang Xueling (un autre fonctionnaire connu et érudit) : « Pourquoi un empereur ne peut-il pas lire l'histoire de sa dynastie ? »

    Fang répondit : « Les enregistrements historiques comprennent tout ce qui est bon ou mauvais. Si les historiens avaient le souci que ce qu'ils ont noté puisse offenser l'empereur, ils pourraient alors vouloir modifier l'enregistrement historique. Alors il y a cette règle de ne pas autoriser l'empereur à lire les enregistrements historiques de la dynastie présente. »

    Li Shimin répliqua : « Mais mon désir de lire les enregistrements est différent des autres empereurs du passé. Si l'enregistrement parle de mes réalisations, je ne veux pas en faire mention. Mes erreurs doivent, bien sûr, être enregistrées, mais j'espère simplement que vous pouvez me dire les erreurs, afin que je puisse faire attention à mes paroles et à mes actes et ne pas répéter ces erreurs. »

    L'histoire chinoise est très complète, en partie à cause des nombreux historiens qui ont osé enregistrer impartialement l'histoire, même s'ils étaient pénalisés et même s'ils ont perdu la vie pour avoir fait ainsi. À cause de cette règle, que les empereurs ne pouvaient pas lire l'histoire de leur dynastie respective, les historiens ont pu enregistrer honnêtement l'histoire. C'est à cause de cette règle que nous pouvons aujourd'hui voir les véritables enregistrements de l'histoire, connaître les vertus des anciens et voir les changements, la montée et la chute des nombreuses dynasties.

    Tiré de: http://www.vraiesagesse.net/news/1001/25/E113912_20100115_FR.html

  • Combattre l'assassinat des pratiquants de Falun Gong pour leurs organes

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    Discours devant la Société Internationale pour les Droits de l'Homme

    Discours de David Matas devant la Société Internationale pour les Droits de l'Homme à Bern en Suisse, le 16 janvier 2010, à l'occasion de l'attribution du Prix des Droits de l'homme de la branche suisse

    Quatre messagers viennent trouver Job, l'un pour raconter la perte de son bœuf et de ses ânes avec leurs gardiens; le suivant pour raconter la mort de son mouton et de ses bergers; le troisième pour raconter la mise à mort de tous ses chameaux avec les serviteurs; et le quatrième pour raconter le décès de tous ses fils et de toutes ses filles. Chaque messager dit: "Moi seul en ai réchappé pour vous le raconter." Ce sont aussi les mots d'Ishmael, dans le roman de Moby Dick de Herman Melville, à la fin de son tragique récit du Capitaine Ahab et du navire Pequod.

    À proprement parler, je ne suis pas un survivant de l'Holocauste, car mes quatre grands-parents sont arrivés au Canada avant la Première Guerre Mondiale. Cependant, stricto sensu, chaque juif est un survivant de l'Holocauste. Six millions de juifs ont été tués. Tous les juifs étaient visés. C'est uniquement le hasard de la guerre qui a donné la victoire aux Alliés plutôt qu'à l'Axe durant la Seconde Guerre Mondiale. Si les forces de l'Axe avaient remporté la victoire, ni moi, ni aucun juif ne serait vivant aujourd'hui.

    J'en ai réchappé pour raconter. Bien que nous ne puissions donner aucune signification au massacre insensé de tant de millions d'innocents, nous devons tirer des leçons de l'Holocauste. Il est facile de dire "Jamais plus". Mais que cela soit effectif n'est pas si facile. La réalité est que depuis la Seconde Guerre Mondiale, des génocides se sont produits encore et encore, pas sur des juifs, mais sur des cambodgiens, des Hutus, des Tutsis, des bosniaques, des somaliens et maintenant des pratiquants de Falun Gong.

    Une des leçons que j'ai tenté de tirer de l'Holocauste est de ne jamais accepter en silence les brutales violations des droits humains, où qu'elles se produisent. L'Holocauste ne serait pas arrivé si partout les gens avaient protesté contre les violations brutales des droits humains, n'importe où, et aussitôt apparues.

    Je me suis engagé dans le travail des droits de l'homme pour que cette leçon perdure, afin de rejoindre la lutte en faveur des droits de l'homme sur ce front. En luttant au premier rang, j'ai dû combattre un ennemi qui rôde sur le champ de bataille des droits humains, un cavalier de notre propre apocalypse, causée par l'homme, le cavalier de l'impuissance.

    Il existe un sentiment trop répandu que les violations des droits de l'homme sont si énormes, et si lointaines et que rien ne peut être entrepris contre cela. Je suis d'avis que non seulement les individus dans des pays comme le Canada, très éloignés de violations brutales et incontestables, peuvent avoir un impact positif sur le respect des droits de l'homme, mais que c'est la voix des individus à travers le monde qui sera le plus à même de conduire au respect des droits de l'homme.

    On a habituellement tendance à se tourner vers les gouvernements ou les Nations unies pour promouvoir le respect des droits de l’homme. Pourtant, les droits de l’homme appartiennent aux individus. À moins que les individus ne promeuvent le respect des droits, ces droits sont voués à disparaître.

    Lorsqu’on m’a demandé, ainsi qu’à David Kilgour, d’investiguer les allégations que les pratiquants de Falun Gong étaient assassinés pour leurs organes. J’ai accepté sans hésitation. Je n’avais aucune idée quant à la véracité des allégations. Mais je savais que le Gouvernement de la Chine avait une politique et une pratique de persécuter les pratiquants de Falun Gong. Et je savais aussi, par ma propre expérience avec les organisations non-gouvernementales des droits de l’homme, que c’était une allégation que ces organisations auraient du mal à confirmer.

    Pour ce prétendu crime, il était peu probable qu’il y ait un quelconque témoignage de témoin oculaire. Les personnes présentes sur la scène du prélèvement d’organes de pratiquants de Falun Gong, s’il avait bien lieu, auraient été soit les auteurs soit les victimes. Il n’y aurait pas eu de témoins. Parce que les victimes, selon les allégations, étaient assassinées et incinérées, il n’y aurait pas de corps à trouver, ni d’autopsie à faire. Il n’y aurait pas de victimes ayant survécu pour dire ce qui leur était arrivé. Il était peu probable que les auteurs de tels crimes confessent ce qui serait, s'ils avaient lieu, des crimes contre l’humanité.

    La scène du crime, si le crime s’était produit, n’aurait laissé aucune trace. Une fois qu’un prélèvement d’organe est effectué, la salle d’opération dans laquelle il a lieu ressemble à n’importe quelle autre salle d’opération.

    Le Gouvernement chinois réprime les journalistes et les défenseurs des droits de l’homme. Il n’y a pas de liberté d’expression. Ceux qui rendent compte des violations des droits de l’homme en Chine sont souvent emprisonnés et parfois accusés de communiquer des secrets d’état.

    Le Comité international de la Croix rouge n’est pas autorisé à visiter les prisonniers en Chine. Pas plus que n’importe quelle autre organisation concernée par les droits de l’homme des prisonniers.

    Ces obstacles probatoires me disaient clairement que les organisations non-gouvernementales avec lesquelles je travaillais ne feraient rien à propos des allégations. C’était une allégation appelant à une investigation, mais sans aucune organisation non-gouvernementale établie pour enquêter. J’ai donc accepté de m’impliquer avec David Kilgour pour combler la brèche.

    Comment nous avons été capables d’avoir prise sur les allégations, la preuve sur laquelle nous nous sommes appuyés, je vous laisse le découvrir par vous-même en lisant notre travail. Notre conclusion est qu’il y a eu et qu’il continue à y avoir aujourd’hui des saisies d’organes à grande échelle sur des pratiquants de Falun Gong non-consentants.

    Nous avons conclu en Juillet 2006 que le gouvernement de la Chine et ses agences dans de nombreuses parties du pays, depuis 1999, avaient mis à mort un grand nombre quoique inconnu de prisonniers de conscience du Falun Gong. Leurs organes vitaux, reins, foies, cornées et cœurs, avaient été prélevés sans consentement pour la vente à bons prix, quelquefois à des étrangers, qui font face normalement à de longues attentes pour des donations volontaires de tels organes dans leurs propres pays.

    Notre conclusion n’est pas venue d’un seul élément de preuve, mais plutôt de l'assemblage de tous les éléments de preuves que nous avons considérés. Chaque portion de preuve que nous avons considérée est, en soi vérifiable et, dans la plupart des cas incontestable. Prises ensemble elles dépeignent un terrible tableau. C’est leur combinaison qui nous a convaincus.

    Parce que nous sommes tous les deux des activistes des droits de l’homme, nous ne pouvions pas rester sans rien faire après avoir conclu que des innocents étaient tués pour leurs organes. Notre activisme, nos voyages pour cet activisme, nous ont amenés à découvrir une nouvelle preuve. Nous avons produit une seconde version de notre rapport en juillet 2007 et une troisième version sous la forme d’un livre en novembre 2009, sous le titre de Bloody Harvest: The Killing of Falun Gong for their Organs. (Prélèvement meurtriers – l’assassinat des Falun Gong pour leurs organes)

    Depuis l’annonce de notre investigation en mai 2006, il y a eu de nombreux changements en Chine et à l’étranger. Les changements en Chine concernant les greffes d’organes sont les suivants :

     

    * Le Gouvernement de la Chine a interdit la vente d’organes. Le 1er juillet 2006, une loi interdisant la vente d’organes a pris effet [1].
    * Les hôpitaux civils engagés dans les transplantations doivent aujourd’hui être enregistrés auprès du Ministère de la Santé. Les hôpitaux civils non enregistrés ne peuvent pas s’engager dans les transplantations.
    * Les patients chinois ont aujourd’hui priorité d’accès aux greffes d’organes par rapport aux étrangers. Le Ministre de la Santé a annoncé ce changement le 26 juin 2007. [2].
    * Le Gouvernement de la Chine s’est engagé à promulguer une loi pour légaliser le prélèvement d’organes sur des personnes en état de mort cérébrale. La proposition d’origine pour le changement de loi concernant les transplantations d’organes qui a pris effet le 1er juillet 2006, incluait une provision à cet effet.
    * Les sites internet en Chine qui faisaient la publicité des prix et des courts délais d’attente pour les transplantations ont disparu. Nous avons archivé les sites, mais ils ne sont plus visibles à partir de leurs sources.
    * Le Gouvernement de la Chine a annoncé en Août 2009 un système de donation d’organes en tant que projet pilote dans dix endroits.
    * Lorsque nous avons commencé notre travail, la position officielle du gouvernement chinois était que tous les organes avaient pour origine des donations volontaires, ceci en dépit de l’absence d’un système de donation d’organes. Aujourd’hui, le Gouvernement de la Chine reconnaît que sa source prédominante d'organes ce sont les prisonniers.    
    * De surcroît, le Gouvernement de la Chine accepte à présent que s’approvisionner en organes sur les prisonniers est erroné. Le Ministre adjoint de la Santé, Huang Jeifu, au moment de l’annonce d’un projet pilote de dons d’organes en Août 2009, a déclaré que les prisonniers exécutés ne “sont assurément pas une source appropriée pour les transplantations d’organes ". [3]

    Depuis que nous avons débuté nos travaux, il y a eu aussi des développement significatifs hors de Chine :

    *Israël a adopté une loi interdisant la vente et le courtage des organes {4].
    *Israël a aussi mis fin à son financement par le biais du système d’assurance maladie pour les greffes pour ses ressortissants en Chine
    *Taiwan a interdit la visite de médecins chinois venant effectuer des greffes d’organes [5].
    * Les principaux hôpitaux de greffes de Queesland, Australie ont interdit la formation de chirurgiens chinois [6]
    * Un sénateur belge Patrik Vankrunkelsven et un membre du parlement canadien Borys Wrzesnewskyj ont tous deux présenté au parlement de leur pays une législation extraterritoriale interdisant le tourisme de greffes. La législation proposée devrait, une fois édictée, pénaliser tout patient de greffe ayant reçu un organe sans le consentement du donneur dans le cas où le patient connaissait ou aurait dû connaitre l’absence de consentement.
    *L’Association médicale mondiale a conclu un accord avec l’Association médicale chinoise, selon lequel les organes des prisonniers et autres personnes en garde-à-vue ne doivent pas être utilisés pour des greffes, excepté pour les membres de leur famille immédiate.
    *La société de transplantation s’est opposée aux greffes d’organes provenant de prisonniers ainsi que les présentations d’études impliquant des données du patient ou des échantillons provenant de récipiendaires d’organes ou de tissus issus de prisonniers.

    Ces changements ne sont pas suffisants pour résoudre les abus dont nous avons parlé. Au contraire, pour les pratiquants de Falun Gong, le problème ne s'est pas amélioré mais a empiré. Depuis le début de nos travaux, le nombre de prisonniers condamnés à mort, puis exécutés a décru de façon significative, mais le nombre de greffes, au début, a diminué juste un peu, puis est revenu aux niveaux traditionnels. Puisque la seule autre source substantielle d’organes pour les greffes en Chine, en plus des pratiquants de Falun Gong, sont les prisonniers condamnés à mort, une décroissance des sources issues de prisonniers condamnés à mort signifie une augmentation des sources issues des pratiquants de Falun Gong.

    Bien que les violations à l’encontre des pratiquants de Falun Gong soient devenues plus intenses depuis le début de nos travaux, le changement significatif dans la politique et la pratique à la fois à l’intérieur et à l’extérieur de Chine nous encourage. La volonté de changement est présente. Nous devons continuer à exercer des pressions pour obtenir des changements jusqu’à ce que les abus cessent.

    La récompense que vous nous donnez ici aujourd’hui, va certainement aider. J’ai reçu, au cours des années, de nombreuses récompenses pour mon travail sur les droits de l’homme, et je les ai toutes appréciées. Mais cette récompense est spéciale du fait du séminaire de cette dernière journée et demi sur l’essentiel de notre travail et l’engagement de la Société internationale pour les Droits de l’homme de se joindre à nous pour combattre ces abus.

    Il semble que ces jours-ci, tout le monde veuille un raccourci. Les personnes préparées à étudier nos écrits, vérifier nos sources et tirer leur propre conclusion sont rares et éparpillées. Mais elles existent – Kirk Allison, un universitaire de l’université du Minnesota, Tom Treasure, un chirurgien en greffes britannique, Howard Wang, un étudiant en premier cycle de thèse de Yale, et je les applaudis ici pour cela.

    Mais pour les médias, pour les parlementaires, pour les bureaucrates, ce qui importe souvent, n’est pas tant la qualité de notre travail que de savoir qui est d’accord avec lui. Le seul fait que David Kilgour et moi étions pratiquement seuls était, en soi, pour beaucoup, une raison de remettre notre travail en question. Avoir une organisation non gouvernementale respectée comme la Société internationale pour les Droits de l’Homme (et Droits de l’Homme sans frontières dont la maison mère se trouve en Belgique, qui s’est aussi joint à nos efforts) ajoute à la crédibilité de notre travail, soulage le fardeau sur nos épaules, renforce notre campagne de promotion et soutient la capacité de recherche pour le travail en cours.

    Donc, je vous remercie pour cette récompense. Et je me réjouis de travailler avec vous dans les mois à venir dans la lutte pour mettre fin à l'assassinat des Falun Gong pour leurs organes.


    David Matas est un avocat international des droits de l’homme, installé à Winnipeg, Manitoba, Canada
    [1] Article 27, Application clinique des dispositions provisoires pour la gestion de la technologie de greffes d’organes humains
    [2] Jim Warren, la Chine bouge rapidement pour changer le systéme de greffes, Informations Greffes, Septembre 2007
    [3] ‘’Réforme des organes en Chine’’, Quotidien de Chine, 26 août 2009
    [4] Shahar Ilan, Avec la benediction des principaux rabbis, la Knesset approuve la donation d’organes, Haaretz 24/03/2008
    [5] Wang Changmin, Les médecins effectuant des greffes d’organes seront interdits de venir à Taiwan, Liberty Times à Taiwan, 26/10/2007
    [6] Les hôpitaux interdisent la formation de médecins chinois, le Sydney Morning Herald, 5 décembre 2006

    Tiré de ClearHarmony: http://www.fr.clearharmony.net/articles/201001/49331.html

  • L’avocat Gao Zhisheng serait toujours vivant

    «Arrêtez de harceler les avocats des droits de l’homme » pouvait on lire lors d’une manifestation à Hong Kong en Chine début 2009. Des manifestants, dont un groupe d’avocats internationaux, appellaient à la libération de l’avocat des droits de l'homme Gao Zhisheng. AFP PHOTO/MIKE CLARKE
    «Arrêtez de harceler les avocats des droits de l’homme » pouvait on lire lors d’une manifestation à Hong Kong en Chine début 2009. Des manifestants, dont un groupe d’avocats internationaux, appellaient à la libération de l’avocat des droits de l'homme Gao Zhisheng. AFP PHOTO/MIKE CLARKE

    SYDNEY— Il a été rapporté que l'avocat des droits de l'homme chinois, Gao Zhisheng, était toujoursen vie. Contrairement aux rapports récents selon lesquels Gao aurait été tué par les forces de sécurité chinoise, «une source bien placée» du  bureau de la sécurité chinoise a déclaré à un journaliste australien que l'avocat était en vie.

    «A l’heure actuelle, Gao est toujours vivant… il n’a pas disparu», a dit la source à John Garnaut, le correspondant à Pékin de Fairfax News. L'avocat Gao, connu pour être l'avocat des droits de l'homme le plus courageux de Chine, a défendu des pratiquants de Falun Gong, des pétitionnaires et des Chrétiens alors qu’aucun autre avocat n'avait osé le faire.

    Il a été arrêté, emprisonné, torturé et harcelé pendant les cinq dernières années et est maintenant porté disparu depuis 11 mois. La semaine dernière, des rapports étaient arrivés à Gao Zhiyi,  le frère de Gao, disant que Gao s'était «perdu et qu’il avait disparu». Plusieurs ont craint que ce ne soit un signe que Gao était mort, des suites des tortures subies dans les mains du Bureau de la Sécurité publique de Chine.

    Cependant la source du journal Herald a dit que son organisation savait où Gao est détenu mais qu’il ne pouvait pas transmettre ces informations. Il n'a donné aucune indication sur l'état de santé du courageux avocat ou de ses perspectives de libération futures.

    Gao Zhisheng est chrétien. Il a refusé de rester inactif devant la corruption, l'injustice, la persécution des pratiquants de Falun Gong et l'échec de l'autorité de la Loi en Chine. Il a écrit des lettres ouvertes au Congrès national de la Chine, au dirigeant chinois Hu Jintao et au Premier ministre Wen Jiabo, détaillant individuellement des cas d'injustice et mettant en évidence l'hypocrisie des législateurs en Chine. En 2007, il a écrit une lettre au Congrès américain demandant à ses membres de réfléchir à deux fois avant d’aller aux Jeux olympiques de Pékin en 2008, à cause du bilan atroce des droits de l'homme en Chine.

    «Le comportement que l'on juge généralement dégradant pour l’être humain est mis en application dans mon pays comme une simple tâche politique», a t-il écrit. «Aujourd'hui, comme nous nous approchons des Jeux Olympiques de Pékin, je vous demande de prêter attention au désastre en cours des droits de l'homme en Chine et je souhaite que vous transmettiez mon appel au monde entier.»

    Les autorités chinoises ont rassemblé tous leurs efforts pour ruiner la vie de Gao.  Son cabinet a été fermé. A plusieurs reprises, on a attenté à sa vie. Gao, sa femme et leurs deux enfants ont été placés en assignation à domicile, subissant des abus physiques et psychologiques plusieurs mois durant. En 2007, Gao a réussi à envoyer un compte rendu terrifiant des 50 jours de torture  qu’il a subie par les responsables de la sécurité chinoise. Les descriptions qu’il a faites ont été déchirantes et cela a déclenché une véritable onde de choc à travers plusieurs groupes de droits internationaux.

    Edward McMillan-Scott, vice-président du Parlement européen, qui avait communiqué avec Gao Zhisheng personnellement, David Kilgour, ancien secrétaire d'État Asie-Pacifique pour le Canada et David Matas, avocat des droits de l'homme international, comptent parmi les rares hommes d'État qui ont vigoureusement fait campagne pour la défense de Gao.

    En vain. En février 2009, Gao Zhisheng a été enlevé dans sa ville natale de la province du nord de Shaanxi par sept voyous. Sa femme, Geng He et leurs deux enfants avaient réussi à s'échapper de la Chine avant sa disparition. Ils ont reçu l'asile politique aux Etats-Unis en mars 2009. Cependant la famille vit toujours dans un stress continuel. Gege, la fille de 13 ans de Gao, a été récemment hospitalisée aux Etats-Unis suite aux pressions mentales qu’elle a subies.

    Article sur le même sujet:

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Gao-Zhisheng/Lavocat-Gao-Zhisheng-subit-des-tortures-inimaginables.html

    Tiré de La Grande Epoque: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/Lavocat-Gao-Zhisheng-serait-toujours-vivant.html

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