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  • Un remarquable artiste de la Dynastie Tang

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    Dans la période de Kai Yuan, sous le règne de l’Empereur Tai Zong dans la dynastie Tang, le Général Li Sixun et son fils, LI Zhaodao, étaient tous deux d’excellents artistes dans la représentation des paysages naturels. On donna respectivement à ces deux artistes père et fis le surnom de "Général Li "et "Général Li Junior "

    Les représentations de paysage de Li Sixun sont d’une facture élevée et d’un style tout à fait unique. Il a merveilleusement saisi la texture et la nature des montagnes et des rivières avec les touches de son pinceau. Li Sixun avait une maîtrise égale pour représenter animaux et paysages. Son fils, Li Zhaodao, a mis plus l’accent sur la technique dans ses peintures de montagnes, de rivières et d’animaux sauvages, au détriment de leur qualité artistique. Sa composition et sa maîtrise du pinceau ne peuvent être comparés à ceux de son père Li Sixun.

    Durant la période Tian Bao, l’Empereur Xuan Zong convoqua Li Sixun à la cour royale et lui commanda une peinture murale pour le palais Da Tong. Lorsque Li Sixun l’eut achevée, l’Empereur Xuan Zong dit à Li Sixun : " j’ai entendu le son d’une rivière en contemplant les montagnes et les rivières de la peinture murale du Palais Da Tong. Vous êtes vraiment le dieu de la peinture et le numéro un dans la peinture de paysages naturels. "

    Tiré de:

    http://www.fr.clearharmony.net/articles/200308/9103.html

  • Semblant de système juridique en Chine

    Suite de:

    http://campsd-extermination-en-chine.20minutes-blogs.fr/archive/2009/10/29/semblant-de-systeme-juridique-en-chine-partie-1.html

    Les licences des avocats militants ne sont pas renouvelées
    Selon Donald Clarke, spécialiste en droit chinois, les avocats bénéficient maintenant de plus d'indépendance. Auparavant, ils étaient traités comme des «employés de l'État exerçant le droit», mais maintenant le régime considère qu'ils sont simplement des «fournisseurs commerciaux d'un service». Cependant, ce changement ne signifie pas qu'ils puissent pratiquer comme dans les pays occidentaux.

    «[L'État] exerce un contrôle strict sur l'association des avocats et il leur impose des tâches spéciales visant à promouvoir les intérêts de l'État, même lorsque cela pourrait se faire aux dépens de leurs clients», indique M. Clarke. Un exemple bien connu d'interférence de l'État dans la relation normale entre un accusé et son représentant est celui de la règle mise en vigueur suite aux manifestations de Tiananmen en 1989. L’État dictait aux avocats de faire pression sur les accusés pour qu'ils admettent, entre autres,  leur culpabilité de «rébellion contre-révolutionnaire».

    Plus spécifiquement, Donald Clarke a témoigné que les conditions pour les avocats impliqués dans des cas sensibles (Falun Gong, Tibet, confiscation de terres, manifestations environnementales ou le fait de critiquer directement ou indirectement un dirigeant) «se sont aggravées durant les six derniers mois.»

    M. Clarke a parlé de la suspension de la firme d'avocats pékinoise Yitong, qui a pris de nombreux cas controversés. Celle-ci a représenté Hu Jia, militant contre le sang contaminé, et Chen Guangcheng, l'avocat autodidacte non voyant, ayant lutté contre les avortements forcés et les stérilisations illégales dans sa province natale du Shandong. Plusieurs avocats de la firme Yitong ont également remis en question la direction de l'Association des avocats de Pékin (AAP). Certains ont demandé que les dirigeants de cette organisation soient élus.

    Les portes de Yitong ont été fermées durant six mois, bien qu'elle ait réussi à rouvrir le mois dernier avec des effectifs réduits et que sa capacité de fonctionner ait été «grandement affectée», affirme M. Clarke. Selon lui, la leçon de cette sanction sera sans aucun doute gravée dans l'esprit des avocats militants potentiels. Plusieurs avocats impliqués dans la contestation des méthodes de l'AAP, qui a échoué, se sont vu retirer leur droit de pratiquer.

    En juillet, l'organisme en charge d'octroyer les permis de pratiquer à Pékin a retiré les licences de 53 avocats parce qu'ils n'étaient pas enregistrés auprès de l'Association des avocats de Pékin. D'autres prétextes ont également été utilisés pour radier un grand nombre d'avocats, dont les plus réputés selon M. Clarke sont Jiang Tianyong, Li Heping et Teng Biao.

    Les avocats doivent parfois obtenir la permission avant de prendre un cas important et ils se font même dire comment le gérer. En 2006, une règle nationale est entrée en vigueur et force les avocats à rapporter aux autorités locales toute tentative de recours collectif et ils doivent accepter les conseils et la supervision de l'État, rapporte M. Clarke.

    En 2008, des dizaines d'avocats se sont portés volontaires pour représenter les plaignants dans le scandale du lait contaminé à la mélamine, mais le régime leur a déconseillé de le faire, selon M. Clarke.

     

    La Chine doit mettre en application ses lois et règlements environnementaux


    Les dirigeants communistes chinois savent qu’ils doivent se pencher sur la question de l’environnement déplorable en Chine puisqu’il limite les opportunités de croissance économique et qu’il est la cause d’un nombre de plus en plus élevé de problèmes de santé; cette situation est devenue «la source principale du malaise social dans le pays», a déclaré Elizabeth Economy, C.V. Starr, Senior Fellow et directrice d'études pour l'Asie au Conseil des relations étrangères.

    La détérioration de l’eau et de l’air par la pollution pourrait expliquer la hausse dramatique du nombre de personnes atteintes du cancer – hausse d’environ 20 % depuis 2005 d’après les statistiques officielles du gouvernement. «Plus de la moitié de la population du pays boit de l’eau contaminée tous les jours», affirme Mme Economy.

    Le nombre de protestations environnementales a dépassé le cap de 50 000 en 2005 selon le ministère de la Protection de l’environnement, explique Mme Economy. «Ces protestations vont de la centaine de fermiers qui bloquent une route à 30 000 personnes qui s’opposent à une nouvelle usine chimique au Sichuan, qui causerait des fausses couches chez les jeunes femmes du village», ajoute-t-elle.

    La corruption est également une grande problématique. Les médias ont exposé des fonctionnaires qui dissimulent des problèmes graves de pollution en faisant pression sur la cour, la presse et même les hôpitaux pour que la population n’en sache rien. De plus, «ces fonctionnaires détournent souvent les fonds dédiés à la protection de l’environnement». Mme Economy a cité un rapport officiel qui avait découvert que «la moitié des fonds pour la protection de l’environnement distribués par Pékin aux fonctionnaires locaux a été détournée vers des projets non reliés à l’environnement».

    Gardner Bovingdon, un chargé de cours à l’Université d'Indiana
    Gardner Bovingdon, un chargé de cours à l’Université d'Indiana, a livré un témoignage à la Commission sur le statut des Ouïghours de la province du Xinjiang.


    Le Parti communiste a permis l’émergence de 3000 ONG environnementales afin de profiter de leur expertise et dans le but d’amener un peu de transparence aux problèmes environnementaux. Les médias peuvent également parfois jouer le rôle de chien de garde.

    Cependant, «les dirigeants chinois craignent que l’environnement devienne potentiellement la pierre angulaire pour réclamer de plus grandes réformes politiques», fait remarquer Mme Economy. Ainsi, ces ONG sont sujettes à des restrictions sévères et sont surveillées de près. Plusieurs des éminents environnementalistes en Chine sont harcelés ou emprisonnés, comme Wu Lihong, Yu Xiaogang et Tan Kai, pour n’en nommer que trois.

    Gardner Bovingdon, un chargé de cours à l’Université d'Indiana, a livré un témoignage à la Commission sur le statut des Ouïghours de la province du Xinjiang. M. Bovingdon est également l'auteur de The Uyghurs: Strangers in Their Own Land (qui doit paraître en 2010) et il a poussé la réflexion sur la question des droits de l'homme dans la province du Xinjiang au nord-ouest de la Chine. Des émeutes avaient éclaté en juillet dernier lorsque les Ouïghours ont participé à une manifestation qu’ils ont qualifiée de pacifique. Le professeur Bovingdon raconte que les autorités chinoises ont justifié la fermeture d’Internet, de divers services de messagerie et des téléphones cellulaires dans le but de prévenir les émeutes et d’empêcher la violence de se propager.

    Mais l’explication de la Chine est douteuse, juge M. Bovingdon. Il a confirmé le matin de l’audience que les sites Internet principaux de nouvelles au Xinjiang étaient encore inaccessibles après plus de trois mois. Il a proclamé que cette fermeture est une violation de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

    La Commission exécutive du congrès sur la Chine a été établie en octobre 2001 avec le mandat législatif de surveiller les droits de l’homme et de développer la primauté du droit en Chine. La Commission doit aussi maintenir une base de données avec les informations sur les prisonniers chinois.

    Tiré de:

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/Semblant-de-systeme-juridique-en-Chine-selon-une-Commission/Page-1.html

  • La Chine, terre du Qigong

    Le Qigong dans la Chine antique

    2008-09-20-chinesepainting.jpeg« Qigong » est un terme récent, apparu dans les années 60-70, qui regroupe sous un terme générique les anciennes pratiques corporelles et spirituelles chinoises. Selon la médecine chinoise le "Qi" (énergie vitale) anime toutes choses. "Gong" signifie ici « la méthode ». Les deux caractères du terme "Qigong" peuvent donc être rendus par "méthode de l'énergie vitale".

    Etablir un historique du Qigong n’est pas chose aisée, d’abord parce que son existence est rapportée aussi loin que les vestiges de notre humanité remontent, et ensuite parce que ses méthodes les plus profondes ont toujours été transmises secrètement, un maître n’enseignant qu’à un ou quelques disciples les principes de son école. Il n’a commencé à être popularisé et largement transmis qu’il y a une quarantaine d’années. L’ésotérisme de la transmission de beaucoup de méthodes de Qigong tient sans doute à la visée spirituelle fondamentale de celui-ci. Dans la Chine antique, les « pratiquants » bien souvent se retiraient du monde pendant de longues années pour se purifier par l’ascèse et la méditation. La mystique chinoise abonde d’histoires de pratiquants entrant en séclusion pour méditer, harmoniser leur « souffle », et atteindre l’Eveil.

    L’origine la plus lointaine du Qigong reste donc peu claire. Certains spécialistes considèrent, d’après des découvertes archéologiques, qu’il aurait plus de 5 000 ans d’histoire, précédant de beaucoup l’apparition des religions. On a retrouvé des descriptions d’exercices physiques gravées dans la pierre, et les premiers idéogrammes chinois – écrits sur des écailles de tortue - étaient porteurs de notions religieuses. Le “Yi Jing” (livre des mutations, 1122 avant JC), qui introduit le concept de trois énergies, terrestre, céleste et humaine est également le témoin de l’existence, dans la lointaine antiquité chinoise, de la notion de forces naturelles avec lesquelles l’homme pouvait, par une pratique adaptée, s’harmoniser.

    On peut trouver dans les écrits du Sage Lao Zi, (VIème siècle avant J.C), des indications plus précises sur le « travail interne », ce que les taoïstes ont ensuite appelé « l’alchimie intérieure ». Lao Zi, dans son classique "Dao De Jing" (écrit sur la Voie et la Vertu) mentionnait le travail sur le “souffle” comme moyen d’arriver à l’équilibre interne. De nombreux autres écrits taoïstes parlent de « nourrir la vie » et d’harmonisation du corps et de l’esprit comme moyen d’obtention de « la Voie ». Dans les différents classiques taoïstes, le corps humain, considéré comme un microcosme, est un « monde » que la pratique physique et spirituelle peut « raffiner », « nourrir », « faire retourner à l’origine (fan ben gui zhen) » L’harmonisation de l’homme avec la nature et avec l’Univers y est une notion centrale.

    boddhisattva.jpgIl est souvent supposé que le Qigong connut un essor particulier pendant la dynastie Han (-206 +220). Comme l’ascèse du Yoga en Inde, son but était de faire échapper l’homme au cycle des réincarnations. Les historiens pensent qu’à cette époque des méthodes bouddhistes ésotériques se transmirent en Chine, et que les Qigong bouddhistes et taoïstes étaient déjà largement pratiqués, non seulement par les moines dans les temples, mais aussi par des ermites et par quelques personnes du monde séculaire, le point commun étant la transmission à une élite. Les maîtres enseignaient les théories profondes du Qigong, de manière ésotérique et, dans le contexte de l’époque, sous des appellations à forte connotation religieuse : « Grande Voie du Dan d’or à neuf tours », « Loi d’Arhat (luo han fa) », « Grande voie de la bouddhéité (xiu fo da fa) »…

    En parallèle à ce développement, hors des temples, les savants et les médecins commençaient à entreprendre l’étude des aspects thérapeutiques du Qigong. Pendant la dynastie Jin au 3ème siècle après JC, à la même époque où le célèbre médecin Hua Tuo commença à utiliser l’acupuncture comme anesthésique lors des opérations chirurgicales, on vit mentionner dans les écrits du médecin Bian Que ainsi que dans ceux, au quatrième siècle, du philosophe taoïste Zhuang Zi, l’existence d’un lien entre « souffle » et état de santé.

    A cette même époque où certaines formes de Qigong devinrent accessibles au sein de la société chinoise, celui-ci devint une des branches de la médecine chinoise. Les pratiques de Qigong semblent donc avoir été transmises de deux manières, l’une exotérique, en tant que science médicale, l’autre ésotérique, comme voie spirituelle.

    Changs.jpgUn événement fréquemment mentionné par les historiens du Qigong est l’arrivée du moine Bodhidharma au temple de Shaolin : pendant la dynastie Liang (502-557), Bodhidharma, le fondateur du bouddhisme Chan (connu sous le nom de Zen au Japon) enseigna aux moines bouddhistes de ce temple les premières techniques corporelles. La légende dit que c’est leur faiblesse physique qui encouragea Bodhidharma à leur enseigner le Qigong. Après 9 années de méditation dans une grotte, Bodhidharma passe pour avoir écrit deux recueils, l’un appelé « classique sur le travail des tendons et des muscles (yi jin jing) » et l’autre appelé « classique sur l’épuration du cerveau et de la moelle (xi sui jing ) ». Le premier était un enseignement principalement physique. Le second, transmis de façon ésotérique, enseignait d’après certains une voie d’obtention de l’éveil. Plus tard, les moines de Shaolin devinrent célèbres pour leur maîtrise des arts martiaux, ce qui constitue la dernière forme du Qigong. Le Qigong des arts martiaux, au contraire des méthodes internes, insiste sur une pratique énergique par des mouvements, sur le développement de la résistance et de la puissance physique. Une des méthodes les plus célèbres a été popularisée par le général Yue Fei, dans les dernières années de la dynastie Song (1127-1279). Il s’agit de ce qui est appelé l’exercice des « 8 pièces de brocart »

    Enfin, pendant la dynastie Ming, Zhang San-Feng (1317-1420, représentation ci-contre), un ermite taoïste, transmit la méthode connue sous le nom de Taijiquan (ou Tai Chi Chuan). Cette forme de Qigong taoïste insistait sur le travail interne, par des mouvements souples et de la méditation. Elle a connu différentes évolutions au cours du temps, donnant naissance à différents styles et différentes écoles qui se sont transmises jusqu’à aujourd’hui, et dont la partie gymnique nous est connue sous le nom de « Tai Chi ».

    L’antiquité chinoise a donc vu le développement de nombreuses méthodes de pratique, certaines principalement méditatives et ayant pour but principal l’élévation spirituelle, d’autres martiales, et quelques unes thérapeutiques, intégrées à la médecine traditionnelle chinoise. L’histoire chinoise est remplie de récits semi-mythiques sur les exploits des « pratiquants » des différentes époques, et on ne peut que tomber d’accord avec Suzanne Bernard quand elle écrit : « le Qigong représente la base de la culture chinoise, c'est « l’âme » de la Chine. Depuis des millénaires, on vit, on respire en Chine dans un monde fabuleux, extraordinaire pour un Occidental (1) ».

    Tiré de:

    http://www.infofalungong.net/Historique/pages/Chapitre_I.html

     

  • Des politiques américains forcés à suivre le drapeau chinois?

    (Daxiong/The Epoch Times)
    (Daxiong/The Epoch Times)

    Dans ses activités en Occident, le régime chinois déploie de gros moyens pour influencer les politiques — le but principal est que ces politiques soutiennent les mesures de Pékin dans les moments critiques, explique Li Fengzhi, ancien officier de renseignement du Parti communiste chinois (PCC) au ministère de la Sécurité d’Etat.

    Il ajoute que c’est particulièrement le cas avec les politiques chinois en Occident, et met en garde les politiques occidentaux de bien faire la différence entre la Chine et le Parti.

    «Ils doivent garder leur conscience et obéir aux lois de leurs pays», dit Li, qui a déserté la Chine en 2004 et vit aujourd’hui aux Etats-Unis.

    Les spécialistes de la Chine et de ses politiques se sont demandé si le soutien de John Liu par les autorités chinoises dans la course au poste de contrôleur de gestion de la ville de New York, est la preuve de l’influence du régime sur le candidat. La candidature de John Liu a été soutenue par les médias d’Etat de Chine, par des organisations proches du Parti communiste chinois et sur des sites Web du régime chinois.

    L’Association Américaine Fukien, a débloquée près de 70.000 dollars pour la campagne de Liu, selon le World Journal. Cette association est l’une des principales organisations qui soutient le PCC, selon Ko-lin Chin, un des principaux experts de la mafia chinoise.

    L’agence de presse étatique China News Service (CNS) a publié 32 articles sur John pendant sa campagne, dont 20 qui relataient sa campagne pour le poste de contrôleur de gestion de la ville de New York. Ce décompte n’inclut pas les 30 autres articles qui parlaient de lui l’année précédente sans lien avec l’élection. Et tous ces reportages décrivaient John Liu de manière positive.

    «Les politiques qui bénéficient d’une grande publicité dans les médias officiels du PCC  sont souvent ceux qui sont très proches du PCC ou qui ont été formés par le Parti» explique M. Li. «Le PCC ne fait pas la promotion ni de diffame quelqu’un sans raison. C'est une manière d’identifier qui sont les amis du PCC.»

    Li ajoute que le Parti offre souvent beaucoup d’argent et fait la publicité de certains politiques tout en les impliquant émotionnellement. Cela se vérifie quand on regarde à qui le Parti rend hommage, dit-il. «Cette personne est probablement très proche du PCC.»

    John Liu est allé en visite officielle en Chine en 2007, une visite organisée par Lü Chengrui, président de l'Association Shandong de New York. Lü est aussi le président de la Fédération Unie d'Associations chinoises récemment constituée. Le moment fort de la visite de John Liu était la cérémonie lors de laquelle il a reçu le prix  «le Monde est beau grâce à vous: Récompense pour les Chinois d’influence dans le Monde», patronnée par les médias étatiques.

    «Les politiques dont les médias officiels du Parti font la promotion sont souvent ceux qui sont très proches du pouvoir ou ceux qui ont été formés par le Parti», explique Li Fengzhi, ancien officier de l’intelligence au ministère de la Défense du Parti communiste chinois.

    Le 22 février 2009, la Fédération unie des associations chinoises a organisé une soirée de collecte de fonds au profit de John Liu à Flushing, quartier chinois de New York. Cet événement de collecte de fonds a été annoncé sur le site chinaqw.com, la «Voix de la Chine» journal en ligne uniquement. Selon ce site, il est «la seule agence de propagande ciblant les ressortissants chinois et qui publie uniquement sur Internet.»

    Utiliser la Communauté

    «Le PCC fait appel aux membres des communautés chinoises à l'étranger, aux étudiants chinois et associations scolaires, pour travailler avec le régime au nom de servir la nation», explique M. Li.

    Le PCC trouve aussi des organisations et des médias occidentaux en faveur du Parti pour lui servir de porte-parole. Ces organisations nationales et les médias auront une influence plus directe sur leurs politiques dans la mesure où les membres de ces organisations sont souvent des citoyens locaux.

    Tous ces efforts relèvent du Département du Travail du Front uni, entité qui dépend du Comité central du Parti communiste.

    Tactiques courantes du régime chinois

    Sans viser spécifiquement un quelconque citoyen ou politique américain, Li explique une tactique commune que le PCC emploie pour étendre son influence en Occident: «Un agent du PCC ou autre représentant va inviter un homme politique occidental à des dîners ou des rassemblements. Ils apprennent à se connaître mutuellement, ce qui permettra à l'agent du Parti d’obtenir des faveurs. Parfois, un haut fonctionnaire du PCC va participer à la manoeuvre, une invitation officielle de haut rang en Chine permettra de donner de l’importance à un politique moyen qui se sentira ainsi honoré. L'agent du PCC prendra ensuite le relais.»

    Une autre méthode, explique M. Li, est de cibler l’entourage de l'homme politique visé, la famille, les voisins, le personnel, et même des photographes de presse. «Grâce à ces proches, les agents peuvent obtenir certaines informations ou exercer une certaine influence.»

    Toutefois, lorsque l'appât n'est pas suffisant, le PCC recourt à la contrainte, indique M. Li.

    Une façon typique de coincer un homme politique occidental est de faire des recherches approfondies sur ses antécédents, explique M. Li. Le politique est invité en Chine pour une réunion, une visite officielle, ou une simple visite. Quand l’Occidental arrive en Chine, l'agent va appâter l'homme politique avec de l'argent ou des intérêts politiques.

    «Parfois, la séduction implique la vie personnelle de l'homme politique», révèle M. Li.

    Une fois que la victime tombe dans le piège, l'agent du PCC utilise des preuves pour la forcer à se soumettre à la volonté du Parti. Souvent, si le politique résiste, les agents l’accusent d’une chose qu'il n'a pas faite -- à l’aide de preuves fabriquées au moyen de la technologie moderne.

    «Cela fonctionne très bien sur des Occidentaux», selon M. Li. «Dans les sociétés occidentales, la carrière des politiques repose en grande partie sur leur réputation. Devant la menace du PCC de révéler ces preuves, les politiques prennent facilement peur pour leur carrière.»

    Tiré de:

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/Des-politiques-americains-forces-a-suivre-le-drapeau-chinois.html

  • Justice à 2 vitesses en Chine

    Ce matin-là, la cour était sous haute surveillance; Le gouvernement local a fait appel à 60 fonctionnaires et clercs gouvernementaux et les a fait asseoir dans la salle d'audience.

    Avant que le procès ne commence, la police de la cour a appelé l'avocate et lui a dit: ”Premièrement, ne plaidez pas ”non coupable” pour Yang. Deuxièmement, soumettez votre défense à la cour." L'avocate a refusé et a dit: ”Nous n'allons pas coopérer avec ce genre de requêtes illégales. Je ne défendrai pas mon client illégalement. Quand aux thèmes de la défense, le procès n'a pas encore commencé, comment pourrais-je en avoir?" Une personne du Département Législatif de la province de Jilin a dit: ”Consentez-leur (au juge et à la cour) de sauver un peu la face. Nous devons être du côté du gouvernement. Veuillez suivre leurs procédures et accepter leur sentence." L'avocat a refusé.

    Quand le procès a commencé, une femme policier a ordonné à l'avocate d'aller aux toilettes et d'ôter ses vêtements pour une fouille corporelle. L'avocate a refusé de se soumettre à la fouille et a dit: ”C'est humiliant et cela viole mes droits humains. Vous ne pouvez même pas faire cela à un criminel à n'importe quel moment, comment pouvez-vous le faire avec un avocat professionnel? Même si vous êtes un policier femme, ce que vous venez de dire n'a aucun sens. Veuillez me montrer la loi ou la réglementation qui justifie votre ordre."

    M. Yang a été emmené à la cour portant des menottes aux poignets et de lourds fers aux pieds. L'avocate a souligné: ”Mon client n'est pas un criminel. Selon la cour supérieure, ses menottes et ses fers devraient être enlevés." La cour n'a pas eu d'autre choix que d'accéder à la demande de l'avocate.

    Quand l'avocate a défendu M. Yang, le Juge en chef, Wang Yuxia, l'a interrompue à plusieurs reprises. Elle l'a même menacé en disant: ”Je vais vous expulser de la cour si vous insistez à plaider non coupable pour Yang."

    L'avocate a répondu: ”Vous n'avez pas le pouvoir de faire cela. Je suis ici pour défendre M.Yang à sa demande et selon la loi. Je ne viole aucune loi ou réglementation. Si vous continuez à agir ainsi, je vais également demander à ce qu'on expulse le juge." Les gens dans la salle d'audience ont dû se retenir de rire. Le juge est devenue tout rouge et était très embarrassée.

    La juge a mentionné que Yang possédait six ordinateurs. L'avocate a dit: ”Six ordinateurs. Peu importe le nombre d'ordinateurs qu'il possède, ils sont tous sa propriété personnelle. Cela ne viole aucune loi ou réglementation. Ceci n'a rien à voir avec l'affaire."

    L'avocate a demandé à la cour de produire la preuve que M. Yang avait été torturé durant l'interrogatoire. Après débat, la cour a montré un formulaire médical de l'hôpital municipal où M. Yang a subi un traitement médical d'urgence. Ceci démontrait que M. Yang avait bien été torturé lors de son interrogatoire.

    L'avocate a demandé au juge: ”Y a-t-il dans la Constitution une loi ou une réglementation qui stipule que le Falun Gong est illégal? Veuillez me le montrer, s'il vous plaît." Le juge n'a rien pu dire. L'avocate a demandé à ce que M. Yang soit jugé ”non coupable” et qu'il soit libéré immédiatement.

    Informations de contact des personnes impliquées à la cour de Shulan:

    Wang Yuxia, juge président au Département Pénal. Son téléphone cellulaire est le 86-13500900148. Le téléphone de son domicile est 86-432-8228148.

    Wang Zhuyun, juge adjoint président au Département Pénal. Son téléphone cellulaire est le 86-13324321015. Le téléphone de son domicile est 86-432-8230976.

    Zhang Hongfu est le président de la cour de Shulan. Son téléphone est le 86-13904443318.

    Cao Yanpeng est le président adjoint de la cour de Shulan. Son téléphone est le 86-15948495000 et le 86-432-8224606.

    Liu Yong est un juge du Département Pénal. Son téléphone est le 86-432-7968060.

    Tiré de:

    http://www.fr.clearharmony.net/articles/200910/48099.html

  • Semblant de système juridique en Chine

    Chris Smith, membre du Congrès, parle à la presse
    Chris Smith, membre du Congrès, parle à la presse après l'audience de la Commission exécutive du Congrès sur la Chine (CECC). (Gary Feuerberg/The Epoch Times)

    WASHINGTON – La Chine se présente comme un État moderne, avec un système judiciaire complet et un code de lois. En fait, des experts de la Chine reconnaissent que le respect pour l'autorité de la loi et les droits individuels présents dans les démocraties est éclipsé par les priorités de l'État. Cependant, le régime chinois doit donner des réponses aux préoccupations internationales sur la manière que la Chine aborde, par exemple, le changement climatique, la protection de l'environnement et les récentes protestations des Tibétains et des Ouïghours.

    Pour avoir une idée de l'évolution du système juridique chinois et de la situation des droits de l'homme, la Commission exécutive du Congrès sur la Chine (CECC) a demandé à un groupe d'experts de dresser un état des lieux.

    «Dans son rapport 2009, la Commission a exprimé ses inquiétudes quant aux violations des droits de l'homme continuelles et la stagnation du développement de l'État de droit», a mentionné le sénateur Byron L. Dorgan (Démocrate – Dakota du Nord), coprésident de la Commission, dans sa déclaration d'ouverture. Le rapport annuel 2009 de la CECC a été publié en ligne le 13 octobre.

    «M. le président, j'ai bien peur que ce que nous avons vu en Chine n'est pas l’émergence d'un système de loi, mais d'une autorité se servant de la loi. Le développement des structures légales chinoises, des institutions réglementaires, des agences bureaucratiques n'est pas sujet au code de lois, puisque le Parti communiste et le gouvernement n'y sont pas soumis», a déclaré le membre républicain Chris Smith (New Jersey).

    Le sénateur Dorgan a affirmé qu'il est dans l'intérêt des citoyens américains et chinois que le régime cesse de réprimer la liberté d'expression et la primauté du droit. «Le harcèlement des délateurs et la répression de la critique et de la dissidence empêchent les contrôles internes des dommages à l'environnement, ce qui peut non seulement nuire aux citoyens chinois, mais peut également avoir des conséquences mondialement.

    «Pour maximiser le progrès dans la sécurité alimentaire, la qualité des produits et même la pureté de l'air, le gouvernement chinois ne doit pas s'aliéner les dénonciateurs environnementaux, la presse critique, les ONG, les avocats défenseurs des droits de l'homme, et ils ne peuvent être réprimés comme des ennemis de l'État», a ajouté le sénateur Dorgan.

    Des prisonniers politiques moins souvent libérés
    John Kamm, fondateur, président et directeur général de la Fondation Dui Hua («dialogue»), a fourni à la Commission une mise à jour sur les prisonniers politiques. M. Kamm a des relations d'affaires avec Hong Kong et la Chine continentale depuis les années 1970 et, au cours de cette période, il a tissé des amitiés avec certains fonctionnaires chinois. Depuis mai 1990, il dit qu'il s'est renseigné sur le statut de plus de 1000 prisonniers et a reçu des réponses écrites sur la moitié d'entre eux. Malheureusement, en 2005, le ministère chinois de la Justice a cessé de fournir des informations à Dui Hua. Et le site web de Dui Hua est bloqué depuis plus de deux ans.

    Cependant, l'année dernière, M. Kamm a trouvé un autre moyen pour obtenir des informations sur les prisonniers. Il se sert principalement de sources locales dans diverses provinces et municipalités. Le ministère des Affaires étrangères a aussi commencé à fournir des réponses aux questions sur les listes de prisonniers.

    John Kamm, fondateur et directeur exécutif de la Fondation Dui Hua,
    John Kamm, fondateur et directeur exécutif de la Fondation Dui Hua, a fourni à la commission une mise à jour des prisonniers politiques en Chine. (Gary Feuerberg/The Epoch Times)


    Les dernières informations que M. Kamm a obtenues étaient sur les prisonniers du 4 Juin, c'est-à-dire les prisonniers qui ont été condamnés pour avoir participé aux manifestations de Tiananmen en 1989 (évènement qui a abouti à la mort de milliers de Chinois quand l'Armée populaire de Libération a tiré sur les foules).

    «Il y a environ 20 prisonniers qui purgent encore leurs peines ou qui sont détenus au moins en partie à cause des manifestations du printemps 1989», mentionne M. Kamm. Il affirme que ces individus sont emprisonnés à Pékin, mais qu'il pourrait y en avoir d'autres en province.

    Des pardons particuliers ont été offerts par les provinces à l'occasion des Jeux olympiques de Pékin ou du 60e anniversaire du régime, mais Pékin n'a pour sa part pas bougé. Ceux qui en ont profité sont probablement des prisonniers politiques : les prisonniers du 4 juin et un sous-groupe de «contre-révolutionnaires» qui ont été condamnés à mort durant les années 1980. Jiang Cunde, militant pour les droits du travail et dissident, est un de ceux qui a été condamné pour «crime contre-révolutionnaire» et, comme beaucoup de prisonniers du 4 juin, il souffre de maladie mentale.

    John Kamm affirme que les prisonniers politiques ou religieux, tels que nous pourrions les qualifier, reçoivent 50 % moins de réductions de peines que les autres prisonniers. Ils ont été condamnés pour avoir «mis en danger la sécurité de l'État» ou sont accusés d'appartenir à une secte.

    «Dans des endroits comme le Tibet et le Xinjiang, les prisonniers ayant “mis en danger la sécurité de l'État” ne reçoivent jamais de réduction de peine ou de liberté conditionnelle. Même dans les provinces à majorité Han [ethnie principale], les prisonniers politiques obtiennent rarement le pardon», explique M. Kamm.

    Tiré de:

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/Semblant-de-systeme-juridique-en-Chine-selon-une-Commission.html

  • Le Prix Nobel de littérature 2009 donne son appui aux dissidents chinois

    La lauréate du prix Nobel de littérature en 2009, Herta Müller (gauche)
    La lauréate du prix Nobel de littérature en 2009, Herta Müller (gauche) et l’écrivain dissident chinois Bei Ling (droite) ont fait un arrêt devant l’emplacement de La Grande Époque au Salon du livre de Francfort. Charlotte Cuthbertson/La Grande Époque)

    FRANCFORT – Herta Müller, Prix Nobel de littérature 2009, a déclenché une rafale de flashs en se rendant au stand de La Grande Époque lors du Salon du livre de Francfort dernièrement.

    L'écrivaine timide a gardé son sang-froid durant le bombardement médiatique alors qu'elle saluait les auteurs dissidents chinois Bei Ling, qui habite maintenant aux États-Unis, et Zong Weiguang, résidant en Allemagne, ainsi que Lea Zhou, rédactrice en chef de La Grande Époque en Europe.

    «Je suis heureuse de pouvoir les appuyer d'une manière ou d'une autre. Si je pouvais utiliser le prix [Nobel] pour leur offrir un sanctuaire... Je sais, toutes les dictatures traitent les êtres humains de la même façon. L'individualité est immatérielle, aucun individu n'a le droit à sa propre opinion.»

    Appui aux dissidents chinois
    Herta Müller, qui a grandi en Roumanie sous le régime de Ceausescu, ne parle pas à travers son chapeau. Elle a perdu son emploi en 1979 après avoir refusé de travailler pour la Securitate, la police secrète roumaine.

    «Je réitère toujours que j'ai été très chanceuse d'avoir survécu à vivre sous une dictature», affirme-t-elle. Elle s'est dite convaincue que la dictature chinoise pourrait s'effondrer, ajoutant «qu'il serait lamentable qu'une vie humaine périsse avant que cela se produise. J'ai beaucoup d'amis qui n'ont pu témoigner de la chute du régime de Ceausescu.»

    Le Prix Nobel Herta Müller signe une pétition pour libérer l’avocat de droits de l’homme Gao Zhisheng
    Le Prix Nobel Herta Müller signe une pétition pour libérer l’avocat de droits de l’homme Gao Zhisheng au kiosque de La Grande Époque lors du Salon du livre de Francfort. (Jason Wang/The Epoch Times)


    Elle a été applaudie lorsqu'elle a souligné comment de nombreux gouvernements totalitaires ont tué des gens pour conserver leur pouvoir. «Avec la Chine, il y a Cuba par exemple, ou l'Iran, ou la Corée du Nord. Il faut avoir du courage, des tripes et [un sens des] responsabilités.»

    Mme Müller s'est adressée directement aux auteurs dissidents chinois : «Le courage est à l'opposé de la peur. Vivre dans une dictature demande d'être courageux et responsable.»

    Lea Zhou a qualifié Herta Müller d'«écrivaine contre l'oubli» lorsqu'elle lui a offert un exemplaire chinois de La Grande Époque. Ce numéro mettait en vedette un extrait, traduit en chinois, de son roman Atemschaukel (La balançoire du souffle).

    Herta Müller sourit alors que la foule se bouscule et que les flashs l'assaillent. Dans un état de santé moins qu'idéal, l'auteure avait dû annuler certains rendez-vous la veille. Tout au long de l'évènement, une expression mélancolique marquait son visage, mais ses mots étaient tout de même portés vers l'avenir plutôt que prisonniers du passé.

    En s'adressant encore aux auteurs chinois et au personnel de La Grande Époque, elle a ajouté : «J'espère que quelqu'un vous félicitera pour votre travail et j’espère que la Chine se sentira peut-être bientôt pressée de changer la terrible situation des droits de l'homme.»

    Un journaliste de Radio Free Asia, bannie en Chine continentale mais néanmoins très appréciée, lui a demandé si elle écoutait Radio Free Europe en Roumanie. «J'écoutais Radio Free Europe plusieurs fois par jour et ceux qui ne le faisaient pas étaient des idiots.»

    Au stand de La Grande Époque, une pétition lui est présentée et elle la signe, pour qu'un jour Gao Zhisheng  avocat chinois défenseur des droits de l'homme persécuté – puisse témoigner de la chute du régime chinois.

    Tiré de:

    http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/Le-Prix-Nobel-de-litterature-donne-son-appui-aux-dissidents-chinois.html

  • Des pratiquants de Falun Gong en Chine jugés non-coupables

    v-21-1079890-1241691281.jpgLe 15 octobre 2009, la cour du district de Louqu dans l'agglomération de Yueyang, province du Henan, ont commencé un "procès" des pratiquants de Falun Gong M. Xu Genyuan et M. Huang Youjun. Leurs avocats ont plaidé non-coupables.

    Tôt ce matin là, Zhang Jiehong, le Chef du Bureau 610 de la ville de Yueyang, a conduit des gardiens de sécurité et du personnel de la communauté du 610 à encercler le tribunal. Chaque personne venue au tribunal a été enregistrée et secrètement prise en photo. A un peu plus de 8h, une longue ligne de personnels de sécurité se tenaient à l'entrée extérieure du tribunal et empêchait tout pratiquant de Falun Gong ou quiconque d'autre d'entrer et d'assister à l'audience.

    Plus d'une dizaine de membres de la famille de M. Xu Genyuan voulaient assister à la séance mais seuls trois d'entre aux ont été autorisé à entrer.

    Tout au long de l'audience, les avocats de M. Xu Genyuan et Huang Youjun ont défendu leurs clients avec un plaidoyer non-coupable. Lorsque le procureur public Li Weixin a accusé les deux pratiquants d'"utiliser une organisation de culte pour miner l'application de la loi," l'avocat M. Zhang Chuanli de Beijing lui a demandé de montrer des documents légaux concrets déclarant que "Falun Gong est un culte". Le procureur est resté silencieux, tandis que les juges et les agents de la sécurité nationale se sont regardés mutuellement, ahuris.

    Plus tard, M. Jin Guanghong a souligné "Les défenseurs croient que l'accusé M. Xu Genyuan et les autres pratiquants de Falun Gong sont des citoyens respectueux des lois. Leur pratique du Falun Gong ne mine pas plus l'application de la loi et les règles administratives qu'elle ne porte atteinte aux intérêts social, public et individuel. Au contraire, les pratiquants accusés ont obtenu la santé physique et mentale en pratiquant Falun Gong et élevé leurs standards moraux. De plus, c'est une contribution positive à la société qu'ils aient recommandé le Falun Gong à d'autres. Il est en même temps bien connu que tous les pratiquants de Falun Gong sont devenus plus aimants et serviables envers les autres. Donc le comportement des accusés ne porte certainement aucun tort à la société. En fait, c'est juste le contraire, il est bénéfique à la communauté."

    "En même temps, les prévenus font valoir que la religion peut purifier l'esprit et l'âme humaine, élever les standards moraux. Les doctrines religieuses encouragent les gens à faire de bonnes actions et à accumuler du De (Vertu), à se soumettre aux lois de l'état et respecter l'ordre public. Cela aide non seulement à créer de bons citoyens, mais favorise aussi la stabilité et l'harmonie sociales. En fait, les pratiquants de Falun Gong sont assurément les facteurs les plus stables pour notre société. Le gouvernement devrait encourager et non réprimer la croyance de ces personnes. Que le gouvernement ait accusé et puni des citoyens pour leurs croyances religieuses a foulé aux pieds les droits humains."

    M. Xu Genyuan et M. Huang Youjun ont plaidé non coupables. Ils ont dénoncé les crimes de Jiang Chao, Fu Wei et d'autres des Brigades de la sécurité nationale des districts de Louqu et de Junshan, qui ont torturé et persécuté ces pratiquants. M. Xu a montré aux juges et au jury les blessures infligées par des brûlures de cigarettes, les cicatrices laissées par les menottes et par des aiguilles de métal sur ses jambes, ses bras et ses mains, et sa tête dont la plupart des cheveux ont été arrachés par les gardiens de la prison. Les membres de la famille de M. Xu ont fait entendre leur indignation et leur ressentiment, et écrit une lettre de plainte contre la branche de Yueyang de la Brigade de sécurité nationale.

    Finalement, les avocats, les pratiquants accusés et leurs membres de famille ont demandé à la cour de prononcer un verdict non coupable et de les relâcher immédiatement. Les juges ont admis que les pratiquants de Falun Gong n'étaient pas coupables, puis l'audience a du être suspendue.

    Tiré de:

    http://www.vraiesagesse.net/news/0910/28/E111831_20091025_fr.html

    Merci aux sites ClearHarmony et Vraie Sagesse de nous apporter des reportages de cette qualité en provenance de l'intérieur de la Chine.

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