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  • Main basse sur le Mékong

    La politique d’aménagement engagée par Pékin sur le cours supérieur du grand fleuve commence à inquiéter sérieusement les pays situés en aval.

    Alors que la Chine s’apprête à célébrer le 60e anniversaire de l’arrivée au pouvoir du Parti communiste, une manifestation de son influence grandissante passe largement inaperçue : le contrôle qu’elle exerce sur l’approvisionnement en eau de l’Asie. La géographie, en effet, a fait de la Chine le point de départ des plus grands fleuves qui s’écoulent vers l’Asie du Sud, notamment l’Indus et le Brahmapoutre, et vers l’Asie du Sud-Est, avec la Salouen et le Mékong. Ces quatre formidables cours d’eau prennent naissance sur les plateaux du Qinghai et du Tibet, une région surnommée le “Toit du monde” en raison de son altitude et de son isolement.

    Pour l’Asie du Sud-Est, le Mékong est de loin le fleuve le plus important. En 1986, la Chine a commencé à construire le premier d’une série de barrages sur les quelque 2 400 kilomètres de la section chinoise du fleuve, sans que personne ou presque ne le remarque dans les pays situés en aval. Mais, maintenant, alors que Pékin se dépêche de terminer le quatrième barrage de la série, l’inquiétude grandit au regard des répercussions possibles de ces ouvrages sur l’environnement. Au Laos, en Thaïlande, au Vietnam et au Cambodge, plus de 60 millions de personnes dépendent du Mékong pour l’eau, la nourriture et le transport. Or, selon un rapport publié en mai 2009 par le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) et l’Institut asiatique de technologie (Asian Institute of Technology, AIT), les travaux chinois risquent de mettre sérieusement en péril le Mékong et ses richesses naturelles.

    Dix ans pour remplir le réservoir du plus haut barrage du monde


    La Commission du Mékong (Mekong River Commission, MRC), une agence intergouvernementale créée en 1995 par les quatre pays du bassin inférieur pour favoriser le développement durable du fleuve, fait actuellement une analyse comparative des coûts et des avantages des barrages sur le système fluvial dans son ensemble. Mais la MRC exerce une autorité limitée, et Pékin a refusé d’y adhérer, même si environ 20 % des eaux du Mékong dépendent en permanence de la Chine.


    Comme il n’existe aucun traité international régissant l’utilisation des cours d’eau transfrontaliers, la Chine se trouve dans une position dominante puisque c’est elle qui a la maîtrise des sources. Elle a le droit de développer sa partie comme elle l’entend. Elle ne s’en est pas privée, et cela sans consulter ses voisins, ni encore moins chercher leur approbation. La série de barrages qu’elle construit sur le haut Mékong, dans la province du Yunnan, produira plus de 15 500 mégawatts d’électricité pour les villes et les industries, remplaçant les carburants fossiles polluants par une hydroélectricité propre et renouvelable. La construction du quatrième ouvrage d’art, situé à Xiaowan, devrait s’achever en 2012, pour un coût de près de 4 milliards de dollars. Se dressant sur 292 mètres, il sera le plus haut du monde. Le réservoir de Xiaowan contiendra 15 milliards de mètres cubes d’eau, soit cinq fois la capacité totale des trois premiers de la série. Il faudra entre cinq et dix ans pour le remplir, en utilisant la moitié des eaux du fleuve en amont. Une fois plein, il couvrira plus de 190 km2. Avec une capacité de 4 200 mégawatts, Xiaowan sera de loin le plus grand barrage du Mékong. La Chine envisage toutefois d’en inaugurer un autre en aval, à Nuozhadu, en 2014. Il ne sera pas aussi haut, mais il absorbera encore plus d’eau (près de 23 milliards de mètres cubes) et générera 5 000 mégawatts de puissance électrique.


    Les autorités chinoises ont assuré l’Asie du Sud-Est que ces barrages auront un impact positif sur l’environnement. A les en croire, en retenant une partie de l’eau durant la saison humide, ils permettront de contrôler les crues et l’érosion des berges en aval. A l’inverse, les lâchers de réservoir en été, à des fins de production d’électricité, atténueront les pénuries d’eau en aval durant la saison sèche.


    Mais, d’après le rapport PNUE-AIT, le grand lac au centre du Cambodge, zone de l’alevinage des poissons dans le bas Mékong, et le delta au sud du Vietnam, grenier à riz du pays, seront particulièrement exposés aux changements apportés au cycle de crues et de sécheresses si particulier du grand fleuve. Le lac cambodgien du Tonle Sap est relié au Mékong. Les scientifiques craignent qu’en réduisant l’écoulement naturel des eaux de crue on ne provoque une baisse du niveau du lac et des stocks de poisson, déjà mis à mal par la surpêche et la pollution. Quant au Vietnam, il redoute qu’une diminution des volumes d’eau douce n’aggrave le problème de l’intrusion des eaux de mer et de la salinisation des basses terres dans la région du delta, où le changement climatique et l’élévation du niveau de la mer menacent d’inonder de grandes étendues de terres agricoles et de déplacer des millions de personnes d’ici à la fin du siècle.

     

    Tiré de Courrier International :

    http://www.courrierinternational.com/article/2009/10/01/main-basse-sur-le-mekong

     

  • Chine : un anniversaire sous haute surveillance

    La Chine communiste organise pour ses 60 ans jeudi les plus fastueuses festivités jamais vues dans cet immense pays devenu puissance mondiale, avec une parade militaire et un défilé de 100.000 personnes entourés de mesures de sécurité sans précédent.

    La fête nationale du 1er octobre marque les 60 ans d’un des derniers régimes communistes au pouvoir dans le monde, installé avec la proclamation par Mao Zedong de la République populaire de Chine place Tiananmen, le 1er octobre 1949. Cet anniversaire a été préparé depuis des mois par l’Armée et par des bataillons de "volontaires" qui vont défiler à Pékin à bord de chars allégoriques, danser et chanter à la gloire du régime et de ses réalisations, ou assurer la sécurité.

    Les festivités sont accompagnées d’un déploiement policier encore supérieur à celui des jeux Olympiques de 2008, d’un déferlement de propagande dans les médias, d’entraves accrues à l’internet et au travail des journalistes étrangers. Quartiers bouclés, laissez-passer et fouilles, les préparatifs ont aussi considérablement perturbé la vie quotidienne des 17 millions de Pékinois. Ils ont été encouragés à rester devant leur télévision pour un anniversaire qui n’est pas l’occasion de faire la fête pour la population mais d’une démonstration de force pour le régime.

    Des dizaines de milliers de sites internet ont été bloqués par des autorités chinoises "paranoïaques" accuse Reporters sans frontières (RSF). Les autorités chinoise visent notamment les réseaux VPN (virtual private network) et les autres moyens utilisés par les personnes résidant en Chine, y compris les journalistes étrangers, pour contourner la censure exercée sur internet, affirme l’ONG basée à Paris.

    L’ONG affirme que des dizaines de milliers d’adresses internet ont été rendues inaccessibles ces derniers jours et que le blocage de l’accès aux réseaux sociaux comme Facebook et Twitter ainsi qu’à certains blogs a été encore renforcé. "La grande muraille électronique n’a jamais été aussi consolidée que maintenant, à l’approche de l’anniversaire du 1er octobre, ce qui prouve que le gouvernement chinois n’est pas si sûr que cela de son bilan", souligne l’organisation dans un communiqué publié à Washington.

    RSF souligne que les sites internet liés aux minorités ethniques du Xinjiang et de Mongolie intérieure sont particulièrement visés par la censure. Le Xinjiang, dans l’ouest du pays, a connu en juillet ses pires affrontements ethniques depuis des décennies, opposant la population à majorité ouïghoure aux Hans, le groupe ethnique dominant en Chine.

    Tiré de : http://www.france-info.com/spip.php?article349646&theme=14&sous_theme=17 

  • Chine: hausse de la censure sur le web […]

    Chine: hausse de la censure sur le web, des autorités chinoises "paranoïaques" à l'approche de la célébration du 60e anniversaire de la Chine communiste, Reporters sans frontières (RSF), réseaux VPN (virtual private network), journalistes étrangers, paranoïa sécuritaire du gouvernement, cauchemar pour les utilisateurs d'internet et les journalistes, blocage de l'accès aux réseaux sociaux comme Facebook et Twitter

     

    Des dizaines de milliers de sites internet ont été bloqués par des autorités chinoises "paranoïaques" à l'approche de la célébration du 60e anniversaire de la Chine communiste le 1er octobre, accuse aujourd'hui Reporters sans frontières (RSF).


    Les autorités chinoises visent notamment les réseaux VPN (virtual private network) et les autres moyens utilisés par les personnes résidant en Chine, y compris les journalistes étrangers, pour contourner la censure exercée sur internet, affirme l'ONG basée à Paris.


    Selon Reporters sans frontières, "la paranoïa sécuritaire du gouvernement" dans la dernière ligne droite avant la célébration de jeudi se transforme en "cauchemar pour les utilisateurs d'internet et les journalistes".


    L'ONG affirme que des dizaines de milliers d'adresses internet ont été rendues inaccessibles ces derniers jours et que le blocage de l'accès aux réseaux sociaux comme Facebook et Twitter ainsi qu'à certains blogs a été encore renforcé.

     

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/09/29/01011-20090929FILWWW00593-chine-hausse-de-la-censure-sur-le-web-.php

  • En Chine, retour sur le mystère de la "glorieuse" bataille du pont de Luding

    C'est une ville encaissée dans une étroite vallée qui n'aurait rien de remarquable s'il n'y avait un vieux pont enjambant la rivière Dadu. Il marquait autrefois la frontière entre le monde chinois han et les marches tibétaines. A l'ouest, un temple bouddhiste dresse une pagode à étages à flanc de colline, à l'est une ville moderne a poussé au pied d'une montagne.

    Le pont a été construit sous la dynastie mandchoue. C'est un ouvrage modeste et suspendu, fait de chaînes et de planches, comme on n'en fait plus. Mais ce n'est pas son esthétique qui l'a rendu célèbre en Chine : l'endroit a été le théâtre de l'un des épisodes les plus glorieux de la Longue Marche des soldats maoïstes, forcés de se replier vers le nord à travers les hauteurs tibétaines après avoir été chassés du sud de la Chine par les troupes nationalistes de Tchang Kaï-chek.

    Glorieux ? C'est en tout cas ce que répète à l'envi la propagande du régime pékinois : une héroïque bataille a eu lieu ici, le 29 mai 1935, les "rouges" s'emparèrent du pont, lieu stratégique sur leur itinéraire. L'histoire est sans doute très différente de la version rabâchée par les textes officiels et exaltée au Musée de Luding, où, fresques à l'appui, le public peut admirer l'héroïsme des commandos de l'armée populaire : soixante-quatorze ans plus tard, toute la vérité n'a pas été faite sur les mystères du pont de Luding.

    Si l'on en croit la propagande, en ce jour de printemps 1935, un groupe de vingt-deux hommes a franchi l'ouvrage sous un déluge de feu déclenché par les soldats nationalistes. A un moment, ces derniers ont tenté de mettre le feu aux planches. Mais, poussés par un indomptable courage, les soldats de Mao Zedong - qui était stationné en aval de la rivière - ont réussi à s'accrocher aux chaînes et à balancer des grenades dans le camp adverse. Miraculeusement, aucun attaquant n'a été touché. Au Musée de Luding, vingt-deux stèles, certaines sans nom, marquent le souvenir de leur valeureuse percée, sans laquelle la Longue Marche aurait été plus courte...

    Tel n'est pas l'avis de tous les historiens : certains estiment que la bataille ne s'est pas déroulée de cette façon, qu'elle n'a pas été de grande intensité et que, de l'autre côté du pont, les troupes nationalistes n'étaient en fait que des soldats perdus d'un seigneur de guerre local dont les "rouges" ne firent qu'une bouchée. Jun Chang et Jon Halliday, dans leur très controversée biographie de Mao (Mao, the Unknown Story, Jonathan Cape, 2005), soutiennent même que la bataille n'a pas eu lieu !

    Mme Li, témoin oculaire

    Si cette dernière thèse semble très exagérée, il semble bien, d'après plusieurs textes d'écrivains étrangers, que des combats ont eu lieu à Luding, mais que les communistes ont rapidement pris l'avantage sur leurs adversaires et sans grandes difficultés.

    La semaine dernière, dans le village pauvre qui s'étend le long de la rivière sur sa rive ouest, nous avons retrouvé un témoin oculaire de la "bataille". Le soir tombait, de jeunes touristes se photographiaient sur le pont, de petites dames bien mises promenaient leurs gros chiens sur les planches. Après avoir traversé l'ouvrage, nous sommes immédiatement tombés sur celle que nous cherchions : Mme Li Guoxiu promenait ses 91 ans et son cabas dans la ruelle boueuse du hameau. L'oeil gauche transparent de glaucome, la diction un peu laborieuse et l'accent fortement sichuanais, la vieille dame semblait malgré tout avoir gardé une mémoire vive des événements. "J'avais 17 ans ce jour-là", a-t-elle commencé à raconter en grignotant des noix fraîches sur le sofa de sa masure : "Je me souviens de tous ces soldats qui passaient, c'étaient des jeunes, armés de fusils, mais aussi de bâtons et de sabres. Ils m'ont même confisqué les volets de la maison pour remplacer les planches que les ennemis avaient retirées du pont." Mais a-t-elle vu la bataille ? "Oui ! oui !, s'enflamme-t-elle, j'ai entendu le bruit de la bataille, ça a duré sept jours et sept nuits !"

    Mme Li en rajoute : tous les textes affirment que les combats n'ont pas duré plus d'une journée. La fuite du temps la pousse-t-elle à embellir le passé ? C'est un voisin, dans sa rue, qui, avec des mines de conspirateur livrant des informations classées secret-défense, nous a mis au parfum. Nous venions de lui dire que Deng Xiaoping lui-même avait un jour admis que l'épisode de Luding avait été mis en scène à des fins de propagande... L'homme a chuchoté en regardant autour de lui : "Il avait raison, Deng, mais nous, on peut pas le dire. Li Guoxiu, elle, a des ordres des autorités locales pour insister sur le fait que les combats furent très durs. On l'a prévenue qu'elle devait faire très attention à ce qu'elle racontait. Elle a toute sa tête, vous savez !"

    Tiré du Monde : http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2009/09/28/en-chine-retour-sur-le-mystere-de-la-glorieuse-bataille-du-pont-de-luding_1246114_3216.html

  • NTDTV entame une action en justice contre Eutelsat

    Selon le site Internet NTDTV.com, la New Tang Dynasty Television (NTDTV) a entamé une action en justice contre Eutelsat pour avoir interrompu son signal satellitaire vers l’Asie. Un tribunal Français a accepté d’instruire la plainte et une date d’audience sera bientôt annoncée. Eutelsat fait actuellement face a cette procédure judiciaire pour avoir trahi la confiance du public et failli dans sa responsabilité du respect de ses contrats commerciaux, apparemment sous les pressions du Parti communiste chinois (PCC).

    En juin 2008, Eutelsat a coupé la diffusion de NTDTV vers l’Asie sur son satellite W5 en prenant pour excuse une difficulté technique. La communauté internationale a de façon répétée demandé à Eutelsat de reprendre la diffusion du signal. En janvier 2009, le Parlement Européen a adopté une résolution pressant Eutelsat de reprendre immédiatement la rediffusion. Eutelsat n’a pris aucune mesure à ce jour.

    Le porte-parole de NTDTV, Melle Carrie Hong a dit : "Tous nos efforts n’ont pas permis à Eutelsat de corriger son erreur. Nous entamons par conséquent une action en justice et réclamons une enquête indépendante dans ce qu’Eutelsat prétend être une 'difficulté technique'. La seule fenêtre d’information libre au-dessus de la Chine continentale sera ré-ouverte. [En coupant la diffusion de NTDTV] Eutelsat non seulement sacrifie le droit à l’information de 1,4 milliards de personnes vivants en Chine, mais viole également la Charte de sa propre entreprise."

    L’avocat de NTDTV, le célèbre avocat Français Me William Bourdon, a dit qu’il était optimiste concernant cette affaire bien qu’il n’y ait aucun précédant juridique en la matière. Il a dit que le temps et la justice étaient des armes. La conscience du public international devient de plus en plus forte, et les gens ne tolèrent pas la suppression de la liberté. Toutes technologies doivent servir au public pour qu’ils obtiennent une information libre sans restrictions. Me. Bourdon a dit que cette plainte est la première du genre, et que la justice prévaudra.


    NTDTV requiert du Tribunal une ordonnance d’enquête sur Eutelsat
    Sur la base de procédure légale, NTDTV requiert du Tribunal de dépêcher des spécialistes pour mener une investigation complète dans les opérations internes d’Eutelsat. Cette enquête est nécessaire pour confirmer que la coupure du signal de NTDTV par Eutelsat était due aux pressions politiques de Pékin.

    L’avocat de NTDTV Me. Bourdon a dit que le Tribunal sera à même de nommer des experts capables d’obtenir les informations nécessaires. L’expert fera un rapport permettant de savoir si Eutelsat a cédé aux pressions politique de Pékin.


    Historique
    New Tang Dynasty Television (NTDTV), la chaîne basée à New York dont la diffusion a été interrompue, est en première ligne dans la promotion de la liberté de la presse en Chine. Elle a été le premier média en langue Chinoise à dévoiler l’épidémie du SRAS qui s’était répandu en Chine, et cela des semaines avant que le régime Chinois n’en autorise la divulgation. NTDTV a également fourni une couverture complète sur le scandale des produits laitiers contaminés à la mélamine qui ont laissé 300 000 nourrissons gravement malades et six morts en Chine, et dont ont a découvert l’introduction dans des additifs alimentaires à travers le monde.

    Tiré de: http://fr.clearharmony.net/articles/200908/46797.html

     

  • Demain: Rassemblement à Lyon en soutien à la chaîne NTDTV

    Ci dessous, le communiqué de presse de NTDTV relatif à une manifestation organisée pour les sympathisants de cette télévison chinoise indépendante, lors d'une réunion des actionnaires à Lyon ce mardi 29 septembre 09.

    L’interruption de la diffusion de NTDTV en Chine en juin 2008, qu’Eutelsat a déclarée due à des problèmes techniques, a éliminé du paysage audiovisuel chinois la seule chaîne de télévision chinoise libre.

     

    Lors d’une conversation téléphonique enregistrée puis diffusée par Reporters sans frontières, un responsable d’Eutelsat à Pékin a révélé à son interlocuteur qu’il croyait être un fonctionnaire du Département de la propagande chinois qu’Eutelsat avait cherché une excuse pour interrompre la diffusion de NTDTV afin de faire du commerce avec Pékin. Selon une traduction de la transcription, « je peux choisir d’interrompre n’importe lequel des quatre transpondeurs… mais notre société, notre président a choisi de couper celui-ci [transpondeur avec NTDTV].»

     

    En janvier 2009, le Parlement européen a adopté une résolution demandant à Eutelsat de rétablir la diffusion des programmes de NTDTV. Plus de 300 élus français de droite comme de gauche ont également interrogé le gouvernement français, à l’instar du député jurassien Jean-Marie Sermier ce mois-ci : « La Caisse des Dépôts et des Consignations outil d'intervention de l'Etat est le deuxième actionnaire d'Eutelsat. Avec 26 % du capital, la France est en mesure de peser de manière déterminante sur les choix d'Eutelsat en l'espèce pour reprendre la transmission de NTDTV en direction de la Chine. »

     

    NTDTV aborde fréquemment le sujet des droits de l’homme en Chine. Elle a été la première à parler de l’épidémie du SRAS quand elle a débuté en 2003. Elle est « un outil pour tenter la diffusion d’informations à destination de la population chinoise, qui brise un peu le mur de cette pensée unique construite par le Parti Communiste chinois », a déclaré Me Bourdon, avocat de la chaîne.

     

    NTDTV a saisi le tribunal de commerce de Paris pour qu’un expert indépendant soit nommé, dont la mission sera de réclamer tout document qu’il jugera nécessaire auprès d’Eutelsat afin de faire la lumière sur l’affaire. L’audience aura lieu le 13 octobre prochain.

     

    Rassemblement à l’occasion de la réunion des actionnaires d’Eutelsat

    Mardi 29 septembre à partir de 17h

    devant l’Ecole Normale Supérieure

    46 Allée d’Italie – Lyon 7ème arr.

     

     

  • Contes traditionnels chinois sur la tolérance et la générosité d’esprit

    1904814012.jpgAvons nous vraiment atteint la tolérance et la magnanimité?

    Dans la Dynastie Song, Su Shi travaillait comme fonctionnaire dans la région de Guazhou du côté nord de la rivière, en face du Temple Jinshan, qui était sur l’autre rive de la rivière. Su Shi avait souvent des discussions avec l’abbé du Temple Jinshan, Maître Foyin, à propos de Zen et de Tao.

    Un jour, Su Shi sentit qu’il avait fait un grand progrès dans sa cultivation du Zen, et il prit immédiatement sa plume pour écrire un poème là-dessus. Puis il envoya ses serviteurs louer un bateau pour traverser la rivière et porter son poème à Maître Foyin. Le poème disait : « Salut au ciel dans le ciel et à la lumière éclatante qui brille sur le monde, les huit vents ne peuvent pas m’émouvoir et je siège solennellement dans la fleur de lotus violette et dorée » (« Les huit vents » renvoient aux huit sortes de circonstances, telles que les intérêts, les lubies, la diffamation, la louange, le ridicule, les épreuves et le bonheur.)

    Après que Maître Foyin ait lu le poème, il prit son pinceau, écrivit un mot au dos du poème, et demanda au serviteur de M. Su de le lui ramener.

    M. Su pensait que Maître Foyin ferait l’éloge de son état spirituel et de sa compréhension du Zen et de sa cultivation, aussi ouvrit il le papier avec empressement mais il n’y lut qu’un mot : “Flatulence !”

    Su Shi était si déstabilisé que son visage était devenu bleu et il loua immédiatement un bateau pour traverser la rivière et aller de l’autre côté discuter avec Maître Foyin. Lorsqu’il arriva sur la rive opposée, il vit que la porte du temple de Maître Foyin était étroitement close. Il supposa que Maître Foyin avait du être effrayé. Lorsqu’il s’approcha de la porte close du temple, il ne vit qu’une petite note qui disait : « N’as-tu pas dit que tu n’étais pas ému par les huit vents ? Pourquoi as-tu bondi pour traverser la rivière avec flatulence dans le vent !? »

    Su Shi avait tellement honte qu’il tourna immédiatement les talons, monta dans le tableau en se voilant la face, et rentra chez lui silencieux.

    N’agissons-nous pas aussi souvent comme lui ? Quoi que nous fassions, nous voulons entendre les louanges des autres, et nous sommes souvent satisfaits de nous-mêmes dans le réaliser ! Lorsque les autres nous l’indiquent, nous sommes bouleversés et le réfutions instinctivement !

    Nous voulons tous dire que nous sommes tolérants et magnanimes. En regardant en arrière, est-ce vraiment quelque chose que nous avons accompli ?


    Les problèmes des autres viennent de nos propres coeurs

    Su Shi dans la dynastie Song et l’abbé du Temple Jinshan, Maître Foyin, discutaient souvent ensemble du Zen et du Tao. Un jour, ils s’assirent en face l’un de l’autre en méditation. Après que Su Shi ait fini sa méditation, il vit Maître Foyin assis si droit portant une soutane et ne put s’empêcher de rire.

    Maître Foyin lui demanda pourquoi il riait. Su Shi dit : « Regardez vous. Vous êtes assis là, comme un tas de bouse de vache » puis il éclata de rire. Maître Foyin rit avec lui.

    Su Shi demanda alors : "A quoi pensez vous que je ressemble ?"

    Foyin dit immédiatement "Vous êtes assis ici très droit la compassion sur votre visage, ressemblant à un bouddha ! »

    Shu Shi fut extrêmement content et lorsqu’il revint chez lui, il raconta cela tout excité à sa sœur, Su Xiaomei.

    Xiaomei regarda son frère complaisant et dit : “Il pense que tu es comme un Bouddha parce qu’il a Bouddha dans son esprit et donc il voit tout le monde comme un bouddha. Tu penses qu’il ressemble à une bouse de vache parce qu’il n’y a dans ton esprit que la bouse de vache ! »

    [...]

    Lorsque nous avons des conflits avec les autres, sont ils causés par la bouse de vache dans nos cœurs ? Si nous avons des cœurs purs et compatissants, penserons-nous encore aux autres comme à des bouses de vache ? Il s’avère qu’en de nombreuses occasions, les problèmes des autres viennent de nos propres cœurs.

    Tiré de: http://www.fr.clearharmony.net/articles/200604/26243p.html

  • L'appel de l'innocence

    artwork-15-picture.jpgDe Xiaoping Chen

     

     

    Sous la pluie, écrasée par la silhouette de Manhattan, une toute jeune fille montre une conviction au-delà de son âge. Son regard pénètre le paysage gris et donne une intensité morale à la supplique exprimée sur son panneau. Bien d'autres personnes, comme cette jeune fille, ont bravé les intempéries new yorkaises dans une campagne d'information d'une année afin de faire connaître l'existence de la torture et le meurtre de pratiquants du Falun Gong en Chine. Des milliers de personnes du monde entier, souvent au prix de grands sacrifices personnels, sont venus pour soutenir cette cause.

    Pour voir toutes les œuvres : http://www.falunart.org

     

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