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La politique d'espionnage de la Chine en Occident

L'infiltration du régime chinois en Occident révélée par un ex-agent

Pékin possède un réseau d'espionnage omniprésent aux États-Unis, a renchéri de nouveau Li Fengzhi, un ex-agent de renseignements du ministère de la Sécurité d'État chinois. M. Li a annoncé publiquement sa démission du Parti communiste chinois (PCC) en mars dernier et s'est récemment entretenu avec La Grande Époque.

«Le PCC n'a épargné aucune main-d'œuvre ni ressources», affirme-t-il. «Il agit à travers ses consulats, ses agences de sécurité nationale et autres organisations afin d'envoyer de nombreux agents et de développer des sources en sol américain.»

Influencer les politiciens occidentaux est également une partie importante des activités du régime à l'étranger, l'objectif principal étant que ces politiciens appuient les politiques de Pékin au moment voulu. Un autre objectif est de faire pression sur les politiciens pour qu'ils demeurent silencieux à propos des violations des droits de l'homme en Chine.

Les politiciens d'origine chinoise particulièrement ciblés
Li Fengzhi mentionne que c'est particulièrement le cas pour les politiciens d'origine chinoise en Occident et il avertit que ceux-ci doivent être vigilants et tracer une ligne claire entre le PCC et la Chine.

«Ils doivent s'accrocher à leur conscience et obéir aux lois de leur pays. En même temps, ils devraient faire des choses qui sont vraiment bénéfiques pour le peuple chinois.»

Il indique que le PCC offre souvent beaucoup d'argent et de publicité à certains politiciens et, du même coup, se lie d’amitié avec eux.

«Les politiciens qui reçoivent beaucoup de publicité dans les médias officiels du PCC sont souvent ceux qui sont très proches du PCC ou qui sont entretenus par lui. Le PCC ne fait pas la promotion ou ne diffame pas quelqu'un sans raison. C'est ainsi facile de savoir qui sont les amis du PCC.»

Tactiques
Li Fengzhi explique une tactique souvent employée par le PCC : «Un agent du PCC ou un responsable va inviter un politicien occidental à des soupers ou à des réunions. Ils apprennent à se connaître et ce sera ensuite plus facile pour l'agent de demander des faveurs. Parfois, un haut responsable du PCC coopère dans de telles opérations de renseignements : il lance une invitation au politicien occidental moyen et ce dernier se sent alors honoré et enthousiaste. De là, l'agent du PCC prend la relève.»

Une autre méthode, affirme M. Li, consiste à cibler les gens proches du politicien : famille, voisins, membres du personnel et même les photographes de presse.

«À travers ces personnes, les agents peuvent encore obtenir certaines informations ou exercer une certaine influence.»

Cependant, lorsque l'appât n'est pas assez efficace, le PCC s'en remet à la coercition, explique Li Fengzhi.

La méthode la plus répandue pour tendre un piège à un politicien d'un pays occidental est d'effectuer des recherches approfondies sur son passé et d'ourdir certains coups montés à son égard, explique-t-il. Ensuite, le politicien est invité en Chine pour une soi-disant rencontre, visite officielle ou pour une simple tournée. Arrivé en Chine, un agent séduit la cible avec de l'argent ou des avantages politiques.

«Parfois, la séduction implique la vie personnelle du politicien», rapporte M. Li.

Après que la cible est tombée dans le piège, l'agent utilise les preuves recueillies pour forcer le politicien à se soumettre à la volonté du PCC. S'il résiste, Li Fengzhi explique qu'à plusieurs reprises des moyens technologiques ont été utilisés pour fabriquer des preuves et accuser le politicien d'un geste qu'il n'a pas commis.

«Ceci fonctionne très bien avec les Occidentaux», spécifie-t-il. «Dans les sociétés occidentales, l'avenir des politiciens dépend largement de leur réputation. Les politiciens occidentaux sont souvent terrifiés lorsqu'ils sont victimes d'un coup monté, craignant la fin de leur carrière une fois la “preuve” révélée par le PCC.»

Autres moyens
En plus des politiciens, le régime cible aussi les bureaucrates, les compagnies influentes, les groupes sociaux, les médias et tout autre individu ou organisation qui pourrait influencer la politique du pays concernant certaines questions.

«Il [le régime] les surveille de près, par des contacts publics et privés, et il essaie d'analyser leurs besoins et leurs faiblesses», mentionne M. Li.

Le PCC trouve également des organisations occidentales et des médias pro-Pékin pour agir comme ses relais. Ces organisations et médias domestiques ont une influence plus directe sur les politiciens, car leurs membres sont souvent des citoyens locaux.

Le PCC utilise à l'étranger des membres des communautés chinoises, des associations étudiantes et des groupes d'intellectuels afin qu'ils œuvrent pour le régime, le tout au nom du service à la nation chinoise.

Li Fengzhi affirme aussi qu'il y a un principe écrit au ministère de la Sécurité d'État indiquant que les agents peuvent adopter une position anti-PCC, aussi longtemps que leur objectif fondamental est de protéger les intérêts plus larges du PCC.

«Certains peuvent peut-être critiquer le PCC», dit-il. «Mais, lors des moments clés, ils deviennent pro-PCC et leurs opinions peuvent grandement aider le PCC.»

Selon M. Li, en surface le régime met l'accent sur l'importance de «protéger l'amitié entre la Chine et les États-Unis», mais en réalité il considère que les pays démocratiques alliés aux États-Unis sont des ennemis et que Washington est son principal rival.

«Porter attention à la Chine est une bonne chose, mais ça ne veut pas dire courtiser le PCC et céder au PCC», conclut-il.

 

Tiré de: http://www.lagrandeepoque.com/LGE/Header/Linfiltration-du-regime-chinois-en-Occident-revelee-par-un-ex-agent.html

 

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