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  • "Our body" à Paris, c'est fini

    La cour d'appel de Paris a confirmé jeudi l'interdiction de l'exposition anatomique "Our Body, à corps ouvert", qui présente à Paris des cadavres humains. Mais cette fois, ce n'est pas la décence du sujet qui est remise en cause mais bien l'origine des corps exposés.

    L'exposition anatomique "Our Body, à corps ouvert" ne rouvrira pas ses portes à l'Espace 12 Madeleine. La cour d'appel de Paris a confirmé jeudi son interdiction prononcée en première instance par le juge des référés du TGI de Paris le 21 avril dernier qui la jugeait "contraire à la décence". Déjà présentée à l'étranger, ainsi qu'à Lyon et à Marseille, la manifestation avait donc dû fermer ses portes au soir du 22 avril.

    Ce n'est pas la question de décence qui a été retenue cette fois mais bien l'origine douteuse des cadavres exposés. "La société Encore Events ne rapporte pas la preuve, qui lui incombe, de l'origine licite et non frauduleuse des corps litigieux et de l'existence de consentements autorisés", est-il indiqué dans la décision de la cour d'appel. Deux associations sont à l'origine de la demande d'interdiction. Elles affirment que les cadavres sont ceux de condamnés à mort chinois.

    La décision d'interdire une exposition est inédite en France. Et autre fait rarissime, le ministère public avait implicitement demandé la confirmation de l'interdiction. Les avocats d'Encore Events, Mes Hervé Témime et Jean-Marie Tomasi, s'en sont d'autant plus étonnés que 30 millions de personnes ont visité des expositions anatomiques en Occident "sans qu'à aucun moment, aucune justice du monde n'ait songé à en interdire l'accès".

    Ariane Schwab Europe 1 le 30 04 09

  • L'inquiétude monte à propos du sort de l'avocat chinois Gao Zhisheng

    h_4_ill_1186324_45bc_gao.jpgDeux mois et demi après son enlèvement, très probablement par la sécurité d'Etat chinoise, le sort de l'avocat Gao Zhisheng préoccupe les milieux de défense des droits de l'homme à l'étranger : ce pionnier du weiquan yundong, le mouvement de défense des droits, aurait été gravement torturé en 2007, lors d'une précédente "disparition", et menacé de mort.

    Son épouse, Geng He, qui a gagné les Etats-Unis le 11 mars après avoir quitté clandestinement la Chine en janvier avec ses deux enfants, a adressé le 23 avril une lettre ouverte au Congrès américain, où elle rappelle le combat de son mari pour faire respecter les lois chinoises et exposer les dénis de justice dont sont victimes les citoyens ordinaires.

    "Je n'ai aucun doute sur le fait que cet enlèvement constitue la réponse du gouvernement chinois à notre fuite. Je suis extrêmement inquiète pour mon mari au vu des expériences horribles qu'il a subies par le passé", écrit-elle, justifiant sa décision de se réfugier en Amérique par l'état préoccupant de ses enfants, empêchés d'aller à l'école et témoins des brimades et des tortures infligées à leurs parents. Aidée par des réseaux clandestins et des passeurs, Geng He avait rejoint le Yunnan puis la Thaïlande.

    Des avocats américains, réunis dans le Comité de soutien aux avocats chinois, ainsi que les organisations des droits de l'homme à l'étranger exigent que Pékin révèle la situation de maître Gao ainsi que les charges qui pèsent sur lui. L'ONG Human Rights in China (HRIC), basée à New York, appelle à sa libération immédiate.

    Gao Zhisheng, qui a exercé à Pékin avant que sa licence ne soit révoquée en 2005, est l'un des premiers "avocats aux pieds nus" à se distinguer au cours des années 2000 en portant devant les tribunaux des affaires de citoyens ordinaires victimes d'injustice, des résidents expulsés aux patients floués par les hôpitaux. De religion chrétienne, il défend des chrétiens des églises à domicile harcelés par les autorités, puis des membres du mouvement religieux Falun Gong, interdit en 1999 suite à une spectaculaire manifestation, le 25 avril de la même année.

    Indigné par la paralysie totale de la justice chinoise sur ce dossier, il met au jour une entreprise systématique de persécution, dont il entreprend de dénoncer l'illégalité par des lettres ouvertes au Congrès national du peuple puis aux dirigeants chinois en 2005. Il démissionne alors du Parti communiste et part recueillir dans le Shandong des témoignages de membres du Falun Gong torturés.

    Interdit dans la presse chinoise et constamment harcelé, il s'efforce dès lors de sensibiliser la presse et les ONG étrangères aux dénis de droit en Chine avant d'être, fin 2006, arrêté pour subversion. Il bénéficie d'un sursis mais doit quitter Pékin. C'est à cette époque que le militant Hu Jia prendra sa relève, avant d'être lui même porté "disparu" pendant plusieurs semaines, puis placé en résidence surveillée et enfin emprisonné fin 2007. Les militants de ce mouvement informel et leurs proches sont constamment harcelés : il y a quelques semaines, le journaliste d'investigation chinois Wang Keqin révélait sur son blog comment il avait été empêché par des hommes de main de rencontrer l'épouse de Cheng Guangcheng, le juriste aveugle emprisonné au Shandong.

    C'est dans son village natal du Shanxi, où il était assigné à résidence, que Gao Zhisheng a été enlevé le 4 février. Cinq jours après, HRIC mettait en ligne une lettre ouverte dont l'avocat avait manifestement demandé la sortie au cas où il disparaîtrait de nouveau. Celle-ci, écrite en novembre 2007, juste après sa libération, détaille les tortures que lui a fait subir pendant plusieurs jours un groupe de policiers, après l'avoir embarqué de force dans une voiture, le 21 septembre 2007. Matraques électriques, cure-dents dans les parties génitales et tabassage en règle, ses tortionnaires lui font goûter un à un, se vantent-ils, "les douze plats" du menu complet réservé aux membres du Falun Gong.

    L'avocat écrit avoir reconnu au moins deux agents, l'un du Shandong, et un gradé de Pékin, qui fit mine de réprimander ses tortionnaires pour leur brutalité, puis le fit transporter en prison, où on l'encouragea à dénoncer ouvertement le Falun Gong et louer le gouvernement, "pour autant d'argent qu'il voulait". Il acceptera, dit-il, de déclarer sur l'honneur qu'il avait été bien traité.

    Depuis 2008, et notamment au moment des Jeux olympiques, très peu d'informations filtrent sur la situation de l'avocat, qui fait partie des Chinois pressentis pour le prix Nobel de la paix. Interrogés à son sujet, ses confrères proches, à Pékin, répondaient alors que la situation était "délicate"...

    Brice Pedroletti Le Monde Le 29 04 09

  • La police de Beijing transfère des pratiquants vers des camps de travaux forcés en dehors de la capitale

    Avant les Jeux Olympiques, toutes les prisons de Beijing étaient pleines à craquer. En conséquence, la police a transféré des pratiquants vers des camps de travaux forcés situés dans des provinces éloignées.

    En raison du fait que M. Li Laifang et des compagnons de pratique du Comté de Dingxing dans la province de Hebei persistaient à pratiquer Dafa, ils ont été arrêtés par la police du Comté de Tong à Beijing, et ont été emmenés au Camp de Travaux Forcés de Masanjia dans la Province de Liaoning. A chaque fois que le père de M. Li se rendait à la prison pour voir son fils, les gardiens le renvoyaient chez lui.

    Le 3 juin 2008, Mme Zhang Lianying de la Commune de Pingfang dans le District de Chaoyang a été arrêtée par l'agent Zhang du Commissariat de Police Local de la Commune de Pingfang ainsi que par plusieurs employés du parti communiste chinois. Parce qu'elle ne renonçait pas à sa croyance en Dafa, Mme Zhang a été envoyée au Camp de Travaux Forcés de l'agglomération de Xi'an dans la province de Shaanxi. La famille de Mme Zhang n'a obtenu aucune nouvelle à son sujet jusqu'à ce que Mme Zhang envoie une lettre du Camp de Travaux Forcés de Xi'an (lequel se trouve vraiment très loin de Beijing) à un des membres de sa famille, en demandant des vêtements et d'autres affaires personnelles.

    Mme Wu Ming du District de Shunyi avait souffert d'une grave maladie du foie pendant de nombreuses années. Après avoir pratiqué le Falun Gong quelques temps, et sans prendre aucun médicament, tous les symptômes de la maladie ont disparu, lui faisant économiser des milliers de yuans en frais médicaux. Cependant, à cause de la persécution qu'elle a subie au Camp de Travaux Forcés pour Femmes de Beijing, elle a fait une rechute de son ancienne maladie.

    Plus tard, elle a été emmenée dans un hôpital des services de police où elle a été brutalement persécutée pendant plus de dix jours. Alors que les Jeux Olympiques s'approchaient, Mme Wu et d'autres ont été envoyés au Camp de Travaux Forcés de l'agglomération de Taiyuan dans la province de Shanxi.

    Mme Xu Xiuzhi du District de Shunyi a été envoyée dans la Province de Hubei tandis que Mme Xu Huizhen, la sœur cadette d'une pratiquante du District de Shunyi, Mme Xu Chengzao, a été transférée dans la Province de Jilin. Mme Wang Yue de Beijing a été emmenée dans un camp de travaux forcés dans l'agglomération de Hohhot dans la Région Autonome de Mongolie Intérieure.

    Mme Zhang Lianying (ancienne comptable agréée du Groupe de Corporation Guangda) et Mme Liu Guijin du District de Shunyi ont été transférées dans la Troisième Equipe de la Division pour Femmes du Camp de Travaux Forcés de Masanjia dans l'agglomération de Shenyang. Parce que Mme Liu ne renonçait pas à sa croyance en Dafa, les gardiens n’ont pas permis aux membres de sa famille de la voir.

    En novembre 2008, en raison des demandes répétées du mari de Mme Liu, il a finalement été autorisé à parler au téléphone avec sa femme. Durant l'appel téléphonique, elle l'a supplié de venir à son secours.

    Nous espérons que partout les bonnes personnes prêteront attention à la persécution du Falun Gong par le régime communiste chinois et aideront à mettre fin à cette persécution insensée contre un groupe de gens pacifiques suivant les principes de Vérité-Compassion-Tolérance.

    Tiré de Vraiesagesse.net

  • Our Body/A corps ouvert - L’exposition fait face à de nouvelles controverses

    Après deux refus en deux ans, la très polémique exposition Our Body a atterri à Paris le 12 février 2009. Depuis son passage à Lyon et à Marseille, un nouveau rapport daté du 31 janvier de la Fédération internationale pour la Justice en Chine continue d’alimenter la controverse : exposition scientifique, nouvelle pédagogie ou simple curiosité morbide, voyeurisme et commerce de corps humains ?

    En France, ce n’est pas une première. Le Cavalier de l’Apocalypse d’Honoré Fragonard, seule pièce visible de son travail sur la conservation des corps humains à l’Ecole nationale vétérinaire de Maisons-Alfort, date du XVIIIe siècle. Connu pour ses Écorchés, il a usé d’un procédé qui reste un mystère.

    Aujourd’hui, la plastination, procédé créé en 1977 par Gunther von Hagens, permet, en injectant de la résine ou du silicone dans les organes et les tissus, d’en retirer tous les liquides corporels et de les conserver presque ad vitam aeternam. Une fois fixés dans une solution au formol, les corps contenant de l’eau (cuir, plantes, insectes, animaux, hommes…) sont déshydratés. L’eau est remplacée par de l’acétone pour l’imprégnation des corps dans du polymère. Ils sont ensuite séchés au contact d’une préparation à base de gaz, ce qui les rends secs au toucher et non toxiques. Ce travail pour un corps peut durer 4.000 heures.

    L’imprégnation polymérique est la technique appliquée à partir de 1997 par la société d’anatomie de Hong Kong sur vingt corps chinois. Ces vingt corps masculins dépecés ont été rassemblés par Gunther von Hagens dans l’exposition initiale Body Worlds et ont fait le tour du monde : Japon, Etats-Unis, Canada, Allemagne, Belgique et Espagne.

    L’ancien tourneur du groupe de Téléphone, Pascal Bernardin, tombé amoureux de l’exposition en Californie il y a trois ans, prend la collection de l’anatomiste allemand en main. Conscient de son succès à l’étranger, il « défend son exposition » auprès de la Cité des sciences et de l’industrie de la Villette en 2007. Le Comité national d’éthique est saisi et la Cité refuse d’héberger Our Body en ses murs. Mal à l’aise au micro de France-Soir pour définir les six étapes de l’imprégnation polymérique qu’il a découverte depuis trois ans maintenant, il ne parvient pas non plus, à l’époque, à convaincre le musée de l’Homme de   « passer du formol à la plastination ». C’est un nouvel échec pour le producteur de Bob Marley au Bourget en 1981, de Michael Jackson et des Rolling Stones au Parc des Princes en 1987 ou encore de Madona au parc de Sceaux en 1990.

    Il triomphe finalement à la Sucrière de Lyon en mai 2008, puis Marseille lui ouvre ses volumes à l’automne, avant l’Espace 12 Madeleine, à Paris, jusqu’au 10 mai 2009. Le travail est important. Il a fallu adapter en langue française indications et descriptions scientifiques pour chaque organe et chaque muscle. Seulement, le résultat frôle les limites du racoleur.

    Novateur ? Pas certain !

    Le scénario de sa vie. Les représentants aiment à se targuer et afficher qu’« en ressortant de cette exposition vous ne verrez plus votre corps comme avant ». « Le corps médical, les médecins, les enseignants-chercheurs, les étudiants en médecine ou les légistes toucheront forcément à l’intouchable sacre du corps humain au moins plus d’une fois dans leur carrière. Alors pourquoi ne pas en donner la possibilité à tout un chacun ? » raisonne Pascal Bernardin, qui mise sur l’accessibilité de son exposition.

    Il est aussi certain que le succès de cette exposition est son exclusivité humaine. « Disséquer, observer le corps des amphibiens, des rongeurs au collège uniquement pour le commun des mortels, et ne pas connaître son propre corps semble illogique, aberrant », poursuit-il. Voilà l’exposition qui le permet !

    Seulement les explications scientifiques sont loin d’être supérieures et novatrices. Certes leur synthèse scientifique est considérable et minutieusement complète : du nombre de muscles sollicités pour un froncement de sourcils (42 !) au poids du foie (1,6 kg !). On visualise avec étonnement la taille de chaque organe dans l’emplacement du corps humain. C’est révolutionnaire, mais de nombreux rapports s’inquiètent quant à la normalisation de telles expositions.

    Commerce de corps humain

    Outre la controverse de conscience collective sur le respect et la dignité du corps humain après la mort, l’exposition a soulevé la polémique sur la corruption et le trafic d’organes :   « D’où proviennent ces corps ? »

    Le rapport du site organharvestinvestigation.net, de la Fédération internationale pour la justice en Chine, brouille pertinemment, par exemple, les affirmations du Pr Yu, président de la société de Hong Kong, quant au consentement des donneurs et de leur famille. Selon la fédération, attachée à défendre les droits de l’homme en Chine, « dans la conscience collective chinoise il est impensable d’exhiber un corps nu, un mort ou même de faire don d’organes » !

    Davantage accusateur, il fait référence « aux affaires de prélèvement d’organes sur des pratiquants de Falun Gong (NDLR : mouvement spirituel issu du bouddhisme et du taoïsme chinois) par le PCC (Parti communiste chinois) ». Il est à noter que les allégations de persécutions de Falun Gong ont été contestées, notamment par des rapports officiels américains. Mais le premier rapport de rappeler que le Pr Gunther von Hagens « possède une société basée à Dalian, une ville chinoise malheureusement connue pour ses trois laogai (camps de travaux forcés) situés alentour » !

    Le rapport mentionne que, dans ces camps, les « prisonniers de conscience (moines bouddhistes, pratiquants de Falun Gong, journalistes, professeurs) sont soumis aux travaux forcés et aux tortures ». Et, toujours selon le rapport, Falun Gong serait considéré comme l’ennemi numéro un du PCC et ses adeptes fourniraient le plus grand nombre de victimes du trafic d’organes en Chine.

    Les interrogations fusent sur les conditions de récupération de ces corps, sur un éventuel marché d'hommes corrompu et sur une course à l’exclusivité, déshumanisant les plus faibles au profit (15 euros l’entrée) d’une exposition scientifique ou sensationnelle aux Etats-Unis, au Japon, en France, mais pas en Chine ! Ces suppositions rappellent aussi le sensationnalisme créé au début du XXe siècle dans le public parisien, quand les zoos humains de Vincennes présentaient aux yeux de tous des hommes et des femmes de tribus africaines et asiatiques encagés.

    Quant à l'émergence de nouvelles expositions anatomiques de cette envergure, les avis semblent se freiner eux-mêmes. A l'avenir, de telles expositions soulèvent l'idée qu'elles pourraient être alimentées par la corruption, notamment de régimes autoritaires, et causer la mort préméditée d'êtres humains condamnès à être exposés.

    Our Body serait-elle allée trop vite pour conserver l’exclusivité d’une première en son genre ?

    France Soir

  • Des pétitionnaires chinois abusés dans des hôpitaux psychiatriques

    La semaine dernière, plus de 100 pétitionnaires ont manifesté pour protester contre les propos du professeur de l’Université de Pékin Sun Dongdon qui a affirmé que 99% d’entre eux étaient des malades mentaux. Parmi les contestataires se trouvait Sha Tongmei de la ville de Fushun dans la province du Liaoning. Elle a dit qu'elle est parfaitement saine, mais que la police l’avait fait entrer dans un hôpital psychiatrique pour la punir d’avoir participé à une pétition envoyée aux autorités centrales.

    Voir la vidéo sur:

    http://english.ntdtv.com/ntdtv_en/ns_french/2009-04-20/303765670304.html

    [Sha Tongmei, pétitionnaire de Fushun]:

    «Ils m'ont détenue sept fois dans un hôpital psychiatrique. La raison qu’ils ont invoquée est que j’ai pétitionné. "

    La semaine dernière, elle s’est jointe à la protestation de l'Université de Pékin pour exiger que justice soit faite et qu’elle soit indemnisée pour avoir été emprisonnée. La police l’a arrêtée et l’a emmenée à la station de police de Haidian.Sha Tongmei a appelé la Radio Son de l’Espoir et a raconté comment elle a été détenue plusieurs fois dans un hôpital psychiatrique pour avoir pétitionné.Voici ce qu'elle a observé dans ces lieux.

    [Sha Tongmei, pétitionnaire de Fushun]:

    "Tous les pétitionnaires détenus dans l'hôpital psychiatrique sont alimentés avec des médicaments. De ce fait, après de nombreuses arrestations, les pétitionnaires deviennent fous ... Une fois qu’ils ont avalé tous les médicaments, ils deviennent dépendants exactement comme s’ils avaient pris de l'opium ou de la morphine, car ce sont tous des médicaments psychiatriques. Parfois, après avoir pris les médicaments, ils ne peuvent même pas lever leurs membres et ne font que tomber de sommeil. "

    L’histoire ayant attirée l’attention des médias, a permis à Sha Tongmei d’être libérée de la station de police de Haidian le 12 avril

    Tiré de NTDTV, télévision chinoise indépendante censurée en Chine par Eutelsat ( société basée à Paris) depuis 315 jours

  • Le parlement européen tient une audition publique à propos du Falun Gong afin de commémorer l'appel du "25 avril "

    Cette année marque le dixième anniversaire de l'appel pacifique du " 25 avril" à Pékin par les pratiquants de Falun Gong. Le 15 avril, le Vice-Président du Parlement européen, M. Edward McMillan-Scott a initié une audition publique internationale à propos de l'absence de liberté de croyance en Chine. Les participants ont analysé, à travers leurs propres expériences et plusieurs investigations indépendantes, la persécution du Falun Gong par le régime communiste chinois et appelé à la fin de la persécution.

    Le Vice Président du Parlement européen M. Edward McMIllan-Scott a condamné la persécution du Falun Gong par le régime communiste chinois, la comparant à la persécution des juifs par les nazis.

    Des participants du monde entier ont tous abordé l'appel des pratiquants de Falun Gong "25 avril" sous différents angles. M. Ethan Gutmann, auteur de Losing the New China était à Pékin le 25 avril 1999. Il a mené une investigation approfondie et conclut que l'événement du "25 avril" était un piège tendu par le régime communiste chinois pour monter un coup contre le Falun Gong : "En fait, nous avons parlé avec un fonctionnaire chinois de niveau moyen. Il était alors en total accord avec le régime.. Il a déclaré que la décision d'écraser le Falun Gong avait été prise antérieurement à la répression officielle. Nous pouvons donc voir que l'évènement du "25 avril " n'a été qu'une excuse.Si les pratiquants de Falun Gong ont commis des erreurs , c'est d'être tombés dans le piège. Je pense que les gens alors ne savaient pas que c'était un piège."

    Li Fengzi, un ancien agent des renseignements du bureau de la sécurité nationale de Chine, a dit à la réunion via un lien vidéo depuis les USA, que le régime n'a jamais arrêté de persécuter les groupes religieux. en particulier le Falun Gong, le régime a mis en œuvre tout l'appareil d'état, des fonds illimités et des méthodes au-dessus de la loi pour poursuivre sa persécution brutale. Le bureau de la sécurité nationale du régime communiste chinois n'est pas une organisation qui protège la sécurité de la nation. C'est un outil permettant au régime de persécuter sa propre population.

    David Matas, avocat des droits de l'homme internationaux, le Président de Reporters Sans Frontières Willy Fautre, l'auteur sino allemand Zhong Weiguang et Erping Zhang, porte parole du Falun Gong ont aussi pris la parole à l'audition, appelant l'Union européenne et la communauté internationale à prendre ouvertement position ensemble et à mettre fin à la persécution du Falun Gong par le régime communiste chinois.


    Date de l'article original : 24/4/2009

    Tiré de Clearharmony

  • Un auteur américain à propos du 25 avril 1999

    Le 25 avril 1999, plus de dix mille pratiquants de Falun Gong sont spontanément allés au Bureau d’appels du Conseil d’Etat pour demander, de manière pacifique, la libération de 45 de leurs compagnons de pratique arbitrairement arrêtés . Quelques mois plus tard, cet événement a servi de prétexte à l’ancien Chef du Parti communiste chinois, Jiang Zemin, pour réprimer Le Falun Gong.Le Parti communiste chinois (PCC) n’aurait-il pas réprimé le Falun Gong sans l'événement " du 25 avril ?"

    "Si, pour moi c’est une certitude, Il s'y serait simplement pris autrement, répond sans hésitation le journaliste américain Ethan Gutmann, auteur de Losing the New China, qui se trouvait alors à Pékin, et a en outre fait de nombreuses recherches pour recueillir des informations sur les faits.

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    "Au début on a été informé que ces gens s'étaient rassemblés devant l’enceinte de Zhongnanhai (le bâtiment du gouvernement central de la Chine) pour y manifester", raconte Gutman. Il connaît assurément bien la dictature du PCC. D’après lui, dans une société sous domination dictatoriale du PCC une manifestation aurait été immédiatement suivie d’une répression, contrairement à la société occidentale où elle est un droit légal protégé par la loi.


    Dans les jours qui ont suivi "le 25 avril", Gutman a fait des recherches approfondies. Il s’est entretenu des évènements avec plus de 20 personnes et appris que les pratiquants de Falun Gong n’avaient en fait voulu que se rendre au bureau des pétitions et informer les gens à propos du Falun Gong. Le bureau des pétitions de Pékin se trouve dans la proximité de l’enceinte de Zhongnanhai. Les faits ont été complètement déformés par les médias du PCC. "Après m’être entretenu avec plus de 20 personnes j’ai eu la certitude que ces gens n'avaient pas vraiment manifesté", résume Ethan Gutmann


    Gutman pense que l'événement du " 25 avril" était un piège tendu au Falun le gong par le PCC. "Nous avons parlé avec un chef de niveau moyen. Ses dires concordaient avec ceux du PCC. Il a déclaré qu’il avait déjà été décidé d’accuser le Falun Gong avant le début de la répression officielle. Ainsi, l'événement du "25 avril" n’a servi que de prétexte. L'erreur des pratiquants de Falun Gong a été leur crédulité. Je crois, qu’ils n’avaient alors aucune idée qu’il s'agissait d'un piège " .


    Il ajoute avoir fait de nombreuses recherches et découvert quantité de données crédibles, selon lesquelles plus de 3.000 pratiquants de Falun gong auraient été torturés à mort et plus de 10.000 eu leurs organes prélevés à des fins de transplantation.


    Leeshai Lemish, un collègue de Gutman, a rapporté que sur la base de chiffres publiés, le nombre de pratiquants de Falun Gong torturés à mort pourrait dépasser les 100.000. Les recherches de Gutman confirment ainsi le degré de véracité du "rapport d'enquête sur les accusations de prélèvements d'organe sur les pratiquants de Falun Gong en Chine", co écrit par David Kilgour, ancien secrétaire d'Etat du Canada pour l’Asie et le Pacifique et David Matas, célèbre avocat de droits de l'homme canadien.


    En outre, Gutman croit que la persécution des pratiquants de Falun Gong continue en Chine. "J'ai fait de nombreuses recherches. Il est intéressant que je sois parvenu aux mêmes résultats que David Kilgour et David Matas bien que mes méthodes se distinguent totalement des leurs Ils recevaient les données correspondantes du gouvernement chinois, alors que j'apprenais moi-même les faits de pratiquants de Falun Gong. Nous sommes arrivés à des résultats similaires. Je crois par conséquent que le vol d'organes est un fait que le gouvernement chinois n’est absolument pas près à admettre "


    Justement parce que Gutman s’intéresse à la persécution du Falun Gong, le PCC ne lui délivre pas de visa pour la Chine. "Je ne reçois plus aucun visa pour la Chine. Je crois que le problème n’est pas mon livre, mais que je me sois exprimé à des activités des pratiquants de Falun Gong. Une autre raison est mon enquête concernant les prélèvements d'organes. C'est une affaire particulièrement sensible et controversée. Le PCC ne veut absolument pas que quiconque y touche. "


    Ethan Gutmann est un journaliste américain. Il a publié en 2006 "Losing the New China". Dans le livre Gutman décrit comment les hommes d'affaires américains ont été, pour sauvegarder leurs propres intérêts, entraînés dans le sillage de corruption du PCC, correspondant aux besoins de leur politique dictatoriale. En outre, il démasque certaines entreprises américaines lesquelles pour conquérir le marché chinois ont offert au PCC un fort soutien technique pour le contrôle de la liberté d’expression et d’information.

     

    Tiré de ClearHarmony

  • Vers un réchauffement des relations Ottawa-Pékin?

    L'ex-parlementaire David Kilgour (droite), en compagnie de deux pratiquantes de Falun Gong,
    L'ex-parlementaire David Kilgour (droite), en compagnie de deux pratiquantes de Falun Gong, donne une conférence de presse à Ottawa pour demander au ministre Stockwell Day, visitant la Chine, de soulever la question des droits de l'homme en Chine. (Samira Bouaou/La Grande Époque)

    La question des droits de l'homme ne semble plus être un obstacle pour le gouvernement Harper
    OTTAWA – La visite en Chine du ministre canadien du Commerce international Stockwell Day, qui a pris fin le 16 avril, a été perçue pour beaucoup comme le début d'un réchauffement des relations entre Ottawa et Pékin. La position conservatrice, ces trois dernières années, avait été de ne pas «vendre les droits de l'homme pour le puissant dollar». M. Day, auparavant un critique virulent du régime communiste chinois, a changé de ton dans son rôle visant à permettre aux entreprises canadiennes d'obtenir des débouchés.

    Selon son bureau de communication, «le ministre Day a fait part des préoccupations du Canada sur la question des droits de la personne». «Notre politique repose sur des engagements constructifs et nous avons discuté de toutes les questions d’intérêt commun», affirme-t-il dans un communiqué, sans mentionner spécifiquement les dites questions.

    M. Day a jugé «significative» l'annonce du gouvernement chinois, faite lors de son séjour en Chine, qu'un plan national pour les droits de la personne serait mis en place.

    L'enthousiasme de M. Day ne s'est pas reflété chez les militants canadiens, eux qui souhaiteraient voir des progrès concrets plutôt que des promesses sur papier.

    Selon eux, le régime pourrait, entre autres, tout d’abord cesser de persécuter les défenseurs des droits de l'homme, notamment les avocats.

    Le 13 avril 2009, le jour où le régime a annoncé le lancement de son plan d'action, on rapporte que des responsables du gouvernement de la ville de Chengdu ont gravement battu l'avocat pékinois Cheng Hai, alors qu'il était en chemin pour rencontrer la mère d'un de ses clients emprisonné qui est un pratiquant de Falun Gong.

    Dermod Travis, directeur exécutif du Comité Canada-Tibet, estime que le nouveau plan «pourrait être qualifié de [tentative] d'aseptisation».

    «Dans le passé, nous avons vu de la part de la Chine une tendance à mettre de l'avant de grandes paroles qu'elle ne respecte pas de manière lamentable. Nous avons certainement vu ça avec ces promesses faites au Comité international olympique pour obtenir le droit d'organiser les Jeux en 2008.»

    Au lieu de remplir ses promesses d'améliorer les droits de l'homme, les médias et les organisations de par le monde ont rapporté une détérioration des droits et libertés en Chine avant les Jeux de Pékin.

    «Nous devons soulever la question du manque d'attention porté aux droits civils et politiques dans le document», fait remarquer Lindsay Mossman, une responsable du dossier Chine chez Amnesty International Canada.

    «Nous aimerions voir, par exemple, des réformes qui garantissent que les militants des droits de la personne ne seront pas détenus arbitrairement, qu'ils ne seront pas harcelés et que les prisonniers de conscience seront aussi libérés. C’est le genre de choses qui devrait être souligné dans le plan avec des objectifs concrets comme il y en a pour d'autres domaines.»

    Le plan d'action national de 54 pages met l'accent sur «le droit à la subsistance et au développement», déterminant des cibles dans les domaines de l'emploi, du logement, de la sécurité sociale, des soins médicaux et de l'éducation.

    La présidente de la Uyghur Canadian Society, Rukiya Turdush, voit de l'espoir pour le peuple chinois, mais le «désespoir» pour les Ouïghours du Xinjiang dans le nord-ouest de la Chine. Elle dit ne pas croire que le plan sera mis en œuvre au Xinjiang.

    L'ex-parlementaire canadien David Kilgour, ayant occupé le poste de secrétaire d'État pour l'Asie-Pacifique, met en relief le cas de l'avocat défenseur des droits de l'homme Gao Zhisheng, sélectionné pour le prix Nobel de la paix.

    M. Gao a été torturé pendant plus de 50 jours d'affilée en 2007 après avoir écrit une lettre ouverte au Congrès américain dénonçant la situation des droits de l'homme en Chine avant les Jeux de Pékin. Les tortionnaires ont électrocuté son corps en entier, incluant sa bouche et ses parties génitales, et ont percé ces dernières avec des cure-dents.

    Gao a été kidnappé à nouveau par plus d'une dizaine d'agents du régime le 4 février 2009. Personne ne sait actuellement où il est gardé en détention.

    Le Parti communiste et les droits de l'homme «complètement opposés»

    M. Kilgour estime qu'aussi longtemps que le Parti communiste contrôlera la Chine, il n'y aura pas de respect pour les droits et libertés.

    «Depuis 1949, le Parti a fait tout son possible pour détruire tout ceci [droits et libertés] – ce que nous tenons pour acquis dans les pays où il y a la primauté du droit. Les [droits de l'homme et le Parti] sont complètement opposés.»

    David Kilgour et David Matas, avocat international spécialiste des droits de la personne basé à Winnipeg, ont publié en rapport en 2006-2007 documentant des preuves que le régime permet les prélèvements d'organes sur les pratiquants de Falun Gong emprisonnés. Malgré les multiples requêtes des rapporteurs spéciaux des Nations Unies, le régime continue à démentir les prélèvements forcés et refuse la tenue d'une enquête indépendante en Chine.

    M. Travis ne voit «rien de spécial» dans le plan d'action quant au droit à un procès équitable et transparent, au droit à un avocat, à la liberté religieuse et au droit de rassemblement pacifique.

    Tout dernièrement, deux Tibétains ont été condamnés à mort pour leur rôle présumé dans le soulèvement du printemps 2008, affirme-t-il.

    «L'année dernière, lorsque des avocats chinois se sont portés volontaires pour défendre les Tibétains contre des accusations associées au soulèvement, il est devenu très clair que le gouvernement chinois ne leur permettait pas de défendre les Tibétains et qu'ils devaient se retirer de ces causes», explique-t-il.

    Il y a environ 340 camps de travail forcé en Chine dans lesquels on estime que 250 000 prisonniers font du travail forcé dans des «conditions épouvantables, et la moitié d'entre eux seraient des pratiquants de Falun Gong», souligne M. Kilgour.

    «Vous ne pouvez publier un document de 50 pages comme ça et avoir une quelconque crédibilité si vous gardez ces camps de travail ouverts. Ces camps sont peut-être l'exemple le plus frappant pour illustrer le fait qu'il n'y a pas de primauté du droit en Chine, car vous pouvez être envoyé dans ces camps sans avoir subi de procès pour une période allant jusqu'à quatre ans.»

    Tiré de La Grande Epoque

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