Avertir le modérateur

  • La culture traditionnelle chinoise en partage

    La Grande Epoque s’est entretenue récemment avec Chen Rutan, le directeur artistique du Spectacle du Nouvel An Chinois. Monsieur Chen, heureux du niveau de la qualité artistique du Spectacle de cette année, pense que le public passera un bon moment plein de surprises.

     
    « Il y a une grande quantité de mythes et de légendes dans la culture traditionnelle chinoise. Ces mythes et légendes reflètent la manière dont nos ancêtres rendaient hommage au sacré et essayaient d’exprimer les vertus du Bouddhisme, du Taoïsme et du Confucianisme. Le Spectacle va présenter l’essence de ces mythes et de ces légendes au public d’aujourd’hui. »

    « La réaction classique du public après avoir vu nos deux précédents Spectacles a été de vouloir assister au suivant aussitôt après. Ils trouvent nos Spectacles vraiment différents de ce qu’ils ont l’habitude de voir. Tant de choses appellent à la réflexion. »

    « Après avoir vu nos deux précédents Spectacles, un occidental a déclaré qu’il n’avait jamais vu de spectacle aussi merveilleux, même après de nombreux voyages en Chine. De fait, moi qui ai vécu et travaillé dans les Arts du spectacle en Chine, j’ai senti qu’on ne pouvait pas se consacrer à la promotion de la culture traditionnelle chinoise en Chine continentale. Or, promouvoir la culture traditionnelle chinoise est exactement le but de notre Spectacle et nous tenons beaucoup à partager cette culture avec le monde entier. »

    Refléter l’essence de la culture chinoise

    « Les artistes pour ce Spectacle sont très attentifs à la manière dont ils abordent leur art. Ils ont exploré l’essence même de la culture traditionnelle chinoise. Ils ont également réfléchi à comment la transmettre et comment la représenter. L’âme d’une nation est dans sa culture. Si l’âme d’une nation vient à manquer, si elle est oubliée ou si elle est déformée, cela peut attirer un désastre sur cette nation. En quoi consiste la tradition chinoise ? Depuis quelques dizaines d’années, le peuple semble avoir oublié cette culture, ou ne la comprend pas correctement, ou même ne sait plus comment la représenter. Pour nous chinois, cela est une vraie souffrance. »

    « En tant qu’artistes, nous avons la responsabilité de transmettre l’essence de la culture traditionnelle et de créer des œuvres éloquentes capables de toucher les cœurs. »

    « Le Spectacle 2007 est notre troisième Spectacle. Nous avons la très nette impression que le niveau de la qualité artistique des différents groupes est encore supérieur à celui des deux spectacles précédents. Le programme est plus dynamique et comprend des formes artistiques très variées. Je suis persuadé que ce spectacle sera de très grande qualité. Le Spectacle est devenu un rendez-vous annuel, pour le plus grand bonheur de nos sens, et nous faisons tout notre possible pour en améliorer la qualité chaque année. »

    « La culture traditionnelle chinoise est vaste comme l’océan et les significations intérieures sont larges et profondes. Si nous réussissons à ouvrir nos cœurs et nos esprits, les idées afflueront et nos pas se feront plus amples. »

     Valoriser l’équipe et l’individu

    « Le spectacle que nous avons monté ensemble est le fruit de notre création collective – les idées viennent de l’équipe toute entière. Comme la performance artistique est illimitée, chaque artiste a sa propre force, et chaque artiste partage avec les autres ses meilleures idées et ses points de vues. Toute l’équipe discute des idées proposées et choisit la meilleure. La porte du Spectacle est grande ouverte. Nous accueillons les idées, la contribution et la participation d’artistes professionnels dans tous les domaines. Nous souhaitons ardemment que le Spectacle s’améliore d’année en année. »

     Tiré de: http://fr.divineshows.com/paris

  • Une productrice de Broadway en communion avec la Divine Performing Arts

    Mme McAllister
    Mme McAllister (La Grande Époque)

    Mme McAllister a produit quelques-uns des plus grands spectacles de Broadway. Elle sait à quel point la création d'un spectacle de classe internationale demande des efforts. Parmi ses nombreux succès à Broadway, Coram Boy, Spamalot (Tony Award), Hairspray (Tony Award), Metamorphoses, The Crucible et The Iceman Cometh.

     

    Le spectacle Chinese New Year Splendor de la Divine Performing Arts au Radio City Hall de New York a donné à Mme McAllister une opportunité de vivre l'ancienne culture chinoise par un mélange subtil de danse classique chinoise et de chant ainsi qu’un orchestre live.

    «C'est tout simplement magnifique, c'est riche, la gestuelle est fascinante», a-t-elle dit.

    «Je suis surprise de voir combien c'est délicat, immaculé et pur. C'est quelque chose de vraiment simple et pourtant les mouvements sont si profonds et si riches».

    Mme McAllister a été formée à la danse classique. Elle a véritablement perçu la qualité du travail des artistes.
    «Je pense qu'on peut réellement voir à quel point les danseurs ressentent chaque mouvement qu'ils accomplissent. On perçoit que cela provient du plus profond. J'étais danseuse, il y a quelque temps de cela. Je me souviens de ces moments. Lorsque vous êtes en réelle concordance avec vos mouvements, cela vous transporte plus ou moins à un haut niveau. On peut voir comment cela se produit ici avec ces danseurs. Ils sont tellement connectés à leurs mouvements que c'est comme un souffle. Cela semble si facile et si naturel, comme faisant partie intégrante d'eux-mêmes».

    A propos de la difficulté de ces mouvements, Mme McAllister a ri et a rajouté : «Je suis contente que ce soit eux qui les fassent».
    «Au sujet de la simplicité, je peux vous dire que les choses qui demandent le plus grand dépassement de soi sont souvent celles qui paraissent les plus condensées et les plus simples. Lorsque vous voyez quelque chose qui semble facile, vous savez que cela a demandé un énorme effort pour y arriver».

    Mme McAllister a dit qu'elle avait été également frappée par la spécificité de la danse classique chinoise.
    «C'est d'une qualité réellement délicate. On peut voir que chaque partie est reliée à la nature. On peut voir à quel point chaque mouvement et chaque concept derrière le mouvement provient de la nature d'une certaine façon».

    Mme McAllister a été impressionnée par la synchronisation des danseurs.
    «Ils bougent comme un seul corps. C'est beau parce que vous ne vous concentrez pas sur une seule personne. On peut dire qu'ils ont travaillé suffisamment de temps ensemble pour commencer à se mouvoir ainsi tous ensemble ».

    Elle a rajouté que la chorégraphie des danses était «très exceptionnelle».
    «C'est puissant, mais c'est aussi très doux, il y a une sorte de double qualité. Ces deux aspects semblent se compléter très bien l'un l'autre».

    Elle a aussi remarqué quelque chose à propos des danseurs eux-mêmes. Ils semblent ne pas avoir d'ego. Elle a dit que dans de nombreux spectacles qu'elle a vus auparavant, il y avait toujours des danseurs qui «tentaient des ruses et essayaient de briller un peu plus, alors qu'ici, on ne voit que des mouvements purs et beaux. On voit comme une sorte d'organisme travaillant ensemble et on ressent que c'est davantage pour la grandeur de la pièce et non pour que chaque individu se distingue».

    Selon elle, les danseurs semblent avoir une «véritable connexion avec ce qu'ils font».
    Mme McAllister a dit que c'est la première fois qu'elle voyait un orchestre live comme l'Orchestre de la Divine Performing Arts combiné avec un spectacle de danse.
    L'Orchestre de la Divine Performing Arts a débuté en tant qu’orchestre occidental classique et s’est enrichi par des instruments traditionnels chinois, conférant à ses compositions un double potentiel – il exploite la musique orchestrale occidentale et la richesse des qualités musicales chinoises.
    «C'est vraiment magnifique. C'est vraiment plaisant et quelques morceaux étaient tout simplement troublants. C'était vraiment grand et séduisant. C'est un mélange très agréable si vous n'êtes pas habitué aux sonorités chinoises, et si cela ne vous est pas familier, alors c'est une très belle introduction, parce que c'est associé à quelque chose qui vous est connu».

    Le Splendor inclut également un solo d'ehru. L’ehru est le violon à deux cordes de la Chine, un instrument avec un magnifique son lancinant et une gamme de sons surprenante. Mme McAllister a dit que c'était pour elle l’un des points culminants du spectacle.
    «C'était splendide. J'étais quasiment aux bords des larmes tandis qu'elle jouait, c'était si beau. Cela m'a en fait donné envie de danser aussi, comme ça seule dans une pièce. C'était vraiment vaste, troublant et très touchant».

    Son morceau favori ? «Je pense que c'était probablement celui du début avec les dames en rose parce que c'était la première fois que je voyais le mouvement. J'ai été impressionnée et j’ai pensé, ok, c'est de cela dont il s'agit ? Alors cela sort vraiment du lot».

    «C'était magnifique, vraiment attrayant et délicat, j'emploie encore ce mot 'délicat' parce qu'il y avait quelque chose de réellement émouvant là-dedans, ainsi qu'un message offert d'une façon très douce et pacifique».

    Pour en savoir plus, veuillez consulter www.DivinePerformingArts.org

    Tiré de: La Grande Epoque

  • Une journaliste qualifie le spectacle des Arts Divins : « Un parfait cinq étoiles »

    Newark, NJ – Le très acclamé Spectacle des Arts divins de la compagnie Divine Performing Arts s'est produit pour la première fois au New fee%20celeste.jpgJersey Performing Arts Center, en plein cœur de Newark. La première représentation, le lundi 26 janvier, marquait également le début de la Nouvelle Année chinoise du Bœuf, une occasion propice pour beaucoup, y compris pour Mlle Schneider, journaliste, et sa mère, Mme Schneider, enseignante dans le primaire, toutes deux amatrices de théâtre.

    «C'était très spécial, vraiment unique», s’est exclamée Mlle Schneider.

    «Magnifique, coloré, splendide et nous avons apprécié chaque minute sans pouvoir détacher nos yeux de la scène un seul instant. Nous avons été fascinées par la beauté du spectacle».

    Le Spectacle des Arts divins célèbre le renouveau et la redécouverte d'un héritage perdu – une culture véritablement divine avant son érosion sous le communisme. La production se focalise sur la danse classique et la musique chinoise présentant des artistes de classe internationale, des costumes et des plans d'arrière scène époustouflants, de puissants rythmes de percussion et un orchestre complet.

    «Nous étions ravies, émues, éblouies», a poursuivi Mlle Schneider.

    «Cinq étoiles tout du long. Un parfait cinq étoiles. Et les danseurs, les artistes… ils étaient magnifiques à regarder, l'expression sur leurs visages était si belle, unique et tellement gracieuse. Nous ne pouvions pas quitter des yeux leur grâce et leur élégance».

    Mlle Schneider a cité quelques-unes des danses qu'elle a le plus appréciées : Accueillir le printemps, Manches d’eau et Mulan rejoint la bataille. Le grand pays qu'est la Chine abrite un grand nombre de groupes ethniques et de traditions populaires interprétées dans des contes dansés, tels qu’Accueillir le printemps. Dans cette séquence, les mouvements furtifs inspirants et les explosions de couleurs forment la base de la danse aux éventails. L'esprit exubérant et l'indication de la saison personnifient la danse de tradition populaire de la Chine. Manches d’eau est une réminiscence de la dynastie Tang. Les femmes sont drapées de soieries aux longues manches fluides, représentant la grâce et l'élégance majestueuse. Mulan rejoint la bataille est l’une des histoires vraies chères à la Chine. C’est un exemple de dévouement envers son pays et ses parents.

    Mme Schneider, également été captivée par la beauté du spectacle, a rajouté que la représentation était un «programme remarquable de classe internationale» et qu'elle avait été touchée par le spectacle. «Je ne pense pas qu'il y ait quoi que ce soit qu'ils puissent améliorer. C'était si bien fait. C'était impeccable. C'est un spectacle parfait. Et nous voyons beaucoup de spectacles», a dit Mme Schneider.

    «La chorégraphie, les costumes, la musique live, c'était fabuleux. Un spectacle unique; nous ne pouvions rien espérer de meilleur, cela valait le coup. Et nous étions très bien placées, et cela valait chaque centime du billet. Tout simplement fabuleux…une expérience culturelle merveilleuse». Mme Schneider a conclu qu'assister au spectacle le jour du Nouvel An chinois ajoutait à l'enthousiasme et valorisait l'expérience. «Je pense que le fait de venir au moment du Nouvel An chinois a ajouté à notre enthousiasme et notre plaisir durant tout le spectacle».

  • Un artiste à propos de Shen Yun: Le spectacle des Arts Divins


     

    (La Grande Epoque)
    (La Grande Epoque)
    Séoul, Corée du Sud – La compagnie internationale Divine Performing Arts (DPA) a conclu avec succès sa tournée en Corée du Sud en donnant sa dernière représentation à l’Universal Arts Center de Séoul le 8 février.

    Ryong Sin, un peintre spécialisé dans les portraits de Bouddha de Byeog Wol Mountain Hut, est resté figé devant une grande affiche de la DPA après avoir regardé le spectacle. Avec un grand enthousiasme, il a dit à la journaliste que « la DPA conduit les gens vers un royaume dont tout le monde rêve… la DPA les renseigne sur la valeur de la moralité ».

    Ses couleurs et sa musique élèvent les gens
    En tant que portraitiste professionnel bouddhiste spécialisé dans l’illustration de bouddhas, de divinités et d’êtres célestes, M. Sin a prêté une attention toute particulière aux couleurs extraordinaires utilisées dans le spectacle de la DPA. « Les couleurs éclatantes que la DPA utilise créent une image et une atmosphère vivantes, bénéfiques à la santé des gens. La DPA montre très bien les pensées traditionnelles chinoises grâce aux couleurs et c’est incroyable. J’ai beaucoup de chance d’avoir assisté au spectacle, c’est plein de sens ».

    Il a également dit : « Les couleurs des paradis mystérieux sont le blanc, l’or, l’émeraude et le rose. Ce sont les couleurs des cieux. Ce sont les couleurs qui donnent aux êtres humains le courage et la force ».

    « La musique est aussi différente. C’est la musique d’un monde supérieur. Les costumes de ces danseurs ainsi que leurs couleurs sont mystérieux et harmonieux. Les êtres humains entrent dans un royaume divin où les hommes et les êtres célestes interagissent entre eux. Je pense que c’est là le sens particulier du spectacle de la DPA ».

    Les gens ne peuvent qu'être impressionnés
    M. Sin a été fasciné par le spectacle tout entier.

    « La DPA est bien représentée par la toile de fond semblable à une peinture. Rien que cette peinture est incroyablement belle, ainsi que les costumes ».

    « La culture coréenne puise ses racines en Chine. Nos vêtements ont également été influencés par l’habillement traditionnel chinois durant la période Go Gu Ryeo. Sans la compréhension de la culture chinoise, la culture coréenne n’aurait pas pu prendre racine. Le spectacle de la DPA n’est pas seulement une performance artistique, il possède des connotations très profondes ».

    « Les poèmes de Li Bai, la culture chinoise et les connotations proviennent à la base du bouddhisme et du taoïsme. La DPA a dépeint ces idéaux avec finesse. De plus, il y a la naissance d’une plume divine. Comme c’est merveilleux ! La DPA transmet la culture chinoise en expliquant les fondements des êtres humains et de la nature. Quel grand message elle délivre ! »

    Il a été particulièrement impressionné par les toiles de fond dynamiques.

    « Cela apparaissait soudainement ! L’espace se déplaçant, les mouvements légers, les poèmes de Li Bai apparaissant sur la toile de fond… Oh ! Qui a créé tout ceci ? »

    « Les chorégraphes ont très bien transmis les légendes traditionnelles chinoises dans leurs danses. La danse thématique de la plume divine soulèvera le monde. Les chants de Guimin Guan sont bien au-dessus de ce monde, la pianiste est excellente, l’histoire de Mulan est grandiose, et spécialement le dernier programme ‘Connaître la véritable image offre l’ultime espoir’ est remarquable, l’arrangement est formidable. Les gens ne peuvent qu’être impressionnés ».

    « Le choix du thème est génial ! Ce à quoi aspirent principalement les êtres humains : le ciel. La DPA a choisi ce thème. Aujourd’hui, la santé ou tout monde spirituel prennent leurs racines dans la culture chinoise. C’est pourquoi la DPA peut y arriver. Ce spectacle peut accomplir les désirs des gens ».

    L’affiche transmet aussi un message
    Il a été également attiré par l’affiche de la DPA : « La réponse à la popularité de la DPA se trouve dans l’affiche. La couleur et le design ont tous deux du charisme. Le nom de la compagnie Divine Performing Arts contient également un message pour les gens d’aujourd’hui ».

    « Le logo de la DPA est très précis et très bien réussi : illuminé en son centre par la silhouette d’une danseuse en pleine envolée, très mystérieux et captivant. Cette affiche crée une superbe ambiance. C’est la renaissance de la culture traditionnelle chinoise. Cette affiche possède un si grand design avec une couleur dorée séduisante. Divine Performing Arts implique probablement une impression du divin ».

    « Les gens dans la société moderne ne savent plus quels buts ils ont dans la vie. Une personne naît, vit sans bien se connaître et puis court partout gagnant sa vie et gaspillant son temps. Quand une telle personne regarde ce spectacle, elle comprendra le message de la Divine Performing Arts et saura comment vivre ».
  • Brèves sur la Chine

    Grippe aviaire dans les élevages du Xinjiang
    D’après des résidents du village Zhawa, dans le comté Moyu, plus de 500 dindes sont mortes et 13.000 éliminées le 10 février sur ce site d’approvisionnement en grain. La zoChongqing, Chine : Des fermiers sur le point d'enterrer des poulets morts de grippe aviaire. (China Photos/Getty Images)ne a été mise en quarantaine : « Toutes les routes ont été bloquées sur un rayon de 5 kilomètres autour du site », indique un habitant, qui demande l’anonymat.

    La police locale, interrogée par notre journaliste, indique « ne rien savoir » et renvoie vers le Centre de Prévention des Epidémies.

    Le 24 janvier déjà, le département de la santé de la région autonome ouighour, dans la même région, a annoncé la contamination d’une femme par le virus H5N1 dans la ville d’Urumqi.

    Nouveaux additifs cancérigènes dans le lait chinois
    Le 12 février, nous révélions que le lait en poudre Telensu de la firme Mengniu contenait des additifs potentiellement cancérigènes. La société a depuis diffusé un communiqué affirmant que les additifs en question, OMP et IGF-1 (une hormone de croissance), sont autorisés par les agences internationales, oubliant de dire que les services de qualité de l’administration chinoise (AQSIQ) lui ont interdit l’ajout de ces additifs dans le lait.

    Mengniu n’a pris aucune mesure de rappel des lots du lait Telunsu, mais les magasins Carrefour, Merry Mart et Hualian à Pékin les ont déjà retirés des rayons.

    Toujours pas d’eau courante dans le Sichuan
    La ville de Guangyuan dans le Sichuan a été l’une des plus touchées par le tremblement de terre de mai 2008. Les infrastructures électriques et d’approvisionnement en eau, détruites par le séisme, n’y ont toujours pas été reconstruites. Depuis neuf mois, les victimes assurent leur approvisionnement seuls en creusant des puits.

    Mobilisation des familles de membres du Falun Gong
    En octobre 2008, onze membres du mouvement bouddhiste chinois Falun Gong ont été condamnés de 3 à 7 ans d’emprisonnement par la Cour du district Wuhou de la ville de Chengdu. Au moment où le jugement en appel se tient par la cour intermédiaire de Chengdu, les familles demandent la libération immédiate de leurs proches. L’emprisonnement des onze personnes, dont plusieurs femmes a en effet été marqué par des tortures répétées, et leurs avocats estiment que les droits de la défense n’ont pas été respectés lors du premier procès.

    Comme des dizaines milliers d’autres pratiquants de Falun Gong déjà en prison ou dans des camps de travaux forcés, les membres actuellement jugés sont accusés de pratique culturelle interdite « affectant la stabilité de l’Etat ». Le Falun Gong est un mouvement spirituel pacifique ancré dans la tradition bouddhiste et les exercices énergétiques chinois. Il a été pratiqué par plus de 80 millions de personnes en Chine dans les années 90.

     
    Chongqing, Chine : Des fermiers sur le point d'enterrer des poulets morts de grippe aviaire. (China Photos/Getty Images)
    Grippe aviaire dans des élevages du Xinjiang
  • Gao Zhisheng raconte 50 jours de torture en détention - Partie4

    Un autre homme est arrivé et les a réprimandés. J'ai pu entendre que c'était un directeur adjoint du Bureau de la sécurité publique de Pékin. Je l'avais vu plusieurs fois auparavant. J'avais une bonne opinion de lui.

    Je ne pouvais cependant pas le voir, parce que mes yeux étaient encore enflés. Tout mon corps était meurtri et méconnaissable. Il semblait en colère à cause de mon état. Il a trouvé un médecin pour s'occuper de moi. Il a dit qu'il était consterné et stupéfait. Il a dit : «Cette torture ne représente pas le Parti communiste!»  

    Je lui ai demandé : «Qui a ordonné ça?»

    Il n'a pas répondu. J'ai demandé à être renvoyé chez moi ou même en prison. Il n'a pas répondu. Il a fait venir mes tortionnaires dans la pièce et les a réprimandés. Il leur a ordonné de m'acheter des vêtements et de me donner une couverture et de la nourriture. Il m'a dit qu'il ferait de son mieux pour me ramener soit en prison ou chez moi.

    Aussitôt que le directeur adjoint est parti, Wang a commencé à m'insulter. «Gao, tu rêves même d'aller en prison? Non, ce serait trop facile. Tu n'auras aucune chance d'y aller aussi longtemps que le PCC sera au pouvoir. N'y pense même pas.»

    [...]

    Le douzième ou treizième jour de mon enlèvement, alors que je pouvais à nouveau ouvrir un peu les yeux, j’ai vu que mon corps était dans un état effroyable. Pas un seul endroit de ma peau n’était normal. J’avais des marques et des plaies sur toute la surface de mon corps.

    Chaque jour de ma détention, l'expérience de «manger» était devenue inhabituelle. Chaque fois que j’étais sur le point de crever de faim, ils m'amenaient des pains à la vapeur. Si j’acceptais de chanter l’une des trois chansons révolutionnaires célèbres du Parti communiste, je pouvais avoir un peu de pain.

    Mon souhait le plus intense était de pouvoir vivre jusqu'à ce que ce ne soit plus possible. Ma mort serait une torture pour ma femme et mes enfants, mais je ne voulais pas non plus salir mon âme. Mais la dignité humaine n’a pas de force dans cet environnement. Si l’on ne chante pas ces chansons, on continue à mourir de faim, et ils continuent à vous torturer. Alors, j’ai chanté.


    Mais quand ils ont utilisé la même tactique pour me forcer à écrire des articles dénonçant le Falun Gong, je ne l’ai pas fait. J’ai par contre cédé en écrivant une déclaration disant que le gouvernement ne m’avait pas kidnappé ni torturé et qu’il avait bien traité ma famille. Celui-là, je l’ai signé.

    Durant ces plus de 50 jours, des actes pervers encore plus horribles ont été commis, mais je les ai tus. Ces perversités ne méritent même pas de faire l’objet d’archives historiques par aucun gouvernement humain. Malgré que ces récits nous permettraient de voir clairement jusqu’où les dirigeants du PCC sont capables d’aller dans leurs crimes contre l’humanité et dans le but de préserver leur monopole illégal du pouvoir! Ces ignobles actes sont si sales et écœurants que je ne veux même pas les mentionner maintenant et ne les mentionnerai peut-être jamais.

    Chaque fois que j’ai été torturé, on m’a toujours menacé d’être torturé à nouveau à l’avenir si je disais ce qui m’était arrivé ici, et on m’a précisé : «La prochaine fois, ce sera devant ta femme et tes enfants.»

    L’homme de grande taille, qui m’avait tiré par les cheveux, m’a répété cela de nombreuses fois durant les jours de torture. «Ta mort est certaine si tu partages ça avec le monde extérieur», disait-il. On me l'a répété encore et encore. Ces actes brutaux et violents ne sont pas justes. Ceux qui les ont commis, eux-mêmes, le savaient très bien en leur for intérieur.  

    Pour terminer, je veux dire quelques mots qui ne vont pas plaire à certains. Je veux rappeler aux «amis» et «partenaires» internationaux, selon les termes du PCC, que le degré croissant de la brutalité et de l’indifférence à l’égard du peuple chinois par le PCC est la conséquence directe de la détente qui lui a été accordée à la fois par vous et nous (notre propre peuple chinois).

    Écrit le 28 novembre 2007, à mon domicile sous surveillance à Pékin. Diffusion autorisée à la communauté internationale le 9 février 2009.

    Cette lettre a d’abord été publiée par la China Aid Association. La Grande Époque remercie la China Aid d’avoir autorisé l’utilisation de sa traduction, que nous avons éditée. Gao Zhisheng a fourni cette lettre avec le titre Nuit noire, cagoule noire et enlèvement par la mafia noire — mon récit de plus de 50 jours de torture en 2007.

    Tiré de la Grande Epoque http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/5866/105/

  • Gao Zhisheng raconte 50 jours de torture en détention - Partie3

    610x.jpgQuand je me suis réveillé, j’ai senti une forte odeur infecte d’urine. Mon visage, mon nez et mes cheveux en étaient imprégnés. De toute évidence, mais je ne sais pas quand, quelqu’un avait uriné sur mon visage et ma tête.

    Ces tortures ont continué jusqu’à midi le troisième jour. Je ne sais pas où j’ai pu trouver la force d'endurer mais, d’une manière ou d’une autre, j’ai pu me débattre pour m’éloigner d’eux et j’ai commencé à me cogner la tête contre la table.

    Je criais le nom de mes deux enfants (Tiangyu et GeGe) en essayant de mettre fin à mes jours. Mais je n’y suis pas parvenu. J’en remercie Dieu tout-puissant. C’est Lui qui m’a sauvé. J’ai vraiment senti que Dieu me traînait pour me tirer de cet état et me donner ma vie.

    Mes yeux étaient pleins de sang après m'être cogné la tête ainsi. Je suis tombé par terre. Aussitôt, trois personnes se sont assises sur moi. L’un était sur mon visage. Ils riaient. Ils disaient que j’avais tenté de me suicider pour leur faire peur. Ils disaient qu’ils avaient déjà vu ça trop souvent.

    Ensuite, ils ont continué à me torturer jusqu’au soir. Je ne pouvais plus rien voir avec mes yeux. Je pouvais encore entendre les tortionnaires et ils sont revenus après leur souper.
    L’un d’eux est venu me tirer par les cheveux pour me redresser. «Gao, tu as faim? Dis la vérité!»

    J’ai répondu : «J’ai très faim.»

    «Tu veux manger? Dis la vérité!»

    J’ai dit : «Je veux manger.» Au lieu de cela, ils m’ont giflé sans arrêt, une dizaine de fois ou plus, et je suis retombé au sol. Une botte m’a écrasé la poitrine et quelqu’un m’a électrocuté sur le menton avec une matraque. J’ai hurlé. Ensuite, un autre a mis la matraque dans ma bouche.

    «Voyons comme ta bouche est différente des autres. Ne veux-tu pas manger? Tu as dit que tu avais faim. En es-tu digne?» La matraque était dans ma bouche, mais elle n'était pas allumée. Je ne savais pas ce qu'ils voulaient faire.

    «Gao, sais-tu pourquoi nous n'avons pas détruit ta bouche?», a dit Wang. «Ce soir, tes oncles veulent que tu parles toute la nuit. Nous ne voulons pas que tu parles d'autre chose que du fait que tu es un coureur de jupons. Tu n'as pas le droit de dire que tu n'en es pas un. Tu n'as pas le droit non plus de dire qu'il y a seulement quelques femmes. N'oublie aucun détail. Tu ne peux oublier aucun détail. Tes oncles aiment ça. Nous avons suffisamment mangé et dormi, c'est à ton tour de parler.»

    «Pourquoi ne parle-t-il pas? Allez-y, battez-le mes frères!», a hurlé Wang. Trois matraques ont commencé à m'électrocuter. J'ai rampé tout autour afin de m'enfuir et j'étais encore nu. Après plus de dix minutes, je tremblais encore comme une feuille.

    Je les ai suppliés. «Je n'ai pas eu d'aventure. Ce n'est pas que je ne veux rien vous dire.» J'entendais ma propre voix qui tremblait.

    «Est-ce que tu deviens fou?», a demandé Wang. «Utilisons la matraque pour t'éclairer et voir si tu commences à parler.»

    Puis, deux personnes ont étiré mes bras et les ont immobilisés au sol. Ils ont utilisé des cure-dents pour percer mes parties génitales. Je n'ai aucun mot pour décrire l'impuissance, la douleur et le désespoir qui m'ont envahi. Dans une telle situation, le langage et l'émotion ne peuvent être exprimés. Finalement, j'ai fabriqué des histoires, leur racontant des aventures que j'ai eues avec quatre femmes. Mais les tortures n’ont pas cessé et j'ai dû décrire mes relations sexuelles avec chacune de ces femmes. Ceci a continué jusqu'à l'aube.  

    À ce moment-là, j'ai été traîné jusqu'à l'endroit où je devais signer la transcription de ma confession au sujet de mes aventures. «Si nous révélons cela, tu deviendras une merde de chien puant en six mois», a vociféré Wang.    

    Après avoir été libéré, j'ai appris que le jour qui a suivi la torture, l'interrogateur nommé Sun Huo avait informé ma femme de la «vérité» qu'ils avaient apprise au sujet de mes aventures. Ma femme leur a dit que ce n'était pas de leurs affaires. Elle a dit : «J'ai toujours confiance en Gao.»

    Après avoir été torturé durant des jours, j'ai souvent perdu connaissance et j'étais incapable de déterminer combien de temps s’était écoulé. Et un autre groupe se préparait encore à me torturer.

    Tiré de la Grande Epoque http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/5866/105/

  • Gao Zhisheng raconte 50 jours de torture en détention - Partie2

    Suite

    gao_zhisheng.jpgPendant que Wang disait cela, on m’électrocutait le visage et le torse avec les matraques électriques.

    Wang a alors lancé : «Venez les gars, deuxième leçon!» Alors, on m’a électrocuté avec des matraques électriques sur tout le corps. Et tout mon corps, mon cœur, mes poumons et mes muscles ont commencé à sauter sous ma peau de façon incontrôlable. Je me tordais de douleur au sol et j’essayais de ramper. Wang m’a alors électrocuté les parties génitales.

    Mes supplications pour qu’ils arrêtent n'ont provoqué que des rires et des tortures encore plus inimaginables. Wang, tout en hurlant, a ensuite utilisé la matraque pour m’électrocuter les parties génitales à trois reprises.

    Après quelques heures de cela, je n’avais même plus la force pour supplier et encore moins pour m’échapper. Mais mon esprit était encore clair. Je sentais que tout mon corps avait des spasmes violents dès que la matraque me touchait. J’ai bien senti de l'eau aspergée sur mes bras et mes jambes alors que j’étais secoué. C’est alors que j’ai réalisé que c’était ma propre sueur et j’ai compris ce que Wang voulait dire lorsqu'il avait parlé d’eau.
    Il semble que les tortionnaires étaient eux aussi épuisés. Avant la tombée de la nuit, trois d’entre eux ont quitté la pièce. «Nous reviendrons plus tard pour lui donner la leçon suivante», a dit Wang.

    Les deux hommes qui étaient encore dans la pièce ont placé une chaise au milieu et m’ont soulevé pour me m’asseoir dessus. L’un d’eux avait cinq cigarettes dans la bouche. Un homme était debout derrière moi et l’autre, avec les cigarettes, devant moi.

    Celui derrière moi m’a attrapé par les cheveux pour me baisser la tête de force. L’autre a utilisé les cigarettes pour me remplir le nez et les yeux de fumée sans arrêt. Ils faisaient cela avec la plus grande patience. Au bout d’un certain temps, je n’avais plus aucune sensation à part quelques larmes qui tombaient sur mes jambes.

    Cela a continué pendant environ deux heures. Ensuite, d’autres hommes sont entrés pour remplacer les deux précédents. Je ne voyais plus, car mes yeux étaient enflés et fermés.

    Les deux nouveaux ont commencé à parler : «Gao, tu peux encore entendre avec tes deux oreilles? Je te dis la vérité, ces gars sont des experts pour réprimer les mafieux. Ce sont des durs. Cette fois, ils ont été choisis spécialement, et avec soin, par les plus hautes autorités.»

    «Peux-tu entendre qui je suis? Mon nom de famille est Jiang. Je t’ai suivi à Xiajiang après ta libération l’an dernier.»
    «Êtes-vous celui de la ville de Penglai, dans le Shandong?», ai-je demandé.

    «Oui, ta mémoire est encore bonne. Je t’ai dit que tu reviendrais tôt ou tard. Quand j’ai vu comment tu te comportais à Xiajiang, je savais que tu reviendrais. Tu méprisais même notre police.»

    «Ne devrions-nous pas te donner une meilleure leçon? Tu as écrit cette lettre aux membres du Congrès américain. Regarde-toi, espèce de traître. Qu’est-ce qu’il pourrait bien te donner ton seigneur américain? Le Congrès américain ne vaut rien. Ici, c’est la Chine. C'est le territoire du Parti communiste.»

    «Te tuer, c’est aussi simple qu’écraser une fourmi. Si tu oses continuer à écrire tes articles stupides, le gouvernement doit montrer clairement son attitude. Maintenant, as-tu vu cette attitude ce soir?», Jiang parlait lentement.

    J’ai demandé : «Comment pouvez-vous consentir de battre ainsi des Chinois et d'utiliser des tactiques mafieuses contre les contribuables chinois?»

    «Tu n’es qu’un objet à battre», a répondu Jiang. «Tu sais cela dans ton cœur mieux que quiconque. Les contribuables ne comptent pour rien en Chine. N’utilise surtout pas ce terme “contribuable”.»

    Puis, quelqu’un est entré dans la pièce. J’ai reconnu la voix de Wang. «Ne lui parle pas avec ta bouche. Donne-lui la vraie chose. Tes oncles ont préparé douze leçons. Nous en avons donné seulement trois hier soir.»

    «Ton oncle en chef n’aime pas parler alors, dans un moment, tu vas voir, tu vas devoir manger ta propre merde et boire ta pisse. On va te les piquer [les organes génitaux] avec un cure-dent.»

    «Ne parle plus de torture par le Parti communiste, car nous allons tout de suite te donner une leçon complète!»

    «Tu as raison, nous torturons [les pratiquants de] Falun Gong. Tout à fait vrai. Les douze leçons qu’on va te donner ont été pratiquées sur le Falun Gong. En vérité, je n’ai pas peur de toi si tu continues à écrire. Nous pouvons te torturer à mort et personne ne retrouvera ta dépouille.

    «Espèce d’étranger puant [pas originaire de Pékin, ndlr]! Que penses-tu maintenant que tu es ici?»

    Durant les heures de torture qui ont suivi, je me suis évanoui plusieurs fois en raison du manque de nourriture et d’eau et d'une sudation abondante. J’étais allongé nu sur le plancher froid. J’ai senti à plusieurs reprises quelqu’un venir m’ouvrir les yeux et y projeter une lampe de poche pour voir si j’étais encore vivant.

     

    Tiré de la Grande Epoque http://www.lagrandeepoque.com/LGE/content/view/5866/105/

Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu